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Site ADOOM pour caries infantiles

Le document présente la thèse de Jérémy Spiteri sur l'ADOOM, un site internet destiné à aider au diagnostic et à l'orientation des médecins concernant la carie précoce de l'enfant. La thèse aborde l'épidémiologie de la carie, les défis de dépistage et de prise en charge, ainsi que les objectifs et le contenu de l'application ADOOM. Elle inclut également une évaluation de l'outil auprès des médecins généralistes et pédiatres.

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Site ADOOM pour caries infantiles

Le document présente la thèse de Jérémy Spiteri sur l'ADOOM, un site internet destiné à aider au diagnostic et à l'orientation des médecins concernant la carie précoce de l'enfant. La thèse aborde l'épidémiologie de la carie, les défis de dépistage et de prise en charge, ainsi que les objectifs et le contenu de l'application ADOOM. Elle inclut également une évaluation de l'outil auprès des médecins généralistes et pédiatres.

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L’ADOOM (Aide au diagnostic et orientation pour les

médecins) : élaboration d’un site internet pour la carie


précoce de l’enfant
Jérémy Spiteri

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Jérémy Spiteri. L’ADOOM (Aide au diagnostic et orientation pour les médecins) : élaboration d’un
site internet pour la carie précoce de l’enfant. Chirurgie. 2020. �dumas-03287304�

HAL Id: dumas-03287304


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THESE

POUR OBTENIR LE DIPLOME D’ETAT


DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE

Présentée et publiquement soutenue devant la

Faculté d’Odontologie de Marseille


(Doyen : Monsieur le Professeur Bruno FOTI)

Aix-Marseille Université
(Président : Monsieur le Professeur Éric BERTON)

L’ADOOM (Aide au Diagnostic Odontologique et Orientation


pour les Médecins) : Elaboration d’un site internet pour la carie
précoce de l’enfant

Présentée par Thèse soutenue le 23 octobre 2020

SPITERI Jérémy

Né(e) le 15 décembre 1989 Devant le jury composé de


A Marseille Président : Professeur TARDIEU Corinne

(Bouches du Rhône) Assesseurs : Docteur BANDON Daniel

Docteur CAMOIN Ariane


Docteur BALLESTER Benoit
THESE

POUR OBTENIR LE DIPLOME D’ETAT


DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE

Présentée et publiquement soutenue devant la

Faculté d’Odontologie de Marseille


(Doyen : Monsieur le Professeur Bruno FOTI)

Aix-Marseille Université
(Président : Monsieur le Professeur Éric BERTON)

L’ADOOM (Aide au Diagnostic Odontologique et Orientation


pour les Médecins) : Elaboration d’un site internet pour la carie
précoce de l’enfant

Présentée par Thèse soutenue le 23 octobre 2020

SPITERI Jérémy

Né(e) le 15 décembre 1989 Devant le jury composé de


A Marseille Président : Professeur TARDIEU Corinne

(Bouches du Rhône) Assesseurs : Docteur BANDON Daniel

Docteur CAMOIN Ariane


Docteur BALLESTER Benoit
ADMINISTRATION

Mise à jour : sept. 2020

Doyens Honoraires Professeur Raymond SANGIUOLO†


Professeur Henry ZATTARA
Professeur André SALVADORI
Professeur Jacques DEJOU

Doyen Professeur Bruno FOTI


Assesseurs Professeur Michel RUQUET
Professeur Anne RASKIN

Directeurs de Départements
Formation Initiale Professeur Michel RUQUET
Recherche Professeur Anne RASKIN
Formation Continue Professeur Frédéric BUKIET

Charges de missions
Relations Internationales Professeur Hervé TASSERY
Internat et Diplômes d’études spécialisées Professeur Virginie MONNET-CORTI
Affaires générales Docteur Patrick TAVITIAN

Responsable des Services Administratifs et Techniques Madame Katia LEONI


LISTE DES ENSEIGNANTS

PROFESSEURS DES UNIVERSITES – PRATICIENS HOSPITALIERS DES CSERD

BUKIET Frédéric (58-01)


FOTI Bruno (56-02)
LE GALL Michel (56-01)
MONNET-CORTI Virginie (57-01)
ORTHLIEB Jean-Daniel (58-01)
RASKIN Anne (58-01)
RUQUET Michel (58-01)
TARDIEU Corinne (56-01)
TARDIVO Delphine (56-02)
TASSERY Hervé (58-01)

PROFESSEUR DES UNIVERSITES

ABOUT Imad (65)

PROFESSEURS EMERITES DEJOU Jacques


HUE Olivier

MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES – PRATICIENS HOSPITALIERS DES CSERD

ABOUDHARAM Gérard (58-01) LAN Romain (56-02)


BANDON Daniel (56-01) LAURENT Michel (58-01)
BELLONI Didier (57-01) LAURENT Patrick (57-01)
BOHAR Jacques (56-01) MAILLE Gérald (58-01)
CAMOIN Ariane (56-01) PHILIP-ALLIEZ Camille (56-01)
CAMPANA Fabrice (57-01) POMMEL Ludovic (58-01)
CATHERINE Jean-Hugues (57-01) PRECKEL Bernard-Éric (58-01)
GAUBERT Jacques (56-01) RÉ Jean-Philippe (58-01)
GIRAUD Thomas (58-01) ROCHE-POGGI Philippe (57-01)
GIRAUDEAU Anne (58-01) STEPHAN Grégory (58-01)
GUIVARC’H Maud (58-01) TAVITIAN Patrick (58-01)
JACQUOT Bruno (58-01) TERRER Elodie (58-01)
LABORDE Gilles (58-01) TOSELLO Alain (58-01)

MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES ASSOCIES

BALLESTER Benoît (58-01)


BLANCHET Isabelle (56-01)
MENSE Chloé (58-01)
SILVESTRI Frédéric (58-01)
ASSISTANTS HOSPITALIERS ET UNIVERSITAIRES

AL AZAWI Hala (56-01) HAHN-GOLETTI Larissa (58-01)


ANTEZACK Angeline (57-01) LIOTARD Alicia (58-01)
ARNIER Canelle (56-01) MANSUY Charlotte (58-01)
BACHET-DORISON Damienne (56-01) MARTIN William (56-01)
CAMBON Isabelle (56-01) MATTERA Rémi (56-01)
CASAZZA Estelle (56-01) MELLOUL Sébastien (57-01)
CASTRO Romain (57-01) PARFU Anne (58-01)
DAVID Laura (56-01) PASCHEL Laura (58-01)
MADENIAN Pauline (58-01) PILLIOL Virginie (58-01)
DODDS Mélina (58-01) REPETTO Andréa (58-01)
DRAUSSIN Thierry (56-02) ROMANET Yvan (57-01)
DUMAS Cathy (57-01) SANTUNIONE Charlotte (58-01)
HADJ-SAID Mehdi (57-01) VINAÏ Michael (56-01)

ASSISTANTS DES UNIVERSITES ASSOCIES

GRINE Ghilès (57-01)


HOUVENAEGHEL Brice (57-01)

Intitulés des sections CNU :


- 56 ème section : Développement, croissance et prévention
- 56-01 Odontologie pédiatrique et orthopédie dento-faciale
- 56-02 : Prévention – Epidémiologie – Economie de la santé – Odontologie légale
- 57 ème section : Chirurgie orale ; Parodontologie ; Biologie Orale
- 57-01 : Chirurgie orale – Parodontologie – Biologie orale
- 58 ème section : Réhabilitation orale
- 58-01 : Dentisterie restauratrice – Endodontie – Prothèses – Fonction-Dysfonction – Imagerie – Biomatériaux

L’auteur s’engage à respecter les droits des tiers, et notamment les droits de propriété intellectuelle. Dans l’hypothèse où la
thèse comporterait des éléments protégés par un droit quelconque, l’auteur doit solliciter les autorisations nécessaires à leur
utilisation, leur reproduction et leur représentation auprès du ou des titulaires des dro its. L’auteur est responsable du contenu de
sa thèse. Il garantit l’Université contre tout recours. Elle ne pourra en aucun cas être tenue responsable de l’atteinte aux droits
d’un tiers
A Madame le Professeur Corinne TARDIEU.

Madame, je tiens à vous remercier sincèrement de l’honneur que vous me faites en acceptant de présider ce
jury de thèse.

Merci pour vos conseils et votre disponibilité durant mon parcours universitaire.

Merci également de m’avoir aidé à réaliser ce projet.

Je vous prie de croire en ma reconnaissance et à mon respect le plus profond.


A Monsieur le Docteur Daniel BANDON.

Je voulais vous remercier pour avoir accepté d’être membre du jury de ma thèse.

Je souhaite tout particulièrement vous remercier pour votre gentillesse et la qualité de votre enseignement, de
plus je vous remercie chaleureusement de votre participation à ce travail par la possibilité d’utiliser certaines
de vos photographies.

Recevez ici toute ma gratitude et la marque de ma sincère considération.


A Madame le Docteur Ariane CAMOIN,

Vous m’avez fait l’honneur d’accepter de diriger ma thèse d’exercice et je vous en remercie pour cela.
J’apprécie particulièrement votre présence ce jour dans ce jury de thèse.

Je vous remercie, Madame, de vos précieux conseils, de votre détermination dans cette démarche. Car cette
thèse n’est pas que cela, elle est aussi un travail de création numérique.
Merci également de m’avoir fait aimer une discipline et permis d’acquérir des compétences dans ce domaine.

Votre implication et votre bienveillance m’ont énormément touchée.

Veuillez trouver dans ce travail, l’expression de ma gratitude et de mon plus profond respect.
A Monsieur le Docteur Benoit BALLESTER.

Vous m’avez fait l’honneur d’accepter d’être membre du jury lors de la soutenance de ma thèse et je vous en
remercie chaleureusement pour cela.

J’ai apprécié durant mes études votre enseignement et votre gentillesse durant les travaux pratiques à la faculté
mais également durant les vacations cliniques, notamment aux urgences.

Je vous remercie de votre investissement durant ce travail de thèse, votre expérience en matière d’outil
numérique m’a beaucoup aidé ainsi que votre expertise dans ce domaine.

Je vous prie de croire à l’immense respect et admiration que je vous porte


A mes grands-parents.
TABLE DES MATIERES

1 INTRODUCTION page 1

2 ELEMENTS DE CONTEXTUALISATION page 2


2.1. Epidémiologie de la CPE à l’échelle nationale et internationale. page 2
2.2 Définition de la Carie précoce de l’enfant et critères de sévérité. page 2
2.3 CPE et qualité de vie de l’enfant. page 3
2.4 CPE : Données actuelles. page 4
2.4.1 Diagnostic positif et étiologie de la CPE. page 4
2 .4.2 Dépistage de la CPE et orientation des patients en France. page 5
[Link] Dépistage réalisé par le médecin traitant page 6
[Link] Dépistage réalisé par le chirurgien-dentiste page 7
[Link] Difficultés d’orientation et de prise en charge page 7
2.4.3 Prise en charge de la CPE selon le gradient thérapeutique page 8
[Link] Prévention page 8
[Link].1 L’hygiène bucco-dentaire page 8
[Link].2 L’alimentation page 9
[Link] Traitements curatifs page 9
[Link] Suivi et maintenance page 10
2.5 Mesures de santé collectives contre la CPE en France. page 10
2.6 Synthèse et problématique page 11

3. L’ADOOM, AIDE AU DIAGNOSTIC ET D’ORIENTATION AUX MEDECINS page 13


3.1 Objectifs de l’application page 13
3.2 Modalité de création et problématique page 14
3.3 Les principes de l’ADOOM page 15
3.4 Cahier des charges de l’application page 15
3.4.1 Au niveau de la forme page 16
3.4.2 Au niveau du contenu page 17
3.5 Vers la création d’un site internet page 18
3.5.1 Des difficultés importantes à créer une application. page 18
3.5.2 La création d’un site internet. page 19
3.5.3 Cahier des charges du site internet. page 19

