Étude dynamique du rotor d'hélicoptère
Étude dynamique du rotor d'hélicoptère
Mémoire de Magister
Filière : Génie Mécanique
Option: Dynamique des Moteurs et Vibroacoustique
Thème
Avant tout propos, je tiens à rendre grâce à Allah qui m’a guidé sur la bonne voie.
Je tiens à rendre hommage à mon père qui a su et avoir pu faire de moi l’homme que je suis, à ma
mère pour son fidèle assistance et son soutien tout le long de ma formation, à mes frères et ma
soeur.
Encore une fois, un grand merci à toute ma famille à qui je dédie ce présent travail.
à tous mes ami(e) s sans exception.
Samir
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Résumé
Ce travail propose une étude théorique et numérique sur le comportement dynamique en flexion
de rotor anti-couple de l’hélicoptère. On détermine les caractéristiques des éléments de rotor. Il
s’agit d’évaluer les expressions des énergies cinétiques et de déformation ainsi que le travail
virtuel correspondant aux éléments de base : disque, arbre, palier et balourd.
Deux méthodes théoriques sont utilisées : la méthode de Rayleigh-Ritz, lorsqu’ il s’agit de mettre
en évidence les phénomènes, et la méthode des éléments finis quand il s’agit de prévoir le
comportement dynamique des machines réelles. On déduit les équations du mouvement à partir
des équations de Lagrange. La simulation numérique nous permet d’observer et mettre en
évidence: l’analyse modale, l’analyse nodale et les réponses à diverses excitations.
Mots Clés : dynamique, flexion, rotor anti-couple, hélicoptère, énergie, éléments finis.
Abstract
This work proposes a theoretical and numerical study on the dynamic behavior flexion of anti-
torque rotor of the helicopter. We determine the characteristics of the elements of rotor. We
determine the expressions of the kinetic energies and deformation as well as virtual work
corresponding to the basic element: disc, axe, bearing, and unbalance.
Two theoretical methods are used: Rayleigh-Ritz method when we study the phenomenon and
the finite element method when it acts to envisage the dynamic behavior of the real machine. We
deduce the equations of motion starting from the Lagrange equations. The digital simulation to
allow us to observe: modal analysis, nodal analysis and responses to various excitations.
Key words: dynamic, flexion, anti-torque rotor, helicopter, energy, finite element.
Nomenclature
c Amortissement
[C ] Matrice d’amortissement
E Module d’élasticité
fi Fréquence propre
I Moment d’inertie
IP Moment d’inertie polaire
Ia Moment d’inertie transverse de l’arbre
j Nombres complexes
L Longueur
Ma Masse de l’arbre
Md Masse de disque
Mb Masse de balourd
N i ( y) Fonction de forme
N Vitesse de rotation
{qi } Cordonnées généralisés
q , q et q Vecteur accélération, vitesse et déplacements
RS(xS,yS,zS) Repère lié au support indéformable
R0(x0,y0,z0) Repère galiléen
R(x,y,z) Repère courant
Sa Section de l’arbre
T Énergie cinétique
Td Énergie cinétique de disque
Tb Énergie cinétique de balourd
t Temps
U Énergie potentielle
u et w Coordonnées des points de la ligne moyenne dans le repère Rs
u* et w* Coordonnées des points de la ligne moyenne dans le repère R
e Excentrement
Symboles grecques
ω Vitesse de rotation
Ω Pulsation propre
Ωc Pulsation critique
ε Déformation
σ Contrainte de flexion
τ Volume
δ Vecteur des déplacements nodaux
ρ Masse volumique
ψ Angle de précession
θ Angle de nutation
ϕ Angle de rotation propre
α Angle rotation autour de z0
β Angle rotation autour de autour du nouvel axe x’
γ Angle rotation autour de autour de l’axe final y
Liste des figures
Fig.I.1 Configuration de référence
Fig.I.2 Configuration déformée
Fig.I.3 Diagramme de Campbell pour un rotor axisymétrique
Fig.I.4 Diagramme de Campbell pour un rotor avec des supports orthotropes
[Link].1 Définition des repères
[Link].2 Repères intermédiaires définie le passage du repère RS lié au support au
repère R lié à l’arbre déformé
[Link].3 Repères intermédiaires définie le passage du repère galiléen R0 au
repère RS lié au support
[Link].4 Section d’arbre infiniment mince
[Link].5 Masse de balourd
[Link].6 Amortissement et raideur de palier
[Link].7 Rotor simple
[Link].8 Degré de liberté d’une poutre.
[Link].1. Degrés de liberté d’un élément de disque
[Link].2 Degrés de liberté d’un élément d’arbre
[Link].1 Dessin de L. de Vinci pour une machine volante à voilure tournante
[Link].2 Vol stationnaire
[Link].3 Mouvements de l’hélicoptère
[Link].4 Mouvement d’air descendant au passage des pales
[Link].5 Flux d’air autour d’une aile
[Link].6 Forces agissant sur une aile
[Link].7 La force centrifuge, poussée et résultante
Fig.V.1 Schématisation du rotor anti-couple à neuf nœuds
Fig.V.2 Modèle élément fin
Fig.V.3 Paliers 1 et 2 du rotor anti-couple
Fig.V.4 Rotor anti-couple à 4 ailettes
Fig.V.5 Maillage de la section de la pale Profile d’aile
Fig.V.6 Pale modèle éléments finis
Fig.V.7 Elément de maillage type BEAM189
Fig.V.8 Maillage de l’arbre
Fig.V.9 Elément de maillage type BEAM189
Fig.V.10 Les conditions aux limites présentées sur le dispositif
Fig.V.11 Conditions aux limites
Fig.V.12 Diagramme de Campbell
Fig.V.14 Mode 1( partie réelle)
Fig.V.15 Mode 2 (partie imaginaire)
Fig.V.16 Mode 3( partie imaginaire)
Fig.V.17 Mode 4 (partie réelle)
Fig.V.18 Orbite modale du rotor anti-couple
Fig.V.15 Présentation des forces harmoniques
Fig.V.19 Spectre de réponse harmonique
Fig.V.20 Balourd sur le disque
Fig.V.21 Amortissement en réponse de balourd
Fig.V.22 Graphe variable (Uy, Uz)
Fig.V.23 Amplitude en fonction de la fréquence
Fig.V.24 Spectre en réponse de balourd
Fig.V.25 Contrainte suivant x
Fig.V.26 Contrainte principale suivant x
Fig.V.27 Contrainte principale suivant y
Fig.V.28 Contrainte principale suivant z
Fig.V.29 Critère de Von Misés mode 1
Fig.V.30 Critère de Von Misés mode 1
Fig.V.31 Déplacement suivant x
Fig.V.32 Déplacement suivant z
Fig.V.33 Mode 1
Fig.V.34 Mode 2
Fig.V.35 Mode 3
Fig.V.36 Mode 4
Fig.V.37 Mode 5
Fig.V.38 Déplacement suivant x
Fig.V.39 Déplacement suivant y
Fig.V.40 Déplacement suivant z
Fig.V.41 Déplacement totale
Fig.V.42 Déplacement nodale (Mode 3)
Fig.V.43 La somme des déplacements USUM
Fig.V.44 Evolution de la contrainte élémentaire
Fig.V.45 Contrainte mode 3
Fig.V.46 Déplacement suivant y et z
SOMMAIRE
Les rotors sont définis comme tout élément tournant autour d'un axe. Le champ des rotors est
donc vaste. Ils sont présents dans de nombreux domaines : l'aéronautique, l'automobile, le
nucléaire, ou encore l'industrie pétrolière. Dans notre étude, on se focalisera sur les rotors
horizontaux à support mobile, plus précisément sur les rotors anti-couple d’un hélicoptère.
Les machines tournantes sont devenues depuis de nombreuses années des éléments
indispensables pour l’industrie moderne. D’une manière générale, les rotors d’hélicoptère, les
turbomachines ont pour but d’assurer un échange d’énergie entre un rotor tournant à vitesse
constante et un débit permanent de fluide. Dans les centrales électriques, les groupes
turboalternateurs permettent la transformation de l’énergie mécanique en énergie électrique. Les
machines tournantes sont aussi des composants pour la plupart des véhicules : turboréacteur pour
un avion, turbocompresseur automobile, turbines de bateaux ou de sous-marins, rotor anti-couple
de l’hélicoptère.
Les performances de ces systèmes sont améliorées afin d’augmenter leur rendement, de diminuer
leur poids ou leur bruit. Pour cela, l’amplitude de déformation de l’arbre doit être maîtrisée et ses
fréquences de résonance connues afin d’éviter une trop grande vibration du système. En effet,
une trop grande amplitude de vibration engendre un moindre rendement, un bruit trop important,
et peut même aboutir à l’endommagement du système: rupture par fatigue, endommagement des
paliers, frottement rotor/stator. L’étude de la dynamique des machines tournantes est donc plus
que jamais d’actualité, afin de concevoir de nouvelles turbomachines plus performantes ou dans
l’optique de contrôler leur fonctionnement, il est nécessaire de prévoir le comportement en
torsion et en flexion des rotors. Dans certains cas comme pour l’étude des rotors couplés par
engrenage, le couplage flexion-torsion a également été l’objet de travaux. Ici, seuls les
mouvements de flexion sont pris en compte. L’étude concerne les monorotors tournant à vitesse
constante, De manière classique, une étude en flexion porte sur la détermination des vitesses
critiques, l’évaluation de la réponse en régime permanent à des forces extérieures, et la recherche
de possibles instabilités. Le comportement dynamique d’un rotor monté sur un support fixe est
actuellement bien maîtrisé, même si des développements sont encore réalisés. Depuis peu, des
études se sont intéressées au comportement des rotors dont le support est en mouvement
(translation et/ou rotation) permanent ou transitoire. Diverses études théoriques ont été
développées en considérant un rotor dont le support est rigide ou flexible.
La partie théorique concerne la formulation générale des équations pour un rotor dont le support
est soumis à un mouvement quelconque (3 translations et 3 rotations), les différentes hypothèses
de modélisation sont exposées. Les caractéristiques des différents éléments qui composent un
rotor sont présentées : énergie cinétique et énergie de déformation d’un arbre, énergie cinétique
d’un disque, travail des forces extérieures dues aux paliers, énergie cinétique d’un balourd, un
type de rotor simple est développé à partir de la méthode de Rayleigh-Ritz afin d’étudier des
phénomènes de base. Les équations du mouvement sont obtenues par application des équations
de Lagrange. Afin de traiter des systèmes réels, une modélisation par éléments finis est
développée.
La partie numérique concerne le rotor anti-couple de l’hélicoptère, les résultats sont obtenus par
une résolution pas-à-pas du modèle éléments finis, la simulation numérique nous permet
d’observer et mettre en évidence: le diagramme de Campbell, les modes propres, le rapport
d’amortissement, l’orbite des noeuds de l’analyse modale.
2
Chapitre I Recherche bibliographique
Chapitre I
Recherche bibliographique
Le comportement dynamique des rotors a une utilisation vaste et importante dans le domaine
industriel, l'analyse typique des systèmes rotor-dynamiques inclut la détermination des
fréquences normales des vibrations libres, modes de mouvement giratoire et des caractéristiques
de stabilité des modes propres. Les vitesses critiques du système de rotor sont des vitesses
tournantes de rotation fournissent des excitations qui coïncident avec des fréquences normales
du système, produisant de ce fait à l'état de résonance.
Les premiers travaux sur la prévision des vitesses critiques des rotors ont été présentés par
Jeffcott [29], le modèle a été amélioré par la présentation des effets gyroscopiques et des vitesses
critiques des systèmes simples de rotor.
La méthode des matrices de transfert (Myklestad [41], Prohi [46]) a laissé sa place à de
différentes méthodes plus précises. Un des modèles souvent employé est le modèle de Jeffcott.
Dans Ishida [27], ce modèle est utilisé pour étudier les oscillations non stationnaires d’un rotor
lorsque celui-ci accélère en passant une vitesse critique. Ecker [15] développe une méthode pour
supprimer les vibrations d’un rotor sans balourd, simplement excité par son amortissement
interne et les forces agissant entre le rotor et le stator. La limitation du modèle de Jeffcott réside
dans le fait que celui-ci ne prend pas en compte les effets gyroscopiques. Par conséquent, les
fréquences de résonance de ce modèle de rotor sont indépendantes de sa vitesse de rotation. La
méthode de Rayleigh-Ritz est aussi beaucoup utilisée car elle permet d’obtenir un modèle simple
de rotor à deux degrés de liberté (Tondi [54], Lalanne [35]), mais elle est peu précise dès qu’il
s’agit d’étudier des systèmes réels.
Durant ces dernières années, le modèle le plus utilisé est développé à partir de la méthode des
éléments finis (Nelson [31], Tran [55]). Grâce à cette méthode, il est possible de déterminer avec
précision les fréquences propres et les facteurs d’amortissement ainsi que la réponse à diverses
excitations. De plus, cette méthode est modulaire car chaque élément du rotor est défini
séparément.
Horkildsen [24] a inclus l'inertie rotatoire et le moment gyroscopique, pour la première fois.
Des éléments peuvent donc être ajoutés ou retirés selon les phénomènes qui veulent être mis en
évidence. La méthode des éléments finis a ainsi été utilisée pour étudier les phénomènes
d’amortissement en dynamique des rotors (Kassaï [31]) et pour l’étude de l’influence d’un
couple axial sur le comportement des rotors (Dufour [13]). Cette méthode a également été
appliquée à l’étude des rotors dont l’arbre tourne à vitesse variable (Lacroix [34], Al Majid [1]).
