Évaluation du patrimoine routier au Gabon
Évaluation du patrimoine routier au Gabon
REPUBLIQUE GABONAISE
2.1 Généralités 2
2.2 Politique, planification et coordination des transports 5
4. LE PROGRAMME
5. EXECUTION DU PROGRAMME
7. AVANTAGES DU PROGRAMME
8. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
8.1 Conclusions 39
8.2 Recommandations 40
Le présent rapport a été rédigé par Messieurs M. AMARA, Ingénieur civil, OINF.1 (poste 2497), Chef de mission, M. LEKE, Economiste
des transports, OINF.1 (poste 2647), L. JOOTTUN, Environnementaliste, OINF.1 (poste 2256), J. MURARA, Socio économiste, OHSD.1
(poste 3207), et J.F EDJODJOM’ONDO, Ingénieur des transports, GAFO, à la suite de la mission d’évaluation qu'ils ont effectuée au Gabon
du 26 mars au 13 avril 2007. Toute information relative à ce rapport pourra leur être demandée ou s’adresser à Mr. A. KIES, Chef de
Division OINF.1 (poste 2282) ou Mr. G. MBESHERUBUSA, Directeur , OINF ( poste 2034)
i
Les renseignements ci-dessous ont pour but de fournir quelques indications générales à tous
fournisseurs, entrepreneurs, consultants et autres personnes intéressées par la fourniture des
biens, travaux et services au titre des projets approuvés par les Conseils d'administration du
Groupe de la Banque. De plus amples renseignements peuvent être obtenus auprès de l'organe
d'exécution de l'emprunteur.
B ETUDES
B.1 Etudes Libreville-PK 15
B.2 Etudes Mouila- Ndendé-Doussala/Ndendé-Tchibanga
B.3 Renforcement de la voie express-de Libreville
C. APPUI INSTITITIONNEL
C.1 Organisation de l'entretien routier
C.2 Acquisition et réhabilitation de stations de comptage
C.3 Acquisition de stations de pesage
C.4 Formation du personnel du MTPEC
C.5 Aménagement et équipement salle Archivage + bibliothèque
C.6 Réhabilitation et Equipement de l’École des Techniciens des Travaux Publics de Fougamou
C.7 Acquisition Matériel bureautique et informatique
ii
D. GESTION
D.1 Assistance technique
D.2 Audit technique et financier
9. DATE D'APPROBATION
DU PRET : Septembre 2007
- Appel d'offres international pour les travaux routiers et les travaux connexes ;
- Consultation nationale pour les petits équipements (matériel bureautique, et
informatique) ;
- Appel d’offres international pour l’acquisition des compteurs routiers et des pèses
essieux ;
- Consultation sur la base de liste restreinte de bureaux de consultants, pour les prestations
de service de contrôle et de surveillance des travaux ;
- Consultation sur la base de liste restreinte de consultants pour les études, les prestations
de formation, l’assistance technique et pour l'audit du projet ;
EQUIVALENCES MONETAIRES
(Avril 2007)
1 UC= 743,816 FCFA
1 UC =1,15487 EURO
EXERCICE BUDGETAIRE
1er janvier - 31 Décembre
POIDS ET MESURES
1 kilogramme (kg) = 2,205 lbs
1 mètre (m) = 3,29 feet (ft)
1 kilomètre (km) = 0,621 mile
1 kilomètre carré (km2) = 0,3861 sq mile
1 hectare (ha) = 2,471 acres
SIGLES ET ABREVIATIONS
Finalité Impacts Bénéficiaires Indicateurs d’impact Progrès attendu et échéancier a long Enoncés d’hypothèses
terme
1 Poursuite de la mise en
Renforcement de l’intégration régionale ; 1 Echanges avec les pays de la 1- Tous les intervenants 1- Taux d’échanges œuvre du PARR
réduction de l’enclavement intérieur et CEEAC augmentés dans le système régional 1- Echanges entre les pays de la CEEAC
réduction de la pauvreté par l’amélioration des transports 2- Pourcentage de route revêtues augmenteront de 30% à horizon 2015 2 Poursuite du financement
des conditions de vie des populations. 2 Dessertes intérieures par les 2- La population du en bon état du PARR par les bailleurs
Routes revêtues améliorées Gabon 2- le pourcentage du réseau revêtue en bonne de Fonds
Sources : Statistiques CEEAC- état passe de 11% du réseau total en 2006 à
MTPEC 30% en 2012
Méthode : Enquêtes et études
But du projet Effets Bénéficiaires Indicateurs d’effets Progrès attendu et échéancier a moyen Enoncés d’hypothèses
terme
1 Réduction des coûts d’exploitation des 1. CEV réduits sur les routes 1 Provinces concernées :
véhicules et amélioration de la sécurité du entre Fougamou-Mouila, La la NGOUNIE et 1.-CEV 1- Diminution du CEV de 35% en 2010 par
transport routier leyou lastoursville, et Ndendé- l’OGOOUE LOLO rapport à 2006 1 Ressources au profit de
Lébamba 2.-Temps de parcours 2- Réduction à partir de 2010, du temps de l’entretien routier garanties
2- Les transporteurs transport de 4h à 2h en Fougamou-Mouila, et suffisantes
2 Amélioration de l’accès aux 2. Temps de transport réduit de 3 h 30 à 2h entre LaLeyou-Lastoursville Atténuation
infrastructures socio-économique et de et sécurité routière sur les 3- Les agriculteurs de la et ; de 2h à 1 h entre Ndendé-Lebamba Mise en place du Fonds
santé tout au long des routes du routes du programme, zone d’influence du d’entretien routier de
programme, et dans les provinces de la renforcée. projet 3.-Efficacité de l’entretien 3 Protection du réseau routier renforcée et deuxième génération et
NGOUNIE et de l’OGOOUE LOLO 4- les femmes actives efficacité de l’entretien routier accrue bonne politique de
3. Entretien des routes dans le secteur de l’ maintenance du réseau
amélioré et protection contre agriculture vivrière et de 4.-Taux d’accessibilité aux 4 Accès de la population aux infrastructures routier
les surcharges des poids l’artisanat infrastructures socio-éducatives et socio-éducatives et de santé, accru de 30%
lourds, renforcée ; entretien des centres de santé
routier plus pertinent et 5- Les commerçants et
efficace voyageurs utilitaires des 5.- Taux d’absentéisme des 5. Taux d’absentéisme des enseignants passe
axes à aménager enseignants à 30% en 2007 à 20% en 2010
4 Accès des populations aux 6.-Taux d’absentéisme des 6. Taux d’absentéisme des personnels
infrastructures de base et personnels soignants soignant qualifié passe à 35% en 2007 à
amélioration de la 20% en 2010
commercialisation
Sources : Statistiques et rapports
des différents ministères
Méthodes : Enquêtes
vi
Activités / intrants Extrants Bénéficiaires Indicateurs d’extrants Progrès attendu et échéancier a à court Enoncés d’hypothèses
. terme 1 Paiement à temps de la
Aménagement des routes Fougamou- 1. Routes revêtues entre contrepartie
Mouila, La leyou Lastoursville et Ndendé Fougamou-Moula, La 1- linéaire de route et d’ouvrages 1- 245 km de route en béton bitumineux
Lebamba Leleyou-Lastoursville et Zones d’influence des d’art réalisés réalisés ; 3 OA réhabilités ( 11ml,46ml,, 92 Atténuation
Ndendé-Lebamba et Ouvrages axes du PR1 ml) et 6 OA reconstruits ( « de 2à ml, un de Contre partie à loger dans
Aménagement et réhabilitations des d’art réhabilités et construits Les demandeurs 40 ml et 60ml) un compte spécial
infrastructures socioéducatives de santé et d’emplois au niveau de 2.-Nombre de km de routes 2- 272 km de routes étudiés. APD et DAO (condition de premier
de petits commerces de proximité 3 -Infrastructures socio- la zone du projet étudiés et dossiers techniques correspondants produits décaissement)
économiques et de santé Les commerçants produits
Etudes des liaisons routières - Libreville- réhabilitées (hôtels, restaurations, 3.-Nombre de personnel formé 3 - 198 agents du MTPEC formés
PK 15, Mouila-Ndendé-Doussala/Ndende-- services et commerces 4.-Nombre d’infrastructures 4 - infrastructures socio économiques
Tchibanga et la voie express de Libreville 4- Etudes techniques des multiples) de la zone de socio-économiques aménagées réhabilitées
tronçons du PARR réalisées programme 4.1 8 hangars de vente des produits
Appui institutionnel au MTPEC Les secteurs de la santé agricoles construits
Assistance technique et gestion de 5-Capacité institutionnelle du et de l’éducation 4.2 – 29 écoles réhabilitées
programme MTPEC renforcée. Les populations 4.3- 5 forages réalisés et clôtures de 25
riveraines, notamment écoles réalisées
Les agriculteurs et les
Ressources par catégories des dépenses du femmes rurales 4.4. - 28 dispensaires y pose de panneaux
PR1 solaires, réhabilités
En millions UC 4.5 - deux centres féminins à Fougamou et à
A - Travaux 138,33 59,26 197,59 Mouila réhabilités
5 Nombre de km de pistes 5 - 50 km de pistes de désenclavement des
B - Biens 2,73 0,30 3,03
aménagées. Exploitations agricoles aménagées
C - Services
11,56 1,29 12,85
de consultants
6- Nombre de matériel agricole 6 - Matériel agricole fourni au profit de 80
Coût de base
152,62 60,85 213,47 fourni associations de femmes rurales ( 1000
-Imprévus
15,26 6,09 21,35
brouettes, 2 presses à canne, 20 moulins à
physiques manioc)
-Hausse des 7. Nombre de personnes 7- 35000 personnes sensibilisées sur
8,39 3,35 11,74
prix
Total sensibilisées l’hygiène du milieu, la prévention SIDA
23,65 9,44 33,09
imprévus Sources : MTPEC, UEGP, FER
Total HTT :
176,27 70,29 246,56
Méthodes : Rapports trimestriels
d’activités de l’Agence
d’exécution -Rapports de
réception des travaux. Rapports
de supervision de la Banque.
Revue à mi-parcours. Rapports
d’audits technique et financiers
Méthode : rapports
vii
RÉSUMÉ ANALYTIQUE
1 Historique du programme
1.2 C’est dans le cadre de cette stratégie opérationnelle que le Gouvernement a sollicité la
participation de la Banque au financement des travaux routiers d’environ 512 km. Toutefois,
compte tenu de l’envergure des travaux et du fait que certaines routes n’ont pas encore fait
l’objet d’études, il a été convenu que l’intervention de la Banque se fera en deux phases. Le
présent programme concerne la première phase, intitulé « Programme routier phase 1 (PR1) »
et consiste en la réalisation des travaux sur trois routes ainsi que des études routières qui
prépareront la deuxième phase de ce programme. Il s’agit des tronçons : Fougamou-Mouila,
La Leyou- Lastoursville et Ndendé-Lébamba. Cette phase prend également en compte les
aménagements connexes et une partie des besoins en appui institutionnel au Ministère des
Travaux Publics, de l’Equipement et de la Construction.
1.3 Le PR1 est en phase avec à la fois la stratégie d’intervention de la Banque au Gabon et
les priorités du Gouvernement définies dans son Document de stratégie de croissance et de
réduction de la pauvreté (DSCRP) 2006-2008 adopté en avril 2006, et dont le deuxième pilier
est l’amélioration des infrastructures de transport incluant les axes d’intégration régionale au
sein de la CEMAC. Le tronçon Fougamou-Mouila-Ndendé-Doussala (frontière du Congo
Brazzaville) fait partie de ces axes et représente un maillon important du corridor routier
Ndjaména-Yaoundé-Brazzaville retenu parmi les projets prioritaires du NEPAD. De plus, le
programme s’intègre dans le pilier II du DSPAR 2006-2010 de la Banque.
2 Objet du prêt
3 Objectifs du programme
Tchibanga sur 231 km, et de la voie express de Libreville sur 31 km ; iii) les actions de
sensibilisation à la protection de l’environnement, la préservation contre le SIDA/ MST ; et iv)
les travaux connexes à savoir : des infrastructures socio-éducatives, de santé. En plus, le
programme apportera au MTPEC un appui institutionnel pour renforcer son efficacité.
5 Coût du programme
Le coût estimatif du programme hors indemnisation et hors toutes taxes, s'élève à 246,56
millions d’UC y compris les imprévus physiques et les aléas financiers Ce montant se répartit
en 176,26 millions d’UC en devises et 70,29 millions d’UC en monnaie locale.
6 Sources de financement
Le PR1 sera financé par la BAD et le Gouvernement. Le prêt BAD d’un montant de 221,90
millions d’UC représentant 90% du coût HTT, servira à financer la totalité du coût en
devises et 64,92% du coût en monnaie locale. La contribution du Gouvernement sera de
24,66 millions d’UC.
7 Exécution du programme
8 Conclusions et recommandations
8.1.1 La réalisation de ce programme constitue une phase essentielle dans la mise en place
progressive d’un réseau routier structurant dont le Gabon veut se doter dans le cadre du PARR.
Le programme a été conçu en concertation avec les bailleurs de fonds intervenant dans le sous-
secteur routier. En contribuant au désenclavement de l’ensemble des provinces du pays, le présent
programme renforce l’unité du pays et améliore les conditions de vie des populations rurales en
permettant l’approvisionnement régulier de la zone du programme en intrants agricoles et en
produits manufacturés.
programme est assurée grâce a une meilleure protection du réseau routier par le renforcement des
contrôles des charges à l’essieu et par la mise en place du fonds routier de deuxième génération.
1.1 Le Gabon a connu une prospérité relative entre 1980 et 1995 grâce à l’exploitation de ses
ressources minières et énergétiques. Cette prospérité sur la base de laquelle le Gabon est classé
parmi les pays à revenu intermédiaire ne s’est pas traduite par une amélioration significative et
durable des conditions de vie de la population, notamment celle vivant en milieu rural. Au niveau
national, le nombre de gabonais très pauvres représente ainsi plus de 33% de la population totale
en 2006. L’une des causes majeures de cette pauvreté est l’enclavement sévère de nombreuses
localités et zones de production agricole ayant pour conséquence, une faible accessibilité aux
services sociaux de base (centres administratifs, écoles, centres de santé, marchés locaux) et
l’acheminement très difficile de la production agricole, des intrants, et des produits de première
nécessité.
