Introduction au solfège musical
Introduction au solfège musical
Autant avec un instrument, comme le piano par exemple, il est facile, si l'on connait le solfège, de lire une
partition et d'associer un son à une note en appuyant sur la touche correspondante, autant en chant, c'est
très difficile: même si on connait le solfège, on essaie surtout de se fier à notre oreille en tentant de
reproduire les sons entendus. C'est pourquoi, aussi, le chef de choeur donne la note de départ afin de nous
donner un repère de base).
Cependant, même avec de l'oreille (c'est à dire notre capacité à analyser un son et le reproduire
exactement) il peut arriver qu'on ait besoin de se repérer pour plus de précision...
Dans les choeurs amateurs, rares sont ceux qui lisent la musique avec exactitude: en effet, à quoi sert de
savoir si une note est un do ou un la, si l'on n'arrive pas à associer le nom de la note à un son ? Il est
possible que des professionnels y arrivent mais les amateurs, c'est beaucoup plus rare. La partition ne sert
donc en général qu'à se repérer pour savoir si l'on doit monter en ton ou descendre...et de combien, ainsi
que pour se rappeler la durée des notes, c'est à dire de quelle durée prolonger un son.
1. la portée
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La portée
Sur cette portée, nous voyons d'abord a partir de la gauche, en bas, la note do, puis, ré, mi, fa, sol, et ainsi
de suite.
La blanche
Et il y en a encore d'autres: la triple croche et la
quadruple croche.
La noire
Parfois, la petite barre, la "queue" des notes, est
La croche dirigée vers le bas. C'est en fait ce qui se passe pour
toutes les notes qui sont sur et au dessus de la ligne
du milieu de la portée (qui correspond à la note si).
La double croche Voyez ci-dessous.
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(il arrive aussi qu'il y ait 2 notes l'une au dessus de l'autre, une queue en bas et l'autre en haut: cela, c'est
tout simplement lorsque 2 voix sont marquées sur la même portée, on les différencie avec la direction de
la queue)
Ces notes se différencient par leur durée, ce qu'on appelle le temps.
La ronde vaut 4 temps.
Il arrive qu'une note ait un petit point à sa droite : on dit alors qu'elle est pointée.
Il s'agit de signes qui indiquent l'interruption du son pendant une certaine durée. Sur la portée ci-dessus
vous avez quelques unes de ces figures.
La pause comme la ronde, vaut quatre temps
Quand vous voyez un de ces signes sur votre partition, vous devez arrêter de jouer pendant le temps
correspondant à la valeur de ce signe.
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La mesure :
Comme vous pouvez le constater, la portée ci-dessus est divisée en trois parties par deux barres
verticales (il peut y en avoir plus) appelées barres de mesure.
On appelle chacune de ces parties une "mesure" et, sauf exception, elles sont d'égales durées
Sur l'image ci-dessus:
Ci-dessus, une portée avec des mesures à deux temps (qui contiennent deux noires, ou 1 noire et deux
croches, ou encore 4 croches, etc. pourvu que cela fasse 2 temps).
Autre exemple de mesure à trois temps, avec des notes dont les valeurs sont différentes :
Dans chaque mesure, on peut compter trois temps, même si les notes ont des valeurs différentes, il suffit
de les additionner :
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mesure 1 = (blanche)2 + (noire)1 = 3
mesure 2 = (croche)1/2 + (croche)1/2 + (noire)1 + (noire)à1 = 3
mesure 3 = (blanche)2 + (croche)1/2 + (croche)1/2 = 3
La mesure est la partie comprise entre deux barres de mesures. Chaque mesure d'une pièce
musicale est composée d'une somme d'égale durée, à moins qu'un changement de chiffres
indicateurs ne soit effectué au cours de cette pièce.
Chiffrage de la mesure
2/4 : l'unité de temps est la noire (4), et il y a deux noires par mesure ; l'unité de mesure est donc la
blanche ;
3/4 : l'unité de temps est la noire (4), et il y a trois noires par mesure ; l'unité de mesure est donc la
blanche pointée ;
6/8 : l'unité de temps est la croche (8), et il y a six croches par mesure ; l'unité de mesure est donc la
blanche pointée.
