Conservation de la biodiversité en agriculture
Conservation de la biodiversité en agriculture
Module 2: CONSERVATION DE LA
BIODIVERSITÉ
Juillet, 2017
Version 1
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Documentation et suivi……………………………………………………………………………………. 41
Végétation indigène………………………………………………………………………………………….....… 48
Vie sauvage………………………………………………………………………………………………..…………… 52
Module 2 - Page 3
Apports
de ce module
La protection de la biodiversité et des écosystèmes est vitale pour les zones destinées à la
production agricole et bovine. Un système de gestion agricole qui respecte les exigences de la
Norme 2017 permet de :
Ce module de formation fournit les outils suivants pour optimiser le travail de la communauté
technique du Rainforest Alliance :
• Des schémas pour expliquer les objectifs et les thèmes clés du Principe 2 :
• Des informations sur les Termes et définitions du Rainforest Alliance connexes et leur correcte
interprétation ;
• Des graphiques qui illustrent l’ensemble des interrelations entre les différents critères (de tous
les Principes), ce qui permet une meilleure compréhension de toutes les exigences relatives aux
écosystèmes et à la conservation de la biodiversité.
• Des recommandations pour auditer des questions complexes et conflictuelles.
• Des informations pour la correcte mise en œuvre et l’évaluation des différents Paramètres
Rainforest Alliance de manière à éviter tous impacts négatifs sur les écosystèmes : couvert
arboré et diversité des espèces, EIES, barrières végétales, restauration des zones adjacentes aux
écosystèmes aquatiques.
• Des cas et des exemples pour illustrer des questions complexes.
Le Guide pour la Norme 2017 est un outil essentiel pour la mise en œuvre et
l'évaluation des exigences de la Norme 2017.
Module 2 - Page 4
Principe 2
Quel est son objectif ?
Les exploitations agricoles qui mettent en œuvre les exigences de
ce Principe :
Conservent et
restaurent une
Préviennent la végétation
déforestation et la indigène et
NE conservation des diversifiée
contribuent écosystèmes
PAS à la
déforestation
Protègent les
écosystèmes
naturels et leur
valeur de
conservation
PRINCIPE 2
Conservation de la biodiversité
- Paramètres Rainforest Alliance pour la prévention des impacts négatifs sur les
écosystèmes
- Cartographie des écosystèmes et programmation de mesures
- Évaluation des impacts environnementaux (EIE) pour les grandes conversions de
terres
PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ
FLORE
- Protection et restauration des espèces indigènes
- PAS de collecte d'espèces végétales en voie de disparition
- PAS d’introduction d'espèces envahissantes et gestion des espèces existantes
FAUNE
- PAS de chasse d'espèces en voie de disparition ou protégées
- PAS de chasse ni d’introduction d'espèces envahissantes
- PAS d’espèce sauvage maintenue en captivité
- Diminution des conflits entre les hommes et les espèces sauvages
Module 2 - Page 6
De nouveaux concepts
dans la Norme 2017
La Norme 2017 comporte un certain nombre de nouveaux concepts qui optimisent les exigences
relatives à la conservation des écosystèmes. Étant donné l'importance de ces concepts et la
nécessité de veiller à ce qu'ils soient compris correctement, mis en œuvre et évalués, l'équipe
chargée de la Norme et des Politiques du Rainforest Alliance élabore des guides spécifiques. Les
nouveaux concepts liés au Principe 2 - Conservation de la biodiversité sont les suivants :
CONCEPTS CRITÈRES
CC 2.1 : Les Zones à haute valeur pour la conservation (HVC) n'ont pas été
HVC
détruites depuis le 1er novembre 2005.
ÉCOSYSTÈMES NATURELS
Écosystèmes • Les écosystèmes aquatiques incluent tous les écosystèmes ayant des
aquatiques conditions environnementales aquatiques (biotope).
• Il peut s’agir d’écosystèmes aquatiques marins ou d'eau douce.
• Les écosystèmes aquatiques incluent : mers, baies, lacs, marécages,
lagunes, sources d'eau, rivières et ruisseaux, mares et étangs.
• Zones humides naturelles où les sols regorgent d’eau pendant la
majeure partie de l'année et/ou périodiquement, ou sont en
permanence inondées par des eaux peu profondes, comme c’est le cas
des plaines alluviales ; zones humides en bordure d’étangs, de cours
d’eau ou de l'océan ; et dépressions peu profondes qui se remplissent
d'eau saisonnièrement.
• Les masses d’eau artificielles sont considérées comme des écosystèmes
aquatiques par le Rainforest Alliance seulement si elles ont été
colonisées par une ou plusieurs espèces en voie de disparition et/ou si
elles ont été créés pour fournir un habitat à la vie sauvage.
Écosystèmes • Les écosystèmes terrestres sont ceux dans lesquels les animaux et les
terrestres plantes vivent dans le sol et dans l'air.
