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Récepteurs et Amplificateurs en Radioamateur

Le chapitre 4 du cours de radioamateur aborde les récepteurs, en distinguant les récepteurs directs et superhétérodynes. Il explique le fonctionnement des récepteurs, notamment le changement de fréquence et l'importance de la fréquence intermédiaire pour améliorer la sensibilité et la sélectivité. Des schémas illustrent les concepts et les configurations des récepteurs pour différentes bandes de fréquence.

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Récepteurs et Amplificateurs en Radioamateur

Le chapitre 4 du cours de radioamateur aborde les récepteurs, en distinguant les récepteurs directs et superhétérodynes. Il explique le fonctionnement des récepteurs, notamment le changement de fréquence et l'importance de la fréquence intermédiaire pour améliorer la sensibilité et la sélectivité. Des schémas illustrent les concepts et les configurations des récepteurs pour différentes bandes de fréquence.

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Cours de radioamateur

en vue de l'obtention de la licence complète HAREC +

Chapitre 4 : Les récepteurs


par Pierre Cornélis, ON7PC rue J. Ballings, 88 1140 Bruxelles

Certes, l'émetteur et le récepteur sont 2 éléments fondamentaux dans une station radioamateur. Pour des
raisons de simplification et d'économie, ces deux appareils sont souvent regroupés en un seul que l'on
appelle un transceiver. La plupart des radioamateurs utilisent des transceivers, mais pour les besoins de ce
cours nous aborderons séparément les émetteurs et les récepteurs.

Nous analyserons principalement l'émetteur et le récepteur ou le transceiver dans le cadre du radio


amateurisme mais parfois on en parlera dans un cadre plus général de la radiodiffusion.

Nous essayerons de développer les exemples concrets sur ce qui nous intéresse directement : les
transceivers décamétrique avec les modulations CW et SSB et les transceivers VHF (ou UHF) en
modulation de fréquence (NBFM).

4.1. Types de récepteurs


4.1.1. Récepteurs directs
Lorsque Marconi fit ses expériences "radio", il utilisa un récepteur avec un
détecteur que l'on appelait alors le cohéreur de Branly.
D
Le récepteur à galène est une variante de ce premier récepteur, et il comporte
un circuit d'accord, un détecteur (une galène) et un casque pour écouter le
signal.

Dans un dessin un peu plus moderne, on aurait le circuit ci-contre : L'accord sur L CV C
la fréquence à recevoir se fait grâce à la self L et au condensateur CV. La
détection se fait par la diode D et C supprime la HF.
Figure 4.1.1
Ce type de récepteur est encore appelé récepteur direct.

Il ne reçoit que les stations proches, et il y a beaucoup de distorsion lorsque le signal est élevé. Il sera toutefois
utilisé pendant quelques dizaines d'années, pour la réception des signaux AM (A3E).

Ces récepteurs vont disparaître avec


1
l'apparition des tubes où l'amplification HF va
permettre d'améliorer sa sensibilité et la
sélectivité, tandis que l'amplification BF va
permettre d'écouter les émissions sur un haut
parleur.
amplification amplification
Le schéma bloc d'un tel récepteur direct avec détection
HF BF
ses étages d'amplification est repris ci-contre.

Figure 4.1.2

1
A l'époque on faisait la distinction entre "basse fréquence" pour désigner tout le spectre audio et "haute fréquence" pour désigner tout le
reste !
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4.1.2. Récepteurs superhétérodynes


Dans un récepteur direct, chaque étage HF doit être accordé, ce qui constitue déjà un handicap au niveau de la
manipulation. Il en résulte aussi que la caractéristique globale du récepteur est fonction de l'endroit où on se
trouve (début, milieu ou fin de bande). Le problème devient encore plus marqué lorsqu'on veut utiliser plusieurs
bandes de fréquence (les OL, les OM et peut être les OC).

De plus la bande passante (donc la sélectivité) est varie d'un bout à l'autre de la bande à recevoir.

Il est alors venu l'idée de construire une chaîne d'amplification à fréquence unique et à convertir le signal
d'entrée vers cette fréquence unique. C'est ainsi qu'est apparût le récepteur superhétérodyne.

amplification changement amplification amplification


de détection
HF fréquence FI BF

Figure 4.1.3.

Deux nouvelles fonctions apparaissent dans le schéma bloc : le changement de fréquence qui aura pour but
2 3
de transformer le signal reçu à une fréquence fr en une autre fréquence appelée fréquence intermédiaire et
notée FI, et, l'amplification à fréquence intermédiaire.

Le changement de fréquence lui-même nécessite deux fonctions distinctes : le mélangeur et l'oscillateur local.
Le schéma bloc d'un récepteur pour radioamateur (bande 40 m) ressemble donc à la figure ci-dessous

7,060 MHz
9 MHz

filtre
préampli filtre mélangeur + détection ampli BF
ampli FI

16,060 MHz

oscillateur
local

Figure 4.1.4.

L'amplificateur à fréquence intermédiaire va fournir la plus grosse partie du gain de la chaîne de réception, c'est
lui aussi qui va limiter le spectre de fréquence de sorte que le détecteur ne voie que le signal à recevoir.

2
On a aussi utilisé le terme "moyenne fréquence", puisqu'elle se situait entre la haute fréquence et la basse fréquence, mais le terme
fréquence intermédiaire est plus correct, car parfois la fréquence intermédiaire peut être supérieure à la fréquence du signal à recevoir.
3
En anglais Intermediate Frequency ou IF .
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La valeur de cette fréquence intermédiaire dépend de plusieurs critères, et les valeurs fréquemment rencontrées
sont les suivantes :
• les récepteurs de radiodiffusion AM ont souvent une fréquence intermédiaire de 455 kHz,
• pour la FM, la FI est de 10,7 MHz,
• pour la TV, la FI est à 38,9 MHz pour l'image et MHz pour le son 33,4 MHz
• pour les radioamateurs les FI des récepteurs décamétriques sont aux environ de 8 ou 9 MHz,
• pour la bande 144 à 146 MHz, la FI est généralement de 10,7 MHz
• pour la bande 430 à 440 MHz, la FI est généralement de 21,6 MHz

La chaîne d'amplification à FI, est suivie d'un détecteur, puis d'un amplificateur audio qui donne au signal le
niveau et la puissance nécessaire pour attaquer le haut parleur.

Devant cette chaîne à fréquence intermédiaire on devra procéder au changement de fréquence. Ceci s'effectue
à l'aide d'un mélangeur qui reçoit d'une part
• le signal d'antenne filtré et éventuellement amplifié, et d'autre part,
• le signal de l'oscillateur local.

Nous aurons l'occasion de revenir sur chacun de ces éléments plus tard, contentons-nous d'abord de les
identifier dans le schéma bloc ci-dessus.

Si on veut réaliser un récepteur avec un grand gain, il apparaît rapidement un problème d'accrochage. Dans ce
cas on préfère réaliser deux changements de fréquence consécutifs, on parle alors de récepteurs à double
changement de fréquence. On aura donc 2 changements de fréquences en cascade.

Dans le cas d'un récepteur décamétrique, par exemple :

0,1 à 30 MHz
40 MHz 9 MHz

filtre filtre filtre démo-


préampli passe-bas mélangeur + mélangeur + dulation ampli BF
fc=30 MHz ampli FI ampli FI

oscillateur
local oscillateur
variable local fixe
40,... 49 MHz
à 70 MHz

Figure 4.1.5.

La 1ere FI est à 40 MHz, donc si nous voulons couvrir 0,1 à 30 MHz, l'oscillateur local devra être accordé entre
40,1 et 70 MHz. La 2e FI étant à 9 MHz, le deuxième oscillateur local sera fixe et sur 49 MHz.

Notons que nous parlons ici de démodulation, qui est un terme plus générique applicable à plusieurs mode de
modulation (AM, CW, SSB, FM, …) alors que détection ne s'applique qu'à l' AM.

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Dans le cas d'un récepteur VHF par exemple :

144-146 MHz
10,7 MHz 455 kHz

ampli filtre filtre démo-


filtre de RF mélangeur + mélangeur + dulation ampli BF
bande ampli FI ampli FI

oscillateur
local oscillateur
local fixe
133,3 à 10,245 MHz
135,3 MHz

Figure 4.1.6.

La 1ere FI est à 10,7 MHz, donc si nous voulons couvrir 144 à 146 MHz, l'oscillateur local devra être accordé
entre 133,3 MHz et 135,3 MHz.

La 2e FI étant à 455 kHz, le deuxième oscillateur local sera fixe et sur 10,7 – 0,455 soit 10,245 MHz.

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4.1.3. Particularités des récepteurs superhétérodynes


Nous allons maintenant préciser quelques peu le choix de la fréquence intermédiaire :

[Link]. Fréquence de l'oscillateur local

L'oscillateur local doit toujours osciller à une fréquence égale à

fOL = fr - FI ou fOL = fr + FI

suivant le cas, on parle d'


• infradyne si fOL = fr - FI
• supradyne si fOL = fr + FI

[Link]. Fréquence image et choix de la fréquence de l'oscillateur local

Soit fr la fréquence à recevoir et fFI la valeur de la fréquence intermédiaire, donc l'oscillateur local devra osciller
sur une fréquence
fOL = fFI + fr

Dans ces conditions si un signal non désiré à une fréquence f'r = fr + 2 fFI , il donnera par battement :

f'r - fOL = (fr + 2 fFI ) - (fFI + fr ) = fFI

le signal f'r est appelé "fréquence image" et produira aussi un signal dans la partie fréquence intermédiaire du
récepteur. La fréquence image est donc un signal perturbateur, c'est probablement l'inconvénient majeur du
récepteur superhétérodyne et il conviendra de l'éliminer avant qu'il n'atteigne le mélangeur.

La relation générale de la fréquence image est:

fréquence image fimage = fRF 2 FI

Soit par exemple à recevoir un signal sur 3,5 MHz. Une première hypothèse est de prendre une FI assez basse,
4
disons 500 kHz , la fréquence de l'oscillateur local sera alors de 3 MHz et la fréquence image sera de 2, 5MHz.
représentons nos fréquences sur un axe de 0 à 30 MHz :

F. I.
fréq. à recevoir

fréq. oscillateur local

fréq. image

0 10 20 30 MHz

Figure 4.1.7.

4
Nous pourrions être tenté de prendre 500 kHz à l'image des FI à 455 kHz que l'on rencontre dans les récepteurs OL, OM.
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Maintenant choisissons une FI assez élevée disons 9 MHz, dans ce cas, la fréquence de l'oscillateur local sera
alors de 12,5 MHz et la fréquence image sera de 21,5 MHz. Cet une très bonne solution car la fréquence image
est très écartée des autres raies et elle sera facile de l'éliminer.

F. I.

fréq. à recevoir

fréq. oscillateur local

fréq. image

0 10 20 30 MHz

Figure 4.1.8.

Pour un récepteur décamétrique, il conviendrait de faire la même étude particulière pour chacune des bandes,
et ceci conduirait aux fréquences intermédiaires standardisées. Si on considère un récepteur construit pour
recevoir des segments de 0,5 MHz (3 à 3,5 MHz , 7 à 7,5 MHz , 14 à 14,5 MHz, etc …) on arrive alors au
5
schéma classique suivant :

3,0 - 3,5 MHz


7,0 - 7,5 MHz
14,0 - 14,5 MHz
21,0 - 21,5 MHz
28,0 ... 30 MHz
9 MHz

filtre filtre de filtre ampli démo-


préampli mélangeur ampli BF
d'entrée sortie 1 à quartz FI dulation

10,5 à 39 MHz mélangeur oscillateur


à quartz
2

VFO
5 - 5,5
MHz

Figure 4.1.9.

On trouve dans ce schéma :


• un ampli sélectif pré amplifie le signal reçu, pour chaque bande on doit commuter l'entrée et la sortie de
cet ampli,
• un mélangeur qui reçoit un signal compris entre 10,5 (pour la bande 3 à 3,5 MHz) à 39 MHz (pour la
bande 29,5 à 30 MHz),
• un filtre à quartz centré sur 9 MHz
• un ampli FI, également à 9 MHz, le système de démodulation propre au mode de modulation (CW, AM
ou SSB)
• l'amplificateur BF et le haut parleur.

5
C'est le schéma des FT101, FT901, TS520, TS820, … très populaires depuis 1970 jusque vers 1990.
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Le signal de l'oscillateur local est également issu d'un mélange, celui


• de la fréquence variable d'un VFO, qui permettra de choisir la fréquence et
• la fréquence d'un oscillateur fixe à quartz qui dépendra de la bande choisie

L'étage de présélection fournira ici la réjection image requise. Cependant plus la fréquence d'entrée sera élevée,
plus il sera difficile d'obtenir une réjection satisfaisante et d'autre part, il sera plus difficile de réaliser un
oscillateur local sur une fréquence proche de la fréquence à recevoir, à cause du phénomène d'entraînement
("pulling").

Si la fréquence intermédiaire est importante, il deviendra plus difficile d'obtenir une bonne sélectivité, c'est une
raison supplémentaire pour recourir au double changement de fréquence : la première fréquence intermédiaire
peut être supérieure à la fréquence maximale à recevoir et la fréquence image sera alors simplement rejetée à
l'aide d'un filtre passe-bas. Le signal à fréquence intermédiaire sera alors amplifié, et filtré au moyen d'un filtre à
quartz dont la bande passante est "moyenne" (disons 10 kHz) et ce signal subira un deuxième changement de
fréquence vers une fréquence intermédiaire (par exemple 9 MHz) où on pourra effectuer la sélection de la
bande passante requise. Soit le schéma que nous avons déjà vu et qui est repris pour tous les récepteurs
6
actuels dit avec "general coverage" .

0,1 à 30 MHz
40 MHz 9 MHz

filtre filtre filtre démo-


préampli passe-bas mélangeur + mélangeur + ampli BF
fc=30 MHz ampli FI ampli FI dulation

oscillateur
local oscillateur
variable local fixe
40,... 49 MHz
à 70 MHz

Figure 4.1.10.

