CPGE TETOUAN DL I?
DUCTION TSI2
Problème no 1 – Induction et freinage CCP National Deug 2005
L’espace est rapporté, en coordonnées cartésiennes, à un repère orthonormé direct Oxyz de base (~ex , ~ey , ~ez ).
Soit ~g = −g~ez , le champ de pesanteur avec g > 0.
Deux rails métalliques parallèles et distants de ℓ, parfaitement conducteurs, sont reliés par une tige conductrice
CD rectiligne, de résistance R. Ces conducteurs constituent un ensemble rigide et immobile. Afin de fermer le
circuit, une barre métallique, de masse m, parfaitement conductrice, est posée sur les rails, orthogonalement à
ceux-ci. Soient A et B les points de contact entre la barre et les rails. Cette barre peut effectuer un mouvement de
translation sans frottement sur les rails. L’ensemble est plongé dans un champ magnétique uniforme et constant
~ 0 = B0~ez avec B0 > 0.
B
A. Cadre horizontal
Le circuit ABCD est situé dans un plan horizontal et les rails sont maintenus parallèles à l’axe Ox. La barre
est animée dun mouvement de translation de vitesse ~v = v~ex avec v > 0. Voir la figure 1.
~0
B
C B
~ez ~ey
A ~v
O ~exD i x x
Figure 1 – Cadre horizontal
1. La position de la barre est repérée par son abscisse DA = x. Exprimer en fonction des données de l’énoncé,
le flux Φ du champ magnétique à travers le cadre ABCD.
2. Montrer que, dans la barre, les porteurs de charge sont soumis à l’action d’un champ électromoteur E ~ m.
Donner l’expression vectorielle de ce champ Em . ~
3. Prendre en compte l’orientation indiquée sur la figure 1 et préciser le signe du courant i induit dans le
circuit ABCD.
4. Exprimer, en fonction de R, v, B0 et ℓ, l’intensité du courant induit.
5. Ce courant induit s’accompagne de forces dites de Laplace appliquées à toutes les portions du circuit.
Recopier le schéma de la figure 1 en précisant la direction et le sens de la résultante F~ des forces appliquées à
la barre AB.
6. À l’instant initial t = 0, la barre est lancée avec une vitesse initiale ~v0 = v0~ex avec v0 > 0. Déterminer
l’expression de la vitesse ~v en fonction du temps.
7. Tracer l’allure de la courbe représentative de v(t).
8. Une modification de la valeur de la résistance R peut-elle avoir une influence sur le mouvement de la barre ?
Justifier.
B. Cadre incliné
Le cadre plan ABCD est maintenant incliné d’un angle α par rapport au plan horizontal. Voir la figure 2, AB
et DC restent alignés sur ~ey . La barre effectue toujours un mouvement de translation sans frottement sur les
rails.
À l’instant initial t = 0, la barre est abandonnée sans vitesse initiale. Soit ~v ′ = v ′~e′x sa vitesse à la date t.
9. La position de la barre est repérée par son abscisse AD = x′ . Exprimer, en fonction des données de l’énoncé,
le flux Φ′ du champ magnétique à travers le cadre ABCD.
10. Exprimer, en fonction de R, v ′ , B0 , ℓ et α, l’intensité du courant induit i′ .
11. Sur un schéma, faire l’inventaire, à t > 0, des forces qui s’exercent sur la barre. Donner l’expression
vectorielle de la résultante F~ ′ des forces qui s’exercent sur la barre AB.
12. Établir l’équation différentielle liant la vitesse algébrique v ′ au temps t.
13. En déduire l’expression de v ′ (t).
14. Tracer l’allure de la courbe représentative de la fonction v ′ (t).
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~0
B
~ez′ ~ey C
O
~ex′ D B
i′ A
~ez ~ey
α x′ v~′
~ex x x′
Figure 2 – Cadre incliné
Problème no 2 – Table à induction CCP PC 2005
Le chauffage du fond métallique (plaque circulaire) des récipients de cuisson peut être directement réalisé au
moyen de courants de Foucault induits par un champ magnétique variable. Logé dans une table en céramique,
un bobinage (inducteur) alimenté en courant sinusoı̈dal génère ce champ. Le transfert d’énergie électrique s’ef-
fectue par induction mutuelle entre ce bobinage et la plaque circulaire assimilable à une spire unique fermée sur
elle-même. Dans le domaine de la cuisson, il s’agit de créer une forte dissipation Joule dans le fond des réci-
pients tout en limitant au plus bas l’échauffement de l’inducteur. Pour atteindre cet objectif un choix s’impose
quant aux propriétés du métal à chauffer.
