Étude phytochimique d'Euphorbia characias
Étude phytochimique d'Euphorbia characias
Intitulé :
Jury d’évaluation :
Année universitaire
2015 - 2016
Remerciement
A ALLAH le tout puissant qui m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui.
mémoire madame Maameri Habibatni zineb qui nous a guidé dans notre
travail, Merci pour nous avoir accordé votre temps, Merci d’avoir été très
patiente avec nous, Merci pour d’avoir mis votre expérience à notre profit.
jury Dr Halmi siham et Madi Aicha, qui ont accepté de juger Notre travail.
Dédicace
J'ai l'honneur de dédie ce modeste travail à mes chers parents, qui m'avez
dirigé et suivi pondent toute mes années d'étude et surtout ma mère pour
Et
Et
Je dédie ce travail :
A mes parents
A mes Amis
Je vous dédie ce travail à Loubna, Amira, Zineb, Somia, Samira pour les
moments que vous avez vécu ensembles et les souvenirs
SOMMAIRE
Liste des abreviations……………………………………………………..І
Liste des figures………………………………………………………….П
Liste des tableaux………………………………………………………..Ш
Introduction générale ……………………………………………………...1
Revue bibliographique.
Chapitre 1: Euphorbia characias L.
1. Généralités ……………………………………………………..............3
2. Position systématique ……………………………………………….....4
3. Description botanique ……………………………………………….....4
4. Répartition géographique………………………………………………..7
5. Les conditions de culture………………………………………………..8
6. Utilisations médicinales………………………………………………..10
7. Utilisations traditionnelles……………………………………………..10
8. Toxicité du latex de l’Euphorbia………………………………………10
Chapitre 2: Les métabolites secondaires
1. Définition………………………………………………………………11
2. Classification des métabolites secondaires………………………….....11
3. Les composés phénoliques
3.1. Définition…………………………………………………………11
3.2. Structure chimique………………………………………………..12
3.3. Biosynthèse des polyphénols…………………………………......13
3.4. Propriétés biologiques des polyphénols………………………….14
3.5. Classification des polyphénols…………………………………...14
3.5.1. Les acides phénoliques………………………………………..14
3.5.2. Les flavonoïdes
[Link]. Définition………………………………………………….14
[Link]. Structure des flavonoïdes………………………………….15
[Link]. Classification des flavonoïdes…………………………….16
3.5.3. Les lignanes……………………………………………………17
[Link]. Définition…………………………………………………...17
3.5.4. Les stilbènes…………………………………………………...17
[Link]. Définition…………………………………………………...17
3.5.5. Les coumarines……………………………………………….18
[Link]. Définition…………………………………………………...18
3.5.6. Les tannins…………………………………………………..19
[Link]. Définition………………………………………………….19
[Link]. Classification……………………………………………...19
4. Les alcaloïdes………………………………………………………….20
4.3. Définition…………………………………………………………20
4.4. Propriétés des alcaloïdes…………………………………………20
4.5. Structure des alcaloïdes…………………………………………...20
4.5.1. Les alcaloïdes vrais………………………………………..20
4.5.2. Les pseudo-alcaloïdes……………………………………..21
4.5.3. Les proto-alcaloïdes……………………………………….21
[Link] des alcaloïdes………………………………………21
5. Les terpenoïdes……………………………………………………….23
5.3. Définition…………………………………………………………23
5.4. Structure des terpenoïdes………………………………………...23
5.5. Classification des terpenoïdes……………………………………24
5.5.1. Hémiterpènes………………………………………………24
5.5.2. Monoterpènes……………………………………………...24
5.5.3. Sesquiterpènes……………………………………………..25
5.5.4. Diterpènes………………………………………………….25
5.5.5. Triterpènes…………………………………………………26
5.5.6. Tetraterpènes………………………………………………26
5.5.7. Polyterpènes……………………………………………….26
% : pourcentage.
µg : microgramme.
ml/kg : millilitre par kilogramme.
A : absorption.
CI50 : concentration inhibitrice a 50%.
DO : densité optique.
DPPH : 1,1-diphenyl-2-picryl-hydrazyl
EAG : équivalent d’acide gallique.
EQ : équivalent de quercétine.
ERO : espèces réactives de l'oxygène.
Fe+3: fer ferrique.
Fe2+: fer ferreux.
g: gramme.
GPx : glutathion peroxydase.
GSH: glutathion réduit.
GSHPx: glutathions peroxydases
H: hydrogène.
H2O2 : peroxyde d’hydrogène.
IP : intrapéritonéale.
MeOH : méthanol.
mg/g : milligramme par gramme.
mg/kg : milligramme par kilogramme
NADPH : nicotinamide adenine di nucleotide phosphate hydrogynase.
NC : nombre de contorsions.
NO. : le monoxyde d’azote.
O2 - : l'anion superoxyde.
O2: oxygène.
ONOO- : le peroxynitrite.
PI%: pourcentage d’inhibition.
PM : poids moléculaire.
PP : polyphénols
RL : radicaux libres.
RLO : radicaux libres oxygène
ROS : réactive oxygène species (derives reactifs de l'oxygene).
SM : métabolites secondaires.
SOD: super oxyde dismutases.
TCs : les tannins condensés
THs : les tannins hydrolysables
UV-VIS : ultraviolet-visible.
Liste des figures
Introduction :
Depuis la nuit des temps, l’homme s’est employé àexploiter la nature pour ses besoins
médicaux etalimentaires, et au cours du développement desanciennes civilisations
l’exploitation des plantes àusage médicinale(Rhattas et al., 2015).
Les plantes produisent déjà 70% de nos mé[Link] 170 000 molécules
bioactives ont été identifiées à partir de plantes : digitaline, quinine, morphine,
colchicine, artémisinine… Pourtant, moins de la moitié des plantes aujourd’hui ont
été étudiées pour leurs propriétés thérapeutiques (chaabi, 2008).Euphorbiacées
grande famille que l’on trouve dans toutes les parties assez chaudes du monde.
Généralement arbustes ou herbes (Polunin et Huxley, 1965), les plantes du groupe
des euphorbes possédant des propriétés médicinales et toxiques fort actives (Éloy,
1888).
La famille des Euphorbiaceae est principalement représentée par des plantes du genre
Euphorbiaet Mercurialis. Le genre Euphorbiarassemble33 taxa, dont 22 (66 %) ont
des aires de distribution euro-méditerranéennes et 5 (15 %) sont des espèces
naturalisées.