Portée
Par convention, on écrit la musique sur un support constitué de 5 lignes horizontales. C'est la portée. Les
lignes sont tracées à distances égales l'une de l'autre. La distance exacte n'est pas fixée et peut varier d'une
partition à l'autre. Elle doit être d'une taille adaptée à la lisibilité de la partition.
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La portée est l'ensemble des lignes et des interlignes où sont placées les notes. Elle symbolise la hauteur
des notes et permet, avec l'habitude, d'identifier instantanément une ou plusieurs notes.
Pour pouvoir représenter les notes qui sont hors de la portée on lui ajoute un ou plusieurs segments
supplémentaires au-dessous ou au-dessus lorsque nécessaire.
Pour éviter d'avoir à lire (ou écrire) certaines mélodies uniquement sur ces lignes supplémentaires, on a eu
l'idée d'utiliser plusieurs clefs (cf. ci-dessous).
Lorsque plusieurs instruments jouent en même temps, une portée est attribuée à chaque instrument. Les
notes jouées par un instrument sont placées dans la portée de cet instrument. Les portées sont alors
dessinées l'une en dessous de l'autre. Pour indiquer que ces portées doivent être jouées en même temps, on
les relie toutes par une barre verticale à gauche de la portée, et à chaque barre de mesure lorsque les
instruments concernés font partie d'un même groupe (comme par exemple plusieurs trompettes). Voici un
exemple de 3 portées que l'on joue simultanément :
Accidents
Un accident est un changement de tonalité à un instant donné dans le morceau. L'accident est valable
jusqu'à la fin de la mesure dans laquelle il est placé. Il s'agit d'altérations accidentelles qui résident dans
l'ajout dans la mesure d'un ou plusieurs dièses ♯, bémols ♭ ou bécarres ♮ ; le bécarre annule une altération
en cours, qu'elle soit à la clef ou accidentelle.
Si la tonalité doit changer pour une grande durée, on insère alors un changement de tonalité, comme en
début de partition.
Clefs
Les figures ci-dessous représentent les noms des notes dans les trois principales clefs.
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La figure ci-dessous représente le positionnement relatif de huit clefs entre elles (clef de fa 4e ligne, clef de
fa 3, clef d'ut 4, clef d'ut 3, clef d'ut 2, clef d'ut 1re, clef de sol 2 et clef de sol 1), avec comme référence un
do medium.
On remarque que le nom des notes est le même dans la clef de sol 1re ligne et dans la clef de fa 4e ligne,
mais il y a deux octaves de différence. Il y a donc concrètement sept clefs.
Actuellement, la clef de sol 2e ligne, appelée simplement « clef de sol », et la clef de fa 4e ligne, appelée
simplement « clef de fa », sont le plus souvent utilisées.
La clef de sol 2e
Affectée aux sons aigus et à la mélodie en général, est au contraire celle dont l’usage est le plus
répandu. C’est actuellement la clef de toutes les voix, excepté les voix graves masculines. Elle est
utilisée par de nombreux instruments : violon, flûte, hautbois, clarinette, saxophone, trompette,
main droite de la harpe et des instruments à clavier — piano, orgue, clavecin, etc. ainsi que par les
instruments plus graves dans leur registre le plus aigu (violon alto, violoncelle).
La clé de sol se dessine à partir de la 2ème ligne (ligne du sol). Attention : ne surtout pas associer un nom
de note avec une position sur la portée mais rechercher l'intervalle entre 2 notes pour déduire son nom. Ci-
dessous le nom des notes EN CLE DE SOL :
La clef de fa 4e
Affectée aux instruments graves, elle est presque autant utilisée que la clef de sol. C'est la clef de
la voix de basse (voix grave des hommes) et de baryton.
Elle est par ailleurs utilisée par de nombreux instruments graves : instruments à corde (contrebasse,
violoncelle, guitare basse, main gauche de la harpe), à vent (basson, trombone, tuba) ou à clavier
(piano, orgue, clavecin), etc.
La clé de fa se dessine à partir de la 4ème ligne (ligne du fa). Attention : les notes à une même position ne
portent pas le même nom qu'en clé de sol car elles représentent des notes DIFFERENTES (plus graves).