4. LE CONTENU DE L’ADOOM page 21


4.1 La CPE : aide au diagnostic page 21
4.1.1 Les différents stades de la CPE page 21
4.1.2 Identification des facteurs de risque page 21
4.1.3 Diagnostics différentiels page 21
4.2 Prévention de la CPE page 21
4.2.1 Conseils d’hygiène bucco-dentaire page 21
4.2.2 Conseils alimentaires page 21
4.2.3 L’allaitement page 21
4.2.4 Recommandations sur le fluor page 21
4.3 Mon patient présente une CPE : Que faire ? page 21
4.4 Arbre décisionnel page 21
4.5 La denture temporaire page 21
4.6 Iconographies page 21

5. EVALUATION DE L’ADOOM AUPRES DES MÉDECINS GÉNÉRA LISTES ET DES PÉDIATRES page 22
5.1 Matériel et méthode. page 22
5.1.1 Choix des modalités de l’enquête page 22
5.1.2 Type de questionnaire page 22
5.1.3 Mode de diffusion page 22
5.1.4 Choix des questions page 22
5.1.5 Diffusion du questionnaire. page 23
5.1.6 Recueil des données. page 23
5.2 Résultats page 23
5.2.1 Caractéristiques de la population page 24
[Link] Caractéristiques socio-professionnelles de la population page 24
[Link] Pratiques quotidiennes page 25
[Link] Utilisation et intérêt porté aux outils numériques page 25
5.2.2 L’ADOOM, un outil numérique. page 26
[Link] Capacités du site internet sur la pratique quotidienne page 26
[Link] Aspect qualitatif de l’ADOOM page 26
[Link] Améliorations à apporter à l’ADOOM page 27
5.3 Discussion. page 28
5.3.1 Représentativité de la population cible et pratiques quotidiennes page 28
5.3.2 Intérêts de l’ADOOM page 28
5.3.3 Améliorations à apporter page 29
5.3.4 Limites de l’étude page 30

6. SYNTHESE page 31

7. CONCLUSION page 32

ANNEXES page 33
BIBLIOGRAPHIE page 55
1. INTRODUCTION

La carie précoce de l’enfance (CPE) est une expression clinique de la maladie carieuse avant 6 ans, avec atteinte
des dents temporaires, qui peut être objectivable dès 6 mois après l’éruption des premières dents temporaires
(1). Il s’agit d’une forme particulièrement virulente de polycarie, qui constituerait l’affection chronique la plus
fréquente chez les enfants selon l’OMS (2). Cette pathologie est un problème de santé publique majeur qui
affecte une proportion importante de la population. La prévalence des caries chez l’enfant entre un à trois ans
serait de 10% à 15% (3).
La CPE pourrait cependant être évitée avec des mesures préventives concernant l’hygiène de vie alimenta ire
et l’hygiène bucco-dentaire, ainsi que des visites régulières chez le chirurgien-dentiste (4).

Or il existe un réel problème de prévention et de dépistage des pathologies bucco-dentaires chez les jeunes
enfants. En effet l’âge moyen de la première visite chez le chirurgien-dentiste se situerait entre 3 et 6 ans, alors
que la HAS recommande une première visite dès l’apparition des premières dents temporaires, soit entre six
mois et un an (5).
Les visites chez le pédiatre ou le médecin généraliste sont plus fréquentes, et obligatoires lors de la première
année de vie (6). Ces professionnels de santé sont en première ligne pour le dépistage et la prévention de la
CPE. Malheureusement, ils éprouvent des difficultés à mener à bien cette mission du fait d’un défaut de
connaissances de la pathologie et du fait de la complexité d’orienter ces enfants vers un chirurgien-dentiste
acceptant de les prendre en charge (7).

L’objectif principal de cette thèse a été de réaliser un outil numérique d’aide au diagnostic et de prévention de
la CPE. Il devra en outre être facile d’utilisation et accessible au plus grand nombre. L’objectif secondaire a
été de tester cet outil auprès des praticiens concernés.

En premier lieu des éléments de contextualisation concernant la carie précoce de l’enfant et les problématiq ues
quelle engendre ont été identifiés, puis nous avons crée un outil numérique avec le contenu spécifique, dénomé
l’ADOOM (Aide au Diagnoctic et d’Orientation aux Médecins). Enfin nous un questionnaire a permis de tester
l’outil numérique d’aide au diagnostic et de prévention auprès d’un échantillon pilote de médecins pédiatres et
généralistes.

1
2. Eléments de contextualisation

2.1.1 Epidémiologie de la CPE à l’échelle nationale et internationale.

Il existe différentes études concernant la prévalence de la carie précoce de l’enfant qui s’accordent toutes sur
le fait que la prévalence est importante. En France, en Lorraine par exemple, la carie concernerait environ 37,5
% des enfants âgés de 4 ans (4), chez les uns à trois ans, elle concernerait entre 10 et 15 % des enfants (3). A
l’échelle internationale, l’OMS estime que 60 à 90 % des enfants scolarisés présenteraient des lésions carieuses
(2).
La carie précoce de l’enfant constitue un reflet des inégalités sociales, les indices carieux des enfants sont
nettement plus élevés dans les catégories sociales les plus fragiles (8). Elle constitue donc un défi pour les
pouvoirs publics et notamment pour l’organisation du système de santé, dont la priorité serait à donner sur la
prévention et le dépistage.

2.2 Définition de la Carie précoce de l’enfant et critères de sévérité.

La Carie précoce de l’enfant (CPE) ou Carie de la petite enfance ou anciennement appelée « le syndrome du
biberon » et « syndrome des caries rampantes » est une pathologie dentaire d’origine infectieuse (4,9). Selon
l’Académie Américaine d’odontologie Pédiatrique, la CPE se définit par la présence d’une ou plusieurs dents
cariées (lésions cavitaires ou non), absentes (pour cause de carie) ou obturées chez un enfant en denture
temporaire, un CAOD supérieur à 1, chez un enfant de moins de 6 ans.
Il existe des critères de sévérité en fonction de l’âge. Elle est décrite chez les enfants :
 De moins de trois ans présentant un signe de lésion carieuse sur une surface lisse
 De trois à cinq ans présentant une ou plusieurs dents antérieures maxillaire cariées, absentes pour cause
de carie ou obturées
 Un CAOD supérieur à 4 à trois ans, à 5 à quatre ans ou à 6 à cinq ans (10).

2
Figure 1 : Critère de sévérité de la CPE.

3 ans 4 ans 5 ans

Signes de la maladie carieuse C3 aof ≥ 4 C3 aof ≥ 5 C3 aof ≥ 6


c1 = ICDAS 1 à 6
c3 = ICDAS 3 à 6
f = sur les faces lisses
a : Dent absente Ou 1 ou plusieurs incisives

o : Dent obturée Maxillaires affectées

Les lésions ont une localisation caractéristique, au niveau des incisives maxillaires au niveau interproximal ou
près du collet en vestibulaire des incisives maxillaires. Les incisives mandibulaires sont épargnées dans un
premier temps car protégées par la barrière linguale et salivaire (11)
Chronologiquement les incisives maxillaires sont atteintes puis les premières molaires, les secondes molaires,
les canines et les incisives mandibulaires (4,12).

Le « syndrome du biberon » est la forme la plus courante de CPE, dont le facteur de risque le plus courant
serait la consommation répétée de biberons et l’allaitement ad libitum. Vers quatre à cinq ans, on constate
souvent la présence de carie évolutive touchant la majorité des dents temporaires (4,12) et entrainant sur
l’enfant des conséquences graves telles que des douleurs, difficultés à dormir, à manger et des répercussions
sociales (13).

2.3 CPE et qualité de vie de l’enfant.

La répercussion de la CPE est multiple, tout d’abord sur la santé de l’enfant qui va souffrir et ressentir une
douleur importante au niveau de la sphère orale. Cela peut entrainer des difficultés à s’alimenter et du coup
une perte de poids voire une dénutrition. De plus, la douleur peut causer d’importants troubles du sommeil. Au
niveau fonctionnel, la CPE peut perturber la déglutition, la phonation et la mastication, il y a une perte de
l’espace dans le sens vertical, sagittal, transversal qui peut être à l’origine de malocclus ions (12, 14).
La CPE préfigure un risque carieux élevé au niveau des futures dents permanentes (14).
De plus, les répercussions sont d’ordre social. La carie précoce de l’enfant peut défavoriser l’individu dans son
intégration, au niveau scolaire notamment. La CPE peut empêcher l’enfant de sourire, lorsque l’atteinte est
importante au niveau antérieur il y peut y avoir une perte de l’estime de soi. La douleur entraine également des
troubles du comportement comme de la violence, un absentéisme scolaire, une fatigabilité augmentée. La

3
qualité de vie de l’enfant est amoindrie ce qui incite à favoriser une prise en charge rapide voire urgente dans
certain cas de dénutrition sévère (13).

2.4 CPE : Données actuelles.

2.4.1 Diagnostic positif et étiologie de la CPE.

Anamnèse
Au niveau de l’anamnèse, la douleur peut constituer le signe clinique prédominant mais souvent la CPE est
asymptomatique, il est important de connaitre l’historique douloureux et d’évaluer le risque carieux individ ue l
(10).
Le questionnaire évaluera les facteurs de risques carieux individuels et collectifs. Le risque carieux individ ue ls
se base sur l’évaluation du risque alimentaire et du risque lié à l’hygiène bucco-dentaire (4). De plus, il faut
garder à l’esprit que l’étiologie de la CPE est multifactorielle. En effet elle est associée (10,15,16) :

 À la prise ad libitum de biberons de lait, de liquides contenant des hydrates de carbone ou d’eau sucrée,
 À un allaitement prolongé au-delà de l’âge de 1 an,
 Un allaitement juste avant l’endormissement de l’enfant,
 Un manque d’hygiène bucco-dentaire,
 La non utilisation de dentifrice fluoré.
 Et une alimentation riche en sucres.

De plus, le facteur bactérien est important, on constate une contamination précoce par les Streptocoques
Mutans et les Actinomyces (17). Ainsi on peut classer les facteurs de risque en trois groupes, facteur
alimentaire, bactérien et socio-économique. En effet, une structure familiale fragilisée, un manque d’éducation,
la position de l’enfant dans la fratrie seraient autant de facteurs aggravant la survenue de carie précoce.

Examen clinique

L’examen clinique doit se réaliser sur des dents propres/nettoyées et s’accompagner d’un éclairage de qualité.
L’ensemble des dents et du parodonte doit être observé, ainsi que les structures externes à la sphère orale (4).
On va rechercher la présence de lésions carieuses et de fistules qui seraient le signe d’atteinte pulpaire. Il existe
deux formes de lésions carieuses :

4
-la lésion carieuse « active », avec une dentine très déminéralisée et un fond de lésion d’une teinte jaune
brunâtre qui est de consistance molle à la sonde, peu étendue à la surface, elle se propage rapidement en
profondeur et aboutit très vite à la nécrose pulpaire.
-la lésion carieuse dite inactive présente une dentine lisse et brillante de couleur brun noir et résistant à la sonde,
souvent sur les faces occlusales et de manière très étendue (12,18).
L’utilisation de la classification ICCMS (International Caries Classification and Management System) et
ICDAS (International Caries Detection and Assessment System) permet une approche en fonction de la sévérité
de la lésion (18).

Figure 2 Les différents scores ICDAS en denture temporaire (18)

Les stades ICDAS

Ainsi elle permet d’orienter le praticien dans le choix de la technique utilisée, des techniques non invasives
ICDAS 1 et 2, de la micro dentisterie ICDAS 3 et 4 et des techniques plus invasives pour ICDAS 5 et 6 (18).

5
La localisation des lésions carieuses va varier selon l’âge, vers 20 mois au niveau des surfaces lisses, à 3 ans
au niveau des puits et fissures des molaires temporaires et vers 4/5 ans sur les faces proximales des molaires
temporaires. Lors de l’examen clinique, il est important de compter le nombre de lésions carieuses, surto ut
dans les cas de polycaries (10).

