0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues23 pages

Gestion des politiques de sécurité SELinux

Le document traite de l'importance croissante de la sécurité des réseaux et systèmes informatiques dans les entreprises, soulignant la nécessité d'intégrer des politiques de sécurité dès la conception. Il présente un projet de gestion des politiques de sécurité sous Linux utilisant SELinux, visant à renforcer la sécurité au sein de l'Institut National de Préparation Professionnelle (INPP). L'étude aborde également les méthodes et techniques utilisées pour mettre en œuvre ces politiques, ainsi que les enjeux liés à la sécurité des données dans un contexte d'attaques informatiques croissantes.

Transféré par

manechmbumb
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues23 pages

Gestion des politiques de sécurité SELinux

Le document traite de l'importance croissante de la sécurité des réseaux et systèmes informatiques dans les entreprises, soulignant la nécessité d'intégrer des politiques de sécurité dès la conception. Il présente un projet de gestion des politiques de sécurité sous Linux utilisant SELinux, visant à renforcer la sécurité au sein de l'Institut National de Préparation Professionnelle (INPP). L'étude aborde également les méthodes et techniques utilisées pour mettre en œuvre ces politiques, ainsi que les enjeux liés à la sécurité des données dans un contexte d'attaques informatiques croissantes.

Transféré par

manechmbumb
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

INTRODUCTION GÉNÉRALE

1. PRESENTATION DU SUJET

Les réseaux et les systèmes informatiques prennent de plus en plus une place
stratégique au sein des entreprises et des organisations. Ainsi l’atteinte à la sécurité de ses
derniers est devenue quasi inacceptable. Ceci implique une prise en charge de la sécurité des
la phase de conception du système d’information par l’application de tous les principes,
standards et bonnes pratiques liés à la sécurité.

Une fois que le système d’information est opérationnel, il faut définir des
politiques de sécurité sous la forme de charte à (faire) respecter par tous les membres de
l’organisation, ses partenaires, fournisseurs, clients et autres collaborateurs. Ces politiques «
réglementaires » doivent être traduites en termes de règles de contrôle d’accès et de traçage
permettant de prévenir contre d’éventuels accès malveillants et d’auditer ces tentatives.

La gestion des politiques de sécurité est devenue de nos jours, un enjeu de


taille pour les directions de systèmes d’informations. Avec l’évolution exponentielle des
attaques, toute négligence risque de causer des grands dégâts, que ce soit sur le plan
économique, politique ou même humain. Ainsi, pour garantir un maximum de sécurité, les
grands leaders informatiques ne cessent de proposer et d’améliorer des nouveaux systèmes de
sécurité.

Dans le cadre de notre projet, nous avons réalisé un système dédié à la gestion
des politiques de sécurité sous Linux doté du module de contrôle d’accès obligatoire (MAC)
SELinux en se basant sur le standard CIM/WBEM. Notre système permet de modéliser d’une
manière abstraite des politiques traduites en règles SELinux simples (allow, auditallow, etc.),
en modules et booléens SELinux ainsi qu’en règles de contrôle d’accès aux ports réseaux.

C’est à travers cette optique que nous avons voulu discuter sur le cadre de notre
étude. Et notre attention a été attirée par le thème intitulé « Étude et implémentation d’un
système standardisé de gestion de la politique de sécurité avec SELinux». En apportant une
explication pouvant naître la curiosité, la créativité afin de comprendre les nouvelles
technologies ou différents services.
2

2. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET


2.1. CHOIX DU SUJET

Le choix du sujet reste la meilleure des choses qu’un chercheur est appelé à
bien envisager. Notre choix est motivé par les raisons suivantes :

Dans le souci d’aider l’INPP d'assurer la liaison ou la communication en temps réel


entre différents équipements ou matériels en vue de permettre une bonne transmission
des données.
La sécurité des réseaux informatiques est un sujet essentiel pour favoriser le
développement des échanges dans tous les domaines. Vu l’expansion et l’importance
grandissante des réseaux informatiques, lesquels réseaux ont engendré le problème de
sécurité des systèmes d’information ; Dans la plupart d’organisations informatisées,
sécurisé un système est leur souci majeur. Il s’avère indispensable de renforcer les
mesures de sécurités, dans le but de maintenir la confidentialité, l’intégrité et le
contrôle d’accès au réseau pour réduire les risques d’attaques.
2.2. INTÉRÊT DU SUJET

L’intérêt de notre sujet de travail est subdivisé sur trois plans à savoir :

SUR LE PLAN PERSONNEL

Cette étude présente un intérêt pratique pour nous, car il nous aidera au
développement et au perfectionnement de la connaissance en matière de réseau informatique,
sur son amélioration, sa maintenance, sa sécurité et sa gestion.

Nous espérons que le présent travail dont l’étude est menée sur la gestion de
politique de sécurité, permettra à l’administrateur gestionnaire du système de L’INPP
d’appliquer la méthode moderne de la nouvelle technologie de l’information et de
communication dans le cadre de sécurisé leur système informatique.

