TROUBLE BIPOLAIRE DE L’ADOLESCENT À L’ADULTE - Item 62
Maladie chronique (10% de rémission seulement)
SYNDROME MANIAQUE
Maladie de « spectre » bipolaire : 10% de la population générale
Épidémiologie Classification
Débute en 15 et 25 ans BIPOLAIRE DE TYPE I F = H Épisode maniaque +/- Épisode dépressif
Retard diagnostique » 10 ans Épisode hypomaniaque + Épisode dépressif
Prévalence maladie bipolaire (I ou II) : 1 à 4 % de la population général BIPOLAIRE DE TYPE II Rupture avec l’état antérieur > 4 jours
2F > 1H Nécessite rarement une hospitalisation
ALD 100% à Fait partie des 10 maladies mondiales les plus invalidantes et couteuses
Héritabilité : 75% (Part d’expression clinique liée aux gènes) - ATCD 1er degré : RR = 10 BIPOLAIRE DE TYPE III Virage maniaque sous antidépresseur/corticoïde
Sémiologie
Rupture avec l’état antérieur > 7 jours - Symptômes > 3 ou 4 si humeur simplement irritable - Altération fonctionnement professionnel et/ou social - Hors substance
PERTURBATION DE L’HUMEUR - Gaie, expansive, exaltée, joie +/- Irritabilité
PSYCHOLOGIE MANIAQUE - Haute estime de soi, idées de grandeur, sentiment de toute puissance
PERTURBATION DE L’AFFECTIVITÉ (vision du monde) - Mégalomanie, ludisme, désinhibition
- Labilité émotionnelle
QUESTIONNAIRE DE DÉPISTAGE
PERTURBATION DES ÉMOTIONS - Hyperréactivité ou hyperesthésie
Mood Discorder questionnaire
- Hypersynthonie : Adhésion très rapide à l’ambiance
- Agitation psychique - Tachypsychie
ACCÉLÉRATION PSYCHIQUE - Pensée diffluente - Fuite des idées
- Coq à l’âne - Jeux de mots - Associations par assonances
ACCÉLÉRATION PSYCHOMOTRICE
- Hyperactivité motrice
ACCÉLÉRATION MOTRICE - Augmente l’activité à BUT DIRIGÉ
- Logorrhée - Tachyphémie - Hypermimie
- Insomnie partielle ou totale - Baisse du besoin de sommeil - ABSENCE de FATIGUE
SOMMEIL
- Hypersthénie (sensibilité viscérale augmentée)
- Anosognosie partielle ou totale (absence de la conscience du trouble)
FONCTIONS COGNITIVES
- Hypervigilance - Trouble de l’attention - Hypermnésie
CONDUITE - Anorexie ou hyperphagie : Amaigrissement même si prise alimentaire augmentée
SIGNES ASSOCIÉS ALIMENTAIRE - Déshydratation
LIBIDO Hypersexualité
RETENTISSEMENT FONCTIONNEL MAJEUR
ACHATS PATHOLOGIQUES ET DÉPENSES INCONSIDÉRÉES
COMPORTEMENTS À RISQUE - Sensations fortes, toxiques, sexuelle, vitesse
ACTES MÉDICO-LÉGAUX - À prévenir
Différentes formes cliniques « CP2AM »
à Idées mégalomaniques « pseudo-délirantes »
- Mécanismes : Imaginatif - Intuitif - Hallucinatoire (moins souvent interprétatif)
CARACTÉRISTIQUE PSYCHOTIQUE
- Thèmes : Mégalomanie, mystique, prophétique +/- sd d’influence, érotomanie, persécution, revendication…
+/- CONGRUENTE À L’HUMEUR
- Systématisé (paranoïaque) mais peu organisé
- Adhésion et critique variables
CARACTÉRISTIQUE MIXTE - Risque augmenté de suicide
CARACTÉRISTIQUE ANXIEUSE - Risque augmenté de suicide - Durée longue - Non-réponse thérapeutique
CARACTÉRISTIQUE EN PÉRI-PARTUM - Au cours de la grossesse et jusqu’à 1 mois du post-partum +/- suivi d’un EDC post-partum.