Plusieurs de ces espèces n'ont pas été étudiées tant sur le plan phytochimique que
biologique et constituent donc un groupe taxonomique particulièrement intéressant
pour entreprendre de telles études.
Le présent manuscrit, s’articule autour deux parties.
1
Introduction
Une conclusion générale est donnée à la fin du présent travail en tirant les principaux
résultats obtenus lesquels pourraient stimuler d’autres travaux de recherche dans le
sens de servir et de valoriser le patrimoine national dans le domaine des plantes
médicinales.
2
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
1. Généralités :
Le genre des Euphorbes est un des plus nombreux de la grande famille des végétaux,
il est répandu dans les quatre parties du monde. Ces plantes sont aussi connues sous le
nom de tithymales, huit espèces distinctes, savoir : Euphorbia esula, E. helios copia,
E. peplus , E. exigua , E. dulcis , E cyparissias, E. paluslris, et E. characias ( Sédillot,
1811),
Les Euphorbiaceae renferment diverses familles de composés chimiques tels que les
alcaloïdes (Denazare et al., 2005), les flavonoïdes, l’acide ellagique (Mavar et al.,
2004), les saponines (Tripathi et Tiwari, 1980) et les terpènes (Mazoir et al., 2008).
Un latex laiteux est caractéristique de la famille des Euphorbiacées, et semble d'avoir
un rôle clé dans les mécanismes de défense des plantes en repoussant et en tuant les
phytopathogènes, et sceller les zones blessées. Compte tenu de l’attention centrée sur
le latex de la plante, jusqu'à présent, très peu d'attention a été versée à d'autres parties
de la plante (Pintus et al., 2010).
Dans l’Euphorbia characias L., le latex renferme des protéines agissant comme
enzymes antioxydantes et qui peuvent interagir avec d'autres substances du latex pour
assurer certains types de protection des végétaux contre l'invasion des agents
pathogènes et / ou contre les stress environnementaux (Pintus et al., 2013).
3
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
2. Position systématique
Règne : plante
Embranchement : Spermaphytes
Sous embranchement : Angiospermes
Classe : Dicotylédones
Sous classe : Rosidea
Ordre : Euphorbiales
Famille : Euphorbiaceae
Sub famille : Euphorbioideae
Tribu : Euphorbieae
Subtribu : Euphorbiinae
Genre : Euphorbia
Espèce : Euphorbia characias L.
(Bouziane, 2012; Benot, 2015).
Nom Commun : Euphorbe characias L.
Nom Vernaculaire : Anaghou (Rhattas et al., 2015).
3. Description botanique :
Le genre Euphorbia est le plus répandu de la famille des euphorbiacées et comprend
2000 espèces caractérisées par la production d’un latex laiteux (Jassbi, 2002).
Euphorbia characias L. est une plante vivace très répandue en zone méditerranéenne
en lieux sec (Cécile, 1992), appelée aussi « euphorbe des garriges », cette grande
euphorbe des endroits rocailleux ou des bois clairs à chêne vert peuvent dépasser 1m,
grande inflorescence allongée, brunes très foncées (Maslong et Delaroziére, 2007).
L'inflorescence très particulière nommé cyathium. Le cyathium est une inflorescence
constituée d'une fleur femelle entourée de quelques fleurs mâles réduites à une
étamine qui est portée par un pédicelle articulé. La fleur femelle est formée d'un
gynécée à 3 carpelles, porté sur un pédicelle s'allongeant à maturité.
4
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
Ce groupe de fleurs, ayant l'aspect d'une fleur hermaphrodite, est entouré par un
involucre simulant un calice aux sépales soudés, possédant 4 à 5 dents au sommet,
entre les quelles s'intercalent des glandes de formes variées.
L'inflorescence générale est une cyme simulant une ombelle dont les rameaux se
divisent plusieurs fois de manière dichotomique et se terminant par les cyathiums ;
chaque point de ramification étant pourvu de bractées (Poluninet, 1965).
Tiges :
Tiges robustes, velues, partant d’une basse ligneuse et ne sont pas ramifiées
(Poluninet, 1965).
5
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
Feuilles :
Feuilles coriaces, longuement lancéolées, rétrécies à la base, en couronne dans la
partie supérieure des tiges, l’inflorescence terminale en forme de balai, constituées de
verticilles de nombreux rayons10 à 20, chacun porte une paire de cyathes et des
bractées vert-bleu arrondies, soudées (Poluninet, 1965).
Fleurs :
Les fleurs terminales sont entourées par les bractées cupuliformes, fleurs avec des
glandes en croissant obtuses au sommet, ses fleurs sont des couleurs vert jaunâtre,
fruit couvert de nombreux poils soyeux, une capsule de 5-6mm (Poluninet, 1965).
6
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
4. Répartition géographique
Elle est répartie dans les régions suivantes : Espagne, Portugal, Baléares, Italie, Sicile,
Crète et Maroc ([Link]).
7
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
principal ennemi est l’humidité stagnante d’hiver qui risque de les faire pourrir ou
dépérir. Ils prospèrent dans n'importe quel type de sol pas trop calcaire, même
caillouteux, pauvre ou sec, pourvu qu'il soit bien drainé (Thibault, 2014).
8
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
9
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
6. Utilisations médicinales :
Dans la médecine traditionnelle, les Euphorbiaceae sont utilisées dans de nombreuses
régions du monde dans le traitement de plusieurs affections telles que les maladies
gastro-intestinales (Bouziane, 2012).
Les espèces de cette famille, possèdent des propriétés cicatrisantes, antibactériennes,
antifongiques et anti-inflammatoires, Elles sont également utilisées dans le traitement
du paludisme, des rhumatismes, des inflammations et dans le traitement de la syphilis
(Bouziane, 2012). Euphorbia characias L. plante : purgatif, vomitif, vésicant, goutte,
hydropisie, phtisie ([Link]
7. Utilisations traditionnelles des Euphorbia
Des études ethnopharmacologiques récentes rapportent que l'usage des Euphorbia est
toujours bien présent dans les traditions des îles de la mer tyrrhénienne. En Sardaigne
et Sicile, le latex d'Euphorbia characias L. était utilisé pour le braconnage des truites
et des anguilles (Louis, 2015).
8. Toxicité du latex d'Euphorbia :
La connaissance de la très grande toxicité oculaire du latex d'euphorbe est connue
depuis l'antiquité.
10
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Euphorbia characias
L.
