Processus de Poisson
Les événements se produisent à des instants aléatoires a un debit moyen evenements par
second.
Ex. l’arrivée d’un client dans une station de service ou panne d’un composant dans un
système.
Soit N(t) le nombre d’occurrence d’événements dans [0,t], N(t) est un nombre non
décroissant et est un processus aléatoire a temps continu à valeur entière.
𝑡
Supposons que [0,t] est divisé en n sous intervalles de largeur ∆𝑡 =
𝑛
Deux hypothèses :
1. La probabilité que plus d’un événement se produise dans une sous-interval est négligeable par
rapport à la probabilité d’observer un ou zéro événement. C’est-à-dire que l’issue dans chaque sous-
interval est un procès Bernoulli.
2. Qu’un événement se produise ou non dans une sous-interval est indépendant des résultats dans
d’autres intervalles. C’est-à-dire, ces essais de Bernoulli sont indépendants.
Si la probabilité d'occurrence d'un événement dans chaque sous-intervalle est p, alors le
le nombre attendu d'occurrences d'événements dans [0, t] est np. Comme les événements se
produisent à un débit événements par seconde, puis
t = np.
Soit n→∞ 1, p→0 alors que t = np reste fixe, la distribution binomiale approche une distribution de
Poisson avec le paramètre t.
Le processus de Poisson N (t) hérite des propriétés des éléments indépendants et stationnaires
incréments du processus binomial sous-jacent. Par conséquent, la pmf pour le nombre d'occurrences
d'événements dans n'importe quel intervalle de longueur t est donné par la formule précédente.
1. Des incréments indépendants d’intervalles qu ne chevauchent pas
[t1, t2] et [t3, t4] sont des intervalles de temps sans chevauchement
N[t2] − N[t1] = incrément sur l’intervalle [t1, t2]
N[t4] − N[t3] = incrément sur l’intervalle [t3, t4].
Si N(t) est un processus de Poisson, alors N[t2] − N[t1] et N[t4] − N[t3] sont independants.
2. Propriété d’incréments stationnaires
Les incréments d'intervalles de même longueur ont la même distribution peu importe quand
l'intervalle commence.
Exercice d’application
a. Calculer la probabilité de l’incrément N[t2] − N[t1] sur l’intervalle [t1, t2]
b. Déterminer la pmf jointe si t1<t2.
c. Utiliser la propriété des incréments indépendants pour calculer la covariance correspondante.