Module de Formation en Planification Familiale
Module de Formation en Planification Familiale
MODULE DE FORMATION EN PF
0
REMERCIEMENTS
Il est également reconnaissant à l’endroit de tous ceux qui ont bien voulu
participer àl'amélioration de la qualité de ce document.
1
Table des matières Page
Remerciements 1
Sigles et abréviations 5
Introduction 9
Chapitre 1: Evolution de la politique nationale de SR/PF au
Niger
1.1 Contexte 11
1.2 Concept de la SR 12
1.3 Volets et composantes de la SR au Niger 13
Chapitre 2: Droits humains en SR/PF au Niger
2-1 Définition 16
2-2 Spécificité des droits humains en SR 17
2-3 Principes fondamentaux des droits humains en SR 18
2-4 Composantes des droits humains 18
2-5 Approche Genre et SR 19
2-6 Fondements juridiques des droits humains en SR 21
2.6.1 instruments juridiques internationaux 21
2.6.2 instruments juridiques nationaux 24
2-7 Droits et devoirs des clients 24
Chapitre 3: Anatomie des organes génitaux
3.1 Organes génitaux féminins 26
3.2 Organes génitaux masculins 27
Chapitre 4: Physiologie du cycle menstruel
4.1 Définition du cycle menstruel 29
4.2 Rôle des organes impliqués dans le cycle menstruel 29
4.3 Différentes phases du cycle menstruel 29
4.4 Mécanisme de survenue des règles 32
Chapitre 5: Bilan du client en PF
5.1 Définition 34
5.2 Objectifs du bilan 34
5.3 Différentes étapes 35
2
5.4 Synthèse des résultats du bilan 38
5.5 Critères de Recevabilité Médicale de l’OMS 2016 pour l’emploi
des méthodes contraceptives 40
5.6 Listes de contrôle pour l’utilisation des méthodes contraceptives 45
Chapitre 6: Counseling
6.1 Généralités sur la communication 49
6.2 Counseling par segmentation 51
6.3 Counseling ordinaire 68
6.4 Planification et espacement idéal des grossesses pour la santé 89
Chapitre 7: Méthodes contraceptives
7.1 Généralités 100
7.2 Méthodes temporaires de courte durée d’action 101
7.2.1Méthodes naturelles 101
7.2.2 Méthodes hormonales 112
7.2.3 Méthodes de barrière et chimique 150
7.2.4 Contraception d’urgence 162
7.3 Méthodes temporaires de longue durée d’action 170
7.3.1 Implants contraceptifs 170
7.3.2 Dispositif intra-utérin 182
7.4 Méthodes permanentes ou contraception chirurgicale volontaire
7.4.1 Ligature des trompes 199
7.4.2 Vasectomie 203
7.5 Contraception du postpartum 206
7.6 Contraception chez les femmes vivant avec le VIH et femmes 209
avec VIH sous ARV
7.7 Contraception chez les Adolescents et les jeunes 213
Chapitre 8: Introduction à la Gestion logistique PF
8.1 Système d’information en gestion logistique (SIGL) 233
8.2 Evaluation de l’état de stock 238
8.3 Système de contrôle Maximum-Minimum 243
3
8.4 Utilisation des supports PF 255
8.5 Définition des concepts de PF 263
Bibliographie
Annexes : Supports PF
Fiche clinique PF
Cahier de fiche de séance PF
Registre des nouvelles acceptrices PF
Rapport de consommation et de demande
Fiche de gestion de stock
Rapport d’activités PF
4
Sigles et acronymes
AJ : Adolescents et Jeunes
ANBEF : Association Nigérienne pour le Bien-Etre Familial
ARV : Anti Rétroviraux
AVC : Accident Cardio Vasculaire
BERCER : Bienvenue, Entretien, Renseignements, Choix, Explication,
Rendez vous
BC : Bon de Commande
β HCG : Beta Hormone Chorionique Gonadotrophine
CAT : Conduite à Tenir
CCEJ : Centre de Conseil et d’Ecoute pour Jeunes
CDE : Convention Relative aux Droits de l’Enfant
CEDEF : Convention sur l’Elimination de toutes formes de
Discrimination à l’Egard des Femmes
CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
CCV : Contraception Chirurgicale Volontaire
CDIS : Conseil Dépistage à l’Intention du Soignant
CIP : Contraceptif Injectable Progestatif
CIPD : Conférence Internationale pour la Population et le
Développement
CMM : Consommation Moyenne Mensuelle
COC : Contraceptif Oral Combiné
COP : Contraceptif Oral Progestatif
CPN : Consultation Pré Natale
CRM : Critères de Recevabilité Médicale
CU : Contraception d’Urgence
CYP3A4 : Enzyme 3 A4 du Cytochrome P450
5
DBC : Distribution à Base Communautaire
DIU : Dispositif Intra Utérin
DHN : Désinfection à Haut Niveau
DMPA : Acétate de MédroxyProgestérone
DMU : Dispositif Minimum d’Urgence
DRSP : Direction Régionale de la Santé Publique
DS : District Sanitaire
EDS : Enquête Démographique et de Santé
EDSN : Enquête Démographique et de Santé du Niger
EP : Embolie Pulmonaire
EN-NET : Enantate de Noréthistérone
EPC : Enquête Prévalence Contraceptive
ETG:EtonoNorgestrel
EVA : Acétate de Vinyle-Ethylène
FSH : Hormone de Stimulation Folliculaire
GEU : Grossesse Extra Utérine
HTA : Hypertension Artérielle
IEC : Information Education Communication
IM : Intramusculaire
IMC : Indice de Masse Corporelle
IP : Inhibiteurs de la Protéase
IR : Indicateur de Résultats
IRM : Imagerie à Résonance Magnétique
IS : Indicateur de Suivi
FP :Family planning
IST : Infection Sexuellement Transmissible
ITG : Infection du Tractus Génital
LH : Hormone Lutéinisante
6
LNG :Lénovogestrel
LNME: Liste Nationale des Médicaments Essentiels
LT : Ligature des Trompes
MAMA: Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée
MAO : Méthode d’Auto Observation
MJF : Méthode des Jours Fixes
MIP : Maladie Inflammatoire Pelvienne
MSD : Mois de Stock Disponible
MSP : Ministère de la Santé Publique
MST : Maladies Sexuellement Transmissibles
NMSD: Nombre de Mois de Stock Disponible
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONPPC: Office National des Produits Pharmaceutiques et Chimiques
OOAS : Organisation Ouest Africaine pour la Santé
OUA : Organisation de l’Unité Africaine
PCIME : Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant
PCU : Pilule de la Contraception d’Urgence
PEIGS : Planification et Espacement Idéal des grossesses pour la
Santé
PIDESC : Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et
Culturels
PF : Planification Familiale
PP : Post Partum
PPP : Planification du Post Partum
PPS : Point de Prestation de Service
PPS : Pilule Progestative Seule
PSI : Progestatif Seul Injectable
PV : Procès-Verbal
7
PVVIH : Personne Vivant avec le VIH
RDV : Rendez-vous
RTS : Rapport Trimestriel de Stock
SAA : Soins Après Avortement
SAJ : Santé des Adolescents et Jeunes
SC : Sous Cutanée
SDU : Stock Disponible et Utilisable
SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise
SIGL : Système d’Information en Gestion Logistique
SMI/PF : Santé Maternelle et Infantile et Planification Familiale
SMNI : Santé Maternelle Néonatale et Infantile
SR : Santé de la Reproduction
TA : Tension Artérielle
TAR : Traitement Anti Rétroviraux
TCU : T Cuivre
TEV : Thrombose-embolie veineuse
TV : Télévision
TVP : Thrombose veineuse profonde
TVS :Thrombose Veineuse Superficielle
UPA : Acétate d’Ulipristal
USAID :United State Aid Development
VIH :Virus de l’ImmunodéficienceHumain
8
Introduction
L’Afrique sub-saharienne est la région la plus touchée au monde par les
fléaux de la mortalité maternelle, périnatale et infanto-juvénile. A titre
indicatif, le risque de décès maternel dans cette partie de l’Afrique est
estimé à 1/14 versus 1/2800 dans les pays développés, le risque de
décès des enfants de moins de 5 ans est de 1/8.
C’est dans le souci d’améliorer la qualité des services offerts aux clientes
que ce document de référence a été révisé en vue d’apporter une
9
information concise et complète basée sur l’évidence médicale et les
bonnes pratiques actuelles en matière de technologie contraceptive.
10
Chapitre 1 : Evolution de la politique nationale de SR/PF au
Niger
Objectifs
1. Décrire les différentes étapes ayant marqué l’évolution de la politique
nationale en SR au Niger.
2. Enumérer les différentes composantes de la SR au Niger.
3. Citer les stratégies identifiées pour la mise en œuvre de la politique de SR
au Niger, y compris la PF.
4. Synthétiser les points saillants de la législation SR actuellement en vigueur
au Niger.
1.1 Contexte
La politique nationale en santé de la reproduction, une des composantes
principales de la politique nationale de santé, a pour but l’amélioration de la
qualité de vie et du bien-être des populations en matière de procréation en
vue d’un développement humain durable.
11
- les pratiques néfastes à la santé sont encore vivaces au sein de certaines
communautés (excision, mariage précoce) ;
- la prévalence contraceptive moderne demeure encore faible (12,2 %),
EDSN 2012 ;
- le dépistage volontaire du VIH est encore peu répandu dans la population
générale.
1.2 CONCEPT DE LA SR
12
de toute discrimination, coercition ou violence, ainsi que le stipulent les
documents consacrés aux droits de l’homme.
Le Niger a adopté la définition suivante à l’issue du Symposium de Kollo
en 1994 : « La Santé de la Reproduction est l’ensemble des mesures et
actions visant à préserver et à améliorer la pérennisation de l’espèce
humaine dans un état de complet bien-être physique et socio-culturel et
non pas seulement l’absence de maladie ou de perturbation dans
l’accomplissement du processus de reproduction ».
Le concept de SR comprend un ensemble de mesures préventives,
curatives et promotionnelles visant à améliorer la prise en charge des
groupes vulnérables (hommes, femmes, enfants, adolescents et jeunes)
afin de réduire la morbidité et la mortalité et promouvoir le bien-être de
tous les individus.
1.3.1 Volets de la SR
La SR comporte les 4 volets suivants: santé de la femme, santé de
l’enfant, santé des jeunes et santé de l’homme.
13
- prévention et prise en charge des fistules obstétricales.
14
[Link] Volet santé des hommes
Il s’agit de la prévention et de la prise en charge des dysfonctionnements
et pathologies génitales chez l'homme.
15
Chapitre 2: Droits humains en SR au Niger
Objectifs:
1- Définir les droits humains en SR.
2- Expliquer les fondements juridiques des droits humains en SR.
3- Citer les droits et devoirs des clients et des prestataires en SR.
4- Expliquer les avantages de l’introduction des droits humains en SR.
2.1. Définitions
Le droit est l’ensemble des règles et normes générales et impersonnelles
qui régissent les rapports sociaux et génèrent des prérogatives et
protections pour la personne humaine. Ces règles sont susceptibles d’une
exécution contrainte institutionnalisée, notamment par l’intervention de la
puissance publique.
Les différents droits humains sont les suivants: les droits civils, les droits
politiques, les droits économiques, les droits culturels, les droits sociaux.
Le droit en matière de SR est l’ensemble des règles qui régissent la
délivrance de services de SR.
Ces droits font partie des droits humains qui sont déjà reconnus par les
lois nationales, les conventions internationales et d’autres documents
juridiques consensuels. Ces droits reposent sur la reconnaissance du droit
fondamental de tous les couples et de chaque individu de :
16
L’introduction des droits humains en SR est une donnée essentielle qui
offre un cadre éthique au personnel médical pour humaniser davantage les
services offerts aux clients.
17
- le droit de bénéficier du progrès technique : l’accès aux techniques de
soins disponibles dans le domaine de la SR, y compris les méthodes
contraceptives de qualité, sûres et acceptables ;
- le droit à l’éducation, notamment des femmes : en favorisant l’éducation de
la jeune fille et de la femme, l’Etat contribue à l’amélioration du statut
social de la femme ;
- le droit à la non-discrimination fondée sur le sexe ou sur l’âge : la prise en
compte des besoins et aspirations des femmes et des hommes, des
adolescents et jeunes et des personnes âgées.
18
- droit à la prise de décision concernant sa santé reproductive y compris le
consentement libre et informé en matière de mariage, création d’une
famille, nombre et espacement des enfants ;
- droit à l’accès aux informations et aux moyens nécessaires pour l’exercice
de cette prise de décision ;
- droit à l’équité et à l’égalité entre homme et femme quelle que soit la
sphère de la prise de décision (couple, famille, communauté, etc) ;
- droit à la sécurité en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment
le droit à ne pas subir de violence ou de coercition et le droit au respect de
la vie privée.
2.5.1 Définition
Le concept « Genre et SR » regroupe un ensemble de mesures visant à
promouvoir l’épanouissement de l’homme et de la femme en tenant
compte des paramètres suivants :
- prise de décisions responsables en matière de sexualité et de procréation ;
- accès aux informations et aux services de SR pour ceux ou celles qui le
désirent ;
- droit de disposer de son corps.
19
2.5.2 Objectifs
- rendre disponibles et accessibles les services de SR à tous les individus ;
- sensibiliser la communauté sur la nature des rapports homme/femme
et le respect mutuel entre les sexes ;
- sensibiliser la communauté sur les pratiques néfastes pour la santé
de la femme, y compris la petite fille, notamment les scarifications,
les tatouages, l’excision, les mariages précoces et ou forcés, le lévirat
et le sororat, les violences sexuelles et domestiques, l’ablation de la
luette, l’énucléation gingivale ;
- assurer la prise en charge et la notification des complications liées
à ces pratiques ;
- améliorer l’implication des hommes dans la santé des couples et
des enfants ;
- promouvoir le développement d’une sexualité responsable.
20
2.5.4 Conséquences des inégalités de genre sur la fécondité
- faible utilisation des services (CPN recentrée, accouchement assisté) ;
- faible utilisation des méthodes modernes de contraception ;
- augmentation du taux de fécondité ;
- incrimination de la femme par le conjoint, la famille et la société en cas
d’infertilité ;
- retard dans la prise en charge des complications pendant la grossesse et
l’accouchement ;
- fistule obstétricale, divorce, polygamie, infanticide, suicide, abandon
scolaire, mariage précoce ;
- viols individuel et collectif ;
- taux élevés de mortalité et morbidité maternelle et infanto-juvénile.
21
- Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et
Culturels (PIDESC) du 16 décembre 1966 en son article 12 qui dispose :
« Les Etats parties au présent Pacte reconnaissant le droit qu’à toute
personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit
capable d’atteindre.
- Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à
l’Egard de la Femme (CEDEF) : Elle est adoptée le 18 décembre 1979 en
son l’article 12 qui dispose :
« Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées pour éliminer
la discrimination à l’égard des femmes dans le domaine des soins de santé
en vue de leur assurer, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme,
les moyens d’accéder aux services médicaux, y compris ceux qui
concernent la planification de la famille.»
- Convention relative aux droits de l’Enfant (CDE) :
Elle est adoptée le 20 novembre 1989. Elle reconnaît et garantit le droit à
la santé en son article 24 qui dispose : « Les Etats parties reconnaissent le
droit à l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier
de services médicaux et de rééducation. Ils s’efforcent de garantir
qu’aucun enfant ne soit privé du droit d’avoir accès à ses services.»
Les Etats parties s’efforcent d’assurer la réalisation intégrale du droit
susmentionné et, en particulier, prennent les mesures appropriées pour :
- réduire la mortalité parmi les nourrissons et les enfants ;
- assurer à tous les enfants l’assistance médicale et les soins de santé
nécessaires, l’accent étant mis sur le développement des soins de santé
primaires ;
- lutter contre la maladie et la malnutrition, y compris dans le cadre de soins
de santé primaires, grâce notamment à l’utilisation de techniques aisément
disponibles et à la fourniture d’aliments nutritifs et d’eau potable, compte
tenu des dangers et des risques de pollution du milieu naturel ;
22
- assurer aux mères des soins prénatals et postnatals appropriés ;
- faire en sorte que tous les groupes de la société, en particulier les parents
et les enfants, reçoivent une information sur la santé et la nutrition de
l’enfant, les avantages de l’allaitement au sein, l’hygiène et la salubrité de
l’environnement et la prévention des accidents, et bénéficient d’une aide
leur permettant de mettre à profit cette information ;
- développer les soins de santé préventifs, les conseils aux parents et
l’éducation et les services en matière de planification familiale.
23
o L’Initiative FP 2020 lancée en juillet 2012 ;
o Les Directives et Recommandations de l’OMS pour la phase
d’accélération 2016-2020 en 2012 ;
o Le Sommet de Londres pour la planification familiale juillet 2017 ;
o La Résolution Régionale soumise par l’OOAS à l’assemblée annuelle
des ministres de la santé de la CEDEAO, et ratifiée le 16 juin 2017 à
Abuja.
24
droit à la continuité : le client doit bénéficier des prestations dans le temps
et dans l’espace ;
droit d’exprimer son opinion : sur les services dispensés ;
2.7.2 Devoirs du client - Le client est tenu de :
s’adresser au personnel soignant et à son administration avec respect ;
accorder à tout le personnel de santé le même respect qu’il voudrait qu’on
lui accorde ;
fournir des informations claires sur son cas y compris sur le traitement
respecter les prescriptions relatives à la salubrité et à l’usage des appareils
audio ou audio-visuel ;
dire s’il accepte ou rejette le traitement proposé et ne doit pas en imposer ;
suivre strictement les prestations qu’il a acceptées ;
respecter les prescriptions faites par le personnel soignant, qu’il s’agisse
de prescriptions médicales, diététiques… ;
s’acquitter des obligations pécuniaires mises à sa charge (frais de
consultations, d’hospitalisation, d’examens…) ;
s’abstenir de tout comportement ou acte pouvant gêner ou nuire d’autres
clients ;
désigner une personne de confiance pour les clients admis en état
d’inconscience ;
signer une décharge en cas de sortie prématurée de son fait.