Avertissements
– Ce problème conduit à comparer le comportement d’un fond en acier amagnétique à celui d’un fond en
acier magnétique, cependant aucune connaissance des milieux magnétiques n’est nécessaire. Les comparaisons
seront abordées tout simplement en utilisant les valeurs des perméabilités magnétiques relatives µr données
ci-après, sachant que la perméabilité du vide µ0 = 4π10−7 H · m−1 doit être systématiquement remplacée par
la perméabilité magnétique absolue du métal µ = µr µ0 .
– On tiendra compte aussi du fait que la conductivité électrique γ des deux métaux considérés n’est pas la
même. Les données sont :
pour l’acier amagnétique : µr = 1 et γ = 106 S · m−1
pour l’acier magnétique : µr = 350 et γ = 5 × 106 S · m−1 .
– La permittivité du vide sera prise égale à ε0 = 8, 85 × 10−12 F · m−1 .
– L’expression donnée ci-après du laplacien vectoriel d’un vecteur ~j pourra être utilisée sans démonstration :
−−→ −→ −→
∆~j = grad [div ~j] − rot [rot ~j]
– On désignera par i le nombre complexe de module unité et d’argument π/2 et à toute grandeur harmonique
de pulsation ω : a(M, t) = a(M ) cos(ωt + Φ(M )) on associera le nombre complexe a(M, t) = A(M ) exp iωt où
A(M ) représente l’amplitude complexe A(M ) = a(M ) exp iΦ(M ).
A. Courants de Foucault - Effet de peau
Un inducteur alimenté par un courant i1 génère un champ magnétique B ~ sinusoı̈dal de fréquence compatible
avec l’approximation des régimes quasi-stationnaires. Ce champ est globalement orienté suivant l’axe Oz (voir
la figure 3) autour duquel il conserve une symétrie de révolution. il agit sur un disque métallique coaxial dont
la face en regard vers l’inducteur est centrée en O.
z Plaque circulaire
x
~
B Inducteur
i1
Figure 3 – Table à induction
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1. Exprimer la loi qui permet de prévoir globalement le sens de rotation des courants induits dans la plaque
circulaire. Préciser celui-ci. Quelle est la fréquence des courants induits ?
Pour modéliser ces courants, on recherche une solution conforme aux équations de Maxwell et compatible
avec l’hypothèse de charges mobiles entraı̂nées en rotation autour de l’axe Oz, avec la vitesse angulaire Ω(z), ~
uniforme dans chaque section droite de la plaque circulaire. Toute l’étude se fera en coordonnées cartésiennes
dans le référentiel Oxyz, l’axe Oy non représenté sur la figure 3 étant orienté normalement au plan du dessin
vers l’arrière.
2. Exprimer la vitesse linéaire ~v des charges électriques en un point M (x, y, z) du disque, sous forme d’un
produit vectoriel fonction du rayon vecteur OM ~ et du vecteur axial Ω(z)~ez représentant la vitesse de rotation,
orienté selon Oz.
3. En déduire les composantes jx et jy de la densité de courant ~j en fonction du nombre n de charges
élémentaires e mobiles par unité de volume, de la vitesse angulaire Ω(z) et des coordonnées du point M .
∂ 2 jx ∂ 2 jx ∂ 2 jy ∂ 2 jy
4. Calculer les dérivées partielles : 2
, 2
, 2
et .
∂x ∂y ∂x ∂y 2
5. Exprimer la loi d’Ohm locale pour un métal de conductivité γ.
6. Écrire les équations de Maxwell pour un métal de perméabilité absolue µ.
7. À partir de ces équations de Maxwell, retrouver l’équation locale de conservation de la charge.
8. Si les conditions initiales étaient telles qu’une densité volumique de charges ρ0 soit présente à l’instant
t = 0, montrer qu’elle disparaı̂trait en un temps très court. Évaluer ce temps et conclure qu’en régime établi, le
conducteur reste globalement neutre en tout point de son volume. Donner l’expression simplifiée de l’équation
de Maxwell-Gauss.
9. Montrer que, lorsque la fréquence imposée est égale à 25 kHz, les courants de déplacement sont tout à
fait négligeables devant les courants de conduction. Dans ce cas, donner l’expression simplifiée de l’équation de
Maxwell-Ampère.