• Les composantes de l'espace physique (facteurs abiotiques) de chaque
écosystème terrestre déterminent le type d'écosystème dont il s’agit.
• Il existe différents types d'habitats terrestres, incluant : les déserts, les
prairies, les jungles et les forêts.
Module 2 - Page 9
Les écosystèmes
aquatiques naturels
Exceptions :
Bien qu’il s’agisse de masses d'eau, les éléments suivants Eau peu profonde :
ne sont pas considérés comme des écosystèmes
« Eau peu profonde incluant : les
aquatiques naturels :
plaines alluviales ; les zones
Zones saisonnièrement ou continuellement inondées humides en bordure d’étangs,
en raison des activités humaines telles que : fossés de de cours d'eau, ou de l'océan ; et
drainage, bassins d'irrigation, bassins de retenue, les dépressions peu profondes
bassins de collecte des effluents, bassins aquacoles, qui se remplissent d'eau
rizières, ou gravières. saisonnièrement ».
Étangs artificiels, bassins de traitement des eaux et
réservoirs d'irrigation.
Module 2 - Page 10
Protection des
écosystèmes aquatiques naturels
Basées sur les critères et la section des Termes et définitions (T&D) de la Norme 2017, les mesures
suivantes sont nécessaires pour la protection des écosystèmes aquatiques naturels :
• Conservation et non-destruction pendant 5 • L’impact du bétail sur les écosystèmes
ans avant la demande initiale de certification aquatiques est réduit au minimum grâce à
ou après le 1er janvier 2014, selon la date la la présence de barrières physiques qui le
plus antérieure (CC-2.2). sépare des masses d'eau et l’instauration
• Si l'écosystème appartient à une catégorie de voies d'accès (A- 5.26).
HVC, aucune destruction ne doit avoir eu lieu • Des mesures sont prises pour empêcher la
depuis le 1er novembre 2005 (CC-2.1). dérive de pulvérisation des produits
• ABSENCE d’activités se traduisant par la agrochimiques vers les écosystèmes
dégradation des écosystèmes aquatiques : aquatiques lors de l'utilisation de
déversement de déchets solides ou d’eaux pesticides nocifs pour la vie aquatique tels
usées non traitées, introduction qu’indiqués dans la Liste Rainforest
intentionnelle de plantes envahissantes, Alliance des pesticides à utiliser pour une
atténuation des risques Ces mesures sont
pêche ou collecte non durable, pâturage du
les suivantes :
bétail, modifications des cours d'eau (bassins
de retenue, canaux, séchage, drainage), ‒ mise en œuvre de zones Rainforest
utilisation d’herbicides, de pesticides ou du Alliance non traitées autour des
feu (CC-2.2 ; CC-3.1 ; CC-3.2 ; C-3.20 ; C- écosystèmes aquatiques, ou
3,37 ; C-3.43 ; Dégradation dans T&D). ‒ plantation de barrières végétales
• L’ensemble de la législation applicable conformément aux paramètres
relative à la conservation des écosystèmes Rainforest Alliance relatifs aux
aquatiques est respectée (CC-1.6). barrières végétales, ou
• La végétation indigène est conservée dans les ‒ autres mécanismes empêchant la dérive
zones adjacentes aux écosystèmes de pulvérisation (C-3.27).
aquatiques (C-2.5).
• Les espèces envahissantes ne sont pas
introduites ni libérées intentionnellement (C-
2.12 & A-2.14).
• L'extraction d'eau, aussi bien de surface que
souterraine, est conforme à l’ensemble de la
législation applicable (C-3.15).
Module 2 - Page 11
Écosystèmes
terrestres naturels
Les éléments qui constituent et définissent les différents types d'écosystèmes terrestres naturels
dépendent de facteurs environnementaux et biologiques tels que la pluie, la température, l'altitude
et les conditions pédologiques. Selon la Norme 2017, les écosystèmes terrestres incluent les
déserts, les prairies, les forêts et les jungles.
La Norme 2017 comprend des forêts composées d'une combinaison quelconque de végétation
(feuillus, résineux, à feuillage persistant, caduque et semi-sempervirent), ainsi que différents types
de forêts : humide, pluvieuse, sèche, de basse altitude, montagnarde et nuageuse.
La Norme 2017 définit les forêts comme des zones boisées qui :
• Ne sont pas occupées par l'agriculture ou autres utilisations spécifiques de terres non boisées ;
et
• Contiennent une structure végétative qui ressemble généralement à celle d'une forêt naturelle
du même âge dans la même zone ; ou
• Se sont régénérées pendant au moins 10 ans ayant subi le minimum de perturbation humaine.