SUR LE PLAN SCIENTIFIQUE

Ce travail va apporter sa part dans la science en générale et sera à la portée de


tout futur chercheur et curieux scientifique, car il pourra tant soit peu être utile à tout celui qui
cherchera à aborder le thème consacré à la gestion de politique de sécurité avec SELinux. Et
aussi il sera exposé au grand public à la bibliothèque de l’UMM.
3

SUR LE PLAN SOCIAL

Ce travail restera une référence pour l’administrateur réseau de l’INPP et les


architectes réseaux en particulier dans la mesure où il attire leurs attentions sur l’étude d’un
système standardisé de gestion de politique de sécurité. Dans un réseau informatique
d’entreprises.

3. ETAT DE LA QUESTION

L’état de la question consiste à examiner les résultats des recherches


antérieures existants dans ce domaine et qui permet aux chercheurs de situer son apport par
rapport à ces travaux. Ce ci l’aidera de recueillir des informations générales utiles pour sa
recherche.

Nous ne sommes pas le premier à pouvoir aborder ce sujet. La probité,


l’honnêteté scientifique exige à ce que nous puissions inventorier tous les travaux de nos
prédécesseurs qui ont eu à mener leurs recherches dans le même domaine que nous, afin
d’éviter de faire un travail de routine, de contredire ou d’aboutir sur le même résultat. C’est
pourquoi nous avons retenu ce travail ci-après :

Haydar KAZEMBE qui a parlé sur « La Mise en place et la Configuration des règles
d’autorisation dans le système SELinux ». Son travail présente comme problématique
et comme Hypothèse :

Par quel moyen devrions-nous lutter contre ces menaces à l’INSS ?

Quel type de sécurité serait mieux adaptable à l’INSS ?

Nous pensons que pour bien résoudre les problèmes de sécurité actuels, il
faudrait commencer par étudier en détail l’organisation dont l’INSS pour bien relever les
failles actuelles pour bien proposer des solutions efficaces.

La sécurité là mieux adaptée serait déterminée avec une étude approfondie des
solutions de sécurité, puis en déduire celle qui en est la meilleure étant donné qu’il n'existe
pas de solution de sécurité maximale.

Bouabid MOHAMED EL Amine lui aussi « conception et réalisation d’un système de


gestion de politique de sécurité avec AppArmor », l’objectif de son projet est de
4

contribuer à l’adaptation d’un standard largement adopté par les industriels IT. Il avait
comme problématique et comme hypothèse :

Quel mécanisme de sécurité peut-on appliquer pour contrôler les accès au


réseau des industriels IT ?

Le mécanisme de sécurité qui serait appliqué pour contrôler les accès au réseau
des industriels IT est l’authentification avant d’entrer dans l’intranet de l’industrie.

Ainsi dans le but d'amener une innovation aux entités étatiques décentralisées,
nous avons orienté nos recherches au sein du l’Institut National de Préparation
Professionnelle.

De cela, notre recherche s'est démarquée de celles de nos prédécesseurs par


non seulement de sa délimitation spatio-temporelle, mais aussi le choix de la technologie qui
est basée dans l’environnement Unix et non Windows.

4. PROBLÉMATIQUE ET HYPOTHÈSES
4.1. PROBLÉMATIQUE

La problématique désigne l’ensemble des questions posées dans un domaine de


la science en vue d’une recherche de la solution. Elle désigne donc un ensemble d’idées qui
spécifie la position du problème suscité par le sujet d’étude.

Elle est encore définie comme étant un ensemble de questions qu’une science
ou une philosophie se pose dans un domaine particulier.

R. PIUNTO et M. GRAWTZ, considèrent la problématique comme étant


l’ensemble des questions auxquelles il faut répondre.

Ainsi donc, nous avons constaté que le réseau de l’Institut National de


Préparation professionnelle n'a aucune mesure de sécurité dans leur partage et gestion de
données dans le réseau interne comme en externe, pour mieux dire toute personne qui a accès
au réseau de l’entreprise a directement la possibilité d’accéder aussi à certaines informations
sensibles de l’entreprise comme les fichiers, les logins des utilisateurs etc. Aussi l’entreprise
offre à tout stagiaires et apprenants le droit de se connecter à leur réseau sans contrainte.

Face à ce genre de problème ou la sécurité du réseau ne pas bien assurée, un


hacker ou un utilisateur mal intentionné peut capturer les flux des données, sensibles ou moins
5

sensibles (comme les logins) grâce à un sniffer qui lui permettra aussi la surveillance du
réseau dont il vient d’obtenir l’accès. C’est-à-dire en d’autres termes que dans ce genre de
situation presque tout est permis

En effet, le sniffer était à l’origine utilisé par les administrateurs d’un réseau
pour surveiller le trafic interne en temps réel en capturant toutes les données entrantes et
sortantes du réseau. Cependant ces outils ont vite été utilisés par les hackers dans le même
but, mais à des fins différentes. Ainsi lorsque qu’un hacker réalise une intrusion, très souvent
il placera un sniffer, pour surveiller le réseau.

Connaissant ce qu’est la problématique, nous serons amenés à nous poser les


questions suivantes :

Comment peut-on mettre en place une politique de sécurité au sein de


l’Institut National de Préparation Professionnelle ?
Quel rôle aura la politique de sécurité une fois mise en œuvre sur le
réseau de l’INPP ?

Voilà les préoccupations majeures autour de quelles gravitera cette étude.