- Catalepsie +/- stupeur catatonique à Risque augmenté de suicide
- Activité motrice excessive non influencée par les stimuli extérieurs & stérile Absence de catatonie chez
CARACTÉRISTIQUES CATATONIQUES - Négativisme extrême (= Oppositionisme) l’hypomaniaque
Syndrome trans-nosographique - Mouvement volontaire particulier et position catatonique, stéréotypés,
maniérisme & grimaces (catatonie agitée)
- Echolalie ou échopraxie
Spécifications décrivant l’évolution des épisodes récurrents
CARACTÈRE SAISONNIER CYCLES RAPIDES
- Relation temporelle régulière (et non lié à des facteurs de stress) Pronostic sévère et résistance importante
- Rémission complète ³ 4 épisodes sur les 12 derniers mois
- ³ 2 épisodes saisonniers au cours des 2 dernières années Traitement : THYMORÉGULATEUR
Diagnostics différentiels
- Épisode dépressif caractéristique récurrent - Trouble de la personnalité - TDAH - Schizophrénie Bilan médical systématique
- Trouble anxieux - TOC - Trouble délirant persistant TA - FC - FR - Température - IMC - Pouls
- SEP - AVC - Démence - Lésions cérébrales… GLYCEMIE - IONOGRAMME SANGUIN - CALCEMIE
- Endocrines : Dysthyroïdie - Hypercorticisme - Hypoglycémie - Trouble ionique NFS - PLAQUETTES - CRÉATININE & URÉE - CRP
- Maladie de système - Infectieux TSH - BHC - ECG - TOXIQUE URINAIRE - bHCG - GDS
- Iatrogène : Corticoïde - IFN - Béta-bloquant - L-Dopa - OH - Cannabis - Cocaïne - AD - Isoniazide SCANNER injecté (ou IRM) - EEG (si 1er épisode)
Comorbidité
PSYCHIATRIQUES - Trouble anxieux : 40% avec Trouble panique (20%) et TOC : 20% - TDAH : 30% - TCA : 20%
ADDICTIVES : 50% - ALCOOL : 35% - Cannabis : 20% - Cocaïne - Stimulant : 10% - Sédatif < 10%
MÉDICALES - Comorbidités médicales : Syndrome métabolique - Cardio-vasculaire - SAOS - Endocrinienne - MICI - Neurodégénérative…
- Cycles rapides - Troubles psychiatriques associés : OH, anxieux - Pathologies médicales associées : Cardio-vasculaire - Diabète
MORBI-MORTALITÉ
- SUICIDE : 15%
Traitement
Critères d’hospitalisation dans le trouble bipolaire
- Troubles du comportement majeur
- Risque suicidaire élevé « L’ASTUCE du PU »
- Risque hétéro-agressif Tout patient hospitalisé pour élation de l’humeur est catégorisé comme maniaque,
- Forme sévère et résistante au traitement sauf si hypomane avec comorbidité complexe.
