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CM2 BILAN PSYCHOLOGIQUE
1) Cadre de l’examen
Les règles de déontologie et le code professionnel sont des composantes essentielles du
cadre de l’examen. Dans le code on trouve des sessions spécifiques qui parlent du bilan
psy notamment au niveau du choix des méthodes et des règles déontologiques.
Les règles garantissent la probité de la démarche du psychologue.
Elles lui permettent d’effectuer un certain nombre de choix méthodologiques, relationnels
et organisationnels et éventuellement de se justifier en cas de conflit. Même si aucune
valeur juridique, cela va permettre d’appuyer notre démarche et d’être soutenu par
d’autres professionnels si patient pas d’accord.
Le respects des règles de déontologie, en particulier a confidentialité et le secret
professionnel, est la condition sine qua non d’une relation de confiance nécessaire à la
réalisation d’un examen psychologique. C'est-à-dire qu’avant d’amorcé le bilan, on doit
répéter ces règles au bilan mais aussi il faut les répété. Il faut lui dire ce qu’on va
transmettre, ce qu’on ne va pas transmettre. Si on doit répéter quelque chose, il faut le dire
au patient et pourquoi on doit le dire (ex : son propre danger).
2) Sources d’information et choix des méthodes
Le choix des méthodes et des informations utilisées pour réaliser l’examen
psychologique est une compétence centrale du psychologue
Ce choix est guidé par les questions posées au début de l’examen, les caractéristiques du
patient et de son milieu (âge, contexte social et culturel, la maîtrise de la langue, son éventuel
handicap…) et les qualités mêmes des méthodes.
Le psychologue va effectuer un choix raisonné, argumenté et spécifique à chaque situation. Il
doit être capable de justifier ce choix. Les informations proviennent notamment de :
- L’anamnèse et des examens antérieurs (ne pas lui faire refaire les mêmes tests pour
éviter tout effet d’apprentissage).
- L’entretien avec le patient Les choix des tests vont également se faire lors de
l’anamnèse en fonction de ces capacités de compréhensions par exemple.
- L’observation du patient
- Les questionnaires standardisés et tests administrés
Les tests choisis par le psychologue doivent présenter des qualités de mesure
scientifiquement démontrées
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Le psy s’assure que l’environnement dans lequel se déroule la passation des tests est à
l’abri de perturbation extérieures. On essaie qu’il y ait le moins de perturbations extérieurs
pour faire ressortir le mieux les compétences du patient.
Il respecte strictement les instructions et consignes décrites dans les manuels et se
conforme aux procédures standardisées décrites pour calculer les scores.
Il choisit le type de normes, ou l’échantillon de comparaison, le plus approprié aux
objectifs de l’examen et le précise clairement dans le compte rendu.
Le psychologue prend en compte les contextes particuliers qui peuvent influencer la
validité de procédures utilisées
Les retests engendrent parfois un apprentissage ou une habituation à la tâche, notamment
dans les tests de performance.
Certaines procédures sont particulièrement sensibles aux spécificités culturelles des
enfants, notamment langagières. Si l’enfant à des difficultés langagières, on va chercher
des tests qui ne font pas appel à ses capacités là.
Le psychologue choisit des méthodes qui prennent en compte les contextes socioculturels
ou adapté ses interprétations en conséquence.
I. Les modalités de l’examen psychologique
1) Repérage des étapes de l’examen psychologique : le cas de Catherine
Etudiante en langues étrangères de 22 ans qui depuis 1 an est suivi en consultation
psychiatrique. Depuis 2 ans, elle souffre de crise de boulimie et vomissement pour ne pas
prendre de poids. Le suivi a commencé parce qu’elle se déclarait préoccupée par sa santé et
déstabilisée par des problèmes familiaux. Ces difficultés croissantes ont amené la psychiatre à
demander une hospitalisation pour mettre au point un projet de soin cohérent. Cela va lui
permettre de sortir du contexte habituel mais aussi de proposer une rééducation alimentaire
adapté.
A l’entretien d’entrée avec le stagiaire psychologue, Catherine reconnait volontiers qu’elle est
très préoccupée par son poids et qu’elle a toujours fait des régimes depuis son adolescence.
« J’ai toujours été un peu potelée » alors qu’elle ne présente pas d’excédent pondéral objectif.
Depuis sa première année à l’université, elle a toujours pris l’habitude de se faire vomir, et
d’avoir utilisé certains médicaments diurétiques ou laxatifs. Ces difficultés se sont accentuées
fortement depuis 3 mois, puisqu’elle déclare ne plus pouvoir se contrôler et de se faire vomir
3 ou 4 fois par jour. Elle s’est mise aussi à ingérer plusieurs dizaines de cachets d’aspirine et
de paracétamol par jour afin de combattre la sensation de faim. Ces comportements ont eu des
effets secondaires : sensations de brûlure d’estomac et troubles hépatiques.
