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Impact du développement financier sur la croissance

Ce document examine le lien entre le développement financier et la croissance économique, en soulignant des résultats contradictoires dans la littérature, certains soutenant une relation positive tandis que d'autres suggèrent une absence de lien ou même une relation négative. L'étude vise à évaluer cet impact dans les zones européennes et non européennes, en utilisant des données empiriques et une méthodologie économétrique. Les hypothèses de recherche posent que le développement financier a un effet positif sur la croissance économique à long terme et sur la productivité totale des facteurs.

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Impact du développement financier sur la croissance

Ce document examine le lien entre le développement financier et la croissance économique, en soulignant des résultats contradictoires dans la littérature, certains soutenant une relation positive tandis que d'autres suggèrent une absence de lien ou même une relation négative. L'étude vise à évaluer cet impact dans les zones européennes et non européennes, en utilisant des données empiriques et une méthodologie économétrique. Les hypothèses de recherche posent que le développement financier a un effet positif sur la croissance économique à long terme et sur la productivité totale des facteurs.

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Introduction

v Contexte et justification

Le débat économique contemporain est animé par de nombreuses polémiques sur le rôle du
secteur financier et son développement sur la croissance économique. Certes les travaux
empiriques de King et Levine (1993a), Beck, Levine et Loayza (2000), puis Levine, Loayza et
Beck (2000) montrent dans leur grande tendance que le développement financier et la
croissance économique sont positivement associés, certains auteurs estiment que la relation
entre les deux variables serait inexistante, voire négative. L'une des justifications avancées par
ces auteurs est que l'instabilité liée au développement financier pénaliserait la croissance
économique et anéantirait les effets positifs du développement financier. Les résultats de
Kaminsky et Reinhart (1999) et Demirgüc-kunt et Detragiache (1999) s’inscrivent dans cet
ordre d’idées dans la mesure où ils trouvent que l instabilité financière serait positivement
associée au développement financier.

v Problématique et questions de recherche


La question qui se dégage dans ce présent travail est celle de savoir quel serait l’impact du
développement financier sur la croissance économique ? Cet impact est-il le même dans la zone
européenne et non européenne ?

v Objectif de l’étude

L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’impact de développement intermédiaire


financier sur la croissance économique. Particulièrement, il s’agit d’évaluer l’impact des
variables financières sur les sources de croissance notamment l, la croissance la productivité du
capital ; le taux de croissance.

v Hypothèses de recherche

H1 : Il existe une relation forte et positive entre le niveau de développement intermédiaire


financier et de croissance économique à long terme, Levine et al. (2000)

H2 : Des niveaux plus élevés de développement intermédiaire financier produisent du taux


plus élevé de la croissance économique et la croissance de la productivité totale des facteurs.

RÉDIGÉ PAR NTAMACK, ANDRIANATOANDRO ET TABI, ÉLÈVES


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ISE 3, ISSEA
v INT R T L’ TU

Ce travail permet la concrétisation de la théorie sur le lien entre le développement de


l’intermédiation financière et la croissance économique, et de l’appliquer sur les cas des pays
de la zone européenne et hors européenne.

v ANNONCE DU PLAN

Le présent travail est organisé de la façon suivante : nous présentons dans une première partie
une revue de littérature empirique et théorique sur le rôle du développement financier sur la
croissance économique ; dans la deuxième partie nous proposons une analyse descriptive des
données utilisées et l’approche méthodologique ; la dernière partie est consacrée à la
présentation et à l’analyse économétrique (GMM, variables instrumentales) des résultats
obtenus respectivement.

RÉDIGÉ PAR NTAMACK, ANDRIANATOANDRO ET TABI, ÉLÈVES


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ISE 3, ISSEA
1. Revue de littérature

La littérature empirique sur la relation entre le développement financier et


la croissance économique a connu un essor considérable à partir des travaux de
King et Levine (1992, 1993a). Bien que la première étude établissant le lien
empirique entre le développement financier et la croissance remonte à
Goldsmith (1969), le travail inaugural de King et Levine (1992, 1993a) a permis
de fournir une validation aux modèles de croissance endogène de Bencivenga et
Smith (1991), Saint-Paul (1992), Greenwood et Jovanovic (1990) et Pagano
(1993). Toutefois, il est important de remarquer une divergence entre les
travaux consacrés à l'analyse du lien entre le développement financier et la
croissance. Même si dans leur grande tendance, la plupart des études concluent
à l'existence d'une relation positive entre le développement financier et la
croissance, un certain nombre de travaux apportent des preuves contraires à
cette assertion. La présente revue de littérature est structurée en deux points :
nous présentons d'abord les résultats relatant un lien positif entre le
développement financier et la croissance économique, ensuite la controverse
qu'a suscitée cette littérature.