Écosystèmes
terrestres naturels
Exceptions :
Aux fins de la présente norme 2017, les types
d’écosystèmes terrestres suivants ne sont pas
considérés comme des écosystèmes naturels
Rainforest Alliance :
Selon la section des Termes et définitions de la Norme 2017, un Pâturage est : « Un type
d’unité de pâturage clos et séparé des autres zones par des clôtures ou autres barrières et
consacré à la production de fourrage. »
Module 2 - Page 13
Protection des
écosystèmes terrestres naturels
Basées sur les critères et la section des Termes et définitions (T&D) de la Norme 2017, les mesures
suivantes sont requises pour la protection des écosystèmes terrestres naturels :
Non-destruction et non-dégradation
des écosystèmes terrestres naturels
Basées sur les critères et la section des Termes et
définitions (T&D) de la Norme 2017, les mesures Les activités suivantes sont réputées
suivantes sont requises pour la protection des destructrices pour les écosystèmes
écosystèmes terrestres naturels : terrestres :
Aires
protégées
Les aires protégées sont des espaces consacrés à Certaines catégories de gestion des aires
la protection générale de la biodiversité. protégées comprennent [mais pas
uniquement] :
Réserve naturelle
Aire protégée :
Aire sauvage
Étendue de terre déclarée ou désignée comme
protégée par les autorités locales en raison de ses Parc national
valeurs naturelles, écologiques et/ou culturelles Monument naturel
reconnues pour assurer la conservation à long
terme de la nature avec le capital écosystémique Aire protégée avec utilisation durable
et les valeurs culturelles qui y sont rattachés. Des des ressources naturelles
exemples incluent les parcs nationaux, les refuges Refuge de vie sauvage
de vie sauvage, les réserves biologiques,
forestières ou privées, et les aires au sein des Réserve forestière
réserves de biosphère de l'UNESCO ou les Sites du Réserve privée
patrimoine mondial.
Réserve de biosphère de l'UNESCO
Bonnes pratiques
d’évaluation de conformité au CC-2.3
Au cours d'un audit, les auditeurs évaluent si des mesures sont prises pour empêcher la dégradation
des aires protégées (AP) sur place, dans les zones adjacentes ou à proximité des exploitations.
Quelques bonnes pratiques que les auditeurs peuvent adopter dans leur évaluation sont les
suivantes :
Gestion des
écosystèmes naturels :
Il est important de tenir compte du fait que, selon l’approche de la Norme 2017 et de son Principe
II, toutes les mesures liées à la gestion, à la conservation et à la restauration s’appliquent
uniquement aux écosystèmes considérés comme des écosystèmes naturels selon la définition du
Rainforest Alliance.
Conservation
GESTION DES ÉCOSYSTÈMES
Non-destruction
Restauration
Restauration des écosystèmes
Succession écologique
Cartographie des
écosystèmes
Documentation et suivi
Planification
• C-3.9: Le feu ne peut être utilisé que pour lutter • CC-5.1 : L'administration de l'exploitation agricole
contre les nuisibles, uniquement tel que prescrit dans et l'administrateur de groupe mettent en œuvre un
le plan GIN et seulement si l'impact environnemental mécanisme pour confirmer que le bétail bovin
qu'il génère est moins important que d'autres vendu comme certifié est né et a grandi toute sa vie
mesures de lutte intégrée contre les nuisibles. Pour dans des exploitations certifiées par le Rainforest
protéger les écosystèmes naturels, infrastructures et Alliance; ou que les bestiaux ont passés six mois
communautés environnantes, le feu n'est appliqué minimum dans des exploitations certifiées par le
que par des travailleurs qualifiés équipés d'outils Rainforest Alliance, ainsi que tout le restant de leur
d'extinction d'incendie, protégés par des vie dans des exploitations qui:
équipements de protection individuelle, disposant – N'ont pas recours au travail forcé; et
d'un accès à l'eau pour lutter contre les incendies, et – N'ont pas légitimement contesté les droits
uniquement lorsque la vitesse et la direction du vent d'utilisation des terres des communautés; et
créent un risque minimal de combustion incontrôlée. – N'ont pas détruit les forêts, les aires
Si le feu est utilisé, les zones de brûlis actuelles et protégées ou autres écosystèmes terrestres
passées sont signalées sur les cartes agricoles mises à naturels après la date du 1er janvier 2014.
jour. * Sur le thème de la conservation des écosystèmes naturels, vous
pouvez aussi consulter les critères liés à la non-dégradation des
écosystèmes naturels, plus bas.
Module 2 - Page 19
Mesures pour la
conservation des écosystèmes naturels
Les écosystèmes naturels peuvent être
conservés par une combinaison de l'une des Activités pour la protection et la
trois activités suivantes : conservation des écosystèmes naturels
1. Préservation stricte. Les exploitations
doivent identifier et délimiter les zones de la
propriété qui renferment des écosystèmes Préservation stricte : une zone de
naturels ou les aires potentielles de l’exploitation est mise de côté pour
faciliter les processus naturels de
conservation, en promouvant
succession écologique.
prioritairement la succession écologique.
2. Restauration. Des activités telles que la
plantation d'espèces indigènes et Restauration : mesures favorisant la
l'élimination des espèces non indigènes régénération des écosystèmes
naturels auparavant détruits ou
dans des zones préalablement affectées,
dégradés.
sont des mesures qui peuvent contribuer à
la restauration des écosystèmes.
