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Introduction au solfège musical

La partition musicale est essentielle pour la lecture et l'interprétation des notes, mais son utilisation varie entre les musiciens amateurs et professionnels. Les amateurs s'appuient souvent sur leur oreille pour chanter, tandis que la partition leur sert principalement de repère pour la hauteur et la durée des notes. Le document explique les éléments fondamentaux de la notation musicale, tels que la portée, les notes, les mesures, et les différentes clefs utilisées.

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Introduction au solfège musical

La partition musicale est essentielle pour la lecture et l'interprétation des notes, mais son utilisation varie entre les musiciens amateurs et professionnels. Les amateurs s'appuient souvent sur leur oreille pour chanter, tandis que la partition leur sert principalement de repère pour la hauteur et la durée des notes. Le document explique les éléments fondamentaux de la notation musicale, tels que la portée, les notes, les mesures, et les différentes clefs utilisées.

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Utile la partition ?

Autant avec un instrument, comme le piano par exemple, il est facile, si l'on connait le solfège, de lire une
partition et d'associer un son à une note en appuyant sur la touche correspondante, autant en chant, c'est
très difficile: même si on connait le solfège, on essaie surtout de se fier à notre oreille en tentant de
reproduire les sons entendus. C'est pourquoi, aussi, le chef de choeur donne la note de départ afin de nous
donner un repère de base).
Cependant, même avec de l'oreille (c'est à dire notre capacité à analyser un son et le reproduire
exactement) il peut arriver qu'on ait besoin de se repérer pour plus de précision...

Dans les choeurs amateurs, rares sont ceux qui lisent la musique avec exactitude: en effet, à quoi sert de
savoir si une note est un do ou un la, si l'on n'arrive pas à associer le nom de la note à un son ? Il est
possible que des professionnels y arrivent mais les amateurs, c'est beaucoup plus rare. La partition ne sert
donc en général qu'à se repérer pour savoir si l'on doit monter en ton ou descendre...et de combien, ainsi
que pour se rappeler la durée des notes, c'est à dire de quelle durée prolonger un son.

Nous allons voir tout cela ci-dessous le plus simplement possible

1. la portée

2. Les notes: figures rythmiques de base

3. Les figures de silence (pauses et soupirs):

4. Les mesures 2/2 , 3/4 , C etc...

5. les ruptures et reprises


DA Codda, DC, DS, Fine

les notes altérées

Les nuances piano fortissimo p mp mf f ff

1
La portée

Les notes sont écrites sur ce qu'on appelle une


portée : cinq lignes parallèles et équidistantes.
Le signe qu'il y a au début de la portée s'appelle
une clef (ici clef de sol).
Pour les chiffres (4/4), nous verrons plus bas.
Généralement il y a plusieurs portées (une par
voix) regroupées, soit par des traits, soit par des
accolades, on appelle cela un système.
Exemple:

Les notes sur la portée représentent les sons plutôt médiums.


Quand les sons sont aigus ou graves, il faut écrire au-dessus de la portée pour les sons aigus, en ajoutant
des petites lignes au dessus de la portée pour les sons graves, en ajoutant également des lignes, mais au
dessous, afin de reconnaître la position des notes.(voir portée ci-dessous)

Sur cette portée, nous voyons d'abord a partir de la gauche, en bas, la note do, puis, ré, mi, fa, sol, et ainsi
de suite.

Les notes de musique


Sur la portée peuvent être placées des notes, une note définissant le son qui est joué à un instant donné par
l'instrument ou la voix de cette portée.
Les notes peuvent être placées sur les lignes de la portée ou entre deux lignes, voire au dessus de la portée
ou en dessous.
La note, par son aspect et sa position, permet de définir simultanément trois paramètres :
- La position verticale de la note définit sa hauteur (aiguë ou grave). Plus la note est placée sur les lignes
ou interlignes supérieures de la portée, plus elle est aiguë.
- La position horizontale de la note définit le moment où elle est jouée. L'axe horizontal de la portée
définit ainsi une échelle de temps croissante de la gauche vers la droite. Si vous placez deux notes sur la
même colonne, elles seront jouées simultanément. Il s'agit alors d'un accord.
- La forme de la note définit sa durée. Des durées de notes standard sont définies en solfège, chacune étant
deux fois plus longue que la suivante.
La ronde

La blanche
Et il y en a encore d'autres: la triple croche et la
quadruple croche.
La noire
Parfois, la petite barre, la "queue" des notes, est
La croche dirigée vers le bas. C'est en fait ce qui se passe pour
toutes les notes qui sont sur et au dessus de la ligne
du milieu de la portée (qui correspond à la note si).
La double croche Voyez ci-dessous.