(D.O.S./RHN et droits et devoirs des clients en SMI/PF au Niger)
25
26
Chapitre 3: Anatomie de l’appareil génital féminin et
masculin
Objectifs:
1. Identifier et décrire les différentes parties de l’appareil de reproduction
féminin.
2. Identifier et décrire les différentes parties de l’appareil de reproduction
masculin.
27
L’urètre féminin est intimement lié à la paroi antérieure du vagin, à
travers le plancher pelvien. Son orifice externe est situé juste au-dessus de
l’orifice vaginal et à 2 cm en dessous du clitoris.
28
Le pénis, dont la longueur est très variable selon les individus, est
constitué du corps spongieux contenant l'urètre et les corps
caverneux. Au centre des corps caverneux se trouve l'artère caverneuse.
Le corps caverneux gauche et le corps caverneux droit sont séparés par
un septum traversé par les anastomoses artérielles. Le pénis permet
l’émission des urines et du sperme par un même conduit : l’urètre pénien.
L’urètre masculin est long d’environ 18 à 20 cm et s’étend du col vésical
jusqu’au méat du gland de la verge. C’est la partie distale et terminale de
la voie excrétrice urinaire.
Les testicules au nombre de deux sont contenus dans les bourses. Ce
sont des glandes à la fois exocrines et endocrines. Chaque testicule à la
forme d’un petit œuf aplati transversalement. Le testicule pèse en
moyenne 20 grammes, mesure 4 cm de long, 2,5 cm d’épaisseur et 3 cm
de hauteur, sa consistance est ferme.
29
Chapitre 4: Physiologie du cycle menstruel
Objectifs:
1- Définir le cycle menstruel.
2- Décrire les différentes phases du cycle menstruel.
3- Expliquer le mécanisme de survenue des règles.
30
du cerveau) donne des directives à l'hypophyse (ou glande pituitaire).
L'hypophyse secrète alors l'hormone FSH (hormone follicule stimulante)
qui stimule les ovaires.
Plusieurs follicules, contenant chacun un ovocyte I, commencent à croître
dans les ovaires. Ces follicules vont s’atrésié au fur et à mesure ; un seul
follicule arrivera à pleine maturité, on l'appelle le follicule de Graaf.
Pendant leur croissance les follicules vont sécréter une hormone appelée
œstrogène.
L'œstrogène a trois effets, elle :
- stimule la prolifération de l'endomètre (les cellules de l'endomètre se
divisent et la muqueuse se reconstitue) ;
- prépare le col et la glaire cervicale pour faciliter la pénétration des
spermatozoïdes. La glaire cervicale devient plus abondante, plus
transparente et plus filante. C'est au moment de l'ovulation que la glaire
cervicale est la plus perméable aux spermatozoïdes ;
- stimule l'hypophyse qui envoie l'hormone LH (hormone lutéinisante) qui à
son tour favorise l'expulsion de l'ovule.
31
- la glaire cervicale s'épaissit et devient impropre à la pénétration des
spermatozoïdes et ;
- la température du corps s'élève et reste en plateau jusqu’à la fin du cycle
32
bout de 12 à 14 jours et la sécrétion hormonale se tarit. L'endomètre
devient alors caduque, se détache et entraîne un saignement appelé
menstruation ou règles.
33
parle de rétro-contrôle positif. Celui-ci produit de nouveau le FSH, et un
nouveau cycle recommence (figure 4).
34
Figure 5: Schéma de synthèse du cycle menstruel
35
Chapitre 5: Bilan du client en PF
Objectifs:
1. Définir le bilan du client en PF.
2. Citer les objectifs du bilan du client en PF.
3. Expliquer les circonstances de réalisation du bilan d’un client en PF.
4. Décrire les différentes étapes du bilan d’un client en PF.
5. Expliquer les critères de recevabilité médicale de l’OMS pour la PF.
6. Utiliser la fiche de consultation rapide des critères de recevabilité médicale
pour la PF.
7. Expliquer les listes de contrôle pour l’utilisation des méthodes
contraceptives.
5.1 Définition
C’est un processus permettant au prestataire de déterminer l’éligibilité et
l’aptitude d’une cliente pour l’utilisation d’une méthode contraceptive
donnée.
C’est une étape essentielle pour sécuriser l’utilisation des méthodes
contraceptives et lever les barrières médicales. Car, la qualité de l’offre de
services de planification familiale reste encore fréquemment altérée par
des informations médicales obsolètes ou erronées et par des préjugés
énoncés par les prestataires et ne reposant sur aucune preuve
scientifique.
36
5.3 Différentes étapes
5.3.1 Interrogatoire
Il s’agit d’un dialogue entre prestataire et client, qui comporte les étapes
suivantes :
- Accueillir le client (bienvenue).
- Recueillir les informations utiles sur la cliente concernant,
son identité conformément à la fiche de consultation PF ;
ses antécédents familiaux : diabète, cancer du sein, etc.
ses antécédents personnels:
o médicaux, cardio-vasculaires (hypertension artérielle, cardiopathie,
anémie, phlébite, embolie pulmonaire, etc.), hépatiques (ictère, tumeurs,
etc.) ;
o gynécologiques (âge des ménarches, troubles du cycle, dysménorrhée,
infection génitale, douleurs pelviennes, tumeurs génitales),
contraception antérieure, habitudes sexuelles ;
o obstétricaux : gestité, parité, âge du dernier enfant, maladie associée à
la dernière grossesse, modes d’accouchement ;
o chirurgicaux notamment de chirurgie pelvienne ;
37
- Vérifier les facteurs pouvant interférer avec la méthode choisie, notamment
la prise de médicaments (comme les tranquillisants, les antiépileptiques,
certains antibiotiques) ou un tabagisme.
38
- inspecter le vagin à la recherche de pertes vaginales anormales
(sang, sécrétions muco-purulentes ou blanchâtres épaisses ou
verdâtres, etc.), d'ulcérations ou d’inflammations ;
- inspecter le col à la recherche d'un aspect rose ou violacé, de
pertes cervicales (sang, sécrétions muco-purulentes ou
blanchâtres épaisses ou verdâtres, etc.), d’ulcérations,
d'inflammations, de malformations etc. ;
- faire un prélèvement vaginal et/ou cervical au besoin ;
- effectuer un test de dépistage du cancer du col en utilisant les
méthodes d’inspection visuelle à l’acide acétique ;
- faire le toucher vaginal combiné au palper abdominal à la
recherche des caractéristiques de l'utérus et des annexes
(position, taille, mobilité, sensibilité). Cet examen est essentiel
avant l’administration des méthodes hormonales, avant la pose du
DIU et avant la réalisation de la ligature des trompes (tableau I).
39
- l’appareil cardiovasculaire : auscultation à la recherche de souffle, de
battements irréguliers, etc., recherche de signes de thrombophlébite
aux membres inférieurs ;
- l’appareil digestif: foie (volume et sensibilité à la palpation), abdomen
(masse, point douloureux, signes d'irritation péritonéale, contracture,
défense, cri de l'ombilic), etc. ;
- les aires ganglionnaires en recherchant l’existence de ganglions
anormaux, augmentés de volume, sensibles, ou inflammatoires.
40
Tableau I : Circonstances de réalisation et contenu du bilan d’une
cliente en PF
METHODES PFN, MAMA METHODES MÉTHODES DIU STÉRILISATION
Type BARRIÈRES HORMONALES VOLONTAIRE
d’évaluation
Recherche Non Non Oui Oui Oui
d’antécédents indispensable indispensable (voir liste de (voir liste de (voir liste de
de reproduction vérification pour le vérification pour vérification pour le
bilan des clients) le bilan des bilan des clients)
clients)
Recherche Non Non Non Oui Oui
d’antécédents indispensable indispensable indispensable
ITG/IST
Examen Non Non Oui Non indispensable Oui
général(y indispensable indispensable
compris TA)
Examen Non Non Oui Oui Oui
abdominal indispensable indispensable
Examen des Oui Non Oui Oui Oui
seins indispensable
41
méthodes contraceptives. Cette vision de l’OMS repose sur 4 éléments
clés.
A l’intention des décideurs politiques et des managers de programmes,
l’OMS a développé 2 outils :
- un guide sur les critères médicaux d’éligibilité qui a été publié pour la 1 ère
fois en 1996 (le document est régulièrement mis à jour tous les 3 ans en
moyenne) ;
- et une sélection des meilleures pratiques pour l’utilisation de la
contraception publiée pour la 1ère fois en 2002 (document également mis à
jour régulièrement).
Les informations rapportées dans ces documents ont été sélectionnées sur
la base de 3 principes directeurs majeurs, il s’agit de :
- leur pertinence pour améliorer l’exécution des programmes de planification
familiale et modifier positivement les pratiques actuelles ;
- leur habilité à corriger les informations devenues obsolètes ;
- leur fiabilité reposant sur des niveaux de preuve scientifique satisfaisants.
La démarche a été initiée en 1994 par l’examen approfondi des données
épidémiologiques et cliniques rapportées dans la littérature médicale.
Cette étape a abouti à l’élaboration d’un projet de classification qui sera
validé ensuite par des réunions de groupes d’experts, avec la production
d’un 1er document en 1996 suivi de 3 mises à jour.
Ce document couvre 17 méthodes contraceptives et s’intéresse à 120
situations médicales. Il apporte également 1700 recommandations pour
42
l’utilisation des différentes méthodes contraceptives. En outre, il guide le
prestataire dans la gestion des cas médicaux difficiles et des situations
particulières.
A travers les directives qu’ils donnent pour la pratique de la planification
familiale, les critères médicaux d’éligibilité de l’OMS ont pour objectif de
changer les attitudes erronées des prestataires relatives à l’utilisation de
la contraception, de réduire les barrières médicales. Leur utilisation permet
d’améliorer la qualité, l’accessibilité et l’utilisation des services de
planification familiale.
43
Pour chaque méthode contraceptive, les différents états de santé sont
classés sur une échelle graduée de 1 à 4 (figure 6):
Classe 1 :Aucune restriction pour l’emploi de la méthode contraceptive :
on peut utiliser la méthode quelles que soient les circonstances.
Classe 2 :Les avantages liés à l’emploi de la méthode l’emportent
généralement sur les risques théoriques ou prouvés : on peut utiliser
la méthode, mais moyennant une surveillance plus rapprochée que
d’habitude pour détecter précocement d’éventuels effets indésirables.
Classe 3 : Les risques théoriques ou prouvés dépassent
généralement les avantages liés à l’emploi de la méthode : l’emploi de
la méthode n’est généralement pas recommandé, sauf s’il n’existe pas une
autre alternative.
Classe 4 : L’état de santé représente un risque de santé
inacceptable : la méthode contraceptive ne doit en aucun cas être
utilisée.
Une classification simplifiée permet de dire que les catégories 1 et 2
signifient que la méthode peut être utilisée ; les catégories 3 et 4
signifient que la méthode ne doit pas être utilisée.
44
Figure 7: Classification par catégorie des CRM
45
Tableau II : Fiche de consultation rapide résumant les points clés des CRM en fonction des différentes
méthodes contraceptives
46
La fiche de consultation (tableau II) permet de s’assurer que le client peut
utiliser la méthode choisie de manière sûre. Elle se présente sous forme
d’une série de questions auxquelles le client doit répondre par Oui ou Non,
les instructions varient alors selon les réponses données par le client.
5.6.1. Définition
La liste de contrôle ou check list est un support destiné aux prestataires des
services de PF; elle récapitule de manière synthétique les questions clés
qu’ils doivent poser à une cliente PF pour être raisonnablement sûr qu’elle
n’est pas enceinte.
5.6.2 Objectifs
47
Toutefois, il faut préciser que les listes de contrôle ne sont pas destinées à
poser le diagnostic d’affections médicales.
Elles sont soit en aménorrhée pour diverses causes soit en période inter-
menstruelle. Afin de réduire ces occasions manquées et d’éviter le coût
additionnel occasionné par la réalisation d’un test de grossesse souvent
inutile.
48
Figure 8: Liste de contrôle pour être raisonnablement sûr qu’une
cliente n’est pas enceinte
49
[Link] Liste de contrôle pour l’utilisation des méthodes
hormonales
50
Chapitre 6: Counseling PF
Objectifs
1. Définir la communication.
2. Enumérer les différents types de communication.
3. Décrire le déroulement de la causerie.
4. Citer les obstacles à la communication.
6.1.1. Définition
La communication est un processus par lequel une source appelée
Emetteur partage des informations avec un individu ou un groupe
d’individus appelés Récepteur.
Le fait de communiquer consiste à échanger des
informations/connaissances, à entrer en relation avec une personne, à
partager des idées avec un autre individu.
52
6.1.3. Obstacles à la communication
Beaucoup d’éléments peuvent altérer la communication entre le prestataire
et le client. La transmission correcte d’un message est une tâche délicate,
même si le prestataire parle la même langue que le client.
Or, notre aptitude à bien communiquer conditionne grandement le succès
de nos services, quel que soit le domaine sanitaire concerné, surtout celui
de la planification familiale.
OBJECTIFS :
- Identifier les femmes les plus susceptibles d‘utiliser la contraception,
et les éléments nécessaires pour le faire
- Identifier les segments cibles et leurs exigences
53
6.2.2 Les différents segments identifiés
L’analyse de la segmentation a identifié 5 segments distincts des
Nigériennes dont :
« Je veux avoir une bonne vie pour moi et mes enfants, et ça commence
par une bonne planification familiale ».
56
important qu’une O 1 1 1
méthode de
contraception soit
une méthode
naturelle ?
6 Trouvez-vous N 1
important qu'une O 1 1 1 1
méthode de
contraception soit
facile à interrompre
à tout moment ?
7 Trouvez-vous N 1 1
important qu'une O 1 1 1
méthode de
contraception soit
discrète, que
personne ne sache
que vous l'utilisez ?
8 Trouvez-vous N 1 1 1
important qu’une O 1 1
méthode de
contraception
protège des
Maladies
Sexuellement
Transmises, ou MST
?
57
9 Avez-vous déjà N 1 1 1
essayé de vous O 1 1
informer sur la
contraception, par
exemple comment
l’utiliser, les effets
indésirables, le coût,
où les procurer, ou
d’autres informations
?
10 Confirmez-vous que N 1 1 1
vous avez essayé de O 1 1
vous informer sur les
lieux où vous
procurer différentes
méthodes de
contraception ?
11 Lesquelles de ces 0-2 1 1 1 1
méthodes avez-vous 3+ 1
envisagé d’utiliser :
abstinence,
amulettes ou
grigris, méthode du
calendrier, retrait,
MAMA,
préservatif
masculin ou féminin,
58
pilule, pilule du
lendemain, DIU,
injections ou
implant ?
12 Avez-vous déjà N 1 1
utilisé une méthode O 1 1 1
de contraception ?
TOTAL DES
COLONNES(entourer
le nombre le plus
élevé)
Traditionnelles
Autonomes
Inexpérimentées
Élites Modernes
Conservatrices
Proactives En
Sceptiques
Passives
Santé
59
décisions, elle devrait commencer à réfléchir à ce qui est important pour
elle, ce qu’elle veut dans l’avenir
- Discuter de la possibilité de refuser les rapports sexuels ou d’utiliser
une contraception
Acceptation
o Prendre le contrôle sur sa santé
o Le centre de santé lui est ouvert
o S’informer auprès d’une source fiable
60
Espacement
Messages pour commencer une conversation :
On a tous besoin d’une personne de confiance pour nous aider à en savoir
plus sur le monde. Il est impossible d’apprendre seul, il est donc important
de trouver une source fiable d’informations et de soutien.
Pour que votre famille puisse s’épanouir, il pourrait être intéressant de vous
informer sur les méthodes PF, et sur les avantages qu’elles apportent pour
votre santé, celle de votre mari et de vos enfants.
61
Problématiques de contraception pertinentes chez la PS
Méthodes potentiellement intéressantes • Pilule, injectable, DIU
Pro activité
Un large éventail de méthodes existe, et il est important deprendre toutes
ses préférences en compte avant d’en choisir une.
Si ça semble approprié, mentionner les méthodes à long terme en option
immédiate, ou à l’avenir
Éventail de méthodes
Les autres femmes pourraient suivre son exemple et écouter ses conseils
Connaît-elle des jeunes filles / amies de sa communauté qu’elle pourrait
guider ?
S’informer
Il est important pour vous de faire le nécessaire pour la santé et le bien-être
de votre famille. Il y a tant de choix et de décisions à prendre, ne pas se
tromper est très important.
Votre professionnel de santé est une source très importante d’information sur
la PF. Il peut être très utile de prendre ces décisions en partenariat avec votre
professionnel de santé.
C’est vous qui prenez vos décisions en matière de santé. Les professionnels
de santé, votre famille, vos amies, la radio, entre autres, vous offrent des
informations, parfois très bonnes, parfois moins bonnes, mais c’est vous qui
décidez. C’est votre choix.
