Production et commercialisation de 5 tonnes de riz décortiqué dans l’écosystème
irrigué de Yagoua
Chapitre I : cadre conceptuel du projet
1.1. Cadre du projet
La sécurité alimentaire est l’un des premiers critères que doit remplir tout pays pour
son développement (FAO, 2012). Le monde Au cours de ces dernières années est marqué par
une crise alimentaire qui s’est plus accentuée dans les pays en développement comme le
Cameroun. Cela s’explique par l’inflation des prix des denrées de première nécessité
notamment les produits céréaliers comme le maïs, le riz, le blé créant ainsi de sérieuses
difficultés dans les ménages et influençant négativement l’économie du pays. Il s’avère donc
indispensable de valoriser les productions agricoles afin de participer au maintien de la
sécurité alimentaire du pays d’une part, d’apporter de la valeur ajoutée et d’en exporter pour
acquérir des devises étrangères d’autre part. Pour atteindre cet objectif, il ne suffit plus de se
limiter aux productions, mais plutôt d’améliorer quantitativement et qualitativement nos
produits pour les adapter au marché. Le riz étant la deuxième culture mondiale et principale
denrée alimentaire pour près de la moitié de la population mondiale. Elle contribue à plus de
20% à la fourniture mondiale en calorie consommée (ADRAO, 2006). En Afrique
subsaharienne, sa consommation augmente plus rapidement que pour tout autre produit de
base majeur du fait de la croissance démographique importante, de l’urbanisation rapide et de
l’évolution des habitudes alimentaires (Seck et al, 2013). Au Cameroun, le riz occupe une
place importante dans l’économie du pays en raison de sa forte demande estimée à 800 000t
de paddy, pour une production nationale approximative de 360 000 tonnes selon la FAO-Stat
cité par (M.B. IGWACHO, 2021). Bien que faisant partie des trois céréales les plus
importantes en Afrique Sub - Saharienne (maïs, riz, sorgho), sa production est loin de suivre
l’évolution de la consommation, elle souffre principalement du manque des variétés
améliorées et adaptées aux différentes zones agro-écologiques (IRAD, 2018).
Conséquemment, cette demande est essentiellement couverte par des importations des
quantités massives du riz. Pour combler ce grand déficit de production, l’état du Cameroun a
formulé des plans de redynamisation de la filière rizicole à travers le document de la stratégie
de développement de la riziculture au Cameroun (SNDSR, 2015), des études ont été menées
en 2009 et revue en 2015 afin de diagnostiquer le mal qui entrave l’essor de la riziculture
Camerounaise. Il ressort de ces études que la culture du riz ne cesse de baisser parce que
confrontée à plusieurs contraintes, notamment l’accès aux intrants (engrais et pesticides) ; le
manque de semences améliorées ; la faible organisation des producteurs et les problèmes
phytosanitaires. Dès lors, la stratégie de développement de la riziculture au Cameroun a
proposé quelques pistes d’amélioration de la productivité et de la compétitivité du riz local,
notamment l’appui à l’acquisition des intrants agricoles ; l’aménagement sommaire de
nouvelles zones irrigables et la réhabilitation des infrastructures et équipements agricoles dans
les grands périmètres rizicoles ainsi que l’appui à la structuration et à la professionnalisation
des producteurs. (INADES, 2011). Pour s’assurer de l’expansion du riz, l’Etat, a créé dans le
Nord du pays la Société d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua
(SEMRY) et dans le Sud la Société de Développement de la Riziculture dans la plaine de
Mbos (SODERIM) et de «Upper Noun Valley Development Authority» (UNVDA) (Engola,
1991). Compte tenu de cette volonté politique, il est primordial pour jeune agriculteur d’initié
des projets de production de riz à fin de participer à l’atteinte des objectifs de l’état sur les
questions de crises alimentaires.
