EXPOSE
Thème: Etude de
l’œuvre « Les Contem-
plations » de Victor
Hugo
Plan
INTRODUCTION
I- Présentation de l’œu-
vre et l’auteur
1) Biographie et bibli-
ographie de l’auteur
2) Contexte l’œuvre
II- Structuration de l’œu-
vre
1)Autrefois(1830-1843)
2)Aujourd’hui(1843-
1855)
III-Les styles et les
grands thèmes du re-
cueil
IV-
Etude de quelques
poèmes
CONCLUSION
EXPOSANTS
Baye Dame Seck
Oulimata Dione
Classe: Tle.S1
Professeur: Mr. Mbacké
INTRODUCTION
Selon les mots de l’auteur,Victor
Hugo, le recueil Les Contemplations
se présente comme « les mémoires
d’une âme ». Après la mort de sa
fille Léopoldine, Hugo doute un mo-
ment de sa mission et connait la ten-
tation de la révolte et du blasphème.
Mais son immense vitalité est plus
forte et sa détresse deviendra fé-
conde. D’abord l’expérience de la
douleur le fait communier avec tous
ceux qui souffrent. Ensuite il trouve
en lui même sa suprême ressource,
la conviction qu’il est appelé à
percer par son mystère du monde et
à révéler par la magie de son verbe.
Le recueil des Contemplations
évoque vingt cinq années d’insou-
ciance, des fêtes de famille des jeux
d’enfants, les émotions simples de la
vie, les engagement, les combats de
l’homme politique…
Les Contemplations voient
s’épanouir la maturité de l’homme,
du penseur et de l’artiste.
I-Présentation de l’œu-
vre et de l’auteur
1)Biographie et bibli-
ographie de l’auteur
De son vrai nom Victor-Marie Hugo, il
est né le 26 février 1802 à Besançon
et fit ces études au Lycée Louis-Le-
Grand à Paris. C’était un écrivain,
homme politique et intellectuel en-
gagé français du 19ème siècle. Il est
considéré comme l’un des plus im-
portants écrivains romantiques de
langue française. Il est le troisième
fils de Leopold et Sophie Hugo. il se
fiance en 1819 avec Adele Fourcher,
une amie d’enfance qu’il épousera
3ans plus tard et avec qui il aura
cinq enfants dont le premier est mort
prématuré. Il décède le 22 mai 1885
à l’âge de 83 ans à Paris.
L’écrivains romantique a écrit
plusieurs œuvres dont: Les Mis-
érables(1862),Notre-Dame de
Paris(1831),Epique avec la nature
des Rayons des Ombre(1840),Les
Châtiments(1853),Les
Orientales(1829), Odes et
Ballades(1828),Les Feuilles d’au-
tomne(1831),Les
Contemplations(1856), Le Dernier
Jour d’un condamné(1829),Les Tra-
vailleurs de la mer(1866),Quatre-
vingt-treize(1874)…
2)Contexte de l’œuvre
C’est en 1852 pendant son exil en
jersey que Hugo envisage une
grande œuvre en vers appelée Les
Contemplations et qui sera divisée
en deux volumes « Autrefois » ,
poésie pure, et « Aujourd’hui »flagel-
lation de tous les maux et des injus-
tice. Bien que prolongeant dans sa
première partie, le lyrisme des œu-
vres antérieures comme Les Rayons
et les Ombres, le recueil Les Contem-
plations est aussi une rupture avec
ce lyrisme, annonçant un poésie plus
sombre. Ainsi, Les Contemplations
constituent une œuvre majeure qui
correspond à une seconde naissance
poétique de Victor Hugo, profondé-
ment marqué et changé par la mort
de sa fille Léopoldine et son gendre
le 4 septembre1843 suite à une noy-
ade dans la Seine. Hugo l’appris par
hasard dans la presse le 9 septem-
bre 1843 à alors qu’il revenait d’un
voyage en Espagne avec Juliette
Drouot.
II-Structuration de l’œu-
vre
Le recueil est composé de
158poèmes et s’organise en deux
parties, respectivement intitulées
Autrefois (1830-1843)et
Aujourd’hui(1843-1855), comprenant
chacune trois livres. 1843 étant la
date de mort de Léopoldine.
