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Classification et Types de Parasites

Le document traite du parasitisme, définissant les concepts clés tels que le parasite, l'hôte et les différents types de parasites selon leur mode de vie et leur relation avec l'hôte. Il décrit également les cycles évolutifs des parasites, les modes d'infestation, ainsi que les conditions nécessaires à leur transmission. Enfin, il présente une classification des parasites en quatre grands groupes : protozoaires, helminthes, arthropodes et micromycètes.

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Classification et Types de Parasites

Le document traite du parasitisme, définissant les concepts clés tels que le parasite, l'hôte et les différents types de parasites selon leur mode de vie et leur relation avec l'hôte. Il décrit également les cycles évolutifs des parasites, les modes d'infestation, ainsi que les conditions nécessaires à leur transmission. Enfin, il présente une classification des parasites en quatre grands groupes : protozoaires, helminthes, arthropodes et micromycètes.

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1) Généralité

A) Définition des concepts


Parastisme : le parasitisme est un mode de vie particulier établissant une interaction
durable entre deux êtres : le parasite et son hôte. L’organisme parasite vie aux
dépens d’un hôte qui lui fournit un biotope et/ou des éléments nutritifs nécessaires à
sa survie, cet hôte en pâtissant de façon =/- grave.

Parasite : être vivant eucaryote animal ou champignon (règne des Fungi) qui pendant
une partie ou la totalité de son existence, vit aux dépens d’autres êtres organisés
(hôtes) également eucaryotes.
Ils peuvent être permanents, temporaires ou facultatifs (diversité) et sont
étroitement liés à leur hôte (spécificité : sténoxènes ou euryxènes).

Parasites permanents : leur existence entière se déroulent dans un ou plusieurs


hôtes (ex : Taenia trichine).

Parasites temporaires : ils partagent leur vie entre une forme libre dans
l’environnement et une forme parasitaire (ex : douves, anguillule).

Parasites facultatifs : ils ont une vie saprophytique mais occasionnellement


parasitaire (ex : parasites et champignons opportunistes, myiases).

Parasites sténoxènes : ils sont adaptés, inféodés à un seul hôte.

Parasites euryxènes : ils ne présentent qu’une spécificité lâche (ex : zoonoses,


parasitoses communes à l’Homme et aux animaux).

Hôte définitif : il héberge le parasite dans les formes adultes ou sexuées.

Hôte intermédiaire : les formes larvaires ou asexuées s’y transforment en formes


infectantes pour l’hôte définitif. On distingue l’hôte intermédiaire actif et l’hôte
intermédiaire passif.

Hôte intermédiaire actif : il s’agit d’un arthropode (mouche, moustique) vecteur au


sens propre, assurant le transport « actif » entre le réservoir et le sujet réceptif.
(Vecteur = transformateur obligatoire de l’agent pathogène en une forme infestante
et susceptible de transporter cet agent infectieux d’un sujet à un autre.)

Hôte intermédiaire passif : il est soit peu mobile et assure la diffusion de la forme
infectante dans son environnement habituellement aquatique ( ex : mollusque pour
les schistosomoses) ou soit il est ingéré (ex : cyclops, poissons).
On peut en rapprocher certains végétaux « supports » de formes ayant déjà subi une
maturation chez un autre hôte intermédiaire (ex : mollusque puis cresson sauvage
dans le cas de la distomatose)

Hôte accidentel : l’hôte prend dans ce cas la place d’un animal. Il s’agit d’une
impasse parasitaire vraie. Le cycle est incomplet chez l’Homme (ex : toxocarose), ne
pouvant se poursuivre que si l’Homme est lui-même dévoré (trichinellose)

Réservoir de parasites : l’Homme malade ou porteur sain de parasites peut être un


réservoir devenant alors un risque pour la communauté. Parfois le milieu extérieur,
de nombreux animaux et végétaux peuvent jouer ce rôle de réservoir et assurer la
survie et la transformation du parasite.
Cycle évolutif : c’est l’ensemble des différentes étapes de l’évolution du parasite
dans un environnement géophysique et humain (socioculturel) adéquat.
Le cycle peut être direct ou indirect ; monoxène ou hétéroxène.

Cycle direct : il est court ou long

Cycle direct court : le parasite est immédiatement infestant (ex : amibes) ou auto-
infestant (ex : anguillules ou oxyures).

Cycle direct long : une maturation est nécessaire dans le milieu extérieur sous
certaines conditions d’humidité, de chaleur et de composition des sols (ex : ascaris,
ankylostomes, etc.)

Cycle indirect : le parasite passe par un (cycle monoxène) ou plusieurs hôtes


intermédiaires (cycle hétéroxène) ou vecteurs.

Péril fécal : il désigne un risque sanitaire de transmission d’un agent infectieux (viral,
bactérien, parasitaire ou fongique) véhiculé par les déjections de personnes ou
d’animaux malades ou symptomatiques selon un cycle oro-fécal, via des aliments, de
l’eau ou un support inerte (objet) ou vivant (mouches, mains, etc.)

B) Mode d’infestation
Les formes infestantes libres dans la nature peuvent être contaminantes de
différentes façons.

> Transmission directe


– par voie orale (ex : douves).
– par voie transcutanée (ex : schistosomes)
– par voie aérienne (transmission aérienne directe, ex : œuf d’oxyures, spores de
champignons).

> Transmission indirecte


– par un hôte intermédiaire passif par voie orale (ex : schistosomoses 0)
– par un hôte intermédiaire actif par piqûre (ex : filarioses, leishmaniose, etc.)
– ou par les déjections du vecteur (ex : punaises, maladie de Chagas)

> Autres modes de transmission


– transmission mère-enfant par voie transplacentaire (ex : toxoplasmose)
– transmission par transfusion sanguine (ex : paludisme, trypanosomoses)
– greffes d’organe parasité (rare, ex : toxoplasmose, paludisme)

C) Conditions déterminantes d’un cycle infestant


Ce sont des conditions nécessaires au maintien d’une chaîne épidémiologique.
– Existence d’un réservoir de parasites (l’Homme malade, un réservoir animal ou
tellurique)
– Eventuelle présence d’un ou plusieurs hôtes intermédiaires ou vecteurs
incontournables assurant la transformation et la pénétration du parasite chez
l’Homme.
– Conditions écologiques (climat, géophysique des sols, faune et flore)
– Conditions éthologiques (comportement, habitudes socioculturelles ou liées à la
profession), économiques et politiques.
– Réceptivité du sujet (génétique, âge, maladies associées, déficit immunitaire
naturel ou acquis)
2) Classification des parasites
Les parasites sont classés en quatre grands groupes.

Protozoaire : ce sont des êtres unicellulaires doués de mouvement. Selon le cas, ils
se déplacent grâce à des pseudopodes (rhizopodes), des flagelles, une membrane
ondulante, des cils ou des mouvements de torsion du cytosquelette. Ils se présentent
sous forme asexuée ou à potentiel sexué, mobile et capable de se diviser, ou
enkystée, intra ou extracellulaire.

Helminthes ou vers : Ce sont des métazoaires (être pluricellulaire possédant des


tissus différenciés), ils passent par des formes adultes (des deux sexes), larvaires,
embryonnaires ou ovulaires.

Arthropodes, mollusques, pararthropodes, annélides : ce sont des métazoaires


pouvant se présenter sous forme adulte (imago, mâle et femelle), œuf, larve et
lymphe. Ils sont responsables des ectoparasitoses.

Micromycètes (règne des Fungi) : ce sont des champignons microscopiques identifiés


sous forme de spores, isolées ou regroupées, ou sous formes de filaments libres ou
tissulaires.

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