1.1. Relation positive entre indicateurs de développement


financier et croissance

Au cours de la dernière décennie, King et Levine (1992, 1993a) ont été les premiers auteurs à
se pencher sur l'analyse empirique de la relation entre la croissance et le développement
financier. Ils concluent, à partir d'une étude en coupe transversale, que, au-delà du lien positif
entre les deux variables, le développement financier permet de prévoir la croissance
économique dans les 10 à 30 années à venir. Des résultats semblables illustrant une relation
positive entre le développement financier et la croissance ont été obtenus par d'autres auteurs à

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ISE 3, ISSEA
savoir Roubini et Sala-i-Martin (1992), Savvides (1995) et Odedokun (1996). Ces résultats vont
dans le sens des prédictions des théoriciens de la libéralisation financière1.

Les critiques suscitées par les études en coupe transversale ont conduit à l'utilisation de
techniques économétriques plus performantes dans l'évaluation du lien entre la croissance
économique et le développement financier : la méthode des moments généralisés (GMM) sur
panel dynamique par exemple.

Dans ce nouveau courant de littérature, Beck, Levine et Loayza (2000) trouvent une relation
positive et significative entre le développement financier et différents indicateurs de mesure de
la croissance : le taux de croissance économique, le taux d'accumulation du capital et la
productivité globale des facteurs. Aussi, Rioja et Valen (2004) concluent que le développement
financier affecte la croissance économique dans les pays à faible revenu par le biais de
l'accumulation du capital, tandis que dans les pays à revenu élevé, le canal de transmission est
la productivité du capital.

En effet, la plupart des études qui se sont focalisées sur l'analyse du lien entre la croissance
économique et le développement financier utilisent souvent des ratios mesurant l'état du
système bancaire. Ces indicateurs occultent une partie du développement du secteur financier
enregistré au cours de ces dernières années dans de nombreux pays qui s'est traduit par une
ascension des marchés financiers, en l'occurrence des bourses de valeurs surtout dans les pays
émergents. Ainsi, pour mieux cerner le développement financier, certaines études intègrent des
indicateurs de mesure de la taille ou de la liquidité du marché boursier. L’idée étant que, si les
marchés financiers fonctionnent de façon efficiente, c'est-à-dire si les prix reflètent l'espérance
de profit des entreprises, les ressources pourront être allouées aux entreprises performantes pour
la réalisation des projets d'investissement rentables. Les travaux de Levine et Zervos (1998)
puis Beck et Levine (2004) fournissent la preuve que le développement des marchés boursiers
est un indicateur qui permet d’envisager de bonnes perspectives de croissance économique.
Dans le même courant de littérature, Bekaert, Harvey et Lundblad (2005) montrent que les
économies qui ont libéralisé leurs marchés boursiers enregistrent des taux de croissance
économique élevés. Aussi, Henry (2000) conclut à partir de la méthodologie des études

1
Les développements théoriques de l'école de la libéralisation financière (Mac Kinnon, 1973, et Shaw, 1973)
relatent que les économies à taux d'intérêt bas (taux administrés) sont caractérisées par des systèmes financiers
peu développés, un niveau d'épargne et de croissance faible lié à l'inefficacité dans l'allocation des ressources.

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ISE 3, ISSEA
événementielles, que la libéralisation des marchés boursiers affecte positivement le niveau de
l'investissement privé.

Bien que le clivage entre système financier orienté marché et système financier orienté banque
semble être dépassé (Jacquet et Pollin, 2007)2, Tadesse (2002) montre que les systèmes
financiers dominés par les banques sont plus favorables à la croissance dans les pays sous-
développés financièrement, alors que dans les pays développés financièrement, les systèmes
orientés marché seraient plus porteurs de croissance. Atje et Jovanovic (1993) trouvent que les
indicateurs du secteur bancaire sont moins corrélés au rendement des investissements que ceux
du marché boursier. Des résultats contraires sont obtenus par Harris (1997), qui met en évidence
une faible relation entre les indicateurs des marchés financiers et la croissance économique.

1.2. Des résultats controversés

Après l’assertion de Schumpeter (1911), documentée et popularisée par King et Levine (1992,
1993a, 1993b), de nombreux auteurs ont réagi à « Schumpeter might be right ? » de King et
Levine (1993a) au nombre desquels nous pouvons citer Arestis et Demetriades (1998), qui se
sont penchés sur la portée de la relation entre le développement financier et la croissance
économique. Ces auteurs estiment que le développement financier n’est pas antérieur à la
croissance économique, mais le contraire. En effet, selon les auteurs d’inspiration keynésienne,
bien que la croissance puisse être contrainte par le crédit dans les systèmes financiers peu
développés, dans les systèmes financiers avancés, le développement financier n’est qu’une
réponse endogène aux exigences en matière de demande. Ces développements théoriques ont
galvanisé l’attaque menée par Arestis et Demetriades (1998) contre l’article de King et Levine
(1993a). Ces auteurs montrent que l’étude réalisée par King et Levine (1993a) est fondée sur
des bases de causalité très fragiles. Ils démontrent que le développement financier ne peut plus
prédire la croissance économique, une fois que son niveau initial est corrélé à sa moyenne.