4.2. HYPOTHÈSES

Une hypothèse est une proposition ou une explication que l’on se contente
d’énoncer sans prendre position sur son caractère véridique, c’est-à-dire sans l’affirmer ou la
nier. Il s’agit donc d’une simple supposition, appartenant au domaine du possible ou du
probable, une fois énoncée, une hypothèse peut être étudiée, confrontée, utilisée, discutée ou
traitée de toute autre façon jugée nécessaire, par exemple dans le cadre d’une démarche
expérimentale.

Ainsi avions formulé notre hypothèse de la manière suivante :

Pour pouvoir mettre en place le système standardisé de gestion de politique de sécurité


avec SELinux au sein de l’INPP, nous allons avoir besoin d’un serveur Linux (Red Hat
Entreprise Linux/Rocky v9.2 en 64 bits), un serveur Web (Apache 2.4 avec mod_php),
PC de Bureau (Windows 7,10) aussi d’un Navigateur Web (Microsoft Edge).

Une politique de sécurité n’est que l’une des nombreuses mesures possibles
pour assurer la sécurité du système d’information de l’organisation. Voici quelques-unes des
meilleures pratiques pour assurer la sécurité informatique :
6

L’utilisation d’outils permettant d’être prêt face aux cyberattaques ;


Le contrôle des accès (aux informations et à Internet) ;
L’hébergement des données dans des environnements sécurisés ;
La mise en place de sauvegardes sécurisées et régulières ;
Réaliser une analyse de l’existant au niveau matériel et logiciel puis tenir à
jour un registre de l’ensemble des éléments composant le système
d’information ;
Déterminer les moyens permettant de réduire ces risques et permettant de
prévenir ces incidents ;
Préparer une charte informatique permettant d’informer les collaborateurs
sur la bonne utilisation du matériel informatique ;
Choisir une personne présentant les qualifications et compétences
nécessaires pour être responsable de la mise en place de la stratégie.
Une fois la nouvelle politique de sécurité mise en place, elle consistera à contrôler tous
les accès au réseau, cette opération sera effectuée dès l’accès physique de tous les
utilisateurs autorisés et non autorisés à accéder au site de l’entreprise mais l’accès aux
ressources du système d’information est conditionné par une politique de sécurité. La
politique mise en place aura pour rôle de sécuriser le réseau de l’INPP contre toutes les
intrusions.

Nous allons définir les contrôles d’accès pour les applications, processus et
fichiers d’un système. Il utilise des politiques de sécurité, c’est-à-dire des ensembles de règles
qui vas nous indiquer ce à quoi un utilisateur peut accéder ou non, pour mettre en application
les autorisations d’accès définies par une politique.
7

5. MÉTHODE ET TECHNIQUES UTILISÉES


5.1. MÉTHODE UTILISEE

Une méthode est définie comme étant un ensemble des démarches raisonnées
ou des procédés scientifiques que suit un esprit pour découvrir, démontrer et parvenir à une
vérité ou à un but.

Selon R. PINTO et GRAWITZ, la méthode est l’ensemble des opérations


intellectuelles par laquelle une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les
démontre et les vérifie.

Pour mener bien notre étude nous avons choisi d'élaborer l’approche TOP-
DOWN NETWORK DESIGN.

La méthode top down network design est une méthode orientée réseaux, elle
consiste à traiter les problèmes du plus haut niveau d'un concept de design et se dirige vers le
plus bas niveau d’abstraction.

Cette méthode se penche sur les sept couches du Modèle OSI pour la
conception d'un projet. Elle prend les besoins des utilisateurs et en fait des applications puis
jusqu’à obtenir une infrastructure réseau. Pour ce qui concerne notre travail, cette méthode
nous a aider à commencer par l’analyse des besoins ressentis au sein de l’Institut National de
Préparation Professionnelle en sigle INPP au niveau de la mise en place du dit réseau afin
d’arriver à une implémentation.

Les grandes étapes qui caractérisent la méthode top-down Design sont les
suivantes :

 Identification des besoins et des objectifs du client (entreprise) ;

 Conception de l'architecture logique ;

 Conception de l'architecture physique ;

 Test, Optimisation et Documentation du réseau ;


8

5.2. TECHNIQUES UTILISEES

NAVILLE ET FRIEND MAN définissent la technique comme étant un


instrument, un moyen qui permet à un chercheur de collecter les données sur terrain en vue
d’atteindre l’objectif.

Pour notre travail, nous avons recouru les techniques suivantes :

Technique documentaire
Le recours à cette technique, nous a permis de consulter la littérature
scientifique existante, en vue d’en tirer l’un ou l’autre aspect concernant notre travail et la
consultation sur l’internet.

Technique d’observation
Elle nous a permis de s’approcher du terrain de recherche pour appréhender ce
qui se fait et comment cela se fait.
Technique d'interview
Premièrement elle nous a permis de ses familiarisé avec la société, elle consiste
à interroger en vue d'avoir des points de vue avec les différents employés du service qui nous
a intéressé pour acquérir les informations dont nous avons besoin. Cette technique nous a
permis de renseignements sur l'étude de l'ancien système, par une stratégie de questions-
réponses.
6. DÉLIMITATION DU SUJET

Tout travail scientifique, pour qu’il soit efficace doit être fixé dans l’espace et
dans le temps.