1.2 Pour y remédier, le Gouvernement a lancé en 2002, un vaste programme dénommé
« Programme d’aménagement du réseau routier » (PARR) portant sur le revêtement ou la
réhabilitation de 2579 km de routes, y compris des routes à caractère régional vers le Cameroun
et le Congo Brazzaville. Compte tenu de son envergure, le PARR s’exécute en phases
successives en fonction des priorités. Une première partie a été exécutée entre 2002 et 2005 sur
un linéaire de 318,5 km, soit environ 19% du programme. La Banque a participé au financement
de cette partie avec l’Union Européenne, l’Agence Française de Développement et les Fonds
arabes. Une deuxième phase portant sur un linéaire de 2260 km a été lancée en 2005 pour une
durée d’exécution de 7 ans (2005-2012). La réalisation de ce linéaire devrait porter le réseau
revêtu à près de 30% du réseau total classé.
1.3 Dans le cadre de la réalisation de la phase du programme en cours (2005-2012), le
Gouvernement a soumis à la Banque une requête de financement. Compte tenu de l’envergure
des travaux et de la disponibilité des études, la Banque a proposé d’intervenir en deux phases
sur un linéaire de 512 km. Le présent programme intitulé PR1 constitue la première phase et
concerne trois tronçons. Il s’agit des tronçons : Fougamou-Mouila, La Leyou- Lastoursville et
Ndendé-Lébamba, d’une longueur totale de 245,6 km. Il prend également en compte les
aménagements connexes et un appui institutionnel. La deuxième phase (PR2), portera sur un
linéaire et sera envisagée en fonction de la disponibilité des études et les leçons tirées de
l’exécution du PR1.
1.4 Le PR1 cadre avec les priorités du Gouvernement définies dans son Document de
stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP) pour la période 2006-2008, adopté
en avril 2006, et dont le deuxième pilier est l’amélioration des infrastructures de transport
incluant les axes d’intégration régionale au sein de la CEMAC. Le tronçon Fougamou-Mouila-
Ndendé-Doussala (frontière du Congo Brazzaville) d’une longueur de 237 km, fait partie de ces
axes et représente un maillon important du corridor routier Ndjaména-Yaoundé-Brazzaville
retenu parmi les projets prioritaires du NEPAD. De plus, le programme est conforme au DSPAR
2006-2010 de la Banque pour le Gabon, notamment au pilier II qui met l’accent sur
l’amélioration des infrastructures routières.
1.5 Le présent rapport a été établi sur la base des études d’avant projet sommaires et d’avant
projet détaillées, réalisées par des bureaux d’étude qualifiés. Il tient également compte des
résultats des missions de préparation et d’évaluation qui se sont déroulées respectivement au
mois de novembre 2006 et avril 2007.
2
2.1 Généralités
2.1.1 Depuis son indépendance en 1960, et grâce à la prospérité relative qu’il a connue au cours
des années 90, le Gabon s’est progressivement doté d’un réseau d’infrastructures de transport qui
est assez modeste. Actuellement, ce réseau est constitué de : i) 9 170 km de routes réparties sur
l’ensemble du territoire national; ii) 658 km de ligne ferroviaire reliant le port d’Owendo à
Franceville (troisième ville du pays); iii) 1 port commercial et 1 port industriel à Owendo et à
Port Gentil ; iv) 28 aéroports dont 3 de rang international ; et v) quelques installations sommaires
pour le transport fluvial sur environ 600 km de voies intérieures navigables. Ce réseau, est
confronté aux principales contraintes majeures suivantes : i) le faible taux de revêtement du
réseau routier (11 % du linéaire total) ; ii) l’insuffisance des ressources financières affectées à
l’entretien et à la réhabilitation du réseau routier ; iii) la ligne ferroviaire « Transgabonais » qui
peine, depuis sa mise en service en 1989, à atteindre la vitesse de croisière sous le poids d’un
investissement initial trop lourd ; iv) les faiblesses institutionnelles ; et v) l’insuffisante de la
coordination des actions de facilitation du transport transfrontalier.
2.1.3 Ces dispositions devraient, à terme, imprimer une nouvelle dynamique aux différents
modes de transports (routier, ferroviaire, maritime, fluvial et aérien) dans la perspective d’une
reconversion de l’économie nationale. Ladite reconversion est axée sur la diversification des
sources de la croissance économique face à la baisse amorcée depuis 1998 de la production du
pétrole, jusque là, principal pilier de l’économie gabonaise.
Le Transport routier
2.1.4 Malgré l’état général peu satisfaisant du réseau, le transport routier demeure le principal
mode de transport des biens et des personnes au Gabon. En effet, la quasi totalité des produits
manufacturés, des marchandises générales, le tiers des grumes et 65 % des voyageurs sont
transportés par la route. Aussi, les principales localités du pays sont reliés entre elles par les axes
routiers structurants que sont : l’axe est-ouest (Franceville, - Ndjolé-Libreville long de 887 km),
l’axe nord-ouest (Bitam-Libreville long de 486 km) et l’axe nord-sud (Libreville- Mouila-
Tchibanga long de 876 km). Elle joue également un rôle central dans le système de transport
multimodal au départ ou à destination des principaux pôles économiques du pays.
3
Le transport ferroviaire
2.1.6 A cause des problèmes de gestion auxquels elle était confrontée depuis son lancement en
1989, l’exploitation de la ligne a été mise en concession en 2003 au profit d’opérateurs privés.
Cette concession participe à l’amélioration de la performance opérationnelle et financière du
transport ferroviaire, mais d’autres facteurs défavorables subsistent encore. Il s’agit en particulier
des difficultés d’accès par voies routières à plusieurs gares ferroviaires. Elles seront aplanies dans
le court terme si les routes prioritaires du PARR sont aménagées conformément au planning
d’exécution prévisionnel (2002-2012).
Le transport aérien
2.1.7 Le système aéroportuaire du Gabon, l’un des plus denses d’Afrique, est constitué de 28
aéroports publics dont trois sont de rang international (Libreville, Port Gentil et Franceville) et
d’une cinquantaine d’aérodromes privés utilisés par des sociétés privées d’exploitation forestière,
pétrolière et minière. Les aéroports internationaux sont dans un état de fonctionnement satisfaisant.
Confrontée pendant longtemps à une mauvaise gestion, l’exploitation de l’aéroport de Libreville a
été concédée depuis 1988 à une société privée. Cette concession a permis de réduire
progressivement les difficultés techniques et financières et d’assurer les services aéroportuaires
dans le respect des normes internationales. Pour la plupart des aéroports secondaires publics, la
qualité des infrastructures et équipements existants et celle des services aéroportuaires offerts sont
en baisse continue. L’ensemble des aéroports a enregistré en 2006 près de 700 000 passagers, 15
000 tonnes de frets et 23 000 mouvements d’avions commerciaux. La compagnie nationale Air
Gabon qui assurait 50% du trafic international et la quasi-totalité du trafic domestique a été liquidée
en février 2007. Une nouvelle compagnie aérienne : « Gabon Air Line » au capital essentiellement
privé a été créée et est opérationnelle depuis trois mois. De manière générale, les compagnies
privées nationales et internationales tentent de répondre en partie à la demande de transport aérien
de passagers en augmentation au cours des douze dernières années, avec un taux de croissance
moyen annuel de 12%.
2.1.8 Compte tenu du rôle important que joue le transport aérien dans la desserte de nombreux
centres socio-économiques difficiles d’accès, le Gouvernement s’est engagé dans l’entretien des
investissements initiaux par la mise en œuvre des travaux de réhabilitation des plateformes
aéroportuaires et l’amélioration des équipements. Plusieurs bailleurs de fonds ont manifesté leur
intérêt pour le financement de ces opérations.
Le transport Maritime
4
2.1.9 Le Gabon bénéficie d’un littoral de 840 km de longueur équipé de deux ports en eau
profonde, l’un à Libreville/Owendo et l’autre à Port Gentil. Ceux-ci constituent le principal support
pour les échanges extérieurs du Gabon. En effet, environ 90% de ces échanges sont acheminés par
voie maritime et transitent par les deux ports. Chacun d’eux a une vocation prédominante : le port
Libreville/Owendo sert principalement à l’évacuation du manganèse (46%), le bois de grumes et de
première transformation (25%) et accueille l’essentiel des importations du pays (29%), tandis que
celui de Port Gentil est essentiellement destiné à l’exportation de la production pétrolière gabonaise
(95% du trafic de marchandises). En 2006, le trafic maritime, tous produits confondus, était estimé
à 4 719 671 tonnes avec 697 mouvements de bateaux.
2.1.10 Les ports gabonais présentent des grandes difficultés opérationnelles en raison de la vétusté
des installations et des équipements. Cette situation contribue à renchérir les frais d’assurance pour
les navires et les coûts de transport par voie maritime des marchandises à destination ou en
provenance. Pour circonscrire les pertes de rendements et améliorer la performance opérationnelle
des deux ports, le Gouvernement a confié la gestion portuaire à un opérateur spécialisé, à compter
de mai 2004. L’operateur s’est engagé à moyen terme sur un programme d’investissement, pour le
port d’Owendo, de 75 milliards FCFA. Deux ans après le désengagement de l’Etat, la situation s’est
globalement stabilisée et une nette amélioration est attendue à l’horizon 2012.
Le transport fluvial
2.1.11 Le Gabon dispose d’une forte potentialité de transport fluvial qui pourrait se développer
autour des fleuves Ogooué, Fernand Vaz, Komo et Banio totalisant un linéaire de 3 300 km.
Actuellement, le transport fluvial s’effectue seulement sur quelques 600 km. Ce linéaire est exploité
principalement pour le transport du bois à destination de Port Gentil. Les installations y sont
sommaires et le seul opérateur organisé et structuré qui exploite les voies fluviales est la
Compagnie de navigation intérieure (CNI), alors que la demande locale n’est pas négligeable. En
raison des difficultés financières, la CNI est en voie de restructuration et un projet d’aménagement
des principales voies navigables est en cours de préparation afin de redynamiser le sous-secteur
fluvial.
2.1.12 A l’instar des autres membres de la CEMAC, le Gabon participe à la mise en place du Plan
Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale (PDCT-AC) adopté par les Chefs d’Etats
membres de la CEMAC et de la CEEAC. Le corridor Cameroun-Gabon-Congo qui est l’un des
corridors retenus, relie les capitales Yaoundé, Libreville et Brazzaville et constitue l’épine dorsale
du réseau prioritaire au Gabon. Ledit corridor a bénéficié de réhabilitations/aménagements
antérieurs qui ont concerné du coté du Cameroun : i) l’aménagement de la route Mbalmayo-
Ebolowa sur financement de la Banque ; ii) l'aménagement en route revêtue, du tronçon Ebolowa-
Ambam financés par l'AFD; iii) la construction de la route à partir d'Ambam jusqu'à Eking,
financée par la Banque, et iv) la construction sur financement de l’UE du pont sur le fleuve Ntem
pour relier les deux frontières. Du coté du Gabon, les aménagements ont porté sur les tronçons
Eboro-Bitam-Oyem-Mitzic, Mitzic-Lalara et ont été financés respectivement par l’AFD et l’UE.
L’AFD a poursuivi le financement des tronçons Lalara-Medoumane et Medomane-Djolé. Quant à
la Banque, elle a financé Njolé-Bifoun et Bifoun-Lanbarené. A partir de Lambaréné jusqu’à
Fougamou, les travaux sont en cours sur financement du Gouvernement Espagnol. L’axe
5
Fougamou-Doussala pris en compte dans le présent PR1 constitue le chaînon manquant sur le
territoire gabonais et a été retenu parmi les projets prioritaires du Plan d’Actions à Court Terme du
NEPAD. Les parties gabonaise et congolaise sont en concertation pour fédérer leurs efforts en
coordination avec la CEMAC en vue de prolonger l’aménagement de cet axe jusqu’à Dolisie au
Congo.
2.2.2 Mise en vigueur depuis 1998, la politique sectorielle a d’abord servi de base à l’élaboration
du Plan directeur intermodal des transports (PDIT) consacré surtout à la définition des priorités du
secteur et des actions subséquentes, puis à l’élaboration et au lancement du PARR qui constitue le
cadre de référence pour les interventions des bailleurs de fonds dans le sous-secteur routier. Le
présent PR1 s’inscrit dans ce cadre, à l’instar de toutes les interventions des autres bailleurs de
fonds que sont : l’Union européenne, l’Espagne, l’AFD, la Banque mondiale, la BID, la BADEA et
les autres Fonds arabes.
2.2.4 A ces Administrations centrales s’ajoute le Fonds d’entretien routier (FER 2) de deuxième
génération. Placé sous la double tutelle du Ministère des travaux publics, de l’équipement et de la
construction et du Ministère de l’économie, des finances, du budget et de la privatisation, le FER 2
intervient dans la mobilisation et la gestion des ressources éligibles au financement de l’entretien
routier. Dans l’ensemble, le système de coordination actuel ainsi présenté fonctionne assez bien.
3. LE SOUS-SECTEUR ROUTIER
3.1.1 Le réseau routier est constitué de 9170 km dont 1055 km de routes revêtues, soit environ
11% du réseau national, et 8115 km de routes non revêtues. Au point de vue administratif, il est
classé en trois catégories à savoir : i) les routes nationales, constituant la maille principale d'une
longueur de 3368 km dont 842 km sont revêtues ; ii) les routes provinciales longues de 1527 km
dont 70 km seulement sont revêtues, reliant les chefs lieux de département aux capitales de la
province ; et iii) les routes départementales, d'une longueur de 3008 km dont 143 km sont
revêtues, reliant les arrondissements au chef lieu de département. A ce réseau s’ajoute 1267 km
de routes rurales, en terre non classées desservant les campagnes, les plantations, les zones de
productions et les points de commercialisation.
3.1.2 Au point de vue technique, le réseau routier gabonais est réparti en sept catégories de
niveaux de service : les pistes, les pistes aménagées ou améliorées (plateforme de 5 m de largeur),
les routes ordinaires latéritées (plateforme de 6 m de largeur), les routes modernes étroites latéritées
(plateforme de 7 m de largeur), les routes modernes larges latéritées (plateforme de 9 m de
largeur), les routes ordinaires revêtues et les routes modernes revêtues (chaussée de 7 m de largeur
et de 2 x 1 m d’accotement).
3.1.3 Le réseau routier en terre représente 86% du linéaire total contre 11 % pour le réseau
bitumé et prés de 3% pour le réseau en cours d’aménagement. La densité du réseau est seulement
de 3,4 km pour 100 km². Elle est considérée comme faible comparée à d’autres pays de la région de
l’Afrique centrale : 4,5 km/100 km² pour le Cameroun et 10,3 km/ km² pour la Guinée Equatoriale.
La densité moyenne pour les pays de la CEMAC est de 1,8 km/km².