10. Réécrire les équations de Maxwell ainsi obtenues, en utilisant la notation complexe pour les dérivations
en fonction du temps. En déduire une relation exprimant la proportionnalité entre la densité de courant ~j et
son laplacien ∆~j.
11. On recherche pour les composantes jx et jy de la densité volumique de courant, des expressions complexes
qui puissent s’écrire : J x (z) exp iωt et J y (z) exp iωt. Montrer alors, en utilisant les résultats obtenus à la question
4, que ces expressions sont régies par des équations différentielles de la forme :
d2 J x d2 J y
= f (J x ) [1] = f (J y ) [2]
dz 2 dz 2
12. Résoudre ces équations et écrire l’expression générale des amplitudes complexes J x et J y en faisant
apparaı̂tre, dans chaque cas, les deux constantes d’intégration.
13. Introduire une grandeur δ homogène à une longueur et caractéristique de l’atténuation suivant l’axe Oz.
Quel nom donne-t-on habituellement à cette grandeur ? Montrer qu’elle peut s’écrire :
503, 3
δ≃√
γµr f
14. L’inducteur est alimenté par un générateur délivrant une fréquence de 25 kHz. La plaque a une épaisseur
égale à 1 cm. Calculer la profondeur de pénétration des courants dans les deux cas, acier amagnétique puis acier
magnétique.
15. Justifier que, malgré la petitesse de son épaisseur, l’on puisse considérer la plaque comme illimitée en z.
Simplifier alors les expressions de J x et J y .
16. Donner en notation réelle l’expression de la norme du vecteur densité de courant ~j(z). On désignera par
J0 son amplitude en z = 0.
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B. Transfert d’énergie par mutuelle induction
L’inducteur, dont le rayon extérieur mesure 10 cm, comporte 20 spires. Pour des raisons techniques, elles sont
généralement enroulée en spirale. Cependant, on considérera ici qu’il est équivalent à un bobinage ordinaire,
chaque spire ayant un rayon moyen égal à r = 5 cm. Le fil électrique dont le rayon mesure 2 mm est réalisé avec
du cuivre multibrins (fils de Litz) de manière à rendre négligeable l’influence de l’effet de peau. On considérera
que la section de cuivre est égale à la moitié de la section du fil.
17. Calculer la résistance R1 de l’inducteur sachant que le fil de cuivre utilisé a une conductivité égale à
γ1 = 55, 5 × 106 S · m−1 .
18. L’inducteur, alimenté loin de la plaque, sous une tension efficace de 24 V, à la fréquence de 25 kHz, est
traversé par un courant de valeur efficace égale à 5, 1 A. Exprimer littéralement son auto-inductance L1 puis en
donner la valeur numérique.
La plaque de résistance R2 et L2 , a un rayon égal à 10 cm et une épaisseur égale à 1 cm. Elle peut être assimilée
à une spire unique refermée sur elle-même ayant pour rayon la moitié de la valeur précédente soit r = 5 cm et
une section de conduction circulaire d’aire S égale à la section de passage des courants induits dans l’épaisseur
de peau du disque soit S = 2rδ. L’auto-inductance de la spire est évaluée à L2 = 0, 24 × 10−6 H.
19. Calculer la résistance R2 de la plaque réalisée en acier magnétique.
20. Montrer que pour la fréquence utilisée (25 kHz), l’on peut négliger R22 devant (L2 ω)2 avec une erreur
inférieure à 5%.
21. L’inducteur est alimenté sous une tension v1 (t). Sachant que l’ensemble inducteur-plaque se comporte
comme deux circuits couplés par mutuelle inductance M , écrire sans approximation les équations temporelles
de couplage entre le courant i1 (t) circulant dans l’inducteur et le courant i2 (t) parcourant la plaque, voir la
figure 4.
i2
(R2 , L2 ) Induit
M
b
v1 i1
Inducteur
(R1 , L1 )
b
Figure 4 – Modèle électrocinétique
22. En déduire l’expression littérale du rapport des amplitudes complexes I 2 /I 1 .
23. En déduire aussi l’expression littérale de l’impédance d’entrée complexe Z e = V 1 /I 1 du système.
24. Simplifier les expressions obtenues dans les deux questions précédentes puis effectuer le calcul numérique
de leur module, sachant que l’inductance mutuelle est estimée à M = 2 × 10−6 H.
