Cours : les programmes de lutte contre les
maladies .
au profit des infirmiers auxiliaires
1 2 ème année
Préparé et présenté par Mme
El Aouad
2
Charte de la classe
Dans le but de créer un environnement propice à
l’apprentissage, les étudiants doivent respecter les règles
suivantes:
❖ Respect mutuel entre l’étudiant et l’encadrant;
❖ Ponctualité;
❖ Participation active au cours;
❖ Réalisation des travaux dans les délais fixés;
❖ Pas de bavardage intempestifs;
❖ Eteindre les téléphones portables.
Les programmes en santé publique
Plan :
I.
Introduction
Définition
II.
III.Généralités sur les programmes sanitaires
[Link] sanitaires du MS
[Link]fication et mise en œuvre de programme
de santé
VI. Conclusion
I- Introduction
❑ L’action de santé publique est définie comme un ensemble
d’opérations à entreprendre, à caractère collectif, en vue d’améliorer
la santé d’une population.
❑ Elle peut être d’ordre épidémiologique, éducatif,préventif. Elle doit
être organisée, structurée en termes d’objectifs, d’activités et de
ressources, pour répondre à des besoins identifiés dans une société,
ou une collectivité.
❑ L’action de santé publique peut prendre forme, soit par des actions
indépendantes, soit par un ensemble coordonné d’actions dans ce cas,
on parle de Programme de Santé
Les actions et les programmes de santé
publique peuvent s’intégrer dans la
politique de santé de caractère plus général
qu’on peut définir comme étant l’ensemble
des orientations et des décisions prises par
les pouvoirs d’un pays pour l’amélioration
de l’état de santé de la population.
II- Définition d'un programme de
santé
« Ensemble organisé, cohérent et intégré
d'activités et de services réalisés simultanément
ou successivement avec les ressources
nécessaires dans le but d'atteindre des objectifs
déterminés en rapport avec des problèmes de
santé précis et ce pour une population définie »
III- Généralités sur les programmes
sanitaires
Pourquoi un programme
sanitaire ?
III- Généralités sur les programmes
sanitaires
Pourquoi un programme sanitaire ?
– Lutter contre un problème de santé publique
– la lutte doit être :
Standardisée (formation et guides)
Efficace et efficiente.
Problèmes de
santé
Les critères utilisés pour apprécier l’importance d’un problème en
termes de santé publique:
– Indicateurs:
o Fréquence : Morbidité (prévalence, incidence).
o Gravité : mortalité évitable, limitations fonctionnelles et
restrictions d’activité, qualité de vie des personnes atteintes.
– Existence de moyens de lutte efficaces et acceptables.
– l’expression de valeurs de la société, en termes d’importance relative
accordée à différents événements de santé ou à différents groupes
démographiques et sociaux.
Catégories d’intervention de santé
❑ Les interventions primaires :
Améliorer la qualité de la vie et diminuer l’incidence des
pathologies en agissant sur les facteurs responsables.
❑ Les interventions secondaires :
Diminuer la prévalence des pathologies en freinant leur
évolution et en réduisant leur durée.
❑ Les interventions tertiaires :
Réduire la fréquence des rechutes et des récidives des
maladies et diminuer la prévalence ou la gravité des
invalidités consécutives aux maladies et accidents
L’intervention peut être
⁕ Une technique (un test de dépistage )
⁕ Un traitement (un médicament)
⁕ Une pratique (un protocole de traitement)
⁕ Une organisation (un centre ou une unité de
soins)
⁕ Un programme (prévention des IST/SIDA)
⁕ Une politique (promotion de la santé)
IV- Programmes du Ministère de la
Santé
⁖ Prise en charge intégrée de l’enfant
⁖ Promotion de la santé
⁖ Maternité sans risque
⁖ Planification familiale
⁖ Programme national d’immunisation
⁖ Lutte contre les maladies diarrhéiques
⁖ Lutte contre les maladies de carence
⁖ Santé scolaire et universitaire
⁖ Lutte contre les IST-SIDA
⁖ Lutte antituberculeuse
⁖ Lutte contre les infections respiratoires
aigues
Programmes du Ministère de la Santé
◊ Lutte contre la lèpre
◊ Lutte contre les maladies parasitaires : paludisme, bilharziose,
leishmanioses, kyste hydatique
◊ Lutte contre les maladies épidémiques
◊ Lutte contre les zoonoses
◊ Lutte contre la cécité
◊ Assainissement de base
◊ Hygiène alimentaire
◊ Lutte contre les vecteurs
Programmes du Ministère de la Santé
• Lutte contre les vecteurs
• Surveillance épidémiologique
• Lutte contre l’hypertension artérielle
• Lutte contre le rhumatisme cardiaque
• Lutte contre les cancers
• Lutte contre les maladies mentales
• Lutte contre les troubles dus à la carence en
iode
• Lutte contre le diabète
• Santé bucco-dentaire
• Réhabilitation physique
V- Planification et mise en œuvre de programme
de santé
✔ Analyse de la situation et identification des problèmes de santé
✔ Appréciation , l’importance et la gravité du problème à considérer;
indicateurs de santé (morbidité et mortalité, activité économique, cout …);
outils d’évaluation
✔ Priorités d’action :
– Fréquence et la gravité du problème,
– Sensibilité à une intervention,
– Ressources disponibles (humaines et matérielles),
– Acceptabilité par la population des actions envisagées.
✔ Formulation du problème avec détermination de la population cible(se
documenter de façon approfondie sur le problème)
– exemple :les accidents domestiques représentent un réel danger pour les
enfants la population cible du programme serait le groupe parents-
• Formuler 17les objectifs et les activités: (se définissent comme un
changement de situation par rapport à un problème donné, ils doivent
être pertinents et mesurables).
• Identifier les ressources nécessaires en termes de personnel, de budget
et de matériel
• Etablir un plan opérationnel : qui fait quoi ? ou ? Quand ?dans quel
ordre ?avec quelles ressources ? (cette phase doit pouvoir sévir de base de
données afin de gérer au mieux, les outils d’évaluation et de surveillance,
la programmation des activités (lieux, calendrier), l’utilisation des
ressources ), repose sur la déclinaison des orientations nationales
obligatoires et sur les orientations régionales liées aux spécificités locales
• Evaluation processus: avant la réalisation du programme il est souvent
testé sur site pilote afin d’apprécier s faisabilité et d’apporter des
réajustements sur les activités planifiées.
• Évaluation finale du programme
Evaluation programme
• Une évaluation normative: porter un jugement sur une
intervention en comparant les ressources mise en œuvre, et
leur organisation (structure) les services ou biens produits
(processus) et les résultats obtenus à des critères et des
normes.
• Une recherche évaluative: poser un jugement à posteriori au
moyen de méthode scientifique afin d’analyser la pertinence,
la productivité, les effets et le rendement d’une activité et le
contexte dans lequel elle se situe dans le but d’aider à la
décision.
VI- Conclusion
le programme en santé publique vise à améliorer la
santé d’une population.
