Fiche glycémique
Date Glycémie à jeun (mmol/L) Glycémie postprandiale (mmol/L)
13/02 9.8 12.5
14/02 9.6 12.3
15/02 9.5 11.8
16/02 9.3 11.5
17/02 9.2 11.2
18/02 8.9 10.8
19/02 8.7 10.6
20/02 8.5 10.3
21/02 8.2 10.0
22/02 8.0 9.8
23/02 7.9 9.6
24/02 7.7 9.3
25/02 7.5 9.0
26/02 7.3 8.8
27/02 7.1 8.5
28/02 6.9 8.2
29/02 6.7 8.0
01/03 6.5 7.8
02/03 6.4 7.5
03/03 6.3 7.3
04/03 6.1 7.0
05/03 6.0 6.8
06/03 5.8 6.6
07/03 5.6 6.4
08/03 5.5 6.2
09/03 5.3 6.0
10/03 5.1 5.8
11/03 4.9 5.6
Commentaire sur l’évolution des valeurs glycémiques
L’analyse des glycémies de la patiente Sawadogo Fati montre une évolution
encourageante au fil de la prise en charge.
1. Phase initiale (13/02 - 20/02) : Instabilité glycémique
Au début de l’hospitalisation, les valeurs glycémiques sont relativement élevées,
avec une glycémie à jeun autour de 9,8 mmol/L et une glycémie postprandiale
atteignant 12,5 mmol/L. Cette situation peut être expliquée par plusieurs
facteurs :
• Déséquilibre du diabète en raison d’une mauvaise adhésion aux
traitements antérieurs.
• Infection sévère et état inflammatoire, qui augmentent la résistance à
l’insuline.
• Stress physiologique lié à la gangrène et aux interventions médicales.
À ce stade, un ajustement de l’insulinothérapie a été mis en place, combiné à un
contrôle strict des apports alimentaires et une correction des troubles
métaboliques.
2. Phase intermédiaire (21/02 - 03/03) : Stabilisation progressive
À partir du 21 février, on observe une réduction progressive des glycémies,
atteignant environ 7,5 mmol/L à jeun et 9,0 mmol/L postprandial. Cette amélioration
traduit :
• Un meilleur contrôle du diabète grâce à l’adaptation des doses
d’insuline (Actrapid et Insulatard).
• Une réduction de l’état inflammatoire, après l’initiation de
l’antibiothérapie adaptée.
• Une amélioration de l’état général de la patiente, avec une
stabilisation des autres constantes biologiques.
Cependant, quelques fluctuations persistent, nécessitant une surveillance continue
pour éviter tout risque d’hypoglycémie ou de rebond hyperglycémique.
3. Phase finale (04/03 - 11/03) : Amélioration nette et retour aux normes
Les glycémies montrent une nette amélioration vers la fin de l’hospitalisation,
atteignant 5,1 mmol/L à jeun et 5,8 mmol/L postprandial. Cette évolution positive
indique que :
• L’insulinothérapie a été bien ajustée et efficace.
• L’état infectieux est maîtrisé, réduisant l’inflammation et l’impact
sur la résistance à l’insuline.
• La prise en charge globale a permis une stabilisation métabolique,
limitant les complications à long terme.