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la connaissance des goulets. L’objectif de long terme est de supprimer les goulets. Il serait stupide de
continuer longtemps sans pouvoir répondre à la demande, donc de perdre des parts de marché.
Nous n’avons étudié ici qu’une petite partie du management par les contraintes, fondée
sur le pilotage d’atelier. Mais d’autres aspects de management plus globaux existent, et en particulier
une réflexion sur la mesure de la performance de l’entreprise.
4.2.7. Ordonnancement
Par le passé, certaines sociétés qui distribuaient des logiciels d’ordonnancement
indiquaient que l’on pouvait utiliser leur logiciel sans nécessité d’avoir une GPAO pour planifier la
production. L’argument était qu’il suffisait d’entrer dans le logiciel d’ordonnancement l’ensemble
des ordres de fabrication découlant du carnet de commandes client et que le système se chargerait de
tout ! C’est évidemment une grave erreur. On ne peut pas faire de l’ordonnancement sans planification
globale puis détaillée, au préalable (MRP2). La planification permet de donner des dates de début et
de fin à chaque ordre de fabrication engendré par les ventes du carnet de commandes mais aussi par
les prévisions de ventes et de plus, les différents calculs des charges (globales et détaillées) vont
permettre de dimensionner l’outil de production (capacité). Sans GPAO ou ERP, l’ordonnancement
est nécessairement une catastrophe…
a. Complexité et simplification de l’ordonnancement
On a pu voir, notamment à travers l’exemple d’ordonnancement, qui ne concernait
pourtant que 4 OF et 5 machines, que les techniques d’ordonnancement sont complexes et peu stables
(à cause des aléas). La durée de vie d’un ordonnancement ne dépasse pas quelques heures. Il faut
donc réordonnancer sans cesse, et finalement cette activité devient vite chronophage.
Traditionnellement, l’ordonnancement est une activité centralisée (un service ou un responsable par
atelier de production). Si l’on arrive à simplifier les processus de production avec des îlots de
production et des mises en ligne : L’implantation d’atelier), alors il devient possible de simplifier
l’ordonnancement à tel point que l’on peut supprimer le service central « ordo » et décentraliser celui-
ci : c’est-à-dire confier la gestion des priorités directement aux opérateurs.
Première technique : mise en place de boucles Kanban avec des index sur le planning Kanban
pour aider l’opérateur à décider du moment où il doit faire les changements de série : Le
pilotage d’atelier en flux tirés par la méthode Kanban).