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Diagnostic différentiel des pathologies respiratoires

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1.

Diagnostic différentiel :

Ces signes évoquent plusieurs pathologies possibles. Il faut envisager un diagnostic différentiel large :

 Lupus érythémateux systémique (LES) : polyarthralgie, aménorrhée, conjonctivite, asthme,


gastralgie.
 Syndrome de Gougerot-Sjögren : polyarthralgie, conjonctivite, polyurie.
 Polyarthrite rhumatoïde (formes atypiques).
 Maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) : parfois associées à des manifestations
extra-digestives (arthrite, conjonctivite).
 Maladies sexuellement transmissibles (chlamydia) : pouvant donner une arthrite réactionnelle
(Reiter), conjonctivite, arthralgie.
 Diabète insipide ou diabète sucré : cause possible de polyurie et aménorrhée.
 Syndrome de Cushing ou trouble endocrinien : si aménorrhée + polyurie.
 Tuberculose ou infections chroniques : tableau systémique.

2. Analyses de laboratoire à demander :

 NFS, VS, CRP : évaluer l’inflammation.


 Test de grossesse (β-HCG) : éliminer grossesse.
 Bilan rénal : urée, créatinine, ionogramme, glycosurie.
 Glycémie à jeun + HbA1c : dépistage du diabète.
 Bilan hormonal (FSH, LH, prolactine) : pour aménorrhée.
 Sérologies VIH, syphilis, chlamydia.
 Recherche de FAN, anti-ADN natif, anti-SSA/SSB : maladies auto-immunes.
 Analyse d’urines complète.
 Radiographie des genoux et des articulations douloureuses.
 ECG ou épreuve respiratoire si asthme sévère.

3. Prescription médicamenteuse (traitement symptomatique en attendant le diagnostic


précis) :

 Antalgiques/anti-inflammatoires : paracétamol ou AINS (ex : ibuprofène) selon tolérance


gastrique.
 IPP (Oméprazole 20 mg/j) : si AINS utilisés.
 Salbutamol (Ventoline) : inhalateur en cas de crise d’asthme.
 Larmes artificielles : si sécheresse oculaire/conjonctivite.
 Antibiothérapie (ex : doxycycline) : si suspicion d’arthrite réactionnelle post-IST.
 Corticoïdes (ex : prednisone) : seulement si confirmation maladie auto-immune et après avis
spécialisé.

> NB : adapter selon résultats biologiques et l'évolution clinique.

4. Instructions et éducation communautaire :

 Éviter l’automédication, surtout les anti-inflammatoires.


 Encourager l’hydratation suffisante, surtout en cas de polyurie.
 Promouvoir une alimentation équilibrée, riche en fer et calcium.
 Encourager l’observance du traitement de l’asthme.
 Rechercher et éviter les facteurs déclenchants de crise asthmatique (fumée, poussière,
allergènes).
 Informer sur la nécessité de suivi médical régulier, surtout en cas de maladie chronique.
 Éducation sur les IST et prévention : rapports protégés, dépistage régulier.
 Conseiller un soutien psychologique si aménorrhée liée au stress ou pathologie chronique.

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