1.2. Historique du projet
I.2.1. Généralités sur la spéculation
I.2.2. Origine
Le riz de son nom scientifique Oriza sativa l. est l’une des cultures les plus importantes au
monde depuis des millénaires et constitue jusqu’à nos jours la base alimentaire pour une
grande partie de la population mondiale. De ce fait de nombreuses sources archéologiques
datent les premières domestications d’Oriza sativa l. à partir de l’ancêtre Oriza rufigon de
7000 à 10000 ans av J.C dans la partie médiane de la vallée du fleuve Yangzi. Au moins deux
domestications indépendantes auraient eu lieu au sud de l’Himalaya (Est de l’Inde, Myanmar
ou Thaïlande), d’une part, au sud de la Chine, d’autre part (Sweeney & McCouch, 2007). Par
contre une autre souche sous la nomination d’Oriza glaberrima fut domestiquée en Afrique
de l’ouest à partir de l’ancêtre Oriza barthii donc l’apparition est estimée à 130 millions
d’années dans le Gondwana faisant de la zone Sénégambie le plus ancien foyer naturel. Les
traces archéologiques de la domestication trouvées autour du Lac Tchad remontent à 1800 à
3000 av J.-C (Klee et al, 2000). Portères (1950) distingue un centre de domestication primaire
dans le Delta Central du Niger (au Mali), et un centre secondaire en Sénégambie. Mais la
chine sur l’aspect de la domestication est considérée comme étant le centre d’origine de la
riziculture (horizon documentation IRD).
1.2.3. Importance, utilisation et production de riz
Le riz dans son entièreté occupe une place de choix dans l’alimentation et l’économie
mondiale. D’après Guy Trébéuil (2014), le riz est un aliment de base consommé par plus de
2,6 milliards d’habitant dans le monde, avec l’Asie, l’Afrique et l’Amérique qui sont
considérés comme les foyers de consommation les plus important cette estimation de la
population consommatrice est revue à la hausse et ce chiffre à près de 4 milliards de
consommateur avec une contribution de 27 % des apports caloriques dans les pays à revenu
faible et intermédiaire (CIRAD, 2023). En Afrique subsaharienne, sa consommation
augmente plus rapidement que pour tout autre produit de base majeur du fait de la croissance
démographique importante, de l’urbanisation rapide et de l’évolution des habitudes
alimentaires. Au Cameroun, le riz occupe une place importante dans l’économie du pays en
raison de sa forte demande estimée à 800 000 tonne selon la FAO. Le riz est consommé sous
diverses formes, notamment le riz blanc précuit, les pattes alimentaire, galettes et produits de
boulangeries, les résidus issu de la chaine de production sont utilisés pour l’alimentation du
bétail sous forme de son, ensilage, foin.
Le riz est une denrée stratégique contribuant de manière significative à la sécurité
alimentaire en fournissant des revenus et de l'emploi pour les pauvres en milieu rural. En
effet, le riz représente environ 12% de la valeur agricole (Kline et Gordon, 2012) cité par
Salifou B. DIARRA en 2014. Le riz local représente, à travers le nombre important de
riziculteurs (deux millions), un élément important de lutte contre la pauvreté en milieu rural
dès l’instant où cette activité peut être rendue rentable à travers des actions de
développement.
Les créations d’emplois, dans le cas d’un développement de la filière riz, concerneront
tous les segments de la chaine de valeur du riz notamment au niveau de la production, des
services et de la distribution. Le riz local est aussi source de croissance économique à travers
ses effets sur la substitution à l’importation massive de riz engendrant des sorties importantes
de devis. La contribution de la filière riz en termes de taxes et impôts est relativement
importante tant en amont qu’en aval dans certains pays (ADRAO, 2002).
Le riz est utilisé dans certaines entreprises pour la fabrication de l’alcool, des vernies, de
l’huile, des vinaigres, du glucose, de l’acétone et des produits pharmaceutiques. Dans le
monde en particulier en Afrique de l’Ouest, en Asie le riz est utilisé à des fins spiritueles pour
faire certains rites traditionnels, il est utilisé pour des vertus médicinales par exemple les
grains sont consommés ou avalés oralement pour lutter contre les diarrhées. Les balles de riz
servent de combustible et leurs cendres d'engrais, la paille peut servir de litière et des matières
premières dans la fabrication des pâtes à papier (SEMRY, 2011).