De nombreux résultats concernant la dynamique des rotors dont le support est fixe pour les
modèles de Rayleigh-Ritz et éléments finis sont présentés dans Lalanne [35].
Des études récentes se sont également intéressées à des systèmes rotor-paliers-fondation
flexibles. C’est le cas par exemple de Bonello [6] qui développe un modèle de rotor sur
fondation flexible grâce à une technique basée sur l’impédance mécanique des éléments du
système. Cette technique prend en compte à la fois un modèle théorique et des caractéristiques
expérimentales. Edwards [16] utilise la même technique pour identifier expérimentalement
l’excitation et les paramètres du support pour un système rotor-paliers- fondation afin de réduire
ses vibrations.
Récemment, étant donnée l’évolution des normes de sécurité sur les tremblements de terre, une
direction de recherche privilégiée est le comportement des rotors dont le support est soumis à un
séisme. Différents modèles de rotor sont utilisés lors de l’étude d’une réponse à un séisme. Ils
sont plus ou moins précis selon que le rotor et/ou les paliers sont rigides ou non, et selon que
3
Chapitre I Recherche bibliographique
sont prises en compte les rotations du support ou non. Samali [50] étudie les vibrations aléatoires
d’un rotor soumis à un séisme. Son modèle prend en compte les 6 composants de mouvement
possibles pour le support (3 translations et 3 rotations), mais considère le rotor comme un arbre
rigide posé sur des paliers flexibles. Suarez [52] et Singh [51] prennent en compte la flexibilité
de l’arbre pour développer les équations du mouvement à l’aide de la méthode des éléments finis
pour un rotor dont le support est soumis à 6 composants de mouvement. Néanmoins, ils ne
prennent pas en compte certains termes paramétriques et autres pouvant causer des
complications analytiques afin de pouvoir réaliser une analyse modale et une réponse par une
méthode spectrale. Dans Subbiah [53], les équations sont résolues à partir d’une densité spectrale
de puissance. Une méthode spectrale est également utilisée par Beley [3] sur un système rotor-
paliers-fondation prenant en compte la flexibilité du support. Les équations développées dans
Suarez [52] et Beley [2] sont presque identiques à celles présentées dans ce mémoire mais
certains termes sont manquants et les modèles développés ne prennent pas en compte les
possibles asymétries de l’arbre et du disque.
Les exigences accrues en matière de conception des machines industrielles orientent également
les recherches vers l’étude des instabilités en dynamique des rotors. Les équations à coefficients
périodiques, dont la forme la plus simple est l’équation de Mathieu, ont fait l’objet de nombreux
travaux (Campbell [7]). Dans le laboratoire, ils ont concerné essentiellement les tiges de forage
dans lesquelles l’outil génère des excitations paramétriques (Berlioz [3], Berlioz [4], Dufour
[13]]). Des études sur les machines tournantes ont par exemple été réalisées sur les vibrations
non-stationnaires d’un rotor, posé sur paliers non- linéaires, en rotation constante Yamamoto
([57], [58]) ou durant son accélération Ishida [26]. La méthode multiéchelle a prouvé son
efficacité dans l’étude des instabilités des équations différentielles comportant des termes
paramétriques. El Shafei [17] utilise cette méthode pour résoudre les équations de Reynolds sur
un palier lisse fini, et Kreider [32] l’utilise pour étudier la résonance interne de 2eme ordre d’une
poutre sous flambage. Ma [37], Yamamoto [56] et Huang [25] étudient la stabilité d’une poutre
en rotation à vitesse variable, appliquant cette méthode sur un système de deux équations avec
des termes croisés. Mais la première application de cette méthode sur des systèmes
gyroscopiques à termes paramétriques vient de Nayfeh [42] et Nayfeh [43].
Depuis de nombreuses études ont été réalisées à l’aide de la méthode multiéchelle sur différents
modèles de rotor. Par exemple, Ji [28] traite des vibrations d’un rotor posé sur des paliers non
linéaires. Cette étude est basée sur l’application des multiéchelles sur un rotor de type
Timoshenko. Des simulations numériques sont réalisées sur le système libre et en oscillation
forcée.
Des travaux ont également été réalisés sur les instabilités d’un rotor asymétrique (Ganesan [18],
Ganesan [19]). Le modèle utilisé étant cette fois un rotor de type Jeffcott (ne prenant pas en
compte l’effet gyroscopique), différentes études ont été effectuées selon la présence
d’amortissement ou non.
Une compréhension fine des problèmes vibratoires associés aux systèmes tournants constitue à
l'heure actuelle un enjeu majeur dans le domaine industriel. Afin d’optimiser le comportement
dynamique des rotors et de dimensionner au mieux de tels systèmes, il est nécessaire de
comprendre et prédire précisément leur comportement vibratoire (Ehrich 1992, Vance 1988)
L’un des points clé réside par exemple dans la prédiction et le placement juste des premières
vitesses critiques. En effet, les vitesses critiques sont fonction de la rigidité dynamique des
systèmes tournants et la présence d’efforts gyroscopiques crée une dépendance entre la vitesse de
rotation et les pulsations propres de telles structures: ceci implique que la détermination juste des
vitesses critiques est un des éléments primordiaux lors du dimensionnement de tels systèmes
dynamiques.
4
Chapitre I Recherche bibliographique
A l’instant initial (t =0), le corps est soumis à un champ de déplacements initial uo(x). La
particule repérée dans la configuration de référence par le vecteur x occupe la position vo(x) :
5
Chapitre I Recherche bibliographique
V0 ( X ) = X + U 0 ( X ) (1.1)
Considérons maintenant un mouvement du corps, comme illustré en figure I.2. A l’instant t >0,
le corps est déformé, dans une position quelconque. Soit O ( X 1 , X 2 , X 3 ) le repère corotationnel.
Sa position par rapport au repère inertiel est donnée par le vecteur translation s(t) et la vitesse
angulaire autour d’un axe quelconque est w (t) = [w1, w2, w3]t. Cet axe sera spécifié
ultérieurement pour définir l’axe de rotation de notre système tournant. Dans la configuration
déformée, la particule est maintenant au point P et sa position par rapport au repère inertiel est
donnée par le vecteur y (x, t) tandis que dans le repère corotationnel nous avons:
V (X , t ) = X + U (X , t ) (1.1)
où R (t) est une matrice de changement de repère. Elle est orthogonale (Rt R = I et Rt =R-1).
y = s + R ( x + u ) + R u (1.3)
où R = RΩ est la dérivée temporelle de R, avec donnée par une matrice antisymétrique définie
par les composantes de w:
0 − ω3 ω2
Ω = ω 3 0 − ω1 (1.4)
− ω 2 ω1 0
6
Chapitre I Recherche bibliographique
— La deuxième approche est la méthode énergétique. Après avoir écrit les énergies cinétiques et
potentielles du corps, la fonction de dissipation de Rayleigh et le travail virtuel des forces
volumiques et surfaciques, les équations de Lagrange donnent l’équation du mouvement sous la
forme:
d ∂L ∂L ∂Fd
− − =0 , L = T −U (1.5)
dt ∂q ∂q ∂q
1 1
T=
2Ω∫ ρ y t y dΩ = ∫ ρ u t u dΩ + ∫ ρ u t u dΩ
2Ω Ω
1 1
− ∫ ρ u t Ω 2 u dΩ − ∫ ρ u t Ω (R t s + Ωx )dΩ + ∫ ρ u t (R t s + Ωx )dΩ
2Ω Ω
2Ω (1.6)
( )
+ ∫ ρ s t s + 2 s t R Ωx − x t Ω 2 x dΩ
Ω
L’énergie de déformation et le travail virtuel des forces volumiques et surfaciques sont groupées
dans l’énergie potentielle sous la forme:
1 t
U= ∫ ε CεdΩ − ∫ u t fdΩ + ∫ u t td (∂Ω) =
2Ω Ω ∂Ω
(1.7)
1
∫ (∇u )t C (∇u )dΩ − ∫ u t fdΩ + ∫ u t td (∂Ω)
2Ω Ω ∂Ω
∂ 0 0
∂x1 ∂
0 ∂x 2 0
∂
0 0 ∂x3
∇= ∂ (1.8)
0 ∂x3 ∂
∂x 2
∂ 0 ∂
∂x3 ∂x1
∂ ∂
∂x 2 ∂x1 0
7
Chapitre I Recherche bibliographique
1
Fd =
2Ω∫ η b (∇u )t C (∇u )dΩ (1.9)
1 t 1 1
T=
2 2 2
(
q Mq + q t Gq − q t Nq − q t ∫ ρ H t Ω R t s + Ωx dΩ )
Ω
1
( )
+ q t ∫ ρ H t R t s + Ωx dΩ +
2 Ω∫
( )
ρ s t s + 2 s t R Ωx − x t Ωx dΩ (1.10)
Ω
1 t
U = q K q − q t ∫ H t f dΩ + q t ∫ H t t d (∂Ω ) (1.11)
2 Ω ∂Ω
1 t
Fd = q D q (1.12)
2
M q + (D + G ) q + (K + P + N )q = r + F (1.13)
M = ∫ ρ H t H dΩ (1.14)
Ω
D = ∫ η b (∇H ) C (∇H ) dΩ
t
(1.15)
Ω
G = ∫ ρH t ΩH dΩ (1.16)
Ω
P = ∫ ρH t Ω
H dΩ (1.17)
Ω
8
Chapitre I Recherche bibliographique
N = ∫ ρH t Ω 2 H dΩ (1.18)
Ω
K = ∫ (∇H ) C (∇H ) dΩ
t (1.19)
Ω
(1.20)
(
r = − ∫ ρH t R t s + Ω )
x + Ω 2 x dΩ
Ω
(1.21)
F = ∫ H t f dΩ + ∫ H t t d (∂Ω )
Ω ∂Ω
Pour des systèmes complexes, on doit faire appel à des méthodes de discrétisation capables de
bien représenter les différents éléments composant le système tournant, comme la méthode des
éléments finis. En s’appuyant sur les potentiels et les énergies cinétiques définies précédemment,
on établie une formulation éléments finis adaptée à la problématique.
Parmi les phénomènes classiquement observés en dynamique des rotors, on a la notion de vitesse
critique. Selon Nelson [45], l’une des premières citations concernant la notion de vitesse critique
remonte à la fin du XVIII eme siècle lors d’essais expérimentaux réalisés par Dunkerley. Il définit
alors la vitesse critique comme la vitesse où, de manière analogue à la résonance d’une structure
élastique non tournant, les vibrations de la machine atteignent des niveaux élevés. Aujourd’hui le
concept de vitesse critique a évolué et se rattache d’un point de vue théorique à la notion de
valeurs propres du système tournant : la vitesse critique correspond à la vitesse où l’excitation
par balourd coïncide avec une des fréquences propres du système.
Pour les machines constituées d’organes avec des moments d’inertie polaires importants, l’on
constate une forte dépendance des modes propres vis-à-vis de la vitesse de rotation due aux
effets gyroscopiques. Ainsi, on observe le dédoublement des modes propres du système (pour le
cas d’un système axisymétrique) dû aux forces gyroscopiques comme suit :
— Une précession directe où le rotor tourne dans le même sens que son mouvement de
précession. Alors, sous les effets gyroscopiques, la fréquence de résonance associée croît.
— Une précession rétrograde, où le rotor tourne en sens inverse de son mouvement de
précession, ce qui engendre un effet d’assouplissement et donc une chute de la vitesse critique.
Ces notions sont illustrées en figure I.3, où nous avons représenté l’évolution des fréquences
propres d’un rotor en fonction de la fréquence de rotation. Ce graphique, appelé diagramme de
Campbell, constitue l’un des outils de base pour la détermination des vitesses critiques du
système. Le diagramme indiqué en figure I.3 est caractéristique d’un rotor axisymétrique. La
fréquence propre à 22 Hz au repos est double : du fait de la symétrie, il existe deux modes de
vibration de déformées identiques qui sont dans 2 plans orthogonaux qui s’intersectent sur l’axe
9
Chapitre I Recherche bibliographique
longitudinal du rotor. Lorsque les forces gyroscopiques augmentent, la séparation des modes
donne naissance à un mode direct excitable par la force de balourd et un mode rétrograde non
sollicité par l’excitation synchrone.
c
Ω i = Ωvc1 + s (1.22)
cr
où vc est la vitesse critique du système considéré. L’équation (1.21) montre que l’instabilité
apparaît à des vitesses supérieures à la vitesse critique et que l’ajout d’amortissement externe
augmente la fréquence Ω.
10
Chapitre I Recherche bibliographique
Couramment les rotors sont conçus comme étant axisymétriques. Néanmoins, le stator peut avoir
des caractéristiques fonctionnelles qui invalident cette hypothèse. Dans ce cas, la dynamique de
la machine présentera quelques différences par rapport au cas axisymétrique. Les modes doubles
laissent place à deux modes simples de fréquences distinctes menant, comme dans le cas
axisymétrique, à un mode direct et un mode rétrograde (Lalanne et Ferraris [36]). Dans ce cas de
figure, les modes rétrogrades sont sollicités par l’excitation synchrone et le nombre de vitesses
critiques est multiplié par 2, par rapport au cas axisymétrique.