 Dans le temps, ce travail est le fruit de l’enquête ou des recherches menées durant la
période allant de Févier 2023 à Avril 2023.
 Et dans l’espace, nos recherches ont été menées à l’Institut National de Préparation
Professionnelle en sigle INPP de la province du Haut-Katanga précisément dans la
ville de Lubumbashi.
7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
9

Outre l’introduction et la conclusion générale, quatre grands chapitres


permettront une prise en main rapide. En premier lieu :

Le premier chapitre est consacré sur Généralités sur la politique de sécurité. Il est
subdivisé en trois sections donc la première section est basée sur les définitions des
concepts des bases et connexes, la deuxième section parlera sur la notion générale
sur les politiques de sécurités, en suit la troisième section est basé sur les attaques
et vulnérabilités dans le réseau.
Le deuxième chapitre traitera sur la Présentation du cadre d’étude et analyse de
l’existant. Ici nous avons présenté l’Institut National de Préparation
Professionnelle INPP en sigle qui est une entreprise chargée de la formation de
différents domaines au Katanga.

Tout a se basant sur son réseau informatique ou nous avons effectué une
analyse de l’existant en relevant les faiblesses pour nous permettre d’y apporter un plus sur le
plan de la sécurité informatique.

Il est subdivisé aussi en trois sections donc la première section est basée sur la
présentation du cadre d’étude, la deuxième section parlera sur l’analyse de l’existant, enfin la
troisième section est basée sur la contrainte d’affaire et analyse des objectifs.

Le troisième chapitre parlera sur l’Etude du futur système. Ici nous avons apporté un
nouveau modelé en rapport avec nos objets d’étude qui sont des solutions hétérogènes.

Dans ce chapitre il est question d’effectuer une étude approfondie sur nos
solutions qui sera implémenté au niveau du quatrième chapitre dans le SELinux.

Il est aussi subdivisé en trois sections, la première section est basée sur
l’identification des besoins, la deuxième section est basée sur la conception de l’architecture
logique et la dernière section parlera sur la conception de l’architecture physique.

Le quatrième et le dernier chapitre s’appuiera sur l’Implémentation et la configuration.


Voici arrive à notre dernier chapitre, ici nous avons proposé notre architecture réseau
déjà sécurise à l’institut national de préparation professionnelle.
10

PREMIERE PARTIE : APPROCHE


THÉORIQUE
11

CHAPITRE PREMIER : GÉNÉRALITÉS SUR LA SÉCURITÉ


INFORMATIQUE

INTRODUCTION

A l’origine, un réseau était un rassemblement de personnes ou d’objets. De nos


jours on entend par réseau, les réseaux d’entreprises, qui connectent différentes machines afin
de pouvoir les faire communiquer entre elles. Que ce soit pour le partage de fichiers ou
l’envoi de messages, la plupart des entreprises sont aujourd’hui dotées d’un réseau afin d’être
plus efficientes.

Une autre préoccupation est apparue, celle de la sécurité du transport des


données, ainsi que l’accès aux informations sur les différents postes de travail. L’apparition
d’Internet a posé beaucoup de problèmes, en termes de sécurité des informations, lors des
échanges au travers les réseaux privés ou publiques, ce qui a nécessité la mise en œuvre des
mécanismes et des stratégies de sécurité.

Ce chapitre examine trois sections essentielles, la première décrit d’une


manière générale les politiques de sécurité, la deuxième énumère les différentes politiques de
sécurité, et la dernière section énumère aussi les différentes vulnérabilités et attaques ainsi que
les moyens et technologies sécurisé qui permettent de faire face à ces attaques.

SECTION I : DEFINITION DES CONCEPTS

Les vives définitions de mots clés ci-dessous permettront à nos lecteurs de


mieux comprendre notre thème.

1. ETUDE :
Application méthodique de l’esprit cherchant à apprendre et à comprendre.1

Selon nous, Dans un projet informatique est une étape qui consiste
principalement à recenser l’existant c’est-à-dire les solutions informatiques déjà mises en
œuvre dans l’entreprise et à recenser les besoins notamment en termes de fonctionnalités
nouvelles.

1
[Link] consulté le 25/04/2025 à
15h25’
12

2. IMPLÉMENTATION :
Relation logique par laquelle une chose en implique une autre.2

L’implémentation est la réalisation, l’exécution ou la mise en pratique d’un


plan, d’une méthode ou bien d’un concept, d’une idée, d’un modèle, d’une spécification,
d’une norme ou d’une règle dans un but précis. L’implémentation est donc l’action qui doit
suivre une réflexion pour la concrétiser.

3. SYSTÈME :
Un système, dans le sens informatique du terme, est tout aussi bien un logiciel
qu’un matériel, ou le couple matériel/logiciel, ou encore un ensemble de matériels et/ou de
logiciels. S’il s’agit du logiciel, on parle en fait du système d’exploitation, ou SE, qui est le
programme, ou plutôt l’ensemble des programmes, qui permettent tout simplement de faire
fonctionner l’ordinateur, en mettant à disposition de l’utilisateur les fonctions de base les plus
courantes.3

Ensemble des moyens d’acquisition et de restitution, de traitement et de


stockage des données dédié au traitement des informations.

4. SYSTÈME STANDARISÉ :
La standardisation est la procédure qui consiste à développer, à promouvoir et
éventuellement à imposer des technologies.4

Consiste à organiser les tâches afin d’avoir une stabilité et une constance des
opérations au quotidien. On pourra ainsi identifier la capacité réelle d’un processus.