De Gregorio et Guidotti (1995) alimentent la controverse dans la mesure où ils trouvent des
résultats qui révèlent une relation négative entre le développement financier et la croissance
économique dans les pays d’Amérique Latine. Berthélemy et Varoudakis (1998) mettent
également en évidence une relation négative entre le développement financier et le taux de
croissance dans des économies financièrement réprimées ; cette relation reste non significative
suite aux réformes financières. Ils avancent que ce résultat se justifie par l’existence d’effets de
seuil associés aux équilibres multiples dans la relation de long terme entre le développement

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ISE 3, ISSEA
financier et la croissance2. Des résultats semblables, suggérant un lien négatif ou non significatif
entre les deux variables, sont obtenus par Ram (1999), Trabelsi (2002) et Zhu, Ash et Pollin
(2004).

1.3. La croissance engendre le développement financier

Ce pôle conduit par Robinson (1952) contredit le rôle actif de la finance dans le
processus de croissance économique. Selon cet auteur, le développement financier serait
donc un fruit de la croissance et ses déterminants résideraient dans d'autres domaines
que dans la finance. On retrouve aussi des auteurs comme Stiglitz (199 1) et Lucas (1988)
qui à la suite de Robinson ignorent le rôle du développement financier sur la croissance
économique. Stiglitz(1991) montre que les chefs d'entreprise sont indifférents quant à
la liquidité du marché financier. Lucas(1988) lui affirme que le rôle de la finance sur la
croissance est surestimé. On pourrait ajouter aussi dans cette section les études empiriques
démontrant la neutralité ou aussi l'effet négatif du secteur financier sur la croissance. Entre
autre, nous nous référons à Gregorio et Guidotti (1995) qui trouvent un effet négatif du crédit
privé sur la croissance économique. Leur analyse, il faut le noter portait sur un échantillon de
pays d'Amérique Latine dans un contexte de fragilité financière. En effet, l'environnement
financier de ces pays était marqué par des moments de surendettement exagéré, et aussi, cette
dette au secteur privé se concentrait dans une partie restreinte de l'économie; ceci
reflétait plus une allocation inefficace de l'épargne plutôt qu'une bonne santé financière.
Les auteurs justifient alors le résultat de leur analyse en panel par cet état du système
financier de leur échantillon. À leur suite, Koivu (2002) trouve un résultat similaire sur son
échantillon et justifie son résultat également par une allocation inefficace des ressources
financières.

2
Rousseau et Wachtel (2002) identifient également un effet de seuil dans la relation entre le développement
financier et la croissance, mais cette fois-ci par le biais du taux d'inflation, alors que Deidda et Fattouh (2002)
trouvent une relation non linéaire entre les deux variables à l'aide d'un modèle à changement de régime (PTR à la
Hansen, 1999). Des résultats semblables sont obtenus par Khan et Senhadja (2000, 2003), Favara (2003) et
Huang et Lin (2009).

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ISE 3, ISSEA
2. Approche méthodologique

2.1. Modèle de données et analyses descriptives

La présente étude couvre la période de 1984 à 2009 et porte sur un panel constitué de 12 pays
aussi bien en zone Euro qu en zone non Euro. Par ailleurs, cet échantillon est constitué d’un
regroupement de données en moyennes quinquennales sur ladite période (6 sous périodes de
5ans). Les variables de développement financier et de croissance utilisées sont présentées
comme suit :

Tableau 1 Liste des variables d'étude

Variable Source Unité Notation


Crédit accordé au secteur privé WDI % PIB Privcred
/PIB
Ratio de la masse monétaire M2 / WDI % PIB Liq
PIB
Dette internationale / PIB WDI % PIB Cbanq
Dette internationale / PIB WDI % PIB Debtint
Transfert d’argent effectué par les WDI % PIB Remit
non- résidents dans leur pays
Taux d’inflation WDI Echelle en pourcenetage Inf
Ouverture commerciale WDI % PIB otrade
Capital humain Penn Pourcenetage de population ayant hc
World atteint le niveau de l’éducation
table sécondaire
Taux de croissance par tête moyen WDI En pourcentage tpib
Taille du gouvernement WDI % PIB govt
Source : Nos propres travaux

Ø Statistiques descriptives des variables du développement financier et de la croissance

Tableau 2 : Statistiques descriptives des variables du développement financier et du taux de croissance

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ISE 3, ISSEA
Source : Nos propres travaux

Le tableau 2 révèle que le taux de croissance moyen de l'échantillon sur la période étudiée est
de 2.8986%. La valeur minimale moyenne quant à elle est de (-1.83838%), tandis que le
maximum est de (12.08914 ). L’écart type du taux de croissance (2.566) révèle qu’il n’y a pas
une grande dispersion en terme de niveau de richesses entre les pays de l’échantillon (Zone
Euro et non Euro).

L’évolution du taux de croissance du PIB des pays retenus dans notre échantillon (zone Euro et
non Euro) sur la période 1984 à 2009 est assez hétérogène suivant les pays. La Chine enregistre
des taux de croissance élevés avec une évolution croissante sur la période d’étude. Ceci
s’expliquerait par le dynamisme économique de ce pays (politique structurelle, conjoncturelle,
commerciale etc.) à faire face aux chocs durant la période d’étude en particulier sa résilience à
la crise de 2008. Cependant, les autres pays à savoir : la Belgique, la France, la Suède,
l’Angleterre, l’Australie, le Japon, les Etats-Unis, Portugal, Espagne, Suisse semblent avoir une
tendance régulière selon la structure de leur économique sur la période de l’étude. L’on note
que face à la crise de 2008, seuls l’Espagne et le Portugal ont subi des répercussions néfastes
élevées dans leur économie. Cette tendance régressive révèle la fragilité économique de ces
pays. (Voir figures en Annexe 2).