Gestion durable : activités
3. Gestion durable. Les activités de production,
économiques qui ne modifient
la gestion agricole et l'utilisation des sensiblement pas, à long terme, la
ressources doivent s’effectuer composition, la structure et la
correctement grâce à une gestion durable fonction des écosystèmes naturels.
efficace.
La mise en œuvre d'un système de gestion durable pour la conservation des écosystèmes naturels
dans une exploitation comprend des activités telles que :
• La collecte d’espèces non menacées d'extinction, ou leurs parties, d’une façon et dans des
quantités ne dépassant pas leur capacité régénératrice.
• Le pâturage durable du bétail dans les systèmes traditionnels ou modernes non clôturés, les
forêts, les fourrés, les savanes ou autres écosystèmes non forestiers, à condition que les densités
de population animale et les pratiques de gestion ne dégradent pas l'écosystème en affectant de
manière significative la composition des espèces, en provoquant l'érosion des sols ou en générant
d’autres impacts négatifs.
• La pêche ou la récolte durable d'autres espèces aquatiques ; ou
• L’exploitation d’écosystèmes naturels à des fins autres que la consommation, telles que les loisirs,
l'éducation ou le tourisme.
Module 2 - Page 20
• Vérifier que les cartes agricoles indiquent • L'analyse des risques de l'exploitation tient-elle
correctement l'emplacement des zones de compte des effets négatifs potentiels sur les
production, les écosystèmes naturels et les écosystèmes naturels et leurs mesures
aires de conservation (au sein de d'atténuation ?
l'exploitation agricole ou de sa zone
d'influence). • En cas d’expansion des surfaces agricoles, existe-
t-il un plan de gestion conformément aux
• Vérifier s'il existe des plans d’expansion paramètres Rainforest Alliance pour empêcher
des zones de cultures ou toute la dégradation ou la destruction des
infrastructure représentant un risque écosystèmes naturels ?
potentiel pour l'environnement.
• En cas de nouvelles zones de culture, celles-ci
• Évaluer si l’exploitation met en œuvre des endommagent-elles les écosystèmes
activités de conservation des environnants ? Existe-t-il des signes d’excavation
écosystèmes, telles que la reforestation, la du sol, d’abattage de la végétation, de sédiments
protection de la végétation indigène et présents dans les masses d'eau ? L’exploitation
riveraine, la facilitation de la succession peut-elle démontrer que les nouvelles zones
écologique, les pépinières avec des n'ont pas affecté les écosystèmes lors de leur
espèces forestières indigènes, l'éducation implantation ?
pour les travailleurs et les communautés.
Non-dégradation et non-destruction
des écosystèmes naturels
La Norme 2017 interdit la destruction des écosystèmes naturels dans les cinq ans qui précèdent la date
de la candidature initiale à la certification Rainforest Alliance, ou après le 1er janvier 2014 (Critère
critique). Cette interdiction comprend tout écosystème naturel mentionné au début de ce document, y
compris les Aires naturelles protégées.
• Le développement d'infrastructures ou de
• L’introduction d'espèces envahissantes et la
de bâtiments, à l'exception de constructions
collecte d’espèces sauvages dépassant les
à petite échelle destinées à l’écotourisme,
capacités régénératrices de ces espèces.
l’éducation ou la recherche.
La Norme 2017 ne considère pas les éléments suivants comme perturbateurs des écosystèmes
naturels :
Les activités définies comme la restauration ou la gestion durable ; la colonisation involontaire
d'espèces envahissantes ; ou les affectations de l'écosystème causées par des cas de force majeure, y
compris les guerres, les émeutes, les crimes ou les phénomènes naturels tels que les ouragans, les
inondations, les tremblements de terre et les éruptions volcaniques ; ainsi que d’autres situations
définies dans les Règles de certification 2017.
Module 2 - Page 22
i. La destruction d’écosystèmes naturels n’aura lieu que dans le cadre de l’installation d’une
nouvelle infrastructure agricole, ou d’une réparation d’infrastructures agricoles déjà
existantes (routes, infrastructures d’irrigation, y compris stations de pompage, canaux,
étangs, réservoirs, barrages et bassins de retenue), machines installées de façon
permanente, et installations destinées au lavage, à la transformation ou au
conditionnement), ou dans le cas de petites exploitations agricoles souhaitant planter des
cultures vivrières;
ii. La zone convertie est située hors zones HVC, aires protégées, ou terres dont la conversion
est illégale;
iii. Un programme comportant des buts, des objectifs quantitatifs et des paramètres, des
mesures de gestion assorties de délais, des ressources et un personnel chargé de la
restauration requise, est élaboré par un spécialiste de la restauration écologique et soumis
pour approbation au Secrétariat du Rainforest Alliance dans les trois mois suivant la date de
la destruction, et inclut les modalités suivantes:
C. Sur les plus grandes exploitations agricoles, la destruction des écosystèmes naturels allant
jusqu’à 2% de la surface agricole ou 50 hectares (selon le chiffre le moins élevé) n’est
autorisée que si une telle destruction est compensée par au moins un rapport 1:1 de zones
écologiquement comparables, tel que prévu dans un programme assorti de délais élaboré
par un professionnel qualifié et approuvé par Rainforest Alliance ou son représentant;
Preuves
photographiques
Bois utilisé
Module 2 - Page 30
Bonnes pratiques
à l'œuvre
Plusieurs aspects du travail de l'équipe d’audit ont permis de recueillir efficacement tous les
éléments de preuve :
Planification et analyse
Recoupement de données
Une visite a été programmée dans les
Diverses données ont été recoupées
zones les plus reculées de l’exploitation,
pour déduire les pratiques agricoles.