Examens complémentaires
- Les tests de sensibilité pulpaire n’étant pas toujours fiables sur les dents temporaires, ils ne sont que
très peu réalisés en pratique quotidienne (19).
- Les méthodes optiques utilisant la fluorescence peuvent constituer une aide au dépistage de lésions
initiales mais à ce jour, leur spécificité serait encore faible en denture temporaire (20)
- Il est préconisé de réaliser des clichés rétro coronaires (bite-wing). Ils constituent l’exame n
complémentaire le plus fiable pour le dépistage et diagnostic de lésions carieuses (12). Les clichés rétro
alvéolaires sont réalisés en complément des bites-wings pour des lésions carieuses importantes, pour
évaluer le stade physiologique de la dent, les dents traumatisées, les lésions de type pulpaire et lorsque
les clichés rétro-coronaires ne sont pas réalisables (réflexe nauséeux de l’enfant par exemple). Au
niveau radiologique, un status doit être réalisé et permettre de visualiser l’ensemble des lésions
carieuses et leur étendue. (12).

2 .4.2 Dépistage de la CPE et orientation des patients en France.

[Link] Dépistage réalisé par le médecin traitant

Le dépistage des pathologies bucco-dentaires chez l’enfant au niveau des médecins en France devrait
idéalement se dérouler selon le collège National des Pédiatres universitaires durant les rendez-vous
obligatoires. Il en existe 20 avant l’âge de six ans, un au cours des 8 jours, un par mois jusqu’à six mois, un à
l’âge de de neuf mois et à l’âge de douze mois, deux au cours de la deuxième année de vie, un à l’âge de vingt -
quatre mois et deux fois par ans jusqu’à l’âge de six ans. Concernant les dents, les examens médicaux
obligatoires qui nous concernent sont ceux où l’âge correspond à l’apparition des premières dents (vers six
mois) (6).
Durant la quatrième année et la sixième année, un bilan de santé systématique est mis en place, par la loi de
santé du 5 Mars 2007 et sont normalement assurés par des médecins scolaires. La Haute Autorité de Santé
recommande un examen bucco-dentaire systématique ainsi que l’annotation dans le carnet de santé des
informations concernant l’état dentaire. En cas de signes de pathologies dentaires, les médecins doivent
orienter l’enfant vers un chirurgien-dentiste. (5)

6
[Link] Dépistage réalisé par le chirurgien-dentiste.

La HAS recommande la participation de tous les enfants aux examens de prévention du programme de
prévention de l’Assurance maladie, le « MT’dents », qui se déroule à l’âge de trois, six, neuf, douze, quinze et
dix-huit ans (21). Cependant il est recommandé d’effectuer des visites de contrôle dès l’apparition des
premières dents afin d’habituer l’enfant à la prise en charge odontologique, à sensibiliser les parents aux
messages de prévention, éviter les habitudes néfastes et dédramatiser le soin (4).
L’examen doit comprendre obligatoirement, une anamnèse, un examen bucco-dentaire, des éléments
d’éducation sanitaire et il peut être complété en cas de besoin par des examens radiographiques. L’examen de
six et douze ans a été rendu obligatoire en 2001, ils doivent comporter également une évaluation du risque
carieux (5).
La HAS souligne l’importance lors de ces examens de l’éducation pour la santé bucco-dentaire ainsi que
l’évaluation du risque carieux. L’évaluation du risque carieux individuel (RCI) est essentiel au niveau de
l’approche de la maladie carieuse. Il faut rechercher les facteurs favorisant la maladie carieuse ainsi que les
facteurs protecteurs (5). En France, le RCI s’évalue de manière dichotomique, faible ou élevé, et repose le plus
souvent sur le risque lié à l’alimentation, le risque lié à la présence de bactéries, à l’utilisation de produits cario-
préventifs, notamment le fluor et à la susceptibilité de l’hôte (5). Lors de l’anamnèse, le RCI doit être évalué
par des questions précises sur les comportements alimentaires, d’hygiène bucco-dentaire et les actes de
prévention de la carie (utilisation de dentifrice fluoré ou pas par exemple), il est essentiel de prendre en compte
l’environnement socio-économique du patient et de sa famille (5).

[Link] Difficultés d’orientation et de prise en charge

Il existe des difficultés d’orientation et de prise en charge de la carie précoce de l’enfant. Tout d’abord les
difficultés d’orientation sont en partie liées à l’absence de spécialistes, selon la présidente du Collège des
Enseignements d’Odontologie Pédiatrique, le professeur Muller Bolla. Il existe un besoin criant de créer une
spécialité d’odontologie pédiatrique (22). De plus, l’absence de cette spécialité reconnue, entrainerait une perte
de chance pour les enfants face à des situations de difficultés d’accès aux soins (22). Selon la thèse du docteur
Amiel, 30% des médecins généralistes et pédiatres auraient des diffic ultés à orienter les enfants (23).
Ensuite, ce sont des difficultés de prise en charge qui sont importantes.
L’Assurance Maladie met en place des examens de prévention à partir de l’âge de trois ans mais seulement
depuis 2019, jusqu’à présent le premier rendez-vous était à six ans. Or la CPE est une pathologie qui concerne
la petite enfance c’est-à-dire l’enfant jusqu’à l’âge de six ans. Ainsi, elle peut faire l’objet d’un diagnostic

7
tardif. (5). De plus, la HAS recommande une visite chez le dentiste dès l’apparition de la première dent
temporaire, vers 6 mois (5), cette situation peut être qualifiée de dichotomique.
On peut également évoquer le manque de coopération du jeune enfant qui peut constituer un frein dans la prise
en charge de la CPE. Il faut établir une relation de confiance afin de faciliter l’acceptation des soins par l’enfant.
La peur de la douleur, « d’avoir mal », peut entrainer chez l’enfant un comportement de rejet du soignant et
des comportements opposants (24). Il est recommandé d’évaluer la douleur et l’anxiété à chaque soin et ainsi
apporter une réponse adaptée à la psychologie de l’enfant (25).

2.4.3 Prise en charge de la CPE selon le gradient thérapeutique

La prise en charge de la CPE repose sur une stratégie thérapeutique où la prévention est essentielle, et où les
traitements curatifs doivent être entrepris en prenant en compte de la coopération du patient (4).

[Link] Prévention

Elle repose sur les facteurs pouvant favoriser le risque carieux, l’alimentation et l’hygiène bucco-dentaire ;

[Link].1 L’hygiène bucco-dentaire

Pour être efficaces, les stratégies préventives d’hygiène bucco-dentaire doivent être entreprises et appliquées
au domicile de l’enfant avec le consentement des parents et de l’enfant (4, 10).
Le brossage doit être régulier et biquotidien, l’enfant doit progressivement être autonome au niveau du
brossage. D’abord réalisé par les parents, puis sous la surveillance des parents à partir de 6-7 ans, le brossage
constitue un acte de la vie quotidienne qui est synonyme d’apprentissage de l’autonomie au même titre que de
manger seul ou savoir se vêtir. Il doit être réalisé le matin après le petit déjeuner et le soir après le repas (15).
Selon l’AFSSAPS, la HAS et l’EAPD, l’utilisation d’un dentifrice fluoré est recommandée dès l’apparitio n
des premières dents temporaires, environ six mois. Ainsi le dentifrice fluoré est le seul topique fluoré qui doit
être systématisé, sa concentration doit être adaptée à l’âge et au RCI de l’enfant. Il favorise le processus de
reminéralisation (26,27).
Dès l’apparition des premières dents jusqu’à deux ans, une compresse peut être utilisée ou une brosse à dent
spécialement conçue pour les bébés. Le dentifrice doit comporter moins de 500 ppm de [Link] deux et six
ans, il doit y avoir 1000 ppm de fluor et jusqu’à 1500 ppm si le RCI est élevé. A partir de six ans le dentifr ice
doit contenir 1500 ppm de fluor (5).
Depuis 2019, l’EAPD recommande un dosage de fluor supérieur : 1000 ppm jusqu’à deux ans, puis jusqu’à 6
ans avec un grammage plus important et à partir de 6 ans 1450 ppm (26).

8
L’utilisation de fluor systémique peut être recommandé selon l’AFSSAPS, chez l’enfant à risque carieux élevé
après réalisation d’un bilan des apports fluorés, par prescription de gouttes ou de comprimés. Mais il est
important de ne pas systématiser la prise de fluor systémique et de préférer l’apport de fluor par celui contenu
dans les dentifrices (5).
La surconsommation de fluor peut entrainer la fluorose, cette dernière entrainant des anomalies de structure
amélaire (12), surtout lorsque l’eau courant de consommation est fluorée comme au Maroc et aux États-Unis.

Concernant la technique de brossage, elle doit évoluer en fonction de l’âge de l’enfant, jusqu’à deux ans, la
méthode est horizontale avec vingt allers-retours par secteur, à partir de deux jusqu’à six la technique
horizontale peut être associer à des mouvements circulaires pendant deux minutes (12). A partir de six ans, la
méthode de Bass modifiée doit être introduite, les brins orientés à 45 degrés par rapport au grand axe de la
dent, les uns étant insérés dans le sillon gingivo-dentaire et les autres recouvrant la gencive marginale, sont
soumis à des petits mouvements vibratoires puis à un mouvement de rotation en direction occlusale (18).

[Link].2 L’alimentation

La prise alimentaire entraine une diminution du pH salivaire en dessous de 5,5, provoquant ainsi une
déminéralisation de l’émail ; Après vingt minutes sans prise alimentaire, le pH remonte grâce au pouvoir
tampon de la salive et l’émail se reminéralise. Par conséquence durant la journée l’émail est soumis à des
phases de déminéralisation-reminéralisation liés au nombre de prises alimentaires. C’est pourquoi le grigno tage
doit être bannis car il augmente les phases où le pH salivaire est faible et où l’émail se déminéralise, cela
favorisant les lésions carieuses (28).
Selon les recommandations de l’OMS, du Plan national nutrition santé, de l’Association dentaire française, de
l’AFFSAPS, la SFOP, la HAS et l’UFSBD il faut réduire la consommation de produits sucrés, répartir les
prises alimentaires en fonction de trois repas plus un goûter (2, 5).
Pour résumer, il faut identifier les sucres fermentescibles, supprimer le grignotage, diminuer le temps de
contact entre le sucre et les dents en contrôlant la prise d’aliments sucrés (29).
Concernant l’allaitement, le lait maternel n’est pas en soi cariogène mais l’allaitement tardif dit « à la
demande » augmente le risque carieux, l’enfant s’endormant au sein de la mère. Ainsi durant la nuit, le lactose
contenu dans le lait fermente au niveau des surfaces dentaires durant la nuit et la salive en moindre quantité ne
joue plus son rôle tampon. (28, 29, 30).

[Link] Traitements curatifs

9
Le traitement curatif doit être entrepris en tenant compte de la coopération de l’enfant. La gestion de la maladie
carieuse doit reposer sur le système international de classification et de gestion de la maladie carieuse, ICCMS
(International Caries Classification and Management System) (18). Elle repose sur une approche en quatre
étapes.
Il faut déterminer le risque carieux individuel en se basant sur l’anamnèse et l’examen clinique, puis il faut
détecter les lésions carieuses et évaluer leur sévérité selon la classification ICDAS. Les lésions seront ainsi
classées en initiales, modérées ou sévères et en fonction de leur activité (18).
Puis ensuite le plan de traitement est élaboré en tenant compte de l’enfant et des parents avant de délivrer le
traitement (4, 18).