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a) Contexte personnel
Les parents n’ont réellement pris conscience des problèmes de leur fille que lors de
l’hospitalisation. Catherine a une vie quotidienne tout a fait satisfaisante. Soutien important de
ses amis et de son petit ami qu’elle connait depuis 4 ans.
Au niveau des études, elle a toujours été décrite comme une bonne élève aussi bien dans ses
études secondaires, qu’universitaire.
Il y a plus d’un an, alors qu’elle avait commencé ses consultations en libéral, Catherine est
rentrée chez ses parents pour les vacances et les a trouvés très changés. Déjà ses parents ne lui
ont pas exprimé un soutien adéquat dans sa démarche de soin, et leur couple était plein de
tension et d’appréhension. Des conflits étaient apparus à propos de certains comportements de
son père (habitude de boire à la sortie du bureau et qu’il rentrait tard prétextant qu’il a du
travail). La mère de Catherine a suspecté que son mari le trompé mais il a confié à Catherine
qu’il avait une histoire avec sa secrétaire tout en récusant toutes les accusations de sa femme.
Quand son père lui avoua cela, Catherie a prit cela plutôt calmement, mais n’était pas à l’aise
avec les confessions de son père vis-à-vis de sa mère mais a décidé de garder le secret.
A cette époque, elle put récupérer un certain contrôle d’elle-même et retourna à l’université.
Suite à ce climat de conflit, ses parents se sont séparés. Elle passa beaucoup plus de temps
avec son père et très peu de temps avec sa mère car elle a l’impression d’être moins proche de
lui. A la fin de l’année, elle apprit que son père était poursuivi pour malversation financière au
sein de son entreprise et qu’il était en mauvaise posture. Elle est dans une période où elle est
soumise a de multiples stresseurs (dont des pb de santé de son ami), C perd de nouveau le
contrôle et rechute dans ses crises de boulimie et vomissement.
Ces à ce moment là qu’elle redemande une nouvelle consultation et c’est à ce moment là que
le psychiatre décide de l’hospitaliser. A l’admission à l’hôpital, Catherine est décrite par
l’équipe soignante comme une personne séduisante et gracieuse. Catherine justifie son
hospitalisation n disant qu’elle a besoin d’aide « pour améliorer son état de santé ».
Elle décrit son humeur comme un peu déprimé et irritée. Elle n’exprime aucun signe de
trouble dans sa perception ou dans son activité cognitive et reconnait avoir parfois des idées
de morts sans avoir des plans précis de comment passer à l’acte. Il est important de demander
au patient s’il a ou il a eu des envies de se suicidé et s’il a déjà préparé un plan. Elle se plaint
également d’insomnies et de difficultés de concentration assez anciennes.
b) Hospitalisation
Catherine est hospitalisée dans une structure spécialisée dans les troubles du comportement
alimentaire. Elle trouve que la discipline imposée constitue une aide et elle s’adapte
rapidement à la vie de cette unité. Elle est suivie par une nutritionniste, elle est prise en charge
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psychologiquement et est suivi par un psychiatre. Elle ne bénéficie pas de traitement
médicamenteux.
Catherine exprime parfois de l’agressivité et de la colère à l’égard de sa mère et lui reproche
de ne pas avoir suffisamment soutenu son père. Elle est toutefois surprise du soutien qu’elle
lui apporte pour cette hospitalisation. Elle se considère pourtant plus proche de son père, qui
lui a toujours apporté son soutien et a entretenu des relations plus chaleureuses avec elle.
C’est pourquoi elle est surpise qu’il ne lui manifeste qu’un soutien modéré, et ne l’encourage
pas vraiment à se soigner. Ambivalence au niveau du soutien obtenu par ses parents. Son petit
ami représente une aide précieuse (accepte de rencontrer l’équipe soignante). Pendant cette
hospitalisation, l’évolution de Catherine est très positive (rééquilibre alimentaire…).
C’est à ce moment là qu’intervient l demande de diagnostic psychologique est formulée par le
psychiatre responsable de l’unité d’hospitalisation à la psychologue du service. Ici il faut se
demander si moi en tant que psychologue, je dois faire l’examen psychologique comme le
demande le psychiatre. Est-ce que c’est le bon moment pour le patient ? Dans quel but ? La
demande de diagnostic est faite car l’équipe veut évaluer l’opportunité de la mise en place
d’une psychothérapie avec un suivi en consultation externe.
c) Procédures
Un mois après son admission, Catherine se prête à un examen psychologique dans l’optique
de construire un projet de soin. Le choix des instruments est guidé par la demande d’examen
et les qualités propres à chaque outil.