En ce qui concerne les indicateurs de développement financier, l’ensemble des pays enregistre
les valeurs maximales pour le ratio de la masse monétaire M2 ; le crédit accordé au secteur
privé ; le crédit provenant du secteur bancaire ; l’ouverture commerciale et la dette
internationale. Soit respectivement 212.7522% ; 185.7544% ; 177.7604% ; 155.2848 et

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ISE 3, ISSEA
110.984 . Nous remarquons également que pour ces indicateurs, il y’a une grande dispersion
autour de la moyenne. En d’autres termes il existe un écart considérable entre les pays de
l’échantillon dans le volet de développement financier. Toutefois ces pays sont relativement
homogènes en ce qui concerne le transfert d’argent effectué par les non-résidents dans leur
pays (écart type de 1.137) et le taux d’inflation (2.977). Quant aux autres variables (le Capital
humain et la taille du gouvernement), ces pays semblent avoir les mêmes caractéristiques.
Ceci se justifie par des faibles niveaux d’écart-type. Soit respectivement 0.5309 et 3.878.
(Tableau 2). Par ailleurs, après la crise de 2008 les Etats unis et l’Angleterre enregistrent des
valeurs les plus élevées pour le crédit accordé au secteur privé tandis que la Belgique enregistre
la valeur la plus faible. En ce qui concerne le taux d’inflation, l’Angleterre et l’Australie ont
des valeurs les plus fortes tandis que la Suisse et le Japon des valeurs les plus faibles. Pour le
transfert d’argent effectué par les non-résidents dans leurs pays, la Belgique possède des valeurs
maximales tandis l’Angleterre et les Etats-Unis les valeurs minimales. Pour le crédit provenant
du secteur bancaire l’Angleterre, l’Espagne et la Suisse enregistrent les valeurs maximales
tandis que la Belgique et les Etats-Unis les valeurs les plus faibles. Pour le ratio de la masse
monétaire M2, le Japon enregistre la valeur maximale et la Suède la valeur minimale. Et enfin
pour la dette internationale, l’Angleterre enregistre une valeur maximale par contre la Chine et
le Japon des valeurs minimales. (Voir figures en Annexe 3).

Tableau 3 : Corrélation entre les variables

Source : Nos propres travaux sur STATA

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ISE 3, ISSEA
En s’intéressant à la corrélation3 entre les variables (tableau 3), des constats méritent d'être faits.
(i) D'abord, on remarque une corrélation négative et très faible entre les variables de
développement financier et le taux de croissance économique. (ii) On note également une faible
corrélation mais positive entre l’inflation et le taux de croissance. Toutefois, l’on observe une
corrélation négative et faible entre la plupart des indicateurs financiers et le niveau d’inflation.
(iii) Et enfin, il existe une corrélation positive et forte entre certains indicateurs du
développement financier.

Le taux de croissance moyen du PIB par tête sur l’ensemble de l’échantillon est de 2.898 . La
variance inter-individuelle (between) est de 5.40 sur une variance totale de 6.586 soit 82% de
la variance totale alors que la variance intra-individuelle (temporelle) est de 1.5657. Ceci
s’explique par l’importance de la dimension individuelle dans notre échantillon (en moyenne
12 pays) par rapport à la dimension temporelle (6 ans par pays).Par ailleurs, pour la majorité
des variables la structure la variabilité est la même, la variance between l’emporte sur la
variance within à l’exception des certaines indicateurs financiers (taux d’inflation, le transfert
d’argent effectué par les non-résidents dans leurs pays, la dette internationale) où la dimension
temporelle s’avère importante (voir annexe 1).

3
Le coefficient de PEARSON définit la force ou le degré de liaison entre deux variables. Lorsque la valeur du
coefficient est :
(i)Proche de 0 ii y’a absence de relation ; (ii) Entre 0.025 et 0.25 il existe une relation très faible entre les deux
variables ; (iii) Entre 0.25 et 0.5 il existe une relation faible ; (iv) Entre 0.5 et 0.65 la relation est modérée ; (v)
Entre 0.65 et 0.8 la relation est forte (vi) Entre 0.8 et 1 la relation est très forte.

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ISE 3, ISSEA
3. Résultats, analyses et interprétations
Dans cette section, nous analysons empiriquement le lien entre le développement
financier sur la productivité du capital dans les différentes zones (euro et non euro) en utilisant
des estimations de données de panel. Cette approche a pour avantage de prendre en compte la
dimension temporelle, mais aussi l'hétérogénéité évidente des individus de l'échantillon.

3.1 Présentation des données et modèle de base

Notre donnée est extraite de la base de donnée de la Banque mondiale et Penn World
Table ; elle est construite sur le principe que nous disposons un panel parfaitement balancé de
12 pays sur la période 1984-2013, divisée en six (06) sous périodes de cinq (5) ans chacune.