11
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
1. Définition
Le terme «métabolite secondaire», qui a probablement été introduit par Albrecht Kossel en
1891, est utilisé pour décrire une vaste gamme de composés chimiques dans les plantes, qui
sont responsables des fonctions périphérique indirectement essentielles à la vie des plantes,
telles que la communication intercellulaire, la défense et la régulation des cycles catalytiques
(Guillaume, 2008).
Les métabolites secondaires (SM) sont présents dans toutes les plantes supérieures, et ayant
une répartition limitée dans l'organisme de la plante, dont plus de 200.000 structures ont été
définies et sont d’une variété structurale extraordinaire mais sont produits en faible quantité.
Ces molécules marquent de manière originale, une espèce, une famille ou un genre de plante
et permettent parfois d’établir une taxonomie chimique (Hartmann, 2007).
3.1. Définition
Les composés phénoliques ou les polyphénols (PP) constituent une famille de molécules très
largement répandues dans le règne végétal. Ils sont des produits du métabolisme secondaire
des plantes, depuis les racines jusqu’aux fruits. Ce qui signifie qu’ils n’exercent pas de
fonctions directes au niveau des activités fondamentales de l’organisme végétal, comme la
croissance, ou la reproduction (Fleuriet, 1982 ; Yusuf, 2006). Les composés phénoliques
jouent un rôle fondamental, car sont des éléments importants de qualités sensorielles (couleur
et caractères organoleptiques) et nutritionnelles des végétaux, tels que les légumes, les fruits,
les céréales ou les fruits secs, ainsi que dans les boissons, le café, le cacao ou le thé. Une
alimentation équilibrée fournit à l’Homme environ un gramme de polyphénols chaque jour,
soit dix fois plus que de vitamine C et 100 fois plus que de caroténoïdes ou vitamine E
(Scalbert etal. 2005).
11
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
12
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
13
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
14
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
Ces diverses substances se rencontrent à la fois sous forme libre (aglycone) ou sous forme de
glycosides. On les trouve, d’une manière générale dans toutes les plantes vasculaires, où ils
peuvent être localisés dans divers organes : racines, tiges, bois, feuilles, fleurs et fruits. Et
jouent un rôle important dans la protection des plantes (Bruneton, 1993).
Ils se trouvent également dans plusieurs plantes médicinales. Des remèdes à base de plantes
renfermant ces composés sont utilisés en médecine traditionnelle à travers le monde entier
(Delporte et al., 1999).
15
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
- Isorhamnétine : propriétés
antioxydante.
flavanones - neutralisation des radicaux
Les Agrumes : orange, [Link].
citron, pamplemousse,
- amélioration de l’absorption
mandarine, orange amère
de la vitamine C.
- la prévention des cancers de
la peau.
Isoflavones
Soja - phytoestrogéniques.
- Source de phytoestrogènes.
16
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
- antiseptiques urinaires.
[Link]. Définition
Le terme lignane à l’origine présenté par Haworth en 1936. Ils sont les dimères des unités de
phenylpropane (C6 C4) (Benarous, 2009).
Les lignanes constituent une classe importante de métabolites secondaire dans le règne
végétal. La distribution botanique est large : plusieurs centaine des composés ont été isolés
dans environ soixante-dix familles .Chez les gymnospermes, Ils sont surtout rencontrés dans
les bois alors que chez les Angiospermes, ils ont été identifiés dans tous les tissus, Ils ont été
découvert dans toutes les parties des plantes : les racines, les feuilles, les fruits est les graines
(Midoun, 2011).
17
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
flavonoïdes, formant un système conjugué. Cette particularité leur confère une grande
réactivité due à la résonance des électrons sur la totalité de la molécule.
Les stilbènes sont des phytoalexines, composés produits par les plantes en réponse à l'attaque
par les microbes pathogènes fongiques, bactériens et viraux. Les sources principales des
stilbènes sont les raisins, les vins, le soja et les arachides (Crozier et al., 2006).
Les coumarines constituent une classe importante de produits naturels, elles donnent une
odeur caractéristique semblable à celle du foin fraichement fauché. A l’exception des algues,
ces composés sont les constituants caractéristiques du règne végétal chlorophyllien. Les
familles les plus riches en coumarines sont : Légumineuse, Rutacées, Apiécées et
Thymeleacées. Elles se trouvent dans toutes les parties de la plante et notamment dans les
fruits et les huiles essentielles des graines (Guignard, 1998 ; Deina et al., 2003 ; Booth et
al., 2004).
Les coumarines ont des effets différents sur le développement des plantes suivant leur
concentration et aussi selon l’espèce. Dans la cellule végétale elles sont principalement
présentes sous forme glycosylée, cette glycosylation est une forme de stockage permettant
d’éviter les effets toxiques de ces molécules. Elles sont considérées comme des phytoalexines,
c'est-à-dire de métabolites que la plante synthétise en grande quantité pour lutter contre une
infection causée par des champignons ou par des bactéries (Hofmann, 2003).
18
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
Dipterix ordorota
19
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
4. Les alcaloïdes
4.1. Définition
Le terme «alcaloïde» a été introduit par W. Meisner au début du XIXème. La définition
admise des alcaloïdes est celle donnée par Winterstein et Trier en 1910. Un alcaloïde est une
substance organique azotée d’origine végétale à caractère alcalin et présentant une structure
moléculaire hétérocyclique complexe (Badiaga; 2011).
Généralement, les alcaloïdes sont produits dans les tissus en croissance : jeunes feuilles,
jeunes racines. Puis, ils gagnent ensuite des lieux différents et, lors de ces transferts, ils
peuvent subir des modifications. Ainsi, la nicotine, produite dans les racines, migre vers les
feuilles où elle est diméthylée. Chez de nombreuses plantes, les alcaloïdes se localisent dans
les pièces florales, les fruits ou les graines, ces substances sont trouvées concentrées dans les
vacuoles (Krief, 2003). Ce sont des composés relativement stables qui sont stockés dans les
plantes en tant que produits de différentes voies biosynthétiques (Mauro, 2006).
Le plus souvent, la synthèse de ces alcaloïdes s’effectue au niveau de site précis (racine en
croissance, cellules spécialisées de laticifères, chloroplastes) ; ils sont ensuite transportés dans
leur site de stockage (Rakotonanahary ; 2012).