- Comorbidités complexes
- Isolement ou absence de soutient socio-familial
PHASE AIGUË - Traitement d’attaque (y compris hypomaniaque si retentissement clnique)
URGENCE : Hospitalisation en milieu fermé (SPDT +/- SPPI - SPDRE)
Réhydratation - Recherche systématique de prise de toxique - Eliminer une cause médicale et de contage (MST) +/- Arrêt d’un traitement antidépresseur (virage)
PRÉVENTION DU RISQUE SUICIDAIRE +/- Sauvegarde de justice si dépenses ou achats excessifs pour protection des biens - Information des proches
- THYMORÉGULATEUR : Lithium - Valproate de sodium - Antipsychotique atypique (Olanzapine - Risperidone - Quetiapine - Aripiprazole)
à Durée : 6 à 8 semaines (2 mois)
• Objectif :
CURATIF de l’épisode aigu
Prévention des récidives
Amélioration du pronostic de la maladie
Augmentation de l’espérance de vie
- Si épisode maniaque sévère : LITHIUM ou VALPROATE DE SODIUM + ANTIPSYCHOTIQUE ATYPIQUE
- +/- Si agitation majeur : BENZODIAZÉPINE PO (Diazépam ou Lorazepam dipotassique) ET/OU NEUROLEPTIQUE SÉDATIF (Loxapine - Cyamemazine - Chlorpromazine)
- Dernier recours : Isolement et contention des 4 membres après sédation chimique
- Surveillance :
• Constantes : FC - PA - FR - Température - Pouls - Tour de taille - GAJ
• Clinique : Agitation - Symptômes - Sommeil
• Traitement : Sédation - Hypotension artérielle - Constipation - Dyskinésies aiguës - Akathisie - Syndrome extra-pyramidal
• Bilan : ECG - Bilan lipidique - ionogramme sang
TRAITEMENT AU LONG COURS - Traitement de consolidation
Ambulatoire sur son secteur HDJ et/ou CMP ou CATTP - Prise en charge multidisciplinaire
- THYMORÉGULATEUR : Lithium - Valproate de sodium - Antipsychotique atypique (Olanzapine - Risperidone - Quetiapine - Aripiprazole)
à Durée : Recommandation décembre 2017 : Traitement des troubles bipolaires ne doit pas être inférieur à 2 ans +/- traitement prophylactique au long cours
• Objectif HAS :
Stabiliser l’humeur « L’ASTUCE du PU »
Prévenir les rechutes et risque suicidaire BIPOLAIRE & ANTIDÉPRESSEUR
Dépister & traiter les comorbidités Possibilité d’introduire des ISRS de façon prudente
Aider à prendre conscience et accepter le traitement si patient déjà sous couverture thymorégulatrice.
Préserver les capacités d’adaptation & d’autonomie, fonctionnement social, professionnel et affectif Contre-indication aux antidépresseurs tricycliques
Prendre en compte la dimension psychique du patient car plus pourvoyeurs de virages maniaques
- Dossier MDPH/CDAPH pour aide : AAH, APL, MVA, PCH…
- +/- Curatelle ou tutelle
à Si consentement impossible ou refus avec altération du discernement ET urgence vitale : Rôle de la personne de
confiance ou représentant légal si mineur ou patient sous mesure de protection.
ÉLÉCTRO-CONVULSIVO-THÉRAPIE - Amélioration rapide à court terme des symptômes sévères
Traitement curatif - Indications :
Fiche d’information remise au patient. • URGENCE VITALE
Nécessité du consentement du patient. • Fureur maniaque
• Résistance aux traitements Cf. dépression
• Mauvaise tolérance des psychotropes
• Etat catatonique
• Episode maniaque sévère et prolongé
• Contre-indication aux autres traitements : Femmes enceinte - Personnes âgées…
PSYCHOÉDUCATION - Programme d’information structurée
- Psychothérapie de soutien - Psychothérapie d’inspiration psychanalytique
PSYCHOTHÉRAPIE - Thérapie cognitivo-comportementale - Thérapies interpersonnelles