3.1.4 Le réseau routier gabonais est caractérisé par un état de dégradation qui touche une bonne
partie de son linéaire, entravant la mobilité des voyageurs et le transport des marchandises. La
proportion du trafic poids lourds et le non respect de la réglementation relative à la limitation des
charges à l’essieu sont considérés parmi les principales causes de dégradation du réseau. Ceci est
accentué par les conditions climatiques très défavorables avec des pluies abondantes étalées sur 9
mois par an. De plus, 80% des ouvrages de franchissement sont provisoires. Cette situation entraîne
de fréquentes interruptions de trafic sur le réseau et d’importants surcoûts d’exploitation des
véhicules. Près de 60% du réseau est en mauvais état contre seulement 20% que l’on peut
considérer comme en bon état.
7
prévoit à titre indicatif l’itinéraire à exploiter, mais les opérateurs préfèrent s’orienter vers les axes
offrant plus d’opportunités. Les tarifs appliqués reflètent en général la concurrence sur le marché.
Sur les axes fortement dégradés, les tarifs sont particulièrement élevés et peuvent atteindre cinq fois
les tarifs normaux pratiqués sur les routes en bon état.
3.4.1 Jusqu'en 2000, l’industrie routière était à l’état embryonnaire. En effet, la quasi totalité
des travaux d’entretien routier était réalisée en régie. A partir de 2001, la privatisation des travaux
routiers a favorisé l’émergence d’un grand nombre d'opérateurs économiques dans le secteur de
l'industrie de la construction routière. L’acquisition des travaux routiers par appels d'offres et
l’amélioration de la gestion des ressources du fonds routier ont permis la promotion du secteur
privé, notamment des PME. En effet, le nombre de petites entreprises soumissionnaires pour la
réalisation des travaux d’entretien des dépendances des routes est passé à titre d’illustration de
15 en 2003 à 76 petites entreprises en 2006.
3.4.2 Une dizaine de PME intervenant dans le domaine de l’entretien routier est confrontée à
l'insuffisance de personnels techniques compétents, au manque de moyens matériels et financiers.
L’accès aux crédits bancaires reste très aléatoire et l'offre de matériels de travaux publics en
location est nettement en deçà de la demande. L’expérience en cours des marchés pluriannuels
d'entretien routier pourrait constituer un début de solution à la consolidation et au renforcement
des PME locales. La récente mise en place du fonds d’entretien routier de deuxième génération par
le Gouvernement permettra de consolider cette tendance. Dans le cadre du programme global de
renforcement des capacités, l’UE vient de financer un appui au profit des PME qui bénéficieront
notamment des formations des personnels de gestion ( réponses aux appels d’offres, gestion de
chantier, gestion financière etc..) et de l’organisation des chantiers écoles. Cette action est soutenue
par le présent programme à travers le volet réhabilitation de l’école de formation des techniciens
des travaux publics de Fougamou (ETTPF) qui sera la principale structure d’accueil de ces activités
de formation. Pour le moment, la construction routière demeure encore tributaire de six grandes
entreprises étrangères pour les travaux neufs.
3.4.3 En général, les services de consultants tels que les études routières et le contrôle des
travaux sont généralement confiés à quatre principaux bureaux internationaux et à quelques trois
principaux bureaux nationaux de taille moyenne. En revanche, la nouvelle dynamique suscitée
par la réalisation à l’entreprise des travaux d'entretien a permis un développement de petits
bureaux d'études locaux qui se sont orientés principalement vers les prestations d'appui à
l'entretien routier. Quant au contrôle de qualité dans le sous-secteur routier, il est assuré
principalement par un laboratoire public.
3.5.3 Le MTPEC dispose d’une École des Techniciens des Travaux Publics (ETTPF) à
Fougamou dont la vocation est la formation des Techniciens des travaux publics ainsi que la
formation continue. L’état actuel de cette infrastructure ne lui permet pas de jouer pleinement son
rôle et de répondre aux besoins du secteur. La complexité et l’envergure des études et travaux
d’infrastructures dont le Ministère des Travaux Publics, de l’Équipement et de la Construction a la
charge nécessite un personnel qualifié et une formation continue soutenue. Le MPTEC a un
programme de formation cohérent dont la mise en œuvre nécessite un appui de la part des
partenaires au développement.
3.6 Entretien routier
3.6.1 Les travaux d’entretien du réseau en terre étaient généralement exécutés en régie par la
DGERA à travers les Directions Provinciales des Travaux Publics. L’entretien des routes
d’exploitations forestières était assuré par les exploitants forestiers qui ont la charge de l’entretien
et du maintien du réseau à un niveau acceptable.
3.6.2 Le manque d’entretien routier est l’un des problèmes majeurs qui entravent le transport
routier au Gabon. En effet, seulement 20% environ de l’ensemble du réseau est en assez bon état
(26% des routes nationales, 16% des routes provinciales et 19% des routes départementales). Le
reste du réseau est constitué de routes en terre avec par endroits des bourbiers et des ouvrages de
franchissement provisoires qui causent des interruptions de circulation très fréquentes surtout en
saison de pluie. Le non respect de la réglementation en vigueur concernant la charge à l’essieu est
aussi un facteur important de dégradation du réseau. L’étude du FER 2 a estimé les besoins en
stations de comptage et de pesage dont une partie est prise en compte dans le programme proposé.
3.6.3 La privatisation à 80% de l’entretien routier et la mise en place d’un fonds routier de
deuxième génération intervenus récemment sont des mesures majeures qui devraient permettre une
nette amélioration du taux de réalisation des programmes d’entretien et du rendement général des
travaux. Pour encadrer cette importante reforme, le programme prévoit de réaliser une étude
d’organisation de l’entretien routier qui concernera notamment la déconcentration des activités au
niveau régional et l’adéquation des ressources humaines (formation et reconversion du personnel).
10
3.7.4 Pour la période de 2007 à 2010, les besoins financiers en vue d’assurer un entretien
satisfaisant du réseau routier prioritaire se présentent comme suit :
Tableau 3.3- Besoins prévisionnels en dépenses d’entretien routier (en millions FCFA)
2007 2008 2009 2010
Il est à noter qu’à partir de l’année 2008, les besoins financiers pour entretenir les routes en terre
sont revus à la baisse et ceux des routes revêtues à la hausse. En effet, les premiers tronçons des
routes en cours de travaux de revêtement seront réceptionnés à partir de l’année 2008.
3.7.5 La question de l’entretien routier a toujours été au centre des concertations entre les
bailleurs de fonds, notamment l’UE, la BM, l’AFD et la Banque. Aussi les bailleurs de fonds ont-ils
fait de la prise en charge régulière et pérenne des dépenses d’entretien routier, une condition
préalable à leurs interventions futures dans le sous secteur routier. Pour cela, un consultant a été
commis sur financement de l’UE pour étudier la mise en place d’un fonds de deuxième génération
(FER 2). Les conclusions de cette étude ont été endossées par tous les bailleurs qui ont ensuite
invités le Gouvernement à mettre en place le FER 2.
12
3.7.6 C’est ainsi que le Gouvernement a été amené à créer un Fonds d’entretien routier de
deuxième génération (FER 2) par la loi n° 004/2006 du 9 février 2006. Placé sous la tutelle du
Ministère de l’économie, des finances, du budget et de la privatisation et du Ministère des travaux
publics, de l’équipement et de la construction, le FER 2 est doté de la personnalité juridique et de
l’autonomie de gestion. Il a été officiellement mis en place en avril 2007 avec l’installation de sa
Direction générale et de son Conseil d’administration.
3.7.7 La principale ressource du FER2 est le produit de la redevance d’usure de la route (RUR)
qui est directement déposé par la SOGARA dans un compte spécial ouvert à cet effet à la BEAC.
Le produit de ladite RUR est constitué par les prélèvements effectués sur les produits de vente des
produits pétroliers à savoir : i) 53,20 FCFA par litre de supercarburant; ii) 47,08 par litre de gasoil ;
et iii) 24,51 FCFA par litre de pétrole lampant. Les produits de péages, d’autres redevances
(contrôle technique des véhicules; véhicules immatriculés à l’étranger, autorisation transport
exceptionnel etc...) et taxes ( essieu, assurances, importation des véhicules, pneumatiques et pièces
détachées etc..) seront également versés au FER 2. Les ressources prévisionnelles du FER 2 en
millions de FCFA pour la période 2007-2010, estimées sur la base des redevances et taxes
autorisées sont indiquées ci-après :
A partir de 2010, on observe que ces ressources qui ne transiteront plus par le Trésor, seront
suffisantes et régulières pour assurer un entretien correct du réseau routier et prendre en charge
également une grande partie des besoins d’entretien des voieries urbaines.
3.7.8 La récente création du FER 2 comme entité financière autonome accélérera également les
délais de paiement, cause d’arrêts observés d’activités de chantiers de plusieurs entreprises privées.
Il est prévu que 20% des travaux soient effectués en régie et 80% par le secteur privé. Les travaux
en régie concerneront essentiellement les interventions d’urgence (bourbiers, ouvrages en
matériaux provisoires etc;) qui sont encore trop fréquentes en raison de l’état du réseau en terre qui
représente 86% du réseau routier. Le bilan de l’entretien routier devra être communiqué à la
Banque à la fin de chaque exercice budgétaire. Ceci est une condition de prêt.
13
Conception du programme
Intégration régionale
4.1.1 Afin de bâtir un marché régional viable et compétitif, les États d’Afrique centrale ont
décidé de conjuguer leurs efforts tant au niveau des potentialités économiques que dans le domaine
des ressources humaines. L’un des atouts majeurs pour réussir cette intégration est la modernisation
et la sauvegarde des infrastructures de transports. Dans cette perspective, les Ministères techniques
de l’Afrique centrale ont adopté un Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale
(PDCT-AC) en décembre 2003 qui a été ensuite validé par les Chefs d’Etats membres de la
CEMAC et de la CEEAC. La notion de corridors de transport a été ainsi mise en exergue à cette
occasion.
4.1.2 Le PR1 participe à cet effort régional en intervenant sur la route Fougamou-Doussala.
Cette route est un maillon important du corridor Ndjamena-Yaoundé-Brazzaville qui fait partie de
la Transafricaine Tripoli–Windhoek. Ce corridor retenu dans le Programme d’Actions à Court
Terme du NEPAD a pour objectif de relier Yaoundé, Libreville et Brazzaville. Il a déjà bénéficié
des aménagements réalisés entre Mbalmayo au Cameroun jusqu’à Lambaréné au Gabon. La section
Lambaréné-Fougamou est actuellement en travaux sur un financement du Gouvernement espagnol.
A travers le PR1, le Gouvernement gabonais compte poursuivre cet aménagements progressif
jusqu’à Doussala (Frontière du Congo). Par les efforts financiers consentis pour l’aménagement de
la partie gabonaise de ce corridor, le Gabon participe de manière importante à la concrétisation des
actions du NEPAD en Afrique centrale.
4.1.3 Les composantes du PR1 sont : i) l’aménagement de 245,6 km de routes en terre en routes
revêtues répartis entre les tronçons Fougamou-Mouila (112,4 km), La Leyou- Lastoursville (96,2
km) et Ndendé-Lébamba (37 km); ii) l’exécution des aménagements connexes; iii) la réalisation
d’études portant sur 272 km de routes ; iv) l’appui institutionnel ; et v) la gestion du programme.
4.1.6 L’incidence du programme sur l’exploitation de la forêt gabonaise a été examiné avec
les services compétents. La production du bois est régie par la loi forestière adoptée récemment et
qui s’appuie sur le concept d’aménagement et de gestion durable des ressources. Ladite loi
devrait permettre notamment : i) de garantir l’exploitation rationnelle de toutes les concessions
forestières du pays ; ii) d’assurer la préservation de l’environnement ; iii) de réduire l’exportation
des grumes à l’état brut par la promotion des 1ère et 2ème transformations du bois avant
l’exportation ; iv) l’harmonisation avec les politiques forestières et fiscales de la sous-région ; v)
l’aménagement des écosystèmes, le reboisement, la conservation de la biodiversité ; et vi) la mise
en place de mécanismes de financement novateur, le renforcement des capacités, de la
coopération et des partenariats.
Expériences antérieures
4.1.7 En rappel, la Banque a financé au Gabon, trois (3) projets routiers à savoir : (i) le projet
d’entretien routier, approuvé en 1989 pour un montant de 25,74 millions d’UC et achevé en
1993 ; (ii) le projet de réhabilitation et d’aménagement routiers, approuvé en 1993 pour un
montant de 72,55 millions d’UC; et achevé en 1997 ; et (iii) le projet de réhabilitation de la route
Franceville-La Léyou et d’aménagement de la route La Leyou-Lastoursville, approuvé en
décembre 1995 pour un montant de 53 millions d’UC. En ce qui concerne ce dernier projet, les
travaux concernant la route Franceville-La Léyou sont achevés. Par contre, un montant de 31
millions d’UC relatif à l’aménagement de la route La Léyou-Lastoursville a été annulé en raison
des études complémentaires géotechniques et d’assainissement qui se sont avérées nécessaires.
Ces études ont été ensuite réalisées et cela a permis de retenir le tronçon La Léyou-Lastoursville
dans le cadre du présent programme.
4.1.8 Les problèmes rencontrés dans la mise en œuvre de ces projets identifiés par la Banque,
notamment à travers les rapports d’achèvement des projets sont pour l’essentiel liés : i) à
l’insuffisance relevée dans la maîtrise de la gestion technique, comptable et financière, en raison
du personnel d’encadrement insuffisant en nombre, en expérience et qualification ; et ii) à une
programmation non satisfaisante des investissements ayant rendu la disponibilité des
contreparties locales très aléatoire. Le DSPAR a préconisé, entre autres, à cet égard i) l’appui
soutenu au renforcement des capacités des organe d’exécutions ; ii) le renforcement du suivi
technique et financier des projets par la partie nationale ; et iii) la poursuite d’un dialogue soutenu
avec le Gouvernement afin que la contrepartie de l’Etat au financement des projets soit
effectivement mobilisée.
15
4.1.9 La conception du programme a pris en compte les enseignements tirés de ces expériences
ainsi que les mesures du DSPAR liées à l’amélioration de la performance des projets de la
Banque. En effet, le programme a retenu la mise en place d’une assistance technique au profit du
Secrétariat Général, de la DGTI et de la DGEI. Des mesures permettant d’assurer la disponibilité
et la régularité de la contrepartie locale sont également prévues.
4.1.10 Pour pallier le déficit en formation, il est prévu une participation à la réalisation du
programme de formation élaboré par le MTPEC pour améliorer les performances de son personnel
cadre. Le programme prévoit des séminaires ponctuels et des modules de formations notamment
dans les domaines de la programmation, de la gestion technique, financière et environnementale
des projets routiers et des techniques de construction et d’entretien des ouvrages d’art. Quant au
déficit en capacité de formation, il sera en partie pris en charge par le programme qui a retenu la
réhabilitation de l’ETTP de Fougamou.