Son évaluation consiste à apprécier son déroulement ou
à mesurer ses effets, elle est donc un processus qui
accompagne l’action depuis sa conception jusqu’à ses
résultats
PROGRAMME NATIONAL DE LA LUTTE
ANTI-TUBERCULEUSE
PLAN DU COURS
Première partie : Généralités
I. Histoire de la tuberculose
II. Ampleur du problème de la tuberculose au Maroc
Deuxième partie : PNLAT
I . Objectifs du programme
II . Structures du programme
Troisième partie : Dépistage- Diagnostic
I . Diagnostic de la tuberculose
II . Dépistage de la tuberculose
III . Définition des cas de tuberculose
Quatrième partie : Le traitement
I . Objectifs généraux et règles
II . Organisation Générale du traitement
III. Régimes de chimiothérapie
IV. Surveillance du traitement
V . Les antituberculeux
VI. Modalités de prise en charge des malades
Cinquième partie :
I . Education pour la santé
II . Prévention
Sixième partie :
I . Supervision
II . Evaluation surveillance
Introduction :
Environ un tiers de la population mondiale est
infecté par le bacille tuberculeux (pandémie
mondiale) ;
La pauvreté et l’accroissement démographique
sont les principales causes de l'éclosion et de la
propagation de cette maladie;
En raison de sa forte incidence, de sa gravité potentielle et de son coût
socioéconomique, la tuberculose constitue un problème majeur de santé
publique au Maroc.
Elle affecte aussi bien les femmes que les hommes ; tous les groupes d’âge
sont concernés et plus particulièrement les adultes jeunes. En effet, dans
notre pays, 65% des tuberculeux ont un âge compris entre 15 et 45 ans;
c’est à dire la tranche d’âge la plus productive de la population d’où le
risque de pertes de potentialités sur le plan économique et social
La lutte contre la tuberculose a toujours été, pour le Ministère de la Santé, une
priorité.
C’est ainsi qu’il a procédé en 1991, à la restructuration du Programme
National de Lutte Antituberculeuse (PNLAT) en mettant en œuvre la
stratégie de lutte contre la tuberculose de l’OMS. la stratégie « DOTS » (Directly
Observed Treatment Short-Course) basée sur un traitement de courte durée
sous supervision directe.
La lutte contre ce fléau est maintenue grâce à l’engagement politique,
notamment le soutien financier de toutes les activités du PNLAT et la gratuité
des prestations.
En effet, La mise en œuvre de cette stratégie a pour objectif :
Histoire de la lutte antituberculeuse
1928
au Maroc
1930
• Promulgation des arrêtés viziriels consacrés à la TB chez les fonctionnaires du Protectorat
1930 Circulaire du Directeur de la Santé et de l’Hygiène Publiques : déclaration de la maladie TB
Examen clinique et bactériologique obligatoire à l’INH chez tous les fonctionnaires nouvellement recrutés
1934
• Vaccination par le BCG des nouveau nés, enfants et adolescents dans certaines régions
1935
1969
• Vaccination obligatoire à la naissance: vaccin lyophilisé de l’IPM
Fin 70s • Mise en place du premier programme national de lutte contre la tuberculose
d ébut • Introduction du traitement court utilisant la Rifampicine dans une dizaine de provinces
80s
1991 • Adoption de la stratégie DOTS (Directly Observed Treatment Strategy ) de l’OMS
2006 • Adoption de la stratégie Halte à la tuberculose 2006- 2015 de l’OMS
• Elaboration du 1er PSN de lutte contre la TB 2011-2015
2011
• Lancement du plan national d’accélération de la réduction de l’incidence de la TB 2013-2016
2013
Les objectifs du
millénaire
OMD 6: d’ici 2015 avoir arrêté et commencer à inverser la tendance
de l’incidence de la tuberculose.
Objectifs liés aux OMD et approuvés par le partenariat Halte à la
tuberculose:
2005 : dépister au moins 70% des cas de tuberculose à microscopie
positive et guérir 85% d’entre eux. D’ici 2015 : réduire la prévalence et
la mortalité de 50% par rapport à 1990.
D’ici 2050 : éliminer la tuberculose en tant que problème de santé
publique (soit un cas par million d’habitants).
LAT est une priorité
Augmentation de 100% du budget annuel alloué par le MS au PNLAT :
30 millions MAD en 2012 à 60 millions MAD en 2016
Gratuité des prestations des soins au niveau de:
▪ 62 Centre de Diagnostic de la TB et des Maladies Respiratoires
▪ 80 centre de santé 2ème niveau avec laboratoire de bacilloscopie
▪ 15 laboratoires régionaux de culture
▪ 02 services de prise en charge de la TB phamaco-résistante
Introduction de nouvelles technologies de diagnostic :
▪ 38 appareils de radiographie numérique fixe et 5 unités de radiologie mobile
▪ Acquisition de 18 appareils de biologie moléculaire
▪ 70 microscopes à fluorescence LED
Situation épidémiologique de la TB au Maroc, 2017
▪ 30.897 cas TTF
6000
5000
enregistrés M
4000
▪ Incidence : 88/100 000 3000 64 % F
▪ TEP : 48% 2000
▪ Âge moyen : 36 ans 1000
▪ Le sex-ratio M/F : 1,5 0
0-4 5-14 15-24 25-34 35-44 45-54 55-64 >65
Distribution des cas de TB par âge et par sexe, Maroc -2017
Distribution spatiale , 2017
6 régions enregistrent 86% des
cas où vivent 78% de la
population
70% des cas dépistés sont concentrés dans les zones les
plus urbanisées et les plus peuplées, particulièrement
autour des grandes villes, Casablanca en tête. L’examen
en détail de l’incidence par région et par localité, nous
montre que le gros des effectifs réside da et dans les
zones à urbanité fragile ou fort déficitaires en
équipements collectifs et en conditions de vie adéquates.
Vision et
objectifs
Vision : Mettre fin à la tuberculose au Maroc – Cible 3.3 des ODD
Objectif Général : Réduire le nombre de décès liés à la tuberculose de
40% en 2021, par rapport à l’année 2015
Objectif spécifique 1 : D’ici 20121, augmenter le nombre de
tuberculose détectés à 36.300 et le taux de succès thérapeutique à
au moins 90%
Objectif spécifique 2 : D’ici 20121, Augmenter la détection des cas
de tuberculose multi-résistante à 75% et le taux de succès
thérapeutique à au moins 80%
Objectif spécifique 3 : Tester au VIH, à l’horizon 2021, 95% des
malades tuberculeux notifiés et maintenir à 100% les malades
tuberculose/VIH mis sous traitement antirétroviral.
Taux de détection > 85% depuis 2000 Taux de succès thérapeutique >85% depuis 1992
(Moyenne mondiale = 61%) (Moyenne mondiale = 79%)
100% 87% 100%
90% 90%
88%
80% 80%
63%
70% 70%
60% 60%
50%
65%
50%
40% 18% 40%
30% 30%
8% 20%
20%
10%
10%
0%
0%
1990
Succès thérapeutique Perdus de vue 1991
1992
1993
Evolution du taux de succès et des perdus de vue, Maroc, 1980 - 2016 Evolution du taux de détection de TTF, Maroc, 1990 – 2016
1994
1995
1996
Consolider
lesacquis du
PNLAT
Prise en
charge Améliorer
de Augmenter
l’infection la détection capacités
latente et améliorer diagnostic
le traitement
Médecins,
Impliquer
Ciblage laboratoires,
tous les
groupes à prestataires Pharmacies
haut risque de soins privées Services
sanitaires: FAR,
DGSN, DGAPR,
CNSS, OCP…
Défis et Enjeux
Défis
Ciblage de nouveaux groupes à risque (maladies chroniques,
silicotiques, migrants, usagers de drogues, hémodialysés, etc.)