2
(il arrive aussi qu'il y ait 2 notes l'une au dessus de l'autre, une queue en bas et l'autre en haut: cela, c'est
tout simplement lorsque 2 voix sont marquées sur la même portée, on les différencie avec la direction de
la queue)
Ces notes se différencient par leur durée, ce qu'on appelle le temps.
La ronde vaut 4 temps.

La blanche vaut 2 temps

La noire vaut 1 temps.

La ronde correspond à une note de musique


La croche vaut 1/2 temps. qui est jouée deux fois plus longtemps qu'une
blanche, et quatre fois plus longtemps qu'une
La double croche vaut 1/4 de temps. noire, etc.

Il arrive qu'une note ait un petit point à sa droite : on dit alors qu'elle est pointée.

Ce point augmente la durée de la note de sa moitié (soit un total de 1 note et demi).

une blanche pointée vaut 2+1 = 3 temps(soit 1 blanche + 1 noire)


une noire pointée vaut 1+1/2 =1 temps et demi (soit 1 noire + 1 croche)
une croche pointée vaut 1/2 + 1/4 = 3/4 de temps (soit 1 croche + 1 double croche)
etc

Parfois, on trouve aussi 3 notes liées (la plupart


Ces notes valent, à elles trois, la durée
du temps des croches) avec un petit 3 au
d'une noire
dessus:

Les figures de silence

Il s'agit de signes qui indiquent l'interruption du son pendant une certaine durée. Sur la portée ci-dessus
vous avez quelques unes de ces figures.
La pause comme la ronde, vaut quatre temps

La 1/2 pause comme la blanche, vaut deux temps

Le soupir comme la noire, vaut un temps


Le demi-soupir comme la croche, vaut 1/2 temps
Le quart de
comme la double croche, vaut 1/4 de temps
soupir

Quand vous voyez un de ces signes sur votre partition, vous devez arrêter de jouer pendant le temps
correspondant à la valeur de ce signe.

3
La mesure :

Comme vous pouvez le constater, la portée ci-dessus est divisée en trois parties par deux barres
verticales (il peut y en avoir plus) appelées barres de mesure.
On appelle chacune de ces parties une "mesure" et, sauf exception, elles sont d'égales durées
Sur l'image ci-dessus:

mesure 1 : une ronde = 4 temps


mesure 2: 2 blanches = 2 temps + 2 temps = 4 temps
mesure 3 : 4 noires = 4 x 1 temps = 4 temps
Pour indiquer la fin d'un morceau de musique, on trouve la plupart du temps une double barre verticale à
la fin de chaque portée.
Pour chiffrer une mesure, on se sert d'une fraction qui est placée après la clef
Le nombre du dessous indique l'unité de temps de la mesure, selon la convention suivante :

le nombre 1 représente la ronde


le nombre 2 représente la blanche (soit une demi-ronde)
le nombre 4 représente la noire (soit un quart de ronde)
le nombre 8 représente la croche (soit un huitième de ronde)
le nombre 16 représente la double croche (soit un seizième de ronde)

Le nombre du dessus indique le nombre d'unité de temps utilisées dans la mesure :

2/4 signifie « mesures à 2 noires (4) »


3/2, « mesures à 3 blanches (2) »
6/8, « mesures à 6 croches (8) »

Le chiffrage 4/4 « mesures à 4 noires (4) » est parfois représenté par un

et le chiffrage 2/2 « mesures à 2 blanches (2) »par un

Autres exemples de mesures :

Ci-dessus, une portée avec des mesures à deux temps (qui contiennent deux noires, ou 1 noire et deux
croches, ou encore 4 croches, etc. pourvu que cela fasse 2 temps).

Ci-dessus, une portée avec des mesures à trois temps.

Autre exemple de mesure à trois temps, avec des notes dont les valeurs sont différentes :

Dans chaque mesure, on peut compter trois temps, même si les notes ont des valeurs différentes, il suffit
de les additionner :

4
mesure 1 = (blanche)2 + (noire)1 = 3
mesure 2 = (croche)1/2 + (croche)1/2 + (noire)1 + (noire)à1 = 3
mesure 3 = (blanche)2 + (croche)1/2 + (croche)1/2 = 3

Reprises, Sauts et Renvois

La mesure est la partie comprise entre deux barres de mesures. Chaque mesure d'une pièce
musicale est composée d'une somme d'égale durée, à moins qu'un changement de chiffres
indicateurs ne soit effectué au cours de cette pièce.

Chiffrage de la mesure

Pour pouvoir interpréter une partition, le musicien doit connaître :

la figure de note correspondant à la pulsation, c'est-à-dire l'unité de temps ;


la durée d'une mesure.

Ceci est indiqué par une fraction appelée chiffrage.