Dans ce qui a été présenté ci-dessus, l'élimination de la fréquence image est obtenu en filtrant cette fréquence
image au niveau de l'entrée, mais un autre concept est également possible. Imaginons un récepteur que l'on
veuille recevoir entre 500 kHz (fmin) et 1500 kHz (fmax) . Pour que la fréquence image ne nous gêne pas, il faut
qu'elle soit plus haute que fmax , donc fmax : f'r = fmin + 2 FI > fmax soit encore FI > (fmax – fmin) / 2

Exemples:

• en radiodiffusion OM : 530 à 1620 kHz FI > (1620 – 530) /2 = 545 kHz


• en radiodiffusion FM : 87,5 à 108 MHz FI > (108 – 87,5 )/ 2 = 10,25 MHz, elle est normalisée à 10,7 MHz

6
On désigne par "general coverage" un récepteur qui peut recevoir les fréquences radio, de façon continue, de 100 kHz à 30 MHz.
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4.1.4. Récepteur à conversion directe


Lorsque la fréquence de l'oscillateur local
est égale à la fréquence à recevoir, le
récepteur superhétérodyne devient un
récepteur à conversion directe ou
homodyne. Dans ce cas il n'y a plus de
fréquence intermédiaire, mais la sortie du
mélangeur est tout simplement le signal préampli mélangeur filtre ampli BF
BF
audio. sélectif

Le filtrage est alors effectué au niveau du


signal audio.
même fréquence oscillateur
local

Figure 4.1.11.

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4.2. Schémas blocs de récepteurs


En expliquant la façon dont les récepteurs superhétérodynes étaient mis en œuvre pour la réception des
émissions radioamateurs nous avons déjà partiellement entrevu le sujet. Abordons donc ici les spécificités
propres à chaque mode de modulation.

4.2.1. Récepteur AM (A3E)


Ce qui sera particulier au récepteur AM c'est
• sa bande passante en FI qui est de 6 kHz pour la radiotéléphonie, de façon à pouvoir transmettre un
signal audio de 300 à 3000 Hz., mais cette bande passante est de 9 kHz pour la radiodiffusion AM.
• l'étonnante simplicité de son démodulateur : une diode et deux condensateurs (voir § ?????).

4.2.2. Récepteur CW (A1A)


Soit donc une station émettant sur 3,530 MHz en RF 1000 Hz
3,530 MHz (CW)
télégraphie (A1A). filtre détecteur
mélangeur de
9 MHz produit
Imaginons que le note que l'on veut décoder soit du
1000 Hz 7. Si au niveau filtre FI, notre signal est
exactement sur 9 MHz, il faudra alors faire le
battement entre 9 MHz et 9,001 MHz pour obtenir
très exactement du 1000 Hz ! Donc l'oscillateur de oscillateur oscillateur
8
battement sera sur 9,001MHz . Le mélangeur local de
5,470 MHz battement
s'appelle ici détecteur de produit, son
fonctionnement est tout à fait similaire à un autre
CW
mélangeur. 9,001 MHz

Pour que notre signal à 3,530 MHz soit transformé filtre


en 9 MHz, il faut que l'oscillateur local soit sur CW
(500 Hz)
9,0000 – 3,530 = 5,470 MHz.
gabarit du
Le filtre à 9 MHz peut être le filtre utilisé pour la SSB, filtre SSB
( 3 kHz )
toutefois il est préférable d'utiliser un filtre FI plus
étroit, avec une largeur de 500 Hz par exemple.

Nous avons volontairement simplifié notre schéma,


nous n'avons pas parlé, ni représenté, la Oscill. battement
préamplification sélective qui précède, ni de 9,001 MHz
l'amplification audio qui suivait.

Figure 4.2.1.

7
Les télégraphistes préfèrent une "note" plus basse se situant entre 400 et 800 Hz, mais pour simplifier quelque peu les calculs nous dirons
que cette note est à 1000 Hz.
8
Notez que cela fonctionne aussi avec 8,999 MHz !
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4.2.3. Récepteur BLU (SSB) pour la téléphonie avec porteuse supprimée (J3E)
Une première solution : Imaginons donc que
le signal à recevoir aille de 3,697 à 3,700 RF
LSB
3,697 à 3,700
MHz. Le problème de la BLU (SSB) est qu'il MHz 8,997-9,000
détecteur 0 à 3 kHz
faut faire battre le signal avec un oscillateur mélangeur filtre de
produit
de battement pour restituer le signal USB
d'origine. On fait donc appel à un oscillateur 9,000-9,003
de battement.

Imaginons que notre oscillateur de oscillateur oscillateur


battement fonctionne sur 9 MHz. local battement
5,5 MHz 9 MHz

Comme on veut recueillir un signal audio


entre 0 et 3000 Hz, il faut donc que notre
signal FI soit
• entre 8,997 MHz et 9,000 MHz si on
veut recevoir une des bandes
latérales, et qu'il soit filtre
• entre 9,000 à 9,003 MHz pour LSB
recevoir l'autre bande latérale.

Il faudrait donc 2 filtres FI. Sachant qu'un 8,997 MHz 9,000 MHz
filtre à quartz est relativement onéreux, on a
recherché une autre solution.

Remarquons que notre oscillateur local est à


filtre
9,000 – 3,700 = 5,300 MHz. USB

Comme pour le récepteur CW, nous avons


simplifié notre schéma, nous n'avons pas 9,000 MHz 9,003 MHz
parlé, ni représenté, la pré amplification
sélective qui précède, ni de l'amplification
Oscill. battement
audio qui suivait. 9,000 MHz

Figure 4.2.2.

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La deuxième solution est beaucoup plus


RF
intéressante et c'est celle qui est mise en 3,697 à 3,700
MHz
œuvre en pratique : détecteur 0 à 3 kHz
filtre
mélangeur 9 MHz de
produit
Le filtre FI est le même pour les 2 types de
réception (bande latérale supérieure ou bande
latérale inférieure), et il a une bande passante
de 8,9985 à 9,0015 (9 MHz + 1,5 kHz et 9
MHz – 1,5 kHz) et c'est l'oscillateur de oscillateur oscillateur
battement qui va être commuté entre deux local de
5,3015 MHz battement
valeurs
• 9,0015 MHz pour la bande latérale
inférieure, et
• 8,9985 MHz pour la bande latérale LSB USB
supérieure. 9,0015 MHz 8,9985 MHz

Mais on peut faire mieux … on peut aussi


prévoir la réception de signaux télégraphique, il
suffira d'adjoindre un troisième quartz à
l'oscillateur de battement pour obtenir de 1000 filtre SSB
Hz, en d'autre terme cet oscillateur sera sur le ( 3 kHz )

centre de bande c-à-d 9,000 MHz + 1 kHz ou –


1 kHz.

Oscill. battement
8,9985 MHz
USB

Oscill. battement
9,0015 MHz
LSB

Figure 4.2.3.

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Etant donné que le niveau de réception peut varier considérablement d'une station à une autre et que ce niveau
peut aussi varier en fonction de la propagation, le récepteur BLU est équipé d'une boucle de réglage
automatique du gain qui limite le gain lorsque le signal est fort et qui l'augmente au fur et à mesure que le niveau
diminue.

On mesure donc en permanence le niveau de sortie, et on fabrique une tension continue qui va agir sur les
9
étages d'entrée, c'est la boucle de contrôle automatique du gain ou CAG .

La tension de CAG constitue par ailleurs une "image" de la force des signaux. C'est la tension de CAG qui va
également servir d'indication du niveau reçu donc de S-mètre.

ampli mélangeur filtre à ampli FI démo- ampli BF


sélectif quartz 9 MHz -dulateur

oscillateur CAG
local S-mètre

tension de CAG

Figure 4.2.4.

4.2.4. Récepteur FM (F3E)


On retrouve dans un récepteur FM, les mêmes fonctions (donc les mêmes blocs) que dans un récepteur AM ou
SSB, le démodulateur va être particulier à la FM.

Mais dans la cas de la FM, la largeur de bande des circuits à FI est plus importante. En fait cette largeur de
bande dépend de l'excursion,
• par le passé on utilisait des excursions pouvant atteindre 10 kHz et de ce fait la largeur de filtre était
fixée à 25-30 kHz
• actuellement avec des excursions de 5 kHz, on utilise plutôt des filtres à 12 kHz.

Dans le cas de la FM on parle souvent de discriminateur pour cette fonction. Mais les discriminateurs sont
sensibles à l'amplitude, il faudra donc leur fournir un signal d'amplitude rigoureusement constante d'où le rôle du
limiteur.

9
En anglais Automatic Gain Control ou AGC.
Chapitre 4 : Les récepteurs – page 12/65 - 27/09/2009
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144-146 MHz

ampli filtre ampli FI discri-


RF mélangeur FI limiteur minateur ampli BF
10,7 MHz

oscillateur
local

133,3 à
135,3 MHz

Figure 4.2.5.

4.2.5. Une autre façon d'entendre les choses …


Nous avons déjà vu quelques schémas bloc ci avant.

Il reste à préciser qu'il y a essentiellement deux éléments caractérisent les récepteurs selon le type de
modulation qu'ils doivent recevoir :
• la largeur du filtre dans l'étage à FI,
• le type de démodulateur

largeur de bande en FI type de démodulateur


récepteur CW quelques centaines de Hertz par battement
récepteur AM (A3E) 9 à 10 kHz une simple diode suffit
récepteur BLU (J3E) 3 kHz par battement
récepteur NBFM (F3E) 12 à 25 kHz un discriminateur de fréquence
récepteur FM broadcast (F3E) 100 à 300 kHz un discriminateur de fréquence

Qu'arrive t'il si on n'utilise pas le bon récepteur ? Il est évident que si le type de récepteur correspond avec le
type de modulation, on peut indiquer "OK", mais voici le tableau complet :

avec modulation CW avec mod. avec mod. avec mod. avec mod.
AM BLU NBFM FM broadcast
récepteur CW OK
récepteur AM on ne détecte que l'enveloppe, OK
on n'a pas de note de
battement.
récepteur on détecte un battement, mais OK
BLU (SSB) la largeur de bande est trop
grande, on entend aussi les
stations voisines
récepteur OK
NBFM
récepteur OK
FM broadcast

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 13/65 - 27/09/2009


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Jusqu'à présent nous avons considéré des principes et de blocs d'un récepteur. Il est temps maintenant
d'aborder plus en détails les circuits.

4.3. Fonctionnement et rôle des différents étages


4.3.1. Amplificateur ou préamplificateur HF
Dans un récepteur, un amplificateur HF a pour but d'amplifier, c.-à-d. d'augmenter les petits signaux qui sont
10
présents à l'antenne. Qu'entend on par petits signaux ? Lorsque l'aiguille d'un récepteur indique S9 , c.-à-d. un
signal important, alors, le signal a alors une amplitude de 50 µV environ. On peut donc dire qu'un petit signal a
une amplitude de l'ordre de 0,5 µV ou peut-être moins.

On parle de préamplificateur lorsque l'amplificateur est le premier étage d'amplification rencontré.

Lorsque le signal aura une amplitude suffisante, on va procéder au changement de fréquence pour obtenir une
fréquence intermédiaire où la fréquence sera la même quel que soit la fréquence RF sélectionnée. A partir de
cet instant on parlera d'amplificateur à FI (voir paragraphe 4.3.4).

Dans un ampli BF, la charge est toujours une résistance


et le couplage se faisait par un condensateur. +V

Amplificateur FI ou RF
Les capacités parasites des transistors sont de l'ordre de
4k7

quelques dixièmes de pF à quelques pF. Or 10 pF à 10 +


sortie
kHz représente une impédance de 15,9 k , on peut donc
bien imaginer que ces capacités parasites (et inévitable) entrée

entrée
sortie

vont rapidement limiter la fréquence d'utilisation d'un


amplificateur.

Comme notre but est d'amplifier des signaux RF (Radio

C3 10n
R4 100
Fréquence) dont la fréquence est supérieure à 100 kHz. Amplificateur BF
Dans ce cas on préfère utiliser des circuits LC accordés
ou des circuits couplés.
+V

Figure 4.3.1.
[Link]. Ampli HF à transistor bipolaire
Q1 2N2222A
La figure ci contre montre un amplificateur FI avec un
transistor bipolaire.

L'avantage du montage EC est que son impédance


d'entrée est relativement grande. Il n'amorti donc pas
R3 560

C2 10n

très fort le circuit d'entrée. Toutefois la fréquence de


coupure n'est pas très élevée et on lui préfère souvent
C3 10n
R4 100

le montage BC qui possède une impédance d'entrée


plus faible mais une fréquence de coupure beaucoup
R1 10k

C1 10n

R2 1k

plus élevée.
+V

+V

Figure 4.3.2.
10
Voir plus loin.
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[Link]. Ampli HF à transistor FET

Les deux figures suivantes montrent des amplificateurs FI avec des transistors FET, le premier est en grille
commune, le second en source commune.

C1 10n Q1 MPF102
Q1 MPF102
D
S D G

R1 100 S
G

R1 100

C1 10n

R2 100
R2 100

C2 10n
C2 10n

+V
+V

Figure 4.3.3. Figure 4.3.4.

[Link]. Ampli HF à transistor MOSFET

Le montage suivant fait appel à un MOSFET. Grâce


au pont diviseur (R3, R4) on peut choisir le gain. R3 33k R4 100k
+V

Mais au lieu d'avoir un pont diviseur, on pourrait aussi


avoir un gain variable à l'aide d'un potentiomètre ou Q1 40673
réaliser un montage dont le gain est variable en C3 10n
G2
D
fonction d'une tension. C'est le concept du contrôle
automatique du gain CAG qui sera vu plus loin.
G1 S
C5 100p
R5 100k

R1 560

C1 10n

R2 100

C2 10n

+V

Figure 4.3.5.

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[Link]. Circuits accordés

On a donc souvent besoin de circuits


accordés variables. La première des solutions
consiste à utiliser un condensateur variable
1n
(voir fig. a et le chapitre des composants),
mais une solution plus élégante consiste à
utiliser des diodes varicaps.
+ 12 V

100 k 100 k

100 k
a b

1n 1n

Figure 4.3.6.

[Link]. Utilisation de lignes quart d'ondes ou de strip-lines


C2 C3
Pour des fréquences de 200 MHz ou plus, on préfère souvent 3p 3p
utiliser des circuits accordés sous forme de ligne quart d'onde. En
L1 L2
fait la ligne est un peut plus petite qu'un quart d'onde et on la met BFR90
en résonance à l'aide d'un condensateur variable ou d'une 2p
varicap.