1)Autrefois
Les poèmes qui composent ce vol-
umes sont supposés êtres écrit
avant 1843, on trouve dans Autrefois
la nostalgie du passé et de la je-
unesse. Elle comprend trois livres
que sont:
LivreI « Aurore »(29 poèmes) :
livre de la jeunesse évoquant les
souvenirs de collèges du poète, ses
premiers émois amoureux et ses pre-
mières luttes littéraires.
LivreII« L’âme en
fleur »(28poèmes) : livre des
amours, constitué de poèmes évo-
quants les premiers de son union
avec Juliette Drouot.
LivreIII« Les lunettes et les
rêves »(30 poèmes): livre de la pitié
et premier pas vers la considération
de la misère du monde.
2)Aujourd’hui
Cette partie est écrite par Victor
Hugo dans le désespoir. Il ne voit
plus que son âme, ses sens étant en-
terrer avec le corps de sa fille. Elle
comprend également trois livres que
sont:
LivreIV « Pauca
meæ »(17poèmes): livre du deuil où
le poète tente d’établir une forme de
communication avec sa fille défunte.
LivreV « En marche »(26poèmes):
livre de l’énergie retrouvé où Hugo
expatrié va chercher de nouvelles
raisons de vivre dans la méditation.
LivreVI « Au bord de l’in-
finie »(26poèmes): livre des certi-
tudes. Il y règne une ambiance fan-
tastique surnaturelle, traversée de
spectres, d’anges et d’esprits qui ap-
portent des révélations au poète.
L’angoisse alterne encore avec l’es-
pérance, mais c’est finalement celle-
ci qui l’emporte.
III-Les styles et les
grands thèmes du re-
cueil
Les styles de poème dans ce recueil
sont tantôt, courtes et très con-
traintes(par exemple le sonnet), tan-
tôt un peu plus développées (comme
la chanson) mais on rencontre aussi
des formes très longues, héritées de
la tradition épique.
L’œuvre renferme une diversité de
thèmes dont la nostalgie, l’amour, la
souffrance, le lyrisme, le deuil, la na-
ture, les passions…
Les poèmes de l’amour dans l’œuvre
sont aussi des poèmes de la na-
ture: « nous allions au verger cueillir
des bigarreaux ». Le lyrisme
amoureux se mêle au lyrisme de la
nature sans qu’ils se confondent. Ce
n’est pas l’amour malheureux que
Hugo chante, mais, au contraire
comme source de plénitude, de bon-
heur à deux et de communion avec
la nature.
Victor Hugo choisi choisit des vers
pour raconter la traversée de son
deuil, ceux-ci permettant de mettre
en forme cette expérience
douloureuse et de la dépasser. La
contrainte poétique est une manière
de canaliser l’affect en coulant l’in-
formel comme dans un moule de
formes préexistantes.
Le destinataire de Pauca meæ sem-
ble d’abord être sa fille Léopoldine.
Le poète évoque les moments
heureux passées avec sa fille, le titre
même du livre renvoie á sa fille.
Étant donné que Pauca signifie « peu
de chose » et meæ « la mienne »,
on pourrait le traduire par « le peu
de chose qu’il reste pour ou de ma
fille ». Les poèmes du livreIV sont
surtout des poèmes de souffrance: il
est question de douleur dans neuf
poèmes de dix-sept composant
Pauca meæ.
IV-Etude de quelques
poèmes
Demain dès l’aube: (livre IV)
Demain, dès l’aube…
Demain dès l’aube à l’heure ou blanchit la campagne,
Je partirais. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irais par la forêt, j’irais par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleure.
Ce poème est l’un des poèmes les
plus célèbres de Victor Hugo. Il con-
stitue le poème XIV de Pauca meæ
et est composé de trois quatrains en
rimes croisées. Comme tout les
poèmes du livre IV, Demain dès
l’’aube est écrit en mémoire de
Léopoldine Hugo.