63
Lui demander pourquoi elle n’est jamais venue auparavant, et si elle pense
revenir
Pro activité
Mentionner le fait que la majorité des femmes acceptent l’espacement des
naissances
Mentionner que bien des imams approuvent la PF, la religion musulmane
autorise l’espacement des naissances
Normes sociales
Discuter de planification familiale avec son mari
Elle peut discuter de PF avec son mari étant donné que son opinion est
importante
A-t-elle besoin d’information pour combattre sa résistance à la Planification
Familiale ?
64
Utilisation de méthodes naturelles de contraception
Il est utile de trouver des personnes sages parmi vos amies et votre famille.
Les enseignements de la vie peuvent vous aider à réduire les difficultés de
vie. Bien que les valeurs anciennes soient précieuses, parfois, une nouvelle
idée peut l’être aussi.
65
Pour de nombreuses femmes, tomber enceinte sans l’avoir prévupeut être
un problème, parce qu’on n’a pas toujours les moyens ou la santé
nécessaires pour s’occuper correctement de ses enfants. Pour cette raison,
savoir utiliser les méthodes de PF peut aider à subvenir aux besoins de vos
enfants.
ÉLITE MODERNE
Discuter de comment elle prend des décisions sur sa santé et son corps
66
Pourrait-elle encourager les jeunes filles / amies à venir aux séances de
conseils de PF qui ont lieu au centre de santé ?
Normes internationales
Avec les méthodes modernes, vous êtes certaine d’avoir une approche
de PF efficace, pratique, mieux adaptée à vos besoins. Une fois que
vous savez laquelle marche le mieux, il n’y a pas de raison à utiliser des
méthodes moins modernes et moins satisfaisantes
Savoir comment prendre les meilleures décisions sur les sujets
importants, y compris sur la PF, nécessite de la réflexion et d’être bien
informée.
AUTONOME TRADITIONNELLE
68
Utilisation de méthodes naturelles de contraception
Pense-t-elle qu’il serait bien d’avoir une autre consultation ? Elle peut
revenir quand elle le veut
L’espacement des naissances peut être un bon choix et une bonne raison
d’utiliser la PF. Après tout, ce n’est pas une bonne idée d’être enceinte
quand on a encore un bébé sur ses genoux.
69
6.3. Le counseling ordinaire
Objectifs
1. Définir le counseling.
2. Expliquer l’importance du counseling en PF.
3. Enoncer les principes du counseling en PF.
4. Citer les qualités requises pour offrir un counseling efficace.
5. Décrire les différentes techniques de communication utilisées dans le
counseling.
6. Faire la synthèse des informations essentielles sur les méthodes
contraceptives à délivrer aux clients lors du counseling.
7. Décrire les six étapes du counseling (BERCER).
8. Expliquer les trois composantes du choix libre et éclairé en PF.
9. Enoncer les différents obstacles à un choix libre et éclairé en PF.
10. Décrire comment gérer les rumeurs en PF.
6.3.1. Définition
Le counseling en PF est un processus à travers lequel le prestataire aide
le client ou le couple à exprimer ses besoins ou problèmes en matière de
PF, à identifier les options possibles et à prendre une décision libre et
éclairée en matière de PF.
Elle constitue une étape cruciale dans l’offre de services PF. Il est donc
essentiel pour le prestataire de connaître son importance, ses principes,
les composantes du « choix libre et éclairé » et les barrières possibles à
ce choix.
70
6.3.2. Importance du counseling en PF
71
6.3.3. Principes du counseling en PF
Le counseling doit être centré sur les besoins du client et non sur les
préoccupations du prestataire. Le plus souvent, les prestataires ont
tendance à fournir aux clients une quantité très importante d’informations
sur toutes les méthodes en pensant ainsi les aider à faire un choix éclairé.
Mais cette démarche est inefficace, car elle surcharge inutilement le client
d’informations dont il n’a généralement pas besoin.
Le counseling doit être centré sur les préoccupations, les souhaits et le
confort des clients. Il respecte la confidentialité et l’intimité du client; il doit
aussi être interactif. Il doit être spécifique à chaque client : les besoins et
préférences varient beaucoup d’une cliente à une autre selon l’âge, la
parité, la situation sociale…
72
6.3.4. Qualités requises pour offrir un counseling efficace
Les qualités suivantes sont requises pour tout prestataire voulant offrir un
counseling efficace :
- Respect pour le client, quelle que soit son âge, son niveau d’instruction,
son sexe, son ethnie, sa religion et ses préférences ;
- Empathie pour le client, l’aptitude à se soucier sincèrement des besoins
du client et à se mettre à sa place est essentielle pour établir une
relation de confiance avec le client ;
- Tolérance pour des valeurs et croyances différentes des siennes: un
bon prestataire de services PF ne doit pas imposer ses propres valeurs
à un client. Par exemple, un prestataire peut ne pas admettre la pratique
de rapports sexuels hors mariage, mais cela ne devrait pas affecter la
qualité du service offert à un client célibataire ;
- Connaissances et compétences techniques : tout prestataire
efficace doit avoir des compétences techniques adéquates, il doit
également être en mesure de s’adapter aux changements imposés par
l’évolution rapide des connaissances scientifiques. Car, ces
changements peuvent affecter le counseling d’un client en matière de
PF.
Par exemple, des études ont démontré que l’efficacité du DIU peut aller
jusqu’à 13 ans au lieu des 10 ans retenus antérieurement.
- Aptitude à la communication: le prestataire de services PF doit avoir de
bonnes dispositions à communiquer efficacement, notamment en
développant sa capacité d’écoute active ;
73
- Aptitude à discuter de la sexualité : les prestataires ne tiennent pas
toujours compte de l’aspect « sexualité » dans l’offre de méthodes
contraceptives. Certains sujets devraient être discutés sans porter de
jugements, tels que le nombre de partenaires, la négociation de
l’utilisation du préservatif avec un partenaire, l’interaction de certaines
méthodes contraceptives avec les rapports sexuels ;
- Impartialité par rapport aux différents groupes de la population, pour
cela il doit avoir une connaissance appropriée de la culture locale ;
- Impartialité par rapport aux méthodes contraceptives : un bon conseiller
en matière de PF ne doit pas imposer son point de vue à un client
même s’il a une préférence pour certaines méthodes contraceptives.
74
Les signes positifs non-verbaux incluent le fait de :
- Se pencher vers le client ;
- Sourire sans montrer de la nervosité ;
- Montrer de l’intérêt et la sollicitude à travers les expressions du visage ;
- Maintenir le contact du regard avec le client ;
- Encourager le client en hochant la tête.
75
- Après votre reformulation, il faut demander au client si cela correspond
à l’idée qu’il a développée ;
- Poser des questions ouvertes de préférence pour amener le client à
mieux exprimer ses besoins et problèmes, à peser le pour et le contre, à
réfléchir à sa situation, à ses sentiments et valeurs, à son
comportement. Ce sont des questions dites de clarification.
76
[Link]. Efficacité des méthodes contraceptives
Le choix d’une méthode déterminée dépend en partie de son efficacité
contraceptive, cette efficacité est fonction non seulement de la protection
conférée par la méthode, mais aussi de la régularité et de la rigueur avec
lesquelles elle est employée.
77
Tableau III : Efficacité des méthodes contraceptives
% de femmes concernées % de femmes
par une grossesse non poursuivant leur
intentionnelle durant la méthode
première année d’utilisation contraceptive
Emploi Utilisation après un an
Méthode
typique parfaite d’utilisation
Aucune méthode 85 85
Spermicides 29 18 42
Retrait 27 4 43
Abstinence périodique 25 51
Calendrier 9
Ovulation 3
Symptothermique 2
Diaphragme 16 6 57
Préservatif
- Féminin 21 5 49
- Masculin 15 2 53
Contraceptifs 8 0,3 68
oestroprogestatifs:
Injectables: DMPA 3 0,3 56
IM/SC, NET- EN
DIU : T au Cuivre 0,8 0,6 78
Implants contraceptifs 0,05 0,05 84
Ligature des trompes 0,5 0,5 100
Vasectomie 0,15 0,10 100
[Link]. Mode d’action
78
Le mode d’action doit être expliqué en des termes simples et clairs. La
connaissance du mécanisme d’action permet :
De dissiper les rumeurs (ex : le DIU ne cause pas d’avortement, les
implants contraceptifs ne contiennent pas de poison, les pilules
n’entraînent pas la stérilité, le condom ne contient pas le virus du
SIDA, les contraceptifs ne causent pas l’anémie…) ;
D’utiliser correctement la méthode.
Il faut s’assurer que le client a bien compris que les effets secondaires ne
sont pas dangereux pour la santé ; ils sont passagers et disparaissent avec
le temps. Il faut également toujours demander au client de revenir si
nécessaire et lui permettre de changer de méthode s’il le désire.
[Link]. Complications
Elles sont rares, mais il faut prendre soin d’informer les clients sur les
signes d’alarme qui nécessitent une prise en charge immédiate.
79
[Link]. Mode d’utilisation
Il faut informer le client sur les éléments suivants : facilité ou difficulté de
l’utilisation, nécessité de l’intervention d’une tierce personne, nécessité d’un
réapprovisionnement, réversibilité de la méthode.
80
Bienvenue : Un bon accueil est décisif pour la réussite d’une prestation
clinique; en effet, c’est le premier contact entre le prestataire et le client.
C’est une étape essentielle dans le counseling, car elle permet de mettre
en confiance ce qui va les aider à exprimer facilement leurs besoins à une
personne étrangère représentée ici par le prestataire.
Cet accueil doit se dérouler de la manière suivante:
o Saluer le client avec courtoisie, l’inviter à s’asseoir ou l’installer ;
o Se présenter et lui demander de se présenter, le rassurer du caractère
confidentiel de la visite ;
o Lui demander le motif de sa visite ;
o Lui expliquer succinctement le déroulement de la visite.
81
Les informations utiles sur le client seront consignées sur une fiche de
consultation PF ou un registre PF, après lui en avoir expliqué l’utilité de la
démarche.
82
83
Le prestataire doit :
o Demander au client la méthode choisie et les raisons de son choix ;
o L’aider à faire un autre choix si la méthode choisie ne convient pas à
sa situation ;
o Et le référer si le service demandé n’est pas disponible sur place.
Bienvenue
Entretien Counseling initial
Renseignements
Choix
Counseling spécifique
Explications
Retour
Pour faire un counseling spécifique efficace, le prestataire doit maîtriser les
informations essentielles sur les méthodes contraceptives et avoir de
bonnes aptitudes à la communication. Mais, il est aussi important pour lui
de bien connaître le processus à suivre au cours de cette étape du
counseling spécifique.
Pour une utilisation optimale de la méthode choisie par le client, le
prestataire doit :
- Donner toutes les informations essentielles sur la méthode
choisie en utilisant de manière adéquate les supports IEC disponibles,
en insistant sur les effets secondaires et leur prise en charge,
84
- en donnant au besoin toutes les informations utiles et nécessaires
pour dissiper d’éventuelles rumeurs véhiculées sur la méthode
contraceptive choisie ;
- Expliquer après administration de la méthode choisie, les signes
d’alarme et le calendrier de suivi.
85
Les tâches essentielles à effectuer au cours du counseling spécifique sont
les suivantes:
- Vérifier ce que le client a retenu sur la méthode choisie ;
- Compléter les informations recueillies en insistant sur le mode d’action,
le mode d’utilisation détaillé, les avantages, les effets secondaires et
leur prise en charge, l’interaction avec l’allaitement, la protection contre
les IST/VIH, les signes d’alarme et la conduite à tenir ;
- Vérifier la compréhension de l’information reçue en demandant au client
de répéter les informations ;
- Renforcer l’information sur la méthode choisie en utilisant les supports
d’IEC :
Identifier et gérer les rumeurs,
Offrir la méthode ou orienter ou référer le client selon les
circonstances,
Et fixer un rendez-vous.
88
cancer. cette rumeur. La pilule a été utilisée en
toute sécurité par des millions de
femmes depuis plus de 50 ans.
La pilule protège même contre
certains cancers comme ceux de
l’ovaire, de l’endomètre, du col utérin
et du sein.
Rumeurs sur le DIU
Le DIU peut voyager à l’intérieur du Le DIU est placé à l’intérieur de
corps d’une femme jusqu’à son cœur ou l’utérus, il reste en place jusqu’au
son cerveau. moment de son retrait.
Une femme qui portait un DIU est Le nouveau-né est très bien protégé
devenue enceinte. Le DIU s’est encastré par le sac rempli de liquide amniotique
dans le front du bébé. dans l’utérus de la mère. Si une
femme porteuse d’un DIU est
enceinte, il n’y a aucun risque à ce
que le DIU s’encastre dans une partie
de l’enfant.
Le DIU pourrit dans l’utérus après une Le DIU est fait d’un matériel qui ne
utilisation prolongée. peut pas se détériorer ou “pourrir”
dans l’utérus de la femme.
Rumeurs sur les Condoms
Si un condom glisse durant la relation Un condom ne peut se perdre à
sexuelle, il peut se perdre dans le corps l’intérieur du corps de la femme, parce
de la femme. qu’il ne peut pas passer à travers le
vagin et le col utérin.
Il existe un grand risque pour qu’un Les condoms sont faits de gomme de
89
condom se casse ou se déchire durant latex fin mais très résistant et ont subi
la relation sexuelle. des tests rigoureux de laboratoire pour
s’assurer de leur solidité.
Rumeurs sur la Stérilisation féminine
Une femme qui a eu une ligature perd La ligature tubaire n’a aucun effet
tout désir sexuel physiologique sur la femme en dehors
de celui d’empêcher la rencontre entre
l’ovule et les spermatozoïdes.
La ligature raccourcit la durée de vie Une femme ligaturée continue à ovuler
d’une femme et peut causer une et à avoir ses menstruations jusqu’à
ménopause précoce. ce qu’elle arrive naturellement à la
ménopause. La ligature n’a aucune
influence sur l’espérance de vie.
Rumeurs sur la Vasectomie
La vasectomie est semblable à la La vasectomie n’est pas synonyme de
castration. Un homme qui se soumet à la castration, l’homme garde toute sa
vasectomie perd sa virilité. virilité.
Rumeurs sur le DMPA
Une femme qui utilise le DMPA ne sera Il peut y avoir un retard de quelques
plus jamais capable d’être enceinte. semaines après la dernière injection
pour que la fécondité de la femme
retourne à la normale. Mais la fertilité
après arrêt de la méthode est
comparable à celle de la population
générale.
Une femme sous DMPA n’aura pas Le DMPA n’a aucun effet sur la
suffisamment de lait quantité de lait secrétée ni sur sa
90
composition.
DMPA arrête le saignement menstruel et L’aménorrhée est un résultat attendu
c’est mauvais pour la santé d’une de l’utilisation du DMPA, parce que les
femme. femmes usant du DMPA n’ovulent
pas. Cette aménorrhée n’est pas
nocive. Elle aide à prévenir l’anémie et
libère la femme de l’inconfort et de
l’inconvénient de saignements
menstruels.
91
6.4 Planification et espacement idéal des grossesses pour la santé
(PEIGS)
6.4.1 Définition :
« La Planification et l’Espacement Idéal des Grossesses pour la Santé
(PEIGS) est un concept qui définit le temps idéal qui doit s’écouler entre un
accouchement ou un avortement et une nouvelle grossesse pour une
grossesse saine. »
Les études ont montré une corrélation entre les grossesses trop
rapprochées ou trop précoces et le risque de complications chez la mère ou
chez l’enfant.
92
courent un plus haut risque de retard de croissance et d’insuffisance
pondéral pendant les cinq premières années de vie.
Après une naissance vivante, l’intervalle recommandé avant de planifier
une autre grossesse est de 24 mois au moins afin de réduire les risques
pour la santé maternelle, périnatale et infantile.
Après une fausse couche ou un avortement provoqué, l’intervalle
recommandé avant la prochaine grossesse est de 6 mois au moins pour
réduire les risques pour la santé maternelle et périnatale.
94
Les bénéfices de la PEIGS pour les hommes :
- Aide les hommes à protéger la santé et le bien-être de leur partenaire et de
leurs enfants ;
- Donne aux hommes le temps de se préparer, sur le plan financier et
émotionnel, à l’arrivée du prochain enfant, s’ils souhaitent en avoir un
autre ;
- Donne aux hommes un sentiment de satisfaction puisqu’ils aident leur
partenaire à prendre une bonne décision concernant la PEIGS et la
planification familiale, contribuant ainsi à la santé de leur famille.
95
Après une fausse couche ou un avortement :
Les couples devraient utiliser immédiatement une méthode efficace de PF
de leur choix, continuellement pendant six mois au moins avant de planifier
une autre grossesse.
96
Messages sur la PEIGS
Pour les couples qui Pour les couples qui Pour les
désirent une grossesse décident d’avoir un adolescentes, les
après une naissance enfant après un messages sont:
vivante, les messages avortement provoqué
sont : ou spontané, les
messages sont :
97
Les messages sur la PEIGS doivent être systématiquement donnés
lors :
- des séances de counseling ;
- pendant la grossesse (consultation prénatale) ;
- après l’accouchement ;
- après l’avortement ;
- du conseil pour la prévention du VIH/SIDA ;
- des services de prise en charge des IST ;
- des initiatives hors santé (agriculture, alphabétisation, groupement,
micro crédit, environnement).
Nombreuses sont les époques dans la vie d’une femme où elle aura besoin
de conseils et de soutien. Le personnel soignant, les agents
communautaires, les dirigeants communautaires et religieux ainsi que les
associations de femmes et d’hommes tireront profit de ces périodes
propices pour éduquer et conseiller les couples et les familles en matière
de PEIGS les sensibilisant à la gamme élargie de méthodes de PF
disponibles pour planifier et espacer les grossesses.