Le dénominateur (bas de la fraction) de la fraction indique l'unité de temps :

1 pour la ronde (rare) ;


2 pour la blanche (peu fréquent) ;
4 pour la noire ;
8 pour la croche ;
16 pour la double-croche (rare).

On remarque que ce nombre représente la fraction d'une ronde.


Le numérateur (partie du haut) indique le nombre d'unité de temps dans la mesure.
La figure dont la durée fait une mesure complète est appelée unité de mesure.
Par exemple :

2/4 : l'unité de temps est la noire (4), et il y a deux noires par mesure ; l'unité de mesure est donc la
blanche ;
3/4 : l'unité de temps est la noire (4), et il y a trois noires par mesure ; l'unité de mesure est donc la
blanche pointée ;
6/8 : l'unité de temps est la croche (8), et il y a six croches par mesure ; l'unité de mesure est donc la
blanche pointée.

La mesure à 4/4 est en général notée par un C ; la


mesure à 2/2 est en général notée par un C barré.
Le chiffrage se prononce en citant les nombres l'un après l'autre. Par exemple, « 2/4 » se lit « deux
quatre », « 6/8 » se lit « six huit ». Le « C » se lit « quatre quatre » et le C barré se lit « deux deux ».

Portée

Par convention, on écrit la musique sur un support constitué de 5 lignes horizontales. C'est la portée. Les
lignes sont tracées à distances égales l'une de l'autre. La distance exacte n'est pas fixée et peut varier d'une
partition à l'autre. Elle doit être d'une taille adaptée à la lisibilité de la partition.
5
La portée est l'ensemble des lignes et des interlignes où sont placées les notes. Elle symbolise la hauteur
des notes et permet, avec l'habitude, d'identifier instantanément une ou plusieurs notes.
Pour pouvoir représenter les notes qui sont hors de la portée on lui ajoute un ou plusieurs segments
supplémentaires au-dessous ou au-dessus lorsque nécessaire.
Pour éviter d'avoir à lire (ou écrire) certaines mélodies uniquement sur ces lignes supplémentaires, on a eu
l'idée d'utiliser plusieurs clefs (cf. ci-dessous).
Lorsque plusieurs instruments jouent en même temps, une portée est attribuée à chaque instrument. Les
notes jouées par un instrument sont placées dans la portée de cet instrument. Les portées sont alors
dessinées l'une en dessous de l'autre. Pour indiquer que ces portées doivent être jouées en même temps, on
les relie toutes par une barre verticale à gauche de la portée, et à chaque barre de mesure lorsque les
instruments concernés font partie d'un même groupe (comme par exemple plusieurs trompettes). Voici un
exemple de 3 portées que l'on joue simultanément :

Accidents

Un accident est un changement de tonalité à un instant donné dans le morceau. L'accident est valable
jusqu'à la fin de la mesure dans laquelle il est placé. Il s'agit d'altérations accidentelles qui résident dans
l'ajout dans la mesure d'un ou plusieurs dièses ♯, bémols ♭ ou bécarres ♮ ; le bécarre annule une altération
en cours, qu'elle soit à la clef ou accidentelle.
Si la tonalité doit changer pour une grande durée, on insère alors un changement de tonalité, comme en
début de partition.

Clefs

La clef définit le positionnement des notes sur la portée.


De nos jours, la clef indique uniquement une zone particulière de l’étendue des hauteurs
La lecture des lignes supplémentaires est plus difficile que la lecture des notes situées sur la portée. Pour
cette raison, les notes qui sont placées sur la portée dépendent de l'instrument, de sa tessiture. Il y a donc
plusieurs clefs. Ainsi, sur une partition de piano, la clef de sol indiquera la partie aiguë du piano alors que
la clef de fa en indiquera la partie basse.
À l'origine, à chaque note correspondait une clef. Désormais ne subsistent que trois clefs principales, la
clef de sol, de fa et d'ut (ancien nom du do), chacune d'elles étant privilégiée par un instrument. La clef est
fondamentale car elle permet de repérer tout de suite la note de référence. Par exemple, pour la clef de sol,
la ligne figurant dans la spirale de la clef est la ligne pour la note sol… d'où le nom de la clef (qui
représente la lettre G stylisée, ancien nom du sol encore en usage dans le système anglo-saxon).
De même, la clef de fa indique où se trouve la note fa, entre les deux points (restes des deux barres
horizontales de la lettre F, stylisée) de la clef. Idem pour la clef d'ut (issue de la lettre C) : le do se place
sur la ligne passant entre les deux anses.
La figure ci-dessous montre neuf clefs avec la note de référence correspondante (sauf pour la « batterie »,
pour laquelle la position de la note n'indique pas une hauteur mais un instrument utilisé).

Les figures ci-dessous représentent les noms des notes dans les trois principales clefs.

