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il est important que les forces vives de l’organisation travaillent ensemble pour converger vers un but
commun défini par la stratégie déployée. Prenons un exemple classique. Imaginons deux services
d’une entreprise : le service achats et le service production.
Imaginons que chacun de ces deux services recherche son efficacité individuelle, que va-
t-il se passer ?
Le service achats va chercher à minimiser ses coûts d’achats pour faire économiser de l’argent à
l’entreprise et pourra se targuer d’avoir fait économiser des sommes importantes. Mais les
conséquences pour la production seront dramatiques : les composants achetés à bas prix présenteront
sans doute des problèmes de non-qualité, de non-respect des délais, des quantités… qui finalement
coûteront beaucoup plus cher que les économies réalisées par les achats.
4.2.6. Mise en oeuvre de la gestion d’atelier par les contraintes
1. Les étapes préalables
La formation du personnel
La gestion d’atelier par les contraintes se traduisant par une conception de l’entreprise très
différente de la conception traditionnelle, il est tout à fait souhaitable de commencer par former ou
au moins informer le personnel de la nouvelle manière d’appréhender les problèmes dans l’entreprise.
Cette formation doit se faire à tous les niveaux hiérarchiques, y compris les opérateurs qui vont être
les utilisateurs directs de la méthode.
Les actions de progrès
On retrouve ici toutes les actions préconisées par la philosophie du Lean Manufacturing mais
appréhendées sous l’angle de la gestion par les contraintes.
Nous avons déjà précisé précédemment la manière d’envisager le SMED et la
maintenance préventive par les goulets ; nous allons maintenant décrire simplement la manière
d’envisager les contrôles qualité sur les goulets.
Dans une démarche juste-à-temps, on cherche à développer l’autocontrôle et la maîtrise
des procédés de manière à empêcher que la non-qualité se génère.