Nous retenons le modèle log-linéaire en panel dynamique de Berthélemy et Varoudakis


(1998) qui se sont eux-mêmes inspirés de celui de Mankiw, Romer et Weil (1992).

L'équation de régression prend la forme suivante :

- − = αi+β0 − +β1 + β2 + β3 + β4 + β5
+ β6 + (1)

i= 1,2 pour les zones et t = 1, ..., 6 pour l'horizon temporel et µ : l'effet individuel propre à
chaque zone. Avec le taux de croissance moyen, pris en logarithme de chaque zone i à
la période t, le terme d'erreur. Les variables explicatives, prises en logarithme du taux de
croissance économique, sont :

· : le taux d’inflation déflateur du PIB dans la zone i au cours de l’année t ;


· : taux d’ouverture commerciale dans la zone i au cours de l’année t ;
· ℎ : le niveau d’éducation de la population.
· : La taille du gouvernement dans la zone i au cours de l’année t ;
On a également des variables explicatives principales, pris en logarithme représentative du
développement de l’intermédiation financière, on y trouve les variables suivantes :

· : crédit accordé au secteur privé rapporté au PIB dans la zone i au cours de


l’année t ;
· : ratio de la masse monétaire (M2) sur le PIB dans la zone i au cours de l’année t.
Nous récapitulons toutes les différentes variables retenues pour l’analyse ainsi que les signes
des coefficients attendus dans le tableau ci-dessous.

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ISE 3, ISSEA
Tableau 4 : Variables et signes attendus des coefficients

Variables Signes

inf +/-

otrade +

hc +

govt +

privcred +

liq +

Source : réalisé à partir de Bethélémy et Varoudakis, 1998

3.2 Estimations du modèle et interprétations

La méthode retenue pour estimer notre panel dynamique est celle des moments
généralisés en système (System Generalized Method of Moments- GMM System). En effet,
l’estimateur en différence première souffre d’une sous-estimation sur des petits échantillons
selon Blundell et Bond (1998). Afin de pallier à ces insuffisances, ces auteurs proposent
l’estimateur GMM en système qui est associé à deux catégories de tests : (i) Le test de sur-
identification de Sargan/Hansen qui permet de tester la validité des variables retardées comme
instruments ; (ii) Le test d’autocorrélation d’Arellano-Bond où l’hypothèse nulle est l’absence
d’autocorrélation de second ordre des erreurs de l’équation en différence.

Le tableau ci-dessous montre d’une part qu’il y a absence d’autocorrélation du second


ordre d’Arellano et Bond ; et d’autre part, que les instruments sont valides. Davantage, la
statistique de Wald est très élevée. Cela signifie que le modèle estimé est globalement
significatif.

Tableau 5 : Effet du développement financier sur la croissance économique

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ISE 3, ISSEA
Variable dépendante : tpib
Zone d’appartenance EURO NON EURO
Estimation par la GMM en système : Blundell et Bond (1998) (deux étapes)
Variables explicatives Coefficients p-value Coefficients p-value
tpib(-1) 0.244055 0.79 0.0164484 0.949
otrade 3.9694** 0.038 3.056732** 0.005
govt - - -10.05311** 0.002
inf 0.60396** 0.033 -0.03781 0.769
liq -4.5526** 0.003 -1.4242 0.24
privcred 0.60774 0.313 -1.106 0.399
const - - 12.759** 0.000
Observation 30 42
Nombre de pays 5 7
Wald Wald chi2 (5) =81.99 ; Wald chi2 (5) = 186.68 ;
Prob> chi2 = 0.000 Prob> chi2 = 0.000
p-value Sargan Chi2(7)=6.62 ; Pr> Chi2(7)= 6.93 ; Pr> chi2=0.328
chi2=0.36
p-value AR(1) Z= -1.89 ; Pr> z=0.0059 Z= -2.79 ; Pr> z=0.005
P-value AR(2) Z= 0.43 ; Pr> z=0.665 Z= -0.06 ; Pr> z=0.948
Notes : * = significatif à 10% ; ** = significatif à 5%.

Source : Nos propres travaux sur STATA

De façon précise, dans les différentes zones, il y a autocorrélation du premier ordre


d’Arellano et Bond (probabilité du test AR (1) étant respectivement de 0.0059 et 0.005dans la
zone EURO, et NON EURO). Cependant, la probabilité du test d’absence d’autocorrélation de
second ordre (probabilité du test AR (2)) est respectivement de 0.665 et 0.948 dans la zone
EURO, et NON EURO. Aussi, les probabilités associées aux tests de Sargan (probabilité du
test égale à 0.36 pour zone EURO et 0.328pour zone NON EURO) et de validité des
instruments, sont supérieures à 5%.