5. GESTION :
Action ou manière de gérer, d’administrer, de diriger, d’organiser quelque
chose ; période pendant laquelle quelqu’un gère une affaire où Administration d’une
entreprise soit dans sa globalité, soit dans une de ses fonctions.5

Action d’administrer, d’encadrer, de veiller au bon déroulement, s’applique à


une grande quantité de milieux socioprofessionnels, la gestion peut être effectuée
informatiquement.
2
Le Robert DICO En Ligne, Edition 2022
3
Dictionnaire, Jargon Informatique V1.3.6, Edition 2006.
4
[Link]
%C3%A9dure,un%20secteur%20d’activit%C3%A9%20donn%C3%A9. Consulté le 27/04/2025 à 16h15’
5
[Link]
%20stock.&text=2.,dans%20une%20de%20ses%20fonctions. Consulté le 27/04/2025 à 16h28’
13

6. POLITIQUE :
Est un plan d’actions définies pour maintenir un certain niveau de sécurité.6

La politique de sécurité du réseau informatique est un document générique qui


définit les règles d’usage du réseau et des systèmes d’information, et les responsabilités des
utilisateurs au regard du processus de sécurité.

7. SÉCURITÉ :
L’ensemble des moyens mis en œuvre pour réduire la vulnérabilité d’un
système contre les menaces accidentelles ou intentionnelles.7

La sécurité informatique est une discipline qui se veut de protéger l’intégrité et


la confidentialité des informations stockées dans un système informatique.

8. ADRESSE
Caractère ou groupe de caractères ayant pour fonction de localiser une
information dans une mémoire ou d’indiquer le destinataire d’un message.8

Comme nous l’avons constaté, elle est comme un numéro d’identification qui
est attribué de façon permanente ou provisoire à chaque périphérique relié à un réseau
informatique qui utilise l’Internet Protocol.

9. PROTOCOLE
Est un ensemble de convention préétablies pour réaliser un échange de données
entre eux entités.9

Un protocole définit les règles et les procédures permettant à deux processus


informatiques d’échanger des données, notamment à travers un réseau.

10. SERVEUR
Un serveur informatique est un dispositif informatique (matériel et logiciel) qui
offre des services à un ou plusieurs clients (parfois des milliers).10

6
[Link] consulté le 22/04/2025 à
16h52’
7
[Link] consulté le 25/04/2025 à 15h15’
8
Ass Ir. Gloire KALONDA, cours des Réseaux I, G2 réseaux, 2018-2019 inédit
9
Ass Ir. Teddy KALENDE, cours de l’Initiation de Réseaux, G1 réseaux, 2017-2018 inédit
10
[Link] consulté le 25/04/2025 à 16h10’
14

Ensemble matériel et logiciel, branché sur un réseau télématique et mettant à la


disposition des utilisateurs de ce réseau des banques de données ou de programmes
spécialisées ; organisme qui assure ce service. (On dit aussi centre serveur).

11. LINUX
Linux est un système d’exploitation Open Source. Un système d’exploitation
est un logiciel qui gère directement les composants physiques du système ainsi que ses
ressources, telles que le processeur, la mémoire et le stockage. Il représente l’interface entre
les applications et le matériel.11

Linux est un système d’exploitation complet et libre, qui peut être utilisé en
lieu et place de systèmes d’exploitation commercialisés, tels que Windows, de Microsoft. Il
est accompagné de nombreux logiciels libres complémentaires, offrant un système complet
aux utilisateurs.

12. SELINUX
SELinux, est un Linux security module (LSM), qui permet de définir une
politique de contrôle d’accès obligatoire aux éléments d’un système issu de Linux.12

SElinux pour « Security-Enhanced Linux » permet de définir des politiques


d’accès à différents éléments du système d’exploitation.

13. RÉSEAU
Est un ensemble d’équipements reliés entre eux pour échanger des
informations.13

Il se défini encore comme un ensemble des moyens matériels et logiciels mise


en œuvre pour assurer les communications entre ordinateurs, stations de travail et terminaux
informatiques.

11
[Link]
%C3%A8me,les%20applications%20et%20le%20mat%C3%A9riel. Consulté le 25/04/2025 à 16h26’
12
[Link] consulté le 25/04/2025 à 16h47’
13
[Link] consulté le 25/04/2025 à 17h05’
15

SECTION II : NOTION SUR LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ


Une politique de sécurité est un plan d’action défini pour préserver l’intégrité
et la pérennité d’un groupe social. Elle reflète la vision stratégique de la direction de
l’organisme (PME, PMI, industrie, administration, État, unions d’États…).14

La politique de sécurité définit un certain nombre de règles, de procédures et de


bonnes pratiques permettant d’assurer un niveau de sécurité conforme aux besoins de
l’organisation.

1. LA SÉCURITÉ DES RÉSEAUX D'ENTREPRISE

2.1. LES ATTAQUES RÉSEAUX


Une attaque réseau est définie comme une intrusion dans l'infrastructure de
communication dans le but de permettre un accès non autorisé aux ressources ou d'exploiter
des failles existantes.