Il est important de dissocier les lésions cavitaires des lésions non cavitaires. La prise en charge précoce des
lésions initiales permet d’éviter la formation de cavités et de limiter l’activité des lésions carieuses. Le
scellement de sillons est indiqué sur les lésions ICDAS 1 et 2 sur les dents permanentes mais ne sont pas
indiqués par l’AAPD et SFOP sur les molaires temporaires. Cependant les fluorations sur les dents temporaires
sont indiquées (11, 12).
De manière conventionnelle lorsqu’il y a présence de cavité, les soins restaurateurs sont indiqués. Il faut agir
en débridant la carie et mettre en place un matériau de restauration. Le ciment verre ionomère a des propriétés
particulièrement intéressantes chez les enfants présentant une CPE : étanchéité, bioactivité, qualités esthétiques
satisfaisantes, adhésion naturelle aux tissus dentaires et facilité d’utilisation. En cas d’impossibilité de
restauration par méthode directe, des couronnes pédiatriques peuvent être réalisées (en métal ou en zircone).
Si les lésions carieuses sont sévères et proches de la pulpe, des pulpotomies et/ou pulpectomies sont indiquées.
En cas de délabrement majeur et /ou de complication infectieuse trop importante l’avulsion doit être réalisée.
Dans ce cas des prothèses pédiatriques peuvent être envisagées (4,12,16).

Actuellement des méthodes alternatives sont décrites dans la littérature. Notamment l’ART (Atraumatic
restorative treatment) est utilisé sur les lésions asymptomatiques (20). Cette technique consiste à débrider à
minima (curetage partiel) la lésion carieuse sans anesthésie locale (instrumentation manuelle, air-abrasion,
sono-abrasion ou micro-fraises), à la restaurer par un matériau, puis à appliquer le plus souvent une fluoration.
Surveiller dans le temps l’évolution est un acte préventif essentiel de la récidive(12). Les avantages sont la
fiabilité des résultats, la rapidité de mise en œuvre, le faible coût, et son indication sur les enfants non
coopératifs (20).

[Link] Suivi et maintenance

10
Des contrôles tous les 3 ou 6 mois doivent être mis en place, en fonction de la sévérité de la CPE. Il est
important de contrôler l’efficacité du brossage, d’évaluer la motivation de l’enfant et des parents. La mise en
place de vernis fluoré doit être entrepris tous les 3 à 6 mois (5).

2.5 Mesures de santé collectives contre la CPE en France.

Les rendez-vous obligatoires « MT’dents » débutent à partir de trois ans depuis le 1er avril 2019, cela permet
ainsi de dépister précocement de possibles lésions carieuses (5). De plus il existe en France, de manière
sporadique des mesures préventives contre cette pathologie. Dans certain département, les caisses primaires
d’assurance maladie possèdent des centres de bilan de santé réservé aux enfants.
Le conseil général du Val-de-Marne a créé une mission bucco-dentaire, qui fait de la prévention dans les
établissements scolaires mais aussi pré-scolaire (PMI, crèches, maternelle) touchant ainsi les enfants de moins
de six ans. Le Gard et la Seine-Saint-Denis ont également mis en place ces actions (31).
Selon le rapport de la direction générale de la santé de Mai 2006, sur la prévention de la carie chez l’enfant de
moins de trois ans, il existe de nombreuses actions au niveau local, régional et même national mais le nombre
important d’acteurs empêche une bonne coordination et limite ainsi leur efficacité (15).

2.6 Synthèse et problématique

La CPE est un véritable problème de santé publique car il touche un trop grand nombre d’enfants. Elle constitue
donc un défi pour les pouvoirs publics et les professionnels de santé.
En effet une prise en charge précoce est indispensable au maintien de la bonne santé bucco-dentaire des enfants.
Les autorités de santé ont mis en place des dispositifs permettant de prendre en charge les pathologies dentaires,
seulement à partir de trois ans, alors qu’il est préconisé une visite dès l’apparition de la première dent
temporaire, avant un an selon la HAS (5).
La consultation précoce chez le chirurgien-dentiste apparait donc indispensable, cependant celle-ci n’est pas
forcement réalisée. Les médecins généralistes et les pédiatres, qui eux ont des consultations obligatoires chez
les enfants de moins de six ans, apparaissent donc comme essentiels dans la prise en charge de la CPE.
La thèse du Docteur Amiel Laura (23), a démontré que ces professionnels avaient peu d’informations sur la
carie précoce de l’enfant. Il existe des difficultés à diagnostiquer cette pathologie de plus les messages de
préventions et d’orientations sont mal connus.
Il apparait nécessaire d’aider ces professionnels.

11
Pour conclure, il apparait un manque évident de dépistage et d’orientation de la part des médecins généralistes
et pédiatres dans la prise en charge de patient atteint de Carie Précoce de l’Enfant.
L’objectif est de créer sous un format simple, facile et rapide d’utilisation un outil aidant ces professionne ls
dans leur démarche de prise en charge.

12
3. L’ADOOM, Aide au Diagnostic Odontologique et Orientation
pour les Médecins.

3.1 Objectifs de l’application

Cette application est un outil pour les médecins et les pédiatres afin de les aider à mieux dépister et
diagnostiquer la carie précoce de l’enfant, de mieux connaitre les messages de prévention et aussi de mieux
orienter.
L’application doit être simple d’utilisation tout en étant la plus exhaustive possible.

Objectif 1 : Mieux diagnostiquer la carie précoce de l’enfant.

Durant l’enquête menée par le Docteur Amiel, il a été démontré que les médecins avaient tendance à ne pas
faire différencier les lésions carieuses des anomalies du développement dentaire. La moitié seulement
reconnaissait une lésion carieuse sur une photographie quand cela en était une (23).
Il est important de poser le bon diagnostic et de ne pas confondre des lésions carieuses avec des anomalies, la
suite du traitement étant différente. L’ADOOM a pour but de permettre aux médecins de reconnaitre une carie
d’une anomalie ou d’une simple dyschromie.

Objectif 2 : Connaitre les messages de prévention.

L’enquête du Docteur Amiel a démontré qu’il existait de nombreuses ambiguïtés et fausses croyances au
niveau des messages de prévention afin de lutter contre la CPE. On sait que les lésions carieuses peuvent être
évitées par une alimentation pauvre en sucre, une hygiène bucco-dentaire minutieuse, une absence
d’allaitement nocturne ou en pré-endormissement et une utilisation quotidienne de fluor (contenu dans le
dentifrice), la prescription de fluor systémique n’est plus recommandée avant l’apparition des dents.
Pour 30% des sondés, le nombre de brossages indiqué n’est pas connu, peu de médecins (un sur deux)
considèrent l’allaitement artificiel nocturne comme un facteur de risque cariogène, aucun sondés ne réalise de
bilan fluoré avant de prescrire du fluor systémique, 7% prescrivent du fluor systémique de manière
systématique.
L’ADOOM permet d’harmoniser les connaissances en matière de prévention sur l’ensemble de ces sujets et
ainsi aider les praticiens à se mettre à jour de leurs connaissances.

13
Objectif 3 : Mieux orienter.

Les praticiens ne savent pas exactement quand doit être réalisé le premier bilan bucco-dentaire chez un dentiste.
L’enquête de [Link] (23) a montré qu’un tiers des sondés préconisait le premier bilan à partir de l’âge de 6
ans. Seulement 4,35% ont répondu qu’il devait être effectué entre l’apparition des dents temporaires et l’âge
d’un an. L’application permet aux praticiens de connaitre les recommandations en fonction de l’âge de l’enfant
concernant les rendez-vous chez le chirurgien-dentiste et d’ainsi mieux orienter.

L’ADOOM se veut être une aide apportée aux médecins et pédiatres dans un domaine qu’ils connaissent moins
car ils l’abordent moins durant leurs études (23). Les médecins sont demandeurs d’outils pour les aider, dans
le travail de C. Pacorel (7), la majorité des praticiens souhaitaient une réactualisation de leurs connaissances
dans ce domaine (7).
Dans l’étude de C. Barbet-Massin (32), les praticiens ont souligné qu’ils n’étaient pas certains de leur
diagnostic sur la CPE (32). De plus, il faut noter que peu de chirurgiens-dentistes acceptent de soigner les
enfants de moins de 6 ans (23), il existe donc une difficulté pour orienter les patients. Cette application a aussi
pour but de faire connaitre la spécialité d’Odontologie Pédiatrique.
L’application possède donc un intérêt majeur afin de répondre à ce besoin.
De plus, l’ADOOM permet aux praticiens de penser à réaliser un examen dentaire, car la moitié des praticiens
interrogés par le Docteur Amiel ne réalisait pas d’examen bucco-dentaire (23). C’est pour cela que l’applicat io n
doit être simple à utiliser et comporter de nombreuses iconographies.

3.2 Modalité de création et problématique

Dans l’étude de [Link] à l’université de Bordeaux en 2017 (33), il a été réalisé un guide de bonnes
pratiques sur la carie précoce de l’enfant à l’usage des professionnels de santé. Son objectif était de centraliser
les informations en les rendant plus accessibles dans un document unique et facile d’utilisation (33).
L’application peut être considérée comme un guide de bonnes pratiques où les recommandations les plus
récentes seraient regroupées. L’intérêt de l’application réside dans le fait que les différentes mises à jour
permettraient de mettre à jour les recommandations qui n’ont de cesse d’évoluer.
Le Manuel d’élaboration d’un guide de bonnes pratiques rédigé́ par l’Agence de la santé et des services de la
Montérégie (Canada) (34) donne des conseils permettant de créer un guide de bonnes pratiques, dont nous
avons tenu compte dans la réalisation de l’ADOOM. D’ailleurs le manuel encourage la création de guide de
bonnes pratiques sous forme informatique.

14
Selon la HAS, l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques n’est pas une fin en soi, mais il doit s’intégrer dans
une prise en charge globale. L’application constitue en ce sens un support afin d’aider les praticiens mais ne
doit pas suffire, elle peut en revanche inciter les médecins et pédiatres à se former dans ce domaine (35).
Notre application s’est donc basée sur des principes importants :
 La médecine basée sur des preuves
 La gestion du changement (au niveau des recommandations)
 La gestion de la qualité
 Le transfert de connaissances
 La gestion des connaissances et la codification des connaissance s tacites

La médecine basée sur des preuves : L’ADOOM doit avoir comme référence l’ensemble de la recherche
bibliographique sur le sujet en question. La bibliographie étant la plus récente.

La gestion du changement : Les différentes mises à jour permettent de renouveler les recommandations en
fonction des changements qu’il peut exister.

La gestion de la qualité : L’application doit servir, être utile, une enquête sur son utilisation a été réalisée sur
le ressenti du praticien à la découverte de l’application.

Le transfert de connaissances : L’application est un outil d’aide à la décision clinique mais aussi un moyen
de transférer des connaissances qui doivent se transformer en action. Selon les travaux de Graham (34) la
publication d’un guide comme seule stratégie est peu susceptible de modifier les comportements. Il faut donc
garder à l’esprit que les modifications de comportement font parties d’une stratégie plus vaste que la seule
publication d’un guide bonnes pratiques. L’ADOOM ne pourra pas à elle seule modifier les pratiques cliniq ues.

La gestion des connaissances et la codification des connaissances tacites : Il faut structurer les connaissances,
les rendre accessibles et codifier les connaissances issues de l’expérience du praticien et non captées dans les
bases de données. Notre application devra être structurée permettant une lecture et un déplacement aisé. Elle a
pour but d’harmoniser les recommandations afin d’avoir des pratiques cliniques communes cependant la
difficulté d’intégrer des connaissances issues de l’expérience des médecins et des pédiatres est réel. D’aille urs
cela pourrait être un frein à l’utilisation de l’ADOOM car elle ne pourrait pas convenir à l’expérience et à
l’exercice du praticien.