Bien-fondé du programme
4.1.11 Le PR1 est conforme à la vision de la Banque et correspond aux orientations du DSPAR
qui a fait de l’amélioration des accès aux infrastructures routières un de ses deux piliers pour la
période 2006-2010, en vue d’ améliorer la compétitivité de l’économie et à désenclaver les zones
de production. Le PR1 a été conçu principalement pour : i) soutenir la relance de la production
agricole dont la part dans le PIB a chuté de 16% en 1964 à 4% en 2004 ; ii) promouvoir
l’industrie locale, en particulier celle du bois, l’une des principales richesses du pays et iii)
développer les activités touristiques, notamment par la promotion de l’écotourisme. L’objectif
ultime poursuivi est de favoriser la diversification de l’économie nationale en vue de préparer
progressivement « l’après pétrole ». Actuellement, le pétrole représente encore 75% des revenus
d’exportation, 60% des recettes budgétaires et 44% du PIB. Cette prédominance d’un seul
produit tarissable rend l’économie gabonaise très vulnérable. La diversification devient donc un
impératif à concrétiser sur le moyen terme avec pour soutien la réalisation complète du
Programme d’aménagement du réseau routier (PARR) 2002-2012 dont le PR1 est une partie
intégrante. Il est en effet prévu qu’à l’achèvement du PARR, le Gabon sera doté d’un réseau
routier structurant dont la partie revêtue devrait atteindre 30% à l’horizon 2012 contre 11% en
2006. Il est à noter que toutes les routes retenues dans le cadre du PR1 font partie des premières
priorités nationales et justifient d’un taux de rentabilité économique supérieur à 12% équivalent
au coût d’opportunité du capital au Gabon.
4.2.2 L’analyse du rayon géographique des aménagements projetés fait ressortir l’influence du
programme sur 5 des 11 Départements, notamment les Départements de, la Dola, Tsamba-
Magotsi, Louesti Wano, Ogoue-Lolo, Lolo-Bouenguidi. La zone ainsi définie couvre une
superficie de 35 000 km², soit environ 11 % de celle du pays. Elle comptait en 2006, une
population de l’ordre de 125 000 habitants, soit environ 9 % de celle du pays. La densité
moyenne de population y est faible et ne dépasse guère 2 habitants au km². Au regard des
objectifs du millénaire, la situation de la ZIP présente des indicateurs très faibles et largement
inférieurs à la moyenne nationale : i) l’incidence de la pauvreté est de 54%, (moyenne nationale
de 33% ) ; ii) près de 50 % des ménages enquêtés dans cette région sont qualifiés de pauvres .
4.2.3 Les données sanitaires font état dans la ZIP d’un ratio moyen d’un médecin pour 15 000
habitants, un infirmier pour 4 000 habitants et un lit pour 250 habitants. D’après les informations
recueillies dans la zone du projet, 1 infirmier sur 3 ne rejoint pas son poste d’attache en raison des
difficultés d’accès. Malgré les efforts réalisés pour améliorer la qualité des soins, le taux de mortalité
infantile est de l’ordre de 90 pour mille tandis que la mortalité des moins de 5 ans représente près de
100 pour mille. Les maladies d’origine hydrique (la typhoïde, les diarrhées et le paludisme)
contribuent à plus de 40 % dans les admissions au niveau des établissements de santé. Le taux de
prévalence du SIDA est élevé chez les jeunes de 15 à 24 ans et serait supérieur à la moyenne
nationale (8%) en raison de la précocité des rapports sexuels et du relâchement de l’encadrement
familial et de la pauvreté des ménages. Ce niveau élevé de mortalité s’expliquent entre autres par la
faible couverture vaccinale (moins de 60%), le manque de médicaments et l’insuffisance du
personnel de soins. L’évacuation des malades est fortement difficile et risquée, d’autant plus que
la route existante est en très mauvais état et traverse une forêt dense.
collèges) et 77 km (pour l’accès aux lycées). Dans ce contexte, une partie des parents hésitent à
envoyer les enfants, particulièrement les filles, loin des villages. Ailleurs, certains élèves demi-
pensionnaires louent des chambres à côté des établissements scolaires et reviennent que le week-
end dans leurs familles. Cette situation les expose à des grossesses précoces.
4.2.5 Les couches les plus vulnérables sont : les enfants en bas âge, les femmes seules (veuves ,
filles –mères) ayant un fort nombre de dépendants, les retraités ainsi que les populations péri-
urbaines vivant dans une profonde précarité. Ces groupes sont sensibles à la dégradation de la
route Fougamou-Mouila–Ndéndé pendant la période pluvieuse (9 mois dans l’année) et aux
coupures fréquentes de la route surtout entre Ndendé-Lebamba et Mbigou qui rendent la région
fortement enclavée et isolée du reste pays pendant plus de 8 mois. Elles constituent les groupes
cibles et principaux bénéficiaires des actions du projet.
4.2.6 Malgré les efforts déployés par le Gouvernement, le développement social et humain de la
zone achoppe essentiellement sur les carences de voies de communication qui empêchent le
déploiement du personnel, le transport des équipements et l’approvisionnement en médicaments.
L’insuffisance du personnel d’encadrement et l’état précaire des infrastructures scolaires et sanitaires
ainsi que le mauvais état de la route justifient la priorité accordée par le Gouvernement aux
infrastructures de transport pour améliorer les conditions de vie des populations. Par ailleurs, les
investigations auprès des autorités locales ont fait ressortir que les difficultés de déplacement sont
parmi les principales causes entravant l’intégration économique régionale, notamment les échanges
commerciaux avec le Congo Brazzaville.
Situation du genre
4.2.7 En matière d’éducation, la parité en terme de solarisation est atteinte pour le primaire
mais des écarts énormes subsistent dans le secondaire où le taux des filles avoisine 22 %, soit la
moitié des garçons. Le niveau de déperdition est élevé dans le secondaire à cause des grossesses
précoces. En raison de l’absence prolongée des hommes et de la dislocation des familles, les
femmes vivent des situations de vulnérabilité majeure, spécialement du fait du manque d’emplois
rémunérateurs surtout pour les filles mères. Les principales contraintes des femmes et plus
particulièrement dans la ZIP se résument à l’insuffisance d’infrastructures économiques et
sociales et de personnel de santé, au manque d’outillage agricole et moyens intermédiaires de
transport et à l’état défectueux et/ou à l’absence de pistes praticable pour évacuer les malades et
la production. Les difficultés de transformation des produits agricoles et leur commercialisation
constituent des préoccupations qui absorbent une bonne partie de leur temps.
Production et commercialisation
4.2.8 L’économie de la ZIP repose essentiellement sur l’agriculture vivrière la pêche et
l’exploitation forestière contrôlée par de grandes entreprises. La production vivrière représente
environ 8% de celle du pays. L’analyse de la structure de l’emploi dans la région permet en
particulier de vérifier le poids dominant de l’activité forestière qui représente près de 76 % du
total des emplois, hors secteur administratif et emplois indépendants.
4.2.9 L’évacuation des produits est fortement perturbée par l’état de dégradation avancée de la
route. Cette situation est aggravée par la topographie accidentée et la forte pluviométrie observée
dans l’année. La quasi-totalité des villages enquêtés de la zone d’influence du projet sont
dépourvus de marchés locaux et leurs populations sont généralement obligées de se rendre à
d’autres localités pour s’approvisionner en produits divers ou d’écouler leurs productions. La
18
distance moyenne d’accès aux marchés les plus fréquentés à partir des villages de la zone est
assez longue et évaluée à plus de 37 km, d’où l’importance du désenclavement routier. La
réalisation du projet favorisera l’évacuation, en tous temps, de la production réalisée dans la zone.
4.3 Contexte stratégique
4.3.1 Confronté depuis 1995 à une baisse continue de la production de pétrole, principale
source de revenu du pays, le Gabon a adopté en 2002 une stratégie visant à assurer une transition
progressive vers une économie diversifiée reposant désormais sur l’agriculture, l’exploitation
forestière rationnelle, l’industrie moyenne et le tourisme, notamment l’écotourisme. Le
développement de ces secteurs de production et de services passe par la mise en place
d’infrastructures de transport de bonnes caractéristiques permettant de: i) relier entre eux les
chefs lieux de provinces ; ii) désenclaver un grand nombre de zones de production agricole et de
sylvicole; iii) favoriser l’aménagement du territoire et iv) s’ouvrir davantage aux pays voisins, en
l’occurrence le Cameroun et le Congo Brazzaville. Aussi, le DSPAR 2006-2010 accorde-t-il aux
infrastructures de transport et en particulier au réseau routier national une priorité de premier
rang. En effet, l’amélioration des infrastructures qui est le deuxième pilier du DSPAR est aligné
sur le pilier n°2 du DSCRP et vise à améliorer la compétitivité de l’économie et à désenclaver les
zones de production agricole dans la perspective de la diversification de l’économie, pour
faciliter l’accès aux marchés intérieurs tout en contribuant au processus d’intégration sous-
régionale.
4.3.2 Selon les prévisions du Gouvernement, la stratégie devrait permettre d’accroître la part de
l’agriculture dans le PIB, l’objectif visé étant d’atteindre 10% d’ici à 2015 contre 4% en 2004. A
cet effet, l’accent est mis sur la promotion des exploitations familiales, le soutien aux petites et
moyennes entreprises et le passage progressif du système extensif de production au système
intensif qui contribue à protéger la forêt et à accroître la productivité. Concernant ce dernier
point, la première phase du programme routier prévoit des actions de sensibilisation envers la
paysannerie, en particulier les groupements agricoles féminins de la ZIP plus habitués à
l’agriculture extensive en délaissant les zones de savane cultivables.
4.3.3 S’agissant de l’exploitation forestière et de l’industrie du bois, la stratégie retient une
production très progressive de grumes. Elle sera accompagnée par le renforcement des mesures
en vigueur, à savoir : i) la consolidation des modalités d’une gestion efficiente des ressources
forestières ; ii) la sensibilisation hardie à une exploitation rationnelle de la forêt ; iii)
l’augmentation de la taxe sur les grumiers qui passera de 20% en 2006 à 30% en 2008 ; iv) une
faible taxation pour le premier niveau de transformation du bois et une exonération fiscale pour le
deuxième niveau au bénéfice des investisseurs locaux impliqués dans l’industrie du bois. Dans le
domaine touristique, les orientations stratégiques mettent l’accent sur le désenclavement des
grands sites que constituent notamment les zones côtières à vocation touristique et les parcs
nationaux avec leur faune et leur flore représentant 11% des forêts nationales érigées en réserves.
Cette disposition combinée avec la bonification des taux d’intérêt dont pourraient bénéficier les
entreprises du secteur permettrait de passer de 3000 chambres en 2005 à plus de 5000 chambres à
l’horizon 2010. Enfin, la réalisation de ce programme contribuera d’une manière significative à la
réduction de la pauvreté et du chômage, en soutenant le développement économique du pays par
l’amélioration des infrastructures routières qui est l’un des piliers du DSCRP pour la période
2006-2008.
19
Réalisations du programme
4.5.1 Pour atteindre les objectifs du programme, les réalisations ci–après sont attendues :
A. Travaux de construction
4.5.3 Au plan géométrique, le tracé en plan sera généralement conservé à 98%. Toutefois, des
rectifications ponctuelles sont prévues pour améliorer la visibilité et la sécurité des usagers. La
vitesse de référence sera en moyenne de 80 km/h. La chaussée aura une largeur de 7 m et des
accotements de 1,5 m de chaque coté. Une signalisation appropriée sera réalisée et des aires de
repos seront aménagées au profit notamment des grumiers pour lesquels les heures de circulation
sont réglementées. Dans certaines zones de grands remblais et déblais, un traitement particulier
est prévu en raison des instabilités des talus , notamment sur le tronçon La Leyou Lastourville. Le
volet assainissement de la route est renforcé pour tenir compte des conditions climatiques locales.
En profil en long, le rehaussement du niveau altimétrique de la plateforme est nécessaire dans
certaines zones inondables entre Fougamou et Mouila.
4.5.4 Afin d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines et de contribuer
efficacement à l’atteinte des objectifs du millénium notamment ceux portant sur la scolarisation
universelle au niveau primaire, l’équité et l’autonomisation des femmes, la lutte contre les
maladies transmissibles et la réduction de la propagation du SIDA, le projet réalisera les activités
suivantes : i) la construction de 8 hangars de marchés d’une superficie de 120 m² chacun en vue
de favoriser la commercialisation des produits dans de meilleures conditions dans les villages de
Mandilou, Yombi, Guidouma, Bembikani, Fougamou, Mouila, Ndende et Lastoursville; ii) la
construction des latrines dans 25 écoles (3 par écoles ) et 15 puits dans les villages traversés, le
raccordement en eau potable de l’école primaire de Lebamba; la réhabilitation de 28 dispensaires
ainsi que leur éclairage par des panneaux solaires ; iii) la réhabilitation des écoles et l’équipement
de 29 classes ainsi que 2 bureaux de directeurs pour les villages de Lebamba et Ndoumbo ; iv) la
construction et l’équipement d’un centre d’animation sociocommunautaire à Yombi la
réhabilitation du centre de jeunes de Lebamba et la rénovation de 3 centres féminins à Fougamou,
Mouila et Lastourville pour l’encadrement et la formation de plus de 4600 femmes regroupées au
sein de plus 80 associations ; v) l’appui à la production agricole par la fourniture de 1000
brouettes aux groupes féminins pour le transport des récoltes et l’écoulement des produits
agricoles vers les marchés ; vi) l’appui aux activités génératrices de revenus par l’acquisition de
20 presses à cannes aux associations de productrices ; vii) l’acquisition des 20 moulins à manioc
pour les groupements de producteurs à Fougamou et Mouila ; viii) l’acquisition de 10
tronçonneuses et de 20 machines à coudre. Une partie de ces équipements ( 5 tronçonneuses, 10
21
4.5.5 Par ailleurs, des clôtures seront construites le long des écoles riveraines de la route pour
protéger les enfants contre les accidents. Un linéaire de près de 50 km de pistes rurales sera
réalisé pour désenclaver les zones forestières situées dans des zones difficiles d’accès. Il
permettra la circulation des biens et des personnes et l’approvisionnement en produits de
première nécessité entre les villages et la zone de forte potentialité agricole.