Les attaques réseaux sont très nombreuses, il est donc très difficile de les
recenser. Il est cependant possible de dresser une typologie des faiblesses de sécurité afin de
mieux appréhender ces attaques, qui ont pour point commun d'exploiter des faiblesses de
sécurité. Ces dernières peuvent être classifiées par catégories comme suit :

2.2. FAIBLESSE DES PROTOCOLES


Quelques protocoles réseaux n'ont pas été conçus pour tenir compte des
problèmes de sécurité. Les principales attaques qui se propagent dans ce type de faiblesse sont

Attaque par fragmentation


Une attaque par fragmentation est une attaque réseau par saturation exploitant
le principe de fragmentation du protocole IP. En effet, le protocole IP est prévu pour
fragmenter les paquets de taille importantes en plusieurs paquets IP possédant chacun un
numéro de séquence et un numéro d'identification commun. A la réception des données, le
destinataire rassemble les paquets grâce aux valeurs de décalages qu'il contienne15.

Attaque par déni de service

14
[Link]
%C3%A9curit%C3%A9%20est,unions%20d’%C3%89tats%E2%80%A6). Consulté le 25/04/2025 à 17h20’
15
PILLOU jean-François BAY jean philippe. Tous sur la sécurité informatique. dunod, 2005.
16

Le déni de service consiste à empêcher les utilisateurs légitimes d'accéder aux


informations ou d'obtenir les services auxquels ils ont droits, c'est une attaque contre la
disponibilité.

C'est souvent le type d'attaque le plus facile, puisqu'il suffit d'émettre des
requêtes valide ou non, en très grand nombre (on parle alors d'inondation ou flooding, de
façon à saturer les ressources disponibles pour un service donné.

2.3. FAIBLESSE D'AUTHENTIFICATION


Les versions actuelles des protocoles IP ou ICMP, ne dispose pas de
mécanisme d'authentification, de ce fait elles subissent des attaques qui s'appuient sur ces
faiblesses. Parmi les principales attaques on trouve :

Attaque ARP
C'est une technique d'attaque simple qui consiste à exploiter les lacunes du
protocole ARP, c'est ce qu'on appelle couramment l'empoisonnement de cache ARP, elle
exploite la lacune de non authentification des requêtes. En effet, rien n'indique à une machine
qu'une requête provient effectivement d'une machine avec laquelle elle communique. 16

Attaque man-in-the-middle
dite en français l'homme au milieu, elle consiste à passer les échanges entre
deux personnes par le biais d'une troisième, sous le contrôle de l'entité pirate, ce dernier
intercepte et transforme les données, toute en masquant à chaque acteur la réalité de son
interlocuteur17 .

Attaque par réflexion

16
EVENGELISTA [Link] IDS (intrusion detection system). dunod, 2004
17
LORENS Cedric LEVIER laurent. Tableaux de bord de la sécurité réseau. Edition eyrolles, 2003
17

Des milliers de requêtes sont envoyées par l'attaquant au nom de la victime.


Lorsque les destinataires répondent, toutes les réponses convergent vers l'émetteur officiel,
dont les infrastructures se trouvent affectées18.

Attaque par Rejeu de message


Les attaques par " rejeu " (en anglais " replay attaque ") sont des attaques de
type " Man in the middle " consistant à intercepter des paquets de données et à les rejouer,
c'est-à-dire les retransmettre tels quel (sans aucun déchiffrement) au serveur destinataire 19.

2.4. FAIBLESSE D'IMPLÉMENTATION


Parmi les attaques qui exploitent ce genre de faiblesse on trouve :

Attaque du ping de la mort


"L'attaque du ping de la mort " est une des plus anciennes attaque réseau. Le
principe consiste tout simplement à créer un datagramme IP dont la taille totale excède la
taille maximum auto risée (65536 octets). Un tel paquet envoyé à un système possédant une
pile TCP/IP vulnérable, provoquera un plantage20.

2.5. FAIBLESSE DE CONFIGURATION


Une mauvaise configuration des équipements réseau, pare-feu, routeur...etc. est
souvent exploitée pour mener des attaques. Les erreurs de configuration peuvent être de
plusieurs natures, incluant l'erreur humaine, par conséquent les équipements réseau ne doivent
accédés ou configurés que par des acteurs autorisés.21

2. CONDUIRE UNE POLITIQUE DE SÉCURITÉ RÉSEAU

La politique de sécurité d'une entreprise se base sur une analyse des risques
décrivant les ressources critiques de l'entreprise, les probabilités de menace ainsi que leurs
conséquences.

3.1. LES OBJECTIFS D'UNE POLITIQUE DE SÉCURITÉ


Une politique de sécurité consiste à mettre en place un ensemble de procédures
et d'opérations suivies par l'entreprise, tel que22:

18
DNS, types d'attaques et techniques de sécurisation, p4. AFNIC, 2009.
19
CHAIKHI DOUAS Youssef. Les types d'attaques informatiques, module veille et technologie. 2010.
20
Idem
21
DENIS Valois BENJAMIN Morin CEDRIC Liorens, LAURENT Levier, Tableaux de bord de la sécurité
réseau. 3eme édition, Edition eyrolles, 2010.
22
COLLEGE Lionel-Groulx. Publication, politique de sécurité informatique, Page 5.
18

S'assurer que les utilisateurs observent les bonnes pratiques et les règles concernant
l'utilisation des technologies de l'information ;
S'assurer que les normes en matière de sécurité informatique soient dûment mises en
application ;

Réviser périodiquement les résultats des vérifications et contrôles, notamment pour y


relever les anomalies et autres incidents ;

Recommander les actions à prendre pour corriger les situations anormales ou


dangereuses, notamment, les processus opérationnels et les grandes stratégies en
matière informatique et les achats d'équipement ;

Informer le comité de Direction du Collège des travaux, activités et incidents en


matière de sécurité informatique ;

S'assurer que les éléments opérationnels qui requièrent une approbation des différentes
directions soient respectés.