Voici le nom des notes en clé de Fa :
Les autres clefs sont également utilisées régulièrement : ut 4e pour le violoncelle, ut 3e pour l'alto…
Les différentes clefs permettent de transposer à vue : en effet, si l'on prend une position donnée sur la
portée, en changeant de clef, la note prendra tous les noms de la gamme. Ainsi, si l'on veut jouer une ou
plusieurs notes au dessus ou en dessous, il suffit de choisir la clef qui donnera le « bon » nom à la note.
C'est utile par exemple lorsque l'on veut accompagner un chanteur qui ne peut pas chanter les notes les
plus aiguës ou les plus graves, ou encore lorsqu'un instrument en do veut jouer une partie écrite pour un
instrument transpositeur (clarinette, cors anglais…) ou vice versa.
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Plusieurs voix rythmiques
Nous avons vu que dans une mesure en 4/4, le total de la durée des notes et des silences doit toujours
donner l'équivalent de 4 noires. Il arrive que l'on écrive plusieurs mélodies sur la même portée, ce qui va
légèrement modifier cette règle. Prenons l'exemple de deux flûtes dans un orchestre. Elles jouent par
exemple les mélodies suivantes :
Pour diverses raisons, on regroupe parfois deux portées en une. C'est souvent le cas pour les instruments
d'orchestre, lorsque les deux parties ne sont pas trop denses. Dans chaque mesure, les deux mélodies
comportent chacune 4 temps. On parle également d'une voix rythmique complète. Si nous écrivons ces
deux voix sur une seule portée, nous obtenons :
En effectuant le compte, nous trouvons pour chaque mesure une durée totale de 8 temps. Néanmoins, la
manière dont les temps sont disposés indique assez clairement qu'il s'agit de deux mélodies de 4 temps qui
doivent être jouées ensemble. Ceci est encore plus évident si l'on compare avec les deux portées séparées.
Remarquez que pour mieux distinguer l'appartenance des notes aux deux [def]voix rythmique[/def]s, on
oriente les hampes de la voix supérieure vers le haut et celles de la voix inférieure vers le bas.
Les notes qui commencent en même temps restent alignées l'une à l'autre, même lorsqu'elles sont sur la
même portée. Dans l'exemple, il s'agit de deux instruments différents. Au piano ou à l'orgue, il arrive que
la même main joue deux mélodies à la fois, ce qui produit le même genre de notation. Dans des morceaux
plus complexes, il arrive que l'on retrouve trois (et parfois plus) voix rythmiques sur la même portée. En
voici un exemple :
Une voix joue 2 blanches, une autre joue 4 noires pendant que la troisième joue les 8 croches
supérieures. On retrouve toujours un multiple de la durée totale de la mesure. Deux voix rythmiques en
4/4 donnent un total de 8 noires. Trois voix rythmiques comporteront l'équivalent de 12 noires, etc. Ce
qu'il faut bien comprendre, c'est que ces voix rythmiques multiples sont jouées en même temps, elles
n'allongent donc pas la mesure, qui garde une durée totale de 4 noires. La disposition des voix
rythmiques le montre souvent clairement, car les temps sont alignés l'un avec l'autre, comme s'ils étaient
placés dans des portées différentes.
Pour la musique de piano, on utilise deux portées réunies par une accolade. La clé de Sol placée sur la
deuxième ligne est utilisée pour la portée supérieure et la clé de Fa placée sur la quatrième ligne est
utilisée pour la portée inférieure. En voici un exemple
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La partition
Armure ou armature
L'armure (ou armature) se compose de deux parties : des signes d'altération (dièses, bémols et bécarres)
pour changer la tonalité du morceau, et le temps accordé pour chaque mesure représenté par deux chiffres
ou un symbole figurant à côté de la clef, après les éventuels signes d'altération.