C. Influence de la nature du matériau formant la plaque
25. Pour des raisons de sécurité, on se fixe comme objectif de limiter les pertes par effet Joule dans l’inducteur
à 50 W. Quelle est alors la valeur efficace du courant maximal admissible dans l’inducteur ? En déduire la valeur
efficace maximale de la tension d’alimentation, l’intensité du courant dans la plaque et la puissance de chauffe
développée dans celle-ci.
26. Lorsqu’on reprend les mêmes calculs, précisés avec les données de l’acier amagnétique, on trouve que
R2 ≃ 10−3 Ω, I2 /I1 ≃ 16, 5 et Ze ≃ 0, 56 Ω, les impédances ayant baissé à cause de l’épaisseur de peau plus
grande. Reprendre la question précédente et montrer qu’utiliser l’acier amagnétique revient à diminuer nettement
la puissance de chauffe de la plaque, malgré une très nette augmentation du courant dans celle-ci.
27. La tension d’alimentation est réglée sur 110 V, valeur efficace proche du maximum toléré, en vue de
recevoir une plaque en acier magnétique. Dans le cas où un utilisateur déposerait sur la table un récipient an
acier amagnétique, montrer qu’il existe un risque d’échauffement excessif de l’inducteur. Proposer une solution
pour éviter tout accident de ce type.
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Problème no 1 – Induction et freinage CCP National Deug 2005
A. Cadre horizontal
1. On a : Φ = B0 ℓx .
2. Les porteurs de charges se déplacent à la vitesse ~v , ils subissent la force de Lorentz d’expression f~ = q~v ∧ B
~ 0.
On peut dire que tout se passe comme s’il subissait une force due à un champ électromoteur : E ~ m = ~v ∧ B~0 .
~ m = −ẋB0~ey .
On trouve : E
3. Le champ électromoteur déterminé précédemment est dirigé de B vers A, on peut donc conclure que le
signe de l’intensité sera négatif : i < 0 .
4. Seule la partie AB du circuit est mobile, elle seule contribue à la force électromotrice d’induction. On a
RB
~ m · d~l = −ẋB0 y=ℓ dy = −ẋB0 ℓ. Avec ẋ = v et comme on a sur le schéma électrique :
R
donc e = eAB = A E y=0
eAB = Ri, on en déduit que : i = − vBR0 ℓ .
5. Le champ magnétique étant uniforme, la force de Laplace s’exprime facilement : F~AB = iAB
~ ∧B
~ 0 . On
2 2
vB ℓ
trouve alors : F~AB = − R0 ~ex . Cette force est de sens opposée à la vitesse et de plus, elle est proportionnelle
à v. C’est une force de freinage de type fluide.
6. Les forces appliquées à la barre sont : le poids m~g = −mg~ez , une réaction normale N ~ = N~ez puisqu’il
n’y a pas de frottement de glissement de la barre sur les rails et la force F~AB . En projetant sur l’axe Ox, on
dv B02 ℓ2
obtient l’équation différentielle : dt + mR v = 0 . Cette équation possède comme solution, en tenant compte
des conditions initiales : v = v0 exp − τt avec τ = mR
B02 ℓ2
.
7. La l’allure de la courbe de la vitesse en fonction du temps est donnée sur la figure 1.
v
v0 b
0 τ t
Figure 1 – Cadre horizontal - Évolution de la vitesse
8. Une modification de la valeur de la résistance R va modifier la constante de temps. Plus R est grande, plus
la décroissance de la vitesse est lente, le freinage est moins important.
B. Cadre incliné
~ 0 · x′ ℓ~e′ . Or, on a ~ez · ~e′ = cos α. On en déduit que :
9. À cause de l’inclinaison du cadre, on a Φ′ = B z z
′ ′
Φ = B0 ℓx cos α .
′
ℓ cos α
10. Le raisonnement est identique à celui que nous avons conduit dans la partie précédente : i′ = − v B0R .
11. Les forces qui s’exercent sur la barre sont : le poids −mg~ez , une composante normale de contact avec les
rails dont l’orientation a changé du fait de l’inclinaison du cadre N~e′z et la force de Laplace F~ ′ = i′ ℓ~ey ∧ B0~ez .
Comme on peut le constater sur l’expression précédente, l’orientation de cette force est inchangée, elle est
toujours portée par −~ex . La projection du vecteur ~ex donne : ~ex = cos α~e′x + sin α~e′z , on peut donc exprimer la
force F~ ′ dans la base (~e′x , ~e′z ) : F~ ′ = i′ ℓB0 cos α~e′x + i′ ℓB0 sin α~e′z .