Ci-contre un schéma type pour 1296 MHz. Les lignes ont une 8k2
C1
dimension de 10 x 29 mm et une épaisseur de 1 mm. Les points 3p
d'attaque sont à 12,5 mm à partir du côté froid.

Dans ce montage on peut régler la polarisation du transistor au 1n


moyen d'un potentiomètre. Le but est d'obtenir le facteur de bruit
le plus faible. 10k 2k2
470
Mais il est encore plus facile d'utiliser des strip-lines c.-à-d. des
lignes réalisées sur un circuit imprimé ordinaire ou sur un circuit +12V
imprimé téflon. Le circuit imprimé ordinaire convient jusqu'aux
environ d'un GHz, au-delà le circuit imprimé téflon s'impose. Figure 4.3.7.

[Link]. Les préamplificateurs d'antennes

Pour éviter les pertes dans les câbles coaxiaux et surtout pour éviter de détériorer le rapport signal/bruit (voir
????) on fait parfois appel à des préamplificateurs d'antennes. Il s'agit de préamplificateurs à très faible bruit
montés dans un boîtier et placé près de l'antenne. L'alimentation en courant continu se fait par le câble et un
système de relais permet de by-passer le préampli lorsqu'on est en émission.

Ci-dessous un ampli pour la bande 145 MHz, dont le gain est de 17 dB et un NF de 0,6 dB.

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D1- D2
Q1 BF981 2x BA379
6p

L1
D 1n
5 dB
L2

G S

1µ 1k5 1µ
1n 1n
6p

D6 1N4007
82 47
78L06

10n 10n 10µ D5 1N4007 10µ

Figure 4.3.8.

L'alimentation se fait par le câble coaxial lui-même.

L'entrée et la sortie de l'ampli sont accordées (L1 et 6 pF et L2 et 6 pF). L'atténuateur de 5 dB a pour but
d'assurer une bonne adaptation de sortie et d'éviter les oscillations. La diode D6 protège des inversions de
tension. La diode D5 protège contre la pointe de tension négative à l'enclenchement (inductance des bobines
des relais) et D1 et D2 protègent également la tension positive d'apparaître au déclenchement (suppression de
13,5 V sur le câble coaxial).

[Link]. Remarques sur la réalisation pratique

Il est important de découpler correctement la tension d'alimentation et l'émetteur. Les condensateurs de


découplage seront du type céramique et il faut éviter d'avoir des valeurs trop importantes pour ne pas introduire
des selfs parasitaires. Ainsi,
• de 1 MHz à 10 MHz une valeur de 10 nF est amplement suffisante
• de 10 MHz à 100 MHz une valeur de 1 nF est amplement suffisante
• de 100 MHz à 1 GHz une valeur de 100 pF est amplement suffisante
Ces valeurs ne sont pas contraignantes, ce sont simplement des "ordres de grandeurs".

Il est important aussi de rassembler les points de masses le plus près possible les uns des autres et si possible
de ne faire qu'un seul point de masse.

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4.3.2. Oscillateurs fixes et variables


On aurait pu aborder les oscillateurs dans la partie électronique générale, par exemple juste après avoir
étudié la contre-réaction et la réaction, puisque d'une certaine manière un oscillateur est un amplificateur
avec une réaction positive telle qu'il "oscille" ... Mais finalement, même si les oscillateurs interviennent aussi
bien dans la chaîne de réception que dans la chaîne d'émission, nous allons les étudier ici !

[Link]. Les montages fondamentaux

Avec
• les 3 types d'oscillateurs : Colpitts, Hartley et couplage magnétique (encore appelé Armstrong ou
Messner)
• et les 3 montages EC , BC et CC
on obtient 9 types montages d'oscillateurs :

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Emetteur commun Base commune Collecteur commun


+V +V +V

Rk
Rk
Rk
Ck
Ck
Ck

Hartley
+V +V +V

Rk
Rk
Rk
Ck
Ck
Ck

Colpitts
+V +V +V

Rk
Rk
Rk
Ck
Ck
Ck

couplage magnétique
Figure 4.3.1.

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Notons que Rk Ck sont les éléments de couplage, nous les avons dessiner systématiquement, ils sont parfois
nécessaire pour "bloquer" le courant continu, mais pas toujours !
11
Pour simplifier on peut simplement retenir la figure ci-contre :

ou encore :

Hartley couplage sur la bobine qui s'exprime en Henry


Colpitts avec un C comme diviseur Capacitif

[Link]. Oscillateur Clapp


+V
L'oscillateur Clapp est une variante de l'oscillateur Colpitts dont la
particularité est d'avoir son circuit accordé (L1 – C1) en série. De plus le R
C
condensateur d'accord (C1) peut avoir une de ses électrodes à la masse, ce R1
qui convient particulièrement pour réaliser un VFO par exemple

Ck

L1 C2
R2

C1 C3 RE

Figure 4.3.2.
[Link]. Oscillateur par couplage collecteur-émetteur
+V
Aux fréquences très élevées, les transistors montés en BC n'ont plus un
déphasage de 0°, mais grâce à un condensateur de tr ès faible valeur ( < 5
pF) on peut obtenir le déphasage qui met le transistor en oscillation. Ce
montage est essentiellement utilisé pour les UHF.

[Link]. Oscillateur à fréquence variable ou VFO


Ck
Il s'agit d'un oscillateur où on peut faire varier la fréquence. On agit
généralement sur un condensateur variable. Mais le VFO opère rarement sur
la fréquence de réception, il est plutôt utilisé dans un montage avec un
mélangeur.
Figure 4.3.3.

11
Moyen mnémotechnique :
• un couplage sur la self : une self s'exprime en Henry, c'est donc le montage Hartley
• un couplage par diviseur capacitif , avec un C comme dans Colpitts.
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[Link]. Un schéma pratique


+9 à 15 V
Voici un schéma pratique d'un oscillateur 78L08
pour les bandes amateur. Il s'agit d'un
oscillateur Clapp suivi d'un étage tampon. 10n 100 10n
22k
Le condensateur variable est de 365 pF.
100
2N2222 10k
Afin de limiter la plage de réglage de 10n
fréquence on utilise un condensateur série
Cs (qui déterminera essentiellement la 10n
fréquence basse) et un condensateur Ca 2N2222
22k
parallèle Cp (qui déterminera L 100 100p 1n
essentiellement la fréquence haute).
Cs
10k
Cp
Cb 1k 470
CV
365p 60p

Figure 4.3.4.

La self L est réalisée sur un mandrin de 6 mm et elle est possède un noyau ajustable.

L Cs Cp Ca Cb
(spires) (pF) (pF) (pF) (pF)
160 m 50 330 270 1500 1000
80 m 36 100 100 1000 680
40 m 24 22 100 680 470
30 m 16 39 180 470 330
20 m 12 33 100 330 220
15 m
10 m

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[Link]. Oscillateurs à quartz

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4.3.3. Les mélangeurs


Ce chapitre est très important, car le récepteur repose sur le principe du changement de fréquence (hétérodyne)
et celui-ci est effectué à l'aide de mélangeur ou changeur de fréquence !

[Link]. Théorie

L'élément le plus important d'un récepteur superhétérodyne est certainement le mélangeur qui produit le
changement de fréquence. Sans mélangeur par de fréquence intermédiaire et donc par de superhétérodyne.

Le mélangeur peut être


représenté par un carré avec
f f f f f f
deux entrées et une sortie, mais il RF FI RF FI RF FI
mélangeur
est aussi souvent représenté
symboliquement par un rond avec
une croix, deux entrées (signal et f f f
oscillateur local) et une sortie OL OL OL
(fréquence intermédiaire) ou
parfois aussi par un rectangle
avec une croix. Figure 4.3.5.

Comme nous venons de le voir dans les schémas blocs des récepteurs superhétérodynes, l'un des procédés les
plus couramment appliqués aux signaux HF est le changement de fréquence, il consiste à appliquer à un
montage changeur de fréquence d'une part le signal original et d'autre part le signal de l'oscillateur local afin
d'obtenir un signal à fréquence intermédiaire.

Nous avons d'une part un signal a = A sin ωt de fréquence F et un oscillateur local ("hétérodyne") b = B sin t
de fréquence f.

Dans le mélangeur (changeur de fréquence ou hétérodyne) on faire subir à l'amplitude B une modulation en lui
imprimant les variations A sin Ωt au rythme de la fréquence F, c'est à dire que l'amplitude du signal HF sera
proportionnelle à l'amplitude du signal BF. L'amplitude deviendra donc B + A sin Ωt

L'onde aura donc pour expression mathématique


v = (B + A sin Ωt) sin ωt
et en développant il vient alors
v = B sin ωt +(A/2) cos (Ω - ω)t - (A/2) cos (Ω + ω)t

Le signal comporte 3 composantes:


• une composante continue,
• une raie à la fréquence d'entrée et une raie à la fréquence de l'oscillateur local
• les raies aux fréquences harmoniques
• une raie à une fréquence égale à la différence de fréquences cos (Ω- ω)t et une autre raie à la somme
des fréquences cos (Ω + ω)t.

La raie à la fréquence égale à la différence des fréquences est la raie souhaitée, il suffira donc d'éliminer les
autres par un filtrage approprié. La raie à la fréquence égale à somme des fréquences est appelée la fréquence
image.

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[Link]. Mélangeurs à transistor MOSFET

La figure de gauche représente un mélangeur par addition. Les deux signaux sont directement mis ensemble et
attaque un élément non linéaire. C'est grâce à cette non linéarité qui peut s'exprimer sous

i = a u + b u² + cu³ + …
que des produits en sin² , sin ³ , … vont apparaître, ce qui finalement va conduire à des différences et des
sommes de fréquences.

La figure de droite représente un mélangeur par multiplication. On applique les 2 signaux sur la G1 et la G2 d'un
MOSFET à double grille. La caractéristique (la pente) va dépendre de UG2 et tout comme ci-dessus dans le
signal de sortie apparaîtront des composantes de différences et des sommes de fréquences.

mélange par addition mélange par multiplication

oscillateur local oscillateur local


G2

fréq. à recevoir fréq. à recevoir G1

I I
D D

-V
G2

-V -V G1
G

Figure 4.3.6.

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[Link]. Le mélangeur symétrique


Oscillateur
local
Le mélangeur symétrique et ses dérivés (modulateur en anneau, (OL) D1
T1
modulateur de produit permettent de supprimer la porteuse.
IF out
Le transfo T1 produit deux signaux en opposition de phase qui sont
appliqués à D1 et D2. A la sortie apparaissent deux composantes D2 10n
aux fréquences somme et différence des fréquences.
RFC

RF in

10n
RFC

[Link]. Le mélangeur symétrique double Figure 4.3.7.

En ajoutant deux diodes on obtient un modulateur en anneau Oscillateur


encore appelé dual balanced mixer ou DBM ou ring-mixer . local
(OL) T1
Remarquez que l'anode d'une diode est reliée à la cathode D3 D1
de la suivante et ainsi de suite. Les diodes sont donc à la T2 IF out
"queue-leu-leu", elles forment un anneau et cette
configuration est totalement différente de celle du redresseur D4 D2
en pont !

Il est important que les quatre diodes aient les mêmes


caractéristiques, on dit que les diodes doivent être pairées.
On peut prévoir dans le montage une compensation pour
palier à cet inconvénient et grâce à cela on peut donc ajuster
la réjection de la porteuse. RF in

10n
Mais les constructeurs peuvent aussi présenter sous forme RFC
d'un petit module les quatre diodes et les deux
transformateurs. Ces DBM sont caractérisés essentiellement
par la gamme de fréquence et par le niveau maximal de
l'oscillateur local. Ces DBM sont extrêmement utilisés dans Figure 4.3.8.
tous les montages VHF/UHF et SHF.

On distingue
• des DBM normaux avec une puissance d'oscillateur local de + 7 dBm,
• des DBM à haut niveau, qui requièrent une puissance d'oscillateur local de + 17 à + 23 dBm, ils
permettent de diminuer les produits d'intermodulations dus aux forts signaux d'entrée.

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 25/65 - 27/09/2009


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On peut aussi réaliser un modulateur


en anneau avec des transistors tel
que représenté ci-contre. On obtient R1 R2
alors un certain gain appelé gain de +V
conversion.

RF
L1 R3 L2 FI
Mais ces transistors, ainsi que ceux C3
servant à l'amplification FI peuvent
aussi être intégrés dans des circuits
intégrés tels que le TBA673, ou le R
très populaire SO42P. C2
C1
C4 C4

C5

OL

Figure 4.3.9.

[Link]. Mélangeurs actifs et mélangeurs passifs

A l'entrée de la chaîne nous avons A1 = ns / nr . Ce signal est ensuite amplifié, mais du fait du bruit de l'étage
d'entrée on a A2 = ns / (nr + nrz ) . le rapport de A1 / A2 est appelé facteur de bruit F.

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 26/65 - 27/09/2009


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4.3.4. Les amplificateurs de fréquence intermédiaires


Les étages amplificateurs à FI s'apparentent aussi aux ampli RF, mais ils sont accordés sur une fréquence bien
spécifique, la fréquence intermédiaire ou FI.

Les niveaux que l'on rencontre ici sont sensiblement supérieurs à ceux des amplificateurs RF. L'entrée d'un
amplificateur FI peut être de l'ordre de quelques µV, sa sortie de l'ordre d'une centaine de mV.

Un amplificateur à FI contribue ainsi en premier lieu à la sélectivité, c'est pourquoi on y trouve souvent un filtre.
Ce filtre peut être un filtre LC, un filtre céramique, un filtre à ondes de surfaces ou un filtre à quartz.

Mais le facteur d'amplification d'un amplificateur à FI dans un récepteur dépend aussi du niveau d'entrée. Un
amplificateur FI est donc aussi un amplificateur dont on pourra faire varier le gain, ce gain est commandé par un
circuit particulier appelé contrôle automatique de gain ou CAG (ou AGC pour Automatic Gain Control). Plus
l'amplificateur FI comprend d'étages, plus grand sera la plage où on pourra ajuster le gain commandé par la
tension de CAG. Au fait l'AGC est une tension détectée dans l'étage audio, et cette tension est proportionnelle à
la force des signaux reçus.