L’enfance:(livre III)
L’enfance
L’enfant chantait; la mère au lit, exténuée
Agonisait, beau front dans l’ombre se penchant;
La mort au-dessus d’elle errait dans la nuée;
Et j’écoutais ce râle, et j’entendais ce chant
L’enfant avait cinq ans, et près de la fenêtre
Ses rire et ses jeux faisaient un charmant bruit;
Et la mère, à côté de ce pauvre doux être
Qui chantait le jour, toussait toute la nuit
La mère alla dormir sous les dalles du cloître;
Et le petit enfant se remit à chanter…
La douleur est un fruit; Dieu ne le fait pas croître
Sur la branche trop faible encore pour le porter.
Ce poème est le numéro IV du livre
II, c’est un alexandrin constitué de
rimes croisés dans chaque strophe. Il
est basé sur la relation entre une
mere et son enfant, cet enfant inno-
cent qui continue de chanter ne voy-
ant pas sa mère mourir et celle ci qui
l’entend mais ne peux rien faire
Au fils d’un poète: (livre V)
Au fils do poète
Enfant, laisse aux mers inquiètes
Le naufragé, tribun ou roi;
Laisse s’en aller les portes!
La poésie est près de toi.
Elle t’échauffe, elle t’inspire,
Ô cher enfant, doux alcyon,
Car ta mère en est le sourire,
Et ton père en est le rayon.
Les yeux en pleurs, tu me demandes
Où je vais, et pourquoi je pars.
Je n’en sais rien; les mers sont grandes,
L’exil s’ouvre de toutes parts.
Ce que Dieu nous donne, il nous l’ôte.
Adieu, patrie! Adieu, Sion!
Le proscrit n’est pas même un hôte,
Enfant, c’est une vision.
Il entre, il s’assied, puis se lève,
Reprend son bâton et s’en va.
Sa vie erre de grève en grève
Sous le souffle de Jéhovah.
Il fuit sur les vagues profondes,
Sans repos, toujours en avant.
Qu’importe ce qu’en font les ondes!
Qu’importe ce qu’en fait le vent!
Garde, enfant, dans ta jeune tête
Ce souvenir mystérieux,
Tu l’as vu dans une tempête
Passer comme l’éclairerait des cieux
Son âme aux chocs habituée
Traversait l’orage et le bruit.
D’où sortait-il? De la nuée.
Où s’enfonçait-il? Dans la nuit.
Ce poème est le deuxième du livre V
et est constitué de 8 strophes avec
un fréquence de diérèse d’élisions et
d’enjambement. Il s’agit dans ce
poème du message du poète pour
son fils lors de leur douloureuse sé-
paration à cause de son exil.
Unité:(livre I)
Unité
Par dessus l’horizon aux collines brunies,
Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,
Se penchait sur la terre à l’heure du couchant;
Une humble marguerite, éclose au bord d’un champ,
Sur un mur gris, croulant parmi l’avoine folle,
Blanche, épanouissait sa candide auréolé;
Et la petite fleure, par-dessus le vieux mur,
Regardait fixement, dans l’éternel azure,
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.
__Et moi, j’ai des rayons aussi!_lui disait-elle
Ce poème est le 25ème poème du
livre I. Elle est très courte comparée
aux autres poèmes du livre et met
surtout l’accent sur la nature. Elle
adopte un point de vue anecdotique,
en imaginant une fantaisie poétique,
un dialogue entre le soleil et une
fleur
CONCLUSION
Les Contemplation de Victor Hugo
est une œuvre éminemment riche
d’enseignement. Elle est le fruit
d’une douleur personnelle, mais au-
delà de celle-ci, l’œuvre pose les
plus fondamentales concernant
l’amour, la mort, la douleur, l’injus-
tice, la divinité..
C’est pourquoi au-delà de cette
souffrance de Hugo et des questions
qui semblent se poser essentielle-
ment à son sort, il est évident que
Les Contemplations est la peinture
des souffrances de tous les hommes
sur terre car, Hugo c’est nous même.
Sources: Google; Youtube;
wikipedia; [Link] ;
[Link] ;
[Link] ; [Link]; le
livre« Les Contemplations ».