Améliorer la couverture par le réseau des laboratoires (OMS:
01Lab/100 000 hab) et Intégration de l’activité de bacilloscopie
dans les laboratoires hospitaliers
Alternatives à la pénurie des ressources humaines
Mobilisation des prestataires du secteur privé pour la détection et la
référence
Techniques de biologie moléculaire pour diagnostic première ligne (TB
Lamp ?)
Partenariats public privé et avec les collectivités territoriales
Localisation :
Le poumon est le lieu privilégié de la
localisation tuberculeuse, représentant ainsi
plus de la moitié des cas enregistrés chaque
année : soit 55 % des tuberculoses pulmonaires
et 45 % des localisations extra-pulmonaires.
La mortalité et la létalité
Bien que la mortalité de la tuberculose ne soit pas
un bon indicateur , elle permet néanmoins
d’élucider les problèmes inhérents au diagnostic et
la conduite du traitement.
Ce taux est estimé à 4 décès pour 100.000 habitants
par an.
La coïnfection tuberculose /
VIH
La prévalence de l’infection au VIH chez les
malades tuberculeux est de 1,7%, selon la
dernière enquête de 2008. Cette estimation est
confirmée par l’activité de routine de dépistage
du VIH à visée diagnostique chez les patients
tuberculeux sous traitement.
La maladie la tuberculose
Qu’est-ce que la tuberculose?
La Tuberculose (TB) est une maladie causée par un organisme
appelé Mycobacterium tuberculosis. Ces organismes sont également
connus sous le nom de bacilles tuberculeux. Ces bacilles attaquent
normalement les poumons. Dans ce cas, on parle de tuberculose
pulmonaire.
La tuberculose pulmonaire est le type le plus courant de
tuberculose dans le monde entier
Quels sont les symptômes de la tuberculose
Quinte de toux
Amaigrissement
Asthénie Tuberculose hémoptysie
sudation
Douleur
thoracique
fièvre
La tuberculose extrapulmonaire
Lorsque la tuberculose frappe des organes autres que les poumons (tels
les ganglions lymphatiques, les os, les articulations, la voie génito-urinaire,
les méninges, la plèvre ou les intestins, on parle dans ces cas de TB extra-
pulmonaire.
De manière générale, les personnes atteintes de TB extra pulmonaire ne
sont pas contagieuses.
Les facteurs de risque
▪ La tuberculose est une maladie infectieuse transmissible.
▪ Voie de transmission: principalement aérienne.
▪ Hôte: elle se transmet d’homme à homme.
▪ Le germe responsable est le Mycobactérium tuberculosis (MT).
▪ La tuberculose peut atteindre n’importe quel organe du corps
humain.
▪ Seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse
Le mode de transmission de
▪
l’infection
Transmission du MT : toux; éternuement, paroles.
▪ Le réservoir essentiel du MT est constitué par les malades
atteints de tuberculose pulmonaire.
▪ Gouttelettes infectantes sous forme d’aérosol.
*effort de toux : 3500 gouttelettes
*éternuement : 1 million gouttelettes
Dans un local fermé les gouttelettes peuvent
rester longtemps en suspension dans l’air.
Les bacilles restent vivants plusieurs jours dans
l’obscurité.
La lumière directe du soleil détruit les bacilles.
▪ Le risque de contagion : d’autant plus important si le contact est étroit.
▪ Transmission du bacille : 2 facteurs essentiels:
*La concentration des gouttelettes infectantes en suspension dans l’air
*La durée d’exposition
▪ La contamination du sujet sain par le MT : primo-infection tuberculeuse.
▪ Après la primo-infection: immunité vis-à-vis de la tuberculose.
Cette immunité permet de détruire la majorité des bacilles existants
dans l’organisme.
Des bacilles restent quiescents au niveau de certains organes
pendant des mois voir des années.
Chronicité de la tuberculose
Cette immunité est donc insuffisante : la maladie peut apparaître
en cas de:
*Contage massif;
*Défaillance immunitaire;
▪ Les patients infectés par le bacille tuberculeux peuvent développer la
tuberculose maladie à tout moment.
Deux types de tuberculose active:
*TB non bacillaire : TPMo, TEP
*TB bacillaire : TPM+ qui constitue une nouvelle source d’infection
Un patient TPM+ non traité infecte environ 10 personnes par an pendant en
moyen deux ans ,
avant de devenir non Contagieux par guérison spontanée ou par décès.
Il peut infecter 20 personnes au cours de sa vie,
Et produire deux nouveaux cas de tuberculose, dont un est contagieux
TPM+ : intérêt collectif et individuel
TPMo et TEP : intérêt individuel
Facteurs aggravant la
▪ transmission
Le risque d’infection chez un sujet sain est élevé en cas de
promiscuité dans des lieux mal ventilés;
▪ Le passage de l’infection à la maladie : facteurs qui diminuent les
défenses immunitaires de l’organisme:
❖ Malnutrition liée à la pauvreté;
❖ Infection VIH;
❖ Maladie sous-jacent;
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE ANTITUBERCULEUSE
Objectifs et stratégie
Objectifs:
objectif à moyen terme:
L'objectif général à atteindre par le PNLAT durant la période
2006 - 2015, s’inscrit dans l’objectif global de développement
du millénaire qui vise la limitation de la propagation de la
maladie et la diminution de l’incidence et du taux de
décès par tuberculose de 50% en considérant l’année 1990
Objectif
comme à long
année determe:
base (OMD 6, cible 8).
Vision à long terme: éliminer la tuberculose en tant que
problème de santé publique au Maroc d’ici 2050 (un cas TPM+
Structures et organisation du PNLAT
C
E Ministre de la Santé
N
T
R DELM
A
L LNR SMR Comité technique TB
INH PN LAT
R
E
G
I LAB Régionaux Comité Régional TB
O (bacillo +culture) et maladies Respiratoires
N
A
L
P
R Laboratoire CDTMR
O de bacilloscopie
V
I
N
C CS Intégré
I CS
A + Lab Dispensaire
L
Au niveau préfectoral
1. Unité provinciale/préfectorale de LAT:
Contribuer au développement de la politique nationale et à la mise
en œuvre de la stratégie adoptée par le PNLAT.
Planifier et budgétiser les activités de la LAT
Planifier le développement des ressources humaines
Organiser la formation du personnel des provinces/ préfectures
Assurer la supervision du personnel impliqué dans la LAT au
niveau provincial/préfectoral.
▪ Coordonner les activités menées par les différents programmes
d’appuis et par les partenaires
▪ Approvisionnement et dotation des provinces /préfectures en
médicaments et articles de LAT.
▪ Coordonner les activités du Laboratoire en fonction du besoin du
PNLAT
▪ Assurer le suivi/évaluation : réalisation des indicateurs par
rapport aux objectifs et buts fixés
• Coordonner la mise en œuvre de la PCMS y compris l’implication
des ONG.
• Mener la recherche opérationnelle orientée vers les besoins du
1. CDTMR:
C’est l’unité de base pour la mise en œuvre du PNLAT.
❖ Il fournit des services en coordination.
❖ Il procède à l’évaluation des performances du programme, à la surveillance
et à la planification des approvisionnements.
❖ Un CDTMR doit desservir une population de 50.000 à 150.000 habitants.