Altération
Tempo
Par exemple : pour un morceau en 4/4, noté aussi C (un rond ouvert), cela veut dire que l'on prend la note
la plus longue, une ronde qui vaut quatre temps que l'on divise par 4 (le deuxième chiffre), on obtient donc
1 temps. La note à 1 temps est ici la noire. Le premier chiffre, ici 4, indique le nombre de ces notes à
mettre dans chaque mesure. Donc quatre places de 1 temps. Le temps total des notes comprises dans une
mesure vaudra le premier 4. Un morceau en 2/2 peut être aussi noté avec un C barré. Dans l'exemple
figurant ci-dessus 7/4, dans chaque mesure il y aura 7 places de 1 temps.
On indique par des chiffres le tempo d'une musique, ou plus exactement le battement par minute. Par
exemple ♪ = 120 signifie que l'on doit jouer en une minute l'équivalent de cent vingt croches, soit soixante
noires, ou trente blanches, ou encore quinze rondes.
Terme Terme Nb de
Abréviation Signification
italien allemand2 pulsations/minute3
Largo Breit Large (lent) 40 - 60
Lento Langsam Lent 52 - 68
À l'aise (un peu moins lent que
Adagio Ruhig 60 - 80
lento)
Andante Andte Gehend Modéré (allant) 76 - 100
Moderato Modto Gemässigt Modéré 88 - 112
Ein wenig
Allegretto Allto 100 - 128
schnell
Allegro Allo Lustig, schnell Gai, vif, allègre 112 - 160
Vivace Lebhaft Vif ~ 140
Presto Schnell, eilig Rapide 140 - 200
mo
Prestissimo Prest Sehr schnell Très rapide > 188
Tempos secondaires
Les tempos de base peuvent être affinés, principalement par l'ajout d'un suffixe au terme italien (-issimo, -
amente, etc.) ou d'un qualificatif (moderato, assai, molto, etc.) ou par d'autres termes.
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Larghissimo : < 40
Grave : ~ 40 (équivalent à largo)
Lentissimo : < 48
Lento assai / Lento moderato / Adagissimo : ~ 52 (entre largo et lento)
Larghetto : 56 - 64 (équivalent à lento)
Andantino : ~ 64 - 72 (entre adagio et andante)
Adagietto : 68 - 76 (un peu plus rapide que adagio)
Tranquillo / Tranquillamente : ~ 80 (entre adagietto et andante)
Andante moderato (abrégé en Andte moderato) : entre andante et andantino
Moderato espressivo : ~ 108
Allegretto grazioso : ~ 120
Allegro moderato (abrégé en Allo moderato) : 112 - 124
Allegro appassionato / Agitato: ~ 140 (équivalent à vivace)
Vivo / Allegrissimo : ~ 168 (entre allegro et presto)
Vivacissimo / Vivacissimamente : ~ 200 (entre presto et prestissimo)
Ils peuvent également faire référence à des genres standards, notamment en danse. Ex. Tempo di valse,
Tempo di mazurka, etc.
Variations
Le tempo peut varier au cours d'un même morceau. Il lui arrive parfois même d'être purement et
simplement suspendu (point d'orgue, récitatif, etc.).
Ralentissement
Un ralentissement du tempo peut être signalé, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par
divers termes italiens, tels que :
Accélération
De façon analogue, une accélération du tempo peut être signalée, soit par une nouvelle indication
métronomique, soit par divers termes italiens, tels que :
Après un ralentissement ou une accélération, le retour au tempo initial peut être signalé, comme
précédemment, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par divers termes italiens, tels que :
Suspension passagère
Il arrive que le tempo soit suspendu. C'est le cas tout d'abord lorsqu'un point d'orgue (signe en forme de
point surmonté d'un demi-cercle, dont la fonction habituelle est de prolonger la durée de la figure de note
ou de silence sur (ou sous) laquelle il est placé, ceci, au gré de l'exécutant. Le point d'orgue produit donc
une suspension passagère du tempo. Le terme de point d'orgue fait référence à la capacité de cet
instrument de tenir une note sans limitation de durée.)est placé sur (ou sous) une figure, indiquant le
prolongement de ladite figure au gré de l'interprète. D'autres fois, il s'agit de la suspension du tempo de
tout un passage, laquelle peut être signalée, une fois encore, par divers termes italiens ou latins, tels que :
Indications d'interprétation
Nuances
La nuance correspond au volume sonore ; pour faire le parallèle avec la parole, cela va du murmure au
hurlement. Les nuances portent un nom italien, et sont abrégés comme suit (du plus doux au plus fort) :
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Nuances générales
Augmentation de l'intensité
Terme ou signe Abréviation Signification
crescendo cresc. En augmentant progressivement le son.
rinforzando rf., rfz., rinf. ou rinforz. En renforçant progressivement le son.
sforzando ou ou En renforçant le son d'une note ou d'un accord.
più forte Plus fort.
