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Équipements de mesure en instrumentation

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SOMMAIRE

M207 : Équipements de mesure et


de contrôle d’un système
d’instrumentation industrielle

1
[Link] aux capteurs et mesure
2. Mise en œuvre des chaines de mesure

3. Les capteurs passifs à variation d’impédance


4. Mesure des grandeurs usuelles.
5. Eléments de contrôle et actionneurs
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

M101 GI : Métier et formation 3


CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure
1. Architecture générale d’une boucle d’instrumentation industrielle
L’architecture d’une boucle d’instrumentation industrielle est donnée par la figure suivante :

1. Désir : C’est l’objectif ou l’intention initiale.


2. Comparer / Traiter : L’esprit ou le système compare l’objectif avec la situation actuelle.
3. Réagir: On décide d’une action pour réduire l’écart entre le désir et la réalité.
4. Procédé : C’est l’action concrète
5. Réalité : C’est le résultat obtenu après avoir agi sur le procédé.
6. Perturbation : Des éléments extérieurs viennent influencer ou déranger le procédé (bruit, erreur, imprévu...).
7. Observation : On observe le résultat obtenu dans la réalité. On évalue s’il est conforme au désir initial. 4
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure
1. Architecture générale d’une boucle d’instrumentation industrielle

L’architecture d’une boucle d’instrumentation industrielle est donnée par la figure suivante :

Chaque fonction de cette figure est réalisée par un élément bien déterminé

Fonction Élément responsable


Observer Capteur
Réagir Pré-actionneur/actionneur
Comparer et réfléchir Contrôleur/Régulateur

5
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure
1. Architecture générale d’une boucle d’instrumentation industrielle

L’architecture d’une boucle d’instrumentation industrielle est donnée par la figure suivante :

Le schéma de la boucle devient alors

6
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

1. Architecture générale d’une boucle d’instrumentation industrielle

La figure suivante présente un réservoir dans lequel le niveau de liquide contrôlé et maintenu par une boucle
d’instrumentation.

7
2. Constituants d’une boucle d’instrumentation
Le procédé
• C’est l’environnement à contrôler (ex. : une machine ou un système).
• Il subit des actions de commande mais aussi des perturbations extérieures.
La variable manipulée
• C’est la grandeur que le système modifie pour influencer le procédé.
• Exemple : puissance électrique fournie à un élément chauffant.
La variable commandée (ou réglée)
• C’est la grandeur à contrôler, celle qui donne son nom à la régulation.
• Exemple : température dans une régulation de température.
La consigne
• Valeur cible que l’on souhaite atteindre pour la variable commandée.
Les grandeurs perturbatrices
• Facteurs extérieurs imprévus qui influencent la variable commandée.
Le capteur
• Mesure la variable commandée et transforme cette grandeur en un signal électrique.
• Le signal est ensuite envoyé au transmetteur.
Le contrôleur (ou régulateur)
• Compare la consigne à la valeur mesurée.
• Génère un signal de commande pour corriger l’écart.
L’élément final de commande (actionneur)
• Reçoit le signal de commande et agit sur la variable manipulée. 8
• Exemple : élément chauffant dans un système de régulation thermique.
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

3. Fonctionnement d’une boucle d’instrumentation

Pour contrôler et réguler un procédé il faut

➢ Mesurer la grandeur réglée avec un capteur.


➢ Réfléchir sur l'attitude à suivre : c'est la fonction du régulateur. Le régulateur compare la
grandeur réglée avec la consigne et élabore le signal de commande.
➢ Agir sur la grandeur de réglage par l'intermédiaire d'un organe de réglage qui est
l’actionneur.