Attribution
s
L’organisation de la prise en charge et du suivi des malades référés et des prestations de
soins au niveau du CDTMR et du Service hospitalier de Pneumophtisiologie.
❖ La planification des activités du programme au niveau provincial/ préfectoral.
❖ La gestion des ressources matérielles et humaines du programme.
❖ L'évaluation de toutes les activités de la LAT y compris les laboratoires
❖ La supervision des activités de la LAT au niveau des formations sanitaires.
❖ La formation du personnel impliqué dans le programme de la LAT.
❖ La validation du système d'information de la LAT.
❖ Coordination des activités menées par les différents programmes d’appuis et par les
partenaires
❖ Approvisionnement et dotation des Soins de Santé de Base en médicaments et articles de
3. Circonscription Sanitaire
La promotion des activités de la LAT au niveau de la circonscription sanitaire constitue l’un des
éléments capitaux
du programme.
Attributio
❖ ns
Développer les activités de dépistage des sources d’infection selon les directives du programme.
❖ Assurer la prise en charge des TPM+ dans les circonscriptions sanitaires dotées d’un laboratoire
de bacilloscopie
❖ Assurer le contrôle des malades sous traitement.
❖ Gérer les ressources du programme.
❖ Superviser et évaluer les activités du programme au niveau du laboratoire et des formations
sanitaires de base relevant de la circonscription.
❖ Contrôler les données rapportées sur les supports d’information.
❖ Promouvoir l’information et les séances d’éducation sanitaire en matière de tuberculose.
1. Dispensaire de base:
❖ La sélection des malades suspects parmi les consultants pour signes respiratoires
persistants.
❖ La surveillance du traitement des malades tuberculeux.
❖ La relance des malades ayant interrompu leur traitement.
❖ L’éducation sanitaire en matière de tuberculose, des malades et des membres de la
collectivité relevant du dispensaire.
❖ L’organisation du dépistage chez les sujets vivant au contact d’un cas de
tuberculose contagieuse ou de primo-infection.
❖ La vaccination BCG.
LES CRITERES DU DIAGNOSTIC DES CAS DE
LA TUBERCULOSE
Comment détecter un cas de
tuberculose?
Le diagnostic de la tuberculose pulmonaire est évoqué sur des
critères d'orientation, et confirmé par l'examen bactériologique des
expectorations.
Les critères
d’orientation
1. Les signes
cliniques:
2. La
radiologie
3. Le test
tuberculinique
1. Les signes cliniques:
Le début est le plus souvent d'installation progressive, les
symptômes les plus communément retrouvés sont :
Quinte de toux
Amaigrissement
Asthénie Tuberculose hémoptysie
sudation
Douleur
thoracique
fièvre
2. La radiologie
Il peut montrer des lésions évocatrices de la tuberculose telles
que des infiltrats, des nodules et des opacités excavées au
niveau des sommets pulmonaires.
Cependant, la confirmation bactériologique s’impose.
3. Le test tuberculinique
Appuyer le diagnostic pour les cas de
TPM0,
la tuberculose extra-pulmonaire;
le dépistage des primo-infections latentes chez les
enfants de moins de cinq ans vivant au contact de
malades contagieux.
LES CRITÈRES DE CERTITUDE
L’examen direct des expectorations
C’est le moyen le plus simple et le plus sûr pour établir le diagnostic de
la tuberculose.
Chez tout patient suspect de tuberculose pulmonaire, trois échantillons
d’expectoration
doivent être recueillis en deux jours.
Tuberculose extra-pulmonaire (TEP)
La tuberculose extra-pulmonaire regroupe tous les cas de tuberculose
respiratoire non pulmonaire (la pleurésie tuberculeuse et les adénopathies
médiastinales sans lésion pulmonaire évidente) et toutes les autres formes
de tuberculose extra-thoracique.
Les symptômes cliniques, éventuellement radiologiques et ou biologiques
en rapport avec l’organe atteint et un test tuberculinique généralement
positif.
Confirmation bactériologique par la mise en évidence du BK, rarement à
l'examen direct,
le plus souvent par culture des produits pathologiques (pus, urines,
Tuberculose de l’enfant:
Le bas niveau socio-économique
Le contage tuberculeux familial.
L'absence de cicatrice vaccinale
Les signes cliniques évocateurs
Les signes radiologiques et/ou biologiques compatibles avec le
diagnostic
de la tuberculose.
L’IDR positive, souvent supérieure à 10 mm.
MODALITES DE DEPISTAGE DE LA
TUBERCULOSE
1. Le principal objectif du dépistage est l'identification permanente et
précoce des sources de contamination dans la collectivité, en
l'occurrence : les cas de tuberculose pulmonaire à microscopie positive.
2. Population cible de dépistage
2. 1. Suspect de tuberculose
Parmi les consultants, le suspect de tuberculose est tout patient qui
présente une toux plus de deux semaines accompagnée ou non
d’expectoration.
2.2. Les sujets contacts
Ce sont les personnes qui vivent au contact de patients ayant une
tuberculose pulmonaire à microscopie positive ou une primo-infection
tuberculeuse.
2.3. Autres
• Ce sont les patients présentant des lésions radiologiques compatibles avec
une tuberculose au cours d'un examen médical systématique (médecine du
travail, bilan préopératoire, surveillance clinique des maladies chroniques,
etc...).
Modalités de dépistage
1. Chez les consultants suspects
La sélection des malades suspects de tuberculose est basée sur la
persistance de la toux depuis plus de 15 jours.
1.1. L’interrogatoire :
Il doit être minutieux et doit préciser :
Si les symptômes respiratoires et/ou généraux.
Le contage tuberculeux.
La prise de traitement antituberculeux dans les antécédents du patient.
Eventuel terrain favorisant (diabète, insuffisance rénale, Comportement à
risque,…. etc.)
1.2 - L’examen bactériologique
L'identification des malades tuberculeux parmi ces suspects se fait par
l'examen bactériologique des expectorations: chez tout consultant, on
doit prélever 3 échantillons d'expectoration en deux jours pour
réaliser des examens microscopiques directs dans le laboratoire le
plus proche.
1. 2. Chez les sujets contacts
Toutes les personnes vivant en contact d'un malade contagieux devront être examinées
systématiquement le plus tôt possible après la confirmation du cas index.
Il est aussi impératif de rechercher la source de contamination dans l'entourage de toute
primo-infection diagnostiquée chez l'enfant.
1. 3. Les cas particuliers
Le radio-dépistage systématique est conseillé chez les individus vivant dans des
conditions de promiscuité favorisant la transmission tels que:
Les prisonniers;
Les pensionnaires d'orphelinat ou d'internat;
Les toxicomanes.
Lieu de dépistage
Tout en rassurant la population cible, le dépistage peut être organisé :
A domicile pour les sujets contacts
Au niveau des formations sanitaires de base (centre de santé, dispensaire)
Au niveau du CDTMR
Au niveau des formations hospitalières
Au niveau des cabinets privés
Au niveau des autres secteurs de santé (santé scolaire, universitaires…)
UN CAS DE TUBERCULOSE ?