3.3 Les principes de l’ADOOM

15
L’intelligence artificielle (IA) a pour but d’aider l’homme dans la production de tâches humaines, en mimant
l’activité du cerveau. Il existe deux courants, un courant où l’IA est « forte », c’est-à-dire que l’on va concevoir
une machine capable de remplacer l’homme dans son raisonnement et un courant où l’IA est dite « faible » où
la machine va aider l’homme dans leurs tâches (36). Notre application ne se substitue pas au praticien pour
raisonner, mais c’est une aide au diagnostic. L’ADOOM s’inscrit donc plus dans le courant d’une IA dite
« faible ». Elle va aider le praticien à prendre sa décision, ce sont des logiciels d’e-santé.

L’ADOOM est réalisée sur le même principe que de nombreuses applications d’aide au diagnostic. Eko
CORE™ est une application smartphone qui retranscrit en direct le rythme cardiaque du patient et qui se
branche sur le stéthoscope (37). L’application Ada Health™ est une application médicale ayant connu une
forte croissance, elle permet aux utilisateurs de décrire leurs symptômes et ainsi obtenir un pré-diagnostic et
des recommandations de soins sur mesure (38). Elle permet aux médecins de conforter leurs diagnostics et
leurs décisions. Toutefois elle ne remplace pas l’examen clinique et donc la présence du médecin. L’applicatio n
« Antibioclic » est également un outil afin d’aider les praticiens dans leurs prescriptions d’antibiotiq ues.
Réalisée par des médecins de l’APHP et financée par cette dernière, elle a su se faire une place importante dans
le domaine médical (39).

L’ADOOM se veut être une application simple d’utilisation au quotidien, elle a pour but d’inciter les médecins
à réaliser un examen clinique bucco-dentaire et à les aider dans le dépistage de CPE.

3.4 Cahier des charges de l’application

3.4.1 Au niveau de la forme

L’application doit être simple d’utilisation, contenir un menu composé de quatre parties. Une partie
« Recherche » qui renvoie sur les fiches, une partie « à propos » qui renvoie sur la bibliographie et les
généralités administratives de l’application, une partie « Actualités » qui permet de tenir à jour le praticien sur
des informations médicales notamment dans le domaine de la pédodontie et enfin une partie « Contact ».
La partie « Recherche » permet au praticien de naviguer entre plusieurs fiches et de choisir en fonction de ses
besoins, il y a onze fiches :
 Les stades de la CPE
 Identification des facteurs de risque
 Diagnostic différentiel

16
 Conseils d’hygiène bucco-dentaires
 Conseils alimentaires
 L’allaitement
 Recommandations sur le fluor
 Mon patient à une CPE, Que faire ?
 Arbre décisionnel
 La denture temporaire
 Iconographies
Le contenu doit être riche en iconographie afin de participer à l’aide au diagnostic.

3.4.2 Au niveau du contenu

Le contenu doit être accessible à des praticiens non odontologistes et permettre une compréhension aisée axée
sur la démonstration du problème médical, la prévention et l’orientation du patient.
 Une première section définit la CPE.
 Une deuxième section, illustrée, traite des différents stades de la CPE. Il s’agit d’une synthèse de
plusieurs travaux (9,40). Il existe quatre stades évolutifs. L’iconographie permet au praticien de mieux
situer le niveau de la sévérité des lésions.
 Les critères de diagnostic positif d’une CPE permettent au praticien d’orienter son diagnostic en
fonction des questions et des observations issues de l’examen clinique. Tout cela est abordé dans la
troisième section. Le tableau est partagé entre « facteurs de risques » et « Absence de facteurs de risques
d’une CPE », ainsi le praticien pourra évaluer le risque carieux de l’enfant, observer le nombre de dents
absentes, cariées et/ou soignées (selon les critères CAOD) et ainsi en fonction de la présence des
différents facteurs identifiés le praticien pourra établir un pré-diagnostic/ une orientation diagnostiq ue
en préjugeant de la présence ou pas d’une CPE. Ainsi par ce tableau on oriente le médecin sur la
possibilité ou non de se trouver face à un diagnostic positif de CPE.
La quatrième section aborde les diagnostics différentiels. Deux lésions déjà utilisées dans des questionna ires
ont été citées. Les bactéries chromogènes et le DMH (Decidious Molar Hypomineralization), car elles peuvent
être à tort être considérées comme les lésions carieuses et peuvent tromper les praticiens non-odontologistes.
De plus, le diagnostic différentiel possible avec l’amélogenèse imparfaite doit être fait. Le défaut observé
constitue une anomalie du développement (qualitatif et/ou quantitatif) dentaire d’origine génétique affectant
l’émail des dents temporaires et permanentes. Contrairement à la carie précoce de l’enfant, qui affecte ou
plusieurs dents, même si l’ensemble de la denture peut être affectée, l’amélogenèse imparfaite affecte
l’ensemble des dents (12).

17
 Concernant la partie sur la prévention, l’utilisation d’un système de questions/réponses permet de
simplifier les connaissances et de les rendre accessibles au praticien mais aussi aux parents, on peut
aisément imaginer que ces questions peuvent être posés par des parents aux pédiatres durant une
consultation.
La 6e section, permet au praticien d’adopter des gestes face à une situation de CPE. Basé sur trois principes
(Questionner, Observer et Orienter) pour la première fiche, elle donne au praticien des outils pour
l’anamnèse, les questions qu’il doit poser afin d’évaluer le risque carieux de l’enfant notamment. De plus,
elle incite le praticien à effectuer un examen bucco-dentaire.
 Un arbre décisionnel est proposé sur le site afin de permettre permettant aux praticiens non-
odontologistes de diagnostiquer à partir de signes cliniques faciles à identifier (des tâches, une atteinte
homogène sur toutes les dents ou sur un groupe de dents par exemple) une lésion carieuse d’une autre
pathologie tel que l’amélogénèse imparfaite. Elle est inspirée de l’arbre décisionnel réalisé par A
Berthet, I Lopez et L-F Jacquelin sur le dépistage carieux en denture temporaire, publié sur le site pas
en pas en pédiatrie à destination des pédiatres (41).
 Une section sur la denture temporaire comporte un schéma dentaire illustrant le nombre de dents
temporaires, leur position et le type de dent (42).
 Une dernière section abordant différentes iconographies et leurs descriptions afin d’aider le praticien
dans sa démarche diagnostic.

3.5 Vers la création d’un site internet

3.5.1 Des difficultés importantes à créer une application.

L’ADOOM a rencontré des difficultés importantes dans son processus de création. L’aspect financier ne doit
pas être sous-estimé et il est important de rechercher des partenaires afin de financer ce projet. Le cout de
création d’une application oscillant autour de 1000 à 120000 euros (43).
Cependant le fait d’être associé à un partenaire peut nuire à l’indépendance du contenu, et même être contraire
aux principes de l’ADOOM (notamment la médecine par la preuve).
Il est nécessaire de se rapprocher d’un web master afin de réaliser l’application, les sites dits « gratuits » sont
limités et peu accessibles à des novices, on peut citer par exemple « Goodbarber » ou « Appligo ».
De plus, la diffusion d’une application sur Applestore ou Android nécessite un paiement mensuel afin d’être
répertorié (43). Le fait de la rendre payante n’est pas imaginable car elle doit être diffusée le plus possible.

18
L’idéal pour notre application serait d’être financé par l’Université d’Aix-Marseille par exemple, cela
permettrait d’assurer l’indépendance de l’ADOOM et la gratuité de celle-ci. L’application « Antibioclic »,
application gratuite permettant d’aider le praticien à prescrire des antibiotiques, a été financé par l’APHP (39).

3.5.2 La création d’un site internet.

Le site internet apparait comme une solution intéressante car beaucoup de site permettent d’en créer un
gratuitement et facilement. On peut citer « Wix » et « JimDo ». Ce dernier a été l’outil que nous avons utilisé,
simple d’utilisation et de diffusion (44).
De plus, avec le site internet, l’accès est facilité pour le praticien, gratuit et plus économique que l’applicatio n.
Il sera toujours possible de rechercher des partenaires afin de financer l’ADOOM, notamment l’univers ité
l’APHM en utilisant le site comme projet/maquette de la future application.

3.5.3 Cahier des charges du site internet.

Le site doit être facile d’utilisation, accessible au praticien et gratuit. Il doit respecter le label HON code,
cependant la HAS ne reconnait plus ce label et souhaite une évolution de la certification des sites de santé,
certification en cours (45).
Il existe huit critères afin de respecter ce label (46) :

1. Autorité : indication de la qualification des rédacteurs,


2. Complémentarité : le site doit complémenter, et non remplacer la relation patient-médecin. Les
informations viennent en complément d’une relation avec un médecin et ne s’y substituent pas.
3. Confidentialité : préserver la confidentialité des informations personnelles soumises par les visiteurs
du site
4. Attribution : le site doit citer les sources des informations qu'il publie et doit dater ses pages
5. Justification : le site doit justifier toutes affirmations concernant les bienfaits ou les inconvénients de
produits ou traitements
6. Professionnalisme : l’information doit être la plus accessible possible, il faut pouvoir identifier le
webmestre et une adresse de contact doit être proposée
7. Transparence du financement : les sources de financements du site doivent être indiquées,
8. Honnêteté dans la publicité et la politique éditoriale : il doit exister une séparation entre la ligne
éditoriale et la politique publicitaire.

19
Figure 3 S ymbole du HON CODE

L’adresse du site internet est : [Link] elle contient les mots ADOOM, le titre et CPE.
(De plus, elle contient le nom du site hébergeur (Jimdo), en attendant des financements).

20
4. Le contenu de l’ADOOM
L’ensemble des fiches contenues dans le site internet, sont en annexe de ce manuscrit.

4.1 La CPE : aide au diagnostic.


4.1.1 Les différents stades de la CPE (40)
4.1.2 Identification des facteurs de risque (4,12)
4.1.3 Diagnostics différentiels (12)
4.2 Prévention de la CPE
4.2.1 Conseils d’hygiène bucco-dentaire (16)
4.2.2 Conseils alimentaires (12,29)
4.2.3 L’allaitement (5,28)
4.2.4 Recommandations sur le fluor (26,27)
4.3 Mon patient présente une CPE : Que faire ?
4.4 Arbre décisionnel (41)
4.5 La denture temporaire (42)
4.6 Iconographies (12).

21
5. Evaluation de l’ADOOM auprès des médecins généralistes et
des pédiatres

Un questionnaire a été réalisé auprès de médecins généralistes et des pédiatres afin d’évaluer l’ADOOM.
L’objectif était de voir si les médecins utilisateurs de l’application était intéressés par une telle démarche, s’ils
utiliseraient l’application mais également si l’application était bien réalisée, lisible, facile à utiliser et si le
contenu leur semblait pertinent.

5.1 Matériel et méthode.

5.1.1 Choix des modalités de l’enquête.

Le questionnaire a été réalisé en ligne, de manière auto-administrée et anonyme.

5.1.2 Type de questionnaire.

Ce questionnaire était semi-ouvert, comprenant 19 questions. Dont 16 questions fermées et 3 réponses libres.

5.1.3 Mode de diffusion.

Le questionnaire a été diffusé en même temps que l’adresse du site internet afin de tester ce dernier.
L’application Google form a été utilisé, ce qui a permis une diffusion et une collecte des réponses plus aisé.
Les liens du site internet et du questionnaire ont été diffusés par un listing de mails regroupant des pédiatres
et/ou des médecins généralistes. De plus, les deux liens ont été présenté à des praticiens familiers.

5.1.4 Choix des questions.

Le questionnaire est réalisé en deux parties :


Une première partie définit le profil de la personne interrogé[Link] son affinité avec les outils en ligne d’aide et
d’orientation au diagnostic. Une deuxième partie s’attache à connaitre son affinité avec les outils en ligne
d’aide et d’orientation au diagnostic et son avis sur l’application en elle-même. L’objectif principal est
d’améliorer l’application à partir des données obtenues par les questionnaires. L’objectif secondaire était de
savoir si la création du site serait vraiment utile aux médecins et si oui dans quelle dans quelle mesure.