Tableau 6 : Effet du développement financier sur le taux de croissance à long terme

Variable dépendante : tpib


Zone d’appartenance EURO NON EURO
Estimation par la GMM en système : Blundell et Bond (1998) (deux étapes)
Variables explicatives Coefficients p-value Coefficients p-value
govt - - -10.22123 0.061
otrade 5.251 0.425 3.107852* 0.04
inf 0.79895 0.30 - -
liq -6.022362 0.43 - -
Notes : * = significatif à 10%

Source : Nos propres travaux sur STATA

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ISE 3, ISSEA
3.3 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Les estimations du modèle permettent de dégager des plusieurs résultats suivant :

Premièrement, les indicateurs de l’intermédiation bancaire, le total des crédits accordés


au secteur privé sur le PIB influence positivement le taux de croissance moyen dans la zone
européenne mais de façon non significative. Tandis que cette influence est négative bien que
non significative dans la zone non européenne. Aussi, l’autre indicateur de l’intermédiation
bancaire : la masse monétaire au sens M2 rapportée au PIB (liq) influence négativement le taux
de croissance moyen dans les deux zones (Une augmentation de 1% de cette variable entraine
une diminution significative de la croissance économique de l’ordre de 4.5526% dans la zone
euro et une diminution non significative du taux de croissance moyen de l’ordre de 1.106%
dans la zone non européenne). En effet, les signes attendus des coefficients associés à ces
variables financières se sont révélés incorrects comme le prédit la théorie économique.

Deuxièmement, le signe de l’inflation est positif et le coefficient associé à cette variable


est significatif. En effet, dans la zone européenne, l’inflation moyenne tourne autour de 2%, ce
type d’inflation est la stabilité des prix. Il stimule la croissance économique. On constate alors
que dans la zone européenne, l’augmentation de la quantité de
monnaie (ou de quasi-monnaie) en circulation qui se traduit par une augmentation de
l’inflation exerce des effets bénéfiques sur l’économie réelle (niveau de vie) ; ceci est expliqué
par la volonté des Etats à maintenir la variation de la masse monétaire au-dessous du taux de
croissance de la production. Par contre, dans la zone non européenne, l’inflation est de signe
négatif comme la théorie le prédit, et le coefficient associé à cette variable est non significatif.
En effet, la théorie économique aborde généralement une corrélation négative entre la
croissance économique et l’inflation car quand cette dernière est élevée, cela va engendrer des
incertitudes dans l’économie.

Troisièmement, les coefficients associés aux variables otrade, govt sont significatifs
dans les deux zones. Aussi, la variable otrade présente le signe attendu conformément à la
théorie économique. L’ouverture commerciale augmente la croissance économique dans les
zones. En effet, une augmentation de cet indicateur de 1% se traduit par une augmentation de
du taux de croissance respectivement de 3.9694% et 3.056732% dans la zone européenne et
non européenne. La taille du gouvernement quant à elle est une entrave à la croissance de la
zone non européenne. Une augmentation de cette grandeur de 1% permet de faire baisser le

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ISE 3, ISSEA
taux de croissance économique moyen de 10.05311%. Cette grandeur est par contre non
explicative de la croissance à l’Europe. De même, pour sa part, l’augmentation du nombre
d’années d’études au secondaire, et donc du capital humain, n’est pas explicative du taux de
croissance dans les deux zones.

A long terme, l’inflation et l’ouverture commerciale boostent la croissance économique


européenne, mais de façon non significative. L’économie hors européenne profite de
l’ouverture commerciale pour constituer sa croissance. En effet, une augmentation respective
de 1% de cette variable entraine une augmentation significative de la croissance économique
de l’ordre de 3.107852 . Et quant à la taille du gouvernement, l’augmentation de 1 de cette
grandeur entraine le recul de la croissance économique de l’ordre de 10.22123%.

Contre toute attente, la masse monétaire au sens M2 rapportée au PIB (liq) influence
négativement mais de façon non significative le taux de croissance de l’économie européenne
(Une augmentation de 1% de cette variable entraine une diminution de la croissance
économique de l’ordre de 6.022362 ). Par contre, aucune variable financière n’explique le
taux de croissance économique dans la zone non européenne.

Au total, nous retenons que l intermédiation financière n’est pas un déterminant


significatif de la croissance économique dans les deux zones. Notre résultat rejoint celui
d’Avom et Carmignani (2010). En particulier, en Europe, la masse monétaire au sens M2
rapportée au PIB influence négativement et significativement le taux de croissance. Ainsi, nous
pensons que les sources de la croissance dans ces zones se trouvent ailleurs et notamment dans
: le taux d’inflation (la stabilité de prix), l’ouverture commerciale (commerce international), la
taille du gouvernement. Plus précisément, l’inflation et le l’ouverture commerciale qui explique
la croissance économique. Tandis que, pour l’économie non européenne, ses sources de
croissance sont la taille du gouvernement et l’ouverture commerciale.

Cependant, nos résultats pourraient présenter quelques insuffisances. En premier lieu,


l’analyse a été effectuée de façon globale. Or, il serait intéressant d’analyser les effets de
l’intermédiation bancaire sur le taux de croissance de chaque pays dans les deux zones afin de
voir les disparités nationales. En second lieu, le recours à d’autres indicateurs tels que : la
qualité institutionnelle, origine légale, taux de bancarisation, etc. aurait pu améliorer les
résultats ci-dessus.