3. LES DIFFÉRENTS TYPES DE POLITIQUES DE SÉCURITÉ

Une politique de sécurité couvre les éléments suivants :

Sécurité de l'infrastructure : couvre la sécurité logique et physique des équipements


et des connexions réseau ;
Sécurité des accès : couvre la sécurité logique des accès locaux et distants aux
ressources de l'entreprise, ainsi que la gestion des utilisateurs et de leurs droits d'accès
aux systèmes d'information de l'entreprise ;
Sécurité de l'Intranet face à Internet ou aux tierces parties de confiance : couvre
la sécurité logique des accès aux ressources de l'entreprise (Extranet) et l'accès aux
ressources extérieurs (Internet).
4. STRATÉGIE DE SÉCURITÉ RÉSEAU

5.1. MÉTHODOLOGIE POUR ÉLABORER UNE STRATÉGIE DE SÉCURITÉ


RÉSEAU

Il existe plusieurs méthodes permettant d'élaborer des stratégies de sécurité, nous


pouvons citer :
19

Prédiction des attaques potentielles et analyse de risque ;


Analyse des résultats et amélioration des stratégies de sécurité.

SECTION III : QUELQUES OUTILS DE SECURITE

1. APPARMOR

AppArmor est un système de contrôle d’accès obligatoire (Mandatory Access


Control) qui s’appuie sur l’interface Linux Security Modules fournie par le noyau Linux.

DÉFINITION

AppArmor (« Application Armor ») est un logiciel libre de sécurité pour


Linux.23

FONCTIONNEMENT

AppArmor utilise le paradigme de contrôle d’accès obligatoire pour améliorer


la sécurité des distributions Linux. Il s’appuie sur le module de sous-système de sécurité
Linux pour limiter le comportement des applications individuelles en fonction des politiques
définies par l’administrateur.

Ces directives sont exprimées sous forme de fichiers en texte brut appelés
profils. Grâce aux profils, l’administrateur système peut restreindre l’accès aux fichiers,
conditionner les interactions entre processus, établir dans quels cas un système de fichiers
peut être monté, limiter l’accès au réseau, déterminer la capacité d’une application et combien
de ressources vous pouvez utiliser.

RÔLE

Permet à l’administrateur système d’associer à chaque programme un profil de


sécurité qui restreint les capacités de celui-ci.

Il s’agit plus précisément d’un outil qui permet de verrouiller les applications
en limitant strictement leur accès aux seules ressources auxquelles elles ont droit sans
perturber leur fonctionnement.

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS
Avantages

23
[Link] consulté le 26/04/2025 à 15h36’
20

Il permet aux administrateurs d’appliquer le principe du moindre privilège aux


applications. Dans le cas où une application est compromise, elle ne pourra pas
accéder aux fichiers ou effectuer des actions en dehors de ce qui est établi comme un
paramètre de fonctionnement normal.
Les profils sont rédigés dans un langage convivial pour l’administrateur et stockés
dans des emplacements auxquels vous pouvez facilement accéder.
Inconvénients
AppArmor se concentre sur les snaps, la politique par défaut ne confine presque pas
les programmes dans le système et manque de nombreux modules de politique de
soutien (profils). Pendant ce temps, la politique par défaut de SELinux a des modules
de politique relativement complets pour le système et toutes les applications.
Impossible d’empêcher toutes les applications (à l’exception des programmes dédiés)
d’accéder au fichier de mot de passe. Un nouveau programme n’a généralement pas de
profil et pas de confinement. Et Absence d’autorisations pour les règles de réseau.
2. SELINUX

SELinux (Security Enhanced Linux) est un système de contrôle d’accès


obligatoire (Mandatory Access Control) qui s’appuie sur l’interface Linux Security Modules
fournie par le noyau Linux. Concrètement, le noyau interroge SELinux avant chaque appel
système pour savoir si le processus est autorisé à effectuer l’opération concernée.

SELinux s’appuie sur un ensemble de règles (policy) pour autoriser ou


interdire une opération. Ces règles sont assez délicates à créer, mais heureusement deux jeux
de règles standards (targeted et strict) sont fournis pour éviter le plus gros du travail de
configuration.

Le système de permissions de SELinux est totalement différent de ce qu’offre


un système Unix traditionnel. Les droits d’un processus dépendent de son contexte de
sécurité. Le contexte est défini par l’identité de celui qui a démarré le processus, le rôle et le
domaine qu’il avait à ce moment. Les permissions proprement dites dépendent du domaine,
mais les transitions entre les domaines sont contrôlées par les rôles. Enfin, les transitions
autorisées entre rôles dépendent de l’identité.

SELinux est parfois perçu comme un système de sécurité obscur et compliqué.


