0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues9 pages

Conceptions de Dieu dans les monothéismes

Le document présente une étude sur les différentes conceptions de Dieu à travers diverses religions, incluant le polythéisme, le judaïsme, le christianisme et l'islam, ainsi que les religions asiatiques et les formes d'incroyance. Il aborde les attributs fondamentaux de Dieu, les similitudes et différences entre les traditions religieuses, et conclut sur la nature de la croyance en Dieu comme une expérience religieuse et morale. L'exposé est structuré en plusieurs sections, chacune explorant des perspectives variées sur la divinité.

Transféré par

moumbangousamuel
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues9 pages

Conceptions de Dieu dans les monothéismes

Le document présente une étude sur les différentes conceptions de Dieu à travers diverses religions, incluant le polythéisme, le judaïsme, le christianisme et l'islam, ainsi que les religions asiatiques et les formes d'incroyance. Il aborde les attributs fondamentaux de Dieu, les similitudes et différences entre les traditions religieuses, et conclut sur la nature de la croyance en Dieu comme une expérience religieuse et morale. L'exposé est structuré en plusieurs sections, chacune explorant des perspectives variées sur la divinité.

Transféré par

moumbangousamuel
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Ministère de l’Education Nationale République Gabonaise

****************** Union-Travail-Justice
Lycée Vincent de Paul NYONDA
***************
Département de Français
**********
Classe: 1ère A1 3

Présenté par:
 BAKOUELIE MOUTOLO Lyvia
 MABAME Lydia
 MEYO MISSO Nicolas
 MVOMO MENGUE Océane Léna
 NDOGHOLO MBELABICHANDJA Madeleine S. (Chef du groupe)
 ONDONO ESSONGUE Yassine
 TSANIANGA MAKAYA Blanche
 TSIMBA Yesie Alesia

Professeur:

Mme NZIENGUI

Année Scolaire 2018-2019


Plan de l’Exposé

Introduction
I/-Les différentes conceptions de Dieu
1)-Le polythéisme et l'animisme
2)-Approches philosophiques et religieuses
3)-Attributs fondamentaux

II/-La Conception judaïque, christianique et


islamique
1)-L'idée de Dieu dans le judaïsme
2)-La conception chrétienne
3)-Dieu selon l'islam

III/-Les religions asiatiques et quelques formes


d’incroyances

1)-L'hindouisme
2)-Le bouddhisme et les religions chinoises
3)-Quelques formes d'incroyance

Conclusion

Bibliographie

2
Introduction

Dieu désigne un être suprême structurant l’univers. Il s’agit selon les croyances soit
d’une personne, soit un concept philosophique ou religieux. Principe fondateur dans les
religions monothéistes, Dieu est l’être suprême, unique, transcendant, universel, créateur de
toute chose. On lui attribue la perfection absolue, l'infinitude, l'immuabilité, l'éternité, la
bonté, l'omniscience et l'omnipotence. Cette conception est remise en cause par les religions
polythéistes. Dès lors, quelles sont les différentes conceptions de Dieu selon les différentes
religions du monde? Et quelles peuvent être les formes d’incroyances? Notre exposé
consistera à présenter les différentes approches de Dieu selon les religions et quelques formes
d’incroyances.

3
I/-Les différentes conceptions de Dieu
Beaucoup de penseurs religieux ont soutenu que Dieu est si différent des êtres finis
qu'il constitue un mystère dépassant l'entendement humain. Cependant, la plupart des
philosophes et des théologiens ont considéré qu'on pouvait atteindre une connaissance limitée
de Dieu et en ont formulé diverses conceptions.

1)-Le polythéisme et l'animisme


Dans le polythéisme coexistent plusieurs dieux, chacun manifestant un attribut divin
particulier ou étant chargé d'un aspect spécifique de la nature ou des affaires humaines. Forme
la plus courante des religions de l'Antiquité, le polythéisme était particulièrement développé
en Égypte, en Mésopotamie, en Grèce et à Rome. Souvent (comme le montre l'hindouisme),
le polythéisme a évolué vers une conception plus unitaire du divin, soit par le biais de la
critique philosophique, soit parce que l'un des dieux avait acquis une supériorité marquée sur
les autres. Les dieux d'un même panthéon étaient habituellement pensés selon un modèle
familial, ce qui donnait dès le départ le sentiment de leur unité. Le polythéisme naquit
probablement d'une forme de religion plus traditionnelle (et encore pratiquée dans de
nombreuses régions du monde) appelée animisme, c'est-à-dire la croyance en une multitude
de forces spirituelles, localisées et limitées dans leurs pouvoirs, les unes bienveillantes, les
autres hostiles. Dans l'animisme, le sens du divin se trouve ainsi disséminé dans
l'environnement.