Un cas de tuberculose est tout patient pour lequel la tuberculose a été
confirmée bactériologiquement ou a été diagnostiquée par un
médecin spécialiste sur un faisceau d'arguments cliniques,
radiologiques et biologiques
Les catégories de
tuberculose
Le classement des cas de tuberculose en catégorie
permet de standardiser les régimes de chimiothérapie
antituberculeuse:
Catégorie I
Catégorie II
Catégorie III
Catégori
eI
Les tuberculoses pulmonaires à microscopie positive
(TPM+).
Les formes aiguës et graves de tuberculose, qui
mettent en jeu le pronostic vital et/ou fonctionnel du
patient:
La tuberculose neuro-méningée;
La tuberculose miliaire;
ect…
Catégorie
II
Elle regroupe :
❑ Rechute,
❑ échec au traitement ;
❑ et reprise de traitement
Catégorie
III
TPMo, TPMoc+, PI et TEP
Catégorie IV :
Tuberculose chronique et multirésistante
TRAITEMENT DES CAS DE TUBERCULOSE
1- Objectif général et règles du traitement
1.1. Objectif épidémiologique
Rompre le cycle de la transmission du BK dont la source
principale est la tuberculose pulmonaire à microscopie
positive.
1.2. Objectif curatif
Guérir le malade quelque soit la localisation de la
tuberculose et éviter les séquelles;
2-Règles à
Supervisionobserver
directe effective de la prise de tous les médicaments pendant la phase
initiale
du traitement.
Association judicieuse d'au moins trois médicaments antibacillaires pendant la
phase initiale de tout régime thérapeutique dans le but de réduire, le plus tôt
possible, la population bacillaire au niveau des lésions. Posologie adéquate tenant
compte du terrain et du poids,
Prise régulière des médicaments
Prise unique à jeun de tous les antibacillaires prescrits
Durée suffisante de la chimiothérapie
Observance du traitement pendant la période fixée;
Surveillance de l’efficacité et de la tolérance des antibacillaires.
Les régimes de
chimiothérapie
1. Les médicaments utilisés pour traiter les cas de tuberculose
Les médicaments de première intention utilisés dans le traitement de la tuberculose
au Maroc sont :
L'Isoniazide (H)
La Rifampicine (R)
Le Pyrazinamide (Z)
L'Ethambutol (E)
La Streptomycine (S)
Les régimes
standardisés
2(RHZE)/4(RH)
Les tuberculoses pulmonaires à microscopie positive (TPM+).
Les formes aiguës et graves de tuberculose (sauf la tuberculose
neuroméningé);
Les lésions tuberculeuses extensives survenant chez les patients
vivant avec le VIH
TPMo, TPMoc+, PI et TEP
Les régimes
standardisés
❖ Formes méningées/neuro-méningées
2 S(RHZ)/7 (RH)
2 S(RHEZ)/1(RHEZ)/5(RH)E
❖ Rechute et échec au traitement et reprise de
traitement
Surveillance du
traitement
Le contrôle bactériologique des expectorations chez les TPM+;
Pour les patients atteints de tuberculose pulmonaire à frottis négatif ou de tuberculose extra-
pulmonaire, la réponse au traitement est évaluée sur le suivi clinique, radiologique et/ou
biologique.
Le rythme des contrôles bactériologiques est le suivant :
❖ Catégories I A la fin du 2ème mois:
A la fin du 2ème mois
A la fin du 4ème mois
A la fin du 6ème mois.
❖ Catégories II:
A la fin du 3ème mois (Examen direct et culture)
A la fin du 5ème mois (Examen direct et culture)
A la fin du 8ème mois (Examen direct et culture).
Catégories III et Catégories IV:
L'efficacité du traitement est jugée sur l'évolution des signes cliniques et/ou radiologiques,
Les modalites de prise en
charge
1- L’inscription du cas sur le registre de déclaration des malades
tuberculeux :
2- Un entretien avec le
malade :
3-
L’examen
4- L’ouverture d’un dossier
médical :
5- orientation du malade vers sa formation sanitaire de
rattachement:
6- Assurer l’éducation pour la santé du malade et son
entourage
Les modalites de prise en
charge
Avant de commencer son traitement dans la formation sanitaire la plus proche, le malade doit être pris en
charge de façon effective par le médecin responsable. Cette prise en charge est constituée par les étapes
suivantes :
1- L’inscription du cas sur le registre de déclaration des malades tuberculeux :
Tout patient TPM+ doit être enregistré juste après les résultats des BK directs.
2- Un entretien avec le malade :
❖ Lors du premier contact, le médecin doit prendre le temps qu’il faut pour discuter avec le malade, lui
communiquer les éléments d’information concernant sa maladie, le convaincre de son caractère
curable et de la nécessité d’un traitement relativement long et le prévenir des fausses impressions de
guérison, telle que la disparition des signes fonctionnels et généraux.
❖ Par l’interrogatoire du patient on doit rechercher :
❖ La notion d’un traitement antituberculeux antérieur,
❖ la notion de contage tuberculeux,
❖ Des antécédents personnels pathologiques (hépatite, néphropathie…)
❖ Des troubles neuropsychiques,
❖ La notion de toxicomanie
3- L’examen :
Habituellement, il consiste en :
❑ La prise de poids qui est indispensable pour la posologie,
❑ Une radiographie du thorax si elle n’a pas été réalisée auparavant,
❑ La recherche d’éventuelles localisations de la tuberculose ou autre pathologie associée,
❑ un bilan biologique pré thérapeutique n’est demandé que pour des patients ayant un terrain ou
des antécédents particuliers :
❑ Bilan hépatique chez les sujets âgés, alcooliques, ayant des antécédents hépatiques …..
❑ Glycémie si suspicion de diabète.
❑ Sérologie du HIV si terrain à risque (voir annexe)
4- L’ouverture d’un dossier médical :
❑ La fiche médicale doit être bien remplie
❑ La carte individuelle de traitement où le régime thérapeutique doit être lisiblement écrit selon
les signes conventionnel
5- orientation du malade vers sa formation sanitaire de rattachement:
5.1. Assurer l’observance du traitement par la supervision directe de la prise des
médicaments;
L’observance de la chimiothérapie est une composante de la stratégie « DOTS ». C’est un
facteur essentiel de la réussite du traitement et, par conséquent, de tous les programmes
de LAT. Il est important de renforcer l’observance du traitement en appliquant la
supervision directe de la prise des médicaments au niveau du lieu de traitement. La prise
des médicaments est quotidienne, 6 jours par semaine (6/7), et doit se faire devant
l’infirmier responsable. Chacune des prises doit être cochée sur la carte et la fiche
individuelle de traitement sous forme d’un « X ».
La supervision directe du traitement est indiquée pour :
Les deux mois de la phase initiale du traitement des nouveaux cas de TMP+ et des cas
graves.
o 5.2. Assurer le suivi du traitement auto-administré;
Pour les autres catégories de traitement et pendant la phase d’entretien de traitement des cas de TMP+, le
traitement est auto-administré quotidiennement (6/7). Les médicaments sont donnés directement et
régulièrement au malade ; leur quantité et le rythme de dotation est fonction de la distance entre le lieu de
résidence du patient et la formation sanitaire. Une fois toutes les 2 semaines (à jour fixe) pour les malades
habitant dans un rayon supérieur à 6 km.
Des facilités pourraient être accordées aux malades connus pour leur observance au traitement.