Pourtant il propose un formidable modèle pour renforcer les droits classiques de Linux, et il
serait dommage de s’en passer.
21

DÉFINITION

SELinux (Security-Enhanced Linux) est une architecture de sécurité pour


systèmes Linux qui permet aux administrateurs de mieux contrôler les accès au système. Cette
architecture a initialement été conçue par la NSA, l’agence de sécurité nationale des États-
Unis, comme une série de correctifs pour le noyau Linux sur la base de la structure LSM
(Linux Security Modules). 24

FONCTIONNEMENT

SELinux définit les contrôles d’accès pour les applications, processus et


fichiers d’un système. Il utilise des politiques de sécurité, c’est-à-dire des ensembles de règles
qui lui indiquent ce à quoi un utilisateur peut accéder ou non, pour mettre en application les
autorisations d’accès définies par une politique.

Lorsqu’un sujet (une application ou un processus) envoie une requête pour


accéder à un objet (par exemple un fichier), SELinux consulte un cache AVC (Access Vector
Cache) où sont temporairement stockées les autorisations d’accès pour les différents sujets et
objets.

Si SELinux n’est pas en mesure de prendre une décision relative à l’accès en se


basant sur les autorisations stockées dans le cache AVC, il envoie une requête au serveur de
sécurité. Celui-ci recherche alors le contexte de sécurité de l’application ou du processus et du
fichier. Puis le contexte de sécurité est appliqué depuis la base de données de politiques
SELinux. L’autorisation d’accès est ensuite accordée ou refusée. En cas de refus, le message «
avc : denied » apparaît dans le fichier /var/[Link].

RÔLE

Il augmenter la sécurité face aux diverses attaques que subit le système. Avec
SELinux, on peut configurer les accès de chaque processus pour les restreindre à un strict
minimum. Cela permet de rendre inexploitable certaines failles, et en cas de piratage, de
limiter l’étendue des dégâts.

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS
24
[Link] consulté le 28/04/2025 à 16h17’
22

Avantages
Tous les processus et fichiers sont étiquetés. Les règles de politique SELinux
définissent la manière dont les processus interagissent avec les fichiers, ainsi
que la manière dont les processus interagissent entre eux. L’accès n’est
autorisé que s’il existe une règle de politique SELinux qui l’autorise
spécifiquement.
Amélioration de l’atténuation des attaques d’escalade de privilèges. Les
processus s’exécutent dans des domaines et sont donc séparés les uns des
autres. Les règles de politique SELinux définissent la manière dont les
processus accèdent aux fichiers et aux autres processus. Si un processus est
compromis, l’attaquant n’a accès qu’aux fonctions normales de ce processus et
aux fichiers auxquels le processus a été configuré pour avoir accès. Par
exemple, si le serveur http Apache est compromis, un attaquant ne peut pas
utiliser ce processus pour lire des fichiers dans les répertoires personnels des
utilisateurs, à moins qu’une règle de politique SELinux spécifique ait été
ajoutée ou configurée pour autoriser un tel accès.
Inconvénients
 SELinux utilise les attributs étendus (Extended Attributes) des fichiers pour les
étiquettes. D’une part, cela nécessite des systèmes de fichiers compatibles avec
les attributs étendus. D’autre part, il faudra être particulièrement vigilant lors
des opérations de sauvegarde, de restauration et de mise à jour.
 Sous le capot, SELinux est d’une complexité ahurissante. La protection des
services les plus élémentaires d’un serveur requiert des milliers de règles.

PRINCIPE GÉNÉRIQUE D'UNE POLITIQUE DE SÉCURITÉ RÉSEAU

Quelle que soit la nature des biens produit par l'entreprise, sa politique de sécurité
réseau vise à satisfaire les critères suivants :

Identification : information permettant d'indiquer qui vous prétendez être ;


Authentification : information permettant de valider l'identité pour vérifier que vous
êtes celui que vous prétendez être ;
Autorisation : information permettant de déterminer quelles sont les ressources de
l'entreprise auxquelles l'utilisateur identifié aura accès ainsi que les actions autorisées
sur ces ressources ;
23

Confidentialité : ensemble des mécanismes permettant qu'une communication de


données restent privée entre un émetteur et un destinataire ;
Intégrité : ensemble des mécanismes garantissant qu'une information n’ont pas été
modifiée ;
Disponibilité : ensemble des mécanismes garantissant que les ressources de
l'entreprise sont accessibles ;
Non-répudiation : mécanisme permettant de trouver qu'un message a bien été envoyé
par un émetteur et reçu par un destinataire ;
Traçabilité : ensemble des mécanismes permettant de retrouver les opérations
réalisées sur les ressources de l'entreprise ;
Continuité : a pour but de garantir la survie de l'entreprise après un sinistre important
touchant le système informatique. Il s'agit de redémarrer l'activité le plus rapidement
possible avec le minimum de perte de données.

CONCLUSION PARTIELLE
Tout a commencé par la compréhension du thème d’étude dans son ensemble,
voilà pourquoi à ce niveau du premier chapitre que nous avons intitulé : Généralités sur les
politiques de sécurité, nous avons songé à le subdivisé en sections, la première à tourner sur la
définition des concepts de base et ceux connexes du thème traité, la deuxième par la notion
générale sur les politiques de sécurité qui définissent un certain nombre de règles, de
procédures et de bonnes pratiques permettant d’assurer un niveau de sécurité conforme aux
besoins de l’organisation ; pour chuter par les attaques et vulnérabilités dans un réseau où
nous avons souligné que tout ordinateur connecté à un réseau informatique est potentiellement
vulnérable à une attaque.

Vous aimerez peut-être aussi