22
La première partie était consacrée au profil des praticiens. Quatre questions portaient sur les caractéristiq ues
de la population : sexe, âge, spécialité et type d’exercice (libéral, hospitalier…). Trois questions portaient sur
leur pratique quotidienne : le fait de soigner des enfants, d’ausculter la sphère orale et de diagnostiquer la carie
précoce de l’enfance.

La deuxième partie était dédiée à l’utilisation d’outils numérique d’aide et d’orientation au diagnostic et leurs
avis sur l’ADOOM. Deux questions sur l’utilisation et l’intérêt porté aux outils numériques et en demandant
quels sont les outils numériques utilisés. Deux questions portaient sur l’intérêt du site dans leur pratique. Trois
questions sur le fait que l’ADOOM soit agréable, facile et compréhensible à utiliser avec des réponses allant
de « très » à « pas du tout » et une question ouverte permettant de justifier la notation. Une question permettant
de donner une note globale allant de 0 à 5. Un item demandait aux praticiens s’ils utiliseraient le site internet
au quotidien et ce qu’ils amélioreraient.

Une dernière question avait pour but de savoir si le site internet était une application, objectif à la base, est-ce
que cela serait préférable pour l’usage du praticien.

5.1.5 Diffusion du questionnaire.

Ce questionnaire ne constituant pas une enquête épidémiologique mais un simple test pilote sur la population
cible, nous recherchions environs entre 5 et 10 réponses.
Un mail d’invitation à participer à l’évaluation du site ADOOM a été envoyé par des listings de mails auprès
de médecins généralistes et/ou pédiatres, notamment des praticiens exerçant à l’APHM.

5.1.6 Recueil des données.

Les données ont été recueillies grâce à Google Form ; les résultats étaient donnés sous forme de graphique
« camembert ».

5.2 Résultats.

Nous avons obtenu 20 réponses aux questionnaires, ce qui était supérieur à nos attentes. Le questionnaire a été
mis en ligne durant deux mois.

5.2.1 Caractéristiques de la population

23
[Link] Caractéristiques socio-professionnelles de la population

Question 1 : Etes-vous un homme ou une femme ?


Question 2 : Quel est votre âge ?

Sur 20 questionnaires, 15 (75%) étaient des femmes et 5 (25%) des hommes. Au niveau de l’âge (question 2),
le plus jeune avait 26 ans et le plus âgé 60 ans, l’âge moyen étant de 40,4 ans.

Question 3 : Quelle est votre spécialité ?

Question 4 : Où exercez-vous ?

Au niveau de leur exercice, 55% avaient un exercice de pédiatrie et 45% un exercice de médecine générale
(interne confondu). 15% étaient des internes. De plus, 45% exerçaient exclusivement en milieu hospitalier,
35% exclusivement en libéral 15% exerçaient à la fois à l’hôpital et en libéral et 5% autre part sans qualifier le
lieu d’exercice.

45%
55% Mèdecine générale
Pédiatrie

Figure 4 Question 3 : Quelle est votre spécialité ?

24
5%
15%

45% En libéral
En millieu hospitalier

35% Les deux


Autre

Figure 5 Question 4 : Où exercez-vous ?

[Link] Pratiques quotidiennes

Question 5 : A quelle fréquence examinez-vous de jeunes enfants ? (moins de 6 ans) dans votre pratique ?

Au niveau de la pratique quotidienne, 67% examinent souvent (entre 3 et 10 par semaine) des enfants et 33%
exclusivement, 0% déclare examiner rarement ou jamais des enfants .

Question 6 : A quelle fréqeunce examinez-vous la cavité buccale et les dents de vos jeunes patients ?

55% déclarent examiner fréquemment la sphère orale, 15% rarement et 30% systématiquement et 0% jamais.

Question 7 : A quelle fréquence avez-vous diagnostiqué une CPE chez vous jeunes patients ?

Au niveau du diagnostic de carie précoce de l’enfant, 55% affirment diagnostiquer rarement une telle
pathologie, 25% fréquemment, 15% jamais et 5% systématiquement.

[Link] Utilisation et intérêt porté aux outils numériques

Question 8 : Dans votre pratique quotidienne, à quelle fréqeunce estimez-vous utiliser des outils numériques
d’aide au diagnostic et/ou d’orientation médicale ?

25
Concernant l’utilisation d’outil numérique 40% déclarent utiliser rarement, 40% fréquemment et 20% jamais
un outil d’aide au diagnostic et/ou d’orientation numérique.

Question 9 : Pouvez-vous indiquer lesquels ?

Au niveau des outils, 8 personnes ont répondu ; 6 utilisent Antibioclic, 2 Pas à pas en pédiatrie.

5.2.2 L’ADOOM, un outil numérique.

[Link] Capacités du site internet sur la pratique quotidienne

Question 10 : Dans quelle mesure êtes-vous d’accord avec la phrase suivante : « j’ai un intêret à utiliser le
site ADOOM pour mes diagnostics » ?
Question 11 : Dans quelle mesure êtes-vous d’accord avec la phrase suivante : « j’ai un intêret à utiliser le
site ADOOM pour mes messages de prévention bucco-dentaire » ?

60% déclarent être d’accord partiel avec l’idée que l’ADOOM peut les aider pour l’élaborat ion de leur
diagnostic et 44% en accord total, au niveau de la prévention, les résultats sont meilleurs pour l’ADOOM car
55% déclarent être en accord total avec l’idée que le site internet peut les aider dans leurs messages de
prévention et 45% en accord partiel. Dans les deux cas aucun de déclare que l’ADOOM ne pourra pas les aider
à élaborer leur diagnostic ou leurs messages de prévention.

[Link] Aspect qualitatif de l’ADOOM

Question 12 : Trouvez-vous l’ADOOM agréable à utiliser ?


Question 13 : Trouvez-vous l’ADOOM maniable et facile à utiliser ?
Question 14 : Trouvez-vous que les messages contenus sur le site ADOOM sont clairs ?
Question 15 : Voulez-vous ajouter une précision concernant vos réponses ?

En moyenne, les praticiens donnent 4,2 sur 5 au niveau de l’esthétique du site (site agréable, convivial…)
Ils donnent 4,2 également au niveau de la maniabilité du site internet. Et 4,65 pour le contenu qui leur parait
clair.

26
De plus, certain précisent que les fiches de prévention sont « bien faites », qu’il y a beaucoup de photos et
beaucoup d’informations. Une personne déclare que le site est bien afin de se remettre à niveau mais qu’il
manque des contacts de dentistes, des informations sur les troubles rares et également sur la conduite à tenir
en cas de traumatisme, en avouant que ce sujet est hors de propos dans le cadre de ce site.

Question 16 : Si vous deviez donner une note globale du site ADOOM entre 0 et 5, quel score attribuez-vous ?
Question 17 : Pensez-vous utiliser le site ADOOM à l’avenir dans votre pratique clinique ?

De manière générale, les praticiens attribuent la moyenne de 4,1 sur 5 à l’ADOOM et 85% pensent
utiliser le site dans leur pratique quotidienne à l’avenir.

15%
0%

Oui
Non

85% Je ne sais pas

Figure 6 Question 17 : Pensez-vous utiliser l'ADOOM à l’avenir dans votre pratique quotidienne ?

[Link] Améliorations à apporter à l’ADOOM

Question 18 : Si l’ADOOM était une application sur téléphone, est ce que cela serez préférable dans votre
exercice quotidien ?
Question 19 : Quelles améliorations pensez-vous que nous devrions apporter au site ADOOM ?

8 personnes ont répondu à cette question et les axes d’améliorations sont :


Mettre des contacts de dentistes et pédodontistes.
Réaliser des fiches de prévention à imprimer pour les parents.
Réaliser un arbre décisionnel pour les traumatismes dentaires.

27
Réaliser des fiches pour des pathologies dentaires autre que la CPE.

D’autre part, 65% déclarent quel le format de l’ADOOM sous forme de site internet et non d’application est
idéal.

5.3 Discussion.
5.3.1 Représentativité de la population cible et pratiques quotidiennes

Nous avons recueilli 20 réponses, cela répond aux objectifs de l’échantillon pilote souhaité. Nous ne pouvons
pas considérer que la population soit représentative de la cible souhaitée pour le site internet, les pédiatres et
médecins généralistes. Notamment, il y a légèrement plus de pédiatres que de médecins généralistes, 11
pédiatres et 9 médecins généralistes alors qu’au niveau de la population générale, il y a 20 fois plus de médecins
généralistes que de pédiatres. Cela peut s’expliquer par l’intérêt que peuvent porter les médecins pédiatres à la
question de la CPE. Cependant, ces questionnaires nous donnent une idée de l’utilité de l’ADOOM sur cette
population.

Au niveau des pratiques quotidiennes, la question est biaisée pour les pédiatres étant donné que leur exercice
est centré sur l’enfant, on peut constater néanmoins qu’aucun praticien n’a répondu ne voir aucun enfant,
l’utilisation de l’ADOOM est justifiée dans leur pratique. Seulement 15% déclarent ne jamais examiner la
sphère orale lors de l’examen clinique, nous avons donc affaire à des praticiens soucieux de la santé orale.
Par contre, 70% des praticiens déclarent n’avoir jamais ou rarement diagnostiqué une carie précoce de l’enfant,
alors que cette pathologie est très fréquente (26% des enfants en France (2)), soit les praticiens rencontrent des
enfants n’ayant pas réellement cette pathologie ou alors il y a un sous diagnostic de la carie précoce de l’enfant,
après il faut considérer le petit échantillon de personnes questionnées.

Notre population étudiée ne peut pas être considéré comme représentative de la population générale, cette
dernière a un intérêt pour utiliser notre site internet car elle pratique la pédiatrie (en spécialiste ou par la
médecine générale) et il existe un manque de connaissance en matière de diagnostic de carie précoce de l’enfant
(7).

5.3.2 Intérêts de l’ADOOM

28
Nous remarquons que 60% des sondés utilisent rarement ou jamais un outil d’aide et/ou d’orientation au
diagnostic, cette notion permet de dire que ces praticiens ne sont pas forcément prédisposés à utiliser
l’ADOOM.

Mais nous remarquons néanmoins qu’une grande majorité (60%) sont d’accord dans l’idée que notre site peut
les aider à élaborer un diagnostic et 55% à élaborer des messages de prévention. Les praticiens reconnaissent
donc un intérêt dans leurs pratiques professionnelles à utiliser au quotidien le site ADOOM. On peut cependant
noter que les praticiens sont plus en accord avec l’idée que l’ADOOM peut les aider dans leurs messages de
prévention que dans l’élaboration de leur diagnostic. En effet à la question « j'ai un intérêt à utiliser le site
ADOOM pour mes diagnostics » les praticiens sont en accord à 100% mais en majorité (60%) en accord
partiel alors que la prévention, ils sont en majorité en accord totale (55%).
Cette question illustre bien la demande forte en matière de message de prévention de la part de ces
professionnels.

Concernant l’esthétique du site internet, pour les praticiens cela est réussi puisqu’ils attribuent des notes de 4,2
environ sur 5. Au niveau de la clarté des messages ils attribuent la note de 4,64 et au niveau de la maniabilité
la note de 4,2. Donc notre site internet est facile d’utilisation et esthétique, de plus les messages sont
compréhensibles.

On peut considérer que ces atouts permettent de transmettre les messages et ainsi atteindre notre objectif
d’améliorer le diagnostic et la prise en charge de la carie précoce de l’enfant.
Surtout que certain précisent que les fiches concernant la prévention sont bien faites.

Ce questionnaire a permis d’illustrer que le site l’ADOOM pouvait améliorer la pratique quotidienne des
personnes interrogées, la grande majorité (85%) disent même qu’ils allaient l’utiliser durant leur exercice futur.
La moyenne générale de 4,1 sur 5 permet de dire que l’ADOOM est bien réalisé et suscite un intérêt majeur
pour les praticiens.