La production mondiale est estimée à environ 497 millions de tonnes (riz blanchi)
selon le CIC (Conseil International des céréales), 494 millions de tonnes selon l’USDA
(United States Department of Agriculture) et 500 millions de tonnes selon la FAO, la
production mondiale a été jugée presque stable de la campagne 2018-2019 à la campagne
2019- 2020. cette production est estimé à la hausse pour la campagne 2024-2025 suite à une
augmentation des superficies cultivés dans bon nombre de pays producteur donnant lieu à une
augmentation de production de 0,8% de la production mondiale , qui atteint le niveau record
de 538,8 millions de tonnes en équivalent riz usiné (Bulletin de la FAO sur l'offre et la
demande de céréales, 2024-2025) pour. La production mondiale de riz est majoritairement
concentrée en Asie, qui représentait environ 89,9% de la production mondiale en 2021, la
Chine et l’Inde considéré comme les plus trop producteur au monde (Olivier frey, 2023). En
Afrique, le Nigeria est le premier producteur de riz avec une production de 8,172 millions de
tonnes en 2020 il est classé 14 ème producteur mondiale, le Cameroun occupe la 55 ème place
mondiale et la 15ème en Afrique avec une production de graine estimée 328503 tonnes en 2020
(FAO, 2020)
I.2.4. Histoire du projet
L’idée du projet de production et de la commercialisation de riz est née après une observation
approfondie du marché camerounais. Nous avons constaté une augmentation sans cesse de la
demande du riz lié à une croissance de la population, une locale insuffisante pour satisfaire les
besoins des consommateurs. Cette situation entraine une forte dépendance aux importations
augmentant ainsi les couts pour les ménages et rendant le pays vulnérables à la fluctuation de
prix internationaux.
De plus plusieurs études ont mis en évidence le potentiel agricole du pays, notamment la
disponibilité des terres fertiles et des conditions climatiques favorables à la riziculture.
Cependant ces ressources restent sous exploitées. Face à ce constat, nous avons décidé de
mettre en place un projet structuré pour développer une production locale durable et
compétitive sur le marché. L’initiative vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité
alimentaire, créer des emplois dans la filière agricole et à dynamiser l’économie locale tout en
valorisant les ressources disponibles
I.3. Objectifs du projet
I.3.1 Objectif générale
Contribuer à l’amélioration et à l’augmentation de la production du riz au Cameroun en
mettant en place une unité de production d’une superficie de deux hectares pour une capacité
de production annuelle de six tonnes
I.3.2. Objectifs spécifiques
mettre en place une unité de production d’une superficie de deux hectares pour une
capacité de production annuelle de six tonnes
utiliser les techniques agricoles modernes pour optimiser la productivité et la qualité
du riz
réduire les pertes post-récoltes
mettre en place un réseau de distributions efficace pour atteindre les marchés locaux et
régionaux
développer une marque de riz
nouer des partenariats avec les détaillants, supermarchés
créer des emplois direct et indirect
former les agriculteurs aux bonnes pratiques culturales
promouvoir une agriculture durable en limitant l’utilisation des engrais chimiques et
pesticides nocifs
1.4. Milieu d’implantation du projet
1.4.1. Présentation géographique
1.4.2. Localisation de la commune
La Commune de Guémé est créé par décret présidentiel n°93/321 du 25 novembre 1993. Elle
est située dans la Région de l’Extrême Nord du Cameroun, dans le département du Mayo
Danay, entre les 10e et 11e degrés de latitude Nord et les 14e et 15e degrés de longitude Est,
pratiquement à la frontière du Cameroun avec le Tchad. Cette Commune qui occupe tout
l’arrondissement de Vélé couvre une superficie de 400km² et compte 18 villages répartis sur
trois axes. La Commune Guémé est limité : Au Sud par la Commune de Yagoua ; au Nord par
la Commune de Kaïkaï ; à l’Ouest par la Commune de Kalfou et Moulvoudaye ; et à l’Est par
le fleuve Logone qui constitue en même temps la limite naturelle du Cameroun avec le Tchad.
I.4.3. Climat
Le climat est de type soudano-sahélien, avec une longue saison sèche (Septembre-Mai) et une
courte saison de pluie (Juin-Août). Son relief est constitué d’une vaste savane étalée sur une
plaine uniforme. Le paysage est celui de steppe et de savane arbustive.
I.4.4. Relief
Le relief de la commune est extrêmement plat, constitué essentiellement de vastes plaines
sableuses.
I.4.5. Sol
Le sol de la Commune est de type [Link] est essentiellement constitué des vertisols.
