Réseau FTTH
14 langues
Article
Discussion
Lire
Modifier
Modifier le code
Voir l’historique
Outils
Apparence
masquer
Taille du texte
Petite
Standard
Grande
Largeur
Standard
Large
Couleur (bêta)
Automatique
Clair
Sombre
(Redirigé depuis FTTH)
Pour les articles homonymes, voir FTH.
Cet article concernant les télécommunications doit
être recyclé (août 2015).
Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent
nécessaires. Améliorez-le, discutez des points à améliorer ou
précisez les sections à recycler en utilisant {{section à
recycler}}.
Installation de la fibre optique chez un
particulier. Logo d'avertissement pour les lasers de
classe 2 et de classe plus élevée.
Un réseau FTTH (de l'anglais : Fiber to the Home, ce qui signifie
« Fibre optique jusqu'au domicile ») est un type de réseau de
télécommunications physique qui permet notamment l'accès à
internet à très haut débit et dans lequel la fibre optique se
termine au domicile de l'abonné.
Développés dans divers pays au cours des années 2000 puis 2010,
ces réseaux terrestres remplacent progressivement ceux ayant
historiquement servi à la distribution du téléphone ou encore de
la télévision par câble. En 2018, les réseaux FTTH commerciaux
peuvent atteindre jusqu'à 10 Gbit/s, contre un maximum de 20
Mbit/s en ADSL 2+ et 100 à 200 Mbit/s en VDSL2. Ils permettent
également une meilleure latence, l'absence de sensibilité
aux perturbations électromagnétiques, et un débit stable pour
des lignes jusqu'à environ 30 km de longueur. La technologie
FTTH qui exige l’installation d’un point de terminaison optique
chez chaque abonné est néanmoins nettement plus coûteuse que
des solutions alternatives comme la fibre jusqu’au sous-
répartiteur ou jusqu’à l’immeuble, avec une
terminaison VDSL ou [Link] sur le câblage cuivre existant.
Dans les déploiements grand public, les zones urbanisées sont
généralement privilégiées par les opérateurs privés, la couverture
d'un plus grand nombre d'abonnés étant facilitée par la densité
de population. Ces choix ne sont pas forcément en adéquation
avec les besoins des habitants en matière de débit, la qualité de
l'accès à Internet par le réseau téléphonique historique
dépendant fortement de la distance aux centraux. En France,
diverses collectivités territoriales ont commencé le déploiement
de leurs propres réseaux d'initiative publique au cours des années
2010, afin de pallier les disparités de couverture du territoire.
Terminologie
[modifier | modifier le code]
Pour un article plus général, voir FTTx.
Le FTTH étant une solution dans laquelle la fibre optique est
utilisée de bout en bout entre le nœud de raccordement
optique et l'abonné[1], on peut parler de « boucle locale optique ».
On trouve également le sigle FTTO (Fiber to the Office, soit « fibre
optique jusqu'au bureau ») pour différencier les offres grand
public de celles destinées aux entreprises, qui utilisent
généralement des réseaux distincts.
La commission générale de terminologie et de
néologie française recommande l'usage du terme « desserte par
fibre de l'abonné », avec comme forme abrégée « DFA » et comme
synonyme en langage professionnel « fibre jusqu'à l'abonné ». La
DFA ne distingue pas les réseaux FTTH des
réseaux FTTO et FTTP (« Fiber To The Premises »)[2].
Historique
[modifier | modifier le code]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou
incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Cet article doit être actualisé (décembre 2018).
Des passages de cet article ne sont plus d’actualité ou annoncent
des événements désormais passés. Améliorez-le ou discutez-en.
Vous pouvez également préciser les sections à actualiser en
utilisant {{section à actualiser}}.
En 2024, la situation a considérablement évolué. En Asie du Sud-
Est, les pays comme Singapour, la Corée du Sud et le Japon[3] sont
devenus des leaders mondiaux en termes de pénétration du FTTH,
avec des taux d'adoption très élevés grâce à des politiques
gouvernementales proactives et des investissements massifs
dans les infrastructures. Aux États-Unis, de nombreuses villes
disposent désormais de réseaux FTTH, bien que la couverture
varie encore largement selon les régions[3]. En Europe, la France a
réalisé d'importants progrès avec des opérateurs comme Orange
et SFR déployant des réseaux FTTH à grande échelle, couvrant
désormais une grande partie du territoire, y compris les zones
rurales. Le projet de Paris et des Hauts-de-Seine est maintenant
complété, et de nombreuses autres villes et départements ont
également développé leurs propres réseaux[3]. Au Maroc, les
déploiements de FTTH se sont accélérés, avec des entreprises
comme Maroc Telecom et Inwi offrant des services à haute vitesse
dans les principales villes et de plus en plus de zones rurales [3]. En
Suisse, le Projet Vario de Sierre Energie a été achevé avec succès,
et d'autres opérateurs suisses ont suivi, permettant une
couverture nationale très avancée en FTTH[3].