P ~
12. En écrivant la relation de la dynamique m d~ v
dt = i Fi et en la projetant dans la base précédente, on trouve
B02 ℓ2 cos α sin α
que : N = mg cos α + v ′ R et surtout l’équation différentielle demandée qui se met sous la forme :
′ ′
dv v
dt + τ′ = g sin α avec τ ′ = B 2 ℓmR
2 cos2 α .
0
13. La solution, en tenant compte de la condition initiale, est : v = gτ ′ sin α(1 − exp − τt′ ) . Elle présente une
mg sin αR
vitesse limite vlim = B02 ℓ2 cos2 α
.
v
vlim b
0 τ′ t
Figure 2 – Cadre incliné - Évolution de la vitesse
14. L’allure de la courbe représentative de la fonction v ′ (t) est donnée à la figure 2. Lorsque la vitesse limite
est atteinte, la force de Laplace compense les effets du poids, on atteint un régime permanent.
Problème no 2 – Table à induction CCP PC 2005
A. Courants de Foucault - Effet de peau
1. La loi de Lenz permet de prévoir le sens des courants induits. Ce sens est tel que les courants s’opposent
à la cause qui lui donne naissance. Par conséquent, ils vont avoir tendance à s’opposer au champ magnétique
créé par le bobinage qui est orienté vers le haut. Par conséquent, le sens des courants induits sera contraire au
sens du courant i1 circulant dans la bobine. La fréquence des courants sera la même que celle du courant i1 .
~ ∧ OM
2. La loi des vitesses des points d’un solide permet d’écrire : ~v = Ω ~ .
3. On a, par définition de la densité volumique de courant : ~j = ne~v . Ceci nous permet d’écrire que :
jx = −neΩ(z)y et jy = neΩ(z)x .
∂ 2 jx ∂ 2 jx ∂ 2 jy ∂ 2 jy
4. Le calcul des dérivées donne : ∂x2 = 0, ∂y 2 = 0, ∂x2 = 0 et ∂y 2 =0.
~ .
5. La loi d’Ohm est : ~j = γ E
~ = ρ −→ ~ ~ ~ = 0 et −→~ ~
6. On a : div E ε0 , rot E = − ∂∂tB , div B rot B = µ(~j + ε0 ∂∂tE ) .
−→ ~ ~
7. Prenons la divergence de l’équation de Maxwell-Ampère : div rot B = 0. On a donc : div ~j +ε0 d(div
dt
E)
= 0.
∂ρ γ
En utilisant l’équation de Maxwell-Gauss, on trouve : ∂t + ε0 ρ =0.
ε0
8. La solution de l’équation différentielle précédente est alors : ρ = ρ0 exp − τt avec τ = γ . L’ordre de grandeur
−17
du temps caractéristique est : τ ≃ 10s. Ce temps est extrêmement bref, on pourra considérer que ∀t, ρ = 0 .
L’équation de Maxwell-Gauss est alors : div E~ = 0 et pour la densité de courant div ~j = 0.
~
9. Le courant de déplacement correspond au terme ~jD = ε0 ∂ E . Le module de ce courant est jD = ε0 2πf E.
∂t
Les courants eux ont un module j = γE. On a donc : jjD = εγ0 2πf = 2πf τ ≃ 10−12 . On a donc bien : jD ≪ j .
−→ ~ ~ .
L’équation de Maxwell-Ampère devient : rot B = µγ E
10. On a div E ~ = 0, div B~ = 0, − →~
rot E ~ et −
= −iω B
→~
rot B ~ Nous avons déjà écrit que div ~j = 0, donc
= µγ E.
−→ −→ −→ −→ ~ On trouve finalement que : ∆~j = iωγµ~j .
∆~j = −rot [rot ~j] = −γ rot [rot E].
∂ 2 jx ∂ 2 jx ∂ 2 jx
11. On a ∆jx = ∂x2 + ∂y 2 + ∂z 2 = iωγµjx . Compte tenu du calcul des dérivées effectuées avant, on a
2
∂ jx
∂z 2 = iωγµjx et la même équation pour jy . Cela correspond bien aux équations proposées par l’énoncé.
p ωγµ
12. L’équation caractéristique est r2 = iωµγ. Elle possède comme solutions : r1,2 = ± 2 (1 + i) . Les
solutions sont donc J x = αx exp r1 z + βx exp r2 z et J y = αy exp r1 z + βy exp r2 z.