ce qui a conduit à la découverte de
Par exemple, la présence de jeunes
nouvelles zones de plantation ; des
plants dans les pépinières, les restes de
photos aériennes ont été analysées afin
planches de bois utilisées en guise de
de comparer la situation actuelle de
ponts qui dénotent l'exploitation du
l’exploitation avec les conditions
bois, les gens qui retirent du bois, etc.
passées.
RESTAURATION
Restauration Succession écologique
Paramètres
de restauration Rainforest Alliance
La Norme 2017 exige que tous les
écosystèmes aquatiques soient dotés de Largeur de la zone tampon
zones tampons le long de leurs contours. La largeur doit être mesurée des deux côtés de la
Les zones tampons autour des cours d'eau, masse d'eau et pendant son écoulement normal
lors de la saison des pluies, et non dans des
sources, zones humides, rivières, et autres
conditions d'inondation.
masses d'eau, doivent consister en des
restes de végétation indigène ou de
végétation restaurée. Elles peuvent
également comprendre des systèmes
agroforestiers conformes aux paramètres
Rainforest Alliance relatifs au couvert
arboré et à la diversité des espèces
La largeur des zones tampons dépend de la
largeur des masses d'eau qu'elles
protègent :
5m 5m
LARGEUR DE LA MASSE ZONE
D'EAU TAMPON
Cours d'eau inférieurs à 5 m de
5 mètres de large large
Cours d'eau entre 5 et 8 m de
10 mètres de large large
Rivières supérieures à 10 m 15 m de
de large large
Couvert arboré
conformément à la Norme 2017
La Norme 2017 exige aux exploitations Paramètres Rainforest Alliance relatifs au couvert
d’atteindre progressivement les arboré et à la diversité des espèces :
pourcentages minimaux relatifs au couvert Pour atteindre le niveau A des critères
de végétation indigène. Ce pourcentage est d'amélioration continue, les cultures sciaphiles qui
évalué dans l’ensemble de l’exploitation ou ne respectent pas les pourcentages indiqués de
du groupe des exploitations membres, en végétation indigène ont la possibilité de se
fonction du type de cultures concerné. conformer aux paramètres Rainforest Alliance
relatifs au couvert arboré et à la diversité des
espèces indigènes.
OPTIONS POUR LES CULTURES SCIAPHILES
% DE VÉGÉTATION
TYPE DE CULTURE INDIGÈNE À
ATTEINDRE % de végétation Paramètre Rainforest
ou
indigène Alliance
Sciaphile 15 %
Couvert arboré
Non sciaphile 10 % 15 % de couvert de minimal
végétation indigène Nombre minimum
d'espèces indigènes par
Si une exploitation n'atteint pas ce hectare
pourcentage de couvert végétal indigène
au cours du premier audit de certification, Les Paramètres sont définis par culture et par
les auditeurs évaluent si l’exploitation ou région géographique, tel qu’indiqué dans le tableau
le groupe d’exploitations membres ci-dessous :
dispose d'un plan de restauration Nombre
progressive. Ce programme doit être Couvert minimum
assorti d’une durée déterminée et la Cultures et régions arboré d'espèces
période d'achèvement ne doit pas minimal d'arbres
dépasser la date du troisième audit de indigènes
certification (Année 6). Café : Afrique, Asie,
Amérique latine et 40 12
Caraïbes
Culture sciaphile : Cacao : Afrique de
l'Ouest, Afrique de
Espèce de culture adaptée pour vivre sous
l'Est, Asie du Sud-Est, 30 5
une ombre partielle ou totale. Les cultures
Amérique latine et
sciaphiles incluent, mais de manière non Caraïbes
exhaustive, la cardamome, la cannelle, le Clou de girofle, vanille :
cacao, le café, le macadamia, la noix de 40 12
Afrique de l'Est
muscade et la vanille.
