Management de l'énergie ISO 50001 2018
Management de l'énergie ISO 50001 2018
MEMOIRE
Présenté à
En vue de l’obtention
Par
Nahed HERMASSI
A.U : 2019-2020
Mise En Place d’un Systéme De Management De
L’Enérgie Selon La Norme ISO 50001 Version 2018
Nahed HERMASSI
:الخالصة
و يهدف إلى تحسين.يندرج هذا العمل فى اطار ختم مرحلة الدراسات الهندسية فى اختصاص هندسة المواد و االدارة الصناعية
و كذلك الحد من انبعاث الغازات المتسببة في االحتباس الحراري و ذلك بتنفيذ نظام إدارةCOFICAB األداء الطاقي في مؤسسة
تم عمل قائمة تدقيق لتحديد، بعد تقديم سياق المشروع و االشكال الصناعي.'ISO 50001 V 2018' الطاقة وفقا لالاصدار
وPESTEL - SWOT و تحليلPDCA تم تطبيق منهج، لمعالجة هذه النواقص.مدى تطابق المؤسسة مع المعيار الطاقي
. أيضا بعض وسائل تحديد االهداف و المخاطر و الفرص المعتمدة ثم برنامج التوثيق الخاص بالمعيار النظام الطاقي
Résumé :
Ce présent rapport s’intègre dans le cadre de mon projet de fin d’étude en vue d’obtenir
mon diplôme d’ingénieur. Ce travail, réalisé au sein de l’entreprise COFICAB, a pour
objectif l’amélioration des performances énergétiques ainsi que la réduction de
l’émission des gaz à effet de serre tout en se basant sur la mise en place d’un système
de management de l’énergie selon la norme ISO 50001 version 2018.
Pour réaliser ces objectifs, un audit a été effectué, en mesurant l’écart existant par
rapport à la norme, une approche PDCA a été appliquée ainsi que d’autres méthodes
scientifiques de management comme la matrice PESTEL –SWOT, la méthode
SMART, les méthodes de déterminations des risques et opportunités.
Abstract :
Mots clés:
Key-words:
Nahed…
Remerciement
Tout d'abord, je remercie Dieu le tout-puissant de m’avoir
donné la santé et la volonté d’entamer et de terminer ce
projet de fin d’études.
Merci à tous…
Liste des Figures :
DT Dinar tunisien
KV Kilovolt
MD Million de dinar
N
PI Parties intéressées
TR Transformateur
Introduction Générale................................................................................................................. 1
2.3.3 Etude comparative entre l’ISO 50001 VS 2011 et l’ISO 50001 VS 2018 : ..... 31
2.4.1 Les étapes de la mise en place d’un système de management de l'énergie : .... 35
Chapitre 3. Mise en place d’un système de management de l'énergie selon l’ISO 50001
Version 2018 selon la PDCA ................................................................................................... 39
Introduction Générale
Face à un environnement hautement concurrentiel, l’industrie d’aujourd’hui doit assurer
des moyens permettant l’amélioration continue de sa compétitivité. Pour y aboutir il existe des
méthodes de management spécifiquement élaborées d’une façon à optimiser la production de
chaque entreprise. D’ailleurs le management de l’énergie est un sujet d’actualité. En tout genre
les entreprises sont de plus en plus soucieuses d’atteindre et de promouvoir de bonnes
performances environnementales en contrôlant l’impact de leurs activités, de leurs produits et
de leurs services sur l’environnement ce qui provoque un coût énergétique de plus en plus élevé.
Plus de 85% de l’électricité consommée dans l’industrie sert à alimenter des moteurs
électriques. Ces derniers convertissent l’énergie électrique en énergie mécanique qui fait
fonctionner des pompes, des ventilateurs, des convoyeurs, des compresseurs, etc. Les moteurs
fonctionnent souvent pendant de nombreuses heures et durent plusieurs années, ce sont des
moteurs à haut rendement et il faut s’assurer qu’ils sont correctement utilisés pour réduire leur
consommation en électricité. Aussi L’éclairage est une autre source de consommation
importante dans l’industrie. Ici, l'augmentation de la demande électrique devient un problème
important et la réduction des coûts d'énergie constitue dorénavant une priorité des entreprises
industrielles.
Comment faire face à cette tendance et produire assez d’énergie pour tous ? Comment
faire pour qu’elle reste abordable, qu’elle contribue à préserver l’environnement et qu’elle soit
disponible en permanence ? En effet, l’activité de COFICAB fait largement appel à la
consommation d’énergie et à l’utilisation des machines énergivores. Ces usages énergétiques
nécessitent une réponse spécifique et une attention particulière tout au long des procédés de
fabrication. C’est dans ce contexte que COFICAB a lancé un projet de mise en place d’un
Système de Management de l’Energie (SMÉ) selon l’ISO 50001 version 2018, afin d’assurer
le développement durable, la contribution à la consolidation d’une stratégie soutenable en
matière d’environnement et d’énergie ainsi que le renforcement de la compétitivité de
l’économie de COFICAB en termes de maitrise de l’énergie et d’impact sur le climat et le
milieu.
Dans ce cadre, mon projet a pour objectif de mettre en place un système de management
de l’énergie au sein de l’entreprise. COFICAB m’a donné la responsabilité de s’intégrer dans
une équipe pluridisciplinaire, ainsi de renforcer les connaissances techniques dans le domaine
de management et le domaine énergétique.
