CPGE: Lycée Mohamed V Casablanca Année scolaire: 2024-2025
Filière: MPSI Professeur: [Link]
TD 20: Intégration
Exercice 1
tn
R1
On considère la suite définie par In = 0 1+t dt.
1. Calculer I0 , I1 et I2 .
2. Déterminer la limite de la suite (In ).
3. Trouver une relation de récurrence entre In+1 et In .
Pn (−1)k+1
4. On note désormais Sn = k=1 k , exprimer Sn en fonction de In .
5. Déduire des questions précédentes la convergence et la limite de la suite (Sn ).
Exercice 2
π n
1
R 4
On définit la suite (In ) par In = 0 cos(x) dx.
1. Calculer les valeurs de I0 et de I2 .
2. À l’aide du changement de variable t = sin(x) puis d’une (petite) décomposition en éléments simples,
calculer I1 .
3. Déterminer la monotonie de la suite (In ). Peut-on en déduire quelque chose ?
√ π
( 2)n n
R 1−sin2 (x)
4. Montrer que, ∀n ∈ N, In+2 = n+1 + n+1 In (on pourra par exemple écrire In = 4
0 cosn+2 (x)
dx, puis
effectuer une IPP intelligente).
5. En déduire la limite de la suite (In ) quand n tend vers +∞.
Exercice 3
R 2π
Soit f une fonction convexe de classe C 2 sur [0, 2π], montrer que 0 f (x) cos(x)dx > 0. On pourra effectuer
deux IPP successives en choisissant bien les primitives.
Exercice 4
Soient f et g deux fonctions continues sur [a, b] à valeurs réelles. On suppose de plus g positive sur [a, b].
Montrer qu’il existe c ∈ [a, b] tel que
Z b Z b
f (t)g(t)dt = f (c) g(t)dt
a a
Exercice 5
Pour tout entier naturel k on considère la fonction fk définie sur R+ par la relation
Z 1
fk (x) = tk e−tx dt
0
1. (a) Montrer que pour tout entier naturel k, la fonction fk est décroissante sur R+ .
(b) Etudier la suite (fk (0))k>0 . En déduire, pour tout réel positif x, la limite de la suite (fk (x))k>0 .
e−x
2. (a) Soit x > 0. Etablir que fk+1 (x) = k+1 x fk (x) − x pour tout k > 0.
(b) Expliciter les fonctions f0 , f1 et f2 .
(c) Montrer que, limx→+∞ xf0 (x) = 1/x.
1
1
R x k −u
3. (a) En effectuant un changement de variable, montrer que ∀k ∈ N, ∀x > 0, fk (x) = xk+1 0 u e du. En
déduire que fk est dérivable sur ]0, +∞[ et calculer sa dérivée.
(b) Trouver une relation simple entre fk0 et fk+1 .
(c) Montrer que pour tout réel ∀y > 0, 1 − e−y 6 y. En déduire que pour tout entier naturel k, la fonction
fk est continue en 0 . Est-elle dérivable à droite en ce point?
Exercice 6
Déterminer les limites de chacune des suites suivantes en utilisant des sommes de Riemann.
Pn
• un = k
k=1 n2 +k2
Pn
• vn = k=1
√ 1
n2 +2kn
1
(2n)! n
• wn = nn n!
Exercice 7
Pn k
k
Le but de l’exercice est de calculer la limite (si elle existe) de la suite définie par un = k=1 sin n2
sin n .
Pn k k
1. En posant vn = k=1 n2 sin n , étudier la nature de la suite (vn ) (et donner sa limite le cas échéant).
x3
2. Montrer que, ∀x > 0, x − 6 6 sin(x) 6 x.
3. Conclure.
Exercice 8
R1
Soit f une fonction continue sur [0, 1], on pose un = 0 tn f (t)dt.
1. Montrer que (un ) converge vers 0.
2. Déterminer la limite de (nun ), en déduire un équivalent simple de un .
Exercice 9
R 2x cos(t)
Soit f la fonction définie par f (x) = x t dt.
1. Préciser le domaine de définition et la parité éventuelle de la fonction f .
2. Calculer la dérivée f 0 de la fonction f , puis étudier les variations de f sur l’intervalle ]0, 2π].
3. Après avoir effectué une IPP en dérivant le facteur 1t , montrer que limx→+∞ f (x) = 0.
R 2x
4. Étudier la limite quand x tend vers 0 de x cos(t)−1 t dt, puis en déduire que f peut être prolongée par
continuité en 0 .
Exercice 10
2 Rx 2
On définit la fonction f sur R par f (x) = e−x 0 et dt.
1. Déterminer la parité de la fonction f .
2. Montrer que f est solution d’une équation différentielle du premier ordre à préciser (mais qu’on ne demande
pas de résoudre).
3. Montrer que limx→+∞ 2xf (x) = 1.
x2
4. On pose g(x) = e2x f 0 (x). Montrer que g est strictement décroissante sur R+∗ et qu’elle s’annule en un
unique x0 compris strictement entre 0 et 1 .
5. En déduire le tableau de variations de f (on ne cherchera pas à calculer x0 .
2
Exercice 11
R x2 1
On définit la fonction f par f (x) = x ln(t) dt.
1. Déterminer le domaine de définition de f .
R x2 1
2. Calculer, pour les valeurs de x pour lesquelles ça a un sens, la valeur de x t ln(t) dt.
3. En déduire que f (x) est compris entre x ln(2) et x2 ln(2) (préciser le sens des inégalités selon la valeur de
x ), puis montrer que f est prolongeable par continuité à deux endroits différents.