Poivre : Asie du Sud-Est 20 12
Module 2 - Page 36
• A-2.9 : Les exploitations qui produisent des cultures tolérantes à l'ombre possèdent au moins 15 %
du couvert total de végétation indigène dans toute l'exploitation ou groupe d'exploitations, ou une
canopée d'ombrage qui remplit les paramètres Rainforest Alliance relatifs au couvert forestier et à
la diversité des espèces. Les exploitations ou groupes d'exploitations qui ne produisent pas de
cultures tolérantes à l'ombre possèdent au moins 10 % du couvert total de végétation indigène
dans toute l'exploitation ou groupe d'exploitations.
Module 2 - Page 37
Estimer
le couvert arboré et la diversité des espèces
Le couvert arboré minimal est le
pourcentage de superficie totale de
couvert arboré, à l'exception des arbres de
récolte. Il repose sur des estimations
calculées pendant la période de l'année au
cours de laquelle le feuillage des arbres est
le plus dense, par exemple, pendant la
saison des pluies, et jamais après l’élagage
de la canopée d'ombrage.
Les estimations de couvert arboré minimal
peuvent se faire à l’aide de dispositifs
optiques, ou bien à l'œil nu, sous le regard
bien affûté d'un auditeur (Voir section plus
loin).
Certains pourcentages d'ombre sont
illustrés dans les graphiques suivants.
Module 2 - Page 38
Estimer
le couvert arboré et la diversité des espèces
Comment estimer les différents pourcentages d'ombre ?
Les zones Rainforest Alliance non traitées : • Les barrières sont aussi élevées que la
hauteur de la culture ou la hauteur des
Les zones non traitées s’appliquent à tous les valves d'application de l'équipement au
écosystèmes naturels, aquatiques et terrestres, sol, en fonction du niveau le plus élevé ;
ainsi qu’aux zones d'activité humaine.
• Les barrières sont composées de plantes
Les zones non traitées sont des espaces dans qui conservent leur feuillage toute
lesquels les pesticides ne sont pas appliqués, l'année, mais qui sont perméables à
dans le but de protéger les écosystèmes naturels, l'écoulement d'air, tout en permettant à la
et doivent respecter les conditions suivantes : barrière de retenir les gouttelettes de
pesticides ;
• 5 mètres, en cas de méthodes d'application
mécaniques assistées manuellement et • La préférence est donnée aux espèces
ciblées, comme par exemple l'utilisation des indigènes.
pulvérisateurs à dos et les opérations de
cerclage, appâtage, épandage de granulés,
injections dans le sol ou sur les plantes,
traitements de semences et élimination des
mauvaises herbes ;
• 10 mètres, en cas d'application par des
méthodes de diffusion ou de pulvérisation
sous pression, comme par exemple les
pulvérisateurs motorisés ou les rampes de
pulvérisation, les pulvérisateurs à jet porté, les
nébulisateurs (machines de nébulisation à
ultra bas volume) en fonction des
spécifications techniques de l'équipement.
Module 2 - Page 40
• C-3.27 : Les exploitations agricoles appliquent les substances répertoriées comme présentant un
risque pour la vie aquatique dans la Liste Rainforest Alliance des pesticides à utiliser pour une
atténuation des risques uniquement si les zones Rainforest Alliance non traitées entourant les
écosystèmes naturels aquatiques sont respectées ou si des barrières végétales sont instaurées
conformément aux paramètres Rainforest Alliance relatifs aux barrières végétales ou tous autres
mécanismes efficaces permettant de réduire la dérive de pulvérisation. Les exploitations agricoles
appliquent les substances répertoriées comme présentant un risque pour la vie sauvage dans la
Liste Rainforest Alliance des pesticides à utiliser pour une atténuation des risques uniquement si
les zones Rainforest Alliance non traitées entourant les écosystèmes naturels aquatiques sont
respectées ou si des barrières végétales sont instaurées conformément aux paramètres
Rainforest Alliance relatifs aux barrières végétales ou tous autres mécanismes efficaces
permettant de réduire la dérive de pulvérisation.
• C-3.28 : Les exploitations agricoles instaurent et maintiennent des barrières végétales autres que
des cultures entre les zones agricoles fumigées et les zones d'activité humaine conformément aux
paramètres Rainforest Alliance relatifs aux barrières végétales ou aux zones Rainforest Alliance
non traitées.
Zone de
production
Forêt secondaire
Zone de
production
Aire naturelle protégée
« Parc national »
Zone de succession
écologique naturelle
Préservation stricte
Préparation à l'évaluation
de la conservation des écosystèmes naturels
Pour évaluer les aspects liés à la conservation Certains aspects peuvent être difficiles à
des écosystèmes, les auditeurs doivent préparer évaluer ; il est donc nécessaire d'examiner tous
leur audit en tenant compte des les éléments de preuve possibles. Les auditeurs
recommandations suivantes : doivent savoir où trouver ces éléments de
preuve sur le terrain. Certains points clés
• Il est important de prévoir suffisamment de
incluent (mais non de façon limitative) les
temps pour réaliser l’audit sur place ; si
éléments suivants :
l’exploitation ou le groupe d’exploitations
présentent des écosystèmes naturels • Révision des plans d’expansion des zones de
terrestres (forêts, prairies, etc.) ou des production afin de déterminer d’éventuelles
écosystèmes aquatiques (sources, rivières, destructions des écosystèmes,
zones humides, etc.), des zones de
• Demande de cartes actuelles de
conservation stricte, ou des zones situées à
l’exploitation, ainsi que toutes cartes ou
proximité d’aires naturelles protégées, une
images anciennes, aériennes ou satellite,
inspection de ces zones est recommandée.