Pour réaliser les objectifs de ce projet, j’ai structuré mon rapport comme suit : dans le
premier chapitre, j’ai donné une présentation de la société d’accueil (COFICAB), une
description globale du processus de fabrication des câbles électriques d’automobiles et le
contexte dans lequel s'inscrit notre projet. Le deuxième chapitre sera consacré à l’étude
théorique des éléments principaux du système de management, de la norme et la normalisation
ainsi que les outils et les étapes de mise en place d’un SMÉ. Le dernier chapitre présentera la
mise en place au sein de COFICAB d’un système de management d’énergie selon les exigences
de la norme ISO 50001 version 2018.
Introduction :
Ce chapitre est une partie introductive dont le but est de présenter le groupe ELLOUMI ainsi
que ses différentes filiales. En effet on va se concentrer sur le groupe COFICAB et on va
détailler ses caractéristiques, ainsi que son processus de fabrication.
[Link]ésentation de l’entreprise :
Groupe ELLOUMI est l’un des principaux acteurs industriels et exportateurs en Tunisie. C’est
un groupe multinational d’origine tunisienne, il est consacré dans une myriade de services tels
que les câbles automobiles, l'énergie et les télécommunications, les faisceaux de câbles,
l'agroalimentaire, l'immobilier, l’aménagement urbain, la vente au détail, l’électroménager et la
consultation. Ce groupe a été fondé en 1946 par [Link] ELLOUMI. Ensuite il y’a d’autres
sociétés implantées à partir 1963 comme CHAKIRA, puis COFAT ainsi en 1992 on trouve la
compagnie des fils et des câbles COFICAB. Enfin en 2000 on trouve SHAKIRA Immobilier.
Dans le cadre de mon projet de fin d’étude, j’ai eu l’occasion d’effectuer un stage au sein de
l’entreprise COFICAB. La figure 1 montre les différents services du groupe ELLOUMI :
compagnie ne se limite pas à des sites industriels mais aussi à des centres de recherches et
développement.
Tout comme à l’échelle internationale Groupe ELLOUMI a réalisé sa croissance dans le marché
national. Cette croissance a été traduite par une implémentation des différents sites dans
l’économie local comme COFICAB TUNIS.
COFICAB est l’un des principaux acteurs mondiaux dans la fabrication et la vente de câbles et
de fils automobiles. Cette compagnie est un membre du Groupe Elloumi, a été fondé en 1992
par M. Hichem Elloumi.
Avant de passer à la partie « Processus de Fabrication » on doit mettre l’accent sur les propriétés
générales de la société. En effet COFICAB Tunisie est connu par sa fiche de description
(Tableau 1) :
Chaque entreprise est structurée selon un ensemble de départements qui sont dirigés par des
groupes de personnels afin d’assurer son bon fonctionnement. La figure 5 présente
l’organigramme de COFICAB .
Cette partie est un aperçu moyennement détaillé pour l’activité de COFICAB qui est spécialisé
dans différents types de câbles, voir tableau 2.
Le tableau 2 présente la gamme de produit finale comme les câbles primaires, câbles batterie,
multi cœur etc, ainsi que le choix du matériau conducteur et bien évidemment le matériau
d’isolation. En effet COFICAB distingue entre les différents processus qui donnent ces gammes
de produit c’est pour cela elle tend à implanter 3 sites, dans la même zone géographique, chaque
site s’intéresse à une spécialité bien déterminée, alors on trouve :
On déduit l’évolution de la mise en place des différentes usines selon le besoin du client et selon
le progrès des câbles automobile dans le monde. [16]
[Link].Usine 1 :
C’est Le premier site industriel dans le complexe COFICAB, il est spécialisé dans les câbles
automobiles en cuivre. Son processus est caractérisé par la transformation des fils en cuivre de
grande section en un fil de petite section voulu. La figure 6 présente les principales étapes de ce
processus :
La chaine suivante est généralisée donne la grande activité subie par le fil de cuivre importé alors
on a besoin de mieux comprendre chaque étape.
Le cuivre est le matériau le plus utilisé comme conducteur électrique pour les câbles automobiles.
Etant donné que notre pays n’a pas des grands minerais de cuivre, la société COFICAB a tendance
d’importer la matière première sous forme de botte de l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Les bottes
de cuivre généralement de diamètre 8 mm sont réceptionnés par les agents du magasin dans le
Magasin Matière première (MP), ensuite les manutentionnaires assurent le déchargement des
commandes, ainsi les agents d’évacuation vérifient de l’état de la commande, la présence des bons
de livraison et la conformité entre les deux pour la validation. Puis ces derniers passent au
laboratoire qualité pour subir des essais et être validés. Les produits validés seront par la suite
transférés au magasin de stockage en respectant le mode FIFO (First In First Out : premier entrée,
premier sortie).
Avant l’expédition, le câble subit une isolation par la matière plastique on cite le PVC
polychlorure de vinyle, le PE polyéthylène qui sont généralement livrés par des sociétés
tunisiennes. La figure 8 montrent les sacs de matières primaires ainsi les granulés en plastique :
Cette étape est assurée par la première machine appelée tréfileuse ébauche, elle fait réduire le
diamètre de 8 mm à un diamètre de 1.76 mm ou 1.4 mm. Cette réduction est faite par des passages
successifs à travers des filières. La figure 9 décrit la machine de tréfilage mono fil.
Figure 9. Ebaucheuse
En premier lieu, à l’aide de la soudeuse les bottes du cuivre, placées dans la zone de réception de
la machine de tréfilage TFE1, sont soudées. Ainsi le fil du cuivre de 8 mm est devenu linéaire par
le passage dans le rouleau de redressement. Puis en suivant les poulies de guidage il s’installe
dans la tréfileuse. En effet ce fil traverse la partie lente de la machine qui est constituée d’un
ensemble de filière et galet en série. Les filières sont à différents diamètres comme le mentionne
le tableau 3. De plus, elles sont en diamant naturelles afin d’assurer sa protection contre l’abrasion
ainsi des galets (la figure 10), vont permettre l’étirage de fil en cuivre.