Les alcaloïdes sont toxiques et disposent d’un large spectre d’activités biologiques. Ils
dérivent d’acides aminés et comportent un atome d’azote dans un système hétérocyclique. Ils
20
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
sont présents dans les plantes, soit sous forme libre, soit sous forme de sel, soit comme N-
Oxyde (Badiaga ; 2011).
Les pseudo-alcaloïdes présentent le plus souvent toutes les caractéristiques des alcaloïdes
vrais, mais ne sont pas des dérivés des acides aminés (Badiaga ; 2011).
21
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
22
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
5. Les terpenoïdes
5.1. Définition
Le terme terpène inventé par Kekulé, vient de leur origine historique de l’arbre de terebinth :
« Pistacia Terebinthus » (Ayad, 2008).
Le terme de terpénoïde est attribué à tous les composés possédant une structure moléculaire
construite d’un monomère à 5 carbones appelé isoprène, ces composés sont majoritairement
d’origine végétale (Malecky, 2005). Synthétisés par les plantes, organismes marins, les
champignons et même les animaux (Benaissa, 2011).
L’exploitation de ces composés s’effectuait sous forme d’huiles extraites de plantes (huiles
essentielles) par le moyen de la distillation (Malecky, 2005).
23
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
5.3.1. Hémiterpènes
Dans la nature, il existe peu de composés naturels ayant une formule de C5 ramifiée ; parmi
certains composés naturels trouvés chez les plantes qui peuvent être considérés comme
hémiterpènes, seul l’isoprène a toutes les caractéristiques biogénétiques des terpènes
(Malecky, 2005).
5.3.2. Monoterpènes
Les monoterpènes sont les plus simples constituants des terpènes dont la majorité est
rencontrée dans les huiles essentielles (90% des huiles essentielles sont des monoterpènes)
(Ayad, 2008).
Ils comportent dix (10) atomes de carbones et sont issus de la condensation de deux unités
isoprène, selon le mode de couplage «tète-queue» (Ayad, 2008).
Plus de 900 monoterpènes connus se trouvent principalement dans 3 catégories structurelles :
les monoterpènes linéaires (acycliques), les monoterpènes avec un cycle unique
(monocycliques) et ceux avec deux cycles (bicycliques) et tricyclique (Malecky, 2005 ;
Belbache, 2003).
24
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
5.3.3. Sesquiterpène
Les sesquiterpènes forment une série de composés qui renferment 15 atomes de carbones, ils
se trouvent sous forme d’hydrocarbures comme le β-Cadinène (Belbache, 2003), ou sous
forme d’hydrocarbures oxygénés comme : les alcools, les cétones, les aldéhydes, les acides et
les lactones dans la nature. Les sesquiterpènes et les monoterpènes sont souvent en mélange
dans les huiles essentielles des plantes. On peut également rencontrer dans les plantes des
sesquiterpènes lactones (Ayad, 2008).
Ils peuvent être acycliques, monocyclique, bicycliques, tricyclique ou polycyclique
(Belbache, 2003; Malecky, 2005).
5.3.4. Diterpènes
Les diterpènes sont des substances avec 20 atomes de carbone (C20) élaborées à partir de 4
unités d’isoprène, ils se forment à partir de leur précurseur, le géranyl-géranyl- pyrophosphate
(GGPP) (Malecky, 2005).
25
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
Sont très répandus chez les végétaux supérieurs, ils sont aussi présents chez certains insectes
et chez divers organismes marins. On peut les trouver encore dans les résines, les exsudats, les
gommes naturelles et les gibbérellines (Ayad, 2008).
Ils peuvent être acycliques comme le phytol ; dont il est le représentant le plus connu dans la
chlorophylle ou dans les vitamines K et E, cependant après divers réarrangements, ils peuvent
être monocycliques comme la vitamine A, bicycliques comme le sclaréoloutricycliques
comme l’acide abiétique (Belbache, 2003; Malecky, 2005).
5.3.5. Triterpènes
Les triterpènes sont des molécules à 30 atomes de carbone. Ils ont comme précurseur le
squalène, il y a plus de 1700 triterpènes dans la nature dont la majorité est sous forme
tétracyclique ou pentacyclique, la forme acyclique étant très rare (Malecky, 2005).
La plupart des triterpènes sont à l’état libre sous forme estérifiée ou hétérosidique, on les
trouve notamment dans les résines (Mouffok, 2011).
5.3.6. Tetraterpènes
5.3.7. Polyterpènes
Charles Marie a créé le mot français caoutchouc à partir de l’expression indienne «cao-tchu »,
qui signifie « bois qui pleure » qui est un produit naturel qui s’écoule de l’écorce d’un arbre
(Hévéa Brasiliensis). Il se présente sous la forme d’un liquide d’apparence laiteuse, appelé
latex (Pire, 2011).
26
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Les métabolites secondaires
27
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
Le stress oxydant
1. Définition :
28
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
Dans un radical libre, le nombre d’électrons sur la dernière orbital est impair, il se
créera alors des liaisons entre atomes car les radicaux libres tenteront d’aller
rechercher un électron pour former une nouvelle molécule, l'ensemble des radicaux
libre et de leurs précurseurs est souvent appelé espèces réactives de l'oxygène
(Favier, 2003).
29
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
30
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
31
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
32
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
5.1.1. Vitamine C :
La vitamine C ou l’acide ascorbique est un antioxydant majeur présent dans tous les
organes, elle est l’un des principaux antioxydants hydrosolubles présent dans les
fluides intra et extracellulaire, la vitamine C peut directement réagir avec des espèces
réactives de l’oxygène comme OH• et O2• (figure21), la vitamine C régénère la
vitamine E à l’interface membrane/cytosol (Nasri et Hadje Brahim, 2014).
33
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
5.1.2. Vitamine E :
la vitamine E est un ensemble d’isomères, les tocophérols (α, β, γ, δ). D’un point de
vue biologique, deux isomères sont particulièrement intéressants, l’α- et le γ-
tocophérol. Leur caractère hydrophobe permet de s’insérer au sein des membranes
riches en acides gras polyinsaturés, ils jouent un rôle protecteur en réagissant avec les
radicaux peroxyles (ROO•) pour former un radical tocophéryle, empêchant ainsi la
propagation de la peroxydation lipidique (Haleng, 2007).
5.1.3. Glutathion :
Le glutathion est un tripeptide (acide glutamique-cystéine-glycine). Il est le thiol
majoritaire au niveau intracellulaire, il est présent sous forme essentiellement réduite
(GSH).