- Thérapies familiales et systémiques - Hypnose
- Palier des troubles cognitifs (30%)
REMÉDIATION COGNITIVE
- Cibles : Attention - Mémoire - Visuo-spatiaux - Exécutifs - Métacognitif - Cognition sociale
STRATEGIE DE REHABILITATION & RÉINSERTION -
« L’ASTUCE du PU » - Étiologies de la CATATONIE
- Schizophrénie - Sevrage en alcool
- Trouble bipolaire - Sevrage en benzodiazépine
- Syndrome de stress post-traumatique - AVC
- Dépression - Encéphalite - Tumeur cérébrale
- Syndrome parkinsonien - Trouble auto-immun
- Abus de substance ou overdose - Hyponatrémie
RÉMISSION DES MALADIES PSYCHIATRIQUES
- Schizophrénie : 25%
- Bipolaire : 10%
TROUBLE DÉPRESSIF DE L’ADOLESCENT & DE L’ADULTE - ÉPISODE DÉPRÉSSIF CARACTERISÉ (EDC)
2018
Epidémiologie
100 millions de cas d’épisodes dépressifs caractérisé s/an dans le monde 1ère cause d’années de vie perdues en bonne santé dans le monde
1er épisode dépressif caractérisé < 30 ans RISQUE MAJEUR DE SUICIDE : 30 à 50% des tentatives de suicide sont secondaires à
- Prévalence ponctuelle = 5% un épisode dépressif caractérisé
- Prévalence vie entière : Femme : 22% - Homme : 11% Facteurs de risque : Génétiques & Environnementaux
Diagnostic selon la HAS
Symptômes > 15 jours - Rupture avec l’état antérieur - État de détresse significatif
Au moins 2 symptômes principaux Au moins 2 des autres symptômes
- Concentration et attention réduite
- Diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi
- Humeur dépressive - Sentiment de culpabilité et d’inutilité
- Perte d’intérêt - Abattement - Perspectives négatives et pessimistes pour le futur
- Perte d’énergie - Augmentation de la fatigabilité - Idées et comportement suicidaires
- Troubles du sommeil
- Perte d’appétit
Sémiologie
- Humeur triste MATIN > soir
PERTURBATION DE L’HUMEUR
- Sentiment pénible, douloureux et envahissant - Agitation - Irritabilité
PERTURBATION DE L’AFFECTIVITÉ PSYCHOLOGIE DÉPRESSIVE AVEC SENTIMENT DE DÉVALORISATION OU DE CULPABILITÉ
- Anhédonie (perte d’intérêt ou de plaisir) - Aboulie - Apragmatisme
PERTURBATION DES ÉMOTIONS
Nb : Il n’y a pas d’émoussement affectif.
- Anergie : Sentiment de manquer d’énergie/tonus - Bradyphémie (discours lent) - Voix monocorde
- Asthénie : Diminution des forces, affaiblissement de l’état G. - Clinophilie +/- prostration
RALENTISSEMENT
- Bradypsychie (ralentissement du processus de réflexion) - Incurie (négligence corporelle, indifférence complète)
PSYCHOMOTEUR OU AGITATION
- Ruminations (piétinement des idées) - Aboulie (incapacité d’exécuter les actes planifiés)
- Bradykinésie (lenteur des mouvements) - Apragmatisme (incapacité à entreprendre des actions)
- Hypomimie +/- Amimie - Agitation « tension interne »
IDÉATIONS SUICIDAIRES
- INSOMNIE avec réveils nocturnes ou RÉVEIL PRÉCOCE (= signe de gravité)
SOMMEIL
- Hypersomnie > 10 h (rare)
FATIGUE OU ASTHÉNIE - Perte d’énergie
SIGNES ASSOCIÉS
CONDUITES ALIMENTAIRES - Anorexie - Hyporexie ou grignotage +/- Polyphagie - Hyperphagie
FONCTIONS COGNITIVES - Difficultés de concentration, troubles de la mémoire
- Diminution de la libido
AUTRES
- Troubles neuro-végétatifs, digestifs, urinaires, cardio-vasculaires…
Intensité de l’état dépressif caractérisé
Echelles d’évaluation standardisées pour le diagnostic et le suivi des EDC : PHQ-9, HDRS, BDI-II, MADRS
LÉGER MOYEN SÉVÈRE