Un moteur M1 permet la traction du fil du cuivre et entraîne la rotation des galets avec un système
d’engrenage qui, à son tour, influe sur cette rotation par des vitesses différentes et ascendantes
tout en s’éloignant de l’entrée de la tréfileuse. Le fil passe par la partie rapide dans laquelle il y’a
des cabestans entraînés par un autre moteur M2 qui se caractérise par une vitesse plus importante
que celle du moteur M1. Le fil de cuivre réduit à un diamètre de 1.76 à 1 ,4 mm passe par le patin
qui lui tend à l’aide d’un dispositif réglable au niveau de sa pression. En parallèle, un lubrifiant
sous forme d’eau osmosée est toujours intervenant dans un circuit fermé pour assurer le
refroidissement, le nettoyage et facilite le glissement des fils sur les cons. Finalement, le fil est
inséré dans le bobinoir qui ensuite se permet d’avoir des spires traversant les poulies de guidage
et le capteur métrique afin d’arriver dans les fûts.
Figure 10. (a) Des bottes de cuivre, (b) la soudeuse à chaud, (c) le pantin,
Au contraire du tréfilage mono fil la manipulation de ce processus donne un ensemble de fil sous
forme de brin. On compte dans COFICAB des machines tréfileuses à différents nombres de brins :
tréfileuse à 19 brins à l’entrée, tréfileuse à 24 brins à l’entrée, tréfileuse à 28 brins à l’entrée.
Tout d’abord le tréfilage multi fil (figure 11) est une action mécanique de transformation des fils
de cuivre selon l’exigence du client de diamètre initial 1,76 à 1,4 mm à un diamètre fini entre
[0.15 - 0.5] mm. En effet, à partir d’un ensemble de fûts qui sont enroulés par des fils de cuivre
nus et qui sont issues de l’étape précédente, le fil de cuivre subit l’étirage par des filières qui sont
des cônes percés de section inférieure sous l’action d’une traction continue.
En premier lieu, le fil passe par des poulies puis par des capteurs de présence qui peuvent arrêter
la machine lors de l’absence d’un fil. Ensuite le fil entre dans la machine motrice tréfileuse qui
fait la réduction des diamètres des fils : d’ailleurs le fil provenant du défileur traverse des filières,
immédiatement tiré à l’aide d’un cône d’allongement, qui sont placés de manière à diminuer
progressivement de diamètre.
Le système est caractérisé par deux parties selon la vitesse de travail. Une première qui est la
partie dont la vitesse est lente : d’ailleurs les fils d’entrée qui sont enroulées selon trois tours sur
les cônes d’allongement passent par une vitesse très lente. Cette vitesse est fixée suivant une fiche
pilote et selon le diamètre désiré ainsi elle favorise la protection du fil contre l’usure ou bien la
coupure matériau à cause de sa dureté et le non flexibilité. Lors de son passage sur les cônes le fil
réduit de moins en moins son diamètre sous l’action des filières et à cause de l’allongement. Une
deuxième qui est la partie avec la vitesse la plus rapide et avec deux tours d’enfilage. Comme
l’étape précédente, la lubrification est un acte essentiel pour garantir : le glissement du fil de
cuivre dans les filières et les cabestans jusqu’à atteindre la finisseuse, le refroidissement des
filières et des cabestans qui subissent un frottement important à la rotation, par conséquence une
hausse de la température du système et le nettoyage du fil des impuretés qui peuvent lui arriver
lorsque le processus se déroule.
Par raison de protection contre la rupture et la coupure du fil, un essai de recuit électrique a été
réalisé pour avoir une certaine souplesse et malléabilité du matériau car il perd ces caractéristiques
à cause de l’étape de tréfilage ébauche et multi-fils. D’ailleurs le fil subit en premier lieu un
préchauffage dans la zone de préchauffage puis il entre dans la zone de recuit principale dans
laquelle le fil tréfilé de cuivre atteint une haute température de 630°C qui est à l’origine d’un
recuit par court-circuit entre deux dipôles antagonistes un pôle positif et un autre négatif. A ce
niveau, on ne peut pas nier que l’oxydation et ainsi le changement de couleur peuvent arriver c’est
pour cela, il faut l’injection de l’azote pour des raisons de protection. Ensuite le fil entre dans la
zone de refroidissement ou il existe un liquide réfrigérant pour assurer la diminution de sa
température, puis il est séché par la plaque de séchage entrainée par le sécheur afin d’éliminer
l’humidité sur le fil qui va être enfin placé dans le bobinoir. [17]
Figure 12. (a) départ fil, b () frein à disque, (c)répartiteur, (c’) filière, (d) tronçonnage, (d’)
bobinoir, (d’’) lyre [17]
Finalement, le câble arrive à la zone de réception où il sera enroulé dans des bobines plastiques.
Si le produit fini ne présente pas de défauts, il sera stocké dans le magasin, sinon, il passe à la
zone dévidage. [17]
v. Etape de Dévidage :
L’étape de dévidage est la dernière étape dans le processus qui consiste à corriger le Coni Pack
refusé pendant l’étape d’extrusion (figure 17). Cette zone est constituée de 5 lignes, chaque ligne
est équipée d’un dévidoir et des appareils de contrôle.