Figure I.4 Diagramme de Campbell pour un rotor avec des supports orthotropes
Sur les réponses à balourd, l’influence de la dissymétrie peut être analysée à l’aide d’un modèle
Jeffott avec des paliers orthotropes. On montre (Genta [21], Childs [8]) qu’à faible vitesse de
rotation, le rotor est en précession directe. Au voisinage et au-delà de la première vitesse
critique, le comportement devient de type rétrograde avant de redevenir direct pour des vitesses
de rotation supérieures à la deuxième vitesse critique.
En comparaison avec un rotor à supports isotropes, où les orbites sont circulaires pour toutes les
fréquences de rotation, un rotor à supports anisotropes génère des orbites elliptiques. L’arbre
subit alors des contraintes axiales normales qui nuisent à la durée de vie de la machine.
Aussi, les rotors avec des supports anisotropes peuvent être utilisés pour augmenter la fréquence
où l’instabilité apparaît. Childs [8] montre par exemple que l’instabilité originaire de
l’amortissement interne est décalée grâce à la dissymétrie des supports.
Un autre phénomène lié à l’anisotropie des supports est la manifestation simultanée de
précessions directes et rétrogrades le long de l’arbre. Muszinska [40] a observé
expérimentalement les précessions simultanées sur un rotor vertical dont l’arbre est fléchi. Dans
cette étude, la manifestation des précessions simultanées est affectée par l’amplitude de la
flexion de l’arbre et aussi par la distribution de balourds. Des résultats identiques (Dias et al.
11
Chapitre I Recherche bibliographique
[10]) ont été obtenus pour un rotor horizontal supporté par des roulements et des paliers. Ces
études ont été confirmées par des simulations numériques.
De même, Rao et al. [48],[49] ont étudié expérimentalement et numériquement un rotor Jeffcott
horizontal supporté par deux paliers hydrodynamiques identiques, en montrant que la variation
du jeu radial des paliers (le paramètre qui contrôle l’anisotropie) est la variable qui pilote la
manifestation des précessions simultanées : ils observent alors la précession rétrograde au niveau
du disque et la précession directe ailleurs.
Enfin, certaines machines tournantes peuvent présenter une asymétrie du rotor. Il s’agit par
exemple des générateurs à deux pôles ou des systèmes à hélices à deux pales. L’étude de ce type
de rotor a attiré l’attention de plusieurs chercheurs (Sakata et al.[49], Kang et al [30], Genta
[21]), qui ont montré que ce type de systèmes engendre une dynamique très riche dont le
phénomène caractéristique est l’existence d’une vitesse critique secondaire. Cette vitesse critique
apparaît à une vitesse proche de la moitié de la vitesse critique synchrone, plus précisément sur
l’intersection de la courbe d’évolution fréquentielle du mode directe avec la droite d’excitation f
— 2F. Celle-ci est alors excitée par une force latérale constante, comme le poids du rotor. D’un
point de vue de l’apparition ou non d’instabilité, les anisotropies tournantes font apparaître des
plages de fréquences instables qui peuvent être éliminées par l’ajout d’amortissement externe
(Genta [20]).
Dans le domaine de la dynamique, les systèmes mécaniques qui possèdent des parties tournantes
sont souvent des structures complexes du point de vue technologique. Couramment, les outils de
conception et d’analyse de ces machines sont souvent basés sur le comportement linéaire du
système.
Les caractéristiques dynamiques de telles structures, du fait de leur complexité, s’appuient
principalement sur une approche modale, qui permet de découpler les équations du mouvement
en les transformant en un ensemble d’oscillateurs à un degré de liberté dont les solutions sont
ensuite superposées pour construire la solution finale du problème (Meirovitch [39]). D’autre
part, diverses techniques de réduction de la dimension du système sont disponibles, comme la
réduction de Guyan, Craig et Bampton et la troncature modale (Géradin [22], Meirovitch [38]).
Les différents organes intervenant dans une machine tournante peuvent être classifiés de la façon
suivante:
Ces éléments en liaison avec le rotor sont en général de nature non-linéaire. Afin de prendre en
compte ces éléments lors de l’utilisation des outils traditionnels d’analyse et de conception, on
utilise des propriétés linéarisées correspondant à des comportements extrêmes de ces organes.
Pour bien analyser le comportement global de la machine prenant en compte la complexité
amenée par les éléments non linéaires, il est nécessaire de développer des outils spécifiques
permettant de rendre compte de cette dynamique.
12
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
Chapitre II
Formulation des équations de mouvement
Introduction
II.1. Hypothèses
D’une manière générale, un rotor est constitué d’un arbre reposant sur des paliers, et comportant
un ou plusieurs disques. Dans cette étude, les sollicitations prises en compte sont le balourd et les
déplacements imposés du support supposé rigide. Les équations du mouvement sont obtenues à
partir des énergies cinétiques et de déformation des différents composants du rotor et de
l’application des équations de Lagrange. La démarche utilisée est semblable à celle développée
dans Lalanne [35] pour la prévision du comportement dynamique de rotors dont le support est
fixe.
Ces hypothèses correspondent à la majorité des rotors industriels. Les cas de disque souple et de
variations rapides de vitesse conduisent à des développements spécifiques (Al Majid [1]) qui ne
sont pas traités dans cette étude.
L’établissement des équations du mouvement (Duchemin [11], Duchemin [12]) nécessite les
étapes suivantes :
• Calcul des différentes énergies des composants du système : énergies cinétiques du disque, de
l’arbre et du balourd, énergie de déformation de l’arbre, et travail virtuel des forces extérieures.
• Choix d’un modèle : la méthode de Rayleigh-Ritz est utilisée pour l’étude des phénomènes de
base, et celle des éléments finis pour l’étude de systèmes réels.
13
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
d ∂T ∂T ∂U
− ∂q + ∂q = Fqi (2.1)
dt ∂ q.
i i i
z
zs (R) B
(Rs) x
z0 A
(R0) y
ys
O xs
y0 y
x0 L
Afin de prendre en compte la mobilité du support, trois repères principaux sont définis:
R0(x0,y0,z0) est le repère galiléen, RS(xS,yS,zS) est le repère lié au support indéformable, et
R(x,y,z) est le repère courant, tournant, lié au rotor .
Pour l’expression des énergies cinétiques de l’arbre et du disque, les vecteurs vitesse et rotation
du repère R par rapport au repère R0 doivent être calculés.
De manière classique en dynamique des rotors, la rotation du repère R lié à l’arbre déformé par
rapport au repère RS est définie par les angles ψ, θ, φ . L’orientation du repère R est définie par :
14
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
Z2
ZS
Ф θ
Z
Ψ
y
Ф y1
θ
Ψ
yS
Ф
XS Ψ Ф
X1
X
0 θ 0
S
Ω R = 0 + 0 + φ
ψ R 0 0 (2.2)
1 R2 R
Le mouvement du support est défini par les coordonnées xA, yA, et zA du vecteur OA exprimées
dans le repère R0, et par les angles α, β, γ et permettant de passer du repère R0 au repère RS
par :
15
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
Z,,
Z0
γ β
ZS
ά
yS
γ, y,
β
α
Y0
β,
X0 α
γ
X
Xs
0 β 0
0
Ω S = 0 + 0 + γ
α R ' 0 ' ' 0 R (2.4)
R S
Par la suite, afin de faciliter la manipulation des équations et d’améliorer la clarté des résultats,
les calculs sont effectués à l’aide des coordonnées α s , β s , γ s du vecteur rotation de R0 par
rapport à RS exprimé dans RS. De même, pour paramétrer les mouvements de translation du
support, les coordonnées X, Y, Z du vecteur OA exprimées dans le repère RS sont utilisés.
16
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
X A X A cos α + YA sin α
OA = YA = − X A sin α + YA cos α
Z A R ZA R ' (2.6)
0
X
= Y (2.7)
Z R
S
A partir des équations de mouvement du support exprimées dans le repère galiléen, les
coordonnées des vecteurs rotation et position du repère R par rapport à R0 peuvent être obtenues
facilement. Pour les développements suivants, les équations sont exprimées en fonction
de α s , β s , γ s et X, Y, Z et de leurs dérivées par rapport au temps.
( )
α S cosψ + β S sinψ + θ cos φ − ((α S ) )
sinψ − β S cosψ sin θ + (γ S + ψ ) cos θ sin φ
0
ΩR = (
− α S sinψ − β S )
cosψ cos θ + (γ S + ψ )sin θ + φ
(
α S cosψ + β S sinψ + θ cos φ −) (( ) )
α S sinψ − β S cosψ sin θ + (γ S + ψ ) cos θ sin φ
R
(2.9)
ω x
= ω y
ω
z R
La vitesse de rotation du rotor est suivant l’axe y ; ψ et θ représentent les déformées angulaires
de l’arbre dans les directions x et z ; φ représente sa position angulaire par rapport au support.
L’arbre ne subit que de petites déformations (domaine élastique), ψ et θ sont donc considérés
comme des angles infiniment petits.
φ = Ω et φ = Ω t (2.10)
17
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
Lors du mouvement, la ligne moyenne de l’arbre ne reste pas confondue avec la droite AB.
Soient (u, y, w) les déplacements de l’arbre au point C dans le repère RS, u et w sont variables
alors que y est considéré comme constant puisque seuls les mouvements de flexion de l’arbre
sont étudiés.
Le vecteur de déplacement AC :
u ( y, t )
(2.11)
AC = y
w( y , t )
0 d0 dS
V (C ) = OC = OC + Ω 0S ∧ OC (2.12)
dt dt
avec:
X + u( y, t )
OC = OA + AC = Y + y (2.13)
Z + w( y, t ) R
S
X + u α S X + u
0 (1.14)
V (C ) = Y + β S ∧ Y + y
Z + w Z + w R
RS γ S RS S
Il vient:
X + u + β S (Z + w ) − γ S (Y + y ) u c
0 (2.15)
V (C ) = Y + γ S ( X + u ) − α S (Z + w ) = v c
( w
Z + w + α S Y + y ) − β S ( X + u ) RS c RS
Les expressions des énergies cinétiques de l'arbre et du disque peuvent être calculées à partir
des expressions du vecteur rotation Ω 0R et de la vitesse du point c par rapport au repère R0.
18
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
II.2.2. Disque
Le disque supposé parfaitement rigide est caractérisé par son énergie cinétique uniquement.
Le disque de centre C est situé à la position arbitraire y . Son énergie cinétique s’écrit :
1 1
TD =
2
2
(
M D V 0 (C ) + Ω 0R I C Ω 0R
2
) (2.16)
ou MD est la masse du disque et Ic sont tenseur d'inertie principal, exprimé dans le repère lie au
disque:
I DX 0 0
(2.17)
Ic = 0 I DY 0
0 0 I DZ
R
1 1
TD =
2
( ) (
M D uC2 + vC2 + wC2 + I Dmω x2 + I DY ω y2 + I Dmω z2
2
) (2.18)
1 1
TD =
2
(
M D uC2 + vC2 + wC2 +
2
) [
I Dm (ω x2 + ω z2 ) + I Dyω y2 ] (2.19)
MD
TD =
2
[ ( ) (
{ 2 αS Z + w ( y) +αSY − βS ( X + u( y)) −γS X + u( y) + βS (Z + w( y)) −γSY y )]
[ ] ( 2
) (
+ α 2 + γ 2 y2 + X + u( y) + β (Z + w( y)) − γ Y + Y + γ ( X + u( y)) −α (Z + w( y))
S S S S S
2
S )
+ (Z + w
( y) +α Y − β ( X + u( y))) }
2
S S
I (2.20)
+ Dm
{ [α + γ ] + (θ( y) +ψ ( y) ) +θ( y) (β −γ ) +ψ ( y) (β −α )
2
S
2
S
2 2 2 2
S
2
S
2 2
S
2
S
2
+ 2[α θ( y) + γ ψ ( y) + β (ψ ( y)θ( y) −θ( y)ψ ( y)) + β (α ψ ( y) − γ θ( y)) +α γ ψ ( y)θ( y)] }
S S S S S S S S
Cette expression fait apparaître les termes classiques de la dynamique des rotors :
I Dy 2
• Ω : terme constant représentant l'énergie de rotation du disque. Il n'a pas d'influence
2
sur les équations du mouvement.
19
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
MD
•
2
( 2
)
u ( y ) + w ( y ) 2 : énergie cinétique d’un élément en translation dans un plan.
I Dm 2
• (θ ( y ) + ψ ( y ) 2 ) : énergie cinétique de rotation d’un élément autour des axes x et z.
2
• I D y Ωψ ( y )θ ( y ) : effet gyroscopique (Coriolis).
Les autres termes dus au mouvement d’ensemble du rotor.
Il est à noter une certaine symétrie des termes qui composent l’énergie cinétique d’un disque :
II.2.3. Arbre
L’arbre est considéré comme déformable. Il est nécessaire de calculer à la fois son énergie
cinétique et son énergie de déformation.
Energie cinétique
L’énergie cinétique élémentaire d’un arbre dTa peut être déduite par extension de l’énergie
cinétique du disque en considérant une section d’arbre infiniment mince, d’épaisseur dy, de
section S (supposée constante), de masse volumique ρ et d’inerties de section Ix et Iz (également
supposées constantes).