I.4.6. Hydrographie
La commune est arrosée par le fleuve Logone, le mayo Cléréo le cours d’eau Danay vers la
partie ouest de l’arrondissement.
I.4.7. Flore
La flore de la Commune est très peu diversifiée. Les principales espèces végétales arborées
rencontrées sont les Margousiers ou Neems (Azadirachta indica), Faidherbia albida, Acacia
seyal, Balanites sp. La strate herbeuse est rare et composée de quelques scrofulacées parasites
des cultures comme Striga Hermontica.
I.4.8. Faune
La faune est très peu diversifiée et composée de quelques singes, hérissons, hyènes et à
certaines périodes de l’année, on remarque la présence des éléphants divagateurs. La faune
aquatique n’est pas en reste, car on retrouve des hippopotames et de nombreuses ressources
halieutiques composées des espèces Heterotis, Tilapia, Citharinus, Clarias, Propterus ;
Lates ; Brycinus ; et certains Claridae.
I.5. Milieu humain
I.5.1. Quelques repères historiques de la
L’origine de Guémé est lointaine et date des années 1750 pendant les guerres de tribus. Son
nom signifierait « qui est tu ? » en langue massa et serait le nom du premier occupant en
provenance de Massa Gouzaidai dans le Tchad voisin. De même, bien que couvrant toute
l’unité administrative de l’arrondissement de Vélé, la Commune porte un nom différent du
fait de la localisation de la Mairie dans l’unité territoriale du village Guémé. Bien
naturellement calme ces derniers temps, la Commune a connu quelques faits qui ont marqué
sa jeune histoire. En 1993, une grande famine a frappé les populations de la localité suite aux
inondations qui ont détruits les habitations et les cultures. De même, les épidémies de choléra
sont récurrentes notamment en 1998 et en 2010 et de méningite en 2005, causant d’énormes
pertes en vies humaines.
I.5.2. Population, Ethnies,
La Commune compte une population de 41693 âmes, ce qui représente une densité de
180habitants au Km². La population est cosmopolite et dominé par les groupes ethniques
Massa, Mousgoum, Arabes choas, Kotoko, Kanouri, les Saras. Les Massa constituent le
groupe Ethnique dominant avec près de 75% de la population.
I.5.3. Relation entre les différents groupes ethniques
Les différents groupent qui composent la population de Guémé cohabitent de façon pacifique
malgré les différences de langue et d’appartenance politique. Les mariages interethniques sont
courants. Les différents groupes partagent les mêmes lieux publics tels que les marchés, les
administrations, et les lieux de culte que sont les mosquées et les églises.
I.5.4. Organisation sociale
La Commune est constituée de 18 villages à la tête desquels se trouve un chef de 3e degré
appelé localement « Lawan ». Auxiliaires de l’administration, les chefs sont un
démembrement de l’autorité administrative dont il assure le relais dans la gestion quotidienne
des affaires administratives. Au niveau des communautés qu’ils représentent, ils assurent un
rôle d’arbitre dans la gestion des litiges et d’apaisement des conflits.
I.5.5. Habitat
L’habitat est généralement groupé le long des rues suivant une distribution circulaire et/ ou
linéaire. Les maisons sont généralement construites en argile mélangée à de la paille, de
forme circulaire, carré ou rectangulaire, couverte pour la plupart d’un toit de chaume dans les
villages. Les maisons construites en matériaux définitifs (sable ciment, tôle ondulées en
aluminium) sont rares dans les campagnes et ne sont majoritairement présentes que dans
l’espace urbain de Guémé. L’habitat en zone rurale est essentiellement précaire, et avec la
proximité d’un cours d’eau comme le Logone, les populations sont à la merci des inondations
violentes.
Dans l’espace urbain, en l’absence d’un plan d’urbanisation, la précarité est visible. L’accès
aux habitations n’est pas aisé et les conditions d’hygiène sont de plus en plus déplorables.
I.5.6. Le Système foncier
Les chefs traditionnels « Lawan » sont les garants du patrimoine foncier. La propriété foncière
est familiale et individuelle malgré le droit de regard des autorités traditionnelles sur des
terres se trouvant dans leur territoire de compétence. Il peut arriver que le lamido use de son
pouvoir pour procéder par endroit à une redistribution à des tiers.