Cependant, chaque procédé possède ses exigences propres, chaque appareil possède ses
propres conditions de fonctionnement. Il est donc indispensable que la régulation soit
conçue pour satisfaire aux besoins particuliers liés à la sécurité, aux impératifs de production
et aux matériels

9
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

Unités de mesure du système international (ISI)


Dans le Système International (S.I), on distingue trois principales classes d’unités :

• Les unités de base


• Les unités dérivées
• Les unités supplémentaires

10
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

Unités de mesure du système international (ISI)


a. Unités SI de base

Unité de longueur : le mètre (m) Unité de masse : le kilogramme (kg) Unité de temps : la seconde (s)
• Le mètre est la longueur du trajet parcouru • Le kilogramme est égal à la masse du • La seconde est la durée de 9192631770
dans le vide par la lumière pendant une durée prototype international de kilogramme. Ce périodes de la radiation correspondant à la
de (1/29979248) de seconde. prototype international en platine iridié est transition entre deux niveaux hyperfins de
conservé au bureau international dans des l’état fondamental de l’atome de césium 133.
conditions qui ont été fixées par la 1ère CGPM.

Unité de courant électrique : l’ampère (A°) Unité de température thermodynamique : le Unité de quantité de la matière : la mole (mol)
• L’ampère est l’intensité du courant constant, Kelvin (K) • La mole est la quantité de matière d’un
qui, maintenu dans deux conducteurs • Le Kelvin est la fraction (1/273,16) de la système contenant autant d’entités
parallèles, rectilignes, de longueur infinie, de température thermodynamique du point élémentaires qu’il y a d’atomes dans 0.012
section circulaire négligeable et placés à une triple de l’eau. kilogrammes de carbone 12 C12.
distance d’un mètre l’un de l’autre dans le • T(K)=t (°C) +273,15 point triple de l’eau :
vide, produirait entre ces deux conducteurs 0.01°C
une force égale à 2 10-7 Newton par mètre de
longueur.

11
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

Unités de mesure du système international (ISI)

b. Unités dérivées

A partir des unités de base, les unités dérivées sont données par des expressions algébriques en
utilisant les symboles mathématiques de multiplication et de division.

Tableau 2.1 : Exemple d’unités SI dérivées exprimées à partir des unités de base
Grandeur Nom de l’unité SI Symbole
Superficie Mètre carré m2
Volume Mètre cube m3
Vitesse Mètre par seconde m/s
Accélération Mètre par seconde carrée m/s2
Nombre d’ondes Mètre à la puissance moins 1 m-1
Masse volumique Kilogramme par mètre cube Kg/m3
Volume massique Mètre cube par kilogramme m3/kg
Densité de courant Ampère par mètre carré A/m2
Champ magnétique Ampère par mètre A/m
Concentration :
• De quantité de matière Mole par mètre cube Candela mol/m3
• Luminance lumineuse par mètre carré cd/m2

12
Grandeur Nom de l’unité SI Symbole Autre nom
CHAPITRE 1 : Introduction aux
capteurs et mesure
Fréquence Hertz Hz s-1
Force Newton N
Unités de mesure du système international (ISI) Pression, contrainte Pascal Pa N/m2
Energie, travail, quantité de chaleur Joule J N.m
b. Unités dérivées Puissance, flux magnétique Watt W J/s
Quantité d’électricité, charge électrique Coulomb C

Potentiel électrique, tension électrique Volt V W/A

Force électromotrice Volt V W/A


Tableau 2.2 : Unités SI dérivées ayant des noms spéciaux Capacité électrique Farad F C/V
Résistance électrique Ohm Ω V/A
Conductance électrique Siemens S A/V
Flux d’induction magnétique Weber Wb V.S
Inductance magnétique Tesla T Wb/m2
Inductance Henry H Wb/A
Température Celsius Degré Celsius °C K
Flux lumineux Lumen Lm cd. Sr
Eclairement lumineux Lux Lx lm/m2
Activité (d’un radionucléide) Becquerel Bq
Dose absorbée, énergie communiquée Gray Gy J/kg
massique, kerma, indice de dose
absorbé.

Equivalent de dose, indice d’équivalent Sievert Sv J/kg


de dose
13
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

4. Capteurs
a. Définition d’un capteur

Un capteur est un composant technique permettant de transformer une grandeur physique mesurable
en une grandeur électrique (tension, courant, charge, …). La grandeur physique objet de la mesure
s’appelle le mesurande (noté m), la grandeur électrique de sortie est dite réponse du capteur (noté s)
et elle en fonction du mesurande (s=f (m)). Les deux grandeurs sont généralement variables en fonction
du temps.