[Link]. Usine 2 :
Reste toujours à chercher des propriétés mécaniques dans certains produits industriels. D’ailleurs
COFICAB a trouvé une solution afin de satisfaire les besoins des clients c’est l’implantation de
l’usine 2 qui a commencé depuis 2009 de créer une nouvelle gamme de produit : les fils XLPE ce
sont les produits d’une transformation des fils de cuivre isolé en polychlorure de vinyle PVC par
le polyéthylène (PE) réticulé afin d’augmenter la dureté du matériau.
Cette fois, le polyéthylène haute densité (PEHD) subit une déshumidification pendant 4 à 6hr à
une température de 75°C +/- 10 °C ainsi une extrusion principale et une secondaire selon un profil
de température bien déterminé. Ensuite l’ensemble Fil de cuivre issue de l’usine 1 de section 0.35
au 12 mm2, le PE HD et le colorant convenable subissent le phénomène de réticulation pour
donner XLPE ou PEX (cross-linked polyéthylène) qui est un fil dont la matière isolante est le PE
réticulé. Pour COFICAB, la méthode de réticulation est en fait l’irradiation. Elle reste toujours la
méthode la plus environnementale grâce à l’utilisation des agents chimiques qui sont les moins
polluantes que d’autres agents. [10]
L’irradiation sert à augmenter la résistance à haute température, qui peut atteindre 125 à 150 °C,
ainsi permettre la non propagation de la flamme et à l’amélioration de l’abrasion du matériau.
[10]
[Link].Usine 3 :
Le monde ne cesse de développer et de demander ses besoins alors, à ce niveau COFICAB essaie
toujours de répondre aux besoins de ses clients. En conséquence, l’aluminium intervient comme
la nouvelle matière première du l’usine 3, elle remplace le cuivre. Cette usine profite d’un même
processus de fabrication que celui de la fabrication des câbles en cuivre. La matière première de
l’usine 3 représente des bottes en aluminium (figure 18) :
L’équipe de COFICAB a une vision envers le développement durable ainsi que la santé et la
sécurité. Elle s’est engagée au point de vue environnemental et en matière de santé et sécurité de
travail pour assumer des responsabilités : En premier lieu, envers les employés en offrant un
milieu de travail sain ainsi que la chance d’apprentissage et de perfectionnement continue. En
deuxième lieu, COFICAB est consciente de son devoir envers l’environnement, en effet elle a
cherché à concrétiser sa vision par des certifications internationales :
1.2.1 Problématique :
Une bonne maitrise de l’énergie est toujours demandée car le monde ne cesse d’exploiter ses
sources et peut causer un risque de rupture. Ainsi la demande de l’énergie est souvent en déficit
par rapport à ses sources qui va augmenter son coût d’une façon exponentielle. Cela l’approuve
le ministre de l’industrie tunisienne : Le déficit du bilan énergétique a atteint, en 2018, 52% contre
49% en 2017, a indiqué le ministre de l’Industrie et des PME, (Slim Feriani, lors d’un atelier sur
le plan de réforme du secteur de l’énergie en Tunisie ” TUNEREP” organisé, lundi 21 octobre à
Tunis).
Selon lui, ce déficit peut atteindre 73% en 2030 si les ressources nationales continuent à stagner
alors que la demande en énergie suit une tendance haussière. Alors par conscience de tout ce qu’on
a mentionné, COFICAB Tunisie a commencé d’installer des projets de la maitrise de l’énergie
telle que la mise en place d’un système de management de l’énergie ISO 50001. Dans ce cadre,
des systèmes de suivi de la consommation sont déjà implanté ce qui va révéler la situation
énergétique par machine et par mois. La consommation dans les quatre dernières années est en
évolution mais principalement en 2019 on note une hausse très remarquable. Ceci est justifié par
les extensions en équipements de production et par l’augmentation dans le volume de production
mensuelle. La figure 19 présente l’écart par rapport à la consommation moyenne sur les 4
dernières années :
Figure 19. La répartition de l'écart par rapport à la consommation moyenne pour les années
Dans le cadre d’un système de management intégré (HLS) on ne doit pas oublier la face
environnementale qui est la plus dangereuse : C’est l’émission des gaz à effet de serre (GES) qui
menace l’environnement et voire même la vie de l’Homme. L’évolution des teneurs de ces gaz
est exponentielle ce qui est prouvé par la courbe traduisant l’évolution des teneurs des différentes
GES (figure 20).
D’où la problématique suivante : Comment exécuté une amélioration continue d’un système
existant dont la contrainte est une bonne maitrise de l’énergie et une réduction d’émission de de
gaz à effet de serre ?
COFICAB Tunis a poursuit une stratégie très bien étudié tel que le management de l’énergie qui
était la meilleure vision qu’on doit appliquer dans un organisme comme l’industrie des fils et des
câbles. D’ailleurs COFICAB a pour objectif :
Conclusion :
Dans le présent chapitre, nous avons donné des informations sur la société COFICAB. Posé sa
fiche descriptive, ses activités et ainsi les problèmes techniques.
Nous avons fini par proposer une problématique que nous essayons de traiter dans les chapitres
qui vont suivre.
Introduction :
Le management est la mise en œuvre des moyens humains et matériels d'une entreprise pour
atteindre ses objectifs. Il correspond à l'idée de gestion et de pilotage appliquée à une entreprise.
Lorsqu'il concerne l'entreprise tout entière, on peut généralement l'assimiler à la fonction de
direction. On peut dire que le management est une discipline relativement récente qui se confond
avec la gestion d’entreprise. Il a pour vocation la planification, l’organisation, la direction et le
contrôle d’une organisation afin qu’elle atteigne ses objectifs.