98
Lors d’une séance de conseils, ne pas oublier de :
- expliquer les messages PEIGS aux clientes, de manière
compréhensible et dans un langage qu’elles comprennent ;
- expliquer que le couple peut utiliser une méthode efficace de PF de
son choix pour planifier et espacer les grossesses ;
- mentionner la large gamme de méthodes de PF disponibles au couple,
y compris les méthodes basées sur la connaissance de la fécondité ;
- expliquer comment obtenir et utiliser les méthodes de PF ;
- mettre l’accent sur les avantages sanitaires, sociaux et économiques
de la PEIGS ;
- rappeler aux clientes que la PEIGS profite à toute la famille et à la
communauté ;
- encourager les clientes à poser des questions et à partager cette
information avec leur partenaire, les membres de leur famille et leurs
amis.
102
Chapitre 7: Méthodes contraceptives
7.1 Généralités
La contraception est l’ensemble des moyens et techniques médicaux ou
non, mis à la disposition des individus et des couples pour leur permettre
de réguler leur fécondité, d’éviter les grossesses non désirées et d’espacer
les naissances pour avoir le nombre d’enfants souhaité au moment voulu.
Méthode de la température
Elle repose sur l’augmentation de la température corporelle observée après
l’ovulation. Le prestataire doit expliquer à la cliente le principe de la
105
méthode en s’aidant d’une feuille de température. La température est
généralement inférieure à 37°C pendant la première phase du cycle et
augmente de 0,4° C après l’ovulation.
106
La figure 8 est un exemple de courbe de température qui montre le
décalage existant entre la phase pré ovulatoire et la phase lutéale. Elle
permet de schématiser les périodes fécondes et infécondes.
Méthode sympto-thermique
Il n’est pas recommandé d’utiliser seule la méthode de la courbe
thermique, car le taux d’échec est très élevé. Pour plus d’efficacité, elle est
doit être associée à la méthode Billings (c’est ce qu’on appelle la méthode
sympto-thermique). Cette méthode ne protège pas contre les IST/SIDA.
107
Méthode du calendrier
C’est une méthode contraceptive, permettant de déterminer les périodes
fertiles à partir d’un calcul basé sur la durée des cycles menstruels
précédents.
Instructions : il faut informe la cliente sur la nécessité d’enregistrer au
moins 6 cycles consécutifs pour être en mesure de déterminer la période
de fécondité.
Le prestataire doit :
- expliquer la cliente la nécessité d’utiliser une autre méthode durant
cette période et l’aider à choisir une autre méthode,
- apprendre la cliente à déterminer sa période de fécondité:
Premier jour fertile = durée cycle le plus court – 20,
Dernier jour fertile = durée cycle le plus long – 10,
Suivi : la 1ère visite de contrôle se fera 15 jours après puis une visite par
mois pendant 3 mois. Il faut demander à l’occasion des visites si le couple
est satisfait de la méthode ; il faut également vérifier la maîtrise de la
méthode par le couple à partir de la 4ème visite.
108
[Link] Méthode des jours fixes ou «Collier du cycle»
Définition
C’est une méthode moderne, simple, coûteuse et efficace basée sur une
connaissance théorique des jours de fertilité. Le couple évitera les rapports
sexuels sans protection entre le 8ème et le 19ème jour du cycle en utilisant un
collier de perles colorées qui marque chaque jour du cycle, y compris les
jours où la femme peut contracter une grossesse (figure 9). Le taux
d’efficacité de la méthode, si l’utilisation est correcte, est de 95%.
109
- dès l’apparition des règles la cliente doit repositionner l’anneau noir sur
la perle rouge.
Critères d’éligibilité
- les femmes ayant des cycles avec une durée comprise entre 26 à 32
jour
- les couples qui peuvent éviter les rapports sexuels non protégés du
8ème au 19ème jour du cycle,
- les couples qui ne sont pas exposés à un risque accru de contracter
une IST.
Avantages de la MJF
- efficace à 95% et sans d’effets secondaires,
- ne nécessite pas de prise de médicaments ou d’acte chirurgical,
- renforce la communication dans le couple.
Limites de la MJF
- ne protège pas contre les IST, le VIH et le SIDA, le partenaire doit
collaborer,
- méthode contraignante (la femme peut oublier de pousser l’anneau),
- ne peut pas être utilisé quand le cycle est inférieur à 26 jours ou
supérieur à 32 jours.
Mode d’utilisation
Le premier jour du cycle, représenté par le premier jour des règles,
positionner l’anneau noir sur la perle rouge. Il faut déplacer
quotidiennement l’anneau dans le sens indiqué de la flèche rouge.
110
Lorsque l’on arrive au niveau des perles blanches (du 8ème au 19ème jour), il
faut éviter les rapports non protégés. Dès l’apparition des règles, la cliente
doit se repositionner sur la perle rouge.
Suivi
Il faut programmer une visite de suivi à 3mois, 6 mois puis tous les ans. En
cas de problèmes, il faut conseiller à la femme de revenir dans la structure
sanitaire à tout moment.
A chaque contact il faut faire une évaluation pour apprécier :
- si la méthode convient toujours à la femme: en vérifiant que son cycle
menstruel le plus récent a duré de 26 à 32 jours, en s’assurant qu’elle
n’est pas enceinte (se baser sur les check lists),
- si la méthode convient toujours au couple :
Déterminer si le couple veut toujours utiliser la méthode et peut
éviter d’avoir des rapports sexuels sans protection les jours de
perles blanches,
Déterminer si le couple peut utiliser la méthode correctement.
111
[Link] Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée
Définition
C’est la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA). Elle
repose sur l’allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois du
post-partum.
Mécanisme d’action
La succion du mamelon par le nouveau-né stimule l’hypophyse qui produit
de la prolactine, entraînant ainsi un blocage de l’ovulation.
Avantages
Sur le plan contraceptif : Il s’agit d’une méthode de contraception très
efficace si elle est bien utilisée, son taux d’efficacité est de 98% si les
conditions requises sont réunies, elle améliore en plus la relation
affectueuse entre la mère et son enfant. En outre la MAMA n’a pas d’effets
secondaires et n’interfère pas avec les rapports sexuels.
Sur le plan de la santé:
- chez l’enfant, la MAMA favorise l’immunisation jusqu’à 6 mois, assure un
meilleur développement psychomoteur, réduit les risques de maladies
infectieuses,
112
- chez la mère, la MAMA diminue le saignement post-partum, réduit le
risque d’anémie du post-partum.
Limites
- aucune protection contre les IST/SIDA,
- contraignante (par rapport aux heures de tétée),
- courte durée d’application (6 mois),
- efficacité qui diminue si une des conditions n’est pas remplie,
- ovulation possible à tout moment,
- nécessite la disponibilité constante de la mère,
Contre-indications
Il existe quelques contre-indications de la MAMA :
- malformations telles que les seins ombiliqués,
- abcès du sein : traitement de l’abcès et conseils spécifiques pour la
prévention,
- dermatose telle que candidose, eczéma (traitement et conseils
spécifiques),
- crevasses, gerçures, engorgement, tumeurs :(traitement et conseils
spécifiques),
- allaitement non protégé par les ARV chez la femme vivant avec le VIH.
Instructions
Les instructions suivantes doivent être données à la cliente :
- tétées fréquentes à la demande nuit et jour,
- donner les 2 seins à chaque tétée,
113
- vider complètement un sein, donner l’autre ; à la prochaine tétée,
prendre soin de commencer par ce dernier,
- intervalle maximum : le jour 4 heures, la nuit 6 heures,
- en cas d’absence, exprimer le lait (à donner à l’enfant à la cuillère), le
conserver au maximum 8 heures à température ambiante, 72 heures au
réfrigérateur et 3 mois au congélateur dans un récipient propre, avec
couvercle,
- insister sur les mesures hygiéno-diététiques : propreté des mains,
alimentation équilibrée et beaucoup de boissons pour la mère,
- en cas de menstruation ou si l’enfant commence à prendre d’autres
aliments, il faut conseiller à la mère de choisir immédiatement une autre
méthode contraceptive.
Suivi
Il permettra de prendre en charge des problèmes tels que : engorgement
mammaire, crevasses, gerçures, abcès. Il est recommandé de faire une
visite de suivi tous les 2 mois pour:
- évaluer l’efficacité de la méthode,
- préparer la cliente à l’adoption d’une autre méthode en cas de non-
respect des conditions ou à la fin des 6 mois.
114
7.2.2 Méthodes hormonales
o Définition
Les contraceptifs oraux combinés comprennent un œstrogène (E) et un
progestatif (P). Il existe 2 groupes de COC:
- la pilule normo-dosée contenant 50 microgrammes d’œstrogènes,
- la pilule minidosée dosée contenant 30 à 35 microgrammes
d’œstrogènes.
o Mécanisme d’action
Il repose sur le principe des 3 verrous suivants :
- suppression de l’ovulation,
- épaississement de la glaire cervicale qui va empêcher la pénétration des
spermatozoïdes,
115
- modification de l’endomètre qui est rendu impropre à la nidation.
o Mode d’administration
Quand commencer ?
La prise doit débuter entre le 1er et le 5ème jour du cycle.
Au-delà du 5ème jour, avant de commencer :
o Il faut être raisonnablement certain que la cliente n’est pas enceinte en
utilisant la liste de contrôle (figure 10),
o si on n’est pas raisonnablement sûr que la cliente n’est pas enceinte,
ne pas donner les COC maintenant et lui demander d’utiliser une
méthode d’appoint et de débuter la pilule dès l’apparition des
prochaines règles.
Pour une cliente qui était sous une autre méthode hormonale :
o si DIU, elle peut commencer immédiatement les pilules,
o si elle utilisait autre méthode hormonale, elle peut commencer
immédiatement,
o si injectables, elle peut commencer au moment de l’injection suivante.
Après une contraception d’urgence, prendre les COC le jour suivant la prise
de la CU (il n’est pas nécessaire d’attendre les prochaines règles) ; et
prendre une méthode de barrière ou s’abstenir pendant les 7 premiers
jours de prise de COC.
116
Dans le post-partum, on peut commencer :
- à partir de 6 mois si la femme allaite et utilise la MAMA,
- après 6 semaines si la cliente allaite et n’utilise pas la MAMA,
- après 3 semaines si la cliente n’allaite pas,
- si la femme doit prendre les COC et qu’elle n’a pas ses règles, elle peut
commencer à n’importe quel moment si on est raisonnablement sûr
qu’elle n’est pas enceinte. Si on n’est pas raisonnablement sûr que la
cliente n’est pas enceinte, donner les COC maintenant et lui demander
de les prendre dès l’apparition des prochaines règles.
o Critères d’éligibilité
Question : Qui peut utiliser les COC ?
119
De 21 à 42 jours après l’accouchement, sans autres facteurs de risque
de TEV
Thrombose veineuse superficielle (TVS)
Dyslipidémies avérées sans autres facteurs de risque cardiovasculaire
connus
Tabagisme : âge moins de 35 ans
hyperplasie nodulaire focale
Allaitement au sein : 6 mois ou plus du post-partum
Obésité : Indice de masse corporelle (IMC)> 30kg/m2
Des premières règles à moins de 18 ans et IMC > 30kg/m2
Drépanocytose
Problèmes veineux superficiels
Diabète sans problèmes vasculaires
Séropositive VIH sous traitement par inhibiteur non nucléosidique de la
transcriptase inverse
Cancer du col utérin en attendant le traitement
Maladie du sein avec une grosseur non diagnostiquée
Saignements vaginaux inexpliqués
Antécédents de Cholestase gravidique
Sida sous ARV
Lupus Erythémateux Disséminé
Thrombopénie sévère
Traitement immuno suppresseur
Valvulopathie cardiaque non compliquée
Céphalées non migraineuses (poursuite)
Migraine sans aura avec âge< 35 ans (adoption)
Chirurgie majeure sans immobilisation prolongée
120
Cholécystopathie traité par cholécystectomie
Interaction médicamenteuse : Traitement sous griséofulvine ,
INNTI (efavirens, névirapine) inhibiteurs de la protéase (IP) : atazanavir
boosté, lopinavir boosté, darunavir boosté, ritonavir,
122
Lupus érythémateux disséminé avec anticorps anti phospholipidique
positif ou inconnu
Valvulopathie cardiaque compliquée
Cardiopathie ischémique actuelle et antécédents de cardiopathie
ischémique
Facteurs de risque multiple de maladies cardio-vasculaires
Pathologies vasculaire : accident vasculaire cérébral (antécédents
d’accident vasculaire cérébral)
Anticorps antiphospholipides positifs (ou inconnus)
Néphropathie/rétinopathie/neuropathie
Thrombose veineuse profonde (TVP) et embolie pulmonaire (EP) :
antécédent de VP/EP, TVP/EP aigue, TVP/EP sous traitement
anticoagulant, chirurgie majeure avec immobilisation prolongée
Mutations trhombogéniques avérées (par ex. : Facteur V Leiden ;
mutation du Facteur II ; déficit en protéine S, protéine C, ou
antithrombine)
Chirurgie majeure avec immobilisation prolongée
Céphalées : migraine sans aura (âge ≥35 ans, poursuite), migraine avec
aura quel que soit l’âge
123
Figure 11
124
o Effets secondaires
Parmi les effets secondaires des COC on peut citer :
- spotting,
- tension mammaire
- migraine
- élévation de la T.A.
- aménorrhée après arrêt des COC.
Les arbres de décision ci-dessous donnent des indications sur
comment prendre en charge les cas d’oubli et les effets secondaires
des COC (figures 11-14).
125
SPOTTING SOUS COC
Rassurer, attendre
Anormal
CPNR
Normal
Passer à une pilule plus oestrogénique
Référer
Continuer la méthode
Figure 13 : Prise en charge du spotting sous COC Inconfort
Rassurer et
L’aider à changerde méthode Oui Non continuer la
méthode
126
AMENORRHEE SOUS COC
Anamnèse
Examen clinique
Grossesse ?
NON OUI
OUI NON
Counseling
Counseling et donner une Expliquer la prise correcte de
pilule plus œstrogènique la pilule
Amélioration
OUI
NON
Continuer la pilule Aider à choisir une autre
méthode ou référer
127
CEPHALEES ET/OU MIGRAINES SOUS CONTRACEPTIFS ORAUX COMBINES (COC )
HTA
Troubles visuels ?
Rassurer et
continuer
er la pilule et proposer les méthodes suivantes: Injectables progestatifs, Implant, Pilule progestative, DIU.
* Méthode non recommandée de manière générale, à moins qu’aucune autre méthode appropriée ne soit
disponible ou acceptable ; elle nécessite un suivi rigoureux (catégorie 3, OMS)
128
Instructions
La prise doit être quotidienne et à la même heure, même en l’absence de
rapports sexuels. Pour les plaquettes de 21 comprimés, observer un arrêt
de 7 jours avant la prise de la plaquette suivante. Pour les plaquettes de 28
comprimés, l’arrêt n’est pas observé: la prise est continue. Les 7 derniers
comprimés contiennent du fer uniquement.
En cas d’oubli :
- si oubli d’une ou de 2 pilules : en prendre une dès rappel puis
continuer à prendre une pilule chaque jour,
- si oubli de 3 pilules ou plus au cours des 2 premières semaines du
cycle : prendre une pilule dès que possible, utiliser une méthode de
barrière, ou s’abstenir pendant 7 jours et s’il y a eu rapport sexuel
dans les 5 derniers jours, utiliser la contraception d’urgence,
- si oubli pendant 3 jours ou plus au cours de la dernière semaine du
cycle :
.prendre une pilule dès que possible,
.finir la plaquette et ne pas boire les comprimés de fer,
enchaîner avec une nouvelle plaquette le jour suivant,
.utiliser une méthode de barrière ou s’abstenir pendant 7
jours,
s’il y a eu un rapport sexuel dans les 5 derniers jours, utiliser
la contraception d’urgence.
129
- si pendant 2 mois, vous n’avez pas vos menstruations, ou si vous
présentez les signes suivants (douleurs à la poitrine avec ou sans
essoufflement, maux de tête prononcés, intenses douleurs aux jambes,
absence de saignement ou de saignotement pendant la semaine sans
pilule si vous prenez les plaquettes de 21 comprimés ou après la fin de la
plaquette de 28 comprimés) il faut revenir en consultation.
Suivi
Lors de la première consultation
pour les femmes situées à la Classe 2, donner une plaquette et fixer le
rendez-vous à la fin de la 3ème semaine;
pour les femmes qui ne nécessitent pas de surveillance particulière, donner
6 plaquettes et fixer le rendez-vous au début de la prise de la 6ème
plaquette.
Mécanisme d’action
Il repose sur les 3 verrous suivants :
- suppression de l’ovulation,
130
- épaississement de la glaire cervicale empêchant la pénétration des
spermatozoïdes,
- modification de l’endomètre qui devient impropre à la nidation.
Mode d’administration
- Commencer de préférence la prise entre le 1er et le 5ème jour du
cycle menstruel ou à tout moment si on est raisonnablement sûr que
la cliente n’est pas enceinte (voir liste de contrôle).
- Au-delà de 5 jours après règles : s’abstenir de rapports sexuels ou
avoir recours à une méthode de barrière pendant les 7 jours qui
suivent.
Dans le post-partum :
o avec allaitement : prise à partir de 6 mois si la cliente utilise la MAMA,
o prise à partir de 6 semaines si la cliente n’utilise pas la MAMA,
o Sans allaitement : immédiatement après l’accouchement.
131
et prendre une méthode de barrière pendant les 7 premiers jours de
prise de COP.