4. Calculer la valeur de f 0 (x) là où elle est naturellement définie.
5. Montrer que f est en fait prolongeable en une fonction C 1 sur [0, +∞[.
R 1 t−1
6. Justifier que 0 ln(t) dt existe, et donner sa valeur.
Exercice 12
Soit f une fonction de classe C 2 sur R, telle que f et f 00 soient bornées sur R. On notera M0 = supx∈R |f (x)|
et M2 = supx∈R |f 00 (x)|.
M0
1. Montrer que, ∀a ∈ R+∗ , ∀x ∈ R, |f 0 (x)| 6 a + 21 M2 a.
√
2. En déduire que f 0 est aussi bornée et que, en notant M1 = supx∈R |f 0 (x)|, on a M1 6 2M0 M2 .
Exercice 13
Soit f une fonction de classe C 1 sur un segment [a, b].
Rb
1. Montrer que limx→+∞ f (t)eixt dt = 0.
a
Rb Rb
2. En déduire que limx→+∞ a f (t) cos(xt) = limx→+∞ a f (t) sin(xt) = 0. Ce résultat est connu sous le nom
de lemme de Riemann-Lebesgue.
Exercice 14
Calcul de
n
X 1
lim
n→+∞ k2
k=1
Rπ Rπ
1. Soit k un entier naturel non nul. Calculer les valeurs des intégrales t cos(kt)dt et 0 t2 cos(kt)dt.
0
Rπ
2. En déduire deux constantes a et b (indépendantes de k ) telles que 0 at + bt2 cos(kt)dt = k12 .
Rπ
3. On pose Sn (t) = 1 + 2 nk=1 cos(kt). Vérifier que 0 at + bt2 Sn (t) = C + 2 nk=1 k12 , où C est une
P P
constante qu’on exprimera en fonction de a et de b.
(2n+1)t
sin 2
4. Vérifier que, ∀t ∈]0, π [ , on a Sn (t) = sin 2t
. Que vaut Sn (0) ?
( )
at+bt2
5. Montrer que la fonction définie sur ]0, π] par t 7→ sin( 2t )
est prolongeable en 0 en une fonction de classe
sin(t)
−cos(t)
C 1 (on pourra utiliser si besoin que limt→0 t
t = 0 ).
Rπ
6. Montrer que, si g est une fonction de classe C 1 sur [0, π], alors limk→+∞ 0 g(t) sin(kt)dt = 0 ).
7. Déduire des questions précédentes la valeur de limn→+∞ nk=1 k12 .
P
Exercice 15
Le but de ce problème est d’étudier l’efficacité de la méthode de Simpson
R 1 pour le calcul approché d’intégrales.
Pour toute fonction f continue sur le segment [−1, 1], on pose I(f ) = −1 f (t)dt et S(f ) = f (−1)+4f3 (0)+f (1) (ce
qui correspond au calcul de la méthode de Simpson sans faire de découpage de l’intervalle en n morceaux).
3
1. Un peu de calcul pour débuter : calculer les valeurs de I(f ) et de S(f ) (et les comparer) lorsque :
• f est une fonction impaire.
• f (t) = t4 .
• f (t) = 1
t+2 .
• f (t) = 1
t2 +2t+3
.
2. On continue avec du calcul : vérifier que I(f ) = S(f ) si f (x) = 1, f (x) = x, f (x) = x2 ou f (x) = x3 (on
pourra utiliser certains des calculs précédents pour abréger dans certains cas). En déduire que l’égalité
reste vraie pour tout polynôme de degré inférieur ou égal à 3 .
3. On revient au cas général et on suppose désormais que f est de classe C 4 sur [−1, 1]. Démontrer qu’il existe
un unique polynôme Pf ∈ R3[X] tel que Pf (−1) = f (−1), Pf (0) = f (0), Pf (1) = f (1) et Pf0 (0) = f 0 (0).
Exprimer les coefficients de Pf en fonction de f (1), f (0), f (−1) et f 0 (0).
4. On considère un réel α ∈]0, 1 [ , et on pose h(x) = f (x) − Pf (x) − kx2 x2 − 1 , où k est une constante
réelle fixée telle que h(α) = 0.
(a) Vérifier que h0 (0) = 0.
(b) Pour quelles valeurs de x peut-on affirmer que h(x) = 0 ?
(c) Montrer que h0 s’annule en quatre points distincts de l’intervalle [−1, 1] (on pourra utiliser les ques-
tions précédentes et appliquer intelligemment le théorème de Rolle).
(d) En déduire, à l’aide du théorème de Rolle, que h(4) s’annule en un certain point β ∈ [−1, 1], et
f (4) (β)
prouver que k = 4! .
M4 2
1 − α2 , où M4 est la valeur maximale prise par f (4) sur
(e) Montrer que |f (α) − Pf (α)| 6 4! α
l’intervalle [−1, 1].
M4 2
1 − t2 . On admet que ce résultat
5. Déduire du résultat précédent que, ∀t ∈ [0, 1], |f (t) − Pf (t)| 6 4! t
est également vérifié sur l’intervalle [−1, 0].
M4
6. En intégrant le résultat précédent, prouver que |I(f ) − S(f )| 6 90 .
M4
7. Comparer |I(f ) − S(f )| avec 90 dans le cas où f (t) = t4 . En déduire que la majoration précédente ne
peut pas être améliorée.