2)-Approches philosophiques et religieuses


Les conceptions philosophiques et religieuses relatives à Dieu ont à certains moments
nettement divergé. Au XVIIe siècle, par exemple, le mathématicien et philosophe chrétien
Blaise Pascal a opposé le « Dieu de la foi », réalité vécue, vivante, au « Dieu des
philosophes », idée abstraite. Presque toujours, les mystiques, qui prétendent avoir une
expérience directe du divin, jugent leur connaissance de Dieu supérieure aux démonstrations
formulées par les philosophes et les théologiens. Certains théologiens ont donc essayé de
combiner l'approche philosophique et l'expérience directe de Dieu, comme l'Allemand Paul
Johannes Tillich au XXe siècle. Cependant, une certaine tension reste sans doute irréductible
entre la manière dont les théologiens parlent de Dieu et celle dont la plupart des croyants le
perçoivent.

3)-Attributs fondamentaux
Dieu peut être conçu comme transcendant (« au-dessus » du monde), ce qui souligne
son altérité, son indépendance à l'égard du monde et son pouvoir. Par analogie avec les êtres
humains, il a pu être imaginé comme une personne. À l'inverse, bien des religions ont jugé
que le concept de personnalité ne pouvait s'appliquer à Dieu, lequel devait être conçu comme
impersonnel ou supra personnel. Dans les grandes religions monothéistes, Dieu est vénéré
comme l'Un, l'unité suprême qui embrasse ou a créé toutes choses. Mais la croyance en
plusieurs dieux ou polythéisme a existé également tout au long de l'histoire.

4
Ces attributs contradictoires sont souvent combinés dialectiquement. Par exemple,
tandis que le théisme insiste sur la transcendance et que le panthéisme identifie Dieu à l'ordre
du monde, le panenthéisme a conçu un Dieu à la fois transcendant et immanent. De même, la
doctrine chrétienne de la Trinité admet à la fois l'unité et la diversité de Dieu ; le christianisme
est ainsi une forme de monothéisme dans lequel l'unité totale de Dieu a été modifiée. Dieu est
encore apparu sous un aspect à la fois personnel et impersonnel ; ailleurs il a paru le seul être
véritablement personnel et, dans tout l'univers fini, il n'existait qu'une approximation
imparfaite de l'être personnel.

Toutes ces tentatives pour réunir dialectiquement en Dieu des caractéristiques


apparemment contradictoires furent fréquentes chez les mystiques et les religieux qui
essayèrent d'exprimer la complexité de l'expérience religieuse. Ainsi le philosophe allemand
Nicolas de Cues (XVe siècle), convaincu que seule l'intuition mystique permettait
d'appréhender Dieu, soulignait-il la « coïncidence des opposés » en Dieu ; de même, le
philosophe danois Søren Kierkegaard (XIXe siècle) a insisté sur la nature paradoxale de la foi
religieuse. Ces formules veulent suggérer que la logique d'un discours sur Dieu est
nécessairement différente de celle qui s'applique à des entités finies.

II/-La Conception judaïque, christianique et


islamique

Dans le judaïsme, le christianisme et l'islam, les trois religions enracinées dans la


tradition biblique, Dieu est conçu d'abord en termes de transcendance, de personnalité et
d'unité.