6
La figure ci-dessous représente le positionnement relatif de huit clefs entre elles (clef de fa 4e ligne, clef de
fa 3, clef d'ut 4, clef d'ut 3, clef d'ut 2, clef d'ut 1re, clef de sol 2 et clef de sol 1), avec comme référence un
do medium.

On remarque que le nom des notes est le même dans la clef de sol 1re ligne et dans la clef de fa 4e ligne,
mais il y a deux octaves de différence. Il y a donc concrètement sept clefs.
Actuellement, la clef de sol 2e ligne, appelée simplement « clef de sol », et la clef de fa 4e ligne, appelée
simplement « clef de fa », sont le plus souvent utilisées.
La clef de sol 2e
Affectée aux sons aigus et à la mélodie en général, est au contraire celle dont l’usage est le plus
répandu. C’est actuellement la clef de toutes les voix, excepté les voix graves masculines. Elle est
utilisée par de nombreux instruments : violon, flûte, hautbois, clarinette, saxophone, trompette,
main droite de la harpe et des instruments à clavier — piano, orgue, clavecin, etc. ainsi que par les
instruments plus graves dans leur registre le plus aigu (violon alto, violoncelle).
La clé de sol se dessine à partir de la 2ème ligne (ligne du sol). Attention : ne surtout pas associer un nom
de note avec une position sur la portée mais rechercher l'intervalle entre 2 notes pour déduire son nom. Ci-
dessous le nom des notes EN CLE DE SOL :

La clef de fa 4e
Affectée aux instruments graves, elle est presque autant utilisée que la clef de sol. C'est la clef de
la voix de basse (voix grave des hommes) et de baryton.
Elle est par ailleurs utilisée par de nombreux instruments graves : instruments à corde (contrebasse,
violoncelle, guitare basse, main gauche de la harpe), à vent (basson, trombone, tuba) ou à clavier
(piano, orgue, clavecin), etc.
La clé de fa se dessine à partir de la 4ème ligne (ligne du fa). Attention : les notes à une même position ne
portent pas le même nom qu'en clé de sol car elles représentent des notes DIFFERENTES (plus graves).
Voici le nom des notes en clé de Fa :

Les autres clefs sont également utilisées régulièrement : ut 4e pour le violoncelle, ut 3e pour l'alto…
Les différentes clefs permettent de transposer à vue : en effet, si l'on prend une position donnée sur la
portée, en changeant de clef, la note prendra tous les noms de la gamme. Ainsi, si l'on veut jouer une ou
plusieurs notes au dessus ou en dessous, il suffit de choisir la clef qui donnera le « bon » nom à la note.
C'est utile par exemple lorsque l'on veut accompagner un chanteur qui ne peut pas chanter les notes les
plus aiguës ou les plus graves, ou encore lorsqu'un instrument en do veut jouer une partie écrite pour un
instrument transpositeur (clarinette, cors anglais…) ou vice versa.

7
Plusieurs voix rythmiques

Nous avons vu que dans une mesure en 4/4, le total de la durée des notes et des silences doit toujours
donner l'équivalent de 4 noires. Il arrive que l'on écrive plusieurs mélodies sur la même portée, ce qui va
légèrement modifier cette règle. Prenons l'exemple de deux flûtes dans un orchestre. Elles jouent par
exemple les mélodies suivantes :

Pour diverses raisons, on regroupe parfois deux portées en une. C'est souvent le cas pour les instruments
d'orchestre, lorsque les deux parties ne sont pas trop denses. Dans chaque mesure, les deux mélodies
comportent chacune 4 temps. On parle également d'une voix rythmique complète. Si nous écrivons ces
deux voix sur une seule portée, nous obtenons :

En effectuant le compte, nous trouvons pour chaque mesure une durée totale de 8 temps. Néanmoins, la
manière dont les temps sont disposés indique assez clairement qu'il s'agit de deux mélodies de 4 temps qui
doivent être jouées ensemble. Ceci est encore plus évident si l'on compare avec les deux portées séparées.
Remarquez que pour mieux distinguer l'appartenance des notes aux deux [def]voix rythmique[/def]s, on
oriente les hampes de la voix supérieure vers le haut et celles de la voix inférieure vers le bas.