Technologies
[modifier | modifier le code]
Architectures
[modifier | modifier le code]
Un exemple de point à point :
le P2P avec 1 fibre par abonné (tel que proposé par Free).
Un exemple de PON : le GPON avec 1
fibre partagée par plusieurs abonnés.
Il existe plusieurs architectures possibles pour aller depuis le
point d'accès technique de l'opérateur (point de présence ou NRO)
jusqu'à l'abonné (FTT« Home ») :
P2P : Point à Point passif... à ne pas confondre avec le
protocole PPP ou le modèle de réseau pair-à-pair.
Le P2P est une architecture point à point dans laquelle il existe au
moins une fibre continue et non partagée entre le NRO et
l'utilisateur. C'est sur ce modèle, avec des liens en cuivre, qu'a été
construite la boucle locale du réseau téléphonique en France[4]. En
France seul l'opérateur Free utilise cette architecture P2P[5].
PON : Passive Optical Network ou Point à Multipoint passif.
Le PON est une architecture FTTH utilisant un système de
couplage passif (appelé coupleur optique en français
ou splitter en anglais) installé dans le réseau d'accès, grâce
auquel jusqu'à 128 utilisateurs peuvent être regroupés sur une
seule fibre arrivant au NRO. Cette architecture est la plus utilisée
en France et en Europe. Les différents protocoles normalisés pour
le PON sont :
EPON : Ethernet PON, un protocole PON basé sur Ethernet
APON : ATM PON : Un protocole PON basé sur ATM, très peu
utilisé
BPON : Broadband PON : Une évolution du protocole APON
précédent
GPON : Gigabit Passive Optical Network
WDM-PON : Wavelength Division Multiplexing PON : une
évolution des protocoles PON précédents basée sur
le longueurs d'onde de plusieurs abonnés sur une même
fibre.
AON : Active Optical Network ou Point à Multipoint Actif,
aussi appelé « Double Étoile Active » en français. Cette
architecture est très peu utilisée.
L'AON est une architecture point à multipoint utilisant un
équipement actif (c'est-à-dire alimenté en électricité) installé
dans le réseau d'accès, par lequel jusqu'à 128 utilisateurs peuvent
être regroupés sur une fibre arrivant au NRO.
Rappel technique
[modifier | modifier le code]
Le backbone est un réseau longue distance de fibres optiques
reliant les différentes villes d'un pays et les pays entre eux.
Lorsqu'un océan ou une mer fait obstacle, la fibre est alors
déroulée et déposée au fond de l'eau. Le réseau Internet est
constitué par les liens entre ce backbone et les réseaux d'accès
des différentes villes au niveau de points de présence. Si le point
est équipé pour desservir en fibre optique les clients, il est aussi
appelé nœud de raccordement optique.
À la suite du vote de la loi de modernisation de l'économie en
France en août 2008, la partie finale du réseau (dans un immeuble
ou un quartier) doit être mutualisée, c'est-à-dire que le premier
opérateur ayant installé la fibre optique (l'opérateur d'immeuble)
doit permettre aux autres (les opérateurs commerciaux) de venir
s'y raccorder au travers d'un point de mutualisation. Il doit se
situer entre le pied de l'immeuble et le NRO. Dans les communes
des « zones très dense » (20 pôles urbains de 148 communes
définis par l'Arcep), ce point de mutualisation peut être situé à
l'intérieur des immeubles de plus de 12 logements ou à l'intérieur
des immeubles (quelle que soit leur taille) des communes
disposant d'égouts visitables (comme à Paris). Ailleurs, ce point
de mutualisation permet d'atteindre environ 1 000 logements
(selon la consultation de l'Arcep datant de juin 2010). En 2013,
l'ARCEP envisage de modifier la classification des 148 communes
en « zone très dense » (ZTD).
Le génie civil appartient à des collectivités ou à des opérateurs
comme Numericable-SFR ou France Télécom. Ce dernier loue le
passage des gaines de câblage aux autres FAI à raison de 1,2 euro
/ mètre-linéaire / centimètre carré de section / an. Cela vaut
à Free d'attaquer France Télécom devant le conseil de la
concurrence en juillet 2007[6]. En juillet 2013, Orange et Free
enterrent la hache de guerre[7].