14
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

4. Capteurs

Contrairement à la plupart des appareils de mesure électrique qui sont


installés dans un environnement protégé (laboratoire, salle de contrôle,
cabine de pilotage, …) les capteurs sont presque toujours installés
localement, dans des conditions d’environnement beaucoup plus sévères.
Exemples : - Capteur de température placé dans un four,
− Capteur de niveau installé sur un réservoir,
− Capteur de pression sur un terrain d’atterrissage.

Il faut donc voir les capteurs comme des appareils soumis à de


nombreuses grandeurs physiques; leur première qualité étant d’être
beaucoup plus sensible à la grandeur physique mesurée qu’aux autres
grandeurs d’influence, dans un emploi donné.

15
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

4. Capteurs
b. Les types de capteurs

Capteur actif / capteur passif

16
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

4. Capteurs
c. classification des capteurs

Capteur analogique / capteur numérique


Citère Capteur Analogique Capteur Numérique
Discret (valeur numérique
Signal de sortie Continu (ex. tension ou courant variable)
directement mesurée)

Oui, conversion en numérique via un CAN Non, déjà numérique et directement


Conversion nécessaire
(convertisseur analogique-numérique) traitable

DS18B20 (capteur de température


Exemples Thermistor, potentiomètre
numérique)

Précision Moins précis, sensible aux interférences et bruits Plus précis, car signal discret et stable

Nécessite un traitement analogique ou une Directement compatible avec des


Compatibilité
conversion systèmes numériques

Coût Généralement moins cher Généralement plus cher


17
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure

4. Capteurs
d. Principales caractéristiques d’un capteur

Limites d’utilisation :
• Ce sont les limites extrêmes (inférieure et supérieure) au-delà desquelles le capteur ne peut plus fonctionner
correctement sans altérer ses caractéristiques de mesure.
Étendue de mesure :
• L'intervalle entre les deux valeurs extrêmes que le capteur peut mesurer (par exemple, de 30°C à 95°C pour
une sonde de température).
Erreur absolue, relative et systématique :
• L'erreur absolue est l'écart direct entre la mesure et la valeur réelle.
• L'erreur relative est l’erreur absolue exprimée en pourcentage du résultat de la mesure.
• L'erreur systématique est l'écart entre la valeur mesurée et la valeur nominale, exprimé en pourcentage de
l'étendue de mesure.
Sensibilité :
• La variation du signal de sortie par unité de variation de la grandeur physique mesurée. Elle peut être linéaire
ou non, et dépend parfois de l'alimentation du capteur.
Résolution :
• La plus petite variation mesurable par le système, définie par le nombre de points de mesure du convertisseur
(par exemple, un convertisseur 8 bits donnera une résolution plus fine que 4 bits). 18
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure
4. Capteurs
d. Principales caractéristiques d’un capteur

Fonction de transfert :
• La relation entre la grandeur mesurée et le signal de sortie du capteur. Si elle est linéaire, la sensibilité est constante
sur toute la plage d'utilisation.
Fidélité, justesse, et précision :
• La fidélité désigne la constance des mesures.
• La justesse reflète la proximité entre la valeur mesurée et la valeur réelle.
• La précision indique la capacité du capteur à fournir des résultats cohérents, généralement exprimée en
pourcentage de l'étendue de mesure.
Finesse :
• La capacité du capteur à réagir sans influencer de manière significative la grandeur mesurée, comme un capteur de
température sur un petit objet.
Temps de réponse :
• Le délai nécessaire pour que le capteur atteigne une valeur stable après une variation brusque de la grandeur
mesurée.
Hystérésis :
• La différence de sortie du capteur pour une même valeur mesurée selon la direction de variation (croissante ou
décroissante) de la grandeur mesurée. 19
CHAPITRE 1 : Introduction aux capteurs et mesure
4. Capteurs
d. Principales caractéristiques d’un capteur

Hystérésis :

• La différence de sortie du capteur pour une même valeur mesurée selon la direction de variation
(croissante ou décroissante) de la grandeur mesurée.