La nuance entre le management et la gestion doit être clarifié. D’ailleurs le premier, désigne les
pratiques et le savoir-faire associés à l’organisation du travail collectif et aux relations humaines
avec une attention particulière à la dimension qualitative (management stratégique, management
de projet, management participatif).
La gestion, quant à elle, focalise plutôt sur la conduite des affaires en général avec, pour sa part,
une dimension quantitative (gestion comptable, gestion de patrimoine, contrôle de gestion…). En
somme, le management est l’art de conduire des hommes et d’en tirer le meilleur.
Pour rendre plus aisée l’assimilation de la définition du management, il est utile de se pencher sur
les tâches d‘un manager et qui consistent entre autres à :
Pour résumer, on dira que le management est à mi-chemin entre un art et une science jonglant
entre des connaissances techniques théoriques et des compétences et aptitudes pratiques
nécessitant un réel équilibre garant de la réussite.
Toute entreprise a certes besoin d’atteindre ses objectifs pour se développer mais cela ne serait
possible sans les relations humaines, gage de son fonctionnement.
Un système de management est un ensemble d’éléments corrélés au sein d’un organisme. Ils sont
utilisés pour établir des processus pour atteindre des objectifs. Ces objectifs sont préalablement
définis par ou en déclinaison de la politique de l’organisme.
Il peut aborder une seule ou plusieurs disciplines de management, par exemple management de la
qualité, de la sécurité ou management environnemental.
2.1.5 La normalisation :
La normalisation a pour objet de fournir des documents de références comportant des solutions à
des problèmes techniques et commerciaux concernant des produits, bien et services qui se posent
de façon répétée dans des relations entre partenaires économiques, scientifiques, techniques et
sociaux. Il faut bien se rendre compte que la norme constitue un outil sans lequel nos sociétés
extrêmement sophistiquées ne sauraient fonctionner. De nos jours la normalisation, en plus de
fixer des moyens pour réaliser des produits, elle tend à fixer des objectifs à atteindre, sans préjuger
de la méthode employée, laissant le soin aux entreprises d’innover et de trouver des moyens
techniques adéquats.
Naturellement toute norme fait l’objet d’un suivi afin d'évaluer sa pertinence et de détecter le
moment où il conviendra de la réviser pour l’adapter aux nouveaux besoins identifiés. Parmi les
normes on cite la norme ISO.
En 1946, juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'ASA, l'AFNOR et la British Standards
Institution (BSI) participent à Londres avec les instituts de normalisation de 22 autres pays à la
création de l'Organisation internationale de normalisation (ISO). Elle est officiellement créée le
23 février 1947.
L'ISO succède ainsi à l'ISA et à l'UNSCC, organisation mise en place par les Alliés pendant la
Seconde Guerre mondiale. La dénomination « ISO » a été retenue en 1946. Le nom « IOS »
(International Organization for Standardization) n'a pas été choisi : il aurait donné lieu à des
acronymes différents selon les langues (« IOS » en anglais et « OIN » en français). Selon le site
de l'ISO, le nom d'ISO a été choisi en raison de son rappel du mot grec ίσος / ísos signifiant « égal
Les caractéristiques et les exigences spécifiques à chaque norme sont insérées dans cette structure
aux chapitres pertinents. Cette normalisation vise à promouvoir la compatibilité entre les
différentes normes de système de management en vue de faciliter leur intégration et leur mise en
œuvre par les organisations certifiées.
D’un point de vue interne, l’ISO recherche également à s'assurer de la qualité dans la production
de ses normes : des textes cohérents restant applicables aux organisations de toutes tailles, de tous
les secteurs et de toutes les cultures. La HLS fournit un cadre garantissant un produit fini conforme
aux étapes d’élaboration de la norme ISO. Ce processus lourd et complexe implique un grand
nombre de comités et d’intervenants. En dernier lieu, l’ISO vise à garantir que les normes
produites ne sont pas excessivement contraignantes.
Ces normes doivent apporter aux organisations suffisamment de flexibilité pour se différencier et
encourager la concurrence, tout en préservant la capacité de chaque organisation à améliorer ses
systèmes de management au-delà que la norme. La norme ISO 55001 relative au système de
gestion des actifs a été la première norme rédigée selon la structure de niveau supérieur.
Il y a 22 500 Normes publiées parmi les normes ISO Les plus connus dans le monde :
La norme ISO 9001 : ISO 9001 définit les critères applicables à un système de
management de la qualité. Il s’agit de la seule norme de la famille ISO 9000 à pouvoir être
utilisée pour la certification (mais ce n’est pas une obligation). Toute organisation, grande
ou petite, quel que soit son domaine d’activité, peut-être l’utilisée. De fait, plus d’un
million d’entreprises et organismes dans plus de 170 pays possèdent la certification
ISO 9001[4].
La norme ISO 14001 : a pour objectif de définir un cadre pour une approche globale et
stratégique de la politique environnementale de l'organisation, en collaboration avec les
parties prenantes concernées [6].
ISO 45001 : est la norme élaborée par l’ISO pour les organisations soucieuses d’améliorer
la sécurité de leurs employés, de réduire les risques sur le lieu de travail et de créer des
conditions de travail meilleures et plus sûres.
On peut citer aussi le management de l'hygiène alimentaire ISO 2200, le management de l’énergie
ISO 50001, etc.