La plupart des protéines dont l’albumine contiennent des groupements « thiols » qui
possèdent des propriétés réductrices et piègent facilement les espèces oxygénées
activées (Libbey, 2007).
34
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
35
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
5.2.2. Catalase :
Les catalases sont des enzymes qui permettent de transformer le peroxyde
d’hydrogène en oxygène moléculaire et en eau : sont localisées à l’intérieure de
peroxysome exclusivement, ce qui limite leur action par rapport à d’autre enzyme,
cytoplasmique (Libbey, 2007).
36
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
37
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
38
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE Stress oxydant
39
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
Matériel et Méthodes
Notre travail a été réalisé au laboratoire de Biochimie, Université des Frères
Mentouri, Constantine, Algérie.
1. Matériel :
Les tiges et les feuilles d’Euphorbia characias L. ont été cueillies à la wilaya de
Khenchela (Algérie) région d’Alhama, la récolte a été réalisée à la fin du mois de
septembre 2016.
38
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
39
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
La matière végétale (tiges et feuilles) a été mise à macérer dans le système solvant
suivant : 7 volumes de méthanol + 3 volumes de l’eau distillée. Après une
macération de 24 heures à température ambiante. Le mélange est filtré. L’opération
est répétée trois fois avec renouvellement de système solvant toute les 24 heures. Les
trois fractions filtrées sont regroupées et évaporées à l’aide de rota-vapeur dans une
température de 40C° et de nombre de tour 300tuor/min.
L’extrait hydro-alcoolique récupéré sous forme d’une pate dans 3 boites de pétri.
Les différentes étapes du protocol d’étude expérimentale sont résumées dans la figure
25.
40
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
Extraction
Extrait brut
Activité
Screening
antalgique
phytochimique
Pouvoir
Dosage des réducteur
polyphénols
Activité
Dosage de
antioxydante
flavonoïde
Le criblage phytochimique est une analyse qualitative basée sur des réactions de
précipitations et / ou de colorations. Ces dernières permettent de définir la présence ou
non de métabolites secondaires : alcaloïdes, quinones, flavonoïdes, saponines, tanins,
stérols et sucres réducteurs dans les différents organes de la plante tiges et feuilles.
Un gramme de matériel végétal sec est broyé et placé dans un tube sec avec 15 à 30
ml d’éther de pétrole. Après agitation et un repos de 24 h, les extraits sont filtrés et
concentrés au rotavapor. La présence de quinones libres est confirmée par l’ajout de
quelques gouttes de NaOH 1/10, lorsque la phase aqueuse vire au jaune, rouge ou
violet (Dohou et al., 2003).
2.2.2. Alcaloïdes
Test fondé sur la capacité qu’ont les alcaloïdes à se combiner avec les métaux lourds
Test de Mayer :
L’extrait méthanolique est repris dans quelques ml d’HCl 50 %.
La formation d’un précipité jaune, après ajout de quelques gouttes du réactif de
Mayer, témoigne de la présence d’alcaloïdes (Dohou et al., 2003).
2.2.3. Tanins
1,5 g de matériel végétal sec sont placés dans 10 ml de MeOH 80 %.
Après 15 minutes d’agitation, les extraits sont filtrés et mis dans des tubes secs.
L’ajout de FeCl3 à 1 % permet de détecter la présence ou non des tanins. La couleur
vire au bleu noir en présence de tanins galliques et au brun verdâtre en présence de
tanins catéchiques (Dohou et al., 2003).
2.2.5. Saponines
42
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
Leur présence est déterminée quantitativement par le test de la mousse, dans des
conditions déterminées, l’extrait repris dans 5ml d’eau distillée, puis introduit dans un
tube à essai est agité vigoureusement, la formation d’une mousse (hauteur supérieur
de 1cm) stable persistant pendant 15 min, indique la présence de saponines (Yves-
Alain et al, 2007).
2.2.6. Stérols et polyterpènes
Ont été recherchés par la réaction de Liebermann. Le résidu est dissout dans 1 ml
d’anhydride acétique ; nous avons ajouté 0,5 ml d’acide sulfurique concentré au
triturât. L’apparition, à l’interphase, d’un anneau violet, virant au bleu puis au vert, a
indiqué une réaction positive (koffi et al., 2009).
2.2.7. Flavonoïdes (Cyanidine)
L’extrait méthanolique dissout dans 1ml HCl et quelques copeaux de magnésium,
l’apparition d’une coloration allant de l’orangé au rouge pourpre indique une réaction
positive (Najaa et al., 2011).
2.2.8. Sucres réducteurs
Les sucres réducteurs ont été mis en évidence dans les extraits par le réactif de
Fehling. 5 ml d’extrait brut sont additionnés 5 ml de liqueur de Fehling. La formation
d’un précipité rouge brique après 2-3 min de chauffage au bain-marie à 70°C indique
une réaction positive (Yves-Alain et al., 2007).
43
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
diphényle-picryl-hydrazyle (DPPH) :
44
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
La méthode est basée sur la réaction de réduction de Fe3+ présente dans le complexe
ferrocyanure de potassium en Fe2+, Un millilitre de l'extrait à différentes
45
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
concentrations (0 à 0.5 mg/ml) est mélangé avec 2ml d'une solution tampon phosphate
0,2 M (pH 6,6) et 2ml d'une solution de ferricyanure de potassium K3Fe(CN) 6 à 1%.
L'ensemble est incubé au bain-marie à 50°C pendant 20 min ensuite, 2ml d'acide
trichloracétique TCA à 10% sont ajoutés pour stopper la réaction. Les tubes sont
centrifugés à 3000 tr/min pendant 10min. Un aliquote (2ml) de surnageant est
combinée avec 2,5ml d'eau distillée et 0,5ml d'une solution aqueuse de Chlorure
ferrique (FeCl3,6H2O) à 0,1%.
Protocol expérimental :
Les expériences ont été réalisées sur un modèle de douleur induit par l’acide acétique
chez les rats, l’injection intra péritonéale d’acide acétique à 1% chez les rats provoque
un syndrome douloureux qui se manifeste par des contorsions caractéristique avec
étirement des pattes postérieures et de la musculature dorso-ventral.
Les rats utilisés dans ces essais ont été mis à jeun pendant 15h et répartis en 4 lots de
3 rats chacun :
46
Partie expérimentale Matériel et Méthodes
L’injection de 0,5ml de l’extrait, 30min après, nous avons injecté 0,5ml de l’acide
acétique à 1% par voie IP, 5min après l’injection, le nombre de contorsions a été
compté pour chaque rat pendant 20min (Chatter et al ., 2011).
