Comité : Organisation internationale du travail (OIT)
Sujet : Exécuter un cadre juridique international contre le travail forcé et le travail des
enfants
Délégation :LA REPUBLIC DE BURUNDI
I. Contexte général
Le travail forcé et le travail des enfants sont des fléaux persistants qui affectent des millions de
personnes dans le monde, notamment en Afrique subsaharienne. L’Organisation internationale
du travail estime que 25 millions de personnes sont victimes de travail forcé et 160 millions
d’enfants sont engagés dans le travail des enfants, dont près de la moitié dans des conditions
dangereuses. Ces pratiques violent les droits humains fondamentaux et entravent le
développement économique et social des pays.
Les principales causes identifiées sont la pauvreté, les conflits armés, l’insuffisance des systèmes
éducatifs, et l’absence de lois protectrices ou de leur application. Bien que le cadre juridique
international soit robuste, son application reste très inégale.
ACTIONS PASSE DE L’ONU
1. Programme IPEC / IPEC+
Créé en 1992 par l’OIT, ce programme soutient des actions concrètes dans les pays touchés
(législation, éducation, campagnes, réinsertion).
2. Initiative Alliance 8.7 (2016)
Plateforme multipartite (gouvernements, ONG, entreprises) qui vise à éradiquer le travail forcé et
le travail des enfants d’ici 2025 pour les enfants, et 2030 pour tous, conformément aux ODD 8.7.
3. Partenariats avec d’autres agences de l’ONU
L’OIT collabore avec l’UNICEF, l’UNESCO et d’autres agences dans des programmes éducatifs
et sociaux.
III. Politique du Burundi
Le Burundi a ratifié les principales conventions de l’OIT contre le travail forcé et le travail des
enfants. Le Code du travail burundais interdit ces pratiques et un Plan d’action national de
lutte contre le travail des enfants a été lancé avec le soutien de partenaires internationaux.
Toutefois, la réalité sur le terrain reste préoccupante. Le travail des enfants est courant dans
l’agriculture, les mines artisanales et le commerce informel. La pauvreté endémique, la
scolarisation incomplète et l’instabilité économique aggravent la situation.
Le Burundi est déterminé à poursuivre ses efforts et soutient la mise en œuvre effective du cadre
juridique international existant.
IV. Propositions
Le Burundi appelle la communauté internationale à renforcer l’action contre le travail forcé et le
travail des enfants à travers les mesures suivantes :
1. Renforcement des capacités nationales : appui technique et financier aux institutions
nationales chargées du travail, de l’éducation et de la protection de l’enfance.
2. Mécanismes de suivi et de vérification accrus, y compris l’amélioration des bases de
données et des inspections du travail dans les zones rurales et informelles.
3. Création d’un fonds OIT pour la lutte contre le travail des enfants, destiné aux pays
en développement afin de financer des alternatives éducatives et des campagnes de
sensibilisation.
4. Programmes éducatifs gratuits et obligatoires, en particulier dans les zones rurales,
afin d’offrir une alternative concrète au travail des enfants.
5. Partenariats locaux : impliquer les chefs traditionnels, les églises, les ONG locales et les
familles dans les actions de prévention.
Le Burundi réaffirme son engagement à mettre fin au travail des enfants et au travail forcé et
plaide pour une coopération mondiale plus équitable, dans le respect des droits humains et des
réalités économiques locales.