Quelques valeurs de FI typiques :

FT-100 68, 985 MHz 11,705 MHz 455 kHz (FM)


FT-736R 47,43 MHz (70 cm) 13,69 MHz 455 kHz
FT-1000 MP 70,455 MHz 8,215 MHz 455 kHz
TM-221 10,7 MHz 455 kHz
TM-421 21,6 MHz 455 kHz
TS-850S 73,05 MHz 8,83 MHz 455 kHz

[Link]. Ampli FI à circuit intégré

Outre les transistors bipolaires, les transistors FET et


les transistors MOS des montages présentés dans
la section 4.3.1. On peut aussi faire appel à des
U1 CA3028A
circuits intégrés pour la réalisation d'amplificateur FI. C1 10n
C4 10n
3
1
4
6
self de choc

5
2
7

R2 1k2 C3 10n
C2 10n

R3 470

C5 10n
R1 2k2

AGC +9 V = gain max


+2 V = gain min + 12 V

Figure 4.3.11.

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4.3.5. Les filtres à FI


L'amplification à FI va déterminer la sélectivité, donc en quelque sorte la bande passante (HF) du récepteur.
Dans cette fonction on fait appel à des filtres. La largeur du filtre FI est fonction du mode à recevoir. On peut
distinguer

• les filtres discrets utilisant des circuits couplés, essentiellement utilisés pour la radiodiffusion en AM et
en FM
• les filtres céramiques, utilisés dans les récepteurs pour la radiodiffusion en AM et en FM, mais aussi
dans le domaine radioamateurs en VHF-UHF et tout particulièrement ceux en FM
• les filtres à quartz, utilisés essentiellement dans les récepteurs (transceiver) décamétrique
• les filtres mécaniques
• les filtres DSP

12
[Link]. Filtre LC et circuits couplés

La courbe de résonance d'un circuit LC est


représentée ci-contre. Un tel circuit présente + Vcc
une certaine bande passante déterminée par le
facteur de qualité : B = f0 / Q. 1

tension de sortie
Sachant que, pratiquement, le facteur Q se situe 0,707
(- 3dB)
entre 20 et 300, un tel circuit, pour 9 MHz, aurait
une bande passante entre 450 et 30 kHz, or
dans un récepteur décamétrique (par exemple)
on souhaite une bande passante de 3 kHz en
SSB et 500 Hz en CW. De plus la raideur des
flancs n'est pas très grande, mais si on a 0
BP1
plusieurs étages, chacun avec un circuit fréquence

accordé, la raideur des flancs va augmenter.


Figure 4.3.12.

Mais lorsqu'il s'agit d'avoir une bande passante f f2


1
assez large et "plate" on utilise plutôt des circuits + Vcc
couplés. 1

f f2
Le fait d'avoir deux circuits sur des fréquences 1
tension de sortie

0,707
légèrement différentes (f1 et f2), élargi la bande (- 3dB)

passante et la rend plus plate.

0
BP2 fréquence

Figure 4.3.13.

12
Au fait on aurait déjà pu parler de ceci au § 4.3.1. Amplificateur et préamplificateur HF
Chapitre 4 : Les récepteurs – page 28/65 - 27/09/2009
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En plaçant, comme indiqué ci avant, les deux bobines proches l'une de l'autre, on réalise un couplage
magnétique. Toutefois, il existe d'autres formes de couplage :

Ck
M

C1 C2

L1 L2
C1 L1 L2 C2 C1 L1 L2 C2
Ck

a b c

Figure 4.3.13.

Dans le cas du couplage magnétique (fig. a), les deux selfs des circuits oscillants sont proches l'une de l'autre et
pour définir ce couplage, on définit un facteur kQ0.

• si kQ0 < 1 on dit que le couplage est


lâche ou que le circuit est sous
U
couplé.
• si kQ0 > 1 on dit que le couplage est 1
serré ou que le circuit est sur couplé,
et on voit apparaître 2 bosses dans la 0,8
courbe de réponse, la distance entre
les bosses (et donc la bande
0,6
passante) à tendance à s'écarter
lorsque kQ0 augmente.
• si kQ0 = 1 on dit qu'on a un couplage 0,4
2
critique.
2
0,2
1/ 2 1
0,5

-4 -3 -2 -1 0 +1 +2 +3 +4 f 0/ 2Q

Figure 4.3.14.

Le couplage peut être aussi être capacitif à la base.(fig. b) ou capacitif en tête (fig. c).

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 29/65 - 27/09/2009


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[Link]. Filtres à quartz

Les filtres LC ou les circuits couplés doivent être réglés, on parle aussi d'alignement. Il existe bien sûr des
appareils de mesures sophistiqués (wobbulateur) qui permettent de voir la courbe pendant le réglage, mais ce
réglage constitue pour l'industrie une perte de temps, et le déréglage constitue aussi une source de non fiabilité.
C'est pourquoi on préfère les filtres qui ne nécessitent pas de réglages et qui sont stables.

Ces filtres sont représentés par le symbole ci-contre.

Parmi ces filtres figurent les filtres céramiques, les filtres à quartz, et les filtres à ondes
de surfaces. Tous utilisent la même propriété : l’effet piézoélectrique. Ils se présentent
tous sous forme d’un bloc sans réglage. Ils nécessitent tous une petite adaptation
d’impédance proposée par le constructeur dans ses notes d'application. Figure 4.3.15.

Au chapitre 2, nous avons vu le quartz en tant que composant et ces quartz seront utilisés dans pour réaliser
des filtres, et on distingue alors
• les filtres monolithique où le filtre est réalisé sur un seul bloc de quartz, et,
• les filtres à composants discrets qui comportent plusieurs quartz avec éventuellement des selfs, des
transfos et des condensateurs de couplage.

L'un et l'autre se présentent sous forme de boîtier métallique avec (au moins) 3 bornes (entrée, sortie et masse).

Les filtres sont caractérisés par leur bande passante à – 6 dB , mais aussi par leur bande passante à -60 dB qui
indiquera comment les signaux non désiré sont rejetés. Le rapport de ces deux bandes passantes est appelé
facteur de forme ou shape factor, Un filtre parfait aurait donc un facteur de forme de 1 mais la plupart du temps
ce facteur de forme se trouve aux environs de 1,5 à 3.

Exemple: La BP à – 6 dB est de 2100 Hz, la BP à -60 dB est de 3100 Hz. Dans ce cas le facteur de forme est
3100/2100 = 1,47

Un filtre à quartz est généralement composé de plusieurs


quartz. La courbe de réponse d'un tel filtre répond à une 0 dB
équation mathématique caractérisée par des pôles et des
zéros. Le nombre de "pôle" est égal au nombre de quartz.
On parle ainsi de filtres à 2, 4, 6, 8 ou 10 pôles. Plus ce -20
nombre est élevé, plus les flancs sont raides. 2

L'ondulation dans la partie "passante" de la courbe peut -40


être plus marquée dans un filtre dont le nombre de pôles
important. Cette déformation de la courbe de réponse dans
4
la partie passante apporte une distorsion de l'audio appelée
-60
"ringing".

6
-80
8

10
-100

-4 -3 -2 -1 f0 +1 +2 +3 +4 kHz

Figure 4.3.16.

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Dans la pratique:
• tous les récepteurs décamétriques sont équipés d'un filtre SSB dont la largeur est de 2,1 à 2,7 kHz.
Toutefois, pour le trafic dans des conditions difficiles, il est préconisé d'ajouter un filtre à 1,8 kHz ("SSB
étroit).
• pour la CW il est recommandé d'utiliser un filtre dont la largeur est de 250 Hz, mais certains opérateurs
préfèrent 125 Hz et d'autres 500 Hz.
• pour un récepteur FM (NBFM), la largeur de bande est de 12,5 kHz, mais dans les anciens équipements
elle était de 20 à 25 kHz.
• en AM la largeur typique est de 6 kHz
• pour la radiodiffusion FM, la largeur est de 180 kHz

On peut réaliser un simple filtre à quartz pour la


CW à l'aide du montage ci-contre. Le Y1 f
condensateur C1 (appelé "phasing") permet de 0
faire varier la bande passante. La fréquence de
l'oscillateur de battement BFO est placée
légèrement en dessous de f0. Ce type de filtre
permet une réjection de l'ordre de 30 dB du côté
des fréquences élevées. La courbe de réponse
est asymétrique.

"phasing"
BFO

Figure 4.3.17.
Le filtre FI ci-contre est symétrique, il
conviendrait pour la SSB par exemple. Les Y1
fréquences de résonance propres des quartz Y1 Y1 Y2
et Y2, déterminent la bande passante. La BP à 3
dB est environ égale à 1,5 x l'écart Y2-Y1.

Y2

Figure 4.3.18.

Enfin, on peut utiliser plusieurs quartz tels que dans le montage


ci-contre, il faut alors choisir judicieusement les fréquences de Y1 Y2 Y3
chaque quartz et les capacités pour obtenir la courbe voulue.

C1 C4

C2 C3

Figure 4.3.19.

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[Link]. Les filtres céramiques

Les filtres céramiques sont fort semblables aux filtres à quartz, toutefois les caractéristiques des filtres
céramiques sont moins bonnes. On n'emploie donc les filtres céramiques que pour la NBFM ou pour la FM
(radiodiffusion).

[Link]. Les filtres à ondes de surface

Les filtres à onde de surface (encore appelé ou Surface Accoustic Wave filters ou SAW) utilisent du niobate de
lithium (Li NbO3 ) , ils fonctionnent ….?????
13
[Link]. Les filtres (électro)mécaniques

Une des caractéristiques de ce type de filtre est son grand facteur de qualité (Q). Il consiste en un transducteur
d'entrée, un résonateur et un transducteur de sortie. Le résonateur est une pièce de métal qui a la forme d'une
barre ou d'un disque. Les filtres mécaniques requièrent un condensateur d'accord extérieur. Il faut donc suivre
scrupuleusement le schéma proposé par le constructeur.

Les filtres mécaniques ont une très bonne stabilité, la fréquence centrale peut être comprise entre 60 et 600
kHz, les bandes passantes vont de 0,05% à 5 % de la fréquence centrale, et le nombre de pôle peut varier de 2
à 12 pôles.

[Link]. Les filtres DSP

Les filtres DSP ont des flancs beaucoup plus raides que les filtres à quartz, mais la réjection des signaux
indésirables soit être faite le plus tôt possible dans la chaîne de réception. L'idéal est donc une combinaison d'un
filtre FI et ensuite un filtre DSP.

13
La firme Collins est spécialisée dans ce genre de filtre.
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4.3.5. Les limiteurs


Les limiteurs ne sont utilisés qu'en FM.

Le problème de la plupart des démodulateurs FM est qu'ils sont également sensibles à la modulation
d'amplitude. Pour cette raison, il faut éliminer toute trace de variation d'amplitude avant d'attaquer le
démodulateur FM. En fait un limiteur n'est rien d'autre qu'un amplificateur qui travaille au seuil de la saturation,
suivit d'un circuit accordé qui va redonner la forme sinusoïdale au signal.

Les circuits intégrés conviennent particulièrement bien à cette application.

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4.3.6. Les détecteurs


Nous avons déjà vu que sous ce nom générique on peut trouver
• les détecteurs proprement dits utilisés pour l'AM,
• les détecteurs de produits qui sont utilisés pour la CW et la BLU
• les discriminateurs utilisés en FM

[Link]. Détection AM

La détection AM se fait au moyen


d'une diode D qui ne laisse passer
que les alternances positives (dans
le cas de la figure ci-contre). t

Soit donc un signal AM à l'entrée, la


tension après la diode suit D C2

l'amplitude du signal RF. A chaque


alternance, le condensateur C1 se t
charge à une valeur proche de la
t
valeur de crête, puis de décharge
dans R1. La constante de temps C1
R1 doit donc être élevée par rapport C1 R1 R2
à la période du signal FI.
Figure 4.3.20.

Pour restituer la symétrie du signal on doit alors ajouter le condensateur C2 et la résistance R2 et la constante
de temps C2 R2 doit donc être élevée par rapport à la période du signal AF.

On appelle ce type de démodulation un détection d'enveloppe.

[Link]. Détecteur de produit

Les détecteurs de produits sont utilisés pour démodulé des signaux AM et SSB, ils utilisent les produits de
mélangent entre le signal utile et un oscillateur local. Un détecteur de produit est en fait un mélangeur, mais à sa
sortie on trouve le signal BF au lieu d'une FI.

Un détecteur de produit peut décoder un signal AM surmodulé, et le rapport signal/bruit est meilleur que celui
produit par un détecteur d'enveloppe.

CA3028A

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[Link]. Les discriminateurs

Il existe plusieurs circuits qui permettent de


démoduler de la FM. + Vcc

Le discriminateur le plus simple est le U


14
discriminateur de flanc . On utilise la
courbe de réponse d'un circuit accordé LC,
décalé en fréquence pour que la tension de
sortie soit proportionnelle à la fréquence.
−∆ f ∆f
Dans un discriminateur de flanc on convertit
donc la modulation de fréquence en
t
modulation d'amplitude et le signal obtenu
est alors "détecté", comme en AM.
Figure 4.3.21.
L'inconvénient majeur est le manque de linéarité, et comme la modulation FM se veut être une modulation de
qualité, le discriminateur de flanc a été modifié et a donné lieu au discriminateur à deux circuits accordés.

Dans le discriminateur à deux circuits


15
accordés , on met deux discriminateurs de + Vcc
bande passante
f
flanc "en opposition" de phase. La non sup

linéarité s'annule donc, et on obtient une


U
courbe caractéristique appelée courbe en 1

forme de "S".
U2
La bande passante utile est sensiblement
inférieure à la distance entre les deux
f
sommets, c-à-d à la différence entre les deux inf

fréquences d'accord des deux circuits.

Malheureusement si les circuits peuvent


facilement être réglés séparément sur des
fréquences f1 et f2, pratiquement les deux Figure 4.3.22.
circuits auront tendance à se synchroniser sur
une fréquence moyenne. Ce phénomène est d'autant plus marqué que l'impédance de la source (impédance de
sortie du transistor) est faible.

De plus, il est difficile d'obtenir des circuits LC légèrement décalés avec des courbes "vraiment"
complémentaires.