Le pourcentage d’inhibition (PI) de la douleur est obtenu à partir de la formule
suivante :
NC : nombres de contorsion.
47
Partie expérimentale Résultats et discussions
Ce chapitre présente tous les résultats obtenus au cours des expériences effectuées ainsi que
leurs discussions.
1. Criblage phytochimique
Quinones - -
Alcaloïdes ++ ++
48
Partie expérimentale Résultats et discussions
Stérols et - -
polyterpènes
Flavonoïdes + ++
Sucres réducteurs ++ -
49
Partie expérimentale Résultats et discussions
La richesse de ces extraits en composés chimiques actifs pourrait expliquer leurs utilisations
traditionnelles.
1
0,9 y = 1,346x + 0,021
0,8 R² = 0,945
0,7
absorbance nm
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7
copncentration µg/ml
Les calculs :
La mesure de l’absorbance d’extrait méthanolique a été effectuée à une longueur d’onde
760nm, les résultats obtenus dans le tableau suivant :
50
Partie expérimentale Résultats et discussions
Tableau 6 : Teneur des polyphénols totaux d’extrait méthanolique des tiges et des feuilles.
Les teneurs en polyphénols totaux (tableau 6) montrent que l’extraitméthanolique des tiges de
l’Euphorbiacharacias L. représente la teneur la plus élevée de l’ordre de 7, 02mgEAG /mg
(mg equivalent acide gallique par mg d’extrait), tandis que la teneur la plus basse a été
obtenue avec l’extrait méthanolique des feuilles de l’Euphorbiacharacias L. de l’ordre de
3,24mgEAG /mg.
Nous avons remarqué que la partie tige renferme plus de composés phénoliques que les
feuilles.
0,6
y = 0,529x + 0,019
0,5 R² = 0,976
absorbance nm
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
concentration µg/ml
51
Partie expérimentale Résultats et discussions
L’absorbance d’extrait méthanoliquea été effectuée à longueur d’onde 430nm, les résultats
obtenus dans le tableau suivant :
Plusieurs facteurs peuvent influencer sur la teneur en composés phénoliques. Des études
récentes ont montré que les facteurs extrinsèques (tels que des facteurs géographiques et
climatiques), les facteurs génétiques, mais également le degré de maturation de la plante et la
durée de stockage ont une forte influence sur le contenu en polyphénols (Aganga, 2001).
Les résultats obtenus par l’étude phytochimique nous a donné une bonne prévision concernant
l’activité biologique de la plante, bien qu’elle soit générale et imprécise, elle reste
encourageante surtout que ces composés phytochimiques dont on a prouvés la présence sont
connus par leurs effets pharmacologiques et d’être impliqués dans de nombreuses activités
biologiques.
52
Partie expérimentale Résultats et discussions
100
90
% inhibition
80
70
60
50 t
40 f
30
20
10
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Concentration mg/ml
Figure 29: Courbe de pourcentage d’inhibition de l’extrait (tiges et feuille)
d’Euphorbiacharacias L.
T : tiges
F : feuilles
53
Partie expérimentale Résultats et discussions
80
% inhibition
70
60
50
40
30
20
10
0
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1
54
Partie expérimentale Résultats et discussions
5. Pouvoir de réduction :
La figure 31, montre que l’extrait méthanoliquede l’Euphorbiacharacias [Link] une activité
réductrice, mais inférieure à celle du standard (l’acide ascorbique).
55
Partie expérimentale Résultats et discussions
1,2
Absorbance 700 nm
1
0,8
tige
0,6
feuille
ag
0,4
0,2
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6
Concentration mg/ml
Ce test est basé principalement sur la capacité de l’extrait à donner un électron tout
enconvertissant le fer de la forme Fe3+ à la forme Fe2+, cette réaction se manifeste par
l’apparitionde la couleur bleu mesurable a 700 nm. Donc une absorbance élevée indique que
l’extraitpossède un grand pouvoir réducteur.
56
Partie expérimentale Résultats et discussions
A partir de ces résultats, nous avons remarqué que l’extrait méthanolique des feuilles de
l’Euphorbiacharacias [Link]ède la meilleure activité réductrice que l’extrait méthanolique
des tiges.
On peut dire que, les composés réducteurs qui sont présent dans l’extrait des feuilles sont plus
importants que l’extrait des tiges.
Il est nécessaire de préciser qu’un résultat observé lors de l’évaluation d’un extrait brut ou
d’une fraction enrichie est la composante de deux paramètres : l’activité intrinsèque d’un
produit, d’une part, et d’autre part, sa quantité relative dans l’extrait. Ainsi, l’activité marquée
d’un extrait peut tout aussi bien provenir d’une faible quantité de constituants très actifs, que
d’une grande quantité de constituants peu actifs. De plus, il se peut qu’une activité observée
résulte de la somme d’activités de plusieurs constituants (Calvin, 2001).
En effet,plusieurs études ont démontré l’existence d’une relation étroite entre le contenu en
polyphénols du matériel végétal et sa capacité antioxydante (Burda et Oleszek, 2001).
Le niveau de corrélation entre le contenu phénolique et l’activité anti oxydante est un aspect
intéressant, mais il faut prendre en considération que les composés phénoliques répondent
différemment dans l’analyse, selon le nombre de groupes phénoliques et que les composés
phénolique totaux n’incorporent pas nécessairement tous les antioxydants qui peuvent être
présents dans un extrait (Amamri et Cheikh, 2016). Cette activité est suffisamment
importante pour permettre l’utilisation de la plante de fenouil comme une nouvelle source
naturelle d’additifs alimentaires et d’antioxydants puissants en industrie alimentaire.
En conclusion, il convient de dire bien que les teneurs en composés phénolique constituent un
facteur de valorisation de la capacité antioxydante des espèces végétale, la qualité de ces
molécules serait beaucoup plus intéressante puisqu’elle détermine l’ampleur de leur propriétés
biologiques (Bettaieb et al., 2016).
L’objectif de ce test est de suivre les contorsions apparues chez les rats qui ont reçus de
l’extrait méthanolique des tiges et des feuilles de l’Euphorbiacharacias L. et l’injection de
l’acide acétique et de les comparer avec celles des rats de contrôle négatif(qui ont reçu de
l’eau physiologique), ainsi que celles des rats de contrôle positif (qui ont reçus le paracétamol
à la dose de 100mg/Kg)
Le groupe témoin ayant reçue de l’eau physiologique présente après injection intra péritonéale
de l’acide acétique à 1%, une moyenne de contorsions de 79 sur une durée de 20 minutes.
