ÉCS2 Corrigé du Devoir Libre no 1 septembre 2015
Exercice 1. 4. Soit x ∈ [ 0 ; +∞ [. De G(f (x)) =
1 + G(x) on tire G(f (x)) > G(x) puis
2
1. • G est la primitive s’annulant en 0 de la fonction t 7→ et , elle-même de classe C∞ f (x) > x puisque G est strictement
sur R. Donc G est de classe C∞ sur R. croissante. On a alors :
2 Z f (x) Z f (x)
• Comme : ∀x ∈ R, G′ (x) = ex > 0, G est strictement croissante sur R. Avec le 2 2
et dt > ex dt, c’est-à-dire
point précédent, ceci établit que G est une bijection de R sur G(R). x x
2 2 2
• Comme : ∀t ∈ [ 0 ; +∞ [ , et > 1, par croissance de l’intégrale on obtient la 1 > ex (f (x)−x) d’où f (x) 6 e−x +x.
minoration : ∀x ∈ [ 0 ; +∞ [ , G(x) > x. Par comparaison : lim G(x) = +∞. ∀x ∈ [ 0 ; +∞ [ , 0 6 f (x) − x 6 e−x ,
2
x→+∞
• Le changement de variable u = −t dans l’intégrale définissant G(x) donne : et en gendarmant lim f (x) − x = 0.
Z −x Z x x→+∞
t2 2
La première bissectrice est asymptote
∀x ∈ R, G(−x) = e dt = − eu du = −G(x).
0 0 à Cf en +∞... et par symétrie par rap-
Ainsi G est impaire et lim G(x) = −∞. Avec le point précédent, G(R) = R. port à ∆, elle l’est aussi en −∞ !
x→−∞
G est une bijection C∞ de R sur R.
Comme G′ ne s’annule pas sur R, le cours de première année affirme que G−1 est
′ 1 Exercice 2.
dérivable sur R, avec ∀y ∈ R, G−1 (y) = ′ −1
G (G (y)) 2
Z x Z x
G−1 est dérivable. 1. Soit g : [ 0 ; 1 ] → R, x 7→ f (t)dt − f 3 (t)dt.
2. Soit x ∈ R. Observons que : ∀y ∈ R, 0 0
y
Il s’agit alors d’établir que g(1) > 0.
Z
2
et dt = 1 ⇔ G(y)−G(x) = 1 ⇔ y = G−1 1+G(x) puisque G est bijective. Ainsi,
x
Comme f est C1 , g est C2 (différence
Z x de primitives defonctions
Z x C1 ). On a :
puisque l’équation définissant f (x) possède une unique solution, f (x) est parfaitement
∀x ∈ [ 0 ; 1 ] , g ′ (x) = 2f (x) f (t)dt − f 3 (x) = f (x) 2 f (t)dt − f 2 (x) .
définie. f est définie sur R et on a même l’expression
: 0 0
∀x ∈ R, f (x) = G−1 1 + G(x) (♥). Comme f (0) = 0 et f est croissante,Zon a : ∀x ∈ [ 0 ; 1 ] , f (x) > 0.
x
Et comme G et G−1 sont dérivables sur R, cette expression montre que :
On étudie alors sur [ 0 ; 1 ] h : x 7→ 2 f (t)dt − f 2 (x), de classe C1 .
f est dérivable. 0
3. Il convient déjà de réfléchir aux conditions pour que la courbe Cf représentant f ∀x ∈ [ 0 ; 1 ] , h′ (x) = 2f (x) − 2f (x)f ′ (x) = 2f (x)(1 − f ′ (x)) > 0. Ainsi h est crois-
admette la droite ∆ d’équation y = −x pour axe de symétrie. sante, et comme h(0) = 0, h est positive. Ce qui induit la positivité de g ′ , donc la
• Si M = (x, y), alors son symétrique par rapport à ∆ est M′ = (−y, −x). croissance de g, qui elle aussi vérifie g(0) = 0. Donc g(1) > 0 ... CQFD !
• Soit x ∈ R. Soit M = (x, f (x)) le point de Cf d’abscisse x. Le symétrique M′ de Z 1 Z 1 2
M par rapport à l’axe ∆ est M′ = (−f (x), −x), et il est aussi sur Cf si, et seulement f 3 (x)dx 6 f (x)dx
0 0
si, −x = f (−f (x)). On peut ainsi conclure que :
Cf est symétrique par rapport à ∆ si, et seulement si, ∀x ∈ R, f (−f (x)) = −x. Analyse du cas d’égalité.
• Il reste à s’assurer que f vérifie Pour qu’il y ait égalité, il est nécessaire que g(1) = 0. Et comme g est croissante et
cette condition. Soit
x ∈ R. nulle en 0, cela entraîne que g est nulle. Alors g ′ est nulle, donc le produit f h est
f (−f (x)) = G−1 1 + G(−f (x)) = G−1 (1 − G(f (x)) (G est impaire.)
= G−1 1 − (1 + G(x)) (G ◦ f = 1 + G par (♥)) nulle. Distinguons deux cas :
= G−1 − G(x)) = −G−1 G(x) = −x (G est impaire !) • si f est nulle, alors il y a bien cas d’égalité.
Ainsi : ∀x ∈ R, f (−f (x)) = −x. • si f n’est pas nulle, comme f est continue et croissante, il existe un réel α tel que
f est nulle sur [ 0 ; α ] et strictement positive sur ] α ; 1 ].