La norme ISO 50001, publiée le 15 juin 2011 par l'Organisation internationale de normalisation,
est le fruit d’une collaboration entre 61 pays. Elle vise l’amélioration de la performance
énergétique de toute organisation. Sa mise en place est donc une source d’économie énergétique
potentielle pour les entreprises. Selon l’Agence internationale de l'énergie, cette norme pourrait
avoir un impact sur 60 % de la demande d’énergie mondiale.
L’ISO 50001 donne les lignes directrices pour développer une gestion méthodique de l’énergie
afin de privilégier la performance énergétique. À partir d’un diagnostic énergétique initial,
l’organisme conforme à la norme définit ses cibles énergétiques et établit un plan de comptage de
l’énergie. Un système de management respectant les exigences de cette norme permet de réaliser
à court terme des économies d'énergie et de réduire les coûts[11].
L’objectif de l’ISO 50001 est de permettre aux organismes d'établir les systèmes et processus
nécessaires à l'amélioration continue de la performance énergétique, incluant l'efficacité, les
usages et la consommation énergétiques. Cette norme spécifie les exigences du système de
management de l'énergie (SMÉ) pour un organisme. Le succès de la mise en œuvre d'un SMÉ
vient à l'appui d'une culture de l'amélioration de la performance énergétique, qui est tributaire
d'un engagement de tous les niveaux de l'organisme, plus particulièrement de la direction. Dans
bien des cas, cela implique un changement de culture au sein d'un organisme. La norme est
applicable aux activités dont l'organisme a la maîtrise. Sa mise en œuvre peut être adaptée aux
exigences spécifiques de l'organisme, y compris la complexité de ses systèmes, le niveau
d'information documentée et les ressources disponibles [9].
Le Système de Management de l'Énergie (SM Energie) constitue un cadre idéal pour engager ou
renforcer une démarche de maîtrise de l'énergie au sein de l'entreprise. En tenant compte de
données techniques et organisationnelles, il représente une véritable opportunité pour détecter les
potentiels d'économies d'énergie, planifier, et coordonner les actions pour y parvenir. IL est une
démarche volontaire qui peut conduire à la certification ISO 50001, mais sans obligation. La
certification constitue une reconnaissance de la démarche de management réalisée en interne et
donne accès à plusieurs avantages en termes de réglementation et de financement [14].
2.3.3 Etude comparative entre l’ISO 50001 VS 2011 et l’ISO 50001 VS 2018 :
Création d’une nouvelle clause pour la détermination systématique des besoins et des attentes des
parties intéressées
L'objectif est d'utiliser l'information contextuelle pour identifier les parties intéressées pertinentes
au rendement énergétique et au système de management de l'énergie, ainsi que leurs besoins et
attentes (qui peuvent devenir des exigences) dans une perspective de prise de recul.
Compétence demandée
Il s’agit de demander à une organisation de déterminer la compétence nécessaire de la ou des
personnes effectuant un travail sous sa responsabilité et ayant une incidence sur sa performance
énergétique et son système de management de l'énergie. En plus il est question d'évaluer
l'efficacité des actions entreprises pour acquérir les compétences nécessaires.
Exigences étendues liées aux communications
On exige que l’information communiquée soit cohérente avec l’information générée dans le SME.
- l'information documentée doit être conservée le temps qu’il faudra pour s’assurer que les
processus en place ont été exécutés comme prévus (HLS)
Surveillance, mesure, analyse et évaluation de la performance énergétique et de
l’SMÉ
Au niveau de la détermination des méthodes de suivi, de mesure, d'analyse et d'évaluation
- Exigences non ambiguës en ce qui concerne les informations documentées, issues à la fois des
enquêtes et des interventions après des écarts de performances énergétiques, ainsi que des
résultats de la surveillance et des mesures.
Revue de direction
Il s’agit de quelques données entrantes et sortantes supplémentaires à prendre en compte pour
l'examen du management de l'énergie.
-Les organisations doivent s'assurer qu'elles ont le pouvoir de contrôler leur efficacité énergétique,
leur consommation d'énergie dans le cadre des limites et exigences existant.
● Revue énergétique
Clarifier le processus lié aux usages énergétiques significatifs (UES) pour rendre plus logique le
" flux " et les critères connexes : Identifier les UES => Pour chaque UES, définir les variables
pertinentes, la performance énergétique actuelle et identifier les personnes qui influencent ou
affectent l'UES.
Comme dans la version 2011, la méthode de détermination et de mise à jour des IPEn doit être
documentée).
● Consommation énergétique de référence
Changements à noter :
- Lorsqu'elle dispose de données indiquant que des variables pertinentes ont une incidence
importante sur la performance énergétique, l'organisation doit normaliser l'IPEn et les données
de référence correspondantes pour comparer les variations de la performance énergétique.
- Nouvelles définitions de "facteur statique", "facteur pertinent" et "ajustement" (3.4.8-3.4.10)
- La consommation de référence doit être révisée lorsqu'il y a des "changements majeurs aux
facteurs statiques".
● Planification de la collecte de données sur l'énergie :
Ce terme remplace le "plan de mesure de l'énergie" de l'édition 2011. Parmi les changements, on
recense notamment :
Le fait qu’il soit explicitement indiqué que "le plan précise les données nécessaires au contrôle
des caractéristiques essentielles et précise comment et à quelle fréquence ces données doivent
être collectées et conservées".
La désignation explicite des "zones d’application" pour lesquelles des données doivent être
collectées : "Les données à collecter (ou à mesurer le cas échéant) sont à conserver sous forme
d'informations documentées et doivent inclure :
● Les facteurs pertinents liés aux UES ;
● La consommation d'énergie liée aux UES et à l’organisation ;
● Les caractéristiques opérationnelles liées aux UES ;
● Les facteurs statiques, s'il y a lieu ;
● Les données spécifiées dans les plans d'action.