• Examen des plans et des registres relatifs à
• Un niveau de condition physique adéquat
la reforestation, la création de pépinières ou
peut être indispensable dans certains cas.
l'acquisition d'arbres indigènes,
• Il est conseillé d’examiner les documents
• Examen des programmes de formation
suivants :
concernant des thèmes relatifs à la
‒ D’anciennes images satellite de la zone conservation et à la non-dégradation des
d’emplacement de l’exploitation ou du écosystèmes naturels,
groupe d’exploitations pour identifier tout
• Examen des registres d’activités,
changement d’affectation des terres ou
arrangements ou accords visant à prévenir
toute destruction des écosystèmes
une éventuelle dégradation des Aires
naturels.
naturelles protégées, si l’exploitation est
‒ Des listes ou des cartes nationales contiguë à ces zones,
indiquant l'emplacement des Aires
• Déterminer si les activités prévues chaque
naturelles protégées dans le pays où
année dans l’exploitation sont soumises à
l’audit a lieu, ou la localisation précise de
une gestion durable,
l’exploitation.
• Consulter les communautés voisines ou les
‒ Consultation de l'agence
autorités locales pour connaître l'histoire et
environnementale du pays à propos de
le passé de l’exploitation.
l'existence d'une liste des espèces de
plantes envahissantes, des espèces
menacées d'extinction, etc.
PROTECTION DE
LA BIODIVERSITÉ
Module 2 - Page 46
Interaction entre
Corridors
les hommes et la biologiques
Réduction des faune
conflits
Végétation
indigène Vie sauvage
Biodiversité
Exploitation
Protection durable des
des espèces Non- espèces (non-
indigènes Protection des commerciale)
introduction et
espèces en
réduction des
voie de
espèces
disparition
envahissantes
Module 2 - Page 47
Protection
de la biodiversité
Les exploitations agricoles qui mettent en œuvre
la Norme 2017 maintiennent et accroissent la
diversité des espèces sauvages et leurs
populations dans l’exploitation. Cela permet de
diversifier les systèmes de production et de
conserver les habitats indigènes et leur
biodiversité.
• La purification de l'eau
• La fixation d'azote
Végétation
indigène
Protection des espèces végétales indigènes :
La Norme 2017 exige aux exploitations de préserver la végétation indigène existante ; de
protéger et de développer la végétation indigène au moyen de programmes de restauration ; et
d’inclure des espèces qui font partie des écosystèmes naturels et forment une canopée au-
dessus des cultures sciaphiles.
Protection
de la vie sauvage
Protection des espèces de vie sauvage
Les exploitations soutiennent la protection des espèces fauniques indigènes par l’interdiction de la
chasse, ce qui minimise la propagation des espèces envahissantes, et par l’adoption de mesures visant à
minimiser les conflits entre les hommes et la faune sauvage. Les espèces fauniques indigènes vivant
autour de l’exploitation bénéficient des programmes de restauration des écosystèmes, mais il est
également nécessaire d'instaurer des mécanismes directs pour leur protection et leur conservation. Les
critères de la Norme 2017 pour la protection des espèces fauniques indigènes sont présentés ci-dessous :
Protection
de la vie sauvage
Certains éléments que les auditeurs peuvent prendre en
considération lors de l'évaluation de la protection des
espèces de faune sauvage sont :
• Portails d'accès,
Afin de protéger la faune indigène dans les exploitations agricoles, la Norme 2017 exige
l'interdiction de chasser les espèces sauvages au moyen d’armes, pièges, poisons ou de l'utilisation de
chiens.
Conformément à la Norme, la faune indigène ne doit pas être maintenue en captivité. Dans les cas
exceptionnels où le maintien de la faune en captivité est autorisé, les auditeurs vérifieront s'il existe
des preuves de maltraitance ou de violence. Les signes manifestes de maltraitance incluent :
• Animaux battus ou manipulés avec des objets
pointus ou tranchants.
• Signes de violence, négligence ou cruauté, tels
que : abcès, hématomes ou plaies ouvertes.
• Mauvaise condition physique ou blessures
physiques non traitées.
• Malnutrition, manque d’eau et de nourriture.
• Confinement dans des parcs à bétail avec une
mauvaise hygiène et peu d'espace pour la
mobilité de l'animal.
Les petits exploitants peuvent chasser ou pêcher des espèces sauvages exclusivement
à des fins non commerciales et uniquement des espèces non menacées ou en voie de
disparition. Concernant la chasse de subsistance autorisée par les petits exploitants,
les explosifs ou les substances toxiques ne peuvent en aucun cas être utilisés.