L’injection intra péritonéale de paracétamol à la dose de 100 mg/kg, prévient de façon
significative l’apparition de contorsions liées à l’injection de l’acide acétique (79 vs 53).
Avec les doses 250, 500 et 750mk/kg de l’extrait aqueux d’Euphorbiacharacias L., les
contorsions observées sont significativement différentes de celles observées avec le groupe
témoin
58
Partie expérimentale Résultats et discussions
Témoin 79 79 - -
59
Partie expérimentale Résultats et discussions
60
Conclusion générale
Conclusion générale
Dans la présente étude, nous avons récolté les tiges et les feuilles de l’Euphorbia
characias L., les quelles ont été séchées à l’ombre.
Par la suite, l’extrait méthanolique a été préparé par la macération à froid, cet extrait a
fait l’objet d’une étude phytochimique, ainsi que quelques tests in vitro et in vivo.
A la lumière des résultats obtenus, on peut tirer les conclusions suivantes :
Le dosage colorimétrique :
-Dosage des polyphénols totaux, en équivalent d’acide gallique, de l’extrait
méthanolique des tiges et des feuilles de l’Euphorbia characias L. a été
effectué par la méthode colorimétrique de Folin-Ciocalteu.
Les teneurs en polyphénols totaux montrent que l’extrait des tiges de l’Euphorbia
characias L représente la teneur la plus élevé de l’ordre de 7, 02mgEAG /mg,
tandis que la teneur la plus basse a été obtenue avec l’extrait des feuilles de l’ordre de
3,24mgEAG /mg.
- Dosage quantitatif des flavonoïdes a été réalisé par la méthode
colorimétrique en équivalent à la quercétine.
Les résultats révèlent que l’extrait des feuilles est plus riche en flavonoïdes
461,24g EQ/mg, alors que l’extrait des tiges de l’Euphorbia characias L.
contient une bonne quantité, mais qui est relativement faible par apport à celle
des feuilles, à teneur de l’ordre de 340,26gEQ /mg.
60
Conclusion générale
Notre étude a montré que la plante médicinale l’Euphorbia characias L. est très riche
en différents composés métaboliques et présente une bonne activité antioxydante et
antalgique qui pourrait être utilisé dans le domaine pharmaceutique.
61
Conclusion générale
Résumé
Euphorbia characias L. est une plante vivace très répandue en zone méditerranéenne
en lieux sec, appartenant au genre Euphorbia utilisée en médecine traditionnelle pour
ses propriétés thérapeutiques.
Notre travail a porté sur l’étude des extraits méthanoliques des tiges et des feuilles de
l’Euphorbia characias L., l’analyse de ces extraits par les tests colorimétrique a révélé
la présence de quelques groupes chimiques : flavonoïdes, saponosides, polyphénols,
alcaloïdes et des tannins (vrais et cathéchique) dans les parties(tiges et feuilles) de la
plante, et la présence des sucres réducteurs seulement dans les tiges de l’Euphorbia
characias L.
La teneur en flavonoïdes a révélé que l’extrait méthanolique des feuilles est plus
riche en flavonoïdes 461,24g EQ/mg que l’extrait méthanolique des tiges de
l’Euphorbia characias L, dont la teneur est de l’ordre de 340,26gEQ /mg.
Les résultats obtenus pour l’activité antiradicalaire montrent que les extraits
possèdent un grand pouvoir de piéger ce radical avec des CI50 de l’ordre de
0,219mg/ml pour les tiges, et 0,324 mg/ml pour l’extrait méthanolique des feuilles.
62
Conclusion générale
Le test pharmacologique réalisé in vivo chez les rats albinos Wistar, a montré que
l’extrait méthanolique de l’Euphorbia characias L. possède une activité antalgique
significatif en réduisant le nombre de contorsions abdominales à toutes les doses, avec
un pourcentage d’inhibition de 87,34% pour l’extrait des tiges, et 62,02% pour
l’extrait des feuilles dépendant à la concentration de750 mg/kg.
63
Références bibliographiques
Références bibliographiques
Ahmad, V.U., Hussain, H., Bukhari, I.A., Hussain, J., Jassbi, A.R., Dar, A.
(2005).Antinociceptive diterpene from Euphorbia decipiens. Fitoterapia; 76(2):p 230-
2.
Ahn, M.J., Kim, C.Y., Lee, J.S., Kim, T.G., Kim, S.H., Lee, C.K., Lee, B.B., Shin,
C.G., Huh H and Kim J.( 2002). Inhibition of HIV-1 integrase by galloyl glucoses
from Terminalia chebula and flavonol glycoside gallates from Euphorbia pekinensis.
Planta Med; 68: 457-9.
Akroum, S. (2011). Etude Analytique et Biologique des Flavonoïdes Naturels, Thèse
de doctorat. 125p.
Aliouat, A., Boulkelia, N. (2012). Activité antioxydant des extraits des graines de la
plante Nigelle sativa L, Diplôme de Master en Biochimie Moléculaire et Santé : 26.
BettaiebRebey, L., Sriti, J., Besbes, B., MakhaddminiHammi, I., Hamrouni, A.,
Sllami, B., Marzouk, B. and Ksouri, R. (2016). Effet de la prevenance et du solvant
d’extraction sur la teneure en composes phénolique et les potentialités antioxydantes
des grains de fenouil (Foeniculumevulgare Mill), Journal of New Sciences.
27(4).pp1478-1487.
Booth, N.L., Dejan, N., Richard, B., Stoci, E. (2004). New lanthanide complexes of
4 methyl 7 hydroxy coumarin andtheirpharmacologicalactivity,ClinicalPharmacology
and Therapeutics. p50, 120-123.
Boros, B., Jakabova, S., Dornyei, A., Horvath, G., Pluhare, Z., Kilar, F., Felingera, A.
(2010). Determination of polyphenolic compound by liquidchromatography–mass
spectrometry in Thymus species. Journal of Chromatography A. p1217, 7972–7980.
Khenaka, K. (2011). Effet de diverses plantes médicinales et de leurs huiles essentielles sur
la méthanogénèse ruminale chez l’ovin, Diplôme de Magister En Microbiologie Appliquée.
p19, 24.