14
En anglais "slope detector".
15
Encore appelé discriminateur Travis
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Une autre solution consiste en un


16
discriminateur de phase . Le circuit FI
possède un secondaire avec prise médiane, + Vcc
A
produisant deux tensions Us/2 en opposition de
phase.
Us/2 U C1 R1
1
A la résonance, les tensions Us/2 sont décalées Lp
M
UBF
exactement de + 90° et de -90° par rapport à la
N Up
tension sur la self de choc Lp. Les tensions U1
Us/2 U2 C2 R2
et U2 sont égales et en quadrature. Après
détections les deux tensions sont égales et de
signe opposé, la tension de sortie est nulle. B

Si f < f0 ou f > f0 les tensions ne sont plus


égales, et leur différence n'est plus nulle.
A
A A

U U U
1 1 Us/2 1
Us/2
Us/2
Up Up Up
N M N M N M

Us/2 U2 Us/2 U2
Us/2 U2

B
B B
f < f0 f=f f > f0
0

Figure 4.3.23.
En inversant une des deux diodes, on arrive
17
finalement au détecteur de rapport .
+ Vcc
L'avantage du détecteur de rapport est qu'il ne
nécessite pas de circuit limiteur.
U C1 R1
1
Lp R3

Up C4
U2
C2 R2

UBF

Figure 4.3.24.

16
Encore appelé discriminateur Foster-Seeley
17
En anglais "ratio detector".
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[Link]. Les démodulateurs à coïncidence


18
Dans un démodulateur à coïncidence , on va convertir la
modulation de fréquence en modulation de phase et ensuite un
détecteur de phase va être utilisé. A la fréquence porteuse, le
déphasage introduit par le circuit est de -90°. Le circuit passe
bas supprime la fréquence somme.

Figure 4.3.25

+U

R
C
BF
T2

C L

T1

Figure 4.3.26.

18
En anglais "quadrature demodulator".
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[Link]. Discriminateur à PLL

Ce type de démodulation est appelé démodulateur cohérent.

Dans une boucle à verrouillage de phase (PLL) la tension d'erreur est proportionnelle à l'erreur de fréquence,
par conséquent si, à la place du VCO, on applique le signal modulé en FM en lieu et place de l'oscillateur de
référence et la tension de correction (qui devient maintenant la tension de sortie) représente le signal qui a servi
à moduler le signal FM. La figure ci-contre montre un PLL classique (a) et un discriminateur à PLL (b).

VCO
oscillateur comparateur filtre Voltage
Controlled
de référence de phase de boucle Oscillator
a

diviseur
(programmable)

BF

FI comparateur filtre VCO


Voltage b
Controlled
de phase de boucle Oscillator

Figure 4.3.27.

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4.3.7. Oscillateur de battement (BFO)


En télégraphie, on doit provoquer le battement entre le signal reçu (même si celui-ci à été convertit en une autre
fréquence) et un oscillateur local de sorte à produire une fréquence ("une note") audible.

Par ailleurs, pour recevoir de la BLU (J3E), il faut restituer la porteuse de façon à pouvoir on doit restituer l

4.3.8. Calibreur à quartz


Dans la plupart des récepteurs actuels, la fréquence de l'oscillateur est traitée par un microprocesseur et, en
tenant compte de la valeur de la FI , de tous les oscillateurs et du mode de réception, il est possible de calculer
et d'afficher la valeur exacte de la fréquence de réception.

Ceci n'était pas le cas des récepteurs travaillant avec un VFO et des oscillateurs à quartz pour obtenir toutes les
bandes radio amateur.

Un oscillateur à quartz, spécialement conçu pour générer beaucoup d'harmoniques, permettait alors de calibrer
le récepteur. Ce générateur est temporairement mis à l'entrée du récepteur et comme il fournit un signal à 1
MHz avec ses multiples, c-à-d ses harmoniques. Mais grâce à quelques diviseurs de fréquences on peut obtenir
des calibrations tous les 100 kHz, tous les 50 kHz ou tous les 25 kHz.

U1 7400
1k5 1 MHz
1k5 10 p
100 kHz
10n 50 kHz
25 kHz
14 11 S Q S Q

1 CLK CLK

12 R Q R Q
22p Q 1MHz

U1 7490 U1 7473

Figure 4.3.28.

Notons aussi qu'il est facile de trouver des quartz à 3,579 MHz (fréquence pour le signal couleur du système
NTSC) grâce à un tel quartz on peut identifier le début des bandes 3,5 , 7 , 14 , 21 et 28 MHz puisque toutes ces
bandes sont en relation harmonique du 3,5 MHz.

4.3.9. Amplificateur BF
Etant donné la faible puissance nécessaire à une réception normale via haut-parleur ou casque, plusieurs
circuits intégrés peuvent convenir. Nous avons vu quelques exemples au chapitre des composants. Nous n'y
reviendrons pas plus longuement.

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 39/65 - 27/09/2009


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4.3.10. Contrôle automatique de gain


19
Le signal d'entrée varie dans de fortes proportions, de l'ordre de 0,2 µV pour un signal S1 à 5000 µV pour un
signal S9 + 40 , soit un rapport de 25.000 soit près de 90 dB ! Il va s'en dire que le signal audio sera dans les
20
mêmes proportions .

Le circuit de CAG agit de telle manière que la tension à l'entrée du détecteur soit plus ou moins constante. On
détecte donc le niveau de sortie, on produit une tension continue qui va contrôler le gain des premiers étages et
le gain de l'amplificateur FI principal.

Les transistors MOSFET à doubles grilles sont particulièrement bien adaptés à ce genre de "contrôle".

La constante de temps avec lequel ce circuit réagi dépend du type de réception. En AM et en SSB on utilisera
une grande constante de temps (c-à-d en position SLOW) , tandis qu'en CW on utilisera une constante de temps
plus faible (c-à-d la position FAST).

19
Voir plus loin la signification des points S.
20
Pour autant que l'on considère la modulation AM, ou les modulations apparentées c-à-d la SSB et la CW
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4.3.11. S-mètre
Les récepteurs sont généralement munis d'une indication du niveau reçu. Cette indication est établie en points
"S" allant de 1 à 9.

L'échelle des points S a été définie dans les années 1940 et confirmé lors d'une réunion IARU :
• pour les récepteurs décamétriques S9 correspond à une f.é.m. de 100 µV, donc en cas d'adaptation, on
aura 50 µV aux bornes du récepteur,
• pour les récepteurs VHF et UHF, S9 correspond à 5 µV aux bornes du récepteur.

Une variation de un point S correspond à 6 dB. Au-delà de S9, on utilise des pas de 10 dB

On peut alors établir la correspondance suivante :


21
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S9 +20 S
Décamétrique ≈ 0,2 ≈ 0,4 ≈ 0,80 ≈ 1,6 ≈3 6,125 12,5 25 50 500 µV
VHF/UHF ≈ 0,02 ≈ 0,04 ≈ 0,08 ≈ 0,16 ≈ 0,3 0,6125 0,125 2,5 5 50 µV

Mais en pratique l'indication du S-mètre n'est pas aussi précise. On peut bien sûr "calibrer" l'indication pour la
valeur S9. Le S-mètre doit donc être considéré comme une indication relative du niveau de réception.

4.3.12. Silencieux (squelch)


Le silencieux ou squelch est essentiellement utilisé sur les récepteurs FM. En effet, en absence de signal, le
gain est maximal et la tension à la sortie du discriminateur est un bruit d'amplitude relativement élevé qui est
relativement désagréable. C'est pourquoi en absence de réception, le silencieux va bloquer la BF. On parle du
squelch comme d'un robinet, on dit qu'il est "ouvert" s'il laisse passer le signal audio et qu'il est "fermé" dans le
cas contraire.

Il existe deux méthodes


• soit en se basant sur le niveau de la tension d'AGC,
• soit en se basant sur le niveau de bruit BF, mais pour faire la distinction entre le bruit et la modulation, on ne
considère que le bruit dans une bande de fréquence au dessus de la parole. Donc pour un récepteur NBFM
qui est normalement destiné à la transmission vocale, on ne considère que les fréquences supérieures à 4
kHz.

Le réglage du silencieux est généralement accessible à l'opérateur. On règle le squelch en l'absence de


transmission, partant d'une situation "non-squelchée" où le bruit est audible, il faut régler le squelch jusqu'au
moment où le bruit disparaît. Lorsque de nombreuses sources de perturbations sont présentes (ordinateur, arc
électrique, …) il est parfois nécessaire de dépasser légèrement ce seuil pour éviter que le squelch ne s'ouvre de
manière intempestive.

21
Seules les correspondances pour S9 en décamétrique et en VHF doivent être retenues, le reste se retrouve facilement.
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4.3.13. Le traitement numérique du signal (DSP) dans les récepteurs


Chacun des grands fabricants d'équipements pour radioamateur a développé un produit qui lui est propre et a
incorporé des fonctionnalités DSP. A titre d'exemple nous examinerons quelques approches :

YAESU a développé l'EDSP (Enhanced Digital Processing). Dans le FT-1000MP par exemple, dans le
récepteur, après la FI de 455 kHz il y a une FI à 10.24 kHz suivi
• d'une détection en technique DSP et
• d'un filtre audio : passe bande, passe-bas, passe-haut ou réjecteur
• un filtre de réjection du bruit avec 4 protocoles
• ainsi qu'un filtre réjecteur (notch) qui permet aussi de rejeter plusieurs signaux

ampli BF
Démod.
analogique
455 kHz 10,24 kHz

EDSP EDSP
on/off Démod. filtre on/off
numérique DSP

démodulation contour
analogique/numérique on/off

Figure 4.3.29.

Le DSP est également appliqué à l'émetteur et permet de corriger la courbe de réponse du micro ou la voix de
l'opérateur.

ICOM quant à lui utilise un filtrage tout DSP

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 42/65 - 27/09/2009


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4.4. Les caractéristiques des récepteurs


4.4.1. Le canal adjacent

4.4.2. La sélectivité
La sélectivité d'un récepteur est la faculté de pouvoir séparer le signal souhaité des autres signaux. La
sélectivité est essentiellement déterminée par le filtres FI et elle est souvent donnée par les points à – 6 dB et à
– 60 dB.

• en SSB avec un filtre 2,4 kHz, la bande passante à -6 dB est de 2,2 kHz, la BP à -60 dB est de 4,2 kHz
• en CW avec un filtre 500 Hz, la bande passante à -6 dB est de 500 Hz, la BP à -60 dB est de 1,8 kHz
• en FM avec un filtre 12 kHz, la bande passante à -6 dB est de 12 kHz, la BP à -40 dB est de 28 kHz

4.4.3. La sensibilité
La sensibilité d'un récepteur est la faculté de pouvoir recevoir des signaux très faibles. La sensibilité dépend
essentiellement des étages d'entrées du récepteur.

• la sensibilité d'un récepteur décamétrique (1,8 à 30 MHz) est de l'ordre de 0,25 µV pour un rapport S/B
de 10 dB et pour les modes SSB et CW
• la sensibilité d'un récepteur VHF/UHF pour la NBFM est de l'ordre de 0,16 µV pour un rapport S/B de 12
22
dB

4.4.4. La désensibilisation
L'un des problèmes les plus difficiles à résoudre avec les stations relais est la désensibilisation du récepteur.

La désensibilisation est due à la présence d'un émetteur proche. Le signal de cet émetteur atteint alors le
récepteur avec un niveau tellement important que le récepteur devient moins sensible et ne reçoit plus les
signaux qu'il devrait théoriquement pouvoir recevoir.

Il est donc important de construire un récepteur avec une très grande plage dynamique.

Dans le cas d'un relais, l'émetteur qui cause la désensibilisation n'est rien d'autre que l'émetteur du relais lui-
même. La règle fondamentale pour éviter la désensibilisation est l'isolation. Parmi les mesures à prendre, il faut
• blinder correctement l'émetteur et le récepteur
• séparer physiquement l'émetteur du récepteur
• blinder correctement l'émetteur et le récepteur

On doit aussi faire les connexions avec du câble blindé de bonne qualité et si nécessaire utiliser du câble à
double tresse ou du câble semi-rigide.

Pour diminuer le niveau du signal perturbateur, on peut aussi séparer les antennes d'émission et de réception.
Mais souvent on désire utiliser l même antenne. On utilise à ce moment la des cavités montés dans un
ensemble appelé duplexeur. Le duplexeur agit comme un filtre passe bande sur la fréquence à recevoir et
atténue la fréquence de l'émetteur. La réjection peut facilement être de l'ordre de 80 dB.

Si la désensibilisation provient d'un émetteur puissant mais qui se trouve assez loin hors de la bande

22
Remarquons que l'on exige d'un réception FM un meilleur rapport S/B que pour une réception CW ou SSB.
Chapitre 4 : Les récepteurs – page 43/65 - 27/09/2009
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radioamateur, alors il est possible d'utiliser des filtres passe -haut et passe bas classiques, ou éventuellement
des filtres hélicoïdaux.

4.4.5. La stabilité
La stabilité d'un récepteur est la faculté de pouvoir rester accordé sur la fréquence désirée.

Dans un récepteur superhétérodyne, la stabilité est essentiellement liée à la stabilité des oscillateurs locaux et
du VFO. La stabilité est exprimée en partie par million (ppm). Si un récepteur est accordé sur 14 MHz, une
stabilité de 10 ppm signifie une stabilité de 140 Hz. La stabilité dépend des coefficients de température des
quartz ou, des selfs et des capacités dans la cas d'un oscillateur LC. Il est donc nécessaire de spécifier la plage
de températures.

Pour un récepteur décamétrique, la stabilité est de l'ordre de 10 ppm. Toutefois, si on équipe le récepteur d'un
oscillateur de référence à haute stabilité, on peut obtenir une stabilité de 0,5 ppm.

Pour un récepteur V/UHF, la stabilité est de


• 10 ppm pour un récepteur NBFM
• 1ppm pour un récepteur SSB/CW.

4.4.6. La fréquence image


Nous avons déjà évoqué le sujet ! (voir § [Link])

Pour caractériser la fréquence image, on donne parfois la réjection de la fréquence image qui représente le
rapport entre le niveau de la fréquence utile à celui de la fréquence image en un point donné du récepteur (par
exemple en FI, juste avant le démodulateur).