13. L’épaisseur de peau δ correspond à la valeur absolue de la partie réelle des racines de l’équation caracté-
q
2
ristique. Elle fait apparaı̂tre une exponentielle réelle qui sera la cause de l’atténuation. On trouve : δ = ωγµ .
q q
Avec ω = 2πf et µ = µr µ0 , on trouve δ = πµ1 0 γµ1r f . L’application numérique conduit à δ ≃ √503,3 γµ f
.
r
14. On trouve pour l’acier amagnétique δ = 3, 2 × 10−3 m et pour l’acier magnétique δ = 7, 6 × 10−5 m .
15. L’épaisseur est de e = 1 cm. On peut observer que e > δ dans chaque cas. Ainsi, les exponentielles réelles
vont suffisamment s’atténuer sur l’épaisseur pour pouvoir considérer que les densités de courant sont nulles
nettement avant d’atteindre les limites du matériau. Dans ces conditions, seule la forme des ondes progressives
dans le sens z croissant possède un sens physique. On aura donc : J x,y = αx,y exp − δz exp [i (ωt − kz)] .
16. La forme réelle de le norme de la densité volumique de courant est : j = J0 exp − δz | cos(ωt − kz)| .
B. Transfert d’énergie par mutuelle induction
17. La section du conducteur est 12 πr12 avec r1 = 2 mm. La longueur totale du fil est 20 × 2πr. La résistance
1 80r
est donc : R1 = γ1 r12 = 18 × 10−3 Ω .
24
p
18. L’impédance de l’inducteur est Z1 = 5,1 = 4, 7 Ω. Son expression complète est : Z1 = R12 + L21 ω 2 .
Compte tenu de calcul effectué précédemment, on peut largement écrire que Z1 ≃ L1 ω et par conséquent :
Z1
L1 = 2πf = 3 × 10−5 H .
1 2πr
19. La résistance de la plaque est : R2 = γ 2rδ = 8, 3 × 10−3 Ω .
(R2 )2
20. On trouve : (L2 ω)2 = 0, 048 . Cette valeur est bien inférieure à 5%.
21. Il faut tout d’abord observer que les courants i1 et i2 sont orientés en sens contraire. Cela signifie que les
champs magnétiques vont avoir tendance à se contrer lorsque les deux intensités seront positives. En terme de
flux, on aura pour le flux total à travers le circuit 1 : Φ1 = L1 i1 − M i2 et pour le circuit 2 : Φ2 = L2 i2 − M i1 .
En utilisant la loi d’Ohm généralisée, à savoir u = Ri − e et e = − dΦ
dt , on trouve les équations suivantes (ne pas
di1 di2 di2 di1
oublier que la spire 2 est en court-circuit , v2 = 0) : v 1 = R1 i1 + L1 dt −M dt et R2 i2 + L2 dt =M dt .
I2 jMω
22. On a aussitôt : I1 = R2 +jL2 ω en remplaçant les dérivations par jω.
(jMω)2
23. De la même façon, l’impédance d’entrée complexe est : Z e = R1 + jL1 ω − R2 +jL2 ω .
I2 M M2
24. En tenant compte du fait que R2 ≪ L2 ω et R1 ≪ L1 ω, on arrive à I1 = L2 = 8, 3 et à Z e = j(L1 − L2 )ω .
On trouve numériquement : Ze = 2, 1 Ω.
C. Influence de la nature du matériau formant la plaque
25. Par définition de la puissance dissipée, on a P1 = R1 I12 = 50 W. Ceci nous permet de trouver : I1 = 53 A .
M
On a donc : V1 = Ze I1 = 111 V . Compte tenu de la relation qui existe entre I1 et I2 , on obtient : I2 = L2 I1 =
440 A. La puissance de chauffe disponible sur la plaque de cuisson est donc : P2 = R2 I22 = 1600 W .
26. On a toujours I1 = 53 A mais maintenant I2 = 875 A. Le courant induit augmente très fortement mais la
puissance de chauffe disponible diminue car R2 a diminué : P2 = R2 I22 = 760 W .
27. En utilisant l’impédance d’entrée fournie par l’énoncé dans le cas d’un corps amagnétique, on trouve
V1
I1 = Z e
= 196 A. La puissance Joule dissipée dans l’inducteur est alors : P1 = R1 I12 = 690 W . Elle est très
élevée. Il est indispensable d’installer un limiteur de courant sur l’alimentation de l’inducteur pour prévenir ce
type d’accident.