B. Etudes
4.5.7 Le PR1 a prévu la réalisation des études des routes du programme de la deuxième phase
(PR2) à savoir : i) les études de 10 km de la RN1 (Libreville-PK 15) ; ii) les études de la route
Mouila-Ndendé-Doussala/Ndende-Tchibanga (231 km) ; et iii) les études de renforcement de la
voie express de Libreville.
C. Appui institutionnel
4.5.8 L’ETTPF sera réhabilitée, une salle de conférence sera construite et équipée, et un centre
informatique sera réhabilité et équipé. Afin d’améliorer la performance des directions techniques
du MTPEC, des équipements de bureautique et d’informatique seront acquis, une salle
d’archivage et une bibliothèque seront aménagées et équipées. Le programme financera la
réhabilitation de trois stations de comptage routier, l’acquisition de 6 compteurs mobiles et de 3
stations de pesages. Des formations au profit des ingénieurs et des techniciens de la DGIT, DGEI
et de la DGERA ainsi que du personnel des directions provinciales seront organisées. Elles
porteront principalement sur la gestion des projets, la programmation des travaux routiers ainsi
que les aspects techniques tels que la pathologie des ouvrages d’art.
D. Gestion du projet
Assistance technique
4.5.9 Une assistance technique sera financée pour le suivi et la gestion du programme. Elle
consistera i) à mettre à la disposition de la DGIT et la DGEI un expert routier pour chacune de
ces Directions et un ingénieur chef de mission pour le suivi et la coordination du programme au
22
niveau du Secrétariat général ; et ii) à recruter un comptable qui aura la responsabilité de tenir la
comptabilité du programme. Elle aura à mettre en œuvre le programme de formation, assurera le
suivi-évaluation de l’impact du programme et la revue des études routières en procédant,
notamment à l’approbation des différentes étapes.
Audit
4.5.10 Les comptes du programme seront audités annuellement par un cabinet d’audit qualifié.
L’auditeur sera recruté au début du programme pour élaborer un manuel de procédure
administratif, comptable et financier du programme. Des audits techniques seront également
réalisés tous les six mois par un bureau d’études expérimenté.
Impacts positifs
4.6.2 Les impacts socio-économiques de la route seront très appréciables. Les impacts positifs
les plus importants seront: i) l’amélioration de la qualité de vie des riverains ; ii) les opportunités
d’activités pour les entreprises locales qui pourront offrir des prestations de sous-traitance à
l’entreprise pendant les travaux ; iii) les emplois pour les populations locales et en particulier pour
la jeunesse locale ; iv) l’accroissement de la demande en restauration, boissons artisanales ou de
brasserie, produits alimentaires et manufacturés, logement et transports dans la région du
programme ; v) l’approvisionnement régulier de la population en produits divers par les
commerçants locaux et l’évacuation de la production agricole vers les lieux de consommation ;
vi) la plus value sur le foncier dans la zone du programme ; vii) le développement de
l’écotourisme et du tourisme cynégétique (montagnes, chutes, cours d’eau, lacs, grottes, pierres,
parc national de Birougou et au Mont Iboundji, etc.) ; (viii) l’accroissement de la production et de
la commercialisation des produits agricoles et artisanaux ; ix) la lutte plus efficace contre
l’exploitation illégale de la forêt et le braconnage. Dans son ensemble le programme contribuera à
la réduction de la pauvreté et à l'amélioration du cadre et des conditions de vie de la population.
23
Impacts négatifs
4.6.3 Les routes du programme traversent plusieurs zones écologiques telles que des forêts, des
savanes, des plaines, des collines, des cours d’eau, mais aussi des champs, des villes et des
villages. Les impacts sur l’environnement ne seront pas négligeables mais maîtrisables par la
mise en œuvre de mesures d’atténuation appropriées et le suivi rigoureux. Pendant la réalisation
des travaux et la phase d’exploitation des réalisations du programme, des impacts négatifs
pourront se manifester. Ce sont notamment : i) les risques d’atteintes aux biens privés (cultures,
habitations et sépultures, etc.) ou publics (marchés, systèmes de distribution d’eau ou
d’électricité); ii) la perturbation du trafic pendant les travaux qui limitera localement la fluidité du
trafic, avec des conséquences temporaires sur le transport des biens et services; iii) les risques
d’accidents de circulation plus élevés; la perturbation momentané de l’accès aux équipements
socio-éducatifs et religieux; iv) les risques élevés de propagation des infections sexuellement
transmissibles (IST) et SIDA du fait de la présence des travailleurs non sensibilisés; et (v) les
perturbations possibles du système traditionnel de pensée et des us et coutumes, des valeurs
culturelles et morales. Les détails sur les impacts et les mesures d’atténuation sont donnés dans le
résumé de l’EIES. Les travaux programmés pourraient aussi entraîner comme effets : i) la
détérioration de la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines par contact avec les
matériaux bitumineux et les produits d'hydrocarbure ; ii) la détérioration temporaire des eaux de
surfaces pendant le transport de particules fines; iii) la modification des systèmes de drainage
naturels des eaux et (iv) la perturbation éventuelle des sources d’eau potable.
4.6.4 Pour les besoins d’aménagement de la route, le programme prévoit l’expropriation des
biens suivants sur les trois tronçons : (i) sur le tronçon Fougamou-Mouila 10 habitations en
majorité en matériaux semi-définitifs, appartenant à 10 propriétaires, 1,5 ha des terrains et 1000
bananiers ; (ii) sur le tronçon Ndende-Lebamba 21 habitations, 5 boutiques, et 2650 bananiers ;
(iii) sur le tronçon La Leyou-Lastoursville 3 maisons et 1 tombe. Les propriétaires seront déplacés
de 25 à 100 mètres par rapport à l’emprise de la route. Dans la zone du programme, les
populations sont attachées à leurs terroirs d’origine. Il ne s’agit donc pas d’un déplacement en
masse d’un lieu à un autre de plusieurs familles, mais de déplacements individuels peu importants
et localisés.
4.6.5 En matière de couvert végétal, le Gabon appartient au vaste domaine du Bassin du Congo
et son territoire est recouvert de forêt sur une superficie de 20 millions d’ha. Pour protéger ce
patrimoine, environ 10% de la forêt est classée en aires protégées et dans le même sens, le pays
s’est doté d’une loi forestière qui s’appuie sur le concept d’aménagement et de gestion durable
des ressources. Elle permet, entre autres, d’assurer un suivi rigoureux de l’exploitation du bois.
D’autres initiatives sont en cours dans le cadre de l’application de la loi et politique forestières et
dans le cadre de la Préservation du Bassin du Congo au niveau sous-régional. Ces initiatives ont
pour points focaux l’exploitation rationnelle du patrimoine forestier du pays, la préservation de
l’environnement, l’harmonisation des politiques forestières et fiscales de la sous-région, la
conservation de la biodiversité. Elles visent également la mise en place de mécanismes de
financement d’activités novatrices, le renforcement des capacités, de la coopération et des
partenariats.
24
4.6.6 Par ailleurs, pour impliquer les populations dans la gestion des forêts conformément à la
nouvelle politique forestière, les Autorités gabonaises ont initié des actions de détermination de
forêts communautaires qui seront gérées par les populations avec l’appui technique de
l’Administration. Il est également exigé des plans d’aménagement et des plans de gestion de
l’ensemble des concessions forestières dans le cadre de l’aménagement durable. En ce qui
concerne la gestion des quotas autorisés, la quantité du bois à exporter est contrôlée au préalable
dans la concession. Toutes ces mesures sont contenues dans le Plan Sectoriel Forêt et
Environnement qui est actuellement en cours de mise en œuvre. Au regard de ce qui précède, la
réalisation du programme n’entraînera pas une exploitation sauvage de la forêt.
4.6.7 Les entrepreneurs soumissionnaires seront appelés à présenter dans leurs offres une
proposition de mise en œuvre du PGES et des travaux de remise en état des lieux une fois les
travaux achevés. L’équipe de chantier inclura un responsable environnementaliste chargé de
l’application de ce PGES. Il sera prévu, pendant la période de garantie, d’effectuer l'entretien
courant des ouvrages réalisés et de remédier aux impacts négatifs qui seraient constatés. Les
aspects environnementaux sont également couverts par ce délai de garantie. Les obligations de
l’entrepreneur courent jusqu’à la réception définitive des travaux qui ne sera acquise qu’après
l’exécution complète des travaux d’amélioration de l’environnement prévus au contrat, et le
constat de reprise de la végétation et/ou les plantations. Au cours de l'exécution du marché, il
devra d’établir et soumettre à l'approbation du représentant du maître d'œuvre le plan
d’organisation des travaux incluant l’ensemble des informations listées dans les clauses
environnementales afférentes.
4.6.8 Avant le démarrage des travaux les mesures d’atténuation consisteront en l’organisation
des campagnes d’information et de sensibilisation auprès des services techniques, des
populations, des chefs traditionnels et des usagers sur les problèmes liés aux aspects de sécurité,
de risques, d’hygiène, de santé (prévention contres les IST/SIDA) et de préservation des
ressources naturelles, des sites, des monuments; et des valeurs culturelles. Avant l’installation et
la mise en place des bases vie et des chantiers, les entreprises soumettront à l’approbation
préalable de la mission de contrôle, un plan d’installation de chantier et un plan de mitigation
conforme aux dispositions arrêtées dans l’EIES. Pendant les travaux, la poursuite des campagnes
d’information et de sensibilisation pour, entre autres, éviter de créer des entraves artificielles au
déplacement de la faune, appliquer des mesures et techniques de prévention des feux de brousse
et du braconnage, interdire la chasse et la consommation de la viande de gibier, contrôler
l’utilisation de bois de chauffe et sensibiliser à la préservation de la forêt, etc. Pour s’assurer de la
prise en compte des mesures d’atténuation, il sera inséré dans le dossier d’appel d’offres (DAO)
des travaux, des clauses environnementales dont les principales prescriptions seront destinées à
optimiser la protection de l’environnement physique et biologique et du milieu socio-
économique.
Mesures d’atténuation pendant la phase d’exploitation
4.6.9 Les mesures d’atténuation des impacts pendant la phase d’exploitation porteront
essentiellement sur les aspects suivants : l’entretien périodique, la mise en œuvre de mesures
d’atténuation, l’application des mesures législatives et sécuritaires, et des actions de facilitations
de transport et de transit. Le programme d’entretien sera mis en œuvre par le ministère concerné.
Ce dernier veillera notamment à assurer de façon régulière, l’inspection et le curage, si besoin est,
de la totalité des canalisations. Les moyens matériels et financiers nécessaires pour ces activités
25
seront prévus dans le budget annuel de ces ministères. Afin de renforcer les impacts positifs, le
projet favorisera l'embauche, en priorité, des travailleurs de la région, notamment les femmes et
les jeunes. La mise en place de mécanismes de sensibilisation, d’information et de contrôles
(techniques, routiers, code de la circulation, forestiers, etc.), devrait permettre de faire face à ces
impacts potentiels.
4.6.10 Le programme a prévu des campagnes de sensibilisation auprès des écoliers, des
populations riveraines des routes, des chefs de villages, des autorités locales et gouvernementales,
des groupements économiques et des opérateurs du secteur du transport. Quatre campagnes de
sensibilisation par an, pendant toute la durée du programme, seront organisées. Ces campagnes
utiliseront l’école, la presse, la radio et la télévision comme moyen d'information et porteront sur
les problèmes de santé, des IST/SIDA, de maladies d’origine hydriques, de protection de
l’environnement, de la gestion du terroir, des problèmes causés par les feux de brousse, de la
destruction du patrimoine forestier, de la bonne pratique agricole, de la conservation du sol, de la
sécurité routière, de la préservation des us et coutumes, des valeurs culturelles et morales, du
civisme, des grossesses précoces, l’utilisation des latrines, la conservation de l’eau et la
vaccination des enfants, etc. Des séminaires seront organisés par des ONG spécialisées recrutées
à cet effet.
4.6.11 Un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) a été élaboré et présente
l’ensemble des actions à mettre en œuvre pour limiter, atténuer ou supprimer les impacts
potentiels négatifs identifiés, et définit les différentes responsabilités de l’application et du
contrôle de ces mesures au cours des phases de réalisation et de mise en service. Ces actions
concernent aussi bien les mesures d’atténuation à appliquer, les mesures de contrôle et de suivi,
ainsi que les mesures d’accompagnement nécessaires en matière d’amélioration de cadre de vie
des populations. Les mesures spécifiées dans le PGES seront incluses dans les DAO pour leur
mise en œuvre. Le suivi de la mise en œuvre des mesures environnementales sera assuré par
l’expert en environnement de la mission de contrôle, en collaboration avec le Service de
l’Environnement de la Direction de la Programmation des Infrastructures des Transports du
Ministère des Travaux Publics, de l’Equipement et de la Construction. Elle aura pour tâches de
suivre la mise en œuvre du PGES, la réalisation des travaux spécifiques environnementaux et la
recherche des solutions aux problèmes ponctuels environnementaux. Les indicateurs de suivi du
milieu biologique et abiotique, ainsi que les indicateurs de pollution seront définis en détail par
l’environnementaliste de la mission de contrôle. Par ailleurs, le Ministère de l’Economie
Forestière, des Eaux, de la Pêche, de l’Environnement chargé de la Protection de la Nature
(MEFEPE), assurera le contrôle et la surveillance de la mise en œuvre de l’EIES, du PGES et du
PR1.
4.6.12 Les principaux indicateurs objectivement vérifiables qui seront utilisés pour le suivi des
impacts seront : le taux de régénération des espaces déboisés; le taux de réussite des espèces
ensemencée ; le nombre d’analyses et la qualité des eaux ; le nombre d’infrastructures socio-
sanitaires créées et fonctionnelles ; le nombre de familles expropriées et indemnisées (incluant les
délais d’indemnisation et l’adéquation de l’indemnité reçue par rapport à la valeur du bien
exproprié); le taux de prévalence de maladies liées à la poussière et aux émissions de gaz, le
nombre de cas de maladies hydriques ou de IST/SIDA et d’autres maladies infectieuses
enregistrées par les centres de santé depuis le démarrage du programme et leur traitement ; le
nombre de cas d’accidents, le nombre de constats de collision avec la faune sauvage, etc.