Module 2 - Page 54
Protection
de la vie sauvage
Dans certains cas, les conditions écologiques peuvent encourager une espèce sauvage particulière à
se transformer en ravageur pour les systèmes de production. Dans ce cas, et si le ravageur atteint des
niveaux susceptibles d’affecter la productivité de la culture et qu’il est nécessaire de l’éradiquer, les
auditeurs détermineront si :
Un programme GIN* a été conçu et mis en œuvre permettant d’envisager la lutte et l’élimination
de ce ravageur.
Le ravageur doit d'abord être éradiqué à l'aide de méthodes culturelles ou mécaniques. Les
substances chimiques étant utilisées en dernier recours.
*Voir informations complémentaires à ce sujet dans le Principe 3 : Gestion intégrée des nuisibles
Pour le cas des rongeurs nuisibles, lorsque les méthodes culturelles ou mécaniques s’avèrent inefficaces,
l'utilisation de rodenticides est autorisée, seulement à l'intérieur des bâtiments, tels que des entrepôts,
des stations de conditionnement et des maisons, à condition que ceux-ci soient conformes aux exigences
Rainforest Alliance pour la gestion des rodenticides.
S'il est nécessaire d'utiliser ces substances sur le terrain, l’exploitation doit : fournir une justification
technique, garantir leur utilisation ciblée et assurer une supervision continue. Les stations d'appât et
l'activité des rongeurs doivent être surveillées afin d'éliminer les stations d'appâts contenant des
rodenticides si elles ne sont plus nécessaires.
Protection de la faune
Valeur ajoutée
Les écosystèmes naturels sont essentiels pour assurer des cycles de nutriments efficaces, l'utilisation
de l'énergie solaire et la conservation de la biodiversité.
Les systèmes de production comptent énormément sur les services écosystémiques fournis par les
écosystèmes naturels, tels que : la pollinisation, le contrôle des populations, les cycles de nutriments,
etc. La faune sauvage joue un rôle important dans l'équilibre des écosystèmes naturels, et il est donc
essentiel d'assurer sa protection.
Liste rouge
des espèces menacées
L'UICN a une Liste rouge mondiale des espèces
menacées.
Les différentes catégories de menace de l'UICN sont :
• En danger critique
• En danger
• Vulnérable
• Quasi menacée
• Préoccupation mineure.
Légalement, certains pays ont établi une liste des
espèces menacées. Il est également important de
prendre cette liste en considération, car c’est elle qui
définit de manière spécifique la catégorie de
conservation pour un pays ou une région donnée. Il
est également recommandé de consulter les autorités
environnementales compétentes de chaque
pays/région.
Espèces envahissantes
dans la Norme 2017
Les espèces envahissantes ne sont pas introduites, propagées ni libérés intentionnellement au sein
d’un écosystème naturel situé à l'intérieur de l’exploitation, étant donné que cette mesure est
considérée par la Norme 2017 comme un acte de dégradation des écosystèmes.
D’ici l’année 6 de la certification, la Norme 2017 exige aux exploitations d'avoir déployé des efforts
pour contenir et réduire la propagation des plantes envahissantes déjà présentes. Ces espèces ou
leurs parties ne peuvent être déversées dans les écosystèmes aquatiques.
Les espèces envahissantes peuvent être éliminées par n’importe quelle méthode établie par un
professionnel compétent. Si les conditions le justifient, l'utilisation d'herbicides ou le recours aux
incendies peuvent être autorisés ; cependant, dans ces cas, ces mesures doivent reposer sur l'avis
d'un professionnel compétent et être intégrées au plan de Gestion intégrée des nuisibles.
Concernant les exploitations d'élevage bovin, la sélection des espèces fourragères non
envahissantes doit se faire dans le cadre de la mise en place du programme de gestion des fourrages
et des pâturages.
Module 2 - Page 57
Bonnes pratiques
pour évaluer les exigences relatives aux
espèces en voie de disparition, envahissantes
et indigènes
Parmi quelques bonnes pratiques et compétences qui facilitent le travail des auditeurs pour évaluer
la conformité aux exigences, nous pouvons mentionner :
• Avoir des connaissances de base sur la vie sauvage typique de la région où l’audit est effectué.
• Être apte à identifier des espèces végétales envahissantes, ou obtenir des listes d'espèces
envahissantes locales mises à jour.
• Avoir des connaissances sur les principales espèces de plantes indigènes de la région.
• Consulter la législation nationale relative à la vie sauvage.
• Consulter les listes des espèces menacées ou en voie de disparition dans la zone d'influence de
l’exploitation ou groupe d’exploitations.
Corridors biologiques :
Ils contribuent à la connectivité des écosystèmes
naturels, plutôt que de transformer le paysage
dans les zones agricoles qui constituent des
obstacles à la vie sauvage