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 44/65 - 27/09/2009


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4.5. Le rapport S/B , figure de bruit et seuil de bruit23


4.5.1. Le bruit thermique
Dans tout conducteur, les électrons sont animés d'un mouvement désordonné. Dés lors il apparaît aux bornes
d'une résistance une différence de potentiel de valeur aléatoire. Comme cette d.d.p. est indépendante de la
fréquence, on dit que ce bruit est "blanc" par analogie avec la lumière blanche dont l'énergie est aussi
indépendante de la fréquence. La puissance de bruit est donnée par la formule de Nyquist (appelée formule de
Johnson d'après d'autres sources)

puissance de bruit thermique P=kTB

-23
où k est la constante de Boltzman et vaut 1,38 10 W /°K
R est la résistance en ohms
24
T est la température absolue en °K (0°C = 27 3,15°K) .
B est la bande passante exprimée en Hz

Remarques:

• le bruit n'est pas seulement généré par les résistances (composant discret) mais aussi par les
résistances de connexions, les résistances de surface des circuits résonnants, par les tubes
électroniques, par les semi-conducteurs
• la bande passante d'un système n'a pas de limite très nette, c'est pourquoi on définit la bande passante
équivalente où le bruit serait identique. Dans la pratique toutefois la bande équivalente est proche de la
bande passante à -3 dB
• à 0°K (donc à –273°C) plus aucune résistance ne gé nérerait du bruit ! C'est pourquoi des préamplis à
très faible bruit utilisé pour des applications spéciales (recherche spatiale, etc …) travaillent à
température TRÈS basse (quelques 10°K)

Si on calcule cette puissance de bruit dans une bande passante de 1 Hz, on trouve

W / Hz soit -203,98 dBW/Hz soit -173,97 dBm/Hz soit ≈ -174 dBm/Hz


-23 -21
P = 1,38 10 x 290 = 4,002 10

Pour une bande passante déterminée, il suffit alors d'ajouter 10 log(B) où B est la bande passante en Hz, ainsi

mode Bande passante 10 log B P dans cette BP


CW 250 Hz 23,98 dB -149,99 dBm
SSB 2700 Hz 34,31 dB - 139,66 dBm
FM 12 kHz 40,79 dB - 133,18 dBm
TV 6 MHz 67,78 dB - 106,19 dBm

Ceci explique pourquoi on peut plus facilement trouver des petits signaux en CW que dans les autres modes de
modulation. Ceci explique pourquoi on a intérêt à utiliser un filtre étroit en CW plutôt que de conserver le filtre
SSB.

23
Le bruit dans les récepteurs et les phénomènes d'intermodulation sont les deux problèmes fondamentaux des récepteurs. C'est la raison
pour laquelle nous avons séparé ces 2 chapitres par rapport au programme HAREC.
24
On considère généralement que la température ambiante est de 17°C, ce qui permet d'arrondir et d'obt enir T0 = 290°C
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4.5.2. Facteur de bruit d'un amplificateur


Le facteur de bruit d'un amplificateur, noté F, est une mesure de la détérioration du rapport (S/B) optimum à
l'entrée par suite des bruits engendrés dans le circuit amplificateur donc

facteur de bruit F = (S/B)optimum / (S/N)réel

donc F est toujours >1 . Mais le facteur de bruit est aussi exprimé en décibel NF = 10 log F

4.5.3. Le bruit extérieur


Lorsqu'on raccorde un récepteur à une antenne extérieure, elle capte du bruit. Ce bruit trouve son origine dans
plusieurs sources, il est notamment dû
• à l'atmosphère
• au bruit thermique de la terre
• au bruit dû aux émissions solaires et cosmiques
• au bruit occasionné par l'homme : allumage des autos, appareils électrodomestiques, etc ...

On peut trouver une courbe donnant la valeur moyenne typique de ce bruit dans différentes circonstances.

en dB au dessus de kTo
60

50

40
été (de 20 à 24h)
hiver (de 8 à 12 h)
30

20
à la campagne en ville
dans l'espace

10
atmosphère

0 bruit d'un "bon" récepteur

soleil avec peu d'activité


-10
10 MHz 100 MHz 1 GHz 10 GHz

Figure 4.5.1.
On constate que :
• au dessus de 100 MHz, le bruit est essentiellement limité par le bruit du récepteur
• qu'en dessous de 30 MHz le bruit atmosphérique est relativement prépondérant.

On remarque aussi, qu'il vaut mieux avoir une station à la campagne qu'en pleine ville

Exemple: En supposant que l'on utilise la SSB, déterminer le bruit maximum en 145 MHz ?
en ville : k T0 + 34,31 dB + 35 dB = - 174 + 34,31 + 35 = -104,69 dBm
à la campagne : k T0 + 34,31 dB + 20 dB = - 174 + 34,31 + 20 = -119,69 dBm
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On gagne donc 15 dB en allant vivre à la campagne !

Exemple : En supposant que l'on utilise la SSB, déterminer le bruit maximum sur 20 m en CW ?
en été : k T0 + 23,98 dB + 35 dB = - 174 + 23,98 + 35 = -115 dBm
en hiver : k T0 + 23,98 dB + 32 dB = - 174 + 23,98 + 32 = -118 dBm

4.5.4. Seuil de sensibilité d'un récepteur


Le seuil de sensibilité d'un récepteur est la plus faible tension d'entrée nécessaire pour obtenir un rapport de la
puissance nécessaire à l'entrée (Pe), à la puissance de bruit (Pb) égal à 1.

Donc pour un récepteur "sans bruit", Pb = kTB et si la source de bruit a la même impédance que l'entrée du
récepteur alors Ub = √ Z k T B

Exemple: t = 17°C , Z = 50 Ω , calculons Ub = √ Z k T B pour 3 cas typiques

B = 250 Hz B = 2700 Hz B = 12 kHz


Ub = 0,00707 µV Ub = 0,00232 µV Ub = 0,049 µV
transformons en dBµV
-43 dBµV -32 dBµV -26,2 dBµV
transformons en dBm
- 150 dBm -139 dBm - 133,2 dBm

mais un tel récepteur idéal n'existe pas, il possède un facteur de bruit F, donc il faudra une tension supérieure
Ub seuil = F Z k T B

Continuons donc notre exemple et supposons un facteur de bruit F de 6 dB (soit 4 x) :

B = 250 Hz B = 2700 Hz B = 12 kHz


Ub seuil = 0,0141 µV Ub seuil = 0,00464 µV Ub seuil = 0,098 µV
- 37 dBµV -27 dBµV -20 dBµV
- 143 dBm -133 dBm - 127 dBm

Le facteur de bruit (exprimé en dB) se retrouve ici directement dans la sensibilité exprimée en dBµV ou en dBm
… il fallait s'y attendre !

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4.5.5. Seuil de sensibilité pour un rapport (S/B) donné


Le seuil de sensibilité donné plus haut correspond (S/B)
AF
juste au niveau du bruit. Dans la littérature anglaise
on trouve le terme "noise floor" qui est peut être plus 1000

significatif.
FM m = 10
Mais l'utilisateur veut un certain "confort" d'écoute, il
souhaite donc un certain rapport S/B à la fin de la
chaîne et par conséquent il est plus intéressant de FM m = 5
donner la tension d'entrée pour obtenir un rapport 100
S/B donné.
FM m = 1
Dans la plupart de cas, on donne cependant le
rapport S/B mesuré au niveau de l'ampli AF. Pour la
SSB et pour l' AM, si S/B > 2 dB, alors on peut dire AM et SSB
que le rapport (S/B)AF est pratiquement égal au
10
rapport (S/B)RF. Pour les autres modes on peut se
rapporter à la courbe ci-contre pour obtenir le rapport
entre le (S/B)AF et le rapport (S/B)RF

1
SSB

AM

0,3
0,3 1 10 100 (S/B)
RF

Reprenons notre exemple : Figure 4.5.2.

B = 250 Hz B = 2700 Hz B = 12 kHz


F = 6 dB F = 6 dB F = 6 dB
télégraphie modulation SSB modulation NBFM avec une
déviation de 4 kHz, une fMOD =
1,75 kHz, la bande passante RF
est de 12 kHz,
en télégraphie, on peut se en SSB, un radioamateur se Si on fait de la FM, c'est pour
contenter d'un (S/B)AF de 3 dB ( contente d'un (S/B)AF de 10 dB profiter de la qualité, donc il faudra
soit 2x) (soit 10 x) atteindre par exemple un (S/B)AF
de 20 dB
la courbe montre que (S/B)AF = 3 la courbe montre que (S/B)AF = 10 la courbe montre que (S/B)AF = 20
dB implique (S/B)RF = 3 dB dB implique (S/B)RF = 10 dB dB implique (S/B)RF = 12 dB
Ub seuil = µV Ub seuil = µV Ub seuil = µV
- 37 dBµV -27 dBµV -20 dBµV
- 143 dBm -133 dBm - 127 dBm

Le facteur de bruit (exprimé en dB) se retrouve ici directement dans la sensibilité exprimée en dBµV ou en dBm
… il fallait s'y attendre !

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Exemple: t = 17°C , Z = 50 Ω , modulation NBFM avec une déviation de 4 kHz, une fMOD = 1,75 kHz, la bande
passante RF est de 12 kHz, le F = 3 dB (2x) , Quelle est la sensibilité pour un rapport S/B de 12 dB (16 x) ?

Ub (26 dB) = √ 2 x 50 x 1,38 x 10


-23 3
x 290 x 12 x 10 = 0,07 µV

M = 4 / 1,75 = 2,3

(S/B)AF = 20 dB avec M = 2,3 d'où (S/B)RF = 12 dB (x16)

donc Ub (20 dB AF) = 0,07 x √ 16 = 0,28 µV

0,28µV convertit en dBµV devient –5,5 dBµV soit –118 dBm

Remarques :
• il faut savoir que le rapport S/B des amplis audio ne dépasse jamais 100 dB, et que les courbes ont été
tracées au-delà de cette valeur.
• en FM, la courbe présente deux pentes

Une représentation intéressante consiste en une échelle verticale où le bruit de fond serait tout en bas (le
"noise floor" comme disent les anglais) et où le signal fort serait en haut. A partir des exemples ci-dessus nous
pouvons donc faire la représentation ci-dessous :

dBµV dBm

0
+100
Smètre

+60

-50
+40
+50

+20

S9 -93
-100
0

noise floor NBFM = -127 dBm


noise floor SSB = -133 dBm

S1 noise floor CW = -143 dBm


-150
-50

Figure 4.5.3.

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4.5.6. La température de bruit


La température de bruit d'un amplificateur est la température à laquelle il faudrait porter une résistance (égale à
la résistance d'entrée) pour produire la même puissance de bruit.

pe + pi pi G k Ti B Ti
F= = 1+ = 1+ = 1+
pe pe G k Te B Te
Donc

Ti = (F - 1) T0

Application: La figure de bruit d'un préampli est de 0,8 dB. Calculez la température de bruit ?
(NF/10) (0,8/10) 0,08
Partons de f = 10 = 10 = 10 = 1,202264 , et comme F = 1 + Ti / 290 , Ti = (F - 1) 290 =
(1,202264 -1 ) 290 = 58,6 ° K

4.5.7. Rapport (S+B) / B


Le rapport signal/bruit est un paramètre que l'on peut mesurer au niveau du haut-parleur c.-à-d. à la sortie du
récepteur. On peut mesurer la tension produite par le bruit, puis le signal utile et en déduire le S/B.

Lorsque le rapport signal/bruit est de l'ordre de 60 dB, on


n'entend presque pas le bruit, cette valeur est requise pour (S/B)
toute bonne installation audio (haute fidélité). Pour des 10
communications téléphoniques, un rapport de l'ordre de 20 à
30 dB signifie une transmission normale. En dessous de 16 8
dB le souffle devient nettement audible et pour 10 dB la
communication est franchement perturbée par le bruit. 6

4
Mais en mesurant le bruit tel qu'indiqué plus haut, on fait une
erreur car on a mesuré en fait le rapport S+B/B (S+N/N) ,
2
lorsque le rapport S+B/B est grand il n'y a pratiquement pas
de différence avec le rapport S/B; par contre en dessous de 0
x dB, la figure ci-dessous permet de trouver le rapport S/B à
partir du S+B/B -2

Toutefois on a pas encore tenu compte de la distorsion et en -4


fit on a mesurer le S+B+D/B, ce que l'on appelle encore le 1 2 4 6 8 10 dB
SINAD pour SIgnal Noise And Distorsion. (S+B/B)

Figure 4.5.4.

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 50/65 - 27/09/2009


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4.5.8. Mise en cascade de plusieurs amplificateurs


On peut se demander ce que devient le rapport S/B ou la
facteur de bruit lorsqu'on connecte n amplificateurs en
F1 F2 F3
cascade tel qu'indiqué à la figure ci-contre. G1 G2 G3

Figure 4.5.5.

F2-1 F3 -1 F4 - 1 Fn - 1
Ft = F1 + + + + …. +
G1 G1 G2 G1 G2 G3 Πn=1n-1 Gn

25
Voir note

Ceci montre que l'influence du facteur de bruit du premier étage est prépondérante.

4.5.9. Influence d'un atténuateur


Jusqu'à présent nous avons parlé d'étage d'amplification, mais il nous manque un élément de première
importance pour évaluer une installation, ce sont les lignes de transmissions (coaxial, bifilaires...).

Une ligne est en principe caractérisée du point de vue qui nous intéresse par la perte qu'elle introduit. Mais,
comme pour un étage d'amplification, il nous faut connaître son facteur de bruit. Nous admettrons que celui-ci
est égal à l'atténuation engendrée par le câble.

Par exemple, une ligne dont la perte est de 3 dB aura un facteur de bruit de 3 dB.

Ainsi une ligne ayant une perte de 3 dB, sera considérée comme un étage ayant un gain de -3 dB et un facteur
de bruit de 3 dB.

25
Lorsque nous avons vu la loi de Kirchhoff au chapitre 1, nous avons dit que les mathématiciens aiment bien écrire de façon "élégante" et
nous avions introduit le symbole Σ qui représente une somme de plusieurs éléments. De la même façon le symbole Π représente un produit
de plusieurs éléments.
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4.5.10. Applications et choix de la meilleure solution


[Link]. Etape 1

Soit un récepteur qui comporte un ampli RF, un mélangeur actif (donc avec un composant actif), et un
amplificateur FI
Récepteur

F = 3 dB F = 10 dB F = 8 dB
G = 10 dB G = 6 dB G = 60 dB

ampli mélangeur ampli


RF FI

Oscillateur
local

Figure 4.5.6.