26
A - CONSTRUCTION
A.1 - FOUGAMOU-MOUILA
A.1.1 - Travaux routiers 51 450 22 050 73 500 69,17 29,64 98,81
A.1.2 - Travaux connexes 1 020 437 1 457 1,37 0,59 1,96
A.1.3 - Contrôle et surveillance des travaux 1 692 188 1 880 2,27 0,26 2,53
Total A.1 54 162 22 675 76 837 72,81 30,49 103,30
A.2 - LALEYOU-LASTOURVILLE
A.2.1 - Travaux routiers 28 310 12 133 40 443 38,06 16,31 54,37
A.2.2 – Travaux connexes 350 150 500 0,47 0,20 0,67
A.2.3 - Contrôle et surveillance des travaux 1 130 125 1 255 1,52 0,17 1,69
Total A.2 29 790 12 408 42 198 40,05 16,68 56,73
B - ETUDES
B.1- Eudes Libreville - PK 15 360 40 400 0,48 0,06 0,54
B.2 – Etudes Mouila-Ndendé-Doussala/Ndendé-Tchibanga 1 643 182 1 825 2,21 0,24 2,45
B.3 – Renforcement de la voie express 765 85 850 1,03 0,11 1,14
Total B 2 768 307 3 075 3,72 0,41 4,13
C - APPUI INSTITITIONNEL
C.1 - Organisation de l'entretien routier 270 30 300 0,36 0,04 0,40
C.2 - Acquisition et réhabilitation de stations de comptage 900 100 1 000 1,21 0,13 1,34
C.3 - Acquisition de stations de pesage 1 080 120 1 200 1,45 0,16 1,61
C,4 - Formation du personnel du MTPEC 180 20 200 0,24 0,03 0,27
C.5 - Aménagement et équipement salle Archivage 123 53 176 0,17 0,07 0,24
C.6 - Réhabilitation et Equipement Centre Formation Fougamou 455 195 650 0,61 0,26 0,87
C.7 - Acquisition Matériel bureautique et informatique 54 6 60 0,07 0,01 0,08
Total C 3 062 524 3 586 4,11 0,70 4,81
D - GESTION
D.1 Assistance technique 1 202 133 1 335 1,62 0,17 1,79
D.2- Audits techniques et financiers 450 50 500 0,60 0,07 0,67
Total D 1 652 183 1 835 2,22 0,24 2,46
COUT DE BASE =A+B+C+D 113 529 45 275 158 804 152,62 60,850 213,470
Coût total HTT hors indemnisations 131 126 52 292 183 418 176,27 70,29 246,56
CATEGORIES
Devises ML Total Devises ML Total
Coût de base 113 529 45 275 158 804 152,62 60,85 213,47
Coût total HTT : 131 126 52 292 183 418 176,27 70,29 246,56
4.8.1 Le PR1 sera financé par la BAD et le Gouvernement. Le prêt BAD d’un montant de
221,90 millions d’UC représentant 90% du coût total HTT, servira à financer la totalité du coût
en devises et 64,92% du coût en monnaie locale. La contribution du Gouvernement sera de
24,66 millions d’UC. Le plan de financement par source est donné dans le tableau 4.3 ci-
dessous :
TABLEAU 4.3 SOURCE DE FINANCEMENT
En millions FCFA En millions UC %
SOURCE
Devises ML Total Devises ML Total
BAD 131 126 33 949 165 075 176,27 45,63 221,90 90,00%
Coût Total HTT 131 126 52 292 183 418 176,27 70,29 246,56 100,00%
4.8.2 Le tableau 4.4 ci-après donne le calendrier des dépenses par composante.
TABLEAU 4.4. CALENDRIER DE DEPENSES DU PR1
En millions FCFA En millions d'UC
COMPOSANTES 2 008 2 009 2 010 2 011 Total 2 008 2 009 2 010 2 011 Total
A - CONSTRUCTION
A.1 – Fougamou - Mouila 26 623 26 623 26 623 8 876 88 745 35,790 35,79 35,79 11,94 119,31
A.2 – La Leyou - Lastoursville 14 622 14 622 14 622 4 873 48 739 19,66 19,66 19,66 6,55 65,53
A.3 - Ndendé - Lebanba 10 836 10 836 10 836 3 613 36 121 14,57 14,57 14,57 4,85 48,56
B - ETUDES 0
B.1- Eudes Libreville - PK 15 139 139 139 45 462 0,190 0,190 0,190 0,050 0,620
B.2–Etudes Mouila-Ndendé-Doussala/Ndendé-Tchibanga 632 632 632 212 2 108 0,850 0,850 0,850 0,280 2,830
B.3 – Renforcement de la voie express 295 295 295 97 982 0,40 0,40 0,40 0,12 1,32
C - APPUI INSTITITIONNEL 1 243 1 243 1 243 413 4 142 1,66 1,66 1,66 0,57 5,55
D - GESTION 636 636 636 211 2 119 0,86 0,86 0,86 0,26 2,84
TOTAL HTT 55 026 55 026 55 026 18 340 183 418 73,97 73,97 73,97 24,65 246,56
29
4.8.3 Le calendrier des dépenses par source de financement est résumé dans le tableau 4.5 ci-
dessous :
TABLEAU 4.5 CALENDRIER DE DEPENSES PAR SOURCE DE FINANCEMENT
2 008 2 009 2 010 2 011 Total 2 008 2 009 2 010 2 011 Total
SOURCE
49 523 49 523 49 523 16 506 165 075 66,57 66,57 66,57 22,19 221,90
BAD
5 503 5 503 5 503 1 834 18 343 7,40 7,40 7,40 2,46 24,66
GVT
TOTAL HTT 55 026 55 026 55 026 18 340 183 418 73,97 73,97 73,97 24,65 246,56
5. EXECUTION DU PROGRAMME
5.2.2 En ce qui concerne les fonds de contrepartie, ils seront logés dans un compte spécial à
ouvrir dans une banque commerciale et à approvisionner, tous les six mois, conformément au
calendrier annuel des dépenses. Le Gouvernement procédera à un approvisionnement initial de
ce compte d’un montant correspondant au quart de la contrepartie de la première année . A la
demande de l'Emprunteur, un réajustement éventuel se fera en fonction de l'avancement
effectif du projet après accord préalable de la Banque. Ceci est une condition du prêt.
5.3.1 Le calendrier d’exécution du projet, établi sur la base des durées élémentaires pour chacune
des composantes, montre que l’exécution du projet s’étalera sur 48 mois à partir de la date
d’approbation du prêt par la Banque. L’achèvement des activités est prévu pour la fin du mois de
décembre 2011. Le calendrier d'exécution du programme est présenté en annexe 4.
5.3.2 Le programme fera l’objet, dès l’approbation du prêt, d’un suivi par la Banque selon un
calendrier contenu dans le document d’exécution. Il s’agira notamment de procéder au lancement du
programme et d’entreprendre par la suite des missions de supervision semestrielles et une mission
d’achèvement.
5.4.1 L’acquisition des biens et des travaux financés par la Banque se fera conformément aux
Règles de procédures de la Banque pour l’acquisition des biens et travaux. En ce qui concerne les
services, leur acquisition se fera dans le respect des Règles de procédures de la Banque pour
l’utilisation des consultants. En tous les cas, les dossiers types d’appel d’offres de la Banque seront
utilisés. La Banque a autorisé, le 11 avril 2007, le Gouvernement à recourir aux actions anticipées
d’acquisition des travaux et services et le Conseil d’Administration a été informé le 28 mai 2007. La
Note d’information générale sur l’acquisition correspondante a été publiée dans le « Development
business » des Nations Unies du 16 juin 2007. Les dispositions relatives à l'acquisition sont
résumées dans le Tableau 5.4 ci-dessous.
31
Tableau 5.4 Dispositions relatives à l’acquisition des travaux biens et services En millions d'UC
Autre
que
Categories AOI AON Autre Liste restreinte BAD Total
A- Travaux
A.1-Fougamou - Mouila
-Lot1 Fougamou-Guidouma 59,70 [47,19] 59,70 [47,19]
A.2 - La leyou-Lastpoursville
-Lot1-La Leyou-Manamana 33,40 [33,40] 33,40 [33,40]
B-Biens
B.1-Stations de comptage 1,55 [1,55] 1,55 [1,55]
Nb : Les chiffres entre parenthèses indiquent les montants pris en charge par la BAD
Travaux
5.4.2 L’acquisition des travaux de routes et d’aménagements connexes se fera selon les procédures
d’appel d’offres international (AOI). Les travaux, d’un montant global de 231,65 millions d’UC,
seront décomposés en cinq marchés comme suit:
Biens
5.4.3 Le matériel de comptage et de pesées sera acquis par voie d’appel d’offres international. Les
montants des marchés correspondants sont respectivement de 1,55 et 1,86 millions d’UC. Le
matériel de bureau et informatique fera l’objet d’un appel d’offres national pour un montant de 0,09
million d’UC.
32
Prestations de consultants
5.4.4 Le coût estimatif des prestations de service est estimé à 14,82 millions d’UC. Les services de
contrôle et de surveillance des travaux d’aménagement des routes La Léyou-Lastoursville,
Fougamou – Mouila et Ndendé-Lebamba feront l’objet de trois marchés distincts. Ils seront attribués
sur la base de listes restreintes. Il est également prévu que les prestations d’assistance technique,
d’études routières, d’audits et de formation soient acquises sur la base de listes restreintes. Les
études routières seront l’objet de quatre marchés distincts. La procédure de choix des consultants
sera basée sur l’évaluation combinées des offres techniques et financières (le prix est un facteur de
sélection).
5.4.5 Le texte de la note d'information générale sur l'acquisition a été élaboré et discuté avec
l’Administration gabonaise. Elle a été publiée le 16 juin 2007 dans le "Development Business" .
Procédures d’examen
5.4.6 Pour toutes les acquisitions, les documents suivants seront soumis à la non objection
préalable de la Banque à savoir : i) les notes d'information spécifiques sur les acquisitions; ii) les
dossiers d'appels d'offres, les dossiers de consultation, les Termes de références et les lettres
d’invitation aux consultants; iii) les rapports d'évaluation des offres des entreprises ou des
propositions de consultants comportant les recommandations sur l’attribution des marchés ; et (iv)
les projets de contrats si ceux incorporés dans le dossier d’appels d’offres ou de consultation ont été
modifiés.
5.5.1 La méthode de décaissement direct est envisagée pour les travaux, les prestations de
consultants et les acquisitions de biens. En cas de besoin, les autres méthodes de décaissement feront
l'objet de négociations et figureront dans la lettre de décaissement.
5.6.1 Le déroulement des travaux fera l’objet de rapports d’activités mensuels et trimestriels qui
seront établis par le consultant chargé du contrôle et de la surveillance des travaux. Le SG du
MTPEC fournira à la Banque sur une base trimestrielle, un rapport sur l'exécution du programme
selon le format en vigueur. Les missions de supervision s’assureront de la conformité de l’exécution
du projet sous tous ses aspects. L’assistance technique fournira trimestriellement à la Banque, un
rapport rédigé selon le format en vigueur, sur l’exécution du programme en général et des activités
du PR1 en particulier. Quant à la mission de contrôle des travaux, elle fournira un rapport mensuel.
A l’achèvement des travaux, elle établira un rapport de fin de travaux qu'elle soumettra à l'organe
d'exécution trois mois après la réception provisoire des travaux. Ensuite, dans les six mois après
l'achèvement du projet, l'Emprunteur devra préparer, selon le format en vigueur, le rapport
d’achèvement du programme à soumettre à la Banque.
33
5.6.2 A la fin du PR1, l’assistance technique mesurera les indicateurs d’extrants ( résultats à court
terme) définis dans le cadre logique du présent rapport. En ce qui concerne les indicateurs d’effets
(impacts à moyen terme), ils seront évalués par les services compétents de l’Administration
gabonaise (la Direction générale de l’entretien des routes et des aéroports, la Direction générale des
transports terrestres, la Direction générale des statistiques, et les Services de santé et de l’éducation).
Pour les indicateurs d’impacts, ils sera déterminés dans le cadre des enquêtes et des études menées
périodiquement par le MPTEC et la CEEAC.
La comptabilité du projet sera tenue par l'organe d'exécution du projet selon un plan
comptable de type privé. Il tiendra une comptabilité séparée pour toutes les opérations financées par
la Banque. Les comptes du projet seront vérifiés par un cabinet d'audit externe financé par les
ressources du prêt. Les rapports d’audit devront être soumis à la Banque au plus tard 6 mois après la
fin de chaque exercice budgétaire. Pour un délai d’exécution prévisionnel de 48 mois, quatre audits
annuels seront réalisés. Le programme fera aussi l’objet d’un audit technique semestriel.
5.8.1 En général, la coordination de l’aide, est assurée par le Ministère des finances. Au niveau
du secteur des transports, les bailleurs de fonds représentés au Gabon ont institué des rencontres
périodiques de concertation auxquelles participe régulièrement la Banque depuis le mois de mars
2006. Cette coordination à été renforcée par des réunions de tous les bailleurs organisées
périodiquement par le MTPEC. Ce dispositif a permis de développer une synergie entre les
différents partenaires et d’amener, entre autres, le Gouvernement à ériger le Fonds d’entretien
routier existant en un Fonds d’entretien routier de deuxième génération.
5.8.2 Dans le cadre du présent programme, la Banque a rencontré les principaux bailleurs de
fonds, notamment la Banque mondiale, l’Agence française de développement, la Banque
islamique de développement et l’Union européenne. L’accent a été mis sur la complémentarité
des interventions en cours de préparation par les bailleurs de fonds. En ce qui concerne l’axe
Libreville-Ntoum-Nsilé, la Banque mondiale a réitéré son intérêt à participer au financement du
tronçon Libreville-PK 15. Aussi a-t-elle demandé à la Banque d’intégrer dans le cadre du PR1 le
financement des études dudit tronçon.
6.1.1 Les charges récurrentes se résument aux charges d’entretien courant et périodique des
routes et des aménagements connexes du programme. Selon la stratégie en vigueur, l’entretien
courant des routes revêtues du programme comprend l’opération «point à temps » (bouchage des
nids de poule et traitement des dégradations ponctuelles de la chaussée) et l’opération de
maintien des dépendances (entretien des abords de la chaussée, curage et réparation ponctuelles
d’ouvrage d’art et d’assainissement, remplacement des panneaux de signalisation verticale
défectueux, etc.). Il sera réalisé une fois par an. Quant à l’entretien périodique, il interviendra
tous les dix (10) ans et couvre les opérations de remise en état des abords de la chaussée, de
34
6.2. Durabilité
6.2.1 Le programme a fait l’objet d’études appropriées par des bureaux qualifiés. Les études
ont pris en compte notamment la forte pluviométrie dans la zone des routes à aménager. Aussi ,
un accent particulier a été apporté au dimensionnement des ouvrages de franchissement et
d’assainissement ainsi qu’au choix des matériaux de construction. L’étude technique a examiné
plusieurs types de structures de chaussée. La structure retenue est dimensionnée pour une durée
de vie de 20 ans et tient compte des contraintes locales, du climat, de la portance du sol et du fort
pourcentage de grumiers qui caractérise le trafic routier sur les routes du programme .