- Symptômes juste suffisants au diagnostic d'EDC - Plus de symptômes que le stade léger - Présence de tous les symptômes
- Peu de perturbations sociales ou professionnelles - Perturbations sociales ou professionnelles modérées - Perturbations importantes
Différentes formes cliniques d’EDC à CP2A2M2
à État dépressif caractéristique SÉVÈRE avec risque suicidaire élevé Un patient peut
- Anhédonie, manque de réactivité aux stimuli - Sentiment de détresse et d’incurabilité - Aboulie sévère présenter plusieurs
MÉLANCOLIQUE
- Troubles du sommeil avec réveils matinaux précoces - Agitation ou ralentissement psychomoteur marqué formes cliniques
- Anorexie avec PERTE DE POIDS - Culpabilité excessive - Anesthésie affective lors d’un épisode
à Idées délirantes et/ou hallucinations
PSYCHOTIQUE - Thèmes : Idées de ruine - Incapacité - Maladie - Mort - Indignité et culpabilité (Nb : La persécution ne fait pas partie des thèmes)
Mélancolie délirante - État dépressif caractérisé psychotique congruent (ou non) à l’humeur
- Syndrome de Cotard : négation d’organe, du temps (immortel) ou du monde
MIXTE - État dépressif caractérisé avec ³ 3 symptômes maniaques ou hypomaniaques
- Réactivité de l’humeur paradoxale à la dépression
ATYPIQUE
- Appétit augmenté - HYPERSOMNIE - SENSATION DE MEMBRES LOURDS - Rejet dans les relations interpersonnelles
CATATONIQUE - Cf. Syndrome catatonique (Item 62)
- Signes d’anxiété au 1er plan
DÉTRESSE ANXIEUSE - Risque majeur de passage à l’acte = RAPTUS ANXIEUX
- Enervement, tension intérieure, agitation inhabituelle, difficulté à se concentrer, impression de perte de contrôle
PÉRI-PARTUM - Au cours de la grossesse et jusqu’à 1 mois du post-partum
à Dépression survenant dans un contexte d’abandon (réel ou ressenti)
- Il s’agit d’une dépression survenant chez l’enfant qui a déjà connu un lien d’attachement (survient généralement entre 6 et 12
DÉPRESSION ANACLITIQUE mois). Lorsque le nourrisson est séparé de sa mère, alors l’enfant voit ce lien rompu et se déprime.
- Chez l’adulte, on parle de dépression anaclitique surtout chez les « borderlines », lorsque qu’ils n’ont pas le contrôle de leur objet
de dépendance (crainte de la perte de cet objet).
Différentes formes clinique de troubles dépressifs
- Isolé (50%) - Dysphorie prémenstruelle : Labilité émotionnelle +/- anxiété et symptômes
- Récurrent ³ 2 EDC séparés > 2 mois sans symptômes (35%) physiques (Tension mammaire - Douleurs articulaires ou musculaires)
- Persistant = Chronique (dysthymique : 15%) : Humeur dépressive toute la - Trouble dépressif induit par une substance ou un médicament
journée pendant la majorité des jours > 2 ans (1 an pour les adolescents) - Trouble dépressif induit par une affection médicale
ÉPISODE DÉPRESSIF CARACTÉRISÉ
Évaluation du
RISQUE SUICIDAIRE
INTENSITÉ LÉGÈRE INTENSITÉ MODÉRÉE INTENSITÉ SÉVÈRE
Psychothérapie de soutien par le médecin généraliste Psychothérapie de soutien par le médecin généraliste Traitement antidépresseur
Selon le choix du patient ou du médecin
Suivi du patient Suivi du patient Avis psychiatrique avec psychothérapie
généraliste
Évaluation du risque suicidaire Évaluation du risque suicidaire Suivi du patient
Psychothérapie de soutien par le médecin généraliste
Selon le choix du patient ou du médecin généraliste
Suivi du patient
Avis psychiatrique avec ou sans psychothérapie
Évaluation du risque suicidaire
Avis psychiatrique avec ou sans psychothérapie