Klibet, F. (2016). Impact du sélénium sur la cytotoxicité induite par l’arsenic chez le
rat de la souche Wistar, diplôme de doctorat en Sciences en Biochimie. p10.
Koffi, N., Beugré, K., Guédé, N. Z., Dossahoua, T., Laurent, A. (2009).Screening
phytochimique de quelques plantes médicinales ivoiriennes utilisées en pays Krobou
(Agboville, Côte-d’Ivoire), Sciences & Nature Vol.6 N°1:1 - 15
Krief, S. (2003). Métabolites secondaires des plantes et comportement animal, thèse
doctorat, muséum national d’histoire naturelle. 32p.
Malecky, M. (2005). Métabolisme des terpenoïdes chez les caprins, thèse Pour
obtenir le grade de docteur de l’Institut des Sciences et Industries du Vivant et de
l’Environnement, Agro Paris Tech. p 9, 13-19, 20, 27.
Nasri, I., Hadje Brahim, M. (2014). Apport des thérapeutiques antioxydantes dans le
tratement du daibete, diplôme de master en biologie animal. p 22, 25
Oleg, P., Anthony, H. (1965). Fleurs du bassin méditerranéen. p152.
Références bibliographiques
Pincemail, J., Meurisse, M., Limet, R., Defraigne, JO. (1999). L’évaluation du
stress oxydatif d’un individu: une réalité pour le médecin, Vaisseaux, Cœur,
Poumons - Vol 4 :1.
Pintus, F., Delia, S., Claudia, M., Alberto, M.,Giovanni, F.,Rosaria, M.(2013).
AcetylcholinesteraseInhibitory and AntioxidantProperties of Euphorbiacharacias
Latex, records of naturalproducts, vol 147-151.
Pire, M. (2011). Caoutchouc Naturel Epoxydé et Réticulation par les Acides
Dicarboxyliques : Chimie, Cinétique et Propriétés Mécaniques, Thèse De Doctorat.
217 p.
Popovici, C., Ilonka, S., Bartek, T. (2009). Evaluation de l’activité antioxydant des
composés phénoliques par la réactivité avec le radical libre DPPH, Revue de Génie
Industriel. p27-28.
Porter, L. J. (1989). Methods in Plant Biochemistry. p1, 389-419.
Pujuguet, P. (2008). Sentier botanique vigneron, Bourg-Saint-Andéol ARDECHE.
p30.
Wang, H., Zhoo, M., Yang, B., Jiang, Y., Rao, G. (2008). Identification of
polyphenols in Labacco leaf and their antioxidant and antimicrobial activities .Food
chemistry, 107:1399-1406.
Références bibliographiques
http:// [Link]
http:// [Link].
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Références bibliographiques
Résumé
Résumé
Euphorbia characias L. est une plante vivace très répandue en zone méditerranéenne
en lieux sec, appartenant au genre Euphorbia utilisée en médecine traditionnelle pour
ses propriétés thérapeutiques.
Notre travail a porté sur l’étude des extraits méthanoliques des tiges et des feuilles de
l’Euphorbia characias L., l’analyse de ces extraits par les tests colorimétrique a révélé
la présence de quelques groupes chimiques : flavonoïdes, saponosides, polyphénols,
alcaloïdes et des tannins (vrais et cathéchique) dans les parties(tiges et feuilles) de la
plante, et la présence des sucres réducteurs seulement dans les tiges de l’Euphorbia
characias L.
La teneur en flavonoïdes a révélé que l’extrait méthanolique des feuilles est plus
riche en flavonoïdes 461,24g EQ/mg que l’extrait méthanolique des tiges de
l’Euphorbia characias L, dont la teneur est de l’ordre de 340,26gEQ /mg.
Les résultats obtenus pour l’activité antiradicalaire montrent que les extraits
possèdent un grand pouvoir de piéger ce radical avec des CI50 de l’ordre de
0,219mg/ml pour les tiges, et 0,324 mg/ml pour l’extrait méthanolique des feuilles.
Le test pharmacologique réalisé in vivo chez les rats albinos Wistar, a montré que
l’extrait méthanolique de l’Euphorbia characias L. possède une activité antalgique
significatif en réduisant le nombre de contorsions abdominales à toutes les doses, avec
un pourcentage d’inhibition de 87,34% pour l’extrait des tiges, et 62,02% pour
l’extrait des feuilles dépendant à la concentration de750 mg/kg.
Abstract
Our work has focused on the study of the methanol extracts of the stalks and leaves of
Euphorbia characias L., analysis of these extracts by colorimetric tests revealed the
presence of some chemical groups: flavonoids, saponins, polyphenols, alkaloids and
tannins (both real and cathéchique) in portions (stalks and leaves) of the plant, and the
presence of reducing sugars only in the stems of Euphorbia characias L.
The total polyphenol content of the extract of the stalks is of the order of 7,
02mgEAG / mg, while that of the extract of the leaves is in the range of 3,24mgEAG /
mg.
Flavonoid content showed that the methanol extract of the leaves is rich in flavonoids
461,24g EQ / mg that the methanol extract of the stalks of Euphorbia characias L.,
the content is of the order of 340,26gEQ / mg.
The results for the anti-radical activity show that the extracts have great power to trap
this radical with IC50 of about 0,219mg / ml for the stalks, and 0.324 mg / ml for the
methanol extract of the leaves.
The results of the evaluation of the reducing power of these extracts are of the order
of 0.5mg / ml for the stalks, and a concentration of 0.4 mg / ml methanolic extract
from the leaves.
Pharmacological test performed in vivo in Wistar albino rats, showed that the
methanol extract of Euphorbia characias L. has a significant analgesic activity by
reducing the number of abdominal contortions at all doses, with a percentage of
inhibition 87.34% for the extract of the stalks, and 62.02% for the extract of leaves
dependent concentration de750 mg / kg.
اخحببر انذوائية انحي أجريث في انجسم انحي في انفئران انبيضبء ويسحبر ،أظهر أن مسحخهص انميثبوىل مه
نذيه وشبط كبير مسكه عه طريك انحذ مه عذد مه انحشىيهبت انبطه في كم جرعة L. ،انفربيىن characias
.مهغ /كغ de750مه نمسحخرج سقبن و ٪62.02نمسحخرج أوراق يعحمذ جركيز lمع وسبة جثبيظ ٪87.34
Année universitaire : 2015/2016 Présenté par : NOM PRENOM
NOM PRENOM
…………………………………………………………………………………………………...
……………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………