Cf est symétrique par rapport à ∆.
Supposons α > 0.
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Sur l’intervalle ] α ; 1 ], on a : h est nulle, donc h′ aussi, et comme f est non nulle, • Un premier cas particulier.
1 − f ′ = 0, donc f ′ = 1. Supposons, pour simplifier les calculs, que la courbe de f admet le centre du repère
Mais sur l’intervalle [ 0 ; α ], f est nulle donc f ′ = 0. O = (0, 0) et un point A = (a, b). On peut alors penser que la candidate fonction
Ainsi lim f ′ (x) = 0 6= 1 = lim f ′ (x), ce qui contredit la continuité de f ′ en α. b
x→α− x→α+ affine est g : x 7→ x. Soit alors h = f − g. Nous avons f = g + h et g affine. Il reste
C’est donc que α = 0, avec f ′ = 1 sur ] 0 ; 1 ], et même sur [ 0 ; 1 ] par continuité. a
à étudier si h est périodique, auquel cas nous aurons gagné ! ! !
Comme f (0) = 0, on en déduit que : ∀x ∈ [ 0 ; 1 ] , f (x) = x. On vérifie alors sans Comme on pense que 2a est un candidat sérieux comme période, tentons notre
peine qu’il y a bien égalité pour cette fonction. chance. N’oublions pas que la symétrie par rapport à O induit f (−x) = −f (x)
Bilan : il y a égalité dans l’inégalité précédente si, et seulement si, f est la et celle par rapport à A induit f (a + x) = 2b − f (a − x).
fonction nulle ou la fonction identité. b
h(x + 2a) = f (x + 2a) − g(x + 2a) = f ((x + a) + a) − (x + 2a)
2. • Avec f 4 au lieu de f 3 ... a
x
b
Z
Pour tout x ∈ [ 0 ; 1 ], f (x) − f (0) = f ′ (t)dt et les conditions f (0) = 0 et = 2b − f (a − (x + a)) − x − 2b
0 a
0 6 f ′ 6 1 donnent : 0 6 f (x) 6 x 6 1, ce qui fait que f 4 (x) 6 f 3 (x) et il vient b
= −f (−x) − x = f (x) − g(x) = h(x)
immédiatement : a
Z 1 Z 1 Z 1 2 f est bien la somme d’une fonction affine (et même linéaire) et d’une fonction pério-
4
f (x)dx 6 3
f (x)dx 6 f (x)dx dique.
0 0 0 • Cas général.
Le cas d’égalité nécessite le cas d’égalité de la question 1, par conséquent f = 0 ou On suppose que la courbe C de f admet les points A = (a, b) et A′ = (a′ , b′ ) comme
→ −
− →
f = id[ 0 ; 1 ] . Mais il n’y a pas égalité dans le cas f = id[ 0 ; 1 ] (1/5 < 1/4 !). centre de symétrie dans le repère (O, i , j ) où nous notons x et y les coordonnées
Seul le cas f = 0 donne égalité. des points. Pour exploiter le premier cas, effectuons une translation et plaçons-nous
→ −
− →
• Avec f 2 au lieu de f 3 ... dans le repère (A, i , j ), où nous noterons X et Y les coordonnées des points.
Les arguments précédents montrent que f 2 > f 3 et on peut penser que l’inégalité ne Pour tout point M = (x, y)(o,→ − →− , les coordonnées (X, Y) de M dans le repère
i,j)
−
→ − →
tiendra pas ... Prenons par exemple f = id[ 0 ; 1 ] et observons : (A, i , j ) sont données par : (
Z 1 Z 1 2
2 1 1 X=x−a
f (t)dt = > = f (t)dt ! .
0 3 4 0 Y=y−b
L’inégalité ne demeure pas en remplaçant f 3 par f 2 . y = f (x) ⇔ Y + b = f (X + a) ⇔ Y = F(X) où je pose F : t 7→ f (t + a) − b. La courbe
→ −
− →
Complément : Nous aurons l’occasion de démontrer le résultat général suivant : de F dans (A, i , j ) est C, et admet le centre A du repère, ainsi que A′ , comme
Inégalité de Cauchy-Schwarz centres de symétrie. Par le cas particulier, il existe une fonction linéaire G et une
2 fonction périodique H telles que F = G + H. Comme : ∀t ∈ R, F(t) = f (t + a) − b ⇔
Z 1 Z 1
pour tout fonction f continue sur [ 0 ; 1 ], f 2 (t)dt > f (t)dt ∀x ∈ R, f (x) = b + F(x − a) , on a alors :
0 0
avec égalité uniquement pour les fonctions constantes. ∀x ∈ R, f (x) = b + G(x − a) + H(x − a).
Or x 7→ b + G(x − a) est affine puisque G est linéaire et x 7→ H(x − a) est périodique
puisque H l’est.
Exercice 3. f est somme d’une fonction affine et d’une fonction périodique.
Et si la courbe de f admet au moins trois centres de symétries distincts, elle en
Faîtes un petit dessin et observez : il se pourrait que l’écart entre les abscisses des admet deux A et A′ , donc elle est la somme d’une fonction affine et d’une fonction
points de symétrie soit une période (peut-être plutôt une demi-période) possible et périodique. Du coup, elle admet une infinité de centres de symétrie obtenus par
que la pente entre les deux centres soit la pente de la fonction affine. Précisons les −−→
translations successives de vecteurs ±AA′ de A. Une figure devrait vous rassurer...
choses.
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