6.2.2 Les travaux de génie civil seront exécutés par des entreprises qualifiées à l’issue des
appels d’offres internationaux. De plus, lesdits travaux seront contrôlés par des bureaux d’études
spécialisés qui feront appel à des laboratoires pour s’assurer de la qualité des matériaux et de leur
mise en œuvre.
6.2.3 Un fonds d’entretien routier de deuxième génération vient d’être mis en place. Ses
ressources devront se situer en cours de l’année 2008 à environ 27 milliards FCFA environ. La
régularité et la pérennité des ressources nécessaires à l’entretien des routes du programme
devraient être ainsi assurées. Le Gouvernement vient d’opter pour la privatisation des travaux
d’entretien routier qui devra atteindre un taux de 80% des travaux dans les trois prochaines
années. Les capacités des PME sont en cours de renforcement par un important programme de
formation et ainsi que par l’amélioration de l’environnement financier.
6.3.1 Les principaux risques ont trait : i) à la faiblesse dans la gestion technique et comptable des
projets ; ii) au problème de la mobilisation de la contre partie locale ; et iii) à l’insuffisance et à
l’irrégularité des ressources affectées à l’entretien routier.
6.3.2 Pour atténuer le premier risque, le programme a prévu une assistance technique et un appui
institutionnel pour le gestion et l’exécution des travaux et pour s’assurer de la qualité des études à
réaliser au titre du présent programme. Un comptable sera recruté pour tenir les comptes du
programme et un ingénieur homologue sera désigné pour le suivi de l’exécution de chacune des trois
routes.
35
6.3.3 La non disponibilité des fonds de contrepartie est un problème récurrent qui a souvent
conduit à des arrêts de chantiers pendant plusieurs mois. Pour minimiser ce deuxième risque, les
fonds de contrepartie seront logés dans un compte spécial à ouvrir dans une banque commerciale et
à approvisionner, tous les six mois, conformément au calendrier annuel des dépenses.
6.3.4 La garantie des ressources pour l’entretien du réseau prioritaire tel que défini par le
Gouvernement est un risque qui a toujours préoccupé la Banque et les autres partenaires qui
interviennent dans le secteur routier. Ce risque est atténué par la mise en place récente du Fonds
routier de deuxième génération.
7. AVANTAGES DU PROGRAMME
7.1.1 Dans la situation « sans projet », les routes retenues dans le cadre du présent programme
sont des routes en terre caractérisées par des indices de rugosité ou de dégradation (Uni) très
élevés, compris entre 12 m/km et 16 m/km. Les conditions de circulation y sont très périlleuses
avec de longues périodes d’interruption du trafic en période de pluies. Les temps de parcours sont
très longs du fait de la faible vitesse de référence variant entre 30 km/ heure et 45 km/heure en
moyenne. L’analyse de la situation « avec projet » montre que le niveau d’aménagement retenu
(routes revêtues de bonnes caractéristiques) est en adéquation avec le trafic actuel et futur dominé
par les poids lourds. L’uni est réduit à 3, la vitesse de référence est portée à 80 km/heure en
moyenne avec un gain de temps appréciable, la signalisation verticale et horizontale est optimale
afin de minimiser les risques d’accidents de la circulation.
7.1.2 Il ressort de la comparaison entre les deux scenarii « avec et sans projet » que le
programme induira de nombreux avantages économiques et sociaux dont les plus attendus sont: i)
l’accroissement significatif du trafic sur les trois routes du programme (5%); ii) la réduction du
coût d’exploitation des véhicules (35%) ; iii) la baisse du coût d'entretien courant (46% ) ; iv) des
gains de temps valorisés pour les produits périssables et pour certaines catégories
socioprofessionnelles d’usagers ; et v) la valeur ajoutée agro-forestière liée à la réalisation du
programme. A ces avantages quantifiables s’ajoutent la valeur résiduelle estimée à 60% du coût
de l’investissement et les effets de désenclavement qui se traduiront par l’accroissement des
revenus agricoles et l’amélioration des conditions de vie des populations de la ZIP. Enfin, avec
l’aménagement de la route Fougamou-Mouila, qui est un maillon important de l’axe transafricain
Ndjamena-Yaoundé-Brazzaville, le programme contribuera à l’accroissement des échanges
commerciaux avec les pays voisins, en particulier le Cameroun et le Congo Brazzaville.
7.1.3 Le trafic de base considéré est celui de 2006 issu des comptages réalisés par
l’administration gabonaise et modulé avec les résultats de l’enquête origine-destination effectuée
au cours du premier trimestre 2007 par le consultant. Pour cette année de référence, et malgré
leur état de dégradation avancé, les routes du programme enregistrent un trafic normal estimé à
36
214 véhicules/jour sur la route Fougamou-Mouila, 162 véhicules/jour sur la route La Leyou-
Lastoursville et 91 véhicules/jour sur la route Ndendé-Lébamba, soit une moyenne pondérée de
175 véhicules/jour sur l’ensemble des routes du programme. Ces niveaux de trafic sont
relativement élevés par rapport à la situation de référence (indice de dégradation compris entre 12
et 16). La demande de transport actuelle repose essentiellement sur la croissance rapide de la
population et les potentialités agro-forestières et minières de la ZIP. Le trafic observé se répartit
entre quatre catégories de véhicules: les véhicules particuliers (16%), les camionnettes (56%), les
camions légers (20%) et les camions lourds (8%). Les prévisions de trafic par catégorie de
véhicule ont été établies sur la base du trafic de référence tel qu’il se dégage des comptages
routiers et des enquêtes origine-destination, la croissance démographique (2,5%), la croissance
économique (4,5%), l’évolution de la production de l’industrie du bois (13%) et de l’industrie
agroalimentaires. Il ressort de la combinaison de ces paramètres un taux de croissance moyen
annuel de 5 % du trafic futur.
7.2.1 Le taux de rentabilité économique (TRE) a été déterminé au moyen du modèle HDM IV.
Outre le trafic de base, les principaux éléments pris en compte par le modèle sont : l’évolution
future du trafic, le coût d’exploitation des véhicules, le coût du projet hors taxes, la stratégie
d’entretien routier, la longueur et l’indice de rugosité/dégradation des routes du programme, la
durée de vie des routes (20 ans), le gain de temps limité à une certaine catégorie d’usagers, une
valeur résiduelle de 60% de l’investissement routier, un taux d’actualisation de 12%, etc.
7.2.2 Le TRE obtenu à partir du modèle HDM IV s'établit à 14,90% avec une valeur actuelle
nette d’environ 25,7 milliards de FCFA. Les routes du programme répondent donc aux critères
d'investissement retenus lors de la préparation du PARR, à savoir une valeur actuelle nette
positive et un taux de rentabilité économique supérieur à 12 %. Le projet est donc
économiquement justifié.
7.3.1 Les régions traversées par les axes routiers du présent programme à savoir Fougamou-
Mouila, Ndende-Lébamba et La Leyou- Lastoursville sont parmi les zones les plus enclavées du
Gabon. Elle disposent avec d’importantes potentialités agricoles, forestières et minières qui leur
assurent les conditions d’un développement socio-économique local. Ces axes contribuent à
l’intégration régionale et aux renforcement de liaisons routières entre les régions Nord, Sud et l’Est
et à la réduction de la pauvreté dans le pays. En effet, ils jouent un rôle majeur dans l'exploitation
agricole et l’approvisionnement des zones rurales en intrants agricoles et en produits manufacturés,
et dans l’évacuation de la production vers les zones urbaines. La zone du projet assure environ 20%
de la production vivrière du pays et les échanges se font actuellement dans des conditions périlleuses
et onéreuses, du fait de l’état des routes. Cela affecte le niveau de revenus des ménages de la ZIP
dont 30% en moyenne sont consacrés aux transports, selon les conclusions du rapport sur les
37
enquêtes effectuées en 2006. Les investigations et entretiens menés avec les délégations
départementales de Fougamou, Mouila, Lébamba, Ndendé, Mbigou, Lastoursville, les usagers de la
route, les commerçants et les populations rurales riveraines, ont mis en relief le niveau très élevé du
coût des transports sur la route du projet qui représente environ 50% des coûts directs de
commercialisation des produits. Ce coût est doublé pendant la saison de pluies. La circulation
permanente pendant toute l'année, aura pour effet la réduction d’environ 70 %, voire l'élimination,
des pertes et avaries de récoltes et la réduction des coûts de transport qui favorise l’écoulement des
produits et la rentabilisation par les paysans, de leurs exploitations agricoles. Il aura également pour
effet de réduire les délais d’absence des membres de familles émigrées vers les centres villes de
Libreville, Koulamoutou et Ndendé, favorisant ainsi la réinsertion familiale dans les ménages.
7.3.2 Le programme contribuera aussi à l’amélioration de la qualité et des conditions de vie des
populations démunies, notamment par : i) la facilité d’accès aux marchés pour l’écoulement des
produits à des prix rémunérateurs et l’approvisionnement de la zone ; ii) l’accès aux soins de
santé et à l’éducation du fait du renforcement du patrimoine et de l’amélioration des conditions
d’apprentissage des jeunes enfants, iii) l’hygiène et l’assainissement au niveau des écoles
primaires riveraines de la route. Cela permettra de réduire les délais d’évacuation des malades
vers les centres de santé et de favoriser le redéploiement du personnel dans les services sociaux
de base dans la zone du projet; iv) l’amélioration des conditions d’études notamment celles des
enfants et des prestations des enseignants, du fait de la facilité de circulation. Cela contribuera à
réduire d'environ 30% le niveau d’absentéisme des agents de la santé dans les établissements
sanitaires situés dans la zone du projet et d’assurer une bonne qualité des soins médicaux tout le
long de l’année. La réalisation du projet contribuera à favoriser le déploiement des enseignants
vers ces zones reculées en réduisant le taux d'absentéisme, à accroître leur motivation et à
améliorer la qualité de l'enseignement, ce qui contribuera à atteindre pleinement près de 100% le
taux net de scolarisation au primaire, v) la réinsertion sociale par le retour régulier des membres
de familles originaires de la zone mais qui résident dans les villes de Libreville, Lambarene,
Koulamoutou et Lastourville et la connexion de ces centres avec les autres régions du Gabon, vi)
le développement du tourisme dans la région traversée par la route et des activités induites en
matière d’hébergement et de restauration , vii) la lutte contre les maladies hydriques et la
protection contre le VIH/SIDA, la prévention contre les grossesses précoces et la lutte contre les
MST très répandues dans la région, et viii) l’augmentation du taux de couverture vaccinale des
enfants de moins de 5 ans qui stagne autour de 56% en raison de l’inaccessibilité des zones
pendant les périodes de campagnes de vaccination à cause du mauvais état de la route.
7.3.3 Le programme renforce les actions sanitaires en cours, à travers la mise à niveau des
établissements sanitaires situés le long des axes du programme. Il contribuera à l’amélioration
des conditions de vente par la construction des hangars, des puits et des systèmes d’évacuation
des eaux. Grâce à la construction des latrines dans les écoles riveraines de la route, le projet
réduira d’environ 10% les maladies d’origine hydrique qui sévissent notamment dans la zone de
Koulamoutou (800 cas de diarrhées pour enfants de moins de 5 ans pour une population totale de
10 000 habitants) ainsi que des parasitoses intestinales et la typhoïde . De nombreux effets induits
sont également attendus, par la facilité de mise en valeur des potentialités agricoles et minières.
Le projet réduira les risques de mévente et de perte de production qui découragent les nombreux
opérateurs intéressés à investir dans la région. La route apportera également un soutien aux micro
entreprises, en favorisant l’émergence et le développement des entreprises individuelles de
transport, des petites entreprises d’entretien routier et de transformation de produits agricoles. La
38
route participera au développement des régions intérieures des départements de la Dola , Louesti,
Ogoulou , Ofoué-Noye et lolo- Bouenguidi, qui disposent de potentialités agricoles et forestières
importantes qui sont insuffisamment exploitées, faute d’infrastructures routières adéquates
pouvant désenclaver ces zones et les raccorder aux grands centres de consommation. Par ailleurs,
l’enclavement relatif de la région crée un sentiment de frustration et de marginalisation de la
population locale, l’aménagement de cette route créera un lien permanent de cette partie du
territoire au reste du Gabon, constituant ainsi un véritable ressort pour une meilleure intégration.
Impact sur les femmes
7.3.4 Comme cela ressort au paragraphe 4.2.1, les femmes constituent une frange importante de
la population de la zone du projet et occupent les deux tiers des emplois du secteur informel.
Dans cette zone, 22 % des ménages sont dirigées par les femmes. Elles assurent environ 90% de
la production de la zone en aliments de base et sont particulièrement actives dans les activités ci-
après : travaux agricoles, notamment vivriers, le maraîchage, la transformation des produits
agricoles (la farine de manioc en tapioca, les arachides), la pêche (le fumage et le séchage des
poissons), l’élevage, l’artisanat et le commerce. Le financement de ces activités est souvent
assuré grâce à leur propre épargne. Les femmes se sont constituées en associations
opérationnelles (100 associations et groupements). Leurs activités économiques, et
particulierement l’écoulement des productions, les exposent plus aux nuisances générées par le
trafic sur la route actuelle non revêtue (axes Ndende-Mbigou-Koulamoutou et Lastoursville-
Laléyou), à savoir : l’insécurité, la poussière en saison sèche due aux roulements des véhicules
sur les surfaces latéritiques, la boue, les risques d’accidents liés aux glissements de terrain et aux
ravinements en saison de pluies. La réalisation du projet réduira ces nuisances. En tant
qu’actrices des secteurs commerciaux, les femmes bénéficieront du gain de temps et de la
réduction substantielle du coût des transports. Les tarifs actuels de transport sont excessifs sur la
route du projet. A titre d’illustration, le prix de transport sur le trajet Ndendé -Mbigou d’une
longueur de 121 km est de 6 000 FCFA pendant la saison sèche. Tandis que le prix de transport
de marchandises est de 800 FCFA pour le cagot plantain. En raison de l’impraticabilité de la
route durant la saison des pluies, la zone n’est pas du tout approvisionnée, causant ainsi les
pénuries des denrées de première nécessité. Cette situation qui dure près de 6 mois double les
prix pratiqués. Entre Libreville et Mbigou, le coût du transport des produits non périssables varie
entre 800 000 et 1 000 000 FCFA, soit 70 FCFA/la tonne kilométrique alors qu’il est de 25
FCFA pour Libreville - Fougamou. Par ailleurs, le projet facilitera l’évacuation des malades
vers les centres de santé et réduira le délai d’évacuation des patients vers l’hôpital régional de
Bongolo, dont la distance est de plus de 50 km. En effet dans cette aire de santé, 60 % des cas
d’accouchements par césariennes sont évacués vers Mouila, Ndéndé et Mbigou avec plus de 8
heures de trajet dans des conditions difficiles. Le projet améliorera l’état de santé des femmes
enceintes et leur surveillance et réduira les risques de mortalité maternelle et infantile lié aux
accouchements à domicile et aux évacuations réalisées dans les conditions difficiles.