I.6. Principales activités économiques
I.6.1. L’agriculture
Le développement économique des populations de la Commune est essentiellement tributaire
de l’agriculture et de l’élevage. Très peu diversifiée, l’agriculture est dominée par la
riziculture, et les cultures maraichères. Elle constitue par ailleurs à travers les taxes (taxes sur
la production de riz) qui lui sont imposée une source de recette très importante pour la
Commune.
I.6.2. Elevage
L’élevage est dominé par le porc, et la localité constitue l’un des grands bassins de production
de cette espèce. Avant l’épizootie de la peste porcine en 2010, la localité était considérée
comme l’une des principales sources d’approvisionnement en viande de porcs, consommées
dans la ville de Yaoundé. La volaille, les petits ruminants et le gros bétail est aussi présent à
des proportions plus ou moins importantes en fonction des localités.
I.6.3. Le commerce
Activités très diversifiée, le commerce concerne généralement le bétail et les produits issus de
l’agriculture vivrière (riz, maïs, sorgho, mil et millet) et maraichers (tomate, courges…). Le
petit commerce des denrées de première nécessité occupe une place marginale.
I.6.4. Les activités de transport
Le transport est émergent, et de plus en plus dominé par les mototaxis qui sillonnent les
villages. Les petites voitures font généralement le transport des marchandises et des vivres,
des villages vers les marchés périphériques.
I.6.5. Principales infrastructures par secteur
La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le secteur
de la santé et de l’éducation.
I.7. Présentation des parties prenantes
Noms Niveau d’étude Profession Contact Rôle
ADIRDI BACC+ 1 ETUDIANTE 694707180 PROMOTRICE
ABLADAM en et
ALIANCE entreprenariat INNITIATRICE
agro-pastoral DU PROJET
TALITA LICENCE Responsable au 698470407 Partenaire
service de financiere
ressource
MINFI
FAMANAOU LICENCE JOURNALIST 690390470 PARTENAIRE
NADEGE MARIE E / Service de FINANCIERE
communication
du Senat
ASSAWOGA Master II Ingénieur 696960473 Partenaire
NGONO LIONEL agronome technique
ABLADAM Partenaire
THOMAS foncier
MALAMSSOU Partenaire
FERDINAND financier
Chapitre II : Description technique
II.1. Système de production
II.1.1. Choix de la variété
Cameroun dispose d’un potentiel génétique de près de 150 accessions de riz en maintenance.
Cependant, une cinquantaine de variétés est cultivée par les producteurs (RICESTAT
Cameron, 2011). Pour ce qui est de l’écosystème rizicole de Yagoua les variétés les plus
communes sont distribuées par la société d’expansion et de modernisation de la riziculture de
Yagoua, parmi lesquelles : le NERICA R46
- Raison agronomique
Le NERICA R46 a été prisé pour ces capacités d’adaptation, la possibilité d’être produit en
deux cycles, bon rendement avoisinant les six tonnes de paddy à l’hectare, l’adaptabilité au
climat.
- Raison sociale
la dite variété permet une disponibilité constante de riz réduisant ainsi les risques d’insécurités
alimentaire dans la région. La culture de riz à Yagoua peut générer des milliers d’emploi
direct ou indirect des riziculteurs, ouvriers, transporteurs, commerçants favorisant ainsi le
développement économique.
- Raison technique
Cette variété étant bien adaptée bien adapter au climat et aux infrastructures existantes,
permet de réduire les couts de productions et permet aux agriculteurs de maximiser leurs
profits. La maitrise technique des agriculteurs est un atout favorable pour l’implémentation
du dit projet dans la localité de Yagoua, une adaptation à l’écosystème de culture ainsi que la
résistance aux maladies, au sécheresse, aux insectes ravageurs confère une bonne
productivité.
[Link] DES ACTIVITES
II.2.1 Description et durée du projet
II.2.2. Préparation du sol
Le sol sera labouré par un tracteur à une profondeur de 25 à 30cm, puis la formation des
diguettes autant que possible en fonction du niveau de la pente et canaux d’irrigations. Ceci
pour équilibrer le niveau d’eau dans les cassiers. Le hersage et le nivellement ont été
effectués dans chaque unité expérimentale pour permettre une bonne levée des plants et
uniformément.