Le plan de collecte des données énergétiques doit être revu à intervalles définies et mis à jour le
cas échéant.
Au niveau de la conception
Situation relativement similaire à la version 4.5.6 de l'édition 2011, mais il convient de noter
l'amendement suivant : stipule explicitement que la performance doit être examinée au cours de
la durée de vie opérationnelle prévue ou attendue dans l’analyse des opportunités d'amélioration
2.4 Les étapes de la mise en place d’un système de management de l’énergie et la PDCA :
Étape 1 - État des lieux : L’étape clé initiale est la réalisation de deux audits : l'audit
énergétique et l'audit organisationnel.
L’ISO 50001 se fonde sur l’amélioration continue (PDCA). La désormais célèbre "roue de
Deming" a été popularisée par William Edwards Deming, promoteur de la qualité made in Japan.
Cette méthode présente les 4 phases à enchaîner successivement afin de s'inscrire assurément dans
une logique d'amélioration continue [13].
L'idée étant de répéter les 4 phases : Plan, Do, Check, Act tant que le niveau attendu n'est pas
atteint.
Plan :
Planifier et préparer le travail à effectuer, établir les objectifs, définir les tâches à exécuter,
spécifier les missions et les responsabilités. On n'oubliera surtout pas de préciser les critères de
performance.
Do :
Faire, réaliser, exécuter les tâches prévues. Il peut être intéressant de limiter l'ampleur et la portée
des tâches à exécuter afin de disposer d'un meilleur contrôle (processus répétitif). Un projet court
est plus facile à piloter et, sans craindre la lapalissade, il délivre les résultats plus rapidement. On
peut alors mieux orienter la suite du projet quel qu'il soit.
Check :
Vérifier les résultats, mesurer et comparer avec les prévisions. C'est le point clé de l'amélioration
continue. La phase de vérification, ce n'est pas uniquement l'instant où l'on distribue les médailles
et les coups de pied. C'est celui où l'on prend conscience de la difficulté (ou de la simplicité) d’une
tâche donnée. C'est aussi celui où l'on apprend à mieux maîtriser ses prévisions.
Act :
Agir, corriger, prendre les décisions qui s'imposent, identifier les causes, les dérivés entre le
réalisé et l'attendu. Identifier les nouveaux points d'intervention, redéfinir les processus si
nécessaire, boucler. C’est une roue, on revient à la première étape tant que l'objectif ultime n'est
pas atteint.
Dans le cadre d’une mise en place de l’ISO 500001 version 2018 on suit la démarche de la roue
de Deming appliqué aux dix chapitres de la norme comme le montre la figure 23. D’ailleurs
chaque exigence est associée à un principe de la roue, le Plan, le Do, le Act et enfin le Check
Au cours de ce chapitre nous avons présenté l’objectif de la normalisation, a quoi sert un système
de management ; qu’est-ce une norme ISO, l’historique et la structure de cette norme ensuite nous
avons présenté le principe, l’objectif, de la norme ISO 50001 et du système de management de
l’énergie. Ce chapitre a pour but de familiariser des termes et donne une idée pour une nouvelle
vision comme le management couplé à l’énergie.
Introduction :
Ce chapitre met l’accent sur la norme ISO 50001 version 2018. Sur le plan pratique, il donne
l’aspect réel d’une application des exigences d’une norme dans un organisme tel notre société
COFICAB. En termes d’orientation stratégique en matière de gestion de l’énergie, l'objectif de la
direction de COFICAB est d'améliorer la performance énergétique de l’entreprise et de la certifier
conformément aux exigences de la norme ISO 50001 :2018. A cet effet, la direction désigne au
sein de l’entreprise une équipe de management en tant que représentant de la direction chargé du
SMÉ selon les exigences de la norme ISO 50001.
Reste à dire que ce chapitre est constitué de quatre grandes parties cohérentes avec les quatre
phases d’un PDCA. En premier lieu, la phase de planification. Ensuite, la phase d’action puis la
phase de vérification et enfin la phase de réaction. Nous allons maintenant passer à la première
phase de la mise en place d’un système de management de l’énergie selon la norme ISO 50001.
Cette phase consiste à fixer des objectifs et à déterminer les actions permettant de les réaliser, elle
se fonde en général sur une analyse de la trajectoire passée de l'organisation. Des ressources à sa
disposition, de sa situation actuelle et des buts à atteindre. Puisque la norme ISO 50001 se fonde
sur l’amélioration continue (PDCA) donc la phase de planification consiste à appliquer les
exigences des chapitres suivants :
- Le chapitre 5 : leadership ;
- Le chapitre 6 : planification.