1. Ampli RF F1 = 3 dB (2 x) G1 = 10 dB (10x)
2. Mixer F2 = 10 dB (10 x) G2 = 6 dB (4 x)
6
3. Ampli FI F3 = 8 dB (6,3 x) G3 = 60 dB (x 10 )
4. reste du récepteur F4 est négligeable

Calculons le facteur de bruit total :

10 -1 6,3 -1 négligeable
Ft = 2 + + + = 2 + 0,9 + 0,132 + négligeable = 3,03 soit 4,8 dB
6
10 4 x 10 10 x 4 x 10

Le facteur de bruit total est donc (légèrement) supérieur au facteur de bruit du premier étage.
26
Notons au passage qu'un tel facteur de bruit de 3 dB n'est obtenu que pour des récepteurs bien conçus , lors
que pour un récepteur FM ou NBFM on aurait plutôt des valeurs de 6 à 7 dB.

26
Par exemple des récepteurs pour le trafic DX en SSB ou en CW.
Chapitre 4 : Les récepteurs – page 52/65 - 27/09/2009
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[Link]. Etape 2

On fait précéder ce récepteur par un câble avec une perte de 3 dB (35 m de câble RG213 à 145 MHz par
exemple) :

Récepteur
f = 145 MHz
F = 3 dB F = 10 dB
G = 10 dB G = 6 dB

ampli mélangeur ampli


RF FI
35 m de RG213
F = 3 dB
G = -3 dB

Oscillateur
local

Figure 4.5.7.

1. câble F1 = 3 dB (2 x) G1 = - 3 dB ( 0,5 x)
2. ampli RF F2 = 3 dB (2 x) G2 = 10 dB (10x)
3. mixer F3 = 10 dB (10 x) G3 = 6 dB (4 x)
6
4. ampli FI F4 = 8 dB (6,3 x) G4 = 60 dB ( 10 x)
5. reste du récepteur F5 est négligeable

Calculons à nouveau le facteur de bruit total :

2-1 10 -1 6,3 -1
Ft = 2 + + + + …… = 2 + 2 + 1,8 + 0,265 + … = 6,04 soit 7,8 dB
0,5 0,5 x 10 0,5 x 4 x 10

L'atténuation introduite par un relativement long câble entre l'antenne et le récepteur dégrade de façon très nette
le facteur de bruit du système.

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 53/65 - 27/09/2009


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[Link]. Etape 3

On a souvent entendu dire que pour éviter l'intermodulation (voir paragraphe consacré à ce sujet) il valait ne pas
utiliser d'amplificateur d'entrée et qu'il valait mieux utiliser un mélangeur en anneau ("balanced ring mixer").
Refaisons le calcul :

Récepteur

F = 6 dB F = 8 dB
G = -7 dB G = 60 dB

ampli
mélangeur FI

Oscillateur
local

Figure 4.5.8.

1. mélangeur en anneau F1 = 6 dB (4 x) G1 = - 7 dB (0,2 x)


6
2. ampli FI F2 = 8 dB (6,3 x) G2 = 60 dB ( 10 x)

Donc le facteur de bruit total vaudra

6,3 -1
Ft = 4 + = 4 + 26,5 = 30,5 soit 14,8 dB
0,2

On pourrait aussi tenir compte d'un long câble , par exemple 35 m de RG213, comme dans l'exemple précécent
et en recalculant le facteur de bruit du système global nous aurions maintenant

1. câble F1 = 3 dB (2 x) G1 = - 3 dB ( 0,5 x)
1. mélangeur en anneau F2 = 6 dB (4 x) G2 = - 7 dB (0,2 x)
6
2. ampli FI F3 = 8 dB (6,3 x) G3 = 60 dB ( 10 x)

Donc le facteur de bruit total vaudra

4-1 6,3 - 1
Ft = 2 + + = 2 + 6 + 53 = 61 soit 17,8 dB
0,5 0,5 x 0,2

Cette configuration est peut être excellente pour avoir peu d'intermodulation, mais la facteur de bruit est assez
décevant.

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 54/65 - 27/09/2009


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[Link]. Etape 4

On fait précéder la 1ere configuration par un préampli, puis un câble avec une perte de 3 dB (35 m de câble
RG213 à 145 MHz par exemple) :

Récepteur
f = 145 MHz
préampli
F = 3 dB F = 10 dB
G = 10 dB G = 6 dB
F = 0,8 dB
G = 20 dB
ampli mélangeur ampli
RF FI
35 m de RG213
F = 3 dB
G = -3 dB

Oscillateur
local

Figure 4.5.9.

1. préampli F1 = 0,8 dB (1,2 x) G1 = 20 dB (100 x)


2. Câble F1 = 3 dB (2 x) G2 = - 3 dB ( 0,5 x)
3. ampli RF F3 = 3 dB (2 x) G3 = 10 dB (10x)
4. Mixer F4 = 10 dB (10 x) G4 = 6 dB (4 x)

2-1 2 -1 10 - 1
Ft = 1,2 + + + + … = 1,2 + 0,01 + 0,02 + 0,018 + … = 1,25 soit 0,97 dB
100 0,5 x 10 0,5 x 4 x 10

Le facteur de bruit de l'ensemble est légèrement supérieur au facteur de bruit du préampli.

Conclusion :

La meilleure solution consiste donc


• à mettre un préamplificateur directement tout près de l'antenne de réception. Ce préamplificateur aura le
meilleur facteur de bruit possible (0,5 … 2 dB). Son gain n'est pas très critique, mais il devrait être
compris entre 10 et 20 dB,
• le câble aura le moins de pertes possibles,
• le récepteur aura si possible un amplificateur RF,
• un mélangeur en anneau donnera un moins bon résultat qu'un mélangeur actif (mélangeur à transistor
par exemple). Ceci est d'autant plus marqué si ce mélangeur en anneau est mis directement près de
l'antenne (sans préampli et/ou sans ampli RF).

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 55/65 - 27/09/2009


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4.5.11. Retour sur les composants actifs


Le composant actif (souvent un transistor …) du premier étage F (dB)
du récepteur ou du préamplificateur joue donc un rôle essentiel. 4
Des facteurs de bruits se situent entre 3 dB et 0,3 dB. BFR96

Plus le courant de collecteur est faible, plus le facteur de bruit est


faible. 3
I = 50 mA
On constate aussi, que pour un transistor donné, le bruit C

augmente avec la fréquence de travail.


2 I = 10 mA
C

1
0,1 1 GHz

Figure 4.5.10.

Chapitre 4 : Les récepteurs – page 56/65 - 27/09/2009


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4.6. L'intermodulation et transmodulation27

4.6.1. Le problème d'intermodulation en VHF-UHF


Habituellement en 2 m, et plus particulièrement en SSB, les radioamateurs essaient d'avoir des récepteurs avec
le plus petit facteur de bruit possible. Pour un relais on pourrait avoir tendance à essayer de faire un relais qui
puisse faire du "DX". Mais comme les problèmes d'intermodulation sont plus important, il vaut mieux se
contenter d'un facteur de bruit "moyen" et de soigner l'intermodulation.

Ceux qui font du DX dans les bandes basses (40, 80 et 160 m) savent très bien ce que "intermodulation" veut
dire, mais toutefois, il est intéressant de s’arrêter ici quelques instant et de reprendre cette partie de la théorie
qui est souvent mal assimilée.

4.6.2. La théorie
La distorsion d’intermodulation ("intermodulation distortion" ou IMD) apparaît quand un élément non linéaire
(ampli, mélangeur, etc.) est attaqué simultanément par deux signaux. Or dans un récepteur le mélangeur est a
fortiori un élément non linéaire sinon il n'y aurait pas de mélange !

Soit donc un élément non linéaire, celui-ci répond à la relation


n
i = a u + b u² + c u³ + … x u

si, à l’entrée de cet élément, on applique deux signaux tels que

u = (A sin ω1 t) + (B sin ω2 t)

alors les termes se développent de la manière suivante

i = a A sin ω1 + a B sin ω2 t
+ b A² sin² ω1 t + 2 b A B sin ω1 t sin ω2 t + b B² sin² ω2 t
+ c A³ sin³ ω1 t + 3 c A² B sin² ω1 t sin ω1 t + 3 c A B² sin ω1 t sin² ω2 t + c B³ sin³ ω2 t
+ etc.

La première ligne représente la partie linéaire, la deuxième la partie quadratique, la troisième la partie cubique
etc.

D'une façon générale, on peut dire que les produits de mélange sont de la forme (p 1 q 2). On appelle (p +
q), l'ordre du produit de mélange. C'est ainsi que l'on trouve des termes en

ω1 , ω2 , 2 ω1 , 2 ω2 , 3 ω1 , 3 ω2 ce sont les fréquences fondamentales et les harmoniques,


(ω1 ω2) … les produits de mélange du 2 ième ordre,
(2ω1 ω2) et (2ω2 ω1) … les produits de mélange du 3 ième ordre,
(3ω1 ω2) , (2ω1 2ω2) et (3ω2 ω1 ) … les produits de mélange du 4 ième ordre,
et ainsi de suite.

27
C'est, avec le bruit, le deuxième problème fondamental dans un récepteur.
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Au laboratoire de l'ARRL, par exemple, on fait les mesures avec deux signaux espacés de 20 kHz, on pourrait
par exemple utiliser 145,000 et 145,020 MHz, nous aurons

145 , 145,02 , 290 , 290,04 , 435 , 435,06 , etc … les fréquences fondamentales et les harmoniques,
290,020 et 0,020 … les produits de mélange du 2 ième ordre,
144,980 , 435.020 , 145,040 , 435,040 … les produits de mélange du 3 ième ordre,
289,98 , 580,02 , 580,04 , 0,04 , 290,06 , 589,06 … les produits de mélange du 4 ième ordre,
et ainsi de suite.

On constate que les produits d'ordre pair sont très éloignés des fréquences centrales qui nous intéressent
(145,000 et 145,020), tandis que ceux d'ordre impair sont distribués symétriquement autour des deux
fréquences. De plus parmi les produits d'intermodulation du 3 ième ordre, certains sont très près des fréquences
qui nous intéressent : 144,980 et 145,040 MHz.

Pratiquement donc :

FIGURE 2.

L'analyse spectrale montre que l'amplitude diminue rapidement avec l'ordre des produits et on ne considérera
que l'IMD du 3 ième ordre.

Si nous traçons PFI = f (Pentrée), le signal évolue selon une loi PFI = k' Pentrée où k' représente le facteur
d'amplification de l'étage d'entrée, du mélangeur et de l'ampli FI. Tandis que la puissance d'intermodulation
mesurée au même point évolue selon une loi PFI = k" (Pentrée)³ pour les produits du 3 ième ordre. L'écart entre
ces deux courbes s'appelle l' écart d'intermodulation.

La courbe supérieure s'infléchit à un moment donné à cause de la saturation, on définit ainsi le point de
compression à 1 dB comme étant le point où il existe une différence de 1 dB entre la droite prolongée
théoriquement et la réalité.

Si on prolonge les deux droites, on peut définir un point appelé le point d'interception (ou IP) Cette valeur n'est
pas mesurable directement, il faut la lire sur le diagramme par interpolation. Plus cet IP est élevé, meilleur est le
récepteur.

Le point d'interception peut-être donné en faisant référence à l'entrée (c-à-d à l'entrée du récepteur ou à l'entrée
d'un mélangeur), mais dans certains cas il est donné en faisant référence à la sortie (à la sortie de l'ampli FI, ou
à la sortie d'un mélangeur). Ces deux nombres ne sont évidemment pas égaux, la différence représente le gain
(soit le gain du récepteur entre l'entrée RF et la sortie FI, soit le gain du mélangeur). Il faut donc être prudent en
comparant les points d'interception. Dans le cas qui nous intéresse plus particulièrement, c'est le point
d'interception qui fait référence à l'entrée qui est le plus significatif…

Lorsque les signaux à l'entrée atteignent le niveau de ce point d'interception, les produits de mélange du 3 ième
ordre sont au même niveau que le signal utile il ne sera plus possible de démoduler (dans notre cas démoduler
en FM) le signal. Il faut donc convenir d'une marge en dessous du point d'interception où la démodulation est
encore possible. Dans le cas de la NBFM, cette marge est de l'ordre de 20 dB. Donc si le point d'interception est
à +30 dBm, il faut que le signal ne dépasse pas +10 dBm pour que le démodulateur puisse fonctionner
correctement.

Il en résulte un autre paramètre : la plage dynamique relative aux produits d'intermodulation du 3 ième ordre (en
anglais c'est plus simple : "two-tone, Third order IMD dynamic range"), qui est l'écart entre le seuil de bruit et le
niveau maximum utilisable (donc 20 dB en dessous du point d'interception).

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4.6.3. Mesure du point d'interception


Le montage est donné à la figure 2 Il faut utiliser un mélangeur hybride qui ne produise pas d' IMD et des
câbles avec un excellent blindage (fuites < 90 dB).

Que vaut le point d'interception en pratique ? Pour les transceivers commerciaux, l'ARRL a fait une série de
tests (voir les "Product Review" du QST) qui reprend la sensibilité et la plage dynamique en FM. Pour connaître
le point d'interception, l'ARRL utilise une méthode simplifiée : il suffit de multiplier la plage dynamique
d'interception par 1,5 et d'ajouter le SINAD à 12 dB exprimé en dBm.

ALINCO AZDEN ICOM KENWOOD YAESU


DR112 PCS7000H IC229 TM241 FT2400
sensibilité à 12 dB SINAD 0.16 µV 0,19 µV 0,16 µV 0,15 µV 0,2 µV
-123 dBm -121 dBm -123 dBm -124 dBm -122 dBm
plage dynamique à 20 kHz 73 dB 66 dB 71 dB 71 dB 75 dB
point d'interception calculé -13,5 dBm -22 dBm -16,5 dBm -17,5 dBm -9,5 dBm

Ces résultats ne sont pas très brillants. En effet, la firme allemande Braun fabrique un module mélangeur à haut
point d'interception qui atteint +27 dBm ! Ce module est donc 40 dB meilleur que les transceivers commerciaux !
Mais pour atteindre un tel résultat il faut un oscillateur local avec un très haut niveau. En général, le niveau de
l'oscillateur local est de + 17 dBm (voire + 23 dBm), ce qui est une puissance considérable pour un mélangeur
de réception, en effet cet oscillateur local fournit 200 mW c.-à-d. presque autant de puissance que le driver de
l'émetteur ! Le problème avec un oscillateur local si puissant, est qu'il "repasse" par le mélangeur et est émis par
l'antenne or nous devons veiller que les spurious soient inférieure à –57 dBm.