La psychologue choisie comme première méthode l’entretien clinique car contexte de détresse
émotionnelle du patient afin de nouer une relation de confiance. Pour la psychologue,
l’entretien clinque est un premier outil utilisé pour évaluer. Ensuite ces données de l’entretien
seront mises en correspondance avec les autres instruments plus structurés ou directifs.
Afin de répondre à la question diagnostic, la psychologue a décidé de faire passer un
inventaire de personnalité : le MMPI-2. Cet instrument permet d’apporter des renseignements
importants sur les facteurs personnels qu’il est nécessaire d’explorer pour élaborer un plan de
traitement. Le Rorschach est lui aussi intégré, dans une logique de confirmation/infirmation
du [Link] est reçue lors de 2 séances, la première consacrée à l’entretien et la
passation du Rorschach (1h45), la seconde à l’administration du MMPI-2 (50min).
d) Diagnostic psychologique
Le diagnostic psychologique s’organise autour de 3 thèmes :
- Présence d’un trouble affectif accompagné d’une absence de contrôle
- La présence d’une douleur psychique importance lé à sa propre image
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- Des conflits lés à la problématique dépendance/ autonomique
Les troubles alimentaires de Catherine seraient pour elle l’unique moyen d’exprimer ses
émotions et désirs d’autonomie et une tentative de contrôler une situation familiale qui lui
échappe de plus en plus. Ils exprimeraient aussi des préoccupations anciennes portant sur son
image et une tension particulière relativement récente due à un environnement en plein
bouleversement.
e) Etapes de l’examen psychologique
Le détail sur la prise de contact avec la patiente : la psy a déjà vu la patiente avant
l’examen, on veut savoir comment elle est rentré en contact avec elle.
Explication du contexte d’évaluation à la patiente
Le consentement
La demande : psychiatre de l’unité de soin dans l’objectif de mettre en place un suivi
psychothérapeutique.
Entretien initial : anamnèse, relation de confiance
Choix et administration des tests : entretien, MMPI-2 et Rorschach
Traitement des données et analyse des résultats : analyse des données issues de
l’entretien et des tests
Rédaction du rapport et donc diagnostic psychologie où elle dit bien que ces troubles
alimentaires s’expriment par le fait de vouloir contrôler les choses et d’exprimer ses
émotions.
comment cette évaluation peut être utile pour le patient
Modalités de restitution
Les attitudes du psychologue lors de la réalisation d’un examen psychologique : Ce sont ses
qualités proprement cliniques que le psychologue doit mettre en œuvre lors de la phase de
recueil de données, pendant la passation. En effet, le psychologue doit être à l’écoute du
patient. Par exemple, si la personne se met a pleurer, il faut savoir s’ajuster, on va l’écouter et
on doit être prêt à arrêter l’évaluation si on voit la personne trop en difficulté.
Ainsi le psychologue doit avoir
- la finesse dans son observation
- des qualités relationnelles
- de l’empathie
- la capacité à fournir un étayage.
Celles-ci doivent cependant reposer sur un choix judicieux concernant les outils utilisés ainsi
que l’ordre de passation retenu pour le déroulement du bilan psychologique.
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2) L’accueil du patient
Doit-on recevoir la personne qui demande un rdv immédiatement ou doit-on laisser passer
un peu de temps ?
Certaines personnes ont besoin d’une prise en charge immédiate, surtout lorsque la demande
vient de la personne. Pour d’autres, le caractère d’urgence n’est pas présent. Ils sont amenés à
consulter par des voies détournées (médecin, famille,…).
Quand la demande ne vient pas de la personne directement mais de l’entourage, il vaut mieux
laisser un laps de temps pour que l’individu réfléchisse à sa situation, s’informer sur ce qu’est
un psychologue. S’il s’agit d’un enfant, celui-ci n’est jamais demandeur directement. Dans ce
cas là, le psychologue demande aux parents de préparer l’enfant à la situation : de lui
expliquer ce qu’est un psy, ce qu’il va se passer pendant la séance. Il est primordial d’avoir le
consentement de la famille mais aussi de l’enfant. Le risque qu’il y a c’est que si l’enfant
n’est pas informé, il risque d’être angoissé, stressé, il va se sentir en situation d’examen qu’il
connait déjà sous forme d’examen scolaire ou médical (associé à quelque chose de négatif).
L’enfant a besoin d’être sécurisé, d’établir une relation de confiance avec le psychologue. Ce
n’est qu’à partir de là que l’examen psychologique est possible. Il ne faut pas avoir peur de
prendre le temps (ex temps de jeu) pour que l’enfant accepte entièrement la démarche.