Diminution de l'intensité
Terme ou signe Abréviation Signification
decrescendo decresc. En diminuant le son.
diminuendo dim. En diminuant le son.
smorzando smorz. En laissant mourir le son sans ralentir.
meno forte Moins fort.
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morendo mor. En laissant mourir le son en ralentissant.
calando cal. En ralentissant beaucoup et en diminuant le son.
Altérations
Altérations accidentelles
Une altération accidentelle — appelée plus simplement accident — intervient dans le courant du
morceau, et concerne toutes les notes de même nom et de même hauteur qui se trouvent après elle dans la
même mesure. L'effet de l'altération accidentelle est donc temporaire et prévaut sur toute altération
précédente affectant la note.
Exemple :
Dans l'exemple ci-dessus, le premier dièse accidentel affecte les notes n°2 et n°4, le deuxième
dièse accidentel affecte la note n°6, le troisième dièse accidentel affecte la note n°8 et le bécarre
accidentel affecte la note n°5.
On peut donc considérer que la barre de mesure annule l'effet de tous les accidents
qui ont précédé.
Certains compositeurs toutefois, pensant probablement que « deux précautions valent mieux
qu'une », rajoutent, après la barre de mesure et devant la note concernée, l'altération rétablissant la
hauteur initiale d'une note donnée qui avait été modifiée accidentellement au cours d'une mesure
précédente. Une telle altération accidentelle, qui n'est pas vraiment indispensable, est alors appelée
« altération de précaution », précisément.
Cette règle comporte une petite exception toutefois. Lorsque deux notes, de même
hauteur et affectées du même accident, sont réunies par une liaison de prolongation,
et qu'une barre de mesure passe entre les deux notes en question, on n'écrit pas
l'altération devant la seconde note. Si la même note est écrite dans cette deuxième
mesure, elle reste altérée jusqu'à la prochaine barre de mesure (sauf indication
contraire). Exemple :
Altérations constitutives
Une altération constitutive est valable durant toute la portée, pour toutes les notes de même nom —
même de hauteur différente, cette fois —, sauf bien sûr, si entre temps intervient un accident modifiant la
hauteur de la note en question.
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Exemple :
Dans l'exemple ci-dessus, le mi (bémol constitutif) affecte toutes les notes sauf les notes n°4 et
n°6 à cause du bécarre accidentel.
Placées au début de la portée, juste après la clé, les altérations constitutives forment
ce qu'on appelle une armature, ou armure.
Ornements
La manière de jouer les ornements varie selon les époques ; l'instrumentiste a une certaine liberté
d'interprétation, notamment quant à la rapidité d'exécution.
Le trille consiste à alterner la note principale avec la note directement supérieure.
Trille
Notation Interprétation
L'appogiature consiste en une note brève jouée avant la note principale. On distingue l'appogiature
« longue » de l'appogiature « brève », cette dernière étant représentée par une note barrée.
Notation Interprétation
Appogiature brève
Notation Interprétation
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Dynamique
Par « dynamique », nous désignons la manière dont est jouée la note dans sa durée. L'attaque désigne la
manière dont on commence une note. Les annotations placées à la verticale des notes sont placées à
l'opposé de la hampe : au-dessus si la hampe est vers le bas, et vice versa.
Si l'on place un point à la verticale de la note, la note est raccourcie, elle ne dure pas la totalité de sa durée.
On parle de note « piquée » ou de staccato[2]. Avec les instruments à corde, on étouffe la corde en posant
un doigt dessus, ou bien si elle s'obtient avec un doigté (ce n'est pas une corde à vide), en relevant le doigt.
Avec un instrument à vent, on bloque en général le souffle avec un coup de langue.