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ISE 3, ISSEA
Conclusion

Le but de notre analyse a consisté à prendre appui sur les résultats théoriques et empiriques
controversés de la relation système financier et croissance économique, afin de vérifier
empiriquement cette relation pour les pays de la zone euro et non euro . Il était question alors de voir si
l’impact du développement financier est le même dans ces deux zones. Ainsi, l’utilisation d’un modèle log-log en panel
dynamique pour la période 1984-2013, que l’on a regroupée en six (06) sous-périodes de cinq
(05) ans, nous a permis de montrer de résultat : il existe aucune relation d’équilibre à long terme
entre le système bancaire et la croissance économique dans les zones euro et non euro. La
croissance économique est expliquée par d’autres facteurs. Par ailleurs, le total des crédits
accordés au secteur privé sur le PIB influence positivement le taux de croissance moyen dans
la zone européenne mais de façon non significative. Tandis que cette influence est négative bien
que non significative dans la zone non européenne. Nous concluons donc le développement
financier n’explique pas la croissance économique dans ces deux zones.

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ISE 3, ISSEA
Références bibliographiques

[1] Arellano, M. et Bond, S., 1991, Some Tests of Specification for Panel Data: Monte Carlo
Evidence and an Application to Employment Equations, Review of Economic Studies, 58, 277-
297.

[2] Arellano, M. et Bover, O., 1995, another Look at the Instrumental-Variable Estimation of
Error Components Models, Journal of Econometrics, 68, 29-52.

[3] Guillaumont, S. et Kpodar, R., 2006, Développement Financier, Instabilité Financière et


Croissance Economique, Économie et Prévision, 3 (174), 87-111.

[4] Berthelemy, J. et Varoudakis, A., 1996, Développement Financier, Réformes


financières et Croissance. Une Approche en Données de Panel, Revue
Economique, 46 (2), 217-235.

[5] Manuels de cours sur les données de Panel (Isabelle Cadoret ,2019).

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Annexes

Annexe 1 : Variabilité intra individuelle et intra temporelle entre les variables

Variable Mean Std. Dev. Min Max Observations


tpib overall 2,898614 2,566578 -1,838382 12,08914 N= 72
between 2,324165 1,852463 10,12928 n= 12
within 1,251394 -1,321939 5,899387 T= 6
hc overall 3,052495 0,5309069 1,792362 3,708496 N= 72
between 0,5297107 2,104084 3,55375 n= 12
within 0,1450131 2,728833 3,331926 T= 6
otrade overall 57,88931 31,35161 17,6136 155,2848 N= 72
between 30,90359 22,68973 131,6474 n= 12
within 9,754347 40,62289 83,07205 T= 6
inf overall 3,188741 2,977016 -0,5875934 15,98277 N= 72
between 1,770454 0,5609254 6,453423 n= 12
within 2,439028 -3,252464 12,88858 T= 6
govt overall 18,21767 3,87848 10,7505 26,01794 N= 72
between 3,808489 11,63684 25,37735 n= 12
within 1,248785 13,82684 21,66141 T= 6
privcred overall 106,3633 39,98216 25,746 185,7544 N= 72
between 31,88055 55,22285 166,8628 n= 12
within 25,56911 50,13274 171,173 T= 6
liq overall 90,08526 44,7594 37,9095 212,7522 N= 72
between 40,81643 47,54899 194,79 n= 12
within 21,32478 33,03933 152,6552 T= 6
cbanq overall 93,2709 38,56513 25,74602 177,7604 N= 72
between 29,2452 50,64808 144,879 n= 12
within 26,31005 37,04042 158,0809 T= 6
debtint overall 27,32855 25,87754 1,185547 110,984 N= 72
between 13,26022 3,258422 42,73996 n= 12
within 22,49881 -8,899052 97,62804 T= 6
remit overall 0,584834 1,137717 0,0126253 7,360451 N= 72
between 0,8070054 0,0301801 2,74117 n= 12
within 0,830063 -1,937722 5,204115 T= 6
Source : Nos propres travaux sur STATA

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Annexe 2 : Evolution du taux de croissance entre 1984-2009 dans la zone européenne et
non européenne
15
10
tpib

5
0
-5

1985 1990 1995 2000 2005 2010


year

Australia Belgium
China France
Germany Japan
Portugal Spain
Sweden Switzerland
United Kingdom United States
15

China
China
10

China
China China
China
tpib

Japan
United States
Australia
United Kingdom
Portugal Australia
United States Spain
Spain Portugal
Sweden Australia Australia
Germany United
Spain Kingdom Sweden
United Switzerland
Spain
Sweden
Switzerland
Belgium
France Portugal
Japan Belgium United Kingdom
States Sweden Australia
Germany United States
Australia
Spain France France Belgium
United States
France
Belgium Germany Belgium
Portugal Germany
United
France Kingdom
Switzerland Switzerland
Japan Switzerland
Germany Portugal
Japan
United Kingdom Japan United
Sweden States
Switzerland
Germany
United
Belgium
Japan
France Kingdom
0

Sweden
Portugal
Spain
-5

1985 1990 1995 2000 2005 2010


year

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ISE 3, ISSEA
Australia Belgium China France
15
10
5
0