5.3.3 Améliorations à apporter

Seulement 8 personnes sur 20 ont répondu à cette question. Il en ressort 4 axes, deux axes concernent la volonté
de ne pas limiter l’ADOOM à la carie précoce de l’enfant notamment aux traumatismes dentaires. En effet,
beaucoup de praticien souhaitent la réalisation d’un arbre décisionnel en fonction du traumatisme rencontré.

29
Certain demandent de mettre les coordonnées de pédodontistes ou de praticiens de confiance, ceci est
compliqué car l’ADOOM n’a pas pour objectif de référencer des praticiens.

Cependant le dernier axe d’amélioration évoqué, réaliser des fiches de prévention à imprimer et destinées aux
parents est tout à fait réalisable.

La majorité des praticiens (65%) préfèrent que l’ADOOM soit sous format de site internet et étonnamment non
sous forme d’application, ce qui était l’idée initiale. Il est à noter que le site, est tout à fait adapté aux deux
versions, ordinateur et smartphone.
De plus, il serait interessant de tester l’ADOOM dans l’exercice quotidien du praticien afin de confronter cette
outil numérique à la réalité du terrain.

5.3.4 Limites de l’étude

Cet étude a été réalisée sur un échantillon réduit d’une population qui ne peut pas être considérée comme
représentative de la population générale car il s’agit d’une étude pilote. Nous pouvons également penser que
les praticiens qui ont répondu à notre questionnaire étaient ceux qui s’intéressaient à la santé bucco-dentaire
avec un biais possible sur certains résultats.
D’autre part, le fait de ne pas demander de justifications aux questions fermées, telle que les notations, ne nous
permet pas de comprendre réellement les points positifs et les points négatifs. Une enquête qualitative sous
forme d’entretiens collectifs (type Focus Groups) pourrait permettre de mieux tester le site.

30
6. Synthèse.

L’ADOOM constitue à notre niveau un défi de réalisation. En effet, créer une interface numérique permettant
d’informer des praticiens sur un sujet aussi complexe que la carie précoce de l’enfance, demande un travail
important de recherche bibliographique et de maitrise de l’informatique. Ensuite il faut « vulgariser » afin de
s’adapter au public cible, des praticiens non odontologistes, tout en restant professionnel.
L’ADOOM a ensuite nécessité un travail de création architecturale où le fond comme la forme doivent
permettre de faciliter la lecture, enfin un test a été réalisé afin de connaitre l’avis des médecins sur le site et
ainsi apporter des améliorations.
L’ADOOM doit associer des compétences en informatique et en odontologie.

31
7. CONCLUSION

La carie précoce de l’enfance, pathologie infectieuse, peut être évitée par des messages clairs de prévention.
Cette dernière doit être au cœur de nos pratiques professionnelles. L’ADOOM a été créé pour faciliter l’accès
à l’information pour nos confrères médecins généralistes et pédiatres. Il s’inscrit dans un état d’esprit
d’interdisciplinarité. Il pourrait constituer un complément d’information et de formation à l’usage des
médecins. Les résultats de l’enquête pilote que nous avons réalisés nous encouragent à développer davantage
cet outil et à le diffuser à un large public médical. On pourrait imaginer que l’ADOOM élargisse son champ
vers d’autres pathologies que la CPE (traumatismes, pathologies des muqueuses par exemple), l’objectif
principal étant une meilleure interception des pathologies bucco-dentaires de l’enfant par les médecins traitants.
Notamment, un usage professionnel de ce site impliquerait un soutien financier.
L’outil numérique est essentiel dans notre pratique quotidienne, au service de la médecine d’aujourd’hui. Aide
à la prescription, aide au diagnostic, évaluation des connaissances, formation à distance représentent une infime
partie des possibilités en matière d’outil numérique et il serait difficile de s’en passer. Le praticien de demain
devra donc savoir utiliser ces outils tout en connaissant les limites du numérique .

32
ANNEXES

Annexe 1 : Questionnaire
Annexe 2 : Le contenu du site internet

A
ANNEXE 1
Questionnaire Google form

ADOOM : Aide au diagnostic odontologique et


d'orientation médicale à la carie précoce de l'enfance
Le site ADOOM a été créé dans le cadre d'une thèse d'exercice en Odontologie par M Jerémy Spiteri , dirigé
par le Dr Ariane Camoin et le Pr Corinne Tardieu à la faculté d'Odontologie d'Aix-Marseille Université. L'objectif
de ce site est de constituer une aide pour l'orientation et de dépistage par les médecins généralistes et
médecins pédiatres vis à vis de la carie précoce de l'enfant. La carie précoce de l'enfant est une forme
virulente de polycaries touchant l'enfant de moins de six ans.
Ce questionnaire a pour but de connaitre votre opinion et vos besoins concernant ce site afin de pouvoir
apporter des améliorations éventuelles.
Ce questionnaire s'adresse aux médecins généralistes et des pédiatres. Conscients de votre charge de
travail, nous vous sommes très reconnaissants de l’attention que vous accorderez à cette enquête en
répondant au questionnaire ci-dessous. Le temps de réponse est estimé environ à 10 minutes. Vos
réponses demeureront strictement confidentielles et vous n’avez pas besoin de donner votre nom.

lien : "[Link]
*Obligatoire

Votre Profil

1. Etes-vous un homme ou une femme ? *

Un homme

Une femme

2. Quel est votre âge ? *


Indiquez un nombre

B
3. Quelle est votre spécialité ? *

Médecine générale

Pédiatrie

Interne en médecine générale

Interne en pédiatrie

Autre :

4. Exercez-vous : *

En libéral

En milieu hospitalier

Les deux

Autre

5. A quelle fréquence examinez-vous de jeunes enfants (âge inférieur à 6 ans) dans


votre pratique ? *

Jamais

Rarement (Moins de 3 par semaine)

Souvent (Entre 3 et 10 par semaine)

Exclusivement

3
6. A quelle fréquence examinez-vous la cavité buccale et les dents de vos jeunes
patients ? (Âge inférieur à 6 ans) *

Jamais

Rarement

Fréquemment (plus d'une fois sur deux)

Systématiquement

7. A quelle fréquence avez-vous diagnostiqué une carie précoce de l'enfant chez vos
jeunes patients ? *

Jamais

Rarement

Fréquemment (plus d'une fois sur deux)

Systématiquement

Evaluation du site ADOOM

8. Dans votre pratique quotidienne, à quelle fréquence estimez-vous utiliser des


outils numériques d'aide au diagnostic et/ou d'orientation médicale ? (ex : site
web comme Antibioclic) *

Jamais

Rarement (Une à trois fois par mois)

Fréquemment (Une à plusieurs fois par semaine)

Très fréquemment (Plus d'une fois par jour)

4
9. Pouvez-vous nous indiquer lesquels ?

10. Dans quelle mesure êtes-vous d'accord avec la phrase suivante : "j'ai un intérêt à
utiliser le site ADOOM pour mes diagnostics." *

Accord total

Accord partiel

Désaccord partiel

Désaccord total

11. Dans quelle mesure êtes-vous d'accord avec la phrase suivante : "j'ai un intérêt à
utiliser le site ADOOM pour mes messages de prévention bucco-dentaire." *

Accord total

Accord partiel

Désaccord partiel

Désaccord total

12. Trouvez-vous le ADOOM agréable (convivialité, couleurs par exemple) à utiliser ?


E
0 1 2 3 4 5

13. Trouvez-vous l'Adoom maniable et facile à utiliser ? *

0 1 2 3 4 5

Pas du tout maniable Très maniable

14. Trouvez-vous que les messages contenus sur le site ADOOM sont clairs ? *

0 1 2 3 4 5

Incompréhensibles Très clairs

15. Voulez-vous ajouter une précision concernant vos réponses ?

16. Si vous deviez donner une note globale du site ADOOM entre 0 et 5, quel score
attribuez-vous ? *
F
0 1 2 3 4 5

Très mauvais Excellent

17. Pensez-vous utiliser le site ADOOM à l'avenir dans votre pratique clinique *

Oui

Non

Je ne sais pas

18. Si l'Adoom était une application sur téléphone, est ce que cela serez préférable
dans votre exercice quotidien ? *

Oui

Non

Je ne sais pas

19. Quelles améliorations pensez-vous que nous devrions apporter au site ADOOM ?

G
ANNEXE 2
Le contenu du site internet

H
Fiche 1 : Les stades de la CPE.
Stade 1 :

Figure 1 CPE, stade 1 (Courtoisie Docteur Bandon, service odontologie pédiatrique de la Timone, Marseille)

Aspect : Lésions de déminéralisation, liséré blanchâtre au niveau cervical des faces vestibulaires et palatines.
Localisation : Incisives temporaires maxillaires.
Caractéristiques : Absence de douleur

Stade 2 :

Figure 2 CPE, stade 2 (Courtoisie Docteur Bandon, service odontologie pédiatrique de la Timone, Marseille)

Aspect : Carie en nappe, atteinte de la dentine, aspect jaune. Effondrement de l’émail.


Localisation : Incisives temporaires maxillaires.
Caractéristiques : Sensibilité déclenchée par l'alimentation froide.

Stade 3 :

Figure 3 CPE, stade 3 (Courtoisie Docteur Bandon, service odontologie pédiatrique de la Timone, Marseille)

Aspect : Effondrement coronaire avec inflammation pulpaire.


Localisation : Secteurs latéraux et secteur antérieur mandibulaire.
Caractéristiques : Douleur à la mastication et au brossage évoluant vers des douleurs spontanées.

I
Stade 4 :

Figure 4 CPE, stade 4 (Courtoisie Docteur Camoin, service odontologie pédiatrique de la Timone, Marseille)

Aspect : Présence de moignons radiculaires ; effondrement total de la hauteur coronaire.


Localisation : Secteurs latéraux et secteur antérieur maxillaire et mandibulaire.
Caractéristiques : Douleur spontanée la nuit et exacerbée lors de l'alimentation pouvant entrainer un refus de
s'alimenter.

J
Fiche 2 : Identification des facteurs de risque (4,12).

Critères Critères en faveur de facteurs de Absence de facteurs de risques.


risques.
Alimentation Consommation régulière de soda et Présence de quatre repas dans la journée,
d’aliments sucrés, grignotage. consommation uniquement d’eau.
Allaitement Nocturne, à la demande, si l’enfant Pas d’allaitement la nuit ou avant le
à plus de un an. coucher jusqu’à deux ans. Pas
d’allaitement après deux ans.
Hygiène bucco-dentaire Absence de brossage régulier, Brossage biquotidien réalisé sous la
l’enfant se brosse les dents seul surveillance des parents avec un
sans autonomie. dentifrice fluoré adapté à l’âge de
l’enfant.
Dents absentes pour Moins de 20 dents en bouche. 20 dents en bouche.
cause de carie
L’enfant a déjà eu un Oui Non
soin chez le dentiste
Présence de lésions Oui Non
sombres et/ou de dents
abimées au niveau des
dents postérieures
Présence de lésions Oui Non
sombres et/ou de dents
abimées au niveau des
dents antérieures
Présence de douleurs Oui Non
dentaires (repas, activités
physiques, au quotidien)

K
Fiche 3 : Diagnostics différentiels (7,12).

Figure 5 Bactéries chromogènes (Courtoisie Docteur Bandon, service odontologie pédiatrique de la Timone, Marseille)

On observe un liseré, sous forme de dépôt au niveau des collets des dents. L’enfant n’est pas atteint de carie précoce
de l’enfant mais il est atteint de bactéries chromogènes sous forme de colorat ions noires. Une consultation chez le
dentiste est indiquée afin de confirmer le diagnostic non carieux et de les éliminer en polissant la surface des dents.
Ce sont des black stains.

Figure 6 DMH, photographie de EC Elfrink, V Jaddoe.