1)-L'idée de Dieu dans le judaïsme


L'idée de transcendance est introduite dès les premiers versets de la Bible hébraïque,
où Dieu est présenté comme créateur: cette conception a imprégné tout le discours juif sur
Dieu. Dire du monde qu'il fut créé signifie qu'il n'est ni indépendant, ni une émanation de
Dieu, mais extérieur à lui et produit de sa volonté, de sorte que Dieu est le Seigneur de toute
la Terre. Ceci explique l'aversion des juifs pour l'idolâtrie : rien de créé ne pouvait représenter
le Créateur, c'est pourquoi il fut interdit d'en fabriquer des images matérielles. Mais il a aussi
été écrit que l'homme a été fait à l'image de Dieu : la perception hébraïque de Dieu était donc
nettement anthropomorphique. Il promettait et menaçait, il pouvait se mettre en colère ou être
jaloux ; mais ses attributs premiers demeuraient la vertu, la justice, la clémence, la vérité et la
fidélité. Il fut imaginé comme un roi, un juge et un berger. Il se lia à son peuple par des
alliances et, ce faisant, se limita lui-même. C'était un Dieu vivant. Le nom de Dieu, Yahvé, a
pu être compris comme : « je suis qui je suis » ; cependant, il ne semble pas que cette
expression ait pu avoir pour les Hébreux des temps bibliques le sens abstrait et métaphysique
qu'elle a acquis plus tard. Le Dieu des Hébreux était unique ; son commandement était : « Tu
n'auras pas d'autre dieu que moi. » En fait, dans certains passages de la Bible, l'Esprit du

5
Seigneur et l'ange du Seigneur apparaissent presque comme des êtres divins secondaires, de
même que la sagesse divine dans des spéculations juives ultérieures.

2)-La conception chrétienne de Dieu


Le christianisme, qui fut à ses débuts une secte juive, reprit donc à son compte le Dieu
hébreu et la Bible juive, nommée par les chrétiens Ancien Testament. Durant son existence,
Jésus fut probablement perçu comme un saint homme de Dieu, mais vers la fin du Ier siècle les
chrétiens voyaient en lui un dieu, ce qui créait une difficulté par rapport à la tradition
monothéiste du judaïsme. L'élaboration de la doctrine de la Trinité permit de la résoudre ;
bien qu'elle soit suggérée dans le Nouveau Testament, cette doctrine ne fut pourtant pas
entièrement formulée avant le IVe siècle. Le Dieu de l'Ancien Testament devint pour les
chrétiens le Père, nom que Jésus lui appliquait lui-même, qui soulignait son amour et sa
sollicitude plutôt que sa puissance. Jésus, reconnu comme le Christ, était considéré comme le
Fils ou le Verbe (Logos) incarné, la manifestation concrète de Dieu dans l'ordre fini. Ces deux
expressions, « Fils » et « Verbe », désignaient un être à la fois distinct du Père et pourtant
semblable à lui au point d'être « de la même substance » (traduction du grec homoousios) que
lui. Le Saint-Esprit, qui, en Occident, procédait du Père et du Fils, et en Orient du Père
seulement (querelle du filioque), constituait la présence immanente et l'intervention de Dieu
dans la création. Bien que la théologie chrétienne parle des trois « personnes » de la Trinité, il
ne s'agit pas de personnes au sens moderne du terme, mais de trois manières d'être d'un seul et
même Dieu.

3)-Dieu selon l'islam


L'islam, qui a vu le jour en réaction contre les anciens cultes païens d'Arabie, est
demeuré le plus résolument monothéiste des trois religions d'origine biblique. Le nom d'Allah
signifie simplement « Dieu ». Il est personnel, transcendant, unique ; il est interdit aux
musulmans de le représenter sous la forme d'une créature. Selon le Credo fondamental de
l'islam « Il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah et Mahomet est l'envoyé d'Allah. » Allah possède
sept attributs de base : la vie, la connaissance, la puissance, la volonté, l'ouïe, la vue et la
parole. Ces trois derniers ne doivent pourtant pas être compris dans un sens
anthropomorphique. Sa volonté est absolue et tout ce qui peut arriver en dépend, y compris le
fait que croyants et incroyants sont prédestinés à l'être.

III/-Les religions asiatiques et quelques formes


d’incroyances

Malgré leurs différences, les conceptions de Dieu dans le judaïsme, le christianisme et


l'islam montrent des similitudes évidentes. Les grandes religions de l'Asie, pour leur part,
appartiennent à un univers assez différent. Dans le contexte religieux asiatique, l'emploi
même du mot « Dieu » peut se révéler trompeur, dans la mesure où il évoque généralement

6
une personnalité. Le terme « déité » semble plus approprié car il englobe à la fois l'idée d'un
Dieu personnel et celle d'un absolu impersonnel.

