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Cadre mondial sur le salaire minimum

Le Burundi propose l'établissement d'un cadre mondial sur le salaire minimum pour promouvoir la justice sociale et lutter contre la pauvreté, tout en respectant les particularités économiques nationales. Le pays soutient un cadre indicatif basé sur des principes communs et un mécanisme d'assistance technique pour les pays à revenu faible. Il appelle également à une coopération internationale pour garantir des salaires minimums équitables et éviter le dumping social.

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Cadre mondial sur le salaire minimum

Le Burundi propose l'établissement d'un cadre mondial sur le salaire minimum pour promouvoir la justice sociale et lutter contre la pauvreté, tout en respectant les particularités économiques nationales. Le pays soutient un cadre indicatif basé sur des principes communs et un mécanisme d'assistance technique pour les pays à revenu faible. Il appelle également à une coopération internationale pour garantir des salaires minimums équitables et éviter le dumping social.

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COMITE : L’ORGANISATION INTERNATIONAL DE TRAVAIL

MOTION : Établir un cadre mondial sur le salaire minimum


DELEGATION : LA REPUBLIQUE DE BURUNDI

Contexte général

Le salaire minimum constitue un outil central pour la promotion de la justice


sociale, la réduction des inégalités et la lutte contre la pauvreté. Dans un monde
globalisé où les chaînes d’approvisionnement traversent les frontières, les
écarts de salaires entre pays développés et pays en développement exposent
des millions de travailleurs à l’exploitation. Le salaire minimum varie
considérablement selon les pays, certains n’en possédant pas du tout, ce qui
favorise une "course au moins-disant social".

Le concept de cadre mondial sur le salaire minimum repose sur l’idée d’établir
des normes de base communes tout en respectant les particularités
économiques nationales. Il ne s'agit pas d'imposer un seuil uniforme, mais plutôt
de proposer des principes directeurs, incluant la consultation des partenaires
sociaux, l’adaptation au coût de la vie et à la productivité. L’objectif est de
garantir un niveau de vie décent à tous les travailleurs et d'éviter le dumping
social à l’échelle internationale.

Actions passé de L’ONU


L’Organisation internationale du travail (OIT), agence spécialisée des
Nations Unies, a pris plusieurs mesures importantes concernant la promotion
des salaires décents :

1. Convention n° 131 (1970)

Intitulée Convention sur la fixation des salaires minima, elle recommande aux
États membres d’établir un ou plusieurs salaires minimums par voie légale ou
par des mécanismes de négociation. Elle insiste sur :

 La nécessité d’un dialogue tripartite (gouvernement, employeurs,


travailleurs) ;
 L’adaptation au coût de la vie et aux besoins fondamentaux des
travailleurs et de leurs familles ;
 La révision régulière du montant du salaire minimum.

2. Déclarations de l’OIT sur la justice sociale (2008)

Cette déclaration affirme que le travail décent inclut un revenu équitable, ce qui
implique des salaires minimums équitables.

3. Objectifs de développement durable (ODD)


L’ODD 8.5 vise à assurer d’ici 2030 un travail décent et un salaire égal
pour un travail de valeur égale.

POLITIQUE ET PROPOSITIONS DE BURUNDI

III. Politique du Burundi

Le Burundi, pays à revenu faible, reconnaît l’importance du salaire minimum


dans le combat contre la pauvreté et l’injustice sociale. Un salaire minimum
interprofessionnel garanti existe au Burundi, mais son application est
limitée, en particulier dans les secteurs informels et ruraux qui représentent la
majorité de la main-d’œuvre.

Le gouvernement burundais est engagé dans une politique de révision du


salaire minimum afin qu’il reflète mieux le coût de la vie actuel. Cependant,
cette réforme se heurte à des contraintes budgétaires, au manque de
statistiques fiables et à une économie dominée par des activités agricoles non
structurées. Le Burundi soutient fermement une approche différenciée dans le
cadre mondial envisagé.

IV. Propositions

Le Burundi propose les éléments suivants pour l’établissement d’un cadre mondial juste et
efficace :

1. Un cadre mondial indicatif et souple, basé sur des principes communs :


consultation tripartite, transparence, révision régulière, adaptation au coût de la vie.
2. Un mécanisme d’assistance technique renforcé de l’OIT, destiné aux pays à
revenu faible pour développer leur système de fixation et de suivi des salaires
minimums.

Un fonds international de compensation, financé par des contributions


volontaires, pour soutenir les pays qui souhaitent augmenter leur salaire minimum
sans compromettre la compétitivité ou l’emploi.

3. Un observatoire régional africain des salaires pour collecter des données,


comparer les pratiques et formuler des recommandations adaptées au contexte
africain.
4. La sensibilisation des entreprises multinationales pour qu’elles respectent les
salaires minimums dans les pays où elles opèrent, conformément aux Principes
directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme.

CONCLUSION

Le Burundi appelle à une coopération internationale équitable, solidaire et respectueuse


des spécificités économiques de chaque pays.

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