1.
Comment restaurer la confiance des citoyens dans le système
judiciaire face aux défis posés par la corruption et l’instabilité
institutionnelle ?
Premièrement, en combinant l’application de la loi avec une
valorisation de la justice : il ne suffit pas de se référer strictement aux
textes juridiques, mais il faut aussi faire preuve d’intuition afin que les
juges puissent rendre la justice de manière équitable, ce qui renforcera
naturellement la confiance du peuple.
Deuxièmement, la société civile et les médias ont le devoir d’éduquer à
la loi : il s’agit de faire connaître les nouvelles règles et les procédures
judiciaires pour éviter que certains soient condamnés simplement par
ignorance de la loi.
Troisièmement, l’exemplarité venant d’en haut : les exécutifs et les
législateurs doivent eux-mêmes être des modèles dans l’application
des lois, pour entraîner l’adhésion de la population et accroître la
confiance.
2. Quel est l’impact des inégalités sociales et économiques sur l’accès
à la justice et la perception de l’impartialité du système judiciaire ?
Premièrement, les procédures judiciaires sont complexes et coûteuses,
ce qui décourage les plus démunis d’avoir recours à la justice ; les
décisions peuvent prendre plusieurs années à être appliquées,
poussant les gens à préférer la négociation faute de patience pour les
longues procédures.
Deuxièmement, les riches sont avantagés car ils peuvent se permettre
d’engager des avocats et de faire appliquer les décisions rapidement,
ce qui crée un sentiment de justice réservée aux nantis.
Troisièmement, l’ignorance de la loi et le manque de preuves
suffisantes (comme dans les débats entre PPNT et PPT) obligent les plus
défavorisés à renoncer à la justice, car ceux qui maîtrisent le droit et
disposent d’outils juridiques gagnent souvent les procès.
Enfin, il est du devoir du système judiciaire et de la société civile de
sensibiliser la population au droit et d’améliorer la qualité des services
judiciaires, afin d’assurer une justice équitable pour tous.