Exemple d’hystérésis avec un thermostat de chauffage :

Imaginons que tu as un système de chauffage contrôlé par un [Link] thermostat doit maintenir la
température autour de 20°C.
• Quand la température augmente :Le chauffage est activé en dessous de 19°[Link] reste allumé jusqu’à ce
que la température atteigne 21°C.À 21°C, il s’éteint →
• Quand la température diminue :Le chauffage ne se rallume pas tout de suite à 20°[Link] attend que la
température redescende jusqu’à 19°C pour se réactiver →

• Résultat :Le chauffage ne s’allume et ne s’éteint pas en permanence quand la température est
proche de 20°[Link] y a une zone d’hystérésis de 2°C (21°C à l’arrêt, 19°C au redémarrage)
20
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

M101 GI : Métier et formation 21


CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

1. La chaine de mesure

La mesure d’une grandeur physique ou chimique consiste à utiliser une suite d’élément afin d’obtenir une
indication ou un signal représentatif de cette grandeur.

On appelle chaîne de mesure l’ensemble des éléments ,à partir de l’élément primaire de mesure jusqu’au
dispositif final d’indication ,d’enregistrement, de stockage ou de traitement .

22
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

1. La chaine de mesure

a. La chaine de mesure analogique.

23
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure
1. La chaine de mesure

a. La chaine de mesure analogique.

Procédé et variable mesurée : La variable mesurée, ou mesurande, évolue dans un environnement donné (le procédé).

Capteur : Dispositif primaire de mesure dont les caractéristiques changent sous l'effet d'une grandeur physique.

Conditionneur de signal : Ensemble de circuits convertissant les variations du capteur en un signal électrique exploitable. Il peut inclure
des amplificateurs, des circuits de linéarisation, de compensation thermique ou de réduction du bruit.

Amplificateur d’instrumentation : Amplifie les signaux différentiels (comme ceux d’un pont de mesure) tout en rejetant efficacement le
bruit.

Transmetteur 4-20 mA : Convertit le signal du capteur en un courant normalisé (4-20 mA), fiable pour la transmission sur longue
distance avec peu de bruit. Ex. : 12 mA pour 25°C si la plage va de 0°C à 50°C.

Équipements usuels : Les instruments industriels utilisent souvent une entrée 1-5V, obtenue via une résistance de 250 Ω connectée à
une boucle 4-20 mA. Exemples d’équipements : enregistreur, afficheur, régulateur, système d’acquisition de données, gestion des
24
alarmes.
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure
1. La chaine de mesure

a. La chaine de mesure analogique.

Formule de conversion :

Application :
Un transmetteur 4-20 mA mesure une température entre 0°C et 100°C. Complète le tableau suivant :

Courant (mA) Température (°C)


4
8
12
16
20 25
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure
1. La chaine de mesure

a. La chaine de mesure numerique.

Convertisseur analogique-numérique (CAN) :


Dispositif qui transforme un signal analogique (continu) en signal numérique (code binaire).
•Il est souvent intégré dans un microcontrôleur avec des fonctions supplémentaires :
• Filtrage numérique,
• Linéarisation,
• Fonctions de transfert.

26
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

2. Méthode de choix des capteurs industriels

Pour choisir correctement le capteur industriel pour une application donnée, la démarche
proposée se fera en tenant compte de trois informations :
1. définition du cahier des charges ;
2. considérations techniques externes affectant le choix du capteur ;
3. caractéristiques intrinsèques du capteur.
Il sera important d’être bien documenté chez les fournisseurs pour connaître les technologies et
les dispositifs disponibles sur le marché. Le choix adéquat du capteur sera fait en considérant
une foule de compromis en fonction des caractéristiques générales de la mesure.