A chaque livraison de médicaments, l’infirmier doit :
Compter devant le malade, le nombre de comprimés à prendre jusqu’à la prochaine date de livraison,
Cocher la durée de traitement auto-administré sous forme d’une diagonale sur la carte et la fiche individuelle
de traitement,
Communiquer au malade et indiquer clairement le prochain rendez-vous sur sa fiche individuelle de
traitement par un repère,
A chaque dotation en antibacillaires, le patient doit être encouragé à suivre sa cure de chimiothérapie ; à cet
effet, les membres de sa famille ou de son entourage doivent être également sensibilisés. Le personnel de santé
responsable de LAT au niveau du lieu de traitement doit aussi :
❖ Remplir la fiche individuelle de traitement,
❖ Sensibiliser le malade sur la nécessité de suivre régulièrement son traitement et lui expliquer les modalités
de prise de médicaments,
❖ Procéder au dépistage familial, et assurer la relance des malades en cas d’interruption de traitement, les
procédures de relance doivent être appliquées systématiquement pour les malades qui interrompent leur
6- Assurer l’éducation pour la santé du malade et son
entourage:
L’irrégularité ou l’interruption prématurée du traitement de la tuberculose ont généralement
des conséquences graves non seulement pour le malade mais aussi pour la collectivité toute entière.
Aussi, l’éducation sanitaire des malades et de leurs familles et une bonne relation malade-personnel
de santé sont capitales pour éviter de tels effets. Tous les professionnels de santé et surtout ceux
impliqués directement dans le programme national de LAT doivent fournir aux malades, et dès le
premier entretien, les éléments d’information concernant la tuberculose et les exigences de son
traitement. A chaque rencontre avec le malade, le personnel doit insister sur les points suivants :
La tuberculose est une maladie contagieuse, surtout la forme pulmonaire à microscopie positive,
d’où la nécessité d’inciter le malade à prendre des précautions vis-à-vis de son entourage quand
il tousse ou éternue.
La tuberculose est une maladie curable à condition qu’elle soit correctement traitée par un
traitement régulier, avec des posologies adéquates et pour une durée suffisante. D’où la nécessité
d’une observance stricte du traitement, même après disparition des signes fonctionnels et
généraux.
La tuberculose peut être source d’infirmité ou cause de décès quand elle est non ou
insuffisamment traitée.
En cas d’apparition de nouveaux signes cliniques durant le traitement, le malade ne doit pas
arrêter ses prises de médicaments mais consulter rapidement son médecin traitant.
LA PRÉVENTION
1- La vaccination BCG;
La vaccination par le BCG est une composante du Programme National
d’Immunisation (PNI). Elle est effectuée à la naissance. Elle doit être poursuivie
partout dans le pays par le PNI et, particulièrement, durant les journées
nationales de vaccination (JNV).
Le vaccin utilisé est celui de l’Institut Pasteur : c’est un vaccin lyophilisé. Il est
injecté par voie intradermique au niveau du tiers supérieur de l’avant bras
gauche, à la dose de 0.1 ml chez les enfants âgés de plus d’un an et à moitié
dose (0.05ml) chez les enfants âgés de moins d’une année. La vaccination BCG
assure une bonne protection des jeunes enfants contre les formes graves telles
que les miliaires et les méningites tuberculeuses.
2- La chimioprophylaxie
La chimioprophylaxie ou chimiothérapie préventive a pour but d’éviter le passage de la
tuberculose infection à la tuberculose maladie chez des enfants récemment infectés par le bacille
tuberculeux. Dans les pays en développement où la vaccination BCG des nouveau-nés est
largement appliquée, la chimioprophylaxie est une mesure de prévention à appliquer
généralement aux enfants sains non vaccinés par le BCG et vivant au contact d’une source de
contamination. Les trois groupes d’enfants à traiter sont :
❑ Les enfants sains, âgés de moins de 5 ans, non vaccinés par le BCG mais tuberculino-positifs
(IDR supérieure à 6 mm) ou vaccinés par le BCG et dont l’IDR est supérieure ou égale à 15 mm.
❑ Les nouveau-nés et les enfants de moins d’un an non vaccinés par le BCG, initialement
tuberculino-négatifs et devenus récemment tuberculino-positifs (virages).
❑ Il est à noter qu’un nouveau-né vivant au contact d’une source de contamination connue (sa
mère en général) peut être récemment infecté et se trouver en phase anté-allergique au
moment où le test tuberculinique est réalisé.
C’est pourquoi un tel enfant, non encore vacciné par le BCG, doit recevoir une chimioprophylaxie
pendant trois mois, puis au terme de cette période subir un nouveau test tuberculinique. Si ce
dernier est positif, la chimiothérapie préventive doit être poursuivie jusqu’à la fin du sixième
mois. Si le second test tuberculinique est encore négatif, l’enfant doit être vacciné par le BCG et
on arrête la chimioprophylaxie. La seule chimiothérapie préventive recommandée aujourd’hui
chez l’enfant consiste à donner de l’izoniazide seul, tous les jours, à la dose de 5 mg/kg/j pendant
LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME
INTRODUCTION
l’histoire de la LAP au Maroc est passée par plusieurs étapes, toutes
importantes les unes que les autres,
cette accumulation d’action menées depuis plusieurs décennies a pu
venir à bout des principaux foyers de transmission de la maladie et
ouvrir la voie à son élimination.
Le programme de LAP avait par ailleurs joué un rôle déterminant dans
la mise en œuvre de toutes les actions de prévention.
Iil a constitué une véritable locomotive des activités de surveillance
épidémiologique et de prévention
Le paludisme
C’est une maladie infectieuse, potentiellement mortelle. Il est toutefois
possible de se prémunir de cette maladie et d’en guérir. Elle est
contractée par l’homme à la suite d’une piqûre par un moustique
femelle infecté. On recense ainsi plus de 240 millions de personnes
atteintes du paludisme à travers le monde, principalement en Afrique,
selon le rapport de l’Organisation mondiale de la santé.
AGENT PATHOGENE
■ Les Plasmodium sp. : coccidies sanguicoles
hétéroxènes:
■ Embranchement: Apicomplexa
(sporozoaires)
■ Classe: sporozoaires
■ Sous classe : eucoccidies
■ Famille: plasmodiae
■ Genre: plasmodium sp
■ 5 espèces plasmodiales:
✔
✔ P. falciparum
vivax sous-genre Plasmodium
✔ P. ovale sous-genre
Laverania
✔ P.
malariae
✔ P. knowlesi
?
La clinique du paludisme
l’incubation :
elle correspond à la phase hépatique de la vie du parasite. Sa durée est en moyenne de 10
jours.
l’invasion
elle correspond à l’envahissement du sang par les parasite
la fièvre est le principal signe révélateur ( 40°)
période d’état:
elle se manifeste par des accès palustres qui s’effectuent en 3 phases
❖ phase de frisson: durée une heure environ. Le malade claque ses dents et sent qu’il a
froid, accuse une douleur au niveau de l’hypochondre gauche.
❖ phase de chaleur: durée de deux heures; le patient présente une sensation de chaleur (
T atteint 39 à 40°)
❖ Phase de sueur : durée de deux heures, le malade est couvert de sueur très abondante
son linge est mouillé et la température revient à la normale.