Les notes qui commencent en même temps restent alignées l'une à l'autre, même lorsqu'elles sont sur la
même portée. Dans l'exemple, il s'agit de deux instruments différents. Au piano ou à l'orgue, il arrive que
la même main joue deux mélodies à la fois, ce qui produit le même genre de notation. Dans des morceaux
plus complexes, il arrive que l'on retrouve trois (et parfois plus) voix rythmiques sur la même portée. En
voici un exemple :

Une voix joue 2 blanches, une autre joue 4 noires pendant que la troisième joue les 8 croches
supérieures. On retrouve toujours un multiple de la durée totale de la mesure. Deux voix rythmiques en
4/4 donnent un total de 8 noires. Trois voix rythmiques comporteront l'équivalent de 12 noires, etc. Ce
qu'il faut bien comprendre, c'est que ces voix rythmiques multiples sont jouées en même temps, elles
n'allongent donc pas la mesure, qui garde une durée totale de 4 noires. La disposition des voix
rythmiques le montre souvent clairement, car les temps sont alignés l'un avec l'autre, comme s'ils étaient
placés dans des portées différentes.
Pour la musique de piano, on utilise deux portées réunies par une accolade. La clé de Sol placée sur la
deuxième ligne est utilisée pour la portée supérieure et la clé de Fa placée sur la quatrième ligne est
utilisée pour la portée inférieure. En voici un exemple

8
La partition

Armure ou armature

L'armure (ou armature) se compose de deux parties : des signes d'altération (dièses, bémols et bécarres)
pour changer la tonalité du morceau, et le temps accordé pour chaque mesure représenté par deux chiffres
ou un symbole figurant à côté de la clef, après les éventuels signes d'altération.

Altération

Une gamme « habituelle » de do majeur


do ré mi fa sol la si
placée sur une portée en clef de sol n'a pas d'altération. Par contre, l'écart entre les notes n'est pas constant.
Lorsque le point de départ de cette gamme change (en sol par exemple), on doit, pour respecter les écarts
de la gamme, altérer une ou toutes les notes. Une gamme de sol majeur donnerait
sol la si do ré mi fa♯(dièse) sol.
Cette altération est permanente, donc un dièse figurerait à coté de la clef de sol. On dit que la tonalité a
changé : de do, on est passé en sol. Et on met cette altération « à la clef ». Elle est indiquée pour rappel,
ainsi que la clef, à chaque début de portée.

Tempo

Par exemple : pour un morceau en 4/4, noté aussi C (un rond ouvert), cela veut dire que l'on prend la note
la plus longue, une ronde qui vaut quatre temps que l'on divise par 4 (le deuxième chiffre), on obtient donc
1 temps. La note à 1 temps est ici la noire. Le premier chiffre, ici 4, indique le nombre de ces notes à
mettre dans chaque mesure. Donc quatre places de 1 temps. Le temps total des notes comprises dans une
mesure vaudra le premier 4. Un morceau en 2/2 peut être aussi noté avec un C barré. Dans l'exemple
figurant ci-dessus 7/4, dans chaque mesure il y aura 7 places de 1 temps.
On indique par des chiffres le tempo d'une musique, ou plus exactement le battement par minute. Par
exemple ♪ = 120 signifie que l'on doit jouer en une minute l'équivalent de cent vingt croches, soit soixante
noires, ou trente blanches, ou encore quinze rondes.

Tableau des principaux tempos

Terme Terme Nb de
Abréviation Signification
italien allemand2 pulsations/minute3
Largo Breit Large (lent) 40 - 60
Lento Langsam Lent 52 - 68
À l'aise (un peu moins lent que
Adagio Ruhig 60 - 80
lento)
Andante Andte Gehend Modéré (allant) 76 - 100
Moderato Modto Gemässigt Modéré 88 - 112
Ein wenig
Allegretto Allto 100 - 128
schnell
Allegro Allo Lustig, schnell Gai, vif, allègre 112 - 160
Vivace Lebhaft Vif ~ 140
Presto Schnell, eilig Rapide 140 - 200
mo
Prestissimo Prest Sehr schnell Très rapide > 188
Tempos secondaires
Les tempos de base peuvent être affinés, principalement par l'ajout d'un suffixe au terme italien (-issimo, -
amente, etc.) ou d'un qualificatif (moderato, assai, molto, etc.) ou par d'autres termes.

9
Larghissimo : < 40
Grave : ~ 40 (équivalent à largo)
Lentissimo : < 48
Lento assai / Lento moderato / Adagissimo : ~ 52 (entre largo et lento)
Larghetto : 56 - 64 (équivalent à lento)
Andantino : ~ 64 - 72 (entre adagio et andante)
Adagietto : 68 - 76 (un peu plus rapide que adagio)
Tranquillo / Tranquillamente : ~ 80 (entre adagietto et andante)
Andante moderato (abrégé en Andte moderato) : entre andante et andantino
Moderato espressivo : ~ 108
Allegretto grazioso : ~ 120
Allegro moderato (abrégé en Allo moderato) : 112 - 124
Allegro appassionato / Agitato: ~ 140 (équivalent à vivace)
Vivo / Allegrissimo : ~ 168 (entre allegro et presto)
Vivacissimo / Vivacissimamente : ~ 200 (entre presto et prestissimo)

Ils peuvent également faire référence à des genres standards, notamment en danse. Ex. Tempo di valse,
Tempo di mazurka, etc.