- Limites
- spotting, saignements, aménorrhée,
- utilisation contraignante (nécessité de respect de l’heure de prise),
- prise ou perte de poids,
- risque d’oubli qui expose aux grossesses non désirées,
- ne protège pas contre les IST, le VIH et le SIDA.
- Critères d’éligibilité
- Question : Qui peut utiliser les COP ?
COP: Classe 1
De la ménarche à la ménopause
132
Nullipare
Allaitement 6 semaines à 6 mois
> 6 mois après l’accouchement
> 4 semaines après l’accouchement
Post abortum immédiat
Tabagisme
HTA contrôlée et pouvant être mesurée, systolique entre 140 - 159 et
diastolique 90-99
Migraine sans aura
Céphalée autre que migraine
Antécédents familiaux de Thrombose veineuse
Valvulopathies compliquées
Tuberculose non pelvienne
Maladie thyroïdienne
Anémie
Cancers du col, de l’endomètre, de l’ovaire
Fibrome utérin
Endométriose
Cirrhose légère
Cholestase gravidique
Maladies trophoblastiques
Hépatite chronique ou sujet porteur
Hépatite aigue ou poussée
Cervicite
Vaginite
MIP
Risque accru d’IST
133
Sujet séropositif
SIDA sans ARV
Interaction médicamenteuse : Inhibiteurs nucléosidiques de la
transcriptase inverse (ARV) - antimicrobiens (antibiotiques à large
spectre, antifongiques, antiparasitaires) et anticonvulsivant
(lamotrigine)
COP : Classe 2
< 6 semaines après l’accouchement
Antécédents de grossesse extra-utérine
HTA ne pouvant pas être mesurée, systolique > 160 ou diastolique >
100
Migraine avec aura pour l’adoption
Antécédent de thrombose veineuse profonde
Cardiopathie ischémique / AVC pour l’adoption
Diabète avec maladie non vasculaire
Diabète avec maladie vasculaire ou diabète durant plus de 20 ans
Hyperlipidémie sévère
Cancer du col utérin en attendant un traitement
Maladie du sein avec grosseur non diagnostiquée (référer pour
diagnostic le plus tôt possible)
Saignements vaginaux irréguliers peu abondants
Saignements vaginaux abondants ou prolongés, régulier ou non,
inexpliqués
Affections des voies biliaires actuelles ou symptomatiques
Cholestase liée à l’emploi des CO
134
Lupus érythémateux disséminée (thrombocytopénie sévère et
traitements immunosuppresseurs)
Sujet à risque élevé de VIH
Pathologie vasculaire
Embolie pulmonaire aigu et traitement par anti coagulants
Risque thrombogène important (chirurgie lourde)
Interaction médicamenteuse Traitement avec Inhibiteurs non-
nucléosidiques de la transcriptase inverse, Ritonavir, inhibiteurs de la
protéase boosté par le ritonavir
Rifampicine ou rifabutine,
COP : Classe 3
Migraine avec aura pour la poursuite
Cardiopathie ischémique/AVC pour la poursuite
Saignements vaginaux inexpliqués avant évacuation
Cirrhose grave
Tumeur du foie
Thrombose veineuse profonde aigue
Lupus érythémateux avec anticorps phospholipide
Interaction médicamenteuses: certains anticonvulsivants : phénytoine,
carbamazépine, barbituriques, primidone, topiramate, oxcarbazepine
Examen gynécologique
Instructions
136
- Remettre les plaquettes de pilules en donnant un réapprovisionnement
pour une année (11 ou 13 plaquettes) si possible,
- Montrer et expliquer comment prendre la première pilule de la plaquette
et comment suivre les flèches pour les autres prises,
- Tous les 28 comprimés ont la même couleur et contiennent la même
concentration hormonale progestative,
- La prise est quotidienne, ininterrompue et faite à la même heure,
- Dès la fin d’une plaquette, continuer avec la suivante,
- En cas d’aménorrhée pendant 2 mois, continuer la pilule et revenir à la
structure sanitaire pour vérifier l’existence d’une grossesse,
- En cas de diarrhée persistante continuer la prise et renforcer par une
méthode de barrière jusqu’à la fin du traitement, continuer la prise même
en l’absence de rapports sexuels,
- Si risque d’IST, de VIH ou de SIDA, encourager l’utilisation du condom.
En cas d’oubli, prendre une pilule dès qu’on s’en rappelle et continuer à
prendre une pilule chaque jour. Si on oublie 2 pilules consécutives ou plus
on doit reprendre la prise d’une pilule par jour dès rappel ; mais, il faut
utiliser des condoms ou s’abstenir de relations sexuelles pendant 7 jours
consécutifs.
NB : La cliente peut utiliser la méthode même au-delà de 6 mois après
l’accouchement.
Suivi
Expliquer à la cliente le plan de suivi ci-dessous :
- Visite initiale : donner 1 plaquette,
- Donner rendez-vous en fin de plaquette et demander à la cliente de
revenir dès qu’un problème se pose,
137
- Si la cliente présente des problèmes ou des effets secondaires, se référer
à la prise en charge des effets secondaires,
- Lors de toutes les visites, préciser à la cliente de revenir au centre en cas
des signes d’alarmes suivants : aménorrhée de plus de 3 mois, céphalées
intenses, douleurs vives au bas ventre, troubles de la vision, saignements
très abondants.
[Link] Contraceptifs injectables progestatifs (CIP)
Définition
Les contraceptifs injectables constituent une méthode de contraception
efficace, durable, réversible et discrète. Ils sont comme une hormone
naturelle produite par le corps d'une femme. Ils sont injectés avec une
seringue dans les muscles (intramusculaire ou IM) ou dans les tissus adipeux
(sous-cutanée ou SC) et sont libérés lentement dans le sang à partir du site
de l'injection.
Composantes de l’Uniject
Il y a différentes parties de l’Uniject et il est important de connaitre leurs noms
et leurs fonctions:
1. Le réservoir : il est pré rempli d’une solution injectable de DMPA. Après que
l’aiguille soit introduite au niveau du site indiqué, le réservoir devrait être
pressé entre le pouce et l’index pour injecter le contenu. Avec le DMPA, bien
que le réservoir de l’Uniject soit seulement rempli au 3/4, il contient une dose
entière de contraceptif. Il est normal d’avoir une grande bulle d’air, mais
l’injection devrait être administrée avec l’aiguille pointant à angle droit vers le
bas. Ainsi, moins d’air de la bulle d’air sera injecté.
2. La valve : Il y a une valve à l’intérieur de l’Uniject que vous ne pouvez pas voir
et qui empêche l’Uniject d’être réutilisé de nouveau après qu’il ait été utilisé.
Cette caractéristique autobloquante est similaire pour toutes les seringues à
139
injection de DMPA et aide à empêcher la propagation des maladies telles que
le VIH/SIDA causées par la réutilisation des aiguilles.
3. Le porte-aiguille : Lors de l’injection et du retrait, l’Uniject devrait être tenu par
le porte-aiguille
4. L’aiguille : l’Uniject pré-rempli de DMPA étant une injection sous-cutanée,
l’aiguille est plus courte (9,5mm) que l’aiguille des injections Depoprovera.
5. Le capuchon de l’aiguille : Le capuchon de l’aiguille préserve la stérilité de
l’aiguille Uniject et aide à éviter les piqûres d’aiguille avant que l’Uniject ne
soit utilisé. Comme pour d’autres types de seringues, le capuchon de l’aiguille
ne devrait pas être remis sur l’Uniject après qu’il ait été enlevé.
140
Il se peut que les clientes préfèrent la plus petite aiguille pour l’injection
sous-cutanée
141
Les différences entre le DMPA IM et DMPA-SC
Mécanisme d’action
Il repose sur les 3 verrous suivants :
- Suppression de l’ovulation,
- Epaississement de la glaire cervicale qui va empêcher la pénétration des
spermatozoïdes,
- Modification de l’endomètre qui devient impropre à la nidation.
142
Mode d’administration
L’injection peut être administrée entre le 1er et le 7ème jour des règles,
ou à n’importe quel moment si on est raisonnablement sûr qu’elle
n’est pas enceinte en utilisant la liste de contrôle.
En cas de changement de méthode on peut faire l’injection
immédiatement si on est raisonnablement sûre que la femme n’est
pas enceinte en utilisant la liste de vérification.
Dans le post-partum, on peut prescrire les progestatifs injectables à
partir de 6 semaines si la cliente allaite et n’utilise pas la MAMA, ou
immédiatement si la cliente n’allaite pas, ou après 6 mois si la cliente
allaite et utilise la MAMA.
Dans le post-abortum, l’utilisation des contraceptifs injectables
progestatifs peut se faire dans les 7 jours qui suivent un avortement
du 1er ou du 2ème trimestre ; au-delà de 7 jours après un avortement
du 1er trimestre ou du 2ème trimestre, avant de commencer il faut
s’assurer raisonnablement que la femme n’est pas enceinte en
utilisant la liste de contrôle.
Après une contraception d’urgence, le contraceptif injectable peut
être débuté immédiatement ou dans les 7 premiers jours du cycle
suivant.
Avantages
143
- Offre 3 mois de protection pour le Dépo-provéra IM et DMPA-SC, et 2
mois de protection pour le Noristérat,
- N’interfère pas avec l’allaitement et les rapports sexuels,
- Ne contient pas d’œstrogène, diminuent les crampes menstruelles,
protège contre l’anémie, protège contre les cancers de l’endomètre et
les fibromes utérins,
- Diminuent l’incidence des maladies bénignes des seins, réduisent le
risque de MIP par épaississement de la glaire cervicale.
Limites
Ils sont comparables à ceux occasionnés par les COP ; on peut citer parmi
eux : aménorrhée, spotting, saignements, prise de poids, céphalées,
diminution de la libido, retour à la fécondité retardée, absence de protection
contre les IST/ VIH.
Critères d’éligibilité
Qui peut utiliser la CIP sans restriction
CIP: Classe 1
Âge 18-45 ans
Nullipare
Allaitement au sein 6 semaines à 6 mois
inférieur à 21 jours sans allaitement
> 6 mois après l’accouchement
Antécédents de grossesse extra-utérine
> 4 semaines après l’accouchement
Post abortum immédiat
Tabagisme
144
HTA contrôlée et pouvant être mesurée, systolique entre 140 - 159 et
diastolique 90-99
Céphalée autre que migraine
Antécédents familiaux de Thrombose veineuse profonde
Valvulopathies compliquées
Tuberculose non pelvienne
Maladie thyroïdienne
Anémie
Cancers du col, de l’endomètre, de l’ovaire
Fibrome utérin
Endométriose
Cirrhose légère
Cholestase gravidique
Maladies trophoblastiques
Hépatite chronique ou sujet porteur
Hépatite aigue ou poussée
Cervicite
Vaginite
MIP
Risque accru d’IST
Sujet séropositif et SIDA sans ARV
Interaction médicamenteuse : Inhibiteurs nucléosidiques de la
transcriptase inverse (ARV) - antimicrobiens (antibiotiques à large
spectre, antifongiques, antiparasitaires) et anticonvulsivant (lamotrigine)
CIP : Classe 2
Âge : des ménarches jusqu’ à 17 ans et plus de 45 ans
145
< 6 semaines après l’accouchement
Antécédents de grossesse extra-utérine
HTA ne pouvant pas être mesurée, systolique > 160 ou diastolique > 100
Migraine avec aura pour l’adoption
Antécédent de thrombose veineuse profonde
Cardiopathie ischémique / AVC pour l’adoption
Diabète avec maladie non vasculaire
Diabète avec maladie vasculaire ou diabète durant plus de 20 ans
Hyperlipidémie sévère
Cancer du col utérin en attendant un traitement
Maladie du sein avec grosseur non diagnostiquée (référer pour
diagnostic le plus tôt possible)
Saignements vaginaux irréguliers peu abondants
Saignements vaginaux abondants ou prolongés, régulier ou non,
inexpliqués
Affections des voies biliaires actuelles ou symptomatiques
Cholestase liée à l’emploi des CO
Lupus érythémateux disséminée (thrombocytopénie sévère et traitements
immunosuppresseurs)
Sujet à risque élevé de VIH
Embolie pulmonaire aigu et traitement par anti coagulants
Risque thrombogène important (chirurgie lourde)
Pathologie vasculaire
Antécédent HTA
Question : Qui peut utiliser les CIP avec précaution ?
CIP : Classe 3
146
Allaitement au sein : Moins de 6 semaines du post-partum
HTA systolique≥ à 160 ou diastolique>100 :
Pathologie vasculaire
Facteurs de risque multiples de maladie cardio vasculaire : migraine avec
aura quel que soit l’âge (poursuite)
thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire aigue
Lupus érythémateux disséminé avec anticorps anti phospholipides positif
ou inconnu
Lupus érythémateux disséminé avec thrombocytopénie sévère (pour
adoption) Cardiopathie ischémique (actuelle ou antécédent), accident
cérébro vasculaire (antécédent)
Maladie du sein en rémission depuis 5 ans
Diabète avec maladie vasculaire ou diabète durant plus de 20 ans
Saignements vaginaux inexpliqués
Cirrhose grave
Tumeur du foie : adénome ou carcinome hépatocellulaire
CIP : Classe 4
Grossesse et
Cancer du sein actuel
Les listes de contrôle ci-dessous (figure 17) renseignent sur les points
essentiels à retenir concernant les CRM dans l’utilisation des
progestatifs injectables.
147
Figure 17 :
Liste de contrôle pour les
clientes qui
commencent
le
DMPA
148
Figure 18 : Aide-mémoire pour la réinjection du DMPA
EFFETS SECONDAIRES
La
prise en charge
des
principaux effets secondaires des progestatifs injectables est énoncée
dans les arbres décisionnels suivants (figures 19-20, tableau V)
149
AMENORRHEE SOUS DMPA
Examen gynécologique
Pas de grossesse
Grossesse confirmée
Aménorrhée acceptée
Arrêter méthode et CPNRRassurer que les progestatifs n’ont aucun effet néfas
OUI NON
Rassurer et Arrêter
continuer
et changer
si acceptable
de méthode (COC si éligible ou méthode non-hormonale)
Examen clinique
150
Cause non retrouvée
Cause retrouvée (grossesse
avortement, infection, cause
gynécologique)
EFFETS
SECONDAIRE CONDUITE A TENIR
S
151
Instructions
Il faut demander à la cliente de revenir à tout moment si elle sent le besoin
de le faire ou en cas d’apparition des signes d’alarme suivants: aménorrhée
après plusieurs cycles réguliers, douleurs vives au bas ventre, saignement
abondant ou prolongé, tuméfaction ou douleur au niveau du point
d’injection, maux de tête prolongés, troubles de la vision.
Suivi
La cliente doit revenir pour la prochaine injection 13 semaines après
(3mois) si DMPA, 8 semaines après (2 mois) si Noristérat. L’injection peut
être faite deux semaines avant ou jusqu’à 4 semaines après la date fixée
pour l’injection de rappel. Au-delà de 4 semaines de retard, la cliente doit
s’abstenir ou utiliser une méthode barrière (condom ou spermicide) en
attendant les règles suivantes.
[Link] Définition
Les méthodes barrières sont des méthodes contraceptives mécaniques ou
chimiques qui empêchent la pénétration et/ou la progression des
spermatozoïdes dans la filière génitale féminine.
Définition
C’est une fine gaine en latex, plastique portée sur le pénis en érection
avant le rapport sexuel.
Mécanisme d’action
Le condom masculin empêche :
- le sperme d’entrer en contact avec les voies génitales féminines,
- la transmission d’organismes pathogènes entre les partenaires.
Avantages
- Efficacité : 78 - 99 % sans spermicides, 99 % avec spermicides.
- Protège contre les IST, le VIH et le SIDA.
- Seule méthode réversible pour les hommes.
- N’a pas d’effet secondaire systémique.
- N’interfère pas avec l’allaitement maternel.
- Peut constituer une méthode d’attente ou d’appui.
- Peut améliorer les problèmes d’éjaculation précoce.
Limites
- Possibilités de déchirures du condom, et de fuites avec risque de
grossesse non désirée et de contamination,
- Interfère avec les rapports sexuels,
- Interrompt les préludes du coït,
- Nécessite une motivation du partenaire,
- Possibilité d’allergie au latex.
153
Critères d’éligibilité
Aucun bilan n’est nécessaire avant l’utilisation du condom masculin.
Suivi
- Demander si le client est satisfait.
- Vérifier la bonne utilisation du condom.
- Réapprovisionner le client.
155
[Link].2 Condom féminin
Définition
C’est un mince fourreau de plastique en polyuréthane mou et transparent. Il
est formé de deux anneaux. L’un est fermé et doit être placé en contact
avec le col utérin, l’autre est ouvert à l’extérieur devant être placé au niveau
des petites lèvres.
Mécanisme d’action
Le condom féminin empêche :
- le sperme d’entrer en contact avec les voies génitales féminines,
- la transmission d’organismes pathogènes entre les partenaires.
Avantages
- Efficace si employé correctement et constamment.
- Protège contre les IST/VIH et les grossesses non désirées.
- N’exige pas d’ordonnance ni de bilan médical.
- Pas d’effets secondaires ni d’allergie.
- N’interfère pas avec l’allaitement maternel
- Méthode d’attente ou d’appui.
- Peut améliorer l’orgasme chez la femme.
- Sensation de contact naturel, consistance plus souple.
- Peut être posé à l’avance et n’interrompt pas les rapports sexuels.
- Peut ne pas être enlevé immédiatement après le rapport.
Limites
- Exige l’adhésion du partenaire.
- La femme doit toucher ses parties génitales.
156
- Peut faire du bruit lors des rapports.
Critères d’éligibilité
Aucun bilan n’est nécessaire avant l’utilisation du condom féminin.