7.3.5 Le projet développera le commerce local et les petits métiers, induits par l’amélioration du
transport routier, en facilitant l’écoulement des biens produits par les associations féminines, ainsi
que leurs approvisionnements en intrants agricoles. Il constituera ainsi un levier stratégique dans le
processus de réduction de la pauvreté au niveau des ménages, du fait des responsabilités dévolues
aux femmes et de leur rôle de promoteurs d'activités génératrices de revenus. En outre, les femmes,
les enfants et les jeunes, sont les plus sollicitées pour le transport des récoltes. L’aménagement des
39
pistes de collecte les soulageront de leurs peines et faciliteront leur accès aux exploitations agricoles.
Le temps de transport sur la route Ndendé et Mbigou est d’au moins 12 à 18 heures avec risque de
non arrivée à destination en raison des éboulements et des risques de s’embourber. Les femmes
consacreront le temps gagné (allant de 8 heures à 12 heures de temps) à d’autres activités, par
exemple à l’alphabétisation et à l’éducation des enfants
8 CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
8.1. Conclusions
8.1.1 La réalisation du PR1 constitue une phase essentielle dans la mise en place progressive d’un
réseau routier structurant dont le Gabon veut se doter dans le cadre du PARR. Le programme a été
conçu en concertation avec les bailleurs de fonds intervenant dans le sous-secteur routier, et a pris en
compte les orientations du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté
(DSCRP) pour la période 2006-2008 ainsi que les leçons tirées des interventions précédentes de la
Banque dans le sous-secteur routier. Il contribue également à l’intégration régionale et permettra un
développement des échanges avec les pays limitrophes, notamment le Congo Brazzaville et le
Cameroun.
8.1.3 Les caractéristiques techniques et géométriques retenues et la stratégie d’entretien axée sur
un Fonds routier de deuxième génération (FER2) permettent d’assurer la durabilité des
infrastructures routières à réaliser. Le FER2 est conçu pour couvrir les charges d’entretien courant et
périodique du réseau prioritaire dont font partie les routes du programme, contribuant ainsi à une
diminution sensible des coûts généralisés de transport. De plus, des dispositions pour assurer la
protection des routes contre les surcharges des poids lourds seront mises en œuvre. Le présent
programme y participe en fournissant des stations de pesage qui seront installées sur le réseau
routier. En résumé, l’autonomie de gestion du FER2 et la pérennité de ses ressources, l’installation
des pèses essieux et les appuis institutionnels ainsi que les formations envisagées contribueront à une
meilleure programmation de l’entretien routier et une utilisation optimale des ressources du FER 2.
Le programme est techniquement bien conçu et économiquement viable avec un taux de rentabilité
économique de 14,90%. Ce taux est supérieur au taux d’opportunité du capital estimé à 12%.
8.1.4 Enfin, la conception du programme est conforme à la vision de la Banque et correspond aux
orientations du DSPAR qui a fait de l’amélioration des accès aux infrastructures routières un de ses
deux piliers pour la période 2006 - 2010.
40
8.2. Recommandations
8.2.1 Au vu de ce qui précède, il est recommandé d’accorder à la République Gabonaise un
prêt n’excédant pas 256,27 millions d’Euros soit 221,90 millions d’UC pour la réalisation du
programme tel que décrit dans le présent rapport. Outre les modalités habituelles du Groupe de la
Banque, ledit prêt sera subordonné aux conditions particulières ci-après.
iii) Fournir à la Banque, la preuve du paiement des indemnisations des populations affectées
par les expropriations (paragraphe 4.6.13).
C. Autres conditions
NB : Cette carte a été fournie par le personnel de la Banque exclusivement à l’usage des lecteurs du rapport auquel elle est jointe.
Les dénominations utilisées et les frontières figurant sur cette carte n’impliquent de la part du Groupe de la BAD et de ses membres
aucun jugement concernant le statut légal d’un territoire ni aucune approbation ou acceptation de ses frontières
ANNEXE 2
MINISTRE
SECRETAIRE
GENERAL
ECOLE DES
TECHNICIENS DES
TP DE
FOUGAMOU
DIRECTION GENERALE
DIRECTION DES
DES ETUDES DES
RESSOURCES
INFRASTRUCTURES
DIRECTION DE LA
COMPTABILITE ET
DIRECTION GENERALE DE LA LOGISTIQUE
DES
INFRASTRUCTURES DE
DIRECTION DES
MARCHES ET DU
CONTENTIEUX
DIRECTION GENERALE
DE LA CONSTRUCTION
DIRECTION DE
L’INFORMATIQUE ET
DES SYSTEMES
DIRECTION GENERALE DE D’INFORMATION
L’ENTRETIEN DES
ROUTES ET AERODROMES DIRECTION DE LA
STATISTIQUE
SERVICE DU COURRIER
SERVICE DE LA
COMMUNICATION
ANNEXE 3
RESUME DU COUT DU PROGRAMME ROUTIER PHASE I En Millions UC
BAD GVT COUT TOTAL
COMPOSANTES Devises ML Total Devises ML Total Devises ML TT
A CONSTRUCTION
A.1 - FOUGAMOU-MOUILA
A.1.1 - Travaux routiers 69,17 8,71 77,88 0,00 20,93 20,93 69,17 29,64 98,81
A.1.2 - Travaux connexes 1,37 0,17 1,54 0,00 0,42 0,42 1,37 0,59 1,96
A.1.3 - Contrôle et surveillance des travaux 2,27 0,26 2,53 0,00 0,00 0,00 2,27 0,26 2,53
Total A.1 72,81 9,14 81,95 0,00 21,35 21,35 72,81 30,49 103,30
A.2.1 - Travaux routiers 38,06 16,31 54,37 0,00 0,00 0,00 38,06 16,31 54,37
A.2.2 – Travaux connexes 0,47 0,20 0,67 0,00 0,00 0,00 0,47 0,20 0,67
A.2.3 - Contrôle et surveillance des travaux 1,52 0,17 1,69 0,00 0,00 0,00 1,52 0,17 1,69
Total A.2 40,05 16,68 56,73 0,00 0,00 0,00 40,05 16,68 56,73
A.3.1 - Travaux routiers 27,88 11,94 39,82 0,00 0,00 0,00 27,88 11,94 39,82
A.3.2 – Travaux connexes 0,60 0,25 0,85 0,00 0,00 0,00 0,60 0,25 0,85
A.3.3 - Contrôle et surveillance des travaux 1,23 0,14 1,37 0,00 0,00 0,00 1,23 0,14 1,37
Total A.3 29,71 12,33 42,04 0,00 0,00 0,00 29,71 12,33 42,04
Total A 142,57 38,15 180,72 0,00 21,35 21,35 142,57 59,50 202,07
B.1- Eudes Libreville - PK 15 0,48 0,06 0,54 0,00 0,00 0,00 0,48 0,06 0,54
B.2–Etudes Mouila-Ndendé-Doussala/Ndendé-Tchibanga 2,21 0,24 2,45 0,00 0,00 0,00 2,21 0,24 2,45
B.3 – Renforcement de la voie express 1,03 0,11 1,14 0,00 0,00 0,00 1,03 0,11 1,14
Total B 3,72 0,41 4,13 0,00 0,00 0,00 3,72 0,41 4,13
C.1 - Organisation de l'entretien routier 0,36 0,04 0,40 0,00 0,00 0,00 0,36 0,04 0,40
C.2 - Acquisition et réhabilitation de stations de comptage 1,21 0,13 1,34 0,00 0,00 0,00 1,21 0,13 1,34
C.3 - Acquisition de stations de pesage 1,45 0,16 1,61 0,00 0,00 0,00 1,45 0,16 1,61
C,4 - Formation du personnel du MTPEC 0,24 0,03 0,27 0,00 0,00 0,00 0,24 0,03 0,27
C.5 - Aménagement et équipement salle Archivage 0,17 0,07 0,24 0,00 0,00 0,00 0,17 0,07 0,24
C.6 - Réhabilitation et Equipement Centre Formation Fougamou 0,61 0,26 0,87 0,00 0,00 0,00 0,61 0,26 0,87
C.7 - Acquisition Matériel bureautique et informatique 0,07 0,01 0,08 0,00 0,00 0,00 0,07 0,01 0,08
Total C 4,11 0,70 4,81 0,00 0,00 0,00 4,11 0,70 4,81
D.1 Assistance technique 1,620 0,170 1,790 0,000 0,000 0,00 1,62 0,17 1,79
D.2- Audits techniques et financiers 0,600 0,070 0,670 0,000 0,000 0,00 0,60 0,07 0,67
Total D 2,220 0,240 2,460 0,000 0,000 0,00 2,22 0,24 2,46
COUT DE BASE =A+B+C+D 152,620 39,500 192,120 0,000 21,350 21,35 152,62 60,85 213,47
Imprévus physiques 15,260 3,950 19,210 0,000 2,140 2,14 15,26 6,09 21,35
Hausse des prix 8,390 2,180 10,570 0,000 1,170 1,17 8,39 3,35 11,74
Total imprévus 23,650 6,130 29,780 0,000 3,310 3,31 23,65 9,44 33,09
Total HTT hors indemnisations 176,270 45,630 221,900 0,000 24,660 24,66 176,27 70,29 246,56
ANNEXE 4
PROGRAMME ROUTIER PHASE I
CALENDRIER D’EXECUTION
ID Task Name
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2
1 MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME
2 1-Activités preliminaires
4 Approbation du prêt
7 Lancement du projet
8 2-Exécution du programme
19 Démarrage prestations
20 Fin prestations
ANALYSE ECONOMIQUE
Méthodologie
2. Le taux de rentabilité interne (TRI) et la Valeur Actuelle Nette (VAN) ont été retenus pour
appréhender la viabilité économique du projet. Ces critères résultent de la comparaison, du
point de vue de la collectivité, des coûts et avantages, entre la situation sans projet (consistant
dans le maintien du niveau de service existant) et la situation avec projet. L’horizon de l’étude
est de 20 ans à partir de la mise en service des infrastructures routières. La période de
réalisation s’étalera sur les trois années 2008, 2009 et 2010.
i) des économies sur les coûts d’exploitation des véhicules résultant de la différence
entre les coûts correspondants au niveau actuel de service et celui relatif à
l’aménagement proposé
ii) des économies des coûts d’entretien résultant de la comparaison des besoins entre la
situation existante et la situation du projet
iii) des avantages liés à l’impact des aménagements sur l’économie de la zone du projet
qui sont principalement :
- l’annulation des coûts d’interruption de la circulation, notamment en saison
humide.
Si on considère que les marchandises transportées sur l'axe entrent dans un
circuit continu de production, transformation et consommation, le coût
d’interruption de la circulation est égal à la valeur monétaire de la
marchandise transportée multipliée par le taux d’intérêt pour la durée
d’interruption de la circulation.
ANNEXE 5
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6. Le taux de rentabilité interne et la valeur actuelle nette ont été calculés sur la base des coûts et
avantages mentionnés en supra. Les calculs économiques font ressortir un TRI de l’ensemble
du programme de 14,9 %. Par tronçon le rendement économique s’établit comme suit :
Les tableaux ci-après reprennent, pour chacune des trois routes et pour l’ensemble du programme, les
résultats de l’évaluation de base.
ANNEXE 5
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TRI 14,9%
7. En vue de tester la sensibilité de ces résultats à la variation de paramètres et indicateurs décisifs. Deux
tests ont été opérés : le premier consiste à augmenter l’investissement de 10% et le deuxième consiste à
diminuer le trafic de 10 %.
Ensemble du programme
Ensemble du programme
1. Investissement 27 %
2. Trafic 59 %
ANNEXE 6 (1/2)
RESUME DES OPERATIONS DU GROUPE DE LA BANQUE
PROJETS ACHEVES OU ANNULES
Opérations Date d'ap- Date de Date de mise Date Montant Montant Rapport Evaluation Observations
Probation Signature En vigueur d'achèvement du prêt Décaissé d'achèvement rétrospective
SECTEUR AGRICOLE
Plantation de cacaoyers dans le Wolen-Ntem I 18/11/75 16/03/76 Déc. 1976 1983 4,00 4,00 Oui Non Reliquat annulé
Plantation de cacaoyers dans le Wolen-Ntem II 24/04/79 09/01/80 1981 1983 2,00 1,85 Oui Non Solde annulé
Développement rizicole de N'Dende 29/08/79 09/01/80 Déc. 1981 1983 8,00 0,28 S.O. S.O. Reliquat annulé
Hévéaculture de Mitzic 19/09/81 26/10/81 Fév. 1982 1991 9,10 7,80 Oui Non Reliquat annulé
Elevage aux ranchs Nyanga et Lekabi 23/08/83 17/11/83 Fév. 1984 1988 18,60 18,41 Oui Non
Programme hévéicole I 29/08/85 25/02/86 Mai 1986 1992 40,17 40,17 Oui Non Reliquat annulé
Projet Elevage II 17/10/89 30/01/90 Avril 91 2000 18,3 15,91 Oui Non Reliquat annulé
Programme hévéicole II 26/02/92 13/05/92 Nov 92 2001 40,00 31,18 En cours Non
Etude de faisabilité de l’élevage dans les provinces du Nord 13/05/92 0,980
SECTEUR SOCIAL 17/06/80 27/06/80 Avril 1981 1983 5,30 5,24 Non Non Reliquat annulé
SECTEUR AGRICOLE
Appui au secteur des pêches et à l’aquaculture 27/07/05 28/10/05 - 31/12/11 14,75 0,11 00,75
DEVELOPPEMENT SOCIAL
Développement des services de santé 29/04/94 10/05/94 29/06/95 30/06/06 5,49 4,22 76,87
Education III 11/12/95 13/01/98 01/10/98 31/12/06 16,11 3,13 19,43
Total
21,60 7,35 34,03
MULTISECTEUR
Appui au programme de privatisation 22/04/98 28/05/98 18/05/99 31/12/06 7,26 1,53 21,07
Appui au PNBG 03/08/04 18/01/05 28/07/05 30/09/05 0,10 0,10 100,00
Appui à la DGMP 05/05 06/05 06/05 12/06 0,19 0,00 00,00
Total 7,55 1,63 21,59