27
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

2. Méthode de choix des capteurs industriels


A. Définition du cahier des charges

Les critères de choix sont déterminés en fonction de l’environnement où la mesure sera prise, la qualité
de la mesure demandé et la disponibilité financière.
Prioritairement, nous devons définir le besoin:
lisez attentivement le cahier des charges pour identifier précisément:
• a) la nature et le type de grandeur physique à mesurer ;
• b) la précision demandée par l’application ;
• c) le signal de sortie requis ;
• d) les contraintes financières ;

déterminez la technologie appropriée pour l’application:


• a) électrique ;
• b) électronique ;
• c) mécanique ;
• d) pneumatique ;
• e) hydraulique ;

faites le choix de l’élément de mesure :


• a) en fonction du cahier des charges ;
• b) en fonction de l’application et des solutions technologiques ;
• c) en fonction de la disponibilité chez les fournisseurs. 28
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

2. Méthode de choix des capteurs industriels

1. la disponibilité en alimentation :
• la distribution électrique de courant alternatif est-elle disponible ?
• devrons-nous plutôt utiliser une alimentation à courant continu ?
B. considérations techniques 2. la technologie à utiliser :
externes affectant le choix du
• sommes-nous en présence d’une application requérant un circuit tout-ou-rien (alarme ou
capteur ; détection de seuil) ou est-il nécessaire d’obtenir une information proportionnelle ?
• quel est l’ordre de grandeur de la précision recherchée ?
Les critères de choix sont déterminés • quelle distance sépare l’ensemble capteur-transmetteur de l’alimentation ?
en fonction de l’environnement où la • quel est le type de signal requis à la sortie ?
mesure sera prise, la qualité de la
mesure demandé et la disponibilité 3. l’environnement est-il :
financière. • poussiéreux ?
Prioritairement, nous devons définir • humide ou sec ?
le besoin: • en atmosphère explosive ?
• à haute ou basse température (température ambiante) ?

4. la dimension et la fixation du capteur :


• la dimension et le poids ;
• les modes de fixation ;
• l’endurance mécanique ;
• la résistance aux chocs et aux vibrations ;
• le degré d’étanchéité. 29
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

2. Méthode de choix des capteurs industriels


C. Les considérations intrinsèques du capteur

Il faut définir quelques éléments importants pour choisir le capteur:


1. La gamme de mesure: Les valeurs minimales et maximales de la grandeur physique à mesurer.
2. La sensibilité: L'expression d’un signal suffisant élevé en fonction d’une grandeur physique donnée.
3. La qualité: Il doit être relativement précis, posséder une bonne répétabilité et être exempt d'hystérésis. Il doit
fournir un signal de sortie exact pour la valeur de la grandeur physique mesurée
4. La linéarité: Il doit être linéaire dans la plage d’utilisation de l’application qui nous intéresse.
5. Le type de transduction: Il faut déterminer le type de signal de sortie. Si la mesure se fait à une grande distance
par rapport aux circuits d’acquisition de donnée ou de traitement, le capteur doit être accompagné d’un
transmetteur 4-20mA.
6. Il doit être peu encombrant et bon marché.

30
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

3. Raccordement Capteur-Transmetteur

1. Le Transmetteur de signal 4-20mA

Le transport d’un signal analogique de tension offre quelques difficultés puisqu’il est très sensible
au bruit, et, sur une grande distance, il subit une atténuation qui est néfaste. Toutefois, le transport
d’un signal analogique de courant offre, entre autres avantages, une immunité au bruit qui est très
élevée, et aucune atténuation.
Donc, particulièrement lorsque que le signal analogique doit être transmit sur une grande distance,
nous utilisons un transmetteur 4-20mA. Ses principaux avantages sont les suivants:
1. C’est un standard reconnu par tous les fabricants.
2. Il n’y a pas d’atténuation de signal due à la distance.
3. Nous pouvons détecter facilement la rupture de ligne (fil brisé): pour une rupture de ligne,
le courant vaut 0mA.
4. Nous pouvons relier facilement des instruments compatibles 4-20mA en série sans
dépasser la valeur de la charge maximale : l’ajout d’un afficheur par exemple devient plus
simple. 31
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

3. Raccordement Capteur-Transmetteur

1. Le Transmetteur de signal 4-20mA

Le transport d’un signal analogique de tension offre quelques difficultés puisqu’il est très sensible
au bruit, et, sur une grande distance, il subit une atténuation qui est néfaste. Toutefois, le transport
d’un signal analogique de courant offre, entre autres avantages, une immunité au bruit qui est très
élevée, et aucune atténuation.
Donc, particulièrement lorsque que le signal analogique doit être transmit sur une grande distance,
nous utilisons un transmetteur 4-20mA. Ses principaux avantages sont les suivants:
1. C’est un standard reconnu par tous les fabricants.
2. Il n’y a pas d’atténuation de signal due à la distance.
3. Nous pouvons détecter facilement la rupture de ligne (fil brisé): pour une rupture de ligne,
le courant vaut 0mA.
4. Nous pouvons relier facilement des instruments compatibles 4-20mA en série sans
dépasser la valeur de la charge maximale : l’ajout d’un afficheur par exemple devient plus
simple. 32
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