ÉVALUATION DE L'EFFICACITÉ DE LA PRISE EN CHARGE APRÈS 4 à 8 SEMAINES
RÉMISSION COMPLÈTE RÉMISSION PARTIELLE PERSISTANCE ou AGGRAVATION
Poursuite de la psychothérapie de soutien
- Si traitement antidépresseur : Réévaluation du diagnostic
GUÉRISON
* Augmentation de la posologie ou switch avec un autre antidépresseur En cas d'EDC sévère : Reconsidértion de la prise en
Pousuite de l'antidépresseur 6 mois à 1 an si intensité sévère
- En cas d'EDC sévère : charge avec le psychiatre +/- Hospitalisation
* Reconsidértion de la prise en charge avec le psychiatre +/- Hospitalisation
Diagnostics différentiels
- Autres troubles de l’humeur Bilan médical systématique avec examen clinique complet
- Psychose chronique - Trouble délirant persistant - Schizophrénie
- Trouble de la personnalité - Trouble anxieux - Trouble obsessionnel compulsif TA - FC - FR - Température - IMC - Pouls
- Troubles addictifs GLYCEMIE - IONOGRAMME SANGUIN - CALCEMIE
- Parkinson - SEP - Démence - Lésions cérébrales… NFS - PLAQUETTES - CRÉATININE & URÉE - CRP
- Endocrine : Hypothyroïdie - Hypercorticisme TSH - BHC - TOXIQUES URINAIRES
- Maladie de système - Infection 1er épisode ou point d’appel neurologique : TDMc injecté (ou IRMc) - EEG
- Corticoïde - IFN - Béta-bloquant - L-Dopa - OH - Cannabis - Cocaïne - AD - OePg
« L’ASTUCE du PU »
L’ECG et bHCG ne sont pas systématiques même pour un premier épisode. On réalisé ces examens en bilan pré-thérapeutique quand on doit prescrire des antipsychotiques
ou des antidépresseurs cardiotoxiques (certains AD toutes classes confondues).
Comorbidités
- Trouble anxieux : 60%
PSYCHIATRIQUE
- Trouble schizophrénique - Trouble de conduites alimentaires - Troubles du contrôle des impulsions - Troubles de la personnalité
ADDICTIVE : 30% - ALCOOL - Tabac - Cannabis - Cocaïne
MÉDICALE - Pathologie endocrinienne - MICI - Pathologie tumorale - Neurovégétative…
MORBI-MORTALITÉ - Risque suicidaire - Désinsertion socioprofessionnelle - Récurrences dépressives
Facteurs de mauvais pronostic
- FEMME - Durée longue de l’épisode
- ATCD familiaux de trouble de l’humeur - Persistance de symptômes résiduels (souvent anxiété et trouble du sommeil)
- Age de début précoce - Présence d’une comorbidité psychiatrique ou non
- Nombre d’épisodes - RÉSISTANCE : Échec successif de 2 antidépresseurs sur ³ 6 mois
Traitement
ÉPISODE DÉPRESSIF CARACTÉRISÉ UNIPOLAIRE
Ambulatoire 1 /semaine
Critères d’hospitalisation +/- consentement
- Épisode dépressif caractérisé sévère
- Altération des capacités d’autonomie et d’observance
- Forme à caractéristique mélancolique, psychotique ou atypique
- Résistance actuelle ou passée au traitement
- Risque suicidaire élevé
- Etat médical général préoccupant
- Comorbidités PSYCHIATRIQUES (et non médicales)
- Ages extrêmes de la vie
- Isolement socio-familial
PRÉVENTION DU RISQUE SUICIDAIRE - Acte hétéro-agressif - RECHERCHE D’IDÉES DÉLIRANTES
- 1ère intention dans les épisodes dépressifs caractérisés modérés à sévères : INHIBITEUR DE LA RECAPTURE DE LA SÉROTONINE à doses progressives (ISRS) ou IRSNa
à Adapté chez le sujet âgé (fonction rénale et hépatique) et l’adolescent (poids) à Surveillance médicale rapprochée : Levée d’inhibition - Hyponatrémie - Potomanie
• Effets indésirables : 1 à 2 semaines à Ils doivent donc être anticipés et précisés au patient afin d’améliorer l’adhésion au traitement.