Variations

Le tempo peut varier au cours d'un même morceau. Il lui arrive parfois même d'être purement et
simplement suspendu (point d'orgue, récitatif, etc.).

Ralentissement

Un ralentissement du tempo peut être signalé, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par
divers termes italiens, tels que :

allargando (abrégé en allarg. ; litt. « en élargissant ») ;


rallentando' (abrégé en rall. ; litt. « en ralentissant ») ;
ritardando (abrégé en ritar. ; litt. « en retardant ») ;
ritenuto (abrégé en rit. ; litt. « retenu »)
etc.

Accélération

De façon analogue, une accélération du tempo peut être signalée, soit par une nouvelle indication
métronomique, soit par divers termes italiens, tels que :

animato (litt. « animé ») ;


accelerando (abrégé en accel. ; litt. « en accélérant ») ;
doppio (litt. « double », c'est-à-dire le double du tempo initial) ;
più mosso (litt. « plus agité ») ;
più moto (litt. « plus de mouvement ») ;
stretto (litt. « serré ») ;
etc.

Retour au tempo initial

Après un ralentissement ou une accélération, le retour au tempo initial peut être signalé, comme
précédemment, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par divers termes italiens, tels que :

tempo primo (abrégé en To Io ; litt. « premier tempo ») ;


a tempo (abrégé en a To ; litt. « au tempo ») ;
10
lo stesso tempo ou istesso tempo (litt. « le même tempo ») ;
etc.

Suspension passagère

Il arrive que le tempo soit suspendu. C'est le cas tout d'abord lorsqu'un point d'orgue (signe en forme de
point surmonté d'un demi-cercle, dont la fonction habituelle est de prolonger la durée de la figure de note
ou de silence sur (ou sous) laquelle il est placé, ceci, au gré de l'exécutant. Le point d'orgue produit donc
une suspension passagère du tempo. Le terme de point d'orgue fait référence à la capacité de cet
instrument de tenir une note sans limitation de durée.)est placé sur (ou sous) une figure, indiquant le
prolongement de ladite figure au gré de l'interprète. D'autres fois, il s'agit de la suspension du tempo de
tout un passage, laquelle peut être signalée, une fois encore, par divers termes italiens ou latins, tels que :

ad libitum (abrégé en ad lib., du latin « à volonté ») ;


a piacere (litt. « à plaisir ») ;
rubato (c'est-à-dire sans rigidité métronomique) ;
senza tempo (litt. « sans tempo »).

Indications d'interprétation

liés, points d'orgue…

Nuances

La nuance correspond au volume sonore ; pour faire le parallèle avec la parole, cela va du murmure au
hurlement. Les nuances portent un nom italien, et sont abrégés comme suit (du plus doux au plus fort) :

il piu pianissimo possibile, ppp : le plus doucement possible ;


pianissimo, pp : très doucement ;
piano, p : doucement ;
mezzo piano, mp : moyennement doux ;
mezzo forte, mf : moyennement fort, volume « normal » ;
forte, f : fort ;
fortissimo, ff : très fort ;
il piu fortissimo possibile, fff : le plus fort possible.

On peut faire varier le volume de manière progressive sur plusieurs notes :

crescendo, cresc. ou bien par un signe « < » s'étendant de la première à la dernière


note : augmentation progressive ;
decrescendo, decresc. ou bien par un signe « > » s'étendant de la première à la
dernière note : diminution progressive.

Ces indication sont portées au-dessus ou en dessous de la portée.

11
Nuances générales

Liste des nuances par ordre d'intensité croissante


Terme en
Abréviation Traduction Exécution
italien
Son particulièrement faible. Cette notation
exceptionnelle appelle à une nuance très
pianississimo Très très faible
marquée. Pour les instruments à vent, on
atteint la limite physique d'exécution.
Nuance très faible, très difficile à exécuter, en
pianissimo Très faible
particulier dans les notes aiguës.
piano Faible
Moyennement
mezzo piano Le niveau sonore est légèrement relâché.
faible
sotto voce Murmuré
mezza voce À mi-voix Aujourd'hui peu usité
poco forte Un peu fort Aujourd'hui peu usité
Pour l'ensemble des instruments il s'agit de la
Moyennement
mezzo forte nuance naturelle, l'exécution doit être
fort
confortable.
forte Fort Le son demande un peu d'énergie.
Exécuté avec violence. Le son ne doit pas pour
fortissimo Très fort autant être dénaturé (grande difficulté des
instruments à vent en particulier).
Notation exceptionnelle. Il s'agit plutôt d'un
fortississimo Très très fort
effet d'orchestre.