II.2.3. Pépinière et repiquage
Après la préparation du sol, les semences du riz seront trempées dans de l’eau pendant trois
(03) jours pour faciliter la pré germination, puis semées dans les casiers de la pépinière. Au
bout de 33 jours après semis, les plants seront arrachés et repiqués dans les parcelles à raison
de 02 ou 03 plants par poquet. Les écartements entre les poquets seront de 20 x 20 cm.
II.2.4. Entretien
Les opérations vont du désherbage jusqu’à la lutte des pestes c’est-à-dire les mauvaises herbes
et les ravageurs. Nous avons aussi le contrôle permanent l’approvisionnement et le niveau
d’eau, car c’est un facteur déterminant dans la production du riz
Desherbage
Pour faciliter une meilleure émergence des plants et un bon développement, nous allons
effectuer à chaque fois qu’il était nécessaire le désherbage des mauvaises herbes qui entrent
en compétition avec les talles. Cette opération peut se faire avec les herbicides ou
manuellement selon le niveau de la pression des mauvaises herbes.
Irrigation
L’apport d’eau s’est effectué selon le besoin du riz en fonction des différentes phases du
cycle. Cet apport d’eau était toujours contrôlé grâce à la formation des diguettes et les canaux
d’irrigation.
Fertilisation
Nous avons utilisé les engrais chimiques suivants : N P K 20 10 10 et l’urée CO(NH4)2 à
46%. Le N P K apporté comme engrais de fond une fois 03 semaines après repiquage à raison
de [Link]-1 pour favoriser le tallage et l’urée par fractionnement aux stades d’initiation
paniculaire et de méiose ou d’épiaison à raison de 100 [Link]-1 pour faciliter respectivement le
nombre des graines par panicules et le taux de remplissage.
Lutte contre les ravageurs
Les insectes ravageurs constituent une des principales contraintes dans la production du riz
comme le cas des foreurs de tiges. Pour faire face à ce ravage que nous allons constater sur le
terrain, nous allons utiliser comme insecticide chimique le Cypercot ou autre dont la matière
active est la cyperméthrine. Pour ce qui est du cas des oiseaux, l’installation des épouvantails,
la suspension des plastiques au fil pour les effrayés et chassés.
II.2.4. Récolte
A maturité, les plants du riz avec les épis présentent dans sa globalité un aspect jaunâtre.
Après la coupe grâce à la faucille, les chaumes du riz sont battus et les grains de paddy sont
obtenus. Après le nettoyage par vannage pour se débarrasser des débris, les grains sont dans
les sacs de 100kg pour conditionnement au magasin.
II.2.5. Processus d’obtention du riz blanchi et calibrage
Séchage : pour éviter un taux élevé des brisures, les grains de paddy sont bien séchés
au soleil.
Décorticage : grâce au moulin, les grains paddy sont débarrassés de leurs glumes et
glumelles. On obtient ainsi le riz cargo qui subit par la suite le blanchiment qui consiste
à enlever les couches des cellules externes. On obtient à la fin de ce processus le riz
blanchi prêt à la consommation. Les débris appelés « sons » sont mis à l’écart dans des
sacs pour être vendu comme alimentation des animaux
Calibrage : après le vannage du riz blanchi qui contient encore quelques débris, la
balance permet de peser dans les sacs de 50kg pour être commercialiser sur le marché.
II.2.6. Phase de commercialisation
Le GIC compte mettre des points de ventes dans la ville de Garoua et ses environnements
pour satisfaire les consommateurs. Un circuit de commercialisation sera créé avec des
potentiels clients pour un approvisionnement permanant.
II.2.7. Chronogramme d’activités du projet
Les activités du projet s’étalent sur une durée de 12 mois en deux campagnes ; une première
campagne qui commence de Janvier pour finir en Juin. Le deuxième s’étale sur le second
semestre qui est caractérisé par la saison de pluie.
Campagne agricole Campagne 1 pendant la saison sèche (riz irrigué) Campagne 2 pendant la saison pluviale (riz pluvial)
Activités/Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept Octobre Novembre Décembre
Pépinière
Préparation du sol
Repiquage
Désherbage 1 et 2
Epandage 1 et 2
Contrôle permanant
Pulvérisation
Récolte
Séchage et décorticage
Calibrage et scellage
Commercialisation
Tableau 1: Plan de production annuelle