Il suffit de prendre comme masse élémentaire : dMa=ρSdy et comme inerties principales dans le
repère local :
dI Dx = ∫∫∫
(V )
(y 2
) (∫∫( ) z
+ z 2 dm =
S
2
)
dS ρ dy = ρI x dy
dI Dy = ∫∫∫ (x
( )
V
2
+ z )dm = (∫∫ x
2
( ) S
2
(S )
)
dS + ∫∫ z 2 dS ρ dy = ρ (I x + I z )dy (2.21)
dI Dz = ∫∫∫ ( y
( )
V
2
+ x )dm = (∫∫ x
2
( ) S
2
)
dS ρ dy = ρI z dy
20
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
S
X
dy
L’énergie cinétique élémentaire d’une section d’arbre infiniment mince s’écrit alors :
1 1
( ) ( )
dTa = ρ S uC2 + vC2 + wC2 + ρ I X ω X2 + ρ (I X + I Z )ω y2 + ρ I Z ω Z2 dy (2.22)
2 2
1 1
( ) (
dTa = ρ S uC2 + vC2 + wC2 + ρ I m ω X2 + 2 ω y2 + ω Z2 dy) (2.23)
2 2
Afin d’obtenir l’énergie cinétique d’un arbre de longueur L, il suffit d’intégrer sur la longueur de
l’arbre :
L
Ta = ∫ dTa (2.23)
0
soit :
1
L L
2
(
2 2 2
) ( )
Ta = ρ S ∫ uC + vC + wC dy + ρ I m ∫ ω X2 + 2 ω y2 + ω Z2 dy (2.24)
0 0
21
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
L
1
Ta =
20∫ [ ( ) (
ρ S { 2 α S Z + w ( y) +αSY − βS ( X + u( y)) − γS X + u( y) + βS (Z + w( y)) − γSY y )]
[ ] ( ) ( 2
+ α S2 + γS2 y2 + X + u( y) + βS (Z + w( y)) − γSY + Y + γS ( X + u( y)) −α S (Z + w( y))
2
)
+ (Z + w
( y) +α Y − β ( X + u( y))) }dy
2
S S
1
L (2.25)
+ ∫ ρ I { [α + γ ] + (θ( y) +ψ ( y) ) +θ( y) (β − γ ) +ψ ( y) (β )
2 2 2 2 2 2 2 2 2
m S S S S S −α S2
2 0
[ ()
+ 2 αS θ( y) + γS ψ ( y) + βS ψ ( y)θ( y) −θ( y)ψ ( y) + βS (α S ψ ( y) − γS θ( y)) +α S γS ψ ( y)θ( y) }dy ]
+ ∫ ρ I {(β + Ω + γ θ( y) −α ψ ( y)) + (β + Ω)[2ψ ( y)θ( y) − β (ψ ( y) +θ( y) )]}dy
L
2 2 2
m S S S S S
0
Cette expression fait apparaître des termes classiques en dynamique des rotors :
• ρI m LΩ 2 : terme constant représentant l’énergie de rotation de rotation de l’arbre. Il n’a
pas d’influence sur les équations du mouvement.
ρS L 2 2
• ∫
2 0
(u ( y ) + w ( y ) )dy : expression de l’énergie cinétique d’une poutre en flexion.
L
ρI m
∫ (ψ ( y ) )
2 2
• + θ( y ) dy : effet secondaire de l’inertie de rotation.
2 0
L
• 2 ρI m Ω ∫ψ ( y )θ ( y )dy : effet gyroscopique.
0
Les autres termes sont dus au mouvement du rotor. Les mêmes remarques pour le disque peuvent
être faites quant à la symétrie des équations obtenues.
Energie de déformation
L’énergie de déformation n’est pas affectée par le mouvement du support car elle ne dépend que
des contraintes et donc de la déformée de l’arbre par rapport au support. Dans ce calcul, seules
les déformations dues à la flexion sont prises en compte (les effets du cisaillement sont négligés).
u* (y,t) et w* (y,t) sont les déplacements des points de la ligne moyenne dans le repère local R lié
à l’arbre.
u * = u cos Ωt − w sin Ωt
(2.26)
w* = u sin Ωt + w cos Ωt
22
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
∂ 2 u* ∂ 2 w*
déformation linéaire : εl = −x − z (2.27)
∂y 2 ∂y 2
2 2
1 ∂ u* 1 ∂ w*
déformation non linéaire : ε nl = + (2.28)
2 ∂ y 2 ∂ y
1
2 ∫τ
l’énergie de déformation est donnée par : U= εσ dτ (2.29)
E
U=
2 ∫τ
( )
ε l2 + 2ε l ε nl + ε nl2 dτ (2.30)
Le troisième terme de l’intégrale (2.30) représente l’effet d’une force axiale et n’est pas pris en
compte dans cette étude. En utilisant (2.27) :
2
E
L
∂ 2 u* ∂ 2 w*
U= ∫ ∫S ∂y 2
− x − z dS dy (2.32)
20 ∂y 2
E
L ∂ 2 u* 2 ∂ 2
w* 2
∂ 2 u * ∂ 2 w*
U= ∫ x
∫S ∂y 2 + z ∂y 2 + 2 x z ∂y 2 ∂y 2 dS dy
2
2
(2.33)
20
Par symétrie, le troisième terme de (2.33) est nul et, en introduisant les inerties de section :
I x = ∫ ∫ z 2 dS et I z = ∫ ∫ x 2 dS (2.34)
S S
E ∂ 2 u * ∂ 2 w*
L 2 2
U = ∫ I z + I x dy (2.35)
2 0 ∂y 2 ∂y 2
2 2
E
L
∂2 u ∂2 w ∂2 u ∂2 w
U = ∫ I m cos Ωt 2 + sin Ωt 2 − 2 2
2 2
sin Ω t cos Ω t
20 ∂y ∂y ∂y ∂y 2
(2.37)
∂2 u
2
∂2 w
2
∂2 u ∂2 w
+ sin Ωt 2 + cos Ωt 2 + 2 2
2 2
sin Ωt cos Ω t
∂ ∂ ∂ ∂ 2
dy
y y y y
E
L ∂ 2 u 2 ∂ 2 w 2
U = ∫ I m 2 + 2 dy (2.38)
20 ∂y ∂y
II.2.4. Balourd
Le balourd est constitué d’une masse ponctuelle mu placée dans le plan du disque à une distance
d de son centre. Le centre du disque est en C, la masse de balourd en D. Le point A représente le
centre géométrique de l’arbre non déformé.
1
(
Tu = mu V 0 D
2
)
2
(2.39)
d0 dS 0
V 0 (D ) = OD = OD + Ω S ∧ OD (2.40)
dt dt
ZS
mu
Ωt
D
d
w
C
A
XS u
24
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
X (t ) + u ( y, t ) + d sin Ωt
OD = OC + CA = Y (t ) + y
(2.41)
Z (t ) + w( y, t ) + d cos Ωt R
S
0
(V (D ))
2
( ( )
= X + u + d Ω + βS cos Ωt + βS (Z + w) − γS (Y + y )
2
)
+ (Y + γS ( X + u ) − α S (Z + w) + d (γS sin Ωt − α S cos Ωt ))
2
(
+ Z + w + α S (Y + y ) − βS ( X + u ) − d Ω + βS sin Ωt ( ) )
2
1
Tu = mu V 0 (D)
2
(
2
)
1
[ ( ) (
= mu { 2 α S Z + w ( y ) + α S Y − βS ( X + u( y )) − γS X + u( y ) + βS (Z + w( y )) − γS Y y
2
)]
[ ] ( S S )
+ α 2 + γ 2 y 2 + X + u( y ) + β (Z + w( y )) − γ Y + (Y + γ ( X + u( y )) − α (Z + w( y )))
2
S S
2
S S
+ (Z + w ( y ) + α Y − β ( X + u( y ))) }
2
S S
25
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
1
( )2
Tu = mu d 2 Ω + βS + (γS sin Ωt − α S cos Ωt )
2
2
)
(2.43)
( )(
+ mu d { X + u + βS (Z + w) − γS (Y + y ) Ω + βS cos Ωt )
+ (Y + γ ( X + u ) − α (Z + w))(γ sin Ωt − α cos Ωt )
S S S S
( )( )
− Z + w + α S (Y + y ) − βS ( X + u ) Ω + βS sin Ωt }
II.2.5. Paliers
Un palier comporte des caractéristiques de raideur et d’amortissement dans les deux plans, plus
des termes croisés. Les forces induites par ces paliers sont dues au déplacement de l’arbre
(repère R) par rapport au support (repère Rs). Elles ne dépendent donc pas du mouvement du
repère Rs par rapport au repère R0.
KZZ CZZ
KXZ
CXZ
X KXX
CXX
KZZ
CZX
δW = Fuδu + FW δW (2.44)
Fu k XX k XZ u c XX c XZ u
F = −k − (2.45)
w ZX k ZZ W cZX cZZ W
26
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
Le but de ce chapitre est de développer un modèle simple de rotor permettant d’examiner les
phénomènes particuliers pouvant survenir lorsque le support est en mouvement. La modélisation
est effectuée à l’aide de la méthode de Rayleigh-Ritz. Le rotor étudié est composé d’un arbre de
longueur L supportant un disque avec un balourd situé à y = l. Le rotor est appuyé-appuyé à ses
deux extrémités et les paliers sont considérés comme infiniment rigides. Les possibles asymétries
de l’arbre et du disque sont prises en considération.
ZS L
l1
yS
XS
u ( y, t ) = f ( y ) q1 (t ) = f ( y )q1
(2.46)
w( y, t ) = f ( y ) q2 (t ) = f ( y )q2
Comme les angles sont petits, ils peuvent être approximés par :
∂w df ( y )
θ= = q 2 = g ( y )q 2
∂y dy
(2.47)
∂u df ( y )
Ψ=− =− q1 = − g ( y )q1
∂y dy
27
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
∂ 2u d 2 f ( y )
= q1 = h( y )q1
∂2 y dy 2
(2.48)
∂2w d 2 f (y)
= q2 = h( y )q2
∂2 y dy 2
Dans le cas d’un rotor appuyé-appuyé, la fonction f(y) est choisie égale à la déformée dynamique
d’une poutre appuyée-appuyée. Seuls les deux premiers modes seront étudiés par cette méthode :
π y
• Premier mode : f ( y ) = sin
L
2π y
• Deuxieme mode : f ( y ) = sin
L
Selon la position l1 du disque, les déformées correspondent plus ou moins aux déformées réelles
du système. Par exemple, si le disque est placé au quart de l’arbre, le premier mode n’a pas
exactement la forme d’un demi sinus, et le deuxième mode n’a pas la forme d’un sinus.
Ces différences peuvent entraîner des écarts sur les fréquences de résonance observées, en
particulier sur le deuxième mode. Toutefois, ce modèle est utilisé pour observer les phénomènes
de base et la précision des résultats n’est pas une priorité.