Nuances pour un ensemble de notes

Augmentation de l'intensité
Terme ou signe Abréviation Signification
crescendo cresc. En augmentant progressivement le son.
rinforzando rf., rfz., rinf. ou rinforz. En renforçant progressivement le son.
sforzando ou ou En renforçant le son d'une note ou d'un accord.
più forte Plus fort.

En augmentant progressivement le son.

Diminution de l'intensité
Terme ou signe Abréviation Signification
decrescendo decresc. En diminuant le son.
diminuendo dim. En diminuant le son.
smorzando smorz. En laissant mourir le son sans ralentir.
meno forte Moins fort.
12
morendo mor. En laissant mourir le son en ralentissant.
calando cal. En ralentissant beaucoup et en diminuant le son.

En diminuant progressivement le son.

Altérations
Altérations accidentelles

Une altération accidentelle — appelée plus simplement accident — intervient dans le courant du
morceau, et concerne toutes les notes de même nom et de même hauteur qui se trouvent après elle dans la
même mesure. L'effet de l'altération accidentelle est donc temporaire et prévaut sur toute altération
précédente affectant la note.
Exemple :

Dans l'exemple ci-dessus, le premier dièse accidentel affecte les notes n°2 et n°4, le deuxième
dièse accidentel affecte la note n°6, le troisième dièse accidentel affecte la note n°8 et le bécarre
accidentel affecte la note n°5.

On peut donc considérer que la barre de mesure annule l'effet de tous les accidents
qui ont précédé.

Certains compositeurs toutefois, pensant probablement que « deux précautions valent mieux
qu'une », rajoutent, après la barre de mesure et devant la note concernée, l'altération rétablissant la
hauteur initiale d'une note donnée qui avait été modifiée accidentellement au cours d'une mesure
précédente. Une telle altération accidentelle, qui n'est pas vraiment indispensable, est alors appelée
« altération de précaution », précisément.

Cette règle comporte une petite exception toutefois. Lorsque deux notes, de même
hauteur et affectées du même accident, sont réunies par une liaison de prolongation,
et qu'une barre de mesure passe entre les deux notes en question, on n'écrit pas
l'altération devant la seconde note. Si la même note est écrite dans cette deuxième
mesure, elle reste altérée jusqu'à la prochaine barre de mesure (sauf indication
contraire). Exemple :

Altérations constitutives

Une altération constitutive est valable durant toute la portée, pour toutes les notes de même nom —
même de hauteur différente, cette fois —, sauf bien sûr, si entre temps intervient un accident modifiant la
hauteur de la note en question.

13
Exemple :

Dans l'exemple ci-dessus, le mi (bémol constitutif) affecte toutes les notes sauf les notes n°4 et
n°6 à cause du bécarre accidentel.

Placées au début de la portée, juste après la clé, les altérations constitutives forment
ce qu'on appelle une armature, ou armure.

Ornements

La manière de jouer les ornements varie selon les époques ; l'instrumentiste a une certaine liberté
d'interprétation, notamment quant à la rapidité d'exécution.
Le trille consiste à alterner la note principale avec la note directement supérieure.
Trille
Notation Interprétation

Le mordant consiste en un « trille court », avec la note directement supérieure ( ) ou inférieure ( ) à la


note principale.
Mordant
Notation Interprétation

L'appogiature consiste en une note brève jouée avant la note principale. On distingue l'appogiature
« longue » de l'appogiature « brève », cette dernière étant représentée par une note barrée.
Notation Interprétation

Appogiature brève
Notation Interprétation

14
Dynamique

Par « dynamique », nous désignons la manière dont est jouée la note dans sa durée. L'attaque désigne la
manière dont on commence une note. Les annotations placées à la verticale des notes sont placées à
l'opposé de la hampe : au-dessus si la hampe est vers le bas, et vice versa.
Si l'on place un point à la verticale de la note, la note est raccourcie, elle ne dure pas la totalité de sa durée.
On parle de note « piquée » ou de staccato[2]. Avec les instruments à corde, on étouffe la corde en posant
un doigt dessus, ou bien si elle s'obtient avec un doigté (ce n'est pas une corde à vide), en relevant le doigt.
Avec un instrument à vent, on bloque en général le souffle avec un coup de langue.
Si l'on place un accent « > » à la verticale de la note, la note est jouée plus forte que ses voisines, la note
est dite « accentuée ». On parle aussi de marcato. C'est une forme de staccato emphatique. L'interprétation
de la note comporte trois parties :

une attaque forte ;


un maintien de la note à un volume équivalent aux notes alentours ;
un silence sur le dernier tiers ou le dernier quart de la durée de la note.