Si l'on place un accent « > » à la verticale de la note, la note est jouée plus forte que ses voisines, la note
est dite « accentuée ». On parle aussi de marcato. C'est une forme de staccato emphatique. L'interprétation
de la note comporte trois parties :
On utilise aussi les notation forte-piano fp (fort puis doucement), ou bien sforzando sfz.
Si l'on place un trait horizontal à la verticale de la note, on s'attache au contraire à faire durer la note sur la
totalité de la longueur. On parle de note tenue, ou tenuto. Contrairement au legato (voir ci-après), les notes
sont détachées.
Si l'on place une parenthèse horizontale regroupant plus de deux notes, on ne sépare pas les notes entre
elles. On parle de « coulé » ou de legato. Sur un instrument à vent, les notes sont jouées avec un même
souffle. Sur un instrument à cordes frottées, les notes sont jouées avec un même trait d'archet. Il ne faut
pas confondre cette notation avec les notes liées, pour lesquelles la parenthèse ne s'étend que sur deux
notes qui ont la même hauteur.
Les instruments à cordes frottées — violon, alto, violoncelle, contrebasse — peuvent aussi se jouer en
pinçant les cordes. On parle de pizzicato (pluriel pizzicati), noté pizz..
Phrasé
La liaison d'expression — qu'il est préférable d'appeler legato ou encore coulé pour éviter de la
confondre avec la liaison de prolongation — est indiquée par une ligne courbe englobant les notes d'une
mélodie devant être interprétées en ne respirant qu'à la fin de celle-ci et les notes doivent être liées..
Exemple :
Détaché ou staccato
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Exemple :
Les signes de reprise permettent la répétition de fragments plus ou moins longs — supérieurs à une
mesure, et jusqu'à plusieurs phrases entières. On distingue le da capo, le renvoi et la barre de reprise.
Da capo
La locution italienne da capo, c'est-à-dire « depuis le début », abrégée en D.C., indique que le morceau
doit être repris depuis le commencement.
Exemple :
Le da capo est souvent accompagné du terme italien Fine, c'est-à-dire la fin du morceau, qui indique la
véritable terminaison du morceau, lorsqu'on joue celui-ci pour la deuxième fois. C'est souvent un point
d'orgue — appelé plus précisément dans ce cas, « point d'arrêt » — qui indique l'ultime note d'un
morceau. Certains éditeurs utilisent l'expression complète da capo al fine, abrégée en D.C. al fine, « du
début jusqu'à la fin ».
Exemple :
Lorsque le signe du renvoi est utilisé, celui-ci doit apparaître deux fois dans le courant du morceau : tout
ce qui est compris entre les deux signes de renvoi doit être répété.
Exemple :
A l'instar du da capo, le renvoi est souvent accompagné du terme italien Fine ou bien, d'un point d'arrêt.
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Exemple :
Barres de reprise
Deux barres de reprise — chaque barre de reprise est en fait une double barre de mesure précédée ou
suivie de deux points — encadrent un fragment qui doit être exécuté deux fois — les deux points de
chaque barre sont situés à l'intérieur du fragment concerné.
Exemple :
Lorsqu'un morceau contient à la fois des barres de reprise et un da capo — ou un renvoi —, il faut d'abord
exécuter les barres de reprise, ensuite seulement le da capo — ou le renvoi. Par ailleurs, il est d'usage
d'ignorer les barres de reprise après l'exécution d'un da capo ou d'un renvoi.
Exemple :
En cas de reprise, da capo ou renvoi, lorsque la fin des deux phrases identiques diffère, on utilise les
expressions Prima volta et Seconda volta — c'est-à-dire, première fois et deuxième fois —, généralement
abrégées en 1a et 2a, afin de soigneusement mettre en évidence les deux fragments distincts.
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Exemple :
Indication de la coda
La coda — en italien, la queue, la fin — est l'ultime fragment d'un morceau. Le signe indiquant le début
de la coda est la combinaison d'un cercle et du signe +, souvent suivie du mot coda. Lorsque le
compositeur prend ainsi la peine de matérialiser le dernier fragment d'un morceau, c'est généralement afin
d'éviter au lecteur de se perdre dans de trop nombreuses reprises, de trop nombreux renvois, etc.
Exemple :
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