Instructions
Il est important de donner les informations suivantes à la cliente :
- utiliser un nouveau condom lors de chaque rapport sexuel,
- frotter le préservatif pour bien repartir le lubrifiant,
- ne pas ouvrir l’emballage du condom avec les dents, un couteau, des
ciseaux ou d’autres instruments tranchants,
- maintenir l’anneau et le pincer,
- le condom doit être inséré dans le vagin aussi loin que possible,
- pousser vers le haut, veiller à ce que le préservatif ne soit pas tordu,
- lors de la pénétration du vagin, guider le pénis à l’intérieur du
préservatif,
- après le rapport, retirer le préservatif en pinçant l’anneau extérieur et
en le faisant tourner,
157
- en tenant la base (l’anneau) du condom, retirez le pénis avant de
perdre l’érection pour éviter que le condom ne glisse et ne répande le
sperme,
- n’utilisez chaque condom qu’une seule fois,
- pour éliminer un condom utilisé, il faut le jeter soit dans les toilettes ou
bien l’enterrer,
- ne pas stocker les condoms pas dans un endroit chaud car ils
risquent de se détériorer,
- n’utiliser pas un condom si l’emballage est rompu ou si le condom
paraît endommagé ou fragile ou s’il est périmé,
- n’utiliser pas de l’huile minérale, de l’huile de cuisine, de l’huile pour
bébé ou de la vaseline pour lubrifier les condoms. Ces produits
peuvent les endommager en l’espace de quelques secondes,
- en cas de rupture ou de fuite, recourir à la contraception d’urgence,
- vérifier la date de péremption (5 ans à partir de la date de fabrication),
- peut être posé 8h avant les rapports sexuels.
158
[Link].3 DIAPHRAGME
Définition :
Le diaphragme est un capuchon en caoutchouc en forme de dôme qui
est inséré dans le vagin avant le rapport sexuel et qui couvre le col de
l’utérus
Types :
Mécanisme d’action
Empêche les spermatozoïdes d’arriver dans le tractus génital supérieur
(utérus et trompes de Fallope). Son action est renforcée par la fonction
spermicide de la crème ou de la gelée qui est utilisée en même temps.
159
Qui peut utiliser le diaphragme ?
Avantages et limites
Avantages sur le plan contraceptif
• A taille unique (diaphragme Caya), qui s’adapte à l’anatomie d’un
grand nombre de femmes
• Une pose facile 80% des femmes ont correctement positionné le
diaphragme Caya lors de leur premier essai.
• Discret et efficace immédiatement
• N’interfère pas avec l’allaitement maternel
160
• Ne gêne pas les rapports sexuels (peut être inséré jusqu’à 6 heures
avant)
• Aucun risque pour la santé lié à la méthode systémique
• Sensation d’indépendance et de liberté pour la femme
Limites
• Efficacité modérée (taux de grossesses de 6 à 18 pour 100 femmes
pendant la première année lorsque le diaphragme est utilisé avec un
spermicide et 18,8% pour le diaphragme Caya)
• Nécessite un examen gynécologique par un prestataire formé pour
l’ajustement initial et pour le réajustement post-partum (diaphragme
avant dernière génération)
• Doit être gardé en place pendant 6 heures après le rapport sexuel
• Besoin d’une bonne connaissance de son anatomie
• Pas de toilette vaginale dans les 6 heures après rapport sexuel
Mode d’emploi
• Utilisez le diaphragme lors de chaque rapport sexuel
• Vider la vessie et se laver les mains
• Appuyer sur le caoutchouc et tenir le diaphragme devant la lumière
ou le remplir d’eau pour vérifier qu’il n’y a pas de trous
• Mettre une petite quantité de crème ou de gelée spermicide dans le
capuchon (pour faciliter l’insertion, on peut mettre une petite quantité
de crème ou de gelée sur le bord du diaphragme ou dans l’ouverture
du vagin) pressez ensemble le rebord
161
• Pour le diaphragme Caya, inséré avec une noisette de gel Caya dans
le vagin (maximum 2 heures avant le rapport, sinon besoin de
remettre 4ml de avec l’applicateur)
• Les positions suivantes peuvent être adoptées pour insérer le
diaphragme : un pied sur une chaise, couchée ou accroupie
• Écarter les lèvres du vagin
• Insérer le diaphragme contenant la crème ou la gelée au fond du
vagin et pousser le rebord frontal derrière la symphyse pubienne
• Mettre le doigt dans le vagin et sentir le col (même sensation que le
nez) à travers le caoutchouc pour être sûre qu’il est recouvert
[Link].4 Spermicides
Définition
Les spermicides sont des produits chimiques introduits dans le vagin avant
le rapport sexuel pour rendre inactifs les spermatozoïdes.
Mécanisme d’action
Ils agissent par voie vaginale en détruisant la membrane cellulaire des
spermatozoïdes et en affectant leur mouvement et leur capacité à féconder.
Avantages
- N’interfère pas avec l’allaitement maternel.
- Peut-être une méthode d’attente ou d’appoint.
- Absence d’ordonnance, il n’est pas nécessaire de faire un bilan médical
préalable,
- Peut servir de lubrifiant,
- Absence d’effet secondaire systémique.
162
Limites
- Excès d’humidité vaginale, interférence avec le rapport sexuel.
- Possibilité d’allergie ou d’irritation vaginale.
- Efficacité 70-90 % si utilisé seule, et 70-99 % avec condom.
- Pas de toilette vaginale dans les 6 heures après le rapport.
- Absence de protection contre les IST/VIH.
Critères d’éligibilité
Il faut en particulier rechercher une allergie aux spermicides.
Mode d’utilisation
Mousses ou crèmes
- Bien agiter le flacon avant usage.
- Remplir l’applicateur.
- Introduire l’applicateur profondément dans le vagin, la femme étant
couchée sur le dos, ou debout.
- Vider le contenu de l’applicateur et le retirer immédiatement, à moins
d’une heure avant le rapport sexuel.
Instructions
163
- Attendre au moins 6 heures après le dernier rapport avant de faire une
douche vaginale si on le souhaite.
- Bien entretenir l’applicateur qu’il faut laver avec savon et eau tiède,
rincer et sécher.
- Ne pas partager l’applicateur avec une autre femme.
- En l’absence de rapport sexuel 1 heure après avoir placé un spermicide
dans le vagin, il faut en renouveler la dose.
Effets secondaires
En cas d’allergie, il faut arrêter l’utilisation du spermicide et choisir une
autre méthode.
7.2.4 .1 Définition
La contraception d’urgence est une méthode contraceptive d’exception qui
permet d’éviter la survenue d’une grossesse non désirée après un rapport
sexuel non ou mal protégé. Elle peut être offerte à n’importe quel moment
du cycle menstruel et dans les 72 heures pour les méthodes hormonales et
5 jours pour le DIU suivant le rapport sexuel.
Classe 1
164
Toute femme qui a eu un rapport sexuel non ou mal protégé, absence
de grossesse (PCU, pilule classique) ;
Toute femme qui a eu un rapport sexuel non ou mal protégé, absence de
grossesse et d’infection génitale, absence de cancer du col ou de
l’endomètre, absence de saignements vaginaux inexpliqués (Dispositif
Intra-Utérin).
Allaitement au sein
Antécédents de grossesse extra-utérine
Utilisation d’un inducteur du CYP3A4
Utilisation répétée de la PCU
Viol
Obésité
A. Méthodes hormonales
- Pilule contraceptive d’urgence (PCU) :on peut utiliser des produits à
base de Lévonorgestrel dosés à 0,750 mg.
- Pilules classiquescomprennent : les pilules combinées œstro-
progestatives et les pilules à progestatifs seuls.
B. Méthode mécanique
165
Il s’agit du dispositif intra-utérin TCU 380A.
166
Tableau VI : Différents types de CU utilisées par voie orale
Type d’hormones utilisées pour la Posologie
CU
Pregnon®/Duet* : prendre un
comprimé à renouveler 12h plus tard
ou prendre 2 comprimés en prise
unique
Norlevo® : prendre un comprimé à
Pilules à progestatifs seuls avec renouveler 12h plus tard ou prendre
0,750 mg de levonorgestrol par 2 comprimés en prise unique.
prise Microval®/Microlut : prendre 25 cp
à renouveler 12h plus tard.
Acétate d’ulipristal (UPA) 1cp-dose
unique de 30 mg
Pilules Oestro-progestatives avec Normo-dosées :
0,006 mg de levonogrestrol + Néogynon®, Stédiril® : Prendre 2 cp
0,12 mg d’ethinyloestradiol par à renouveler 12h plus tard
prise Mini-dosées :
Microgynon, Sécuril® et Adépal® :
Prendre 4 cp à renouveler 12h plus
tard
Pour le DIU, l’insertion peut se faire dans les 7 jours qui suivent le rapport
sexuel non ou mal protégé.
167
[Link] Avantages
- prévention des grossesses non- désirées,
- méthode sûre et efficace,
- utilisable à tout moment du cycle,
- bonne innocuité.
[Link] Limites
- Nécessite un personnel qualifié (DIU).
- Ne protège pas contre les IST/VIH.
[Link] Instructions
Le tableau VII ci-dessous indique à quel moment on peut commencer une
méthode contraceptive après l’utilisation d’une contraception d’urgence.
Tableau VII : Quand débuter une contraception après utilisation d’une
CU ?
Méthodes Quand commencer
Préservatif Immédiatement après la prise des PCU ; les
préservatifs protègent doublement contre la
grossesse et le IST/VIH
Orale Le jour qui suit la prise de la PCU
Injectables Immédiatement ou dans les 7 premiers jours du cycle
(méthode d’appoint si dans les 7 premiers jours du
cycle)
Implants Entre J1 et J7 du cycle (donner une méthode
d’appoint)
DIU Immédiatement
169
Le tableau VIII ci-dessous donne des informations sur la prise en
charge des effets secondaires de la CU.
170
[Link] Suivi
La visite de suivi n’est pas nécessaire ; la cliente pourra toutefois revenir au
niveau de la structure en cas de besoin. Les prestataires de services
doivent conseiller ou orienter les clientes vers les services de PF ou
d’autres services SR.
171
7-3 Méthodes temporaires de longue durée d’action
[Link] Définition
Les implants sont une méthode contraceptive composée de capsules fines
et flexibles contenant un progestatif et qui sont insérées juste sous la peau
à la partie interne du bras.
[Link] Types
Implants à une capsule : implanon dont Il existe deux types
Implanon et implanon NXT
172
Implants à 2 capsules de Lévonorgestrel dont il existe deux types :
le Jadelle et Sino- implant
173
[Link] Différence entre implanon et implanon NXT
Implanon Implanon NXT
bâtonnet unique, souple bâtonnet unique, souple, radio-
opaque
68 mg d'étonogestrel 68 mg d'étonogestrel
Pas de sulfate de baryum 15 mg de sulfate de baryum
Durée 3 ans Durée 3 ans
Insertion sous-cutanée Insertion sous-cutanée
Localisé par: Localisé par:
La palpation Palpation
L’échographie Radiographie
IRM Échographie
Scanner
IRM
Applicateur avec obturateur Applicateur de nouvelle
génération
174
- pour le Jadelle : 5 ans si poids < 80 kg, 4 ans si poids > 80 kg
- pour l’Implanon : 3 ans.
[Link] Avantages
- Efficace (taux d’efficacité : 90 à 100 %), réversible,
- N’affecte pas l’allaitement,
- Retour immédiat de la fécondité,
- Pas d’effets liés aux œstrogènes,
- N’interfère pas avec les rapports sexuels,
- Prévention de l’anémie chez certaines femmes,
- Diminue le risque des MIP (maladie inflammatoire pelvienne).
175
[Link] Limites
- Nécessité d’une procédure chirurgicale pour l’insertion et le retrait.
- Nécessité d’un personnel formé et d’un suivi médical après insertion.
- Ne protège pas contre les IST, le VIH et le SIDA.
Implant: Classe 1
Âge 18-45 ans
Nullipare
Allaitement au sein 6 semaines à 6 mois
inférieur à 21 jours sans allaitement
> 6 mois après l’accouchement
Antécédents de grossesse extra-utérine
> 4 semaines après l’accouchement
Post abortum immédiat
Tabagisme,
HTA contrôlée et pouvant être mesurée, systolique entre 140 - 159 et
diastolique 90-99
Céphalée autre que migraine
Antécédents familiaux de Thrombose veineuse
Valvulopathies compliquées
Tuberculose non pelvienne
Maladie thyroïdienne
Anémie
176
Cancers du col, de l’endomètre, de l’ovaire
Fibrome utérin
Endométriose
Cirrhose légère
Cholestase gravidique
Maladies trophoblastiques
Hépatite chronique ou sujet porteur
Hépatite aigue ou poussée
Cervicite
Vaginite
MIP
Risque accru d’IST
Sujet séropositif
SIDA sans ARV
Interaction médicamenteuse : Inhibiteurs nucléosidiques de la
transcriptase inverse (ARV) - antimicrobiens (antibiotiques à large
spectre, antifongiques, antiparasitaires) et anticonvulsivant (lamotrigine)
Implant : Classe 2
Implant : Classe 3
178
Facteurs de risque multiples de maladie cardio vasculaire : migraine avec
aura quel que soit l’âge (poursuite)
thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire aigue
Lupus érythémateux disséminé avec anticorps anti phospholipides positif
ou inconnu
Lupus érythémateux disséminé avec thrombocytopénie sévère (pour
adoption)
Cardiopathie ischémique (actuelle ou antécédent), accident cérébro
vasculaire (antécédent)
Maladie du sein en rémission depuis 5 ans
Diabète avec maladie vasculaire ou diabète durant plus de 20 ans
Saignements vaginaux inexpliqués
Cirrhose grave
Tumeur du foie : adénome ou carcinome hépatocellulaire
Implant : Classe 4
Grossesse
Cancer du sein actuel
179
Figure 24: Liste
de contrôle
181
Effets Secondaires
et Complications Conduite à Tenir
infection au site).
Saignements éliminer une cause organique ou une grossesse.
Donner du fer.
- si saignement peu abondant : rassurer
- si saignement persiste : 1 cycle de COC 30 mcg
- si saignement persiste malgré COC : retirer et
conseiller une autre méthode.
- si saignement abondant : retirer et conseiller une
autre méthode.
182
- douleurs vives au bas ventre,
- présence de pus ou de saignement au niveau de la zone d’insertion,
- expulsion de la ou des capsules, maux de tête sévères ou troubles de
la vision.
[Link] Suivi
Calendrier de suivi :
• 1 mois après l’insertion puis tous les 6 mois
• Pour la visite de suivi :
- demander à la cliente si elle est satisfaite,
- si elle n’a pas de problèmes ou de questions concernant les
implants,
- vérifier si la cliente ne présente pas une infection au site d’insertion,
- dépister l’apparition d’effets secondaires et de complications,
- pour les clientes des classes 2 et 3, le suivi sera plus rapproché et en
fonction des cas.
183
7.3.2 Dispositif intra-utérin
[Link] Définition
Le D.I.U. (ou stérilet) est un petit objet que l’on insère dans la cavité utérine
pour éviter une grossesse. Les DIU sont de 2 types : les DIU Inertes
(Boucle de Lippes), les DIU Bio-actifs (avec cuivre (Copper T - 220, Nova
T, Tcu 380A, Multiload 75), et aux hormones (levoNova, Progestasert).
184
- inflammation de l’endomètre (corps étranger dans l’utérus) empêchant la
nidation.
La durée d’action du Tcu 380A est actuellement de 13 ans.
[Link] Avantages
- Méthode efficace, discrète et réversible,
- N’affecte pas l’allaitement,
- Aucune interaction avec les médicaments,
- Longue durée d’action (13 ans) pour Tcu 380 A,
- N’interfère pas avec les rapports sexuels,
- Peut être retiré à tout moment par un personnel formé,
- Peu coûteux.
N.B. Pour le Progestasert: possibilité de diminution d’un flux menstruel et
des crampes.
[Link] Limites
- Nécessite un personnel formé et un suivi médical,
- L’insertion et le retrait peuvent être plus ou moins douloureux,
185
- Ne protège pas contre les IST, le VIH et le SIDA,
- Possibilité de migration ou d’expulsion avec risque de grossesse non
désirée,
- Possibilité d’effets secondaires temporaires à type de: crampes utérines
modérées et saignements vaginaux irréguliers ou abondants.
Le DIU peut être utilisé en principe chez les femmes en âge de procréer,
quel que soit leur âge et leur parité, à condition de ne pas présenter des
conditions de santé excluant l’utilisation du DIU.