Comme point de comparaison, en HF, sur des transceivers "haut de gamme", on arrive à des valeurs d' IP de
+10 à + 16 dBm, et à des plages dynamiques de 85 à 100 dB .

Variante : La firme Siliconix fabrique des mélangeurs équilibrés avec des transistors FET, ce qui réduit
considérablement le niveau de l'oscillateur local.

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4.7. Software Defined Radio , SDR ou Radio Logicielle


28
Dans une radio logicielle, toute la partie de contrôle et de commande qui détermine la fréquence, le mode de
modulation, la largeur du filtre, le niveau sonore, etc … est reportée dans un ordinateur (PC).

Par ailleurs, la carte son de l'ordinateur est peut être utilisée soit comme
• démodulateur, la carte son va donc gérer les modes AM, USB, LSB, CW, FM, etc … Dans ce cas la sortie
de la radio logicielle se fait sur une fréquence intermédiaire de 12 kHz.
• processeur du signal audio, avec les fonctions de filtre passe-bas, passe haut, filtre de bande, réjecteur de
bande et réducteur de bruit. Dans ce cas la sortie de la radio logicielle se fait en audio.

Dans un cas comme dans l'autre la carte son de l'ordinateur va donc jouer son plein rôle de Processeur de
Signal Numérique, c-à-d de DSP.

Une radio logicielle est finalement "une simple boite" avec un connecteur d'antenne, un connecteur série (USB)
29
pour le contrôle et un connecteur BF pour la moyenne fréquence ou l'audio. C'est une radio sans bouton . La
figure ci-dessous représente le schéma bloc d'une radio logicielle, mieux dit d'un récepteur SDR.

filtre
10 k - 500 k

filtre
0.5 - 1.6 M

commande

filtre
1.6 - 5 M CAG CAG
atténuateur
16 dB préampli 455 kHz

filtre 70 MHz 12 kHz


5-9M

455 kHz

filtre 70.455 MHz 467 kHz


9 - 16 M

commande
DDS1 filtre filtre
filtre
16 - 30 M

réf.

filtre DDS2
30 - 65 M commande
:42

réf.

x20

port USB

microprocesseur

18.680

Figure 4.7.1.

Où est la différence avec une "radio traditionnelle" ? Toute la différence se trouve dans le microprocesseur (µP)
qui contrôle (commande) tout et l'absence de boutons sur la face avant … On y retrouve tous les blocs d'un
récepteur superhétérodyne : les mélangeurs, des amplis, des filtres, la boucle de CAG, …. Il faut toutefois
remarquer que l'on parle ici plutôt de Direct Digital Synthesis DDS au lieu de VCO

Mais il existe aussi des émetteurs-récepteurs avec des commandes classiques et la possibilité de le commander
par un port série. La plupart des transceivers modernes appartiennent à cette catégorie d'appareils à commande

28
Radio signifie ici d'abord "récepteur". Les récepteurs de radio logicielles sont disponibles pour le radioamateur , mais il existe aussi des
émetteurs-récepteurs contrôlés de façon logicielle.
29
Mis à part peut être un bouton d'alimentation on/off.

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30
mixte et cette possibilité de commander un transceiver par l'ordinateur est mise à profit dans les concours
radio (les "contests").

Une vraie radio logicielle ou SDR est donc "sans bouton" !

L'interface graphique pour commander la radio logicielle, essaie de simuler une disposition des boutons et une
fonctionnalité qui se rapproche des récepteurs radio non logiciel.

Un avantage est de pouvoir télécharger le logiciel adapté au mode de réception. On pourrait ainsi avoir un
logiciel spécifique pour les modes ordinaires (AM, USB, LSB, CW, FM), un autre pour les modulations
numériques (RTTY, Packet, Pactor, AMTOR, ….) et lors de l'avènement d'une autre forme de modulation ou
d'un autre protocole de transmission, il suffirait de télécharger le nouveau logiciel.

Un autre avantage est de pouvoir contrôler des récepteurs à distance. Etant à Bruxelles, on pourrait par
exemple écouter les signaux en Amérique du Sud par exemple, on pourrait aussi vérifier la qualité du signal à
distance. On peut en effet transmettre des données pour commander le récepteur à travers internet et on peut
aussi ramener le signal audio après l'avoir numérisé !

30
Parmi les émetteurs-récepteurs radioamateurs traditionnels équipés d'un contrôle nous aimerions souligner quelques particularités :

YAESU appelle son système de contrôle le CAT system pour Computer Aided Transceiver, ce système est compatible avec le traditionnel
RS232-C, il utilise un connecteur DB-9 traditionnel avec 2 signaux Tx data (pin 2) et RX data (pin3), la masse (pin5). Bien que le signal soit
100% compatible avec la norme RS232, le connecteur est de la mauvaise polarité (male/femelle). La transmission se fait à 4800 bauds
selon un protocole clairement expliqué dans la documentation de YAESU. Pour connecter un transceiver YAESU à un ordinateur équipé
d'un port RS232, il faut un câble femelle/femelle et ne pas croiser les broches (pin 2 -> pin 2 et pin 3 -> pin3).

ICOM appelle son système de contrôle le CI-V, il s'agit d'une communication série sur un seul fil, avec des niveaux de 0/+5V. Le connecteur
est un jack 3.5mm. ICOM a développé ce système depuis les années 1980. Pour connecter un équipement ICOM, il faut une interface avec,
par exemple, un MAX-232 si on veut attaquer un port RS232 classique. La vitesse peut être sélectionnée entre 1200 et 19200 bps. Plusieurs
équipements ICOM peuvent être câblés en parallèle, et chaque équipement doit posséder une adresse.

KENWOOD

Parmi les émetteurs-récepteurs 100% SDR (donc sans bouton) citons les marques FlexRadioSystems

Parmi les récepteurs 100% SDR citons Elad FDM-77 , ICOM IC-PCR1500 et PCR-2500
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4.8. Le programme HAREC


Que faut-il connaître d'après le programme HAREC ?

CHAPITRE 4 : RECEPTEURS Vilnius


200431

4.1 Types
- Récepteur superhétérodyne simple et double

4.2 Schémas synoptiques


- Récepteur CW [A1A]
- Récepteur AM [A3E]
- Récepteur SSB pour la téléphonie avec porteuse supprimée [J3E]
- Récepteur FM [F3E]

4.3 Rôle et fonctionnement des étages suivants (Aspect schéma synoptique uniquement)
- Amplificateur HF
- Oscillateur [fixe et variable]
- Mélangeur
- Amplificateur de fréquence intermédiaire
- Limiteur
- Détecteur
- Oscillateur de battement
- Calibrateur à quartz
- Amplificateur BF
- Contrôle automatique de gain
- S-mètre
- Silencieux [squelch]

4.4 Caractéristiques des récepteurs (description simple uniquement)


- Canal adjacent
- Sélectivité
- Sensibilité
- Stabilité
- Fréquence-image
- Intermodulation ; transmodulation.

31
Cette colonne indique la nouvelle matière ajoutée ou supprimée lors de la réunion CEPT de 2004.
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4.9. Table des matières


Chapitre 4 : Les récepteurs ................................................................................................................................ 1
4.1. Types de récepteurs ................................................................................................................................... 1
4.1.1. Récepteurs directs ............................................................................................................................... 1
4.1.2. Récepteurs superhétérodynes.............................................................................................................. 2
4.1.3. Particularités des récepteurs superhétérodynes ................................................................................... 5
[Link]. Fréquence de l'oscillateur local ..................................................................................................... 5
[Link]. Fréquence image et choix de la fréquence de l'oscillateur local ..................................................... 5
4.1.4. Récepteur à conversion directe ............................................................................................................ 8
4.2. Schémas blocs de récepteurs ..................................................................................................................... 9
4.2.1. Récepteur AM (A3E) ............................................................................................................................ 9
4.2.2. Récepteur CW (A1A) ........................................................................................................................... 9
4.2.3. Récepteur BLU (SSB) pour la téléphonie avec porteuse supprimée (J3E) ......................................... 10
4.2.4. Récepteur FM (F3E) .......................................................................................................................... 12
4.2.5. Une autre façon d'entendre les choses … .......................................................................................... 13
4.3. Fonctionnement et rôle des différents étages ............................................................................................ 14
4.3.1. Amplificateur ou préamplificateur HF .................................................................................................. 14
[Link]. Ampli HF à transistor bipolaire .................................................................................................... 14
[Link]. Ampli HF à transistor FET .......................................................................................................... 15
[Link]. Ampli HF à transistor MOSFET .................................................................................................. 15
[Link]. Circuits accordés ....................................................................................................................... 16
[Link]. Utilisation de lignes quart d'ondes ou de strip-lines ...................................................................... 16
[Link]. Les préamplificateurs d'antennes ................................................................................................ 16
[Link]. Remarques sur la réalisation pratique ........................................................................................ 17
4.3.2. Oscillateurs fixes et variables ............................................................................................................. 18
[Link]. Les montages fondamentaux ...................................................................................................... 18
[Link]. Oscillateur Clapp......................................................................................................................... 20
[Link]. Oscillateur par couplage collecteur-émetteur ............................................................................... 20
[Link]. Oscillateur à fréquence variable ou VFO ..................................................................................... 20
[Link]. Un schéma pratique .................................................................................................................... 21
[Link]. Oscillateurs à quartz ................................................................................................................... 22
4.3.3. Les mélangeurs ................................................................................................................................. 23
[Link]. Théorie ....................................................................................................................................... 23
[Link]. Mélangeurs à transistor MOSFET ............................................................................................... 24
[Link]. Le mélangeur symétrique ............................................................................................................ 24
[Link]. Le mélangeur symétrique ............................................................................................................ 25
[Link]. Le mélangeur symétrique double ................................................................................................ 25
[Link]. Mélangeurs actifs et mélangeurs passifs ..................................................................................... 26
4.3.4. Les amplificateurs de fréquence intermédiaires .................................................................................. 27
[Link]. Ampli FI à circuit intégré .............................................................................................................. 27
4.3.5. Les filtres à FI .................................................................................................................................... 28
[Link]. Filtre LC et circuits couplés ........................................................................................................ 28
[Link]. Filtres à quartz ............................................................................................................................ 30
[Link]. Les filtres céramiques ................................................................................................................. 32
[Link]. Les filtres à ondes de surface...................................................................................................... 32
[Link]. Les filtres (électro)mécaniques .................................................................................................... 32
[Link]. Les filtres DSP ............................................................................................................................ 32
4.3.5. Les limiteurs....................................................................................................................................... 33
4.3.6. Les détecteurs ................................................................................................................................... 34
[Link]. Détection AM .............................................................................................................................. 34
[Link]. Détecteur de produit ................................................................................................................... 34
[Link]. Les discriminateurs ..................................................................................................................... 35
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[Link]. Les démodulateurs à coïncidence .............................................................................................. 37


[Link]. Discriminateur à PLL ................................................................................................................... 38
4.3.7. Oscillateur de battement (BFO) .......................................................................................................... 39
4.3.8. Calibreur à quartz .............................................................................................................................. 39
4.3.9. Amplificateur BF................................................................................................................................. 39
4.3.10. Contrôle automatique de gain........................................................................................................... 40
4.3.11. S-mètre ............................................................................................................................................ 41
4.3.12. Silencieux (squelch) ......................................................................................................................... 41
4.3.13. Le traitement numérique du signal (DSP) dans les récepteurs .......................................................... 42
4.4. Les caractéristiques des récepteurs .......................................................................................................... 43
4.4.1. Le canal adjacent ............................................................................................................................... 43
4.4.2. La sélectivité ...................................................................................................................................... 43
4.4.3. La sensibilité ...................................................................................................................................... 43
4.4.4. La désensibilisation ............................................................................................................................ 43
4.4.5. La stabilité ......................................................................................................................................... 44
4.4.6. La fréquence image ........................................................................................................................... 44
4.5. Le rapport S/B , figure de bruit et seuil de bruit .......................................................................................... 45
4.5.1. Le bruit thermique .............................................................................................................................. 45
4.5.2. Facteur de bruit d'un amplificateur ...................................................................................................... 46
4.5.3. Le bruit extérieur ................................................................................................................................ 46
4.5.4. Seuil de sensibilité d'un récepteur ...................................................................................................... 47
4.5.5. Seuil de sensibilité pour un rapport (S/B) donné ................................................................................. 48
4.5.6. La température de bruit ...................................................................................................................... 50
4.5.7. Rapport (S+B) / B............................................................................................................................... 50
4.5.8. Mise en cascade de plusieurs amplificateurs ...................................................................................... 51
4.5.9. Influence d'un atténuateur .................................................................................................................. 51
4.5.10. Applications et choix de la meilleure solution .................................................................................... 52
[Link]. Etape 1 ..................................................................................................................................... 52
[Link]. Etape 2 ..................................................................................................................................... 53
[Link]. Etape 3 ..................................................................................................................................... 54
[Link]. Etape 4 ..................................................................................................................................... 55
4.5.11. Retour sur les composants actifs ...................................................................................................... 56
4.6. L'intermodulation et transmodulation ........................................................................................................ 57
4.6.1. Le problème d'intermodulation en VHF-UHF ...................................................................................... 57
4.6.2. La théorie........................................................................................................................................... 57
4.6.3. Mesure du point d'interception ............................................................................................................ 59
4.7. Software Defined Radio , SDR ou Radio Logicielle .................................................................................... 60
4.8. Le programme HAREC ............................................................................................................................. 62
4.9. Table des matières.................................................................................................................................... 63
Annexe ............................................................................................................................................................ 65
Commutateur RF: ........................................................................................................................................ 65

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Annexe
Commutateur RF:
T2
D1-D4 : 1N7511 RF out A
Il est parfois nécessaire de commuter entre 2 ou HP5082-2800 D1
sources RF. Le circuit ci-contre représente un tel
commutateur. Pour les transfos, on peut utiliser des RF in T1
T4-1. La commutation nécessite une tension de -2
V pour rendre les diodes D1 et D2 conductrices D2
(sortie A active) ou une tension de +2 V pour rendre
les diodes D3 et D4 conductrices (sortie B active).
D3 T3
RF out B
On peut ainsi réaliser un commutateur jusqu'à 250
MHz, avec une perte d'insertion de l'ordre de 0,8 dB
100
et une isolation de l'ordre de 35 dB.
D4
commande
-2/+2V

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