En remplaçant les variables u, w, ψ , θ par les fonctions définies précédemment (2.46 - 2.47)
dans les énergies cinétiques d’un disque, d’un arbre et d’un balourd (2.20, 2.25, et 2.48), il vient
les expressions suivantes :
28
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
MD
TD =
2
[ (
{ 2αS Z + f (l1 )q2 +αSY − βS ( X + f (l1 )q1 ) −γS X + f (l1 )q1 + βS (Z + f (l1 )q2 ) −γSY l1 ) ( )]
[ ] ( )
+ α S2 + γS2 l1 + X + f (l1 )q1 + βS (Z + f (l1 )q2 ) − γSY + (Y + γS ( X + f (l1 )q1 ) −α S (Z + f (l1 )q2 ))
2 2 2
I
+ { [α + γ ] + ((g(l )q ) + (− g(l )q ) ) + (g(l )q ) (β
Dm 2
S
2
S 1 2
2
1 1
2
1 2
2 2
S ) 2
(
− γS2 + (− g(l1 )q1 ) βS2 −α S2 ) (2.49)
2
+ 2[ αS (g(l1 )q2 ) + γS (− g(l1 )q1 ) + βS ((− g(l1 )q1 )(g(l1 )q2 ) − (g(l1 )q2 )(− g(l1 )q1 ))
+ β (α (− g(l )q ) − γ (g(l )q )) +α γ (− g(l )q )(g(l )q ) ] }
S S 1 1 S 1 2 S S 1 1 1 2
+
I Dy
2
{( 2
) (
βS + Ω + γS (g(l1 )q2 ) −αS (− g(l1 )q1 ) + βS + Ω 2(− g(l1 )q1 )(g(l1 )q2 ) − βS (g(l1 )q2 )2 + (− g(l1 )q1 )2 )[ ( )]}
+2[ αS (g( y)q2 ) +γS (− g( y)q1 ) + βS ((− g( y)q1 )(g( y)q2 ) −(g( y)q2 )(− g( y)q1 ))
+ β (α (− g( y)q ) −γ (g( y)q )) +α γ (− g( y)q )(g( y)q ) ] }dy
S S 1 S 2 S S 1 2
{( )]}
L
2 2 2
+ ∫ ρ I m βS +Ω+γS (g( y)q2 ) −αS (− g( y)q1 ) + βS +Ω 2(− g( y)q1 )(g( y)q2 ) −βS (g( y)q2 ) +(− g( y)q1 ) dy ) ( )[ (
0
1
Tu = mu d 2
2
( Ω + β ) + (γ S
2
S sin Ωt − α S cos Ωt )
2
)
+ mu d { (X + q f (l ) + β (Z + q f (l )) − γ (Y + y ))(Ω + β )cos Ωt
1 1 S 2 1 S S (2.51)
+ (Y + γ ( X + q f (l )) − α (Z + q f (l )))(γ sin Ωt − α cos Ωt )
S 1 1 S 2 1 S S
29
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
L L
M T = M D + ∫ ρ S dy M 3 = M D l1 + ∫ ρ S y dy
0 0
L L
2
M 1 = M D f (l1 ) + ∫ ρ S f ( y ) dy M 4 = M D l1 + ∫ ρ S y 2 dy
0 0
L L
M 2 = M D f 2 (l1 ) + ∫ ρ S f 2 ( y ) dy M 5 = M D l1 f (l1 ) + ∫ ρ S y f ( y ) dy
0 0
L L
I mT = I Dm + ∫ ρ I m dy I yT = I Dy + 2 ∫ ρ I m dy
0 0
L L
I m1 = I Dm g (l1 ) + ∫ ρ I m g ( y ) dy I y1 = I Dy g (l1 ) + 2 ∫ ρ I m g ( y ) dy
0 0
L L
I m 2 = I Dm g (l1 ) + ∫ ρ I m g ( y ) dy
2 2
I y 2 = I Dy g (l1 ) + 2 ∫ ρ I m g 2 ( y ) dy
2
0 0
L L
I aT = ∫ ρ I m dy k = E ∫ I m h 2 ( y ) dy
0 0
T = TD + Ta + Tu
=
MT
2
[(
X + β S Z − γ S Y ) + (Y + γ
2
S
2
(
X − α S Z ) + Z + α S Y − β S X )]
2
M
[ ( ) (
+ M 3 − γ S X + β S Z − γ S Y + α S Z + α S Y − β S X + 4 α S2 + γ S2
2
)] ( )
[( )( )
+ M 1 X + β S Z − γ S Y q1 + β S q 2 + (Y + γ S X − α S Z )(γ S q1 − α S q 2 ) + Z + α S Y − β S X q 2 − β S q1 ( )( )]
+
M2
2
[( 2
) 2 2
( )]
q1 + β S q 2 + (γ S q1 − α S q 2 ) + q 2 − β S q1 + M 5 − γ S q1 + β S q 2 + γ S q 2 + β S q1 [ ( ) ( )]
I
( 2
) [
+ mT α S2 + γ S2 + I m1 − β S (γ S q 2 + α S q1 ) − γ S q1 + α S q 2
2
]
+
I m2 2 2
2
[ ( )
β S q1 + q 22 − α S2 q12 − γ S q 22 + q12 + q 22 + 2β S (q1 q 2 + q1 q 2 ) − 2α S γ S q1 q 2 ]
I y2
+
I yT
2
( 2
) (
β S + Ω + I y1 β S + Ω (γ S q 2 + α S q1 ) + )
2
2
(γ S q 2 + α S q1 ) − 2 β S + Ω q1 q 2 +
β S 2
2
q1 + q 22 ( ) ( )
I aT
+
2
[( )
α S2 − γ S2 cos 2Ωt − 2α S γ S sin 2Ωt ]
+
1
2
( 2
)
mu d 2 Ω + β S + (γ S sin Ωt − α S cos Ωt )
2
)
(
+ mu d { X + q1 f (l1 ) + β S (Z + q 2 f (l1 )) − γ S (Y + y ) Ω + β S cos Ωt )( )
+ (Y + γ S ( X + q1 f (l1 )) − α S (Z + q 2 f (l1 )))(γ S sin Ωt − α S cos Ωt )
(
− Z + q f (l ) + α (Y + y ) − β ( X + q f (l )) Ω + β sin Ωt }
2 1 S S 1 1 )( S )
(2.52)
30
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
Cette expression de l’énergie cinétique totale du rotor est celle utilisée par la suite dans
l’application des équations de Lagrange. Les constantes caractéristiques du rotor MT, M1, M2,
M3, M4, M5, ImT, Im1, Im2, IyT, Iy1, Iy2, IaT sont definie.
L
E
( )
U = ∫ I m q12 + q 22 h 2 ( y )dy
20
(2.53)
et en posant :
L
k = E ∫ I m h 2 ( y ) dy (2.54)
0
Après application des équations de Lagrange, un système de deux équations de la forme suivante
est obtenu :
q1
est le vecteur des coordonnées généralisées. {q} =
q 2
Les matrices [M], [C], et [K] sont les matrices classiques obtenues dans le cas d’un rotor fixe :
0
[M ] =
M 2 + I m2
(2.57)
0 M 2 + I m 2
0 ΩI y 2
[C ] =
− ΩI y 2 0 (2.58)
k 0
[K ] = (2.59)
0 k
31
Chapitre II Formulation des équations de mouvement
Le vecteur {F} est la contribution du balourd dans le cas d’un rotor dont le support est fixe :
f (l1 )Ω 2 sin Ωt
[F ] = mu d (2.60)
mu d f (l1 )Ω sin Ωt
2
[F ] = ff
* 1
(2.61)
2
ou :
[( 2 2
)
f1 = mu d f (l1 ) − βS + α S γS cos Ω t + β S + 2Ω βS + γS sin Ω t ( ) ]
(
+ (M 5 + I m1 ) γS − α S β S + I y1α S Ω + βS ) ( ) (2.62)
[
+ M 1 γS (2Y + γS X − α S Z ) − βS (2 Z + α Y − β X ) − X − β Z + γ Y ]
S S S S
[( 2
)2
f 2 = mu d f (l1 ) βS − α S γS sin Ω t + βS + 2Ω βS + α S cos Ω t ( ) ]
(
− (M 5 + I m1 ) αS − γS βS + I y1γS Ω + βS ) ( ) (2.63)
[ (
+ M 1 − α S (2Y + γS X − α S Z ) − βS 2 X + β S Z − γS X − Z + βS X + αS Y ) ]
Les autres matrices sont dues au mouvement d’entraînement du rotor :
β S (2M 2 + 2 I m 2 − I y 2 )
[C ] = − β (2M
* 0
+ 2I m2 − I y 2 ) 0
(2.64)
S 2
[K ] = kk
* 11 k12
k 22
(2.65)
21
avec :
k11 = α S (I m 2 − I y 2 ) − β S (M 2 + I m 2 − I y 2 ) − γ S M 2 + β S Ω I y 2
2 2 2
k 22 = γ S (I m 2 − I y 2 ) − β S (M 2 + I m 2 − I y 2 ) − α S M 2 + β S Ω I y 2
2 2 2
(2.66)
( )
k12 = α S γ S + βS (M 2 + I m 2 − I y 2 )
k 21 = (α S γ S − β )(M
S 2 + I m 2 ) − I y 2 α S γ S
conclusion
Les équations générales d’un rotor dont le support est soumis à un mouvement imposé ont été
développées dans ce chapitre. Le modèle développé avec la méthode de Rayleigh-Ritz est intéressant
en raison de sa simplicité : seulement deux équations de mouvement. Les résolutions pas-à-pas sont
donc très rapides.
32
Chapitre III Modélisation des rotors par Eléments Finis
Chapitre III
Modélisation des rotors par Eléments Finis
Introduction
Les premiers travaux utilisant ce type de modélisation ont été publiés par Nelson et McVaugh
[44]. Ils prennent en compte les effets d’inertie de rotation, de charges axiales et d’efforts
gyroscopiques. Cette modélisation a été complétée par Zorzi et Nelson [59] pour prendre en
compte l’amortissement interne des parties tournantes. Plusieurs travaux ont suivi (Genta [20],
Hashish et Sankar [23], Ku [33] et Ôzgt’Lven et Ôzkan [59]), confirmant la maturité et la
fiabilité de cette technique.
En s’appuyant sur une démarche analogue à la précédente, nous allons définir rapidement la
procédure de construction des matrices élémentaires dans un repère fixe en s’appuyant sur les
énergies cinétiques et potentielles des différents organes et sur le travail virtuel des forces
données (Lalanne [36]).
Pour aboutir à cette modélisation, nous allons expliciter les matrices élémentaires associées à
chaque organe majeur des systèmes tournants : le disque, l’arbre, les paliers et le balourd.
Dans ce chapitre, les équations générales du mouvement sont développées à l’aide de la méthode
des éléments finis. Les matrices élémentaires des différents éléments du rotor sont explicitées
(disque, arbre, balourd et palier) et la forme générale des équations de mouvement est présentée.
III.1.1. Disque
Les résultats présentés ici concernent le cas le plus courant d’un disque symétrique. Le disque est
modélisé par un nœud et possède quatre degrés de liberté: deux translations u et w, et deux
rotations θ et ψ , respectivement autour des axes x et z.
θ Y
U
X
33
Chapitre III Modélisation des rotors par Eléments Finis
δ = [u, w, θ , Ψ ]T (3.1)
et les matrices de masse, d’amortissement et de raideur ainsi que le vecteur force des éléments de
disque sont obtenus en appliquant les équations de Lagrange :
d ∂T ∂T
−
dt ∂δ ∂δ
{} ( * *
[ ]){ } [ ]
= [M d ] δ + [C d ] + C d δ + K d {δ }− {Fd } (3.2)
où [Md] et [Cd] sont les matrices classiques (matrices de masse et d’effets gyroscopiques) pour
un rotor dont le support est fixe :
M D 0 0 0
0 MD 0 0
Md = (3.3)
0 0 I Dm 0
0 0 0 I Dm
0 0 0 0
0 0 0 0
Gd = (3.4)
0 0 0 − I Dy Ω
0 0 I Dy Ω 0
[ ][ ]
*
Les autres matrices C d , K d et le vecteur Fd
*
{ } sont dus au mouvement du support :
*
0 2 M D β S 0 0
− 2M D β S 0 0 0
=
*
Cd (3.5)
0 0 0 2β S I Dm − I Dy β S
0 0 − 2β S I Dm + I Dy β S 0
(
− MD γS2 + βS 2 ) (
MD αS γS + βS ) 0 0
*
Kd = (
MD αS γS2 − βS ) (
− MD αS2 + βS
2
) 0 0 (3.6)
0 0 2
( ) (
(IDm − IDy) γS − βS + IDyβSΩ IDyαS γS + −αS γS + βS IDm
2 )
0 0 ( )
αS γS + βS (I Dy − IDm) ( )
(IDm − IDy) αS2 − βS 2 + IDyβSΩ
34
Chapitre III Modélisation des rotors par Eléments Finis
[ ( ) ( ) ( ) ]
M D X − 2γ S Y + 2β S Z − β S 2 + γ S 2 X + α S β S − γS ( y + Y ) + βS + α S γ S Z
Fd = − D
* [ ( ) ( ) 2
(
M Z − 2β S X + 2α S Y − βS − α S γ S X + αS + β S γ S ( y + Y ) − β S + α S Z ) ]
2
(3.7)
( ) (
I Dm αS + β S γ S − I Dy γ S β S + Ω )
(
I Dm (γS − α S γ S ) + I Dyα S β S + Ω )
III.1.2 Arbre
Les résultats présentés concernent le cas le plus courant d’un arbre symétrique.
Z Z
Ψ1 Ψ2
W1 W2
θ1 Y θ2
Y
U1 U2
X X
δ = [u1 , w1 , θ1 ,ψ 1 , u 2 , w2 , θ 2 ,ψ 2 ]T (3.8)
Ce vecteur est séparé en deux vecteurs de déplacement correspondant chacun à une direction :
δ u = [u1 ,ψ 1 , u 2 ,ψ 2 ]T
(3.9)
δ w = [w1 , θ1 , w2 ,θ 2 ]T
u = N1 ( y )δ u (3.10)
w = N 2 ( y )δ w
où N1 et N2 sont les vecteurs des fonctions de forme classiques d’un élément de poutre en
flexion (Zienkiewicz [42]) :
35
Chapitre III Modélisation des rotors par Eléments Finis
3y 2 2 y3 2y2 y3 3y 2 2 y3 y 2 y3
N 1 ( y ) = 1 − 2 + 3 ; − y + − 2 ; − 3 ; −
L L L L L2 L L L2
(3.11)
3y 2 2 y3 2y2 y3 3y 2 2 y3 y2 y3
N 2 ( y ) = 1 − 2 + 3 ; y − + 2 ; − ; − +
L L L L L2 L3 L L2
∂w
θ =
∂y
(3.12)
∂u
Ψ =
∂y
Les matrices élémentaires de l’arbre sont de taille 8*8. Elles sont obtenues en remplaçant u, w, θ
, et ψ par leurs expressions dans l’énergie cinétique et l’énergie de déformation de l’arbre, puis
en appliquant les équations de Lagrange.
Energie cinétique :
d ∂T ∂T
−
dt ∂δ ∂δ
{} {}
= [M a ] δ + [C a ] δ + [K a ]{δ } − {Fa } (3.13)
M a = ρ S M1 + ρ I m M 2 (3.14)
{
C a = 2 ρ β S S C1 − I m Ω C 2 } (3.15)
( ) [
K a = ρ S K 1 + βS C1 + γ S α S K 2 + ρI m K 3 − ( βS + γ S α S ) M 4 + 2 β S β S + Ω M 2 ( ) ] (3.16)
{ [ ( ) ( 2 2
) (
Fa = ρ S X + 2 β S Z − 2γ S Y + βS + γ S α S Z + α S β S − r Y − γS + β S X V 1 ) ]
[ S S ( S S S ) (
Z + 2α Y − 2 β X + α γ − β X + α + α β Y − α + β Z V 2
S
2
S
2
S ) ( S S )] (3.17)
( ) (
+ α S β S − γS V 3 + αS + γ S β S V 4})
{( ) ( ) (
+ ρ Im α S β S − γS V 5 + αS + γ S β S V 6 − 2 β S + Ω (α S V 5 + γ S V 6 )} )
Energie de déformation :
L’énergie de déformation de l’arbre est obtenue en appliquant (3.10) dans l’équation (2.38).