3. Raccordement Capteur-Transmetteur

Il existe trois types de configurations de transmetteurs 4-20 mA :

1. Deux fils (autoalimenté) : s’alimente via la boucle de courant, consomme moins de 4 mA.
Le courant de la boucle est modulé selon la grandeur mesurée. L’installation doit respecter la
charge maximale et l’emplacement des masses.

2. Trois fils : nécessite de connaître le type de sortie (PNP ou NPN) pour un bon
raccordement :
1. PNP : adapté aux charges non flottantes.
2. NPN : nécessite une charge flottante.

3. Quatre fils : généralement avec sortie PNP, alimente la charge indépendamment de la


boucle, adapté aux charges non flottantes.
33
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

3. Raccordement Capteur-Transmetteur

34
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

4. Types des liens de communication

Pour la transmission de signaux, trois types de lien de communication sont utilisés. Ils sont illustrés à la figure
suivante :

35
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

4. Types des liens de communication

Pour la transmission de signaux, trois types de lien de communication sont utilisés. Ils sont illustrés à la figure suivante :

A. Paire torsadée (Twisted Pair)


•Le plus courant et peu coûteux
•Composé de deux fils torsadés + un troisième fil de mise à la terre
•Immunité au bruit modérée, mais suffisante pour les signaux 4-20 mA
•Pour limiter les interférences, on met généralement à la terre une seule extrémité du fil de protection (côté source)

B. Câble coaxial
•Composé d’un conducteur central entouré d’un blindage métallique relié à la masse
•Plus coûteux (≈ 10x la paire torsadée)
•Bonne immunité au bruit, flexible et durable
•Convient bien aux signaux numériques à haute vitesse

C. Fibre optique
•Utilise des signaux lumineux pour transmettre les données
•Très grande vitesse et faibles pertes
•Excellente immunité au bruit, idéale pour les environnements industriels difficiles
•Peut transmettre jusqu’à 500 Mbit/s sur 200 km sans répéteur
•Légère, compacte et de plus en plus abordable 36
CHAPITRE 2 : Mise en œuvre des chaines de mesure

5. L’étalonnage en instrumentation industrielle

L’étalonnage vise à garantir la précision et la validité des mesures dans une chaîne de mesure (capteur → transmetteur).

Étapes de l’étalonnage :
1.Établir une procédure fiable et ordonnée.
[Link]évoir un calendrier de calibration (maintenance préventive).
[Link] l’équipe opérationnelle.
4.Vérifier la fonction de l’appareil (régulation, alarme…).
[Link] l’appareil fonctionne bien, inutile de le retirer.
[Link] calibration hors ligne, prévoir un remplacement temporaire.
7.Réaliser l’étalonnage selon les paramètres du système.
8.Rédiger un rapport de calibration.

Kit d’étalonnage :
•Documentation (schémas, procédures, gammes…)
•Outils : générateur d’étalonnage, multimètre, bonbonne d’air, etc.
•Étalons de référence

37
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

M101 GI : Métier et formation 38


CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

Les capteurs passifs présentent une variation d’impédance image de la variation de la grandeur à mesurer. Pour
mesurer cette variation d’impédance il faut alimenter le capteur par du courant électrique via tout un circuit
appelé conditionneur du capteur. En fin mesurer la grandeur électrique de sortie et trouver la correspondance
avec le mesurande.