• Délai d’action : 3 à 6 semaines
• Évaluation de la réponse : 4 à 8 semaines à Réponse : Diminution de 50% des symptômes
• Durée : 6 mois à 1 an APRÈS rémission
• Risque maximal de rechute : 6 à 8 mois
- Anxiété importante : BENZODIAZÉPINE à De courte durée, le temps d’atteindre l’efficacité de l’antidépresseur
- Forme psychotique +/- Antipsychotique de 2ème génération
- Trouble du sommeil : Hypnotique < 4 semaines
- En cas de non réponse après un 1er traitement anti-dépresseur :
• Augmentation de la posologie
• Changement de traitement anti-dépresseur (de même classe ou classe différente)
• Stratégies de potentialisation : Lithium - Lévothyrox - Anti-psychotique atypique
• Stratégie non médicamenteuse
- Épisode dépressif récurrent : ³ 2 EDC séparés à doses et durée efficace à Dès le 3ème épisodes pour prévention RÉCIDIVE.
• ANTIDÉPRESSEUR DE MAINTIEN (utiliser la même molécule qui la permis la rémission) +/- PSYCHOTHÉRAPIE x 18 à 24 mois (2 ans)
- Amélioration rapide à court terme des symptômes sévères - Induction d’une CGTC < 1 minute sous EEG
- Formes sévères ou résistantes à Induction de crises d’épilepsies sous AG
ELECTRO-CONVULSIVO-THERAPIE
- Examens complémentaires : TDM ou IRMc + ECG + Biologie + RT + Consultation anesthésie
Sismothérapie
Traitement curatif - 12 séances à raison de 2 à 3 /semaines +/- traitement d’entretien : 1 /mois
Fiche d’information remise au patient - Contre-indication absolue : HTIC - Contre-indication à l’anesthésie générale.
Recherche consentement écrit • Attention, l’épilepsie n’est pas une contre-indication.
- Effets secondaires : Troubles mnésiques & céphalées +/- Blessures - Luxation - Fracture
NB : Le patient peut refuser une sismothérapie et le refus doit être respecté
- Psychothérapie de soutien - Psychothérapie d’inspiration analytique
PSYCHOTHERAPIE - Thérapie cognitivo-comportementale - Thérapies interpersonnelles
- Thérapies familiales et systémiques - Hypnose
STRATEGIE DE REHABILITATION & RÉINSERTION -
ÉPISODE DÉPRESSIF CARACTÉRISÉ BIPOLAIRE
Cf. supra
- THYMORÉGULATEUR : Lithium - Lamotrigine - Quetiapine (NL atypique)
- Si le patient est déjà sous thymorégulateur à posologie efficace : INHIBITEUR DE LA RECAPTURE DE LA SÉROTONINE à dose progressive (ISRS)
• Condition : idem supra
• Ne pas introduite d’antidépresseur tricyclique à Risque de virage maniaque
• Effets secondaires des antidépresseurs chez un bipolaire :
Aigu : VIRAGE MANIAQUE
Chronique : RECHUTES - ACCÉLÉRATION DES CYCLES
« L’ASTUCE du PU » - CARACTÉRISTIQUES DU SYNDROME DÉPRESSIF ORIENTANT VERS UNE MALADIE BIPOLAIRE
- Syndrome dépressif < 25 ans
- Syndrome dépressif du POST-PARTUM
- Début brutal
- ATCD familiaux de maladie bipolaire
- Caractéristiques cliniques de l’épisode : Mélancolique - Saisonnier
- Réponse rapide au traitement anti-dépresseur.
Attention : Piège QCM
- ANHÉDONIE : Absence de plaisir
- ABOULIE : Diminution de la volonté entraînant indécision et impuissance à agir.
- APRAGMATISME : Incapacité psychique d’effectuer des taches de la vie quotidienne.
Rémission Guérison
Humeur Rechute Récidive
Pr
« normale »
Réponse
og
res
Symptômes
s io n v
résiduels
Symptômes
ers
DC Chronicité
l ’E
Phases du traitement
6 mois après la rémission