CYCLE
Évolution
le rythme des accès palustres est conditionné par la durée de la
schizogonie dans les globules rouges;
une dizaine d’accès palustres au cours de la période d’état puis tout rentre
dans l’ordre, mais le patient n’est guéri,
la maladie reste asymptomatique grasse à l’intervention des anticorps.
rechute selon le type de parasite ( vivax, falciparum, malariae )
Diagnostic
notion de fièvre;
la notion de zone endémique;
la notion de splénomégalie;
mais le diagnostic positif repose sur la recherche et
l’identification du parasite dans le sang (goutte épaisse).
Complications
Elles sont graves pour le falciparum qui évolue rapidement et s’attaque
aux jeunes hématies.
La schizogonie se fait au niveau des vaisseaux de cerveau, du foie ; la
rate .
Le programme de lutte
Objectifs généraux :
Réduire l’incidente du paludisme autochtone à moins cinq cas
pour 1million d’habitants du milieux rurale .
Maintenir une surveillance continue du paludisme importé de
l’étranger
Objectifs spécifiques
Assurer une surveillance des localités selon le risque
Renforcer le dépistage actif ou passif par des enquête autour de
chaque cas .
Administrer un traitement radicale .
Organiser des opérations d’aspersion
Maintenir ou instaurer la surveillance entomologique.
Prescrire une chimioprophylaxie et la prodiguer au voyageurs.
Stratégie
Elle est basée sur :
Le dépistage des porteurs du parasite que constitue la source de
transmission de la maladie.
L’interruption de la transmission quand celle-ci est évidente par des
actions imagosites
La réduction de la densité du vecteur par des actions anti larvaires.
La prescription de la chimioprophylaxie aux voyageurs
La lutte contre le parasite
Le dépistage :
C’est une activité comportant la recherche dans une collectivité des cas du
paludisme. Elle a pour but de :
Identifier et traiter tous les sujets atteints du paludisme
Évaluer la situation de l’endémie palustre et mesurer l’incidence .
Le dépistage actif :
C’est la recherche des cas de paludisme grâce à des visites à domicile
faites au cours des circuits de surveillance.
Une goutte épaisse est effectuée chez toute personne qui présente de
la fièvre .
Le dépistage passif:
Fait dans le carde des activités internes au niveau des établissements de
soins.
Examen hématologique de masse:
C’est une méthode de dépistage spéciale qui consiste à faire les
prélèvements de goutte épaisse à tous les habitants d’une localité.
Dépistage intensif de printemps:
C’est une activité antipaludique saisonnière qui peut être considérée
comme un moyen complémentaire de dépistage.
Enquête épidémiologique
Définition:
C’est la réunion et la collecte de données permettant de
répondre à la question suivante:
Pourquoi le paludisme est-il survenu ? Et entreprendre ainsi les
actions appropriées .
Objectif :
Déterminer l’origine du cas de paludisme;
circonscrire les lieux ou la maladie pourrait se propager .
Appliquer les mesure préventive qui s’imposent .
Évaluer la situation épidémiologique .
Prendre en charge la paludisme
Traitement radicale;
Contrôle hématologique .
Analyse des informations de l’enquête épidémiologique .
Classification des cas
Cas autochtone :
La maladie est contractée au lieu de résidence de malade. Une transmission locale s’est
produite;
Cas importer :
Cas du paludisme contracté en dehors de la zone d’habitation.
Cas introduit
Il est consécutif à la première contamination par un cas récemment importer.
Cas provoqué
Maladie contractée suite à une transfusion sanguine.
Rechute
Cas non classé.
La chimioprophylaxie
Vise à réaliser la guérison radicale à éviter les rechutes et à rendre le
sujet malade non infectant pour le moustique . Elle est administrée à
tout cas
déclaration de guérison
Avant d’être déclaré guéri, le malade doit satisfaire trois conditions :
Avoir reçu le traitement radicale complet.
Subir les huit contrôles hématologiques;
Avoir reçu la cure de consolidation.
La lutte contre le vecteur
Elle se développe en deux stades :
-Le stade larvaire:
Action biologique
Action physique
Action chimique
-Le stade aérienne:
Action imagocite : pulvérisation d’insecticides
PROPHYLAXIE-LUTTE
[Link] collective :
■ Lutte contre les anophèles (INSECTICIDES,
MOUSTIQUAIRES)
■ Assainissement des gîtes larvaires.
[Link] individuelle :
■ Chimio-prophylaxie.
■ Protection contre la piqûre des anophèles.
La lutte
antibilharzienne
Introduction
la schistosomiase est une maladie connu depuis l’antiquité,
diagnostiquée pour la première fois dans les momies des
pharaons,
En 1851, l’agent causal de la schistosomiase urogénitale fût
identifié par Theodore BILHARS,
en 1907, les trois espèces qui affectent l’Homme ont été isolées:
schistosoma hématobium responsable la bilharziose uro-
génitale qui existe au Maroc;
schistosomaMonsoni responsable de la bilharziose
intestinale;
schistosoma japonicum agent causal de bilharziose
hépatosplénique;
pour faire face à ce fléau en 1977 le Maroc a mis en œuvre un
programme national de lutte contre la bilharziose qui permet
l’instauration d’un ensemble d’actions systématiques telles
que le dépistage intensif, le traitement la destruction du
mollusque hôte intermédiaire.
DÉFINITION
la bilharziose urogénitale est une affection parasitaire due à la
présence dans les veines de la vessie du trématodes du genre
schistosoma de l’espèce haematobium.
elle constitue un problème de santé publique au Maroc.
épidémiologie
1. agent pathogène:
c’est le schistosoma haematobium. C’est un ver plat d’environs 1,5 cm
de long muni de deux ventouse lui permettant de se fixer sur la paroi
des veines de la vessie à l’intérieur desquelles il vit. la vie d’une
femelle dans l’organisme peut durée probablement de 4 à 14 ans.
2. Hôte intermédiaire :
le mollusque, hôte intermédiaire de la bilharziose urogénital, est un
gastéropode pulmoné du genre Bulinus.
3. les facteurs de risque:
l’eau joue un rôle important à diverses étapes de la transmission de
la maladie;
la profession;
l’âge;
le climat: pays chaud;
les zones nouvellement irriguées;
La clinique
1. les symptômes:
la maladie évolue en trois phases:
1 ère phase :
la pénétration de cercaire se traduit par : une érythème prurigineux qui
apparait 15 à 30 mn après le bain contaminant;
o la 2eme phase: d’invasion
Correspond à la période de maturation des vers, dure 4 à 5 semaines.
Souvent silencieuse, mais parfois:
❑ Etat fébrile,
❑ céphalées;
❑ hépato splénomégalie modérée;
❑ urticaire même œdème de la face et des membres;
❑ toux sporadique ou même dyspnée.
❑ NFS : une éosinophilie de 30 à 40 %.
3 eme phase :
Elle se produit 3 à 6 mois après le bain infestant correspond au passage
des œufs à travers la paroi vésicale caractérisée par:
dysurie et pollakiurie;
douleur sus pubienne à la miction exagérée à la marche et les secousses;
hématurie constante d’abondance variable terminale ;
Diagnostic
Il est basé sur la mise en évidence des œufs de schistosoma
hématobium dans les urines.