On utilise aussi les notation forte-piano fp (fort puis doucement), ou bien sforzando sfz.
Si l'on place un trait horizontal à la verticale de la note, on s'attache au contraire à faire durer la note sur la
totalité de la longueur. On parle de note tenue, ou tenuto. Contrairement au legato (voir ci-après), les notes
sont détachées.
Si l'on place une parenthèse horizontale regroupant plus de deux notes, on ne sépare pas les notes entre
elles. On parle de « coulé » ou de legato. Sur un instrument à vent, les notes sont jouées avec un même
souffle. Sur un instrument à cordes frottées, les notes sont jouées avec un même trait d'archet. Il ne faut
pas confondre cette notation avec les notes liées, pour lesquelles la parenthèse ne s'étend que sur deux
notes qui ont la même hauteur.
Les instruments à cordes frottées — violon, alto, violoncelle, contrebasse — peuvent aussi se jouer en
pinçant les cordes. On parle de pizzicato (pluriel pizzicati), noté pizz..

Phrasé

le phrasé indique la façon d'exécuter les différentes phrases musicales

Liaison d'expression ou legato

La liaison d'expression — qu'il est préférable d'appeler legato ou encore coulé pour éviter de la
confondre avec la liaison de prolongation — est indiquée par une ligne courbe englobant les notes d'une
mélodie devant être interprétées en ne respirant qu'à la fin de celle-ci et les notes doivent être liées..

Exemple :

Détaché ou staccato

Article détaillé : Staccato.


Le staccato — c'est-à-dire, le phrasé en notes détachées — désigne un type de phrasé dans lequel les
notes des motifs et des phrases musicales doivent être exécutées avec des suspensions entre elles. Ces
notes détachées sont indiquées au moyen d'un point placé au-dessus ou au-dessous de la tête de la note —
généralement, à l'opposé de la hampe de la figure de note.

15
Exemple :

Répétition de phrases entières

Les signes de reprise permettent la répétition de fragments plus ou moins longs — supérieurs à une
mesure, et jusqu'à plusieurs phrases entières. On distingue le da capo, le renvoi et la barre de reprise.

Da capo

La locution italienne da capo, c'est-à-dire « depuis le début », abrégée en D.C., indique que le morceau
doit être repris depuis le commencement.

Exemple :

Le da capo est souvent accompagné du terme italien Fine, c'est-à-dire la fin du morceau, qui indique la
véritable terminaison du morceau, lorsqu'on joue celui-ci pour la deuxième fois. C'est souvent un point
d'orgue — appelé plus précisément dans ce cas, « point d'arrêt » — qui indique l'ultime note d'un
morceau. Certains éditeurs utilisent l'expression complète da capo al fine, abrégée en D.C. al fine, « du
début jusqu'à la fin ».

Exemple :

Renvoi (Dal Segno)

Lorsque le signe du renvoi est utilisé, celui-ci doit apparaître deux fois dans le courant du morceau : tout
ce qui est compris entre les deux signes de renvoi doit être répété.

Exemple :

A l'instar du da capo, le renvoi est souvent accompagné du terme italien Fine ou bien, d'un point d'arrêt.

16
Exemple :

Barres de reprise

Deux barres de reprise — chaque barre de reprise est en fait une double barre de mesure précédée ou
suivie de deux points — encadrent un fragment qui doit être exécuté deux fois — les deux points de
chaque barre sont situés à l'intérieur du fragment concerné.

Exemple :

Si la première des deux barres de reprise correspond au début du morceau, on ne la


note pas. Exemple :

Lorsqu'un morceau contient à la fois des barres de reprise et un da capo — ou un renvoi —, il faut d'abord
exécuter les barres de reprise, ensuite seulement le da capo — ou le renvoi. Par ailleurs, il est d'usage
d'ignorer les barres de reprise après l'exécution d'un da capo ou d'un renvoi.

Exemple :

Aménagements dans les répétitions de phrases

En cas de reprise, da capo ou renvoi, lorsque la fin des deux phrases identiques diffère, on utilise les
expressions Prima volta et Seconda volta — c'est-à-dire, première fois et deuxième fois —, généralement
abrégées en 1a et 2a, afin de soigneusement mettre en évidence les deux fragments distincts.

17
Exemple :

Indication de la coda

La coda — en italien, la queue, la fin — est l'ultime fragment d'un morceau. Le signe indiquant le début
de la coda est la combinaison d'un cercle et du signe +, souvent suivie du mot coda. Lorsque le
compositeur prend ainsi la peine de matérialiser le dernier fragment d'un morceau, c'est généralement afin
d'éviter au lecteur de se perdre dans de trop nombreuses reprises, de trop nombreux renvois, etc.

Exemple :

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