186
INDICATIONS
CRITERES D’ELIGIBILITE
DIU / Classe 1
20 ans ou plus
Post partum< 48 heures y compris immédiatement après l’expulsion
du placenta
Tabagisme
HTA ne pouvant pas être mesurée
HTA contrôlée et pouvant être mesurée, systolique 140 – 159 ou
diastolique 90-99;
HTA systolique > 160 ou diastolique >100
pathologie vasculaire
Céphalée autre que migraine légère ou grave
Migraine sans aura
Migraine avec aura
Thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire (TVP/EP):
antécédent TVP/EP, TVP/EP aigue, TVP/EP et traitement par
anticoagulant, chirurgie majeure avec immobilisation prolongée
Mutations thrombogéniques avérées
Thrombophlébite superficielle
Diabète maladie non vasculaire
Diabète maladie vasculaire ou diabète durant plus de 20 ans
Paludisme
Tuberculose non pelvienne
187
Troubles thyroïdiens
Cardiopathies ischémiques (actuelle ou antécédent)
/AVC (antécédent)
Facteurs de risque multiples de maladies cardio-vasculaires
Hyperlipidémie avérée
Lupus érythémateux avec anticorps anti phospholipides positifs
ou inconnu, traitement immunosuppresseur (poursuite)
Ectropion cervical
Maladie du sein : grosseur non diagnostiquée, cancer en cours,
en rémission depuis 5 ans
Cirrhose légère et grave
Affection symptomatique des voies biliaires (en cours ou traité)
Cholestase en rapport avec la grossesse
Cholestase liée à l’emploi des contraceptifs oraux
Hépatite aigue ou poussée
Hépatite chronique ou sujet porteur
Tumeurs hépatiques (adénome ou carcinome hépato cellulaire)
Fibrome sans déformation cavité utérine,
Saignements vaginaux irréguliers peu abondants (seulement en cas
de poursuite)
Interaction médicamenteuse y compris la prise des rifampicines
ourifabutine, traitement par anticonvulsivant)
DIU : Classe 2
De la ménarche à 19 ans
Nullipare
Valvulopathies cardiaque compliquées
188
Anémies ferriprive
Anémie falciforme
Cancer (du col, endomètre, ovaire) pour poursuite
Endométriose
Saignements vaginaux abondant ou prolongé, régulier
ou non, inexpliqués (Poursuite)
IST (autres IST et vaginite)
MIP (nuligeste)
Cervicite purulente actuelle (chlamydia et gonorrhée) pour poursuite
Vaginite
MIP actuelle pour la poursuite
Autres IST (VIH et hépatite exclues)
Risque accru d’IST (facteur démographique)
Risque individuel d’exposition aux IST très élevé pour poursuite
Lupus érythémateux disséminé : traitement immunosuppresseur
pour adoption
Sujet séropositif ou à risque élevé de VIH
SIDA (sans traitement ARV) pour la poursuite
SIDA (sous ARV sans amélioration) pour adoption et poursuite
SIDA (sous ARV avec amélioration) pour poursuite
Interaction médicamenteuse Inhibiteurs nucléosidiques de
la transcriptase inverse Inhibiteurs non-nucléosidiques de la
transcriptase inverse, ritonavir, inhibiteurs de la protéase boostée par le
ritonavir
189
Question : Qui peut utiliser la méthode avec précaution ?
Réponse :
DIU / Classe 3
Post partum≥ 48 heures et inférieur à 4 semaines
Risque individuel accru d’IST (adoption)
SIDA (sans ARV) : adoption
SIDA (amélioration clinique sous ARV) : adoption
Lupus érythémateux disséminé : thrombocytopénie sévère (adoption)
Maladie trophoblastique gestationnelle : taux de β HCG en diminution ou
indécelable
Tuberculose pelvienne (poursuite)
Cancer ovaire (adoption)
DIU / Classe 4
Grossesse
Post partum : infection puerpérale
Post abortum : immédiatement après avortement septique
Saignements vaginaux inexpliqués (jusqu’à évaluation de la situation)
pour adoption
Maladie trophoblastique gestationnelle : taux de β HCG durablement
élevé ou maladie maligne
IST/MIP (cervicite purulente actuelle, chlamydia gonorrhée) pour
adoption
MIP actuelle pour adoption
190
Tuberculose pelvienne (adoption)
Déformation utérine due au fibrome ou anomalie anatomique
Cancer col, cancer de l’endomètre pour adoption
Cancer du sein (DIU au LNG)
191
Figure 26:
192
Les arbres décisionnels suivants traitent de la prise en charge de
ces effets secondaires (figures 27-32).
INFECTION ET DIU
Vaginite Cervicite
193
GROSSESSE ET DIU
Faire un examen
gynécologique
Référer
Examen au
spéculum
Surveiller la
grossesse
Après accouchement
Rechercher le DIU
194
DOULEUR PELVIENNE ET DIU
Faire un examen
gynécologique
Expulsion
Partielle du DIU ?
Grossesse ?
Retirer et réinsérer ou
Donner des antispasmodiques Voir grossesse et DIU
aider à choisir une autre
pendant 8 jours.
méthode
Douleurs persistent ou
Non
s’aggravent ? Amélioration : laisser le
DIU en place
OUI
195
METRORRAGIES DE MOINS DE 3 MOIS ET DIU
Faire un examen
gynécologique
Voir grossesse et
dispositif intra-utérin
Examen Examen gynécologique
Gynécologique normal anormal
Rassurer
Revoir après 1 mois
Retirer le DIU, proposer
une autre méthode et
traiter ou référer
196
METRORRAGIES DE PLUS DE 3 MOIS ET DIU
Faire un examen
gynécologique
Anormal Normal
Douleurs, tumeurs ou
autres anomalies
Revoir après un
(1) mois
Amélioration ?
Oui Non
197
ABSENCE DES FILS DU DIU SANS GROSSESSE
DIU senti
NON OUI
Retrait et pose
DIU intra abdominal
abdominal
OUI NON
Intervention ou référer Remettre un autre DIU ou
aider à choisir une autre
méthode
[Link] Instructions
198
- Possibilité de crampes pelviennes dans les 3 jours après l’insertion.
- Reprendre les rapports sexuels 1 semaine après.
- Possibilité de saignement après la pose.
- Vérifier les garnitures (possibilité d’expulsion plus importante surtout
pendant la 1ère semaine).
- Ne pas utiliser de tampons intra vaginaux pendant les règles.
[Link] Suivi
Donner les informations suivantes :
- Informer la femme sur le calendrier de suivi : 1 mois - 6 mois - tous
les ans
- Dire à la cliente de revenir à la formation sanitaire à chaque fois
qu’elle présente un des signes suivants: DIU expulsé, fils
anormalement longs, saignements très abondants non sensation du
fils par la femme .
- Dire à la cliente de revenir à la formation sanitaire devant les signes
d’alarme suivants : infection : (pertes vaginales, douleurs pelviennes,
fièvre), saignement anormal, retard de règles de plus de 15 jours
(TCU 380 A), signes d’alarme spécifiques au Progestasert
(aménorrhée, troubles de la vision, douleur vive au niveau de la
poitrine, douleur vive au niveau des mollets.
Les visites de suivi doivent se faire selon le calendrier suivant : 1 mois
après l’insertion, 6 mois après, puis une fois par an.
Lors de la visite, il faut :
- demander à la cliente si elle est satisfaite, si elle n’a pas de
problèmes ou de questions concernant son DIU,
- vérifier si le DIU est en place et si la cliente ne présente pas une
infection,
- dépister l’apparition d’effets secondaires et de complications.
- pour les clientes des classes 2 et 3, le suivi sera plus rapproché et en
fonction des cas.
199
7.4 Méthodes permanentes ou de contraception chirurgicale
volontaire
[Link] Définition
C’est une procédure chirurgicale par laparotomie, mini laparotomie ou
laparoscopie destinée à la ligature et à la section des trompes de Fallope
pour supprimer le potentiel génésique de la femme.
[Link] Avantages
Les avantages de la LT sont les suivants :
- efficace et n’interfère pas avec l’allaitement et les rapports sexuels,
- pas d’effets secondaires à long terme,
- n’interfère pas avec la physiologie gynécologique (cycle menstruel),
- ne nécessite pas d’approvisionnement et de suivi particulier,
- peut se faire sous anesthésie locale (mini laparotomie).
[Link] Limites
Ils doivent être pris en compte, en particulier :
200
- possibilité de regret car il s’agit d’une méthode irréversible,
- nécessite un acte chirurgical réalisé parfois avec une anesthésie
générale, pas de protection contre les IST, le VIH et le SIDA,
- possibilité de complications liées à la chirurgie.
201
TA > 160/100 mmHg Catégorie D
Infection cutanée sur l’abdomen Catégorie C
Cardiopathie non-compliquée Catégorie C
Cardiopathie compliquée Catégorie S
Saignement vaginal non diagnostiqué normal ou Catégorie D
abondant
Maladie inflammatoire pelvienne évolutive ou dans 3 Catégorie D
derniers mois
IST y compris une cervicite purulente Catégorie D
Poids corporel >80 kg Catégorie S
Hémoglobine < 9g/dl Catégorie D
Hépatite virale aigue Catégorie D
Maladie trophoblastique maligne Catégorie D
Catégorie A: Pas de restriction Catégorie C: Faire avec plus de préparation et précautions
Catégorie D: Ajourner la procédure jusqu’à ce que la condition soit diagnostiquée et traitée.
Catégorie S : Faire dans un centre avec un équipement adéquat pour administrer l’anesthésie
générale et un personnel bien entraîné.
202
La LT peut être faite au cours de la césarienne.
[Link] Instructions
Avant l’intervention, la candidate à la LT doit respecter les instructions ci-
dessous :
- utiliser un contraceptif jusqu’au moment de la procédure,
- ne pas manger pendant 8 h avant la chirurgie,
- ne prendre aucun médicament pendant 24 h avant la procédure.
[Link] Suivi
Le prestataire doit demander à la cliente de revenir en cas de signes
d’alarme ou devant l’apparition des signes suivants : fièvre, vertiges,
douleurs abdominales persistantes, douleurs abdomino-thoraciques,
saignement ou liquide s’écoulant de la plaie, hématurie, signes de
grossesse.
203
7.4.2 Vasectomie
[Link] Définition
La vasectomie est une méthode irréversible et volontaire qui consiste à
ligaturer et à sectionner les canaux déférents pour mettre fin à la
fécondité de l’homme.
VESICULE SEMINALE
CANAL DEFERENT
LIGATURE ET SECTION DU
CANAL DEFERENT
(BILATERAL)
EPIDIDYME
TESTICULE
Figure 34 : Vasectomie
[Link] Avantages
Ce sont les suivants : 99,8 % d’efficacité, n’interfère pas avec les
rapports sexuels et la fonction sexuelle, ne nécessite pas
d’approvisionnement ni de frais supplémentaires.
204
[Link] Limites
- Possibilité de regret: méthode irréversible.
- Efficace seulement 3 mois après l’intervention.
- Ne protège pas contre les IST/SIDA.
- Risque de complications liées à l’intervention (vive douleur au scrotum
ou dans les testicules, saignement sous la peau, infection au site
d’incision).
[Link] Critères d’éligibilité pour la vasectomie
Tableau XIII : Critères d’éligibilité pour la vasectomie
ELEMENTS CAT
Diabète Catégorie C
Troubles de la coagulation Catégorie S
Cardiopathie et/ou symptômes pulmonaires Catégorie S
Manifestations évoquant une atteinte rénale Catégorie C
TA > 160/100 mm Hg Catégorie S
Taux de l’hémoglobine < 9g/dl Catégorie D
Infection de la zone scrotale ou inguinale Catégorie D
IST courante, balanite, épididymite ou orchite Catégorie D
Antécédents de chirurgie ou traumatisme scrotale Catégorie C
Infection systématique ou gastro-entérite Catégorie D
Varicocèle volumineux Catégorie C
Filariose inguino-scrotale Catégorie D
Tumeur intra scrotale Catégorie D
Hernie inguinale Catégorie S
Testicules ectopiques Catégorie S
Drépanocytose Catégorie A
205
[Link] Effets secondaires et complications de la vasectomie
Tableau XIV : Effets secondaires et complications de la vasectomie
206
[Link] Suivi
Demander au client de revenir à tout moment s’il le désire.
7.5.1 Définition
La contraception du post partum est l’initiation et l’utilisation des
méthodes de PF durant les 2 ans qui suivent l’accouchement.
Après L’accouchement :
Immédiatement :
- DIU (après la délivrance ou per Césarienne ou dans les 48 heures
qui suivent l’accouchement)
- Ligature des trompes pendant la césarienne
- Préservatifs/Spermicides
- Implants
- COP
Après 3 semaines:
- MAMA (femmes qui allaitent)
- Œstro-progestatifs/Planification familiale naturelle (pour les femmes qui
n’allaitent pas)
> 4 semaines après l’accouchement : À partir de 4 semaines
après l’accouchement, les femmes qui allaitent au sein peuvent
utiliser les PPS, les Progestatifs Injectables, le DIU au LNG et les
implants à l’ETG sans restriction.
Après 6 semaines:
- DIU, progestatifs, Diaphragme, Cape cervicale (femmes qui allaitent)
Après 6 mois et plus : Toutes les méthodes sont possibles
207
7.5.2 Utilisation des PS chez les femmes qui allaitent au sein (les PS
comprennent les pilules progestatives seules, les implants et les
solutions injectables)
Classe 1 :
De 6 semaines à 6 mois après l’accouchement : De 6 semaines à
6 mois après l’accouchement, les femmes qui allaitent au sein
peuvent utiliser les pilules progestatives seules(PPS), les PSI, le DIU
au LNG et les implants à l l’étonogestrel (’ETG) sans restriction.
6 mois après l’accouchement : À partir de 6 mois après
l’accouchement, les femmes qui allaitent au sein peuvent utiliser les
PPS, les PSI, le DIU au LNG et les implants à l’étonogestrel l’(ETG)
sans restriction.
Antécédents de grossesse extra-utérine : Les femmes qui ont fait
des grossesses extra-utérines dans le passé peuvent utiliser sans
restriction le DIU au LNG pour une contraception d’urgence.
Classe 2 :
< 6 semaines après l’accouchement : Moins de 6 semaines après
l’accouchement, les femmes qui allaitent au sein peuvent en général
utiliser les pilules progestatives seules (PPS), le DIU au
lévonorgestrel (LNG) et les implants à l’étonogestrel (ETG).
Classe 3 :
Moins de 6 semaines après l’accouchement, les femmes qui
allaitent au sein ne devraient généralement pas utiliser de progestatifs
seuls injectables (PSI) (AMPR ou NET-EN).
208
7.5.3 Contraception après avortement
Après un avortement, le retour à la fertilité est de 7 jours. C’est pourquoi,
il est impératif de donner une méthode de contraception.
209
7.6 Contraception pour les femmes vivant avec le VIH et les femmes
vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral (TAR)
7.6.1 Introduction
Les femmes atteintes du VIH ou du Sida (même si elles sont sous
traitement) peuvent avoir une vie sexuelle saine.
210
Les femmes qui prennent les INNTI plus récents, contenant
l’étravirine et la rilpivirine,
Les femmes sous l’inhibiteur de l’intégraseraltégravir (Raltégravir)
Classe 2
Les femmes vivant avec une infection à VIH asymptomatique ou
légère (stade de l’OMS 1 ou 2)
Inhibiteurs de la protéase (IP) :
Atazanavir boosté par le ritonavir (ATV/r)
Lopinavir boosté par le ritonavir (LPV/r)
Darunavir boosté par le ritonavir (DRV/r)
Ritonavir (RTV)
Classe 3
Les femmes vivant avec une infection à VIH sévère ou à un stade
avancé (stade de l’OMS 3 ou 4)
Classe 2
Infection à VIH asymptomatique ou légère (stade de l’OMS 1 ou 2)
(pour adoption et poursuite)
Infection à VIH sévère ou à un stade avancé (stade de l’OMS 3 ou 4)
pour la continuation
Classe 3
Infection à VIH sévère ou à un stade avancé (stade de l’OMS 3 ou 4)
pour l’adoption
211
[Link] Préservatifs
Classe 1
Infection à VIH asymptomatique ou légère (stade de l’OMS 1 ou 2)
Infection à VIH sévère ou à un stade avancé (stade de l’OMS 3 ou 4)
[Link] Spermicides
Classe 3
Infection à VIH asymptomatique ou légère (stade de l’OMS 1 ou 2)
Infection à VIH sévère ou à un stade avancé (stade de l’OMS 3 ou 4)
Pour le DIU, l’insertion peut se faire dans les 7 jours qui suivent le
rapport sexuel non ou mal protégé
213
7.7Contraception chez les adolescents/jeunes
7.7.1 Définitions:
- Méthode de contraception: Ensemble des moyens destinés à éviter
temporairement ou de manière définitive une grossesse non désirée.
- Planification familiale pour les A/J signifie que les A/J peuvent décider
du nombre d’enfants qu’ils veulent avoir. Ils peuvent planifier les
moments des grossesses. La contraception aide les A/J à protéger
leur santé en évitant les grossesses précoces et/ou non désirées.
214
DIU ou stérilet : (insérer que si l’hystérométrie est égale ou
supérieur à 6 cm- voir DIU).
215
Options pour la contraception pendant le post-partum et le post-
abortum :
Après L’accouchement ou après un avortement, l’adolescente/jeune peut
faire recourt à la contraception pour éviter une nouvelle grossesse.
216
Chapitre 9: Introduction à la gestion logistique de base des
produits SR
217
Les Ajustements sont des corrections sur les quantités expédiées
ou reçues d’une structure à une autre (ex : un transfert ou une
correction d’erreur de comptage).
218
Supports de tenue de stock :
La Fiche de gestion de stock (informations sur les mouvements
de stocks)
C'est un support de gestion qui donne la situation des entrées et des
sorties des produits contraceptifs avec la justification requise (situation
du stock). C'est le pivot de la gestion des produits contraceptifs. Les
fiches de stock doivent être régulièrement mises à jour. Aucune sortie ni
entrée ne doit être oubliée. Toute anomalie de mise à jour entraîne des
erreurs de comptabilité et peut être cause de ruptures de stocks, ou de
pertes en cas de sur stockage.
Supports de transaction :
Le Bon de commande/Livraison permet l'enregistrement des
besoins en produits contraceptifs. La commande est rédigée par le
prestataire et visée par le responsable de la formation sanitaire.
Les bons de commande sont adressés au District Sanitaire avec
comme documentation de base le rapport de consommation et de
demande.