Lorsque le signal fourni par un capteur est trop faible ou difficile à exploiter, on utilise un conditionneur de signal. Ce dispositif permet
d’adapter, d’amplifier ou de transformer le signal pour qu’il puisse être facilement utilisé.
Pour les capteurs passifs, la grandeur à mesurer (appelée mesurande) provoque une variation de l’impédance du capteur (Zc).
Pour convertir cette variation en un signal électrique exploitable, on associe au capteur :
•une source de tension (Es) ;
•et d’autres composants d’impédance (Zk) : cela forme le conditionneur.
Selon le type de capteur :
•Si le capteur est résistif, on utilise une tension continue.
•S’il est capacitif ou inductif, on utilise une tension sinusoïdale à haute fréquence, bien plus rapide que celle de la variation du mesurande.
Ainsi, la sortie du conditionneur donne un signal électrique représentatif de la grandeur mesurée.

39
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

1. Capteurs passifs à variation de résistance


Les capteurs passifs à variation de résistance transforment la variation de la grandeur à mesurer
en une variation de résistance. Deux types de capteurs à variation de résistent existent : les
capteurs potentiométriques et les capteurs extensiomètriques à jauges de contrainte.

40
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

A. Capteurs potentiométriques

Dans ce type de capteur à variation de résistance, L’élément sensible est un potentiomètre.

Un exemple d’utilisation de ce type de capteur est de mesurer la position d'un objet. Dans ce cas, il
suffit de relier mécaniquement l’objet au curseur C du potentiomètre (capteur). En alimentant par une
source E, la variation de la position de l’objet est déterminée à partir de la variation de la tension du
potentiomètre.
Le pouvoir de résolution d’un capteur dont le fonctionnement est basé sur le déplacement du curseur
d’un potentiomètre, dépend évidemment du nombre de plots ou de spires du potentiomètre.

41
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

A. Capteurs potentiométriques

Avantages :
➢ Grand signal de sortie ;
➢ Utilisation simple ;
➢ Alimentation quelconque ;
➢ Grandes possibilités d’utilisation ;
➢ Pas besoin d’amplification.
Inconvénients :
➢ Frottements internes importants ;

➢ Durée de vie limitée ;


➢ Sensible aux vibrations ;

42
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

A. Capteurs potentiométriques

Montage :
Pour exploiter les données à partir de ce capteur passif il faut l’alimenter via son
conditionneur dont le montage est le suivant :

Avec Rc : résistance variable du capteur


Rd : résistance du voltmètre (appareil de mesure qui mesure la tension aux bornes de Rc
Rs : résistance interne de la source de tension d’alimentation Es
R1 : une résistance en série avec le capteur et dont la valeur est déterminée pour maximiser la
sensibilité du capteur

43
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

A. Capteurs potentiométriques

Expression de la tension de sortie Vm ?

44
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE
A. Capteurs potentiométriques

45
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

B. Capteurs extensiomètriques à jauge de contrainte

Principe

La jauge est un petit élément résistif qui est collé sur une pièce au point où on veut mesurera déformation.
Cet élément est fait d’un fil fin enroulé selon une direction préférentielles collé à la pièce par l’entremise
d’un support d’isolation. Lorsque la pièce est soumise au chargement, sa déformation est transmise à travers
la colle et le support à la jauge. Un chargement proportionnel de la résistance en résulte.

46
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

B. Capteurs extensiomètriques à jauge de contrainte

Principe

47
CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

B. Capteurs extensiomètriques à jauge de contrainte

Principe

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CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

B. Capteurs extensiomètriques à jauge de contrainte


Electronique associée

Principe :

Les variations de résistance d’une jauge de contrainte suite à l’application d’une déformation sont généralement faibles. Les
montages en pont sont les mieux adaptés pour bien apprécier ces variations. Le pont le plus couramment utilisé est celui de
Wheatstone

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CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

B. Capteurs extensiomètriques à jauge de contrainte


Electronique associée

Principe :

Les variations de résistance d’une jauge de contrainte suite à l’application d’une déformation sont généralement faibles. Les
montages en pont sont les mieux adaptés pour bien apprécier ces variations. Le pont le plus couramment utilisé est le pont de
Wheatstone

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CHAPITRE 3 : LES CAPTEURS PASSIFS A VARIATION D’IMPEDANCE

B. Capteurs extensiomètriques à jauge de contrainte


Electronique associée

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CHAPITRE 4 : Mesure des grandeurs usuelles
(Voir document PDF)

M101 GI : Métier et formation 52

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