Complication
Urétérale et rénale
Sténose urétérale unique ou multiples.
dilatation urétérale par sténose bas située;
hydronéphrose
vésicales : urétrales:
Cystite aigue ou Urétrorragie;
chronique; retrécissement
Péri cystite suppurée; urétral.
lithiase vésicale; génitales
concéritation; épididymite;
. prostatite;
Stérilité;
endométrite;
ovarite;
Avortement
Programme de lutte anti-bilharzienne
objectif général:
Circonscrire l’aire d’endémie de la bilharziose pour le taux de positivité
soit inférieure à 1% sur le plan national;
Objectifs opérationnel ;
réduire le taux de positivité de la maladie à moins de 0,5 % dans les
foyers récents détectés;
réduire le taux de positivité de la maladie à environ 1% dans les
provinces d’agadir, errachidia, essaouira, figuig, guelmim, kenitra;
Consolider et renforcer la surveillance au niveau des localités à
proximité des barrages;
La situation épidémiologique
En général la situation épidémiologique de la schistosomiase dans
certaines provinces endémiques et concernées par le PLAB a
considérément diminuée 455 cas en 1997 à 04 cas en 2011. ( Guelmim-
Smara; Souss-Massa-Draa, Marrakech-Tensift-El Haouz);
Cette diminution est le fruit des efforts du dépistage et traitement
particulier de masse déployé dans le cadre du programme d’élimination
de la bilharziose entamé depuis 1994.
Répartition des cas selon les tranches
d’âge
l’intensification des activités de dépistage de masse au niveau des
établissements scolaires et des localités a permis en 1995 la réduction du
nombre de cas chez les sujets de 7 à 14 ans qui constituaient auparavant le
groupe d’âge le plus le plus touché durant les premiers années de la phase
opérationnelle du programme avec un maximum 66.8% contre 23.8 % pour
la tranche 15 à 49 ans.
STRATEGIE
Il n’existe nul part de modèle standard d’une stratégie de lutte
antibilharzienne .
Il a fallu concevoir un programme pouvant répondre aux caractéristiques
épidémiologiques et opérationnels du Maroc .
Cependant, l’expérience acquise tout au long de lutte antipaludique a été
d’une grande importance pour l’élaboration d’un programme de lutte
contre la bilharziose.
Ainsi, il a été décidé que le programme se déroule en trois phases:
Phase préparatoire.
Phase opérationnelle.
Phase d’évaluation.
Phase préparatoire
Elle comporte cinq objectifs:
[Link] malacologique consiste à :
Mettre au point un système de surveillance malacologique .
Élaborer des directives et documents de travail.
Équiper les laboratoires et les formations sanitaires en matériel .
Former le personnel.
2. Objectif consiste à étudier le réservoir humain:
Elaborer des directives et document de travail.
Equiper les laboratoires et les formations
sanitaires en matériel .
Former le personnel.
Elaborer les techniques de dépistage du porteur de
parasite
Délimiter et évaluer les foyers de bilharziose .
3. Objectif consacrer à la chimiothérapie :
Élaborer des directives et document de travail.
Évaluer les besoins aux médicaments .
Mettre aux points les schémas thérapeutiques.
Décrire les modalités de prise en charge des
malades .
4. Objectif vise la lutte contre l’hôte
intermédiaire :
Élaborer des directives et document de travail.
Développer la lutte molluscicide.
Former le personnel.
5. Objectif :
Évaluer l’avancement des travaux .
Élaborer des directives et documents de travail.
PHASE OPÉRATIONNEL
Elle repose sur deux principes :
Empêcher l’homme d’infester le mollusque en dépistant et
traitant les cas .
Empêcher le mollusque d’infecter l’homme en assainissant le
milieux .
PHASE D’ÉVALUATION
Apprécier la qualité des opérations .
Mesurer l’impact des opérations menées.
Les méthodes de luttes
Les principes de la lutte contre la bilharziose sont:
Réduire la possibilité de contamination des eaux .
Détruire les hôtes intermédiaires par l’application des moyens chimique,
élimination des gites .
Eduquer la population pour réduire les contacts avec les eaux
contaminées
Organigramme de la lutte
antibilharzienne
Voir schémas
la lutte contre le parasite :
1. Dépistage sélectif :
Il peut être passif ou actif consiste à prélever un échantillon d’urine chaque
fois qu’un malade présente l’un des symptômes ( hématurie , pollakiurie ,
dysurie)
2. Le dépistage de masse :
Ce mode de dépistage inclut :
Le prélèvement fait dans le carde d’une enquête autour d’un cas;
Prélèvement fait dans le carde d’une opération organisée de
chimiothérapie .
3. Le dépistage intensif systématique :
Il est organisé dans les foyers où la transmission est importante , tant sur le
plan de la population touchée ou exposée que sur le plan de l’espace
couvert par l’aire d’endémie.
L’enquête épidémiologique
Elle est entreprise systématiquement chaque fois qu’un cas est dépisté dans
une zone considérée comme indemne
1. Objectif :
Déterminer l’origine probable de l’infection;
Dépister une éventuelle existence de d’autre cas;
Évaluer la situation épidémiologique ;
Déroulement de l’enquête
Elle se fait au lieu de résidence de malade. Pour mener à bien les
investigations , un minimum de questions normalisé dans un formulaire
spécifique à l’enquête;
L’exploitation et l’analyse des données collectées auprès du malade
permet de déterminer l’origine probable de l’infection et de donner une
classification du cas :
Cas autochtone :
l’enquête révèle que le malade réside dans une localité où existe déjà d’autres cas
de bilharziose .
Cas de réinfection :
l’enquête révèle qu’il s’agit d’un cas connu ayant reçu un traitement et déclarer
guéri.
Cas importé :
l’enquête prouve l’inexistante d’autres cas ainsi que l’absence de gîtes;
Cas classés :
TECHNIQUE DE PRÉLÈVEMENT
Soumettre le consultant à une épreuve d’effort.
Effectuer le prélèvement tout de suite .
Prélever dans un flacon en plastique avec un liquide
conservateur .
Mélanger pour homogénéiser .
Établir un bon individuel .
La chimiothérapie
Objectifs
La guérison totale des malades .
La diminution de l’intensité de l’infection .
La réduction du potentiel du transmission.
Les médicaments antibilharziens :
Le niridazole ( ambilhar)
Le metrifonate (bilharcil)
Le praziqantel
MODALITÉS DE PRISE EN CHARGE DE MALADE
La prise en charge d’un malade identifié comprend :
Le déclenchement de l’enquête épidémiologique.
L’enregistrement du malade .
L’administration du traitement .
La surveillance du traitement :
Des réactions peuvent apparaître :
Vomissements .
Diarrhées .
Douleur abdominale.
Contrôle post-traitement :
Premier contrôle effectué 8mois après le traitement .
Deuxième contrôle effectué 12mois après le traitement .
La négativité des urines est prononcée après trois examens pendant
trois jour qui confirment l’absence d’œufs .
Action contre l’hôte intermédiaire
Objectifs:
identifier les gîtes
répartition leur répartition dans l’espace
identifier les facteurs influencent le comportement de l’H I;
connaître les variations saisonnières de l’HI;
déterminer la période probable de transmission;
définir les mesures de lutte appropriées
Surveillance des gîtes
Une fois que toutes les gîtes sont répertoriées, on procède à la sélection
des prospection selon l’importance des gîtes;
La lutte contre le mollusque
Réduire la densité de l’HI;
Interrompre la chaîne de transmission;
Diminuer le risque de réinfection;
Les moyens de lutte disponibles sont:
❖ La lutte écologique;
❖ La lutte chimique
❖ La lutte biologique