219
Supports de consommation :
La fiche de séance permet d’enregistrer les produits contraceptifs
remis aux clientes ainsi que leurs statuts (nouvelles et visites retour par
groupe d’âge) ainsi que les activités d’IEC (Education de groupe,
counseling).
Le rapport de consommation et de demande permet au prestataire de
faire l’état de la consommation des produits contraceptifs durant la
période visée. Il est le support qui permet de justifie l’utilisation des
produits contraceptifs mis à sa disposition et servir de justificatif à sa
demande de réapprovisionnement. Il est avec la fiche de tenue de stock
les 2 documents les plus importants pour la gestion et la traçabilité des
produits contraceptifs.
Le Bon de Commande/Livraison est utilisé dans un système de
réquisition, et que la transaction commence au niveau le plus bas
(commande). Les étapes sont :
- La structure qui passe la commande remplit 4 copies du bon de
commande. C’est la 4ème copie qui reste dans la structure comme
aide-mémoire de la commande en cours. Les 3 autres copies sont
envoyées à la structure supérieure.
- La structure qui expédie les produits remplit les trois copies qu'elle
reçoit avec les quantités expédiées et garde la copie n°3 et
renvoie les deux autres copies à la structure initiale, au niveau
périphérique.
- La structure qui a reçu les produits remplit les deux copies puis
garde la copie n°1 et retourne la copie n°2 à la structure du niveau
supérieur.
220
Rapports (transmission et utilisation) : Les données collectées
dans les différents supports logistiques servent pour produire les
rapports.
Définitions :
Evaluation des stocks :C’est une activité qui consiste à déterminer le
temps que va durer le stock disponible et utilisable (SDU) en fonction de
la consommation moyenne mensuelle (CMM)
222
Consommation Moyenne Mensuelle (CMM) :C’est la quantité
moyenne mensuelle calculée d’un produit donné sur une période de
trois (3) mois. Elle s’obtient en :
- Déterminant le stock disponible (stock fin de période) ;
- Notant le stock de début de la période ;
- Calculant la quantité du produit distribué ;
- Calculant les quantités reçues durant la période ;
- Calculant les quantités perdues pendant la période ;
- Déterminant le nombre de jours de la période ;
- Déterminant le nombre de jours de rupture durant la période ;
- Appliquant la formule à partir de ces éléments.
En cas de rupture
C.M.M = [(Stock départ+ entrées-stock final-pertes)/( nombre
de jours période -nombre jours rupture de la période)] x 30
223
Pour calculer le MSD on a besoin de :
la quantité que nous avons (SDU),
la quantité que nous utilisons en moyenne par mois(CMM),
La formule du MSD est:Stock Disponible et
Utilisable
MSD = __________________________________
ConsommationMoyenneMensuelle
224
Il existe deux types de commandes :
225
1. Calculer la CMM du Microgynon pour le CSI de Taroum
(Ouallam).
CMM = Quantité distribuée au cours des 3 mois typiques
3
= 590+560+530 = 560 cycles de Microgynon
3
Etapes du Calcul de la quantité à commander (QAC)
L’inventaire physique du Microgynon au niveau du CSI de
Taroum donne :
226
La Quantité à commander = Stock Maximum - Stock disponible
et utilisable
Pour le CSI de Taroum la QàC = 1120 – 430 = 690 cycles de
Microgynon
227
Stock de sécurité : c’est le stock régulateur, tampon ou le stock de
réserve que l’on garde à disposition pour se prémunir contre
d’éventuelles ruptures de stock provoquées par des retards de livraison,
de fortes augmentations de la demande, ou pour d’autres
impondérables.
Niveau de stock maximum : C’est le niveau de stock le plus élevé à ne
pas dépasser dans les conditions normales. Le niveau Max est exprimé
en nombre de mois de stock : 2 mois pour le CSI/CS, 4 mois pour le DS,
3 mois pour la Région, 6 mois pour le dépôt de Zone
228
Réception proprement dite :
o Vérifier l’intégrité des colis,
o Bien vérifier les dates de péremption, les numéros de lots et
tout autre défaut de qualité
o Vérifier la conformité des médicaments reçus par rapport au
bon de commande (BC),
o Compter les médicaments et les ranger par lot chacun selon
sa spécificité (rangement sur palette, rayon, chambre
froide…),
o Dater les formulaires et les faire signer par chaque membre
du comité de réception qui gardera une copie.
A la fin de la Réception:
S’il y a des défauts de qualité, les notifier, les mettre en quarantaine et
entreprendre les procédures de réclamation.
Signaler sur le bon de livraison les manquants et les excédents
constatés.
229
- Emmagasiner les produits en latex loin des moteurs électriques et
des lampes fluorescentes
- Empiler les cartons à moins de 10 cm du sol, à 30 cm des murs
et des autres piles et à une hauteur de 2,5 M maximum
- Emmagasiner les produits sanitaires, de manière à ce que la
gestion du stock soit facile « premier expiré, premier sorti » pour
des lots différents d’un même produit et « premier entré, premier
sorti » pour un même lot.
- Les produits sanitaires endommagés ou périmés sont détruits
selon les procédures en vigueur.
230
- Définir l’unité de comptage par produit :
- Compter les quantités pour chaque produit.
- Marquer les étiquettes d’identification et les dates d’expiration sur
les cartons ou boîtes de produits au feutre en gros caractères
- Notifier des données sur la fiche d’inventaire
- Mentionner les quantités trouvées de chaque produit sur la fiche
d’inventaire ;
- Noter les résultats sur la fiche de stock au Bic rouge à la date du
jour (date, inventaire physique, solde, observations).
- Analyser les données de l’inventaire
Vérifier que :
o le dernier chiffre de la colonne “solde” de la fiche de stock
correspond au stock trouvé à l’inventaire physique ;
o les pertes, péremption et avaries sont notées avec les
raisons afférentes ;
o les fiches ne comportent ni erreur, ni rature;
o le magasin est rangé conformément aux directives de
stockage des produits de santé ;
- le contrôle visuel de qualité est effectué lors de l’inventaire et
- le résultat de l’inventaire est marqué en rouge sur les fiches de
stocks par produit
NB :
- SI: les boîtes ou cartons sont scellés tels qu’ils ont été livrés par le
fabricant
231
- ALORS : il n’est pas nécessaire de les ouvrir
- Toute boîte ou tout carton endommagé doit être ouvert et son
contenu sera compté un à un.
- Le scotch rouge sur le carton indique qu’il contient plusieurs
molécules.
232
Question : Pourquoi faut-il utiliser les différents supports dans le cadre
d'un programme ?
Réponses :
LA FICHE CLINIQUE
Le formateur explique que chaque fiche clinique a un numéro de
classement: année/ mois/numéro. Les 5 derniers numéros se
donnent consécutivement sans reprendre à zéro chaque année.
C'est seulement les chiffres pour l'année et le mois qui changeront.
233
Une fois la fiche clinique remplie pour une cliente, on classe sa
fiche par mois de rendez-vous et dans chaque mois par ordre
numérique. Le formateur démontre le classement en utilisant le
fichier.
Il peut arriver que vous ayez des présomptions sur une affection qui
pourrait être une contre-indication à la méthode choisie par la cliente.
Dans la mesure du possible, demander des examens paracliniques pour
confirmer. Ces examens ne doivent pas être faits de manière routinière.
234
Pour les visites de retour vérifier et noter tous les paramètres demandés,
ainsi que les informations qui peuvent être importantes (cause
d'abandon, reprise après abandon, etc.)
Classement des fiches cliniques
Les fiches cliniques sont classées dans des fichiers.
. Vous devrez disposer de :
2 fichiers à 6 casiers chacun ou 1 fichier à 12 casiers
1 fichier ou une chemise pour les abandons.
Les fiches sont classées par rendez-vous.
Inscrire sur du papier collant les 12 mois de l'année et coller sur
chaque casier.
Au fur et à mesure que vous recevez les clientes, classer leurs
fiches dans le casier du mois de rendez-vous.
Le RDV passé, il restera dans le casier du mois les fiches des
clientes qui ne sont pas revenues.
Retirer ces fiches après 60 jours et les classer dans le
fichier/chemise "abandon".
N.B. : Si le nombre d'abandons est important, vous pouvez le
mentionner dans le rapport trimestriel au niveau des problèmes
identifiés pendant le trimestre.
235
La colonne n° 3 "Nouvelles au programme" indique le nombre de
vraies nouvelles clientes que vous recevez.
La colonne n°4 : cocher les visites retours
La colonne n° 5: cocher les clientes référées
La colonne n°6 : cocher les retraits
Si une femme qui a abandonné revient, la cocher comme visite
retour mais reprendre son ancienne fiche clinique sans changer de
n°. Noter sur la fiche les raisons de l'abandon précédent.
Si une femme ancienne change de méthode, on coche le nouveau
produit contraceptif qu'elle a choisi, mais elle n'est pas cochée
comme nouvelle.
Une femme sous injectable qui reçoit un cycle de COC pour
traiter les saignements est cochée pour le produit distribué
seulement.
Le verso de la fiche de séance présente les séances
d'IEC/PF. Cochez pour le counseling (femme, homme ou
couples selon la tranche d’âge). Sont inclus comme
counseling :
o Les nouveaux clients
o Les femmes qui changent de méthodes.
o Les femmes qui viennent pour un conseil à cause des
rumeurs/effets secondaires.
Important :
L'utilisation de la fiche de séance nécessite au préalable un consensus
au niveau du personnel offrant les services PF. En effet, s'il y a plusieurs
prestataires, ils doivent se mettre d'accord pour utiliser une même fiche
de séance par mois, par quinzaine ou par semaine. L'entête doit inclure
la période retenue.
236
Une fois que le rythme de changement a été décidé, tout le personnel
qui se sert de cette fiche doit respecter la périodicité. Même si la fiche
n'est pas complètement remplie à la fin de la période, la changer quand
même.
237
Actives pilules et injectables: toutes les femmes qui, au moment de
l’élaboration du rapport sont sous méthode contraceptive et sont venues
à leur rendez vous
238
Echec: Survenue de grossesse pendant l’utilisation d’une méthode
contraceptive
BIBLIOGRAPHIE
239
1. OMS,Critères de recevabilité médicale pour l’adoption et l’utilisation
continue de méthodes contraceptives, guide essentiel OMS de
planification familiale, 5ème édition, 2015 ;
2. OMS, Fiche de consultation rapide pour l’adoption et l’utilisation
continue de méthodes contraceptives, 2016 ;
3. OMS, Disque pour le choix de méthodes contraceptives selon les
critères de recevabilité ;
4. Brigitte RACCAH-TEBEKA et Geneviève PLU-
BUREAU,Contraception du postpartum, recommandations pour la
pratique clinique. JNMG Septembre 2016 ;
5. Grimes DA, Lopez LM, Schulz KF, Van Vliet HAAM, Stanwood
NL., Comparaison de la pose d'un DIU immédiatement après
l'accouchement et un moment subséquent,mai 2012 ;
6. FHI, Path et USAID, Sayana Press,guide du formateur des
Prestataires, version 4 Novembre 2013 ;
7. JHPIEGO, USAID,Fournir les services de DIU du Postpartum, Guide
du Formateur, Révisé en juillet 2012 ;
8. MSP,Manuel de référence pour la formation des prestataires en
technologie contraceptive,Niger – révision Novembre 2013 ;
9. MSP, Module de formation des prestataires en planification familiale,
manuel du formateur, révision Août 2010 ;
240
ANNEXES
Supports PF :
o Fiche clinique PF
o Cahier de fiche de séance PF
o Registre des nouvelles acceptrices PF
o Rapport de consommation et de
demande
o Fiche de gestion de stock
o Rapport d’activités PF
241
REPUBLIQUE DU NIGER FICHE N ° ……. /……/……
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE DE LA REPRODUCTION Année Mois N à 5 chiffres
DIRECTION DE LA SANTE DE LA MERE ET DE L’ENFANT
DIVISION PLANIFICATION FAMILIALE
IDENTITE
Nom et Prénom de la femme ______________________Profession de la femme_________________________
Age_____________ ans Situation matrimoniale : Mariée /___/ Divorcée /___/ Célibataire /___/ Veuve /___/
Niveau d’instruction : Aucun /__/ Primaire /__/ Secondaire /__/ Supérieur /__/ N° Tel : ______________
Nom et prénom du Mari________________________________ Profession du Mari _____________________
Adresse ______________________________________________N° Tel : ____________________________
Avez-vous déjà utilisé une méthode de contraception ? OUI /__/ NON /__/
Si Oui, laquelle ____________________________ Où _______________________________________
DDR ____ /____/_____ Gestité ______ Parité______ Enfants vivants_____
Poids___________ Kg TA _________ Date du dernier accouchement _____/_____/_______
Présence d’une masse au sein OUI /___/ NON /___/ Ne sait pas /___/
Maux de tête fréquents et importants (migraine) OUI /___/ NON /___/ Ne sait pas /___/
Ictère, hépatite datant de moins de 12 mois OUI /___/ NON /___/ Ne sait pas /___/
Varices, crises hémorroïdaires fréquentes OUI /___/ NON /___/ Ne sait pas /___/
Traitement antituberculeux ou anti convulsant OUI /___/ NON /___/ Ne sait pas
/___/
242
EXAMEN GYNECOLOGIQUE
IVA : Fait /___ / Non fait/___ / Si fait : Positif /___ / Négatif /___ /
IVL: Fait /___ / Non fait/___ / Si fait : Positif /___ / Négatif /___ /
Infection Pelvienne actuelle OUI /___/ NON /___/ Ne sait pas /___/
Règles Habituellement Abondantes OUI /___/ NON /___/ Ne sait pas /___/
Méthode Pilule Injectables DIU Implants Condom Spermicide Autres
Nom et prénom du
prestataire……………………………
(Signature)
VISITE DE RETOUR
243
CHANGEMENT DATE DU
DATE DE TA POIDS EFFETS OBSERVATIONS DE METHODE PROCHAIN
LA VISITE MMHG KG SECONDAIRES RENDEZ-
VOUS
244
REPUBLIQUE DU NIGER
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE DE LA REPRODUCTION
DIRECTION DE LA SANTE DE LA MERE ET DE L’ENFANT
DIVISION PLANIFICATION FAMILIALE
REGION DE---------------------------------------------------------------
FORMATION SANITAIRE--------------------------------------------
245
FICHE DE SEANCE EN PLANIFICATION FAMILIALE
Du……………/……………../……………./ au :…………./…………./…………..
ACCEPTANTES Référés Retrait
Pilules Contraceptives
orales Combinés (COC)
Pilules Contraceptives
orales Progestatifs (COP)
Contraceptifs Injectables
Intra Musculaire
Contraceptifs Injectables
Sous- Cutané
Implants sous-cutanés
pour 5 ans
Implants sous-cutanés
pour 3 ans
Dispositif Intra Utérin (DIU)
Préservatif Masculin
Préservatif Féminin
Stérilisation Masculine
Stérilisation Féminine
Autres
Total
Changement du Dépo
provera vers sayana press
Changement des autres
méthodes vers sayana press
Changement du sayana
Press vers depoprovera
246
REPUBLIQUE DU NIGER
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE DE LA REPRODUCTION
DIRECTION DE LA SANTE DELA MERE ET DE L’ENFANT
DIVISION PLANIFICATION FAMILIALE
REGION DE---------------------------------------------------------------
FORMATION SANITAIRE--------------------------------------------
247
Sont considérées comme vraies nouvelles ou nouvelles au programme :
- Les clientes qui acceptent, pour la première fois de leur vie, une méthode contraceptive
moderne, quelle qu’elle soit.
248
DATE N° NOM ET PRENOM DE LA CLIENTE AGE PROFESSION NIVEAU *D’INSTRUCTION NOM ET PRENOM DU PROVENANCE
nd
FICHE (0 ; Pre ; 2 ; >) MARI
* Niveau d’instruction : 0= Sans instruction ; pre = Primaire ; 2nd = Secondaire ; > = Supérieur .
249
TA POID GESTITE/ DDN DDR METHODE CONTACT Nouvelles OBSERVATIONS
S PARITE Au programme A la formation
sanitaire
250
251
République du Niger
Ministère de la Santé Publique
du/ au / /20
CMM = Consommation Moyenne Mensuelle = somme des quantités utilisées des 3 derniers mois divisée par 3
(5) ou stock à l’inventaire = (1) + (2) – (3)
Au niveau CSI : (6) = 2 mois x (4) – (5) Au niveau district : (6) = 4 mois x (4) – (5)
252
REPUBLIQUE DU NIGER
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE DE LA REPRODUCTION
FICHE DE GESTION DE STOCK
DATE DESTINATION ENTREE SORTIE STOCK DISPO DATE PEREMPTION / PERTE ou OBSERVATION
PROVENANCE N° LOT AJUSTEMENT
CMM = Consommation Moyenne Mensuelle = somme des quantités utilisées des 3 derniers mois divisée par 3
Stock Max = CMM x Niveau Max (CSI= 2, DS= 4, DRSP= 3)
Stock Min = CMM x Niveau Min (CSI= 1, DS= 2, DRSP= 1)
253
Le gérant
Nom et Prénom Signature
République du Niger
Direction Générale de la Santé de la Reproduction
Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant
Division de la planification Familiale Année………………
Région de………………………………………………
Formation sanitaire………………………………………
RAPPORT D'ACTIVITES DE
PLANIFICATION FAMILIALE
Population Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Sept Oct Nov Déc
Femmes en âge de procréer
Nombre d'anciennes clientes
Nombre de Nouvelles clientes
Nombre de Nouvelles clientes pour les Méthodes de longue durée
(DIUET IMPLANTS)
254