1)-L'hindouisme
Dieu peut être perçu de différentes manières dans l'hindouisme. Sur un plan
philosophique, il désigne Brahma, seule réalité éternelle, absolue, embrassant tout ce qui est,
de sorte que le monde du changement n'en est que l'apparence superficielle (maya). Dans la
religion populaire, de nombreux dieux sont reconnus qui sont en fait des manifestations de
Brahma. Chaque dieu a sa fonction propre. Les trois principaux, responsables respectivement
de la création, de la conservation et de la destruction, composent la Trimurti (les trois
puissances) évoquant la Trinité chrétienne. Au sens strict, le dieu créateur ne crée pas au sens
où l'entendent les judéo-chrétiens, car le monde est éternel : il est le dieu qui existe depuis le
début.

2)-Le bouddhisme et les religions chinoises


On a pu dire que le bouddhisme, sous sa forme hinayana, était athée, mais ce n'est pas
le cas. Les dieux sont réels mais pas suprêmes. La réalité suprême, ou Déité sainte, est l'ordre
cosmique impersonnel. On trouve un concept semblable dans la religion de la Grèce antique,
où le destin cosmique semble avoir été supérieur aux dieux les plus grands. Dans le
bouddhisme mahayana de la Chine et du Japon, le Bouddha lui-même fut transformé en un
être divin, tandis que le lien avec le Bouddha historique devint très ténu, voire inexistant ; les
bouddhas de l'Extrême-Orient sont des êtres cosmiques. Dans les religions chinoises
indigènes, le pur polythéisme des cultes populaires s'est trouvé modifié au contact des
philosophies érudites développées dans l'élite. Dans ces philosophies, l'Être suprême semble
lui aussi avoir été conçu comme un ordre impersonnel. Dans le taoïsme, il est le rythme de
l'univers ; dans le confucianisme, il est la loi morale du ciel.

3)-Quelques formes d'incroyance

Les arguments contre l'existence de Dieu furent aussi nombreux que les arguments la
démontrant. Les athées ont nié absolument l'existence de Dieu. Certains pensent que l'univers
matériel est la réalité ultime, d'autres estiment que la prédominance de la souffrance et du mal
dans le monde exclut l'existence d'un être sacré. Les agnostiques, pour leur part, jugent que les
preuves pour et contre l'existence de Dieu demeurent peu concluantes et suspendent par
conséquent leur jugement. Les positivistes estiment que l'investigation rationnelle ne peut
concerner que les questions sur des faits empiriques, de sorte qu'affirmer ou nier l'existence de
Dieu n'a aucun sens

7
Conclusion
En sommes, Dieu est conçu comme la cause ou la source de l'être. Il n'existe pas de la
même manière que toutes choses existent dans le monde. Bien que ce soit la manière
traditionnelle d'en parler, il serait donc erroné d'affirmer que « Dieu existe ». Croire en Dieu
signifie avoir foi dans la cause suprême de l'être, ou croire à une rationalité suprême et à la
justesse de l'ensemble des choses. Fondamentalement, la source de la croyance en Dieu réside
dans une expérience religieuse, dans la découverte d’un dieu qui agit sur la vie de l'individu
ou dans une expérience mystique qui révélerait sa présence. La croyance s'enracine aussi dans
des expériences morales où s'éprouve le sentiment d'une profondeur ou d'un absolu qu'on
appelle Dieu. Dans le monothéisme du judaïsme et de l'islam, la déité est pensée au niveau
transcendant et personnel le plus élevé. La Trinité chrétienne constitue une tentative de
synthèse de la transcendance et de l'immanence. Dans beaucoup de religions asiatiques,
l'immanence et la nature impersonnelle de la déité sont mises en avant ; cependant, certaines
formes d'hindouisme et de bouddhisme s'accommodent d'aspects personnels du divin.

8
Bibliographie

Source Orale
M. Samuel MOUMBANGOU KOUMBA, Diplômé d’Histoire

Sources écrites:

Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits


réservés.

Vous aimerez peut-être aussi