Germany Japan Portugal Spain


15
10
5
0

Sweden Switzerland United Kingdom United States


15
10
5
0

1980 1990 2000 2010 1980 1990 2000 2010 1980 1990 2000 2010 1980 1990 2000 2010

year
Graphs by country

Source : Nos propres travaux sur STATA

Annexe 3 : Indicateurs du développement financier entre 1984-2009 dans la zone


européenne et non européenne
200

Japan United States


Japan United States
United Kingdom
Japan Japan
United States Spain
Japan
Switzerland
150

Portugal
Switzerland United Kingdom
Switzerland
Switzerland Switzerland
Japan Spain
United States Portugal Australia
Switzerland Sweden
United
Sweden States United Kingdom China
Germany
Portugal
China Australia
100

United States Germany Sweden


China
Germany
United Kingdom United Kingdom
Sweden Spain France
China France
Germany Germany
Sweden China
France Australia France
Germany Sweden
China France
France Spain Belgium
Spain
Australia
Portugal Belgium
Spain Belgium
United Kingdom Belgium
Portugal Australia
50

Portugal
Belgium
Australia
Belgium
0

1985 1990 1995 2000 2005 2010


year

Source : Nos propres travaux sur STATA

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20
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Portugal
15

China

Portugal
China
10

China
inf

Spain
Australia
Sweden
Sweden Spain
United Kingdom
5

United
France Kingdom Switzerland
Australia
United States
Germany Portugal China
United States Spain Portugal
Australia Spain
Belgium Belgium Spain United States
Australia
France Belgium China
United Kingdom
Japan United States
Kingdom United States Portugal
United Kingdom Australia
Switzerland Australia Belgium France
Germany Belgium
Germany
Belgium Spain
United
Germany
Japan
France
Sweden
France
Sweden
United
GermanyKingdom Sweden
Switzerland France States
Portugal
Germany
Switzerland Switzerland Sweden
Japan
Japan
0

China Switzerland
Japan Japan

1985 1990 1995 2000 2005 2010


year

Source : Nos propres travaux sur STATA


8

Portugal
6

Portugal
4

Portugal

Belgium
2

Belgium Belgium Belgium Belgium

Belgium Sweden
France
Australia
Spain Australia France France
Sweden
Switzerland Spain
Switzerland
France Spain
France
Switzerland Switzerland Switzerland Germany
Switzerland
France
Germany
United
Japan Kingdom Germany
United Kingdom United
Australia
China
Germany United Kingdom
Portugal
Sweden
Germany Germany
United
China Kingdom
Portugal Portugal
China
United Kingdom
China Australia
China Australia Australia
Spain
SwedenStates
United China
Japan
Sweden
United States Japan Kingdom
Sweden
United States Spain
United
Japan States Spain
United
Japan States United
Japan States
0

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year

Source : Nos propres travaux sur STATA

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8
Portugal
6

Portugal
4

Portugal

Belgium
2

Belgium Belgium Belgium Belgium

Belgium Sweden
France
Australia
Spain Australia France France
Sweden
Switzerland Spain
Switzerland
France Spain
France
Switzerland Switzerland Switzerland Germany
Switzerland
France
Germany Germany United Kingdom Germany
United
China Kingdom
Japan
Sweden
United States
United
China Kingdom
Japan
Sweden
United States United Kingdom Sweden
Australia
China
Germany
SwedenStates
United
Japan
Portugal
Germany
Australia
China
Spain
United
Japan States
United
China
Spain
United
Kingdom
Portugal
Australia
Japan States
Portugal
China
United
Spain
United
Kingdom
Australia
Japan States
0

1985 1990 1995 2000 2005 2010


year

Source : Nos propres travaux sur STATA


250

Japan
Japan
200

Japan
Japan
Japan

Japan China
Switzerland
150

United Kingdom
liq

Switzerland Switzerland
Switzerland China
China
Switzerland
Switzerland United Kingdom
Belgium
Belgium Spain
100

China Australia
Portugal
United Kingdom Portugal
Spain France
Belgium Germany
Portugal Australia
Portugal
China Kingdom
United Germany France
Germany United States
United States Belgium
France United
Spain States Portugal
Germany
United Kingdom Australia United States
Spain Germany United States Sweden
France United States
Australia
France
Spain France
Germany Belgium
50

China Australia
SwedenKingdom
United Sweden Portugal
Spain Sweden
Belgium Sweden Sweden
Australia

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Source : Nos propres travaux sur STATA

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250

Japan
Japan
200

Japan
Japan
Japan

Japan China
Switzerland
150

United Kingdom
Switzerland
liq

Switzerland
Switzerland China
China
Switzerland
Switzerland United Kingdom
Belgium
Belgium Spain
100

China Australia
Portugal
United Kingdom Portugal
Spain France
Belgium Germany
Portugal Australia
Portugal
China Kingdom Belgium
United Germany France
Germany United States
United States
France United States
Spain Portugal
Germany
United Kingdom Australia United States
Spain Germany United States Sweden
France United
France States
Australia
Spain France
Germany
China Belgium
50

SwedenKingdom
United Australia
Sweden Portugal
Spain Sweden
Belgium Sweden Sweden
Australia

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