N’oublions pas que les chapitres 1, 2 et 3 sont des chapitres qui nous communiquent des
définitions des termes et des généralités pour mieux comprendre la norme [1][2][3][4][7][9]
A ce niveau, on a mis avec le groupe de travail un planning ainsi qu’une charte (voir annexe1)
qui définit les différents constituants du projet avec les délais et les responsables. Le tableau ci-
dessous représente le planning du projet :
Planning du projet
Avancement Nom du projet Chef du projet Date du début Date de
Général fin
Phases / Tâches Sous tâches Pilote d’action Temps Date de Date de fin
(Jours début
)
0. Pré-phase
0.2.1 Retour d'expérience des projets Rami Louhichi 0,25 5/2/2020 5/2/2020
similaires
Sabri Ghalgaoui 0,25 5/2/2020 5/2/2020
0.2 .2. L’identification de l’équipe du projet
Amira El Khouni 30 6/2/2020 6/3/2020
RSA 2 9/3/2020 10/3/2020
0. 3. Lancement du projet
1. Phase de planification
2.2 Présentations sur les nouvelles exigences des normes ISO 50001 version 2019
3.4. Leadership
4.2 Modification/ Création des documents identifiés nécessaires selon analyse des risques
La check-list : C’est un outil de référence sous forme d’un tableau à remplir établi sur la base des
chapitres de la norme ISO 50001 : 2018, son principe consiste à évaluer la conformité des processus
existants par rapport aux exigences de la norme ISO 50001 et de faire ressortir les points forts et
les points faibles en ce qui concerne l’efficacité du système de management de l’énergie et évaluer
le degré de conformité par rapport aux exigences de la norme. En termes d'organisation, cette liste
permet également d'éviter de se disperser et faire les choses de manière ordonnée, en limitant la
précipitation. Le présent diagnostic a été réalisé à partir du chapitre 4 de la norme ISO 50001 :2018
et présenté par les tableaux ci-dessous :
Tableau 5. Analyse des écarts (Suite Chapitre 5) Tableau 6. Analyse des écarts Chapitre 6)
Tableau 6. Analyse des écarts (Suite chapitre 6) Tableau 7. Analyse des écarts (Chapitre 7)
Tableau 8. Analyse des écarts (Suite Chapitre 8) Tableau 9 . Analyse des écarts (Chapitre 9)
Tout projet génère des zones d’incertitudes, l’identification des enjeux internes et externes, nous
permet de minimiser ces incertitudes et prendre des décisions stratégiques. D’après la norme
ISO 50001 les enjeux internes et externes sont les facteurs qui peuvent influer sur la capacité
de l’organisme à obtenir les résultats attendus de son système de management de l'énergie et
l’amélioration de sa performance que ce soit positivement ou négativement, Pour l’analyse du
contexte COFICAB, on utilise déjà une combinaison entre la méthode SWOT et PESTEL
permettant d’évaluer son contexte au niveau de l’ISO 9001/ISO14001et l’ISO 45001.
Lors d’un workshop à distance qui a été programmé pendant la période du confinement, nous
avons pu élaborer les tableaux ci-dessous qui présentent l’analyse du contexte. La figure 24
représente la forme d’un modèle qu’on a adoptée pour l’analyse du contexte :
Les Risques Les Opportunités Les Risques Les Opportunités Les Risques : Les Opportunités :
TECHNOLOGIQUE
LEGAL
Environnemental
FORCES
FAIBLESSES
Risques Opportunités
1- L'incitation de l'état à l'utilisation -Non utilisation des solutions infrastructurelles
-265 Jours ensoleillés en Tunisie rentable pour la des énergies renouvelables pour l'optimisation de la consommation
mise en place de l'énergie photovoltaïque. énergétique
2- Réduction de l'émission de CO2
-Plusieurs actions d'optimisation de la performance 3- Utilisation des énergies propres -Les prix des factures de consommation
énergétique énergétique
4- Promotion de l'image de marque
de COFICAB sur le marché local et
-Engagement du TOP management pour la mise en international -Non optimisation de la planification de
place du SMÉ production
3.1.3 Leadership :
On a établi la politique énergétique du COFICAB lors d’un workshop à distance (par Skype)
pendant la période de confinement. Le document ci-dessous présente la politique énergétique
du COFICAB qui a été établie par l’équipe projet.
POLITIQUE ENERGETIQUE
Conformément à la norme ISO 50001 vs 2018, le site dispose d’un responsable énergétique et
les autorités nécessaires sont attribuées mais le sujet de l’énergie ne doit pas être seulement
restreint au responsable énergie, il doit être la responsabilité de tout le personnel de l’entreprise.
Un système de management de l’énergie ne doit pas se limiter à des actions techniques ou à
des investissements d’équipements mais doit s’étendre à une culture de la maitrise d’énergie.
L’organigramme dans la figure suivante montre les responsabilités au sein de COFICAB :
3.1.4 La Planification :
Un risque ou une opportunité (R/O) sont deux termes descriptifs des éléments d’entrée (‘input’)
provenant d’une compréhension d’un contexte (4.1). Lors d’une planification d’un système de
management de l’énergie le couple R/O permet de déterminer une décision et une action
préventive : Soit l’organisme va anticiper des scénarios potentiels et leurs conséquences en cas
d’effets indésirables attendus, soit il va identifier et exploiter des avantages potentiels ou des
résultats bénéfiques provenant des considérations ou des circonstances favorables. C’est pour
cela, une analyse des risques est nécessaire dans la mesure où elle met en valeur chaque élément
d’entré soit un risque qui peut être positif ou négatif ou une opportunité. L’analyse demande
toujours une évaluation selon deux critères la gravité G et l’occurrence pour décider le niveau
de risque ou d’opportunité associés par multiplication de G et O. [18]
Le tableau suivant est un exemplaire d’une analyse que nous avons effectuée lors des réunions
dans COFICAB :
PESTEL Eléments d’entrée R/O Conséquences G O Criticité Décisions Causes Action Préventive
Risque d'obtention des R Avoir un déficit au 3 3 9 Action requise La Crise Avoir plus qu’une source financière
subventions ou de niveau de budget ou économique du pays pour le traitement de ce genre de
délai de traitement des avoir des perturbations ou bien le traitement dossier
dossiers d'efficacité au niveau de des dossiers est
énergétiques l’avancement du projet retardé
Politique
Plafond sur les Méga R Avoir des projets avec 7 3 21 