Pour un arbre symétrique, la modélisation éléments finis mène à l’écriture suivante :
36
Chapitre III Modélisation des rotors par Eléments Finis
∂U
= EI m Ku1{δ } (3.18)
∂qi
Les matrices M1, M2, M4, C1, C2, K1, K2, K3 et Ku1, ainsi que les vecteurs V1 à V6, nécessaires
pour le calcul des matrices élémentaires d’un arbre.
III.1.3 Balourd
L’application des équations de Lagrange à l’énergie cinétique d’un balourd (2.43) donne :
( ) [(
β + γ α cos(Ωt ) − Ω + β 2 + γ 2 sin (Ωt )
S S S S S
) ]
d ∂T ∂T
− ( ) 2
[(
− βS + γ S α S sin (Ωt ) − Ω + β S + α S 2 cos(Ωt )
= mu d
) ] (3.19)
dt ∂δ ∂δ 0
0
Avec :
δ = [u, w,θ ,ψ ]T
Par convention, cette expression correspond à un balourd situé sur l’axe zS à t = 0. En pratique,
l’influence de plusieurs masses de balourds agissant simultanément dans différents plans et pour
différents angles par rapport à zS doit pouvoir être prise en compte.
Pour un balourd situé à un angle par rapport à l’axe zS à t = 0, les forces élémentaires suivantes
seront introduites dans le terme de droite des équations :
Fu
F S
( S S ) S S [(
β + γ α cos(Ωt + α ) − Ω + β 2 + γ 2 sin (Ωt + α )
) ]
w
Fθ
u
(
) 2
[(
= m d − β S + γ S α S sin (Ωt + α ) − Ω + β S + α S cos(Ωt + α )
2
) ] (3.20)
0
Fψ 0
III.1.4 Paliers
Les matrices élémentaires dues aux paliers sont directement tirées des équations (2.45) :
Fu k xx k xz 0 0 u c xx c xz 0 0 u
F
w = k zx k zz 0 0 w c zx c zz 0 0 w
− (3.21)
Fθ 0 0 0 0 θ 0 0 0 0 θ
Fψ 0 0 0 0 ψ 0 0 0 0 ψ
La première matrice est une matrice de raideur et la seconde une matrice d’amortissement.
37
Chapitre III Modélisation des rotors par Eléments Finis
Ainsi, pour un disque, les matrices d’amortissement et de raideur sont définies de la manière
suivante:
*
C d + C d = C d 1 + β S C d 2 (3.22)
* 2 2 2
K d = α S K d 1 + β S K d 2 + γ S K d 3 + β S K d 4 + βS K d 5 + α S γ S K d 6 (3.23)
Pour un arbre, les matrices d’amortissement et de raideur sont définies de la manière suivante
((3.15) et (3.16)):
C a = C a1 + β S C a 2 (3.24)
2 2 2
K a = K a 1 + α S K a 2 + β S K a 3 + γ S K a 4 + β S K a 5 + βS K a 6 + α S γ S K a 7 (3.25)
Ainsi, après assemblage des matrices et en regroupant les termes constants, un système
d’équations de la forme suivante est obtenu
{ } { 2 2 2
}
M q + C1 + β S C 2 q + K 1 + α S K 2 + β S K 3 + γ S K 4 + β S K 5 + βS K 6 + α S γ S K 7 q = F (t ) (3.26)
où M, C1 et K1 sont les matrices classiques de la dynamique des rotors dans le cas d’un support
fixe. Les matrices additionnelles C2, K2, K3, K4, K5, K6, K7 représentent l’influence des
mouvements du support. Le vecteur F(t) comporte les forces engendrées par le mouvement sur le
disque et sur l’arbre, ainsi que la contribution du balourd.
La méthode de résolution utilisée est une méthode pas-à-pas. La méthode de Newmark est
choisie en raison de sa stabilité. Il s’agit d’un schéma d’intégration à un pas. Le déplacement et
la vitesse sont développés en série de Taylor à l’aide des 2 paramètres indépendants a et b ainsi
que du pas de temps t
∆t 2
q(t + ∆t ) = q(t ) + ∆tq (t ) + ((1 − b )q(t ) + bq(t + ∆t )) (3.28)
2
38
Chapitre III Modélisation des rotors par Eléments Finis
1 1
• a= et b = : approximation linéaire de l’accélération sur t
2 3
1 1
• a= et b = approximation constante de l’accélération qui est égale à la valeur
2 2
moyenne de l’accélération sur t. Il s’agit en fait de la méthode des trapèzes.
Ces derniers coefficients sont utilisés ici car ils permettent d’avoir un schéma
inconditionnellement stable. Les équations (3.27) et (3.28) deviennent alors :
1 1
q (t + ∆t ) = q (t ) + q(t ) + q(t + ∆t )∆t (3.29)
2 2
1 1
q(t + ∆t ) = q(t ) + ∆tq (t ) + q(t ) + q(t + ∆t )∆t 2 (3.30)
4 4
4
q(t + ∆t ) = (q(t + ∆t ) − q(t ) − ∆tq (t )) − q(t ) (3.31)
∆t 2
En reportant les expressions (3.31) et (3.32) dans le système (3.33) au temps (t+∆t) en
regroupant les termes en q (t+∆t) , il vient :
4M 2C (t + ∆t ) 4 4
2 + + K (t + ∆t )q(t + ∆t ) = F (t + ∆t ) + M 2 q(t ) + q (t ) + q(t )
∆t ∆t ∆t ∆t
(3.34)
2
+ C (t + ∆t ) q(t ) + q (t )
∆t
Comme le mouvement est imposé (donc connu), les matrices C(t) et K(t) et le vecteur F(t) sont
connus à chaque instant t. Connaissant le déplacement, la vitesse et l’accélération à l’instant t, il
est alors possible de calculer le déplacement à l’instant (t+∆t ).
Conclusion
Le modèle obtenu à l’aide de la méthode des éléments finis est plus adapté pour modéliser les
systèmes réels car il est plus précis et permet d’étudier l’ensemble des modes de vibration du
rotor. Il est également modulaire car chaque élément du rotor possède ses propres
caractéristiques. Des éléments peuvent donc être ajoutés ou enlevés au gré de l’utilisateur qui
peut également ajouter des raideurs, des amortissements ou des forces extérieures en chaque
nœud.
39
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
Chapitre IV
Hélicoptères et rotor anti-couple
Introduction
Hélicoptère, véhicule de locomotion aérienne plus lourd que l'air, dont la portance n'est pas
assurée par des ailes fixes comme celles des avions classiques, mais par un ou plusieurs rotors
motorisés, mis en rotation autour d'un arbre vertical au-dessus du fuselage. Les hélicoptères
peuvent s'élever ou descendre à la verticale, rester stationnaires, et évoluer vers l'avant, vers
l'arrière, ou latéralement. L'hélicoptère a été le premier type d'appareil plus lourd que l'air
capable de décoller et de voler verticalement. Il diffère de l'autogire, autre type d'appareil à
voilure tournante, en ce que son rotor fournit la portance, la propulsion, et l'essentiel des forces
contrôlant le vol.
Depuis le IVe siècle av. J.-C., les Chinois faisaient voler de petits jouets sur le principe de
l'hélicoptère pour fasciner les enfants. Par l'intermédiaire du commerce, on sait que ce jouet est
arrivé jusqu'en Europe. En effet, il apparaît dans une peinture de 1463. Le livre "Pao Phu Tau"
du IVe siècle trace également l'ébauche d'un aéronef à ailes rotatives.
En Europe, le premier à s'intéresser au concept d'hélicoptère fut le savant italien Léonard de
Vinci. Un de ses dessins, daté de 1486, montre une machine volante à aile tournante, basée sur le
principe de la vis d'Archimède. Cependant, en l'absence de connaissances en aérodynamique et
sans motorisation adéquate, il restera à l'état de projet.
Il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour qu'une véritable avancée se produise : en 1754 le
Russe Lomonossov essaie devant un aréopage scientifique un modèle complexe à deux rotors
coaxiaux contrarotatifs, mûs par un mécanisme d'horlogerie, et démontre l'existence d'une force
de sustentation. Le 26 avril 1784, les Français Launoy et Bienvenu font voler devant l'Académie
royale des sciences un petit modèle très simple mû par un mécanisme de ressort à arc. En 1877,
un autre Italien, Enrico Forlanini parvient à faire voler un petit hélicoptère à vapeur. Dix ans plus
tard le Français Trouve fait décoller un modèle doté d'un moteur électrique, dont l'alimentation
est obtenue depuis le sol par de fins fils de cuivre.
Les premiers essais significatifs d'hélicoptères emportant un homme sont réalisés en 1907, d'une
part par Louis Breguet et Charles Richet à Douai, d'autre part par Paul Cornu à Coquainvilliers,
près de Lisieux. C'est la bascule historique entre des modèles de petite taille et des machines
faites pour emporter leur pilote. Puis le Danois Jens Christian Ellehammer en 1912, l'Argentin
Raoul Pateras, marquis de Pescara, et le Français Étienne Oehmichen à partir de 1920,
réussissent à voler de mieux en mieux jusqu'à ce qu'Oehmichen batte Pescara sur le poteau en
couvrant un kilomètre en circuit fermé le 4 mai 1924 à Arbouans (près de Montbéliard). Louis
Breguet et René Dorand réussirent à faire voler durant les années trente un appareil très réussi, le
"Gyroplane Laboratoire", qui atteignit 100 km/h et vola plus d'une heure. Cependant,
l'hélicoptère restera un véhicule expérimental jusqu'aux années 1940.
Entre temps, de nombreux pionniers se sont lancés dans l'aventure, dont les Allemands Heinrich
Focke en 1937, Anton Flettner en 1939 et l'Américain d'origine russe Igor Sikorsky en 1939 avec
son VS-300.
IV.1 Utilisations
Les particularités qui font l'intérêt de l'hélicoptère sont sa capacité à décoller et atterrir
verticalement, son accès possible aux lieux étroits et la possibilité de se déplacer lentement et
dans tous les axes (en particulier latéralement et à reculons). Il est donc doué d'une
manœuvrabilité adaptée à un certain nombre de situations spécifiques comme :
40
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
Les pales du rotor principal sont généralement entraînées par le moteur au moyen d'une boîte de
transmission. Cependant on a aussi essayé d'utiliser la force de réaction des gaz d'échappement
en extrémité des pales comme sur le Djinn.
41
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
Elles ont un profil asymétrique ou symétrique et agissent en rotation suivant le même principe
que les ailes d'un avion. Le rotor tournant toujours à vitesse angulaire constante, c'est la variation
de l'angle d'incidence des pales (angle formé entre la corde de la pale et le vent relatif) qui
provoque une modification de la position de l'aéronef : pour monter, on augmente l'incidence
(sur un avion, on cabre l'appareil) et pour descendre, on la diminue (sur un avion, on le fait
piquer). Cette variation d'incidence est identique sur chacune des pales (modification générale de
l'incidence – appellé ou encore le pas – des pales) et se fait au moyen de la commande de pas
général (aussi appelée pas collectif) tenue par la main gauche du pilote.
Toute rotation du rotor principal entraîne un couple de réaction qui a tendance à faire tourner la
cellule autour de lui et en sens inverse (3e loi de Newton). Pour contrer cet effet indésirable, on
place (pour les hélicoptères à un seul rotor principal), à l'extrémité de la poutre de queue un rotor
secondaire plus petit et tournant dans un plan sensiblement vertical appelé rotor anti-couple. Le
couple de réaction variant en fonction de l'incidence des pales du rotor principal (la résistance au
vent est d'autant plus grande que l'angle que forme celui-ci avec la corde des pales augmente), la
force à appliquer doit elle aussi pouvoir être réglée par l'intermédiaire du rotor anti-couple qui est
commandé par deux pédales (le palonnier) situées aux pieds du pilote. Selon le sens dans lequel
le pilote agit sur le palonnier (enfoncement de la pédale gauche ou de la pédale droite) il
augmente l'incidence des pales, ce qui va davantage contrer le couple du rotor principal (« tirer »
la queue), ou il diminue cette incidence et qui aura pour effet de laisser « filer » celle-ci. Le
mouvement de giration en vol stationnaire est commandé à l'aide du palonnier. Selon que le rotor
principal tourne dans le sens horaire comme sur les hélicoptères de conception française ou en
sens antihoraire (hélicoptères de conception étasunienne ou allemande avant la fusion avec
Aérospatiale pour créer Eurocopter), le rotor anti-couple sera situé d'un côté ou de l'autre de la
poutre de queue ou bien son souffle sera dirigé dans un sens ou dans l'autre, s'il est encastré dans
un fenestron.
42
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
Pour que l'hélicoptère avance il faut une force à composante horizontale. Si on augmente la
portance des pales lorsqu'elles passent derrière le rotor, l'équilibre précédent est rompu par
décalage des forces poids et portance; l'appareil alors bascule vers l'avant. De ce fait, la portance
n'est plus verticale. Il reste toutefois une composante verticale principale qui s'oppose au poids
permettant le maintien en l'air, et la composante horizontale motrice engendre le mouvement
d'avancement, donc accélération jusqu'à une vitesse où la traînée globale (résistance à
l'avancement de l'hélicoptère) s'équilibrera avec la composante motrice. Le pilote possède 3
systèmes principaux de commandes, le levier du cyclique (manche), le collectif, et les pédales de
palonnier. Le manche contrôle l’angle du rotor principal en inclinant la tête du rotor sur lequel
sont fixées les pales à l’aide de biellettes de pas dans la direction du déplacement désiré par
l’intermédiaire du plateau cyclique fixe et tournant. Le collectif contrôle l’angle de pas commun
de toutes les pales, en conjonction avec le plateau cyclique qui modifie la portance générée par le
rotor. Le palonnier augmente ou diminue la portance du rotor de queue qui doit varier en
fonction de la puissance mise en jeu sur le rotor principal, donc de la position du collectif.
Dimensions:
• diamètre rotor principal: • 13 mètres
• diamètre rotor anti-couple • 2 mètres
• longueur: • 12.9 mètres
• hauteur: • 5,4 mètres
Poids:
• poids en charge: • 6,4 tonnes
• poids maxi au décollage: • 9,1 tonnes
• emport carburant interne: • 1,9 tonnes
• capacité d'emport • 14 hommes ou 12 civières
Propulsion et performances:
• 2 turbines Rolls-
• moteurs:
Royce/Turboméca RTM322
• puissance:
• 2 x 1700 ch
• vitesse maximum:
• 291 km/h
• plafond opérationnel:
• 2 600 mètres
43
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
L’hélicoptère est l’engin volant qui met en jeu le plus de forces et de lois physiques. Il a toujours
suscité une énorme volonté de la part des passionnés pour en améliorer les caractéristiques, que
ce soient Léonard de Vinci ou de grands bureaux d’étude au sein d’entreprises aéronautiques. Un
hélicoptère classique possède deux ensembles de rotors. Le premier, appelé communément
disque rotor, installé horizontalement, produit la portance et la poussée. Ce rotor peut comporter
de 2 à 8 pales en fonction du type d’hélicoptère.
Un second ensemble, plus petit, monté verticalement à l’extrémité de la queue, est le rotor
d’anti-couple.
La fonction du rotor de queue consiste à contrer le couple produit par le rotor principal. Certains
hélicoptères n’ont pas de rotor d’anti-couple, mais un deuxième rotor principal qui tourne dans le
sens opposé du premier. L’aérodynamisme concerne le mouvement de l’air et les forces agissant
sur des objets en déplacement dans l’air. En effet, l’aérodynamisme met en relation un objet
(aéronef), le mouvement (vent relatif) et l’air (atmosphère). La dynamique du vol de
l’hélicoptère ne peut être expliquée que si l’on prend en compte différents phénomènes, lois et
forces physiques appliqués à l’appareil. Les principales lois du déplacement de Newton qui
influencent le plus le vol sont :
1. L’inertie - Le principe d'inertie se base sur la loi physique selon laquelle un corps, une fois mis
en mouvement, garde toutes les valeurs déterminant le mouvement - vitesse relative, direction,
etc. - tant que n'intervient aucune autre force le soumettant à d'autres valeurs.
2. Action / Réaction - Pour chaque force appliquée à un objet il existe une force réactive opposée
et égale à celle-ci (troisième loi de Newton).
b- Le flux induit
Lorsqu’un hélicoptère est en stationnaire, un vent relatif est créé par la rotation des pales. Le
mouvement des pales étant horizontal, le flux d’air sera dirigé vers le bas. Les pales se déplacent
en suivant une trajectoire constante et passent par des points déjà rencontrés par les pales
précédentes.
44
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
Le courant d’air descendant ainsi créé s’appelle le flux induit. Il est le plus important lors de vols
stationnaires; il varie beaucoup en fonction de la vitesse de déplacement.
La force aérodynamique totale résulte du flux d’air circulant sur et sous la pale. L’endroit où se
divise le flux d’air en deux est appelé le point d’impact :
Le schéma ci-dessus illustre la circulation de l’air autour d’une aile. A l’extrémité de la pale le
flux d’air est dévié vers le bas. Or, d’après la troisième loi de Newton, toute action provoque une
réaction égale et opposée. Ainsi une force égale et opposée agit sur l’aile et s’ajoute à la force
aérodynamique. Cette force est créée par l’air circulant au dessus de l’aile.
La force aérodynamique totale (aussi appelée force résultante) qui est la somme des forces
décrites précédemment, peut être divisée en deux : la traînée et la poussée. La poussée agit dans
une direction perpendiculaire au vent relatif, et la traînée est une force résistante qui s’oppose au
mouvement de l’aile dans l’air. La traînée est parallèle à la direction de la vente relative.
45
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
a- La variation de la poussée
Lors d’un stationnaire, un courant d’air est créé au dessus des pales. La vitesse des pales près du
mat de rotor est moins grande que celle au bout car la distance parcourue est inférieure. La
vitesse de la pale varie énormément selon le rayon parcouru. Or la montée varie selon le carré de
la vitesse. Ce qui suppose qu’au point A (au milieu de la pale), la montée vaut seulement le quart
de la montée à l’extrémité de la pale.
La force centrifuge dans l’hélicoptère est créée par la rotation et la masse des éléments du rotor
principal. Cette grande force a tendance à éloigner les éléments de leur centre de rotation. Elle a
une charge de l’ordre de 6 à 12 tonnes à la base de chaque pale pour des hélicoptères de 2 à 4
passagers et peut atteindre 40 tonnes pour de plus gros hélicoptères.
Lorsqu’un hélicoptère est au sol, ses pales s’affaissent à cause de leur poids et de leur envergure.
Lorsque le rotor commence à tourner, les pales se soulèvent grâce à la force centrifuge. A vitesse
de croisière, elles sont complètement déployées même si l’appareil ne décolle pas encore où que
l’angle d’attaque est encore nul.
46
Chapitre IV Hélicoptères et rotor anti-couple
L’effet gyroscopique est un phénomène que l’on peut remarquer dans tout objet en rotation. Cet
effet, provoqué par une force, produit lui-même une force de même direction, qui se manifeste
après une rotation de 90°.
IV.8.3 La traînée
La traînée est la force qui s’oppose au mouvement d’un hélicoptère dans l’air.
Néanmoins, cette force est caractérisée par différentes composantes :
a- La traînée totale
La traînée totale est le résultat de la somme entre la traînée du profil, la traînée induite et la
traînée parasite. Cette force est fonction de la vitesse des pales.
b- La traînée du profil
La traînée du profil est créée par le frottement des pales au contact de l’air. Cette traînée varie
peu lors du changement d’angle d’attaque, mais elle a tendance à augmenter modérément avec la
vitesse.
c- La traînée induite
La traînée induite est consécutive à la montée de l’appareil. Elle augmente avec l’angle
d’attaque. C’est la principale traînée qui s’oppose au mouvement de l’hélicoptère lorsque l’on
décompose la force aérodynamique totale.
d- La traînée parasite
La traînée parasite est provoquée par les parties non aérodynamiques comme par exemple le
cockpit, les trains d’atterrissage, la queue etc. Cette traînée augmente avec la vitesse.
b- Le rotor d’anti-couple
Pour contrer cet effet sur les hélicoptères à rotor principal unique, un rotor d’anti-couple a été
placé au bout de la queue de l’appareil. On l’appelle aussi rotor de queue. Il a une vitesse
proportionnelle au rotor principal et est entraîné par ce dernier. Il est aussi utilisé pour changer
volontairement le sens et la direction du nez de l’engin. Ainsi, cinq à trente pour cent de la
puissance moteur est utilisée pour faire tourner le rotor de queue.
47
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
Chapitre V
Simulation numérique du rotor anti-couple
Introduction
L'analyse modale est une méthode d'étude des comportements vibratoires de la structure de
composants. Elle est utilisée pour enregistrer, analyser et évaluer la fréquence propre et le mode
d'oscillation, ainsi que pour optimiser la structure de ces composants. En simulant les fréquences
qui agissent sur certains éléments, par exemple sur des plates-formes de mesure de force, on peut
déterminer la fréquence propre du système de mesure en fonction de la masse, de la rigidité et de
l'amortissement. L'objectif de l'analyse modale est de concevoir les systèmes de mesure de telle
sorte que, sur une plage de fréquence donnée, aucune fréquence de résonance ne soit généré qui
pourrait fausser le signal pendant la saisie de mesures.
On a développé un modèle éléments finis qui comporte quinze nœuds, répartis sur l’arbre illustré
sur la figure suivante :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
X
48
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
L = 1 .4 m D1 = 0,01 m
l1= 0.7 m D2 = 2 m
E = 73 GPa
ρ = 2540 kg/m3
ν = 0.3
Matériau similaire : a une propriété spéciale pour faire la liaison entre l’arbre et le disque, sa
densité est égale à 1.
E = 210 GPa
ρ = 1 kg/m3
ν = 0.3
49
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
Pour les deux paliers similaires on a les constants de raideur et d’amortissement suivants :
50
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
La géométrie de la pale est crée dans catia par la suite les données sont importées au logiciel de
calcul Ansys pour faire le maillage.
51
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
I0 = 1273.9 kg .m2
Ip= 3.7 kg .m2
La masse M=152 kg
Le volume V= 0.06 m 3
Centre de masse: XC= 0.145m YC= 0.017m ZC= 0.5 m
Maillage de l’arbre :
52
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
Maillage de la pale:
Section: PLANE42 élément plane 2D, définie par 4 nœuds, 2 degrés de liberté (translation x, y)
Volume: SOLIDE45 élément 3D, 8 nœuds, 3 degrés de liberté (translation x, y, z)
Au niveau des quatre nœuds, cités ci-dessous, constituant les paliers, tous les degrés de liberté
sont éliminés
53
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
On a :
- Support des paliers fixes : les nœuds 20, 21, 22, 23 des paliers
-UX = 0 -ROTX = 0
- UY = 0 -ROTY = 0
- UZ = 0 -ROTZ = 0
Pour la pale on annule tous les degrés de liberté de la section crée en avant.
Ligne harmonique 1 = 1
Ligne harmonique 2 = 2
Ligne harmonique 3 = 5
Ligne harmonique 4 = 10
Ligne harmonique 5 = 20
54
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
55
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
57
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
On a appliqué deux forces harmoniques suivant les deux directions y,z de valeurs égales
Fy =Fz =100 N.
58
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
On observe l’apparition des pics en amplitude suivant y, (amplitude A=5.6 10-4, f=10 Hz) et
suivant z, (amplitude A=3.3 10-4 , f=15 Hz). Ces résultats représentent un phénomène de balourd
se produisant à l’application de deux forces harmoniques.
59
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
On observe des amplitudes maximales dans l’intervalle de régime transitoire. Ceci est expliqué
par le passage du rotor par des vitesses critiques
60
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
Ce graphe représente le spectre obtenu suivant les trois directions (x, y, z). On remarque
clairement que le phénomène de balourd dans ce cas est favorisé suivant la direction x à la
fréquence de rotation 20 Hz avec des amplitudes importantes.
61
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
La contrainte principal z est importante entre le disque et le deuxième palier (en compression).
63
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
UX : Déplacement suivant X
UY : Déplacement suivant Y
UZ : Déplacement suivant Z
USUM : La somme des déplacements
Déplacement [m] UX
UY
0.005
UZ
USUM
0.004
0.003
0.002
0.001
Noeud
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
-0.001
-0.002
-0.003
-0.004
-0.005
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
Les valeurs des forces (Fx, Fy, Fz) de chaque nœud sont représentées sur le tableau suivant :
Nœud Fx Fy Fz
1 0 32314. -82233.
2 0 0.21418E+06 21004.
3 0 38762. 6372.5
4 0 -74983. 37108.
5 0 0.13450E+06 74883.
6 0 5511.9 70896.
7 0 39105. 10909.
8 0 0.11130E+06 -32124.
9 0 -18015. 0.12076E+06
10 0 11331. 0.10761E+06
11 0 0.11137E+06 0.10597E+06
12 0 0.15336E+06 -88958.
13 0 85364. -0.21727E+06
14 0 0.11467E+06 -41847.
15 0 -0.53450E+06 -0.46217E+06
FXT = 0 N
FYT = 0 N
FZT = -0.46566E-9 N
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Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
La contrainte à une valeur min au niveau du palier 1 de (0.18401E+07 Pa) puis augment
jusqu'au une valeur max (0.14177E+09) au niveau du palier 2, puis diminue jusqu’au élément 14
d’une valeur (0.29243E+08)
71
Chapitre V. Simulation numérique du rotor anti-couple
Analyse de démarrage
Conclusion
Dans ce chapitre, on a représenté les résultats numériques obtenus par la méthode des éléments
finis appliquée au rotor anti-couple. Les différents modes et distributions de contraintes dans le
corps du rotor sont représentés dans le but de déterminer les zones de fonctionnement critique de
l’arbre et des pales. A ce niveau les différentes réponses aux balourds sont ainsi déterminées
dans les trois dimensions sachant que le mécanisme étudié travaille cinématiquement en 3D de
l’espace.
La pale est modélisée afin de visualiser les différents modes en déplacement et vibrations
accompagnant son fonctionnement.
La complexité de l‘étude de ce type de mécanisme réside dans l’effet d’accoupler entre les
différents organes mécaniques lui constituant.
Ces résultats permettent de décrire le comportement dynamique en flexion du rotor anti-couple.
72
Conclusion
Les calculs des différentes énergies et travaux virtuels des différents éléments d’un rotor dont le
support est soumis à un mouvement quelconque ont été développés. Cela a permis de définir les
équations du mouvement. On a utilisé deux méthodes pour simuler le comportement des rotors
en flexion :
• La méthode des éléments finis est utilisée pour modéliser les systèmes réels car elle est plus
précise et permet d’étudier l’ensemble des modes de vibration du rotor. Des éléments peuvent
donc être ajoutés ou enlevés au gré de l’utilisateur qui peut également ajouter des raideurs, des
amortissements ou des forces extérieures en chaque noeud. Le désavantage évident de cette
méthode est que les calculs sont lourds.
Les équations générales d’un rotor dont le support est soumis à un mouvement imposé ont été
développées. Le modèle développé avec la méthode de Rayleigh-Ritz est intéressant en raison de
sa simplicité : seulement deux équations de mouvement. Les résolutions pas-à-pas sont donc très
rapides. Le modèle obtenu à l’aide de la méthode des éléments finis est plus adapté pour
modéliser les systèmes réels car il est plus précis et permet d’étudier l’ensemble des modes de
vibration du rotor. Il est également modulaire car chaque élément du rotor possède ses propres
caractéristiques. Des éléments peuvent donc être ajoutés ou enlevés au gré de l’utilisateur qui
peut également ajouter des raideurs, des amortissements ou des forces extérieures en chaque
nœud. Les comparaisons entre simulations numériques démontrent que le modèle éléments finis
proposé permet d’obtenir de très bonnes prédictions sur le comportement dynamique en flexion
de rotor anti-couple.
Les résultats numériques obtenus par la méthode des éléments finis appliquée au rotor anti-
couple. Les différents modes propres et distributions de contraintes dans le corps du rotor sont
représentés dans le but de déterminer les zones de fonctionnement critique de l’arbre et des
73
Conclusion
pales. A ce niveau les différentes réponses aux balourds sont ainsi déterminées dans les trois
dimensions sachant que le mécanisme étudié travaille cinématiquement en 3D de l’espace.
La pale est modélisée afin de visualiser les différents modes en déplacement et vibrations
accompagnant son fonctionnement.
La complexité de l‘étude de ce type de mécanisme réside dans l’effet d’accoupler entre les
différents organes mécaniques lui constituant.
Ces résultats permettent de décrire le comportement dynamique en flexion du rotor anti-couple.
L’étude de la dynamique de rotor sert beaucoup de nos jours pour l’analyse des machines
tournantes. C’est donc la direction dans laquelle devrait s’orienter les prochaines recherches
expérimentales effectuées au laboratoire.
74
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[57] Yamamoto T., Ishida Y. On the vibrations of a rotating shaft with nonlinear spring
characteristics, Memoirs of the Faculty of Engineering, Nagoya University, May 1978,
Vol. 30, n°1, pp. 59-109.
[58] Yamamoto T., Ishida Y., Ikeda T. Vibrations of a rotating shaft with nonlinear spring
characteristics and unsymetry, Memoirs of the Faculty of Engineering, Nagoya University,
November 1983, Vol. 35, n°2, pp. 131-204.
[59] Zorzi E. S. and H. D. Nelson. Finite element simulation of rotor-bearing systems with
internal damping. ASME Journal of Engineering for Power, pages 71—76, 1977.
[60] Ôzgtiven H. N. and Z. L. Ôzkan. Whirl speeds and unbalance response of multibearing
rotors using finite elements. Journal of Vibration, Acoustics, Stress and Reliability in
Design, 106 :72—79, 1984.
78
Annexe I. Matrices élémentaires de disque
Annexe I
Matrices élémentaires de disque
MD 0 0 0
MD 0 0
Md =
0 0 IDm 0
0 0 0 IDm
0 2MDQ 0 0
− 2MDQ 0 0 0
Cd =
0 0 0 2qIDm − IDy(q + Ω)
0 0 − 2qIDm + IDy(q + Ω) 0
(
− MD r 2 + q 2 ) MD ( pr + q ) 0 0
Kd =
MD ( pr + q ) (
− MD p 2 + q 2 ) 0 0
0 0 ( 2
)
(IDm − ID y ) r − q 2 + ID y qΩ ID y pr + IDm (q − pr )
0 0 ( pr + q )(ID y − IDm ) ( 2 2
)
p + q (IDm − ID y ) + ID y qΩ
[ ( )
MD X − 2rY + 2qZ − r 2 + q 2 X + ( pq − r )(Y + y ) + (q + rp )Z ]
Fd =
[
MD Z − 2qX + 2 pY − (q − pr )X + ( p − qr )(Y + y ) − q + p Z
2 2
( ) ]
IDm ( p − qr ) − ID y r (q + Ω )
IDm (r − pq ) + ID y p (q + Ω )
79
Annexe II Matrices élémentaires de l’arbre
Annexe II
Matrices élémentaires de l’arbre
Energie cinétique:
M a = ρSM 1 + ρI m M 2
{
Ca = 2 ρ βs SC1 − I m ΩC 2 }
( ) [ ( ) ( ) ]
K a = ρS K1 + βs C1 + γ sα s K 2 + ρI m K 3 − βs + γ sα s M 4 + 2β s β s + Ω M 2
Avec :
36 0 0 − 3L − 36 0 0 − 3L
36 3L 0 0 − 36 3L 0
4 L2 0 0 − 3L − L2 0
1 4 L2 3L 0 0 − L2
M2=
30 L 36 0 0 3L
Sym 36 − 3L 0
4 L2 0
4 L2
36 0 0 − 3L − 36 0 0 − 3L
− 36 − 3L 0 0 36 − 3L 0
− 4 L2 0 0 3L L2 0
1 4 L2 3L 0 0 − L2
M3 =
30 L 36 0 0 3L
Sym − 36 3L 0
− 4 L2 0
4 L2
80
Annexe II Matrices élémentaires de l’arbre
0 36 3L 0 0 − 36 3L 0
0 0 − 3L − 36 0 0 − 3L
0 − 4L 2
− 3L 0 0 L2
1 0 0 3L 3L 0
M4=
30 L 0 36 − 3L 0
Sym 0 0 3L
0 − 4L 2
0
0 156 22 L 0 0 54 − 13L 0
0 0 22 L − 54 0 0 − 13L
0 4L 2
− 13L 0 0 − 3L2
1 0 0 − 13L 3L2 0
C1 =
30 L 0 156 − 22 L 0
Antiym 0 0 − 22 L
0 4 L2
0
0 36 3L 0 0 − 36 3L 0
0 0 3L 36 0 0 3L
0 4L 2
3L 0 0 − L2
1 0 0 3L L2 0
C2 =
30 L 0 36 − 3L 0
Antisym 0 0 − 3L
0 4 L2
0
81
Annexe II Matrices élémentaires de l’arbre
c1 = β s2 + γs2
Ou
c2 = α s2 + β s2
0 156 22 L 0 0 54 − 13L 0
0 0 − 22 L 54 0 0 13L
0 − 4L 2
13L 0 0 3L2
1 0 0 − 13L 3L2 0
K2 =
420 0 156 − 22 L 0
Sym 0 0 22 L
0 − 4 L2
0
82
Annexe II Matrices élémentaires de l’arbre
c1 = α s2 − β s2!
Ou
c 2 = γ s2 − β s2
6 0 9
0 6 0
0 L 0
L − L L 0 L2 − 2 L
V1 = V2 = V3=
12 6 12 0 60 21
0 6 0
0 − L 0
L 0 3L
0 − 1 0
9 0 − 1
2 L 0 0
L2 0 0 0
V4= V5 = V6=
60 0 1 0
21 0 1
− 3L 0 0
0 0 0
83
Annexe II Matrices élémentaires de l’arbre
Energie de déformation:
K u = EI m K u 1
12 0 0 − 6L − 12 0 0 − 6L
12 6L 0 0 − 12 − 3L 0
4 L2 0 0 − 6 L L2 0
1 4 L2 6L 0 0 2 L2
Ku1 = 3
L 12 0 0 6L
Sym 12 − 6L 0
4 L2 0
4 L2
− 12 0 0 6L − 12 0 0 6L
12 6L 0 0 − 12 − 6L 0
4 L2 0 0 − 6L L 2
0 −
1 − 4 L2 − 6L 0 0 − 2 L2
Ku 2 = 3
L − 12 0 0 − 6L
Sym 12 − 6L 0
4 L2 0
− 4 L2
0 12 6L 0 0 − 12 6L 0
0 0 − 6L − 12 0 0 − 6L
0 − 4L 2
− 6L 0 0 − 2 L2
1 0 0 6L − 2 L2 0
Ku 3 = 3
L 0 12 − 6L 0
Sym 0 0 6L
0 − 4 L2
0
84
Annexe III Tableaux numériques pour mode 3
Annexe III
Tableaux numériques pour mode 3
Déplacement nodal
LOAD STEP= 1 SUBSTEP= 3
FREQ= 15.679 LOAD CASE= 0
IMAGINARY COMPONENT
THE FOLLOWING DEGREE OF FREEDOM RESULTS ARE IN GLOBAL COORDINATES
NODE UX UY UZ USUM
1 0.0000 -0.10163E-05 0.11181E-04 0.11227E-04
2 0.0000 -0.32288E-04-0.37690E-04 0.49629E-04
3 0.0000 0.75156E-05-0.38787E-02 0.38787E-02
4 0.0000 -0.28015E-05 0.77838E-04 0.77888E-04
5 0.0000 -0.12789E-04 0.13764E-03 0.13823E-03
6 0.0000 -0.91848E-05 0.19409E-03 0.19430E-03
7 0.0000 -0.16733E-04 0.24245E-03 0.24303E-03
8 0.0000 -0.21549E-04 0.28279E-03 0.28361E-03
9 0.0000 -0.16890E-04 0.31500E-03 0.31545E-03
10 0.0000 -0.17662E-04 0.33756E-03 0.33802E-03
11 0.0000 -0.26978E-04 0.34087E-03 0.34193E-03
12 0.0000 -0.27200E-04 0.33148E-03 0.33260E-03
13 0.0000 -0.28905E-04 0.29733E-03 0.29873E-03
14 0.0000 -0.30046E-04 0.24761E-03 0.24943E-03
15 0.0000 -0.28750E-04 0.17675E-03 0.17908E-03
16 0.0000 -0.25210E-04 0.82799E-04 0.86552E-04
18 0.0000 -0.31171E-04-0.19228E-03 0.19479E-03
19 0.0000 -0.24660E-04-0.37871E-03 0.37951E-03
20 0.0000 -0.19332E-04-0.58177E-03 0.58209E-03
21 0.0000 -0.19161E-04-0.81125E-03 0.81147E-03
22 0.0000 -0.18397E-04-0.10547E-02 0.10548E-02
23 0.0000 -0.15653E-04-0.13243E-02 0.13244E-02
24 0.0000 -0.56376E-05-0.16039E-02 0.16039E-02
25 0.0000 -0.71911E-05-0.19000E-02 0.19000E-02
26 0.0000 -0.21809E-07-0.22140E-02 0.22140E-02
27 0.0000 -0.90475E-06-0.25270E-02 0.25270E-02
28 0.0000 0.20062E-05-0.28627E-02 0.28627E-02
29 0.0000 -0.20336E-05-0.31985E-02 0.31985E-02
30 0.0000 0.15060E-05-0.35406E-02 0.35406E-02
32 0.0000 0.0000 0.0000 0.0000
33 0.0000 0.0000 0.0000 0.0000
34 0.0000 0.0000 0.0000 0.0000
36 0.0000 0.0000 0.0000 0.0000
37 0.0000 0.0000 -0.38138E-02 0.38138E-02
38 0.0000 0.67186E-05-0.39507E-02 0.39507E-02
***** POST1 NODAL DEGREE OF FREEDOM LISTING *****
85
Annexe III Tableaux numériques pour mode 3
NODE FX FY FZ
TOTAL VALUES
VALUE 0.0000 0.0000 -0.46566E-09
86
Annexe III Tableaux numériques pour mode 3
NODE MX MY MZ
1 -0.50679E-13 -1280.3 996.97
2 0.17338E-12 -906.00 -3334.7
3 -0.28051E-13 -1546.1 3275.7
4 -0.44876E-13 -1381.9 -2318.6
5 0.17720E-12 566.74 331.90
6 -0.14988E-12 1516.7 808.51
7 0.29471E-13 891.12 -3874.3
8 0.11279E-12 299.79 2497.5
9 -0.10698E-12 -1466.6 3789.2
10 -0.57053E-13 -154.23 -2475.7
11 0.48916E-13 -509.53 -1822.7
12 0.83646E-13 691.78 350.53
13 -0.66551E-13 1981.9 -657.06
14 0.74796E-14 -840.44 1382.0
15 0.25202E-13 -1504.2 2288.2
16 -0.16795E-12 -1717.3 -1656.2
18 0.17281E-12 3540.2 2090.2
19 -0.13875E-12 1448.8 2723.4
20 -0.21248E-13 706.14 737.83
21 -0.98266E-13 -727.19 -2017.7
22 0.16488E-12 365.92 -728.73
23 -0.39242E-14 1102.4 2704.5
24 -0.14495E-12 -1245.7 916.11
25 0.23200E-12 2395.8 53.881
26 -0.32791E-12 -522.78 -74.723
27 0.29869E-12 -1145.6 -203.71
28 -0.21685E-12 3405.9 -2246.1
29 0.14853E-12 541.09 -1488.4
30 -0.72815E-13 -2496.3 3992.1
37 0.17235E-12-0.58836E+08-0.89347E+08
38 -0.15062E-12 0.58761E+08 0.90382E+08
TOTAL VALUES
VALUE -0.50487E-28 -73274. 0.10408E+07
87