Carl Friedrich Gauss
Carl Friedrich Gauss, surnommé « le Prince des Mathématiciens », est un
mathématicien et physicien allemand né en 1777 à Brunswick en Allemagne et décédé en
1855 à Göttingen. Il est considéré comme l'un des plus grands mathématiciens de tous les
temps.
Il est l’unique enfant d’une famille pauvre et c’est un génie précoce : à l’âge de trois
ans, il sait déjà lire et compter.
Alors qu’il est encore à l’école primaire, le maître lui demande de calculer la somme
des nombres de 1 jusqu’à 100 (1 + 2 + 3 +...+ 100). Il s’exécute rapidement et présente
son résultat de façon astucieuse : il remarque que 1 + 100 = 101 ; 2 + 99 = 101 ; 3 + 98
= 101… Il trouve alors 50 paires dont la somme fait 101, ce qui donne : 1 + 2 + 3 +...+
100 = 50 x 101 = 5050. Jusqu'à aujourd'hui où un nouvelle version existe : ( x + a ) X (z/2)
. x expriment le dernier chiffre de l'addition, a le nombre d'écart entre chaque chiffre, z le
nombre de nombres dans l'addition. Si on remplace le "a" par 5, alors on peut calculer
5+10+15+20.
Âgé seulement de 19 ans, Gauss découvre aussi une solution au problème
de construction à la règle et au compas d’un polygone régulier à 17 côtés.
Il se fait remarquer par le Duc de Brunswick qui lui attribue une bourse d’étude et il
part étudier en 1795 à l’Université de Göttingen. Il y reste jusqu’en 1798, puis continue
ses études à l’Université de Helmstedt.
Découvertes mathématiques :
Ses principales découvertes en mathématiques sont réparties dans plusieurs domaines.
Dans le domaine de l’algèbre, il démontre le théorème fondamental de l’algèbre qui
énonce que « Toute équation polynomiale d’une variable complexe de degré n admet n
racines complexes (éventuellement égales) ». Le théorème de d'Alembert-Gauss énonce
que tout polynôme dans admet au moins une racine complexe.
Ainsi :
•Une équation polynômiale de degré 1 admet une racine. Par exemple, si et seulement si .
•Une équation polynômiale de degré 2 admet 2 racines. Par exemple, si et seulement si
ou .
Il met en place aussi une technique pour résoudre aisément des systèmes
d'équations compliqués avec la méthode du Pivot de Gauss.
Dans le domaine de l’arithmétique, il introduit la notion de congruence : a congru à
b modulo n, noté a ≡ b [n] signifie que la division euclidienne de a par n donne : a=nxq+b
avec q un entier et b un entier compris entre 0 et n-1. Autrement dit, b est le reste de la
division euclidienne de a par n. Par exemple, 7 = 3 x 2 + 1 avec 2 un entier et 1 un entier
compris entre 0 et 2 - 1 = 1, donc 7 ≡ 1[3].
Dans le domaine de la géométrie différentielle, il apporte une nouvelle vision dans
l’étude des surfaces (la sphère, le tore, le ruban de Möbius…)
Dans le domaine des probabilités, il décrit une loi modélisant des situations
concrètes et naturelles, cette loi est appelée la loi normale ou de Laplace-Gauss.
Découvertes physiques :
Gauss est aussi un astronome. Après l’apparition, puis la disparition de l’astéroïde
Cérès en 1801, il trouve sa trajectoire avec sa méthode d’approximation des moindres
carrés, qui consiste à créer un modèle mathématique à partir de données relevées
expérimentalement et qui permet de réduire les erreurs des données expérimentales. Il
prédit donc le retour de l’astéroïde qui s’avère vrai. Gauss obtient alors le poste de
directeur de l’observatoire de Göttingen en 1807.
Il contribue aussi aux domaines de l’électricité, de l’optique et de
l’électromagnétisme, et donne son nom à une unité d’induction magnétique : le Gauss. En
électromagnétisme, le Théorème de Gauss sert à retrouver le champ électrique. Il y a
aussi une équation qui porte son nom, l'équation de Maxwell-Gauss et qui est en lien direct
avec ce théorème.
Il continuera longtemps à observer le ciel. Ceci le conduisit naturellement à
améliorer les lentilles pour supprimer les aberrations chromatiques : ce phénomène est dû
au fait que selon la longueur d'onde (couleur) de la lumière, les rayons ne convergent pas
au même point.