On observe des taches brunes de l'émail, surtout sur les secondes molaires temporaires. L’enfant n’est pas atteint de
carie précoce de l’enfant mais de DMH, Decidious Molar Hypomineralization, c’est un défaut de structure de
l’émail, surtout au niveau des secondes molaires temporaires. On constate une sensibilité importante au froid et au
brossage, cette pathologie peut augmenter le risque carieux. Une consultation chez le dentiste s’avère nécessaire.

Figure 7 Amélogènese imparfaite. Photographie de MC Manière, F Claus, E Pilavyan, A Bloch-Zupan.

Nous observons une coloration jaune des dents. Au toucher l'émail peut être mou et l'enfant peut exprimer des
sensibilités. Dans ce cas l’enfant est atteint d’amélogénèse imparfaite d'origine génétique. Ce défaut de structure de
l’émail qui touche l’ensemble des dents peut augmenter le risque carieux. L'orientation vers un dentiste doit être
précoce afin de protéger les dents.

L
Fiche 4 : Conseils d’hygiène bucco-dentaire (16)

Quel brossage pour quel âge ? :

De 6 mois à 2 ans :

Il faut nettoyer, dès l’apparition des premières dents (6 mois avec les incisives), avec une compresse sèche la surface

des dents. A partir de l’apparition des molaires on utilise une brosse à dent baby.

Le brossage doit être réalisé deux fois par jour par les parents, il faut effectuer 20 aller-retours par secteur.

De 2 à 6 ans :

Le brossage doit être effectué deux fois par jour, au début par les parents puis par l’enfant en fonction de son

autonomie. La méthode de brossage est une méthode horizontale associé à des mouvements circulaires pendant 2

minutes.

Quel dentifrice et quelle brosse utiliser ?

Le dentifrice et la brosse à dent doit être adaptée à l’âge de l’enfant et contenir du fluor (voir fiche 7).

M
Fiche 5 : Conseils alimentaires (12,29)

En quoi l’alimentation peut être un facteur d’apparition des caries ?

Entre chaque prise alimentaire, les glucides fermentescibles sont dégradés par les bactéries cariogènes orales en
acide entrainant une chute du pH buccal en dessous de 5,5, seuil de déminéralisation de l’émail. L’augmentation du
nombre de repas par jour constitue le principal facteur responsable de la maladie carieuse, en effet en quantité
équivalente, une prise unique est préférable à des apparts répétés en plus petites quantités.

Quel le nombre de repas recommandés par jour chez un enfant ?

Quatre repas : le petit déjeuner, le déjeuner, le gouter et le diner. La collation de 10H doit être supprimée. Le
grignotage doit être également supprimé.

Quelles boissons donner ?


Les boissons sucrées sont à proscrire, l’eau pure est la seule boisson recommandée, de plus les enfants ont un besoin
supérieur en eau.

Peut-on donner du jus de fruit ?


Les jus de fruit ne sont pas indispensables à l’alimentation de l’enfant, il est possible de le donner lors du petit
déjeuner avant le brossage.

Peut-on donner du soda light ?


Les sodas light sont également à proscrire car ces boissons sont acides et participent à la déminéralisation de l’émail.
De plus donnent aux enfants le gout des boissons sucrées.
Peut-on donner des fruits à volonté ?
Les fruits doivent rentrer dans le régime alimentaire au moment des repas, car donné entre les repas ils favorisent le
risque carieux. Cependant les fruits sont à privilégier aux biscuits sucrés et chocolatés.

N
Fiche 6 : L’allaitement (28)

Le lait maternel favorise-t-il les lésions carieuses ?

Le lait maternel n’est pas cariogène en lui-même, mais certaines conditions de prise peuvent le rendre cariogène.

Dans quels cas le lait maternel favorise-t-il le risque carieux ?

Au-delà de l’âge d’un an si l’allaitement, qu’il soit maternel ou au biberon, est maintenu à la demande (c’est-à dire

que le lait est donné en dehors du moment des repas dans la journée ou la nuit), il constitue un facteur de risque au

développement du syndrome de carie précoce de l’enfance.

O
Fiche 7 : Recommandations sur le fluor (26,27)

Le fluor contenu dans le dentifrice constitue un moyen efficace de lutte contre les caries précoces. L’EAPD

préconise les quantités suivantes en fonction de l’âge de l’enfant :

Age Ppm F Poids (g) Taille

Premières dents à 2 1000 0,125 Grain de riz

ans

2-6 ans 1000 0,25 Petit poids

A partir de 6 ans 1500 0,5-1,0 Longueur de la brosse à dent

Le fluor contenu dans le dentifrice ne risque-t-il pas de favoriser la fluorose dentaire ?

La quantité de fluor doit être limitée en fonction de l’âge de l’enfant, le brossage étant sous le contrôle des parents, il

faut éviter l’ingestion de dentifrice afin d’éviter la fluorose, trouble de minéralisation de l’émail provoquant des

tâches au niveau des dents.

P
Fiche 8 : Mon patient présente une CPE : Que faire ?
Questionner :
Sur les habitudes d’hygiène bucco-dentaire.
L’enfant se brosse t’il les dents seul ou sous la surveillance des parents ?
Le dentifrice contient il du fluor ? Dans quelle quantité ?
Quand le brossage a-t-il lieu ?

Sur les habitudes alimentaires et l’allaitement.


L’enfant grignote t’il ?
L’enfant consomme-t-il des boissons sucrées ?
Combien de repas prend l’enfant ?
En cas d’allaitement, quand est ce que le lait est pris ? Combien de fois par jour ?

Il faut rechercher les comportements à risque : la consommation d’aliments sucrés, l’absence d’hygiène bucco -
dentaire, un allaitement tardif et à volonté sont des signes d’alerte.

Observer :
Il faut visualiser l’ensemble de la sphère orale avec l’aide d’un miroir et une compresse afin de rechercher des
colorations au niveau des dents. Il est important de regarder toutes les dents et de chercher des lésions carieuses. Il ne
faut pas limiter l’observation au secteur douloureux.

On va rechercher les signes cliniques carieux :


L’enfant souffre-t-il de douleurs dentaires ? Depuis combien de temps ?
L’enfant a-t-il des difficultés à parler ? à manger ?
L’enfant présente-t-il des colorations au niveau des dents

Orienter :

Devant toute lésion carieuse et devant un enfant présentant un risque carieux élevé il faut orienter l’enfant vers un
chirurgien-dentiste ou un pédodontiste.

Q
Fiche 9 : Arbre décisionnel

Figure 8 Arbre décisionnel.

R
Fiche 10 : La denture temporaire (42)

Figure 9 La denture temporaire.

S
Fiche 11 : Iconographies (12).

Figure 10 CPE, stade 2 (Collège des enseignants d'odontologie pédiatrique)

On peut observer des lésions de déminéralisation (taches brunes) au niveau des incisives maxillaires. Nous sommes

en présence de lésions carieuses au niveau des incisives maxillaires, stade 2 d'une CPE. Il y a début de lésions

cavitaires.

Figure 11 CPE, stade 4 (collège des enseignements d’odontologie pédiatrique)

Nous pouvons observer un effondrement de la hauteur coronaire, surtout au niveau antérieur. Au niveau des secteurs

latéraux, les molaires sont fortement atteintes également. Nous sommes en présence d'un stade 4 d'une CPE. (Image

du collège des enseignants en Odontologie pédiatrique).

T
Figure 12 CPE, stade 4 (collège des enseignements d’odontologie pédiatrique)

On peut constater un effondrement de la hauteur coronaire, et la présence de nombreux abcès (tâches jaunes au

niveau des gencives) suite à la nécrose des dents. L'ensemble des dents est touché par la lésion carieuse. C'est un

stade 4 de CPE.

Figure 13 CPE, stade 1 (BOUSFIHA B, MTALSI M, LAAROUSSI N, ELARABI S).

On peut constater des débuts de lésions carieuses, la présence d'un liseré blanc au niveau du collet des dents signe ce

type de lésion. C'est dernières sont réversibles et caractérisées le plus souvent par une absence de douleur. C'est un

stade précoce de CPE, il est important d'évaluer le risque carieux de l'enfant et d'orienter vers un chirurgien -dentiste

afin d'éviter une évolution vers des stades plus avancé.

Figure 14 CPE, stade 2 (BOUSFIHA B, MTALSI M, LAAROUSSI N, ELARABI S).

U
La présence de lésions carieuses est importante et constatée sur la plupart des dents, notamment au niveau des collets

de dents. Les taches brunes et noires illustrent la présence de cavités qui peuvent conduire, sans traitement à

l'effondrement de la hauteur coronaire. Les incisives mandibulaires semblent saines. C'est un stade avancé de CPE.

Figure 15 CPE, stade 4 (Docteur Camoin, service odontologie pédiatrique de la Timone, Marseille)

Nous pouvons constater l'effondrement de la hauteur coronaire des incisives maxillaires. Il y a également la présence

de lésions carieuses cavitaires sur les secteurs latéraux, les incisives mandibulaires semblent saines, c'est également

un stade avancé de CPE.

V
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e
SERMENT MEDICAL
En présence des Maîtres de cette Faculté, de mes chers condisciples, devant l’effigie
d’HIPPOCRATE.

Je promets et je jure, d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la
Médecine Dentaire.

Je donnerai mes soins à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail, je ne
participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.

Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma langue taira les
secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le
crime.

Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti ou de classe
sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient.

Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre les
lois de l’humanité.

J'informerai mes patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne
tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des connaissances pour forcer
les consciences.

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien


qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les
services qui me seront demandés.

Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants l’instruction que j’ai
reçue de leur père.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois déshonoré et
méprisé de mes confrères si j’y manque.
SPITERI JEREMY – L’ADOOM (Aide au Diagnostic Odontologique et Orientation pour les
Médecins) : Elaboration d’un site internet pour la carie précoce de l’enfant

Th. : Chir. dent. : Marseille : Aix –Marseille Université : 2020


Rubrique de classement : Odontologie pédiatrique

Résumé :
La carie précoce de l’enfance (CPE) est une pathologie infectieuse qui touche les enfants de moins
de six ans. Elle peut être évitée par la diffusion de messages de prévention auprès des parents et des
enfants en matière d’alimentation, d’hygiène bucco-dentaire et d’utilisation de fluorures. Cette
prévention doit être précoce. Cependant la première visite chez le chirurgien-dentiste, contraire me nt
aux recommandations en vigueur, se déroule rarement lors de l’apparition des premières dents. Les
médecins généralistes et pédiatres, sont en première ligne pour effectuer le dépistage de la CPE.
Pourtant, certaines études avaient souligné que leur formation ne leur permettait pas d’avoir les
connaissances suffisantes pour assurer cette mission. Ce travail de thèse a permis de créer
l’ADOOM, site internet permettant d’aider les médecins à mieux diagnostiquer, prévenir et orienter.
Cet outil numérique a ensuite été testé auprès d’un échantillon de médecins pédiatres et généralistes.
Les praticiens ont confirmé l’utilité de cet outil, qu’ils jugent satisfaisant pour une utilisa tio n
quotidienne.

Mots clés :
Carie précoce de l’enfance, Prévention, Internet, Pédiatres, Médecins généralistes.

SPITERI JEREMY – ADOOM (Aid to Odontological Diagnosis and Orientation for Doctors):
Development of a website for early childhood caries

Abstract:
Early childhood caries is an infectious disease that affects children under the age of six. It can be
avoided by prevention messages with parents and children in matters of diet, oral hygiene and the
use of fluoride. This prevention must at the early stage. However, the first visit to the dentist, in
contrast to the recommandations in force to date, rarely takes place when the first teeth appear.
General practitioners and pediatricians, are at the front line to detect early childhood caries.
However some studies had highlighted that their instruction did not prepare them to that mission.
This doctoral work aims at creating ADOOM, a website enabling practitioners to better diagnose,
prevent and guide. This digital tool was then tested with a sample of [Link] practitioners
confirmed the usefulness of this tool, that they have judged satisfying for daily use.

MeSH:
Early childhood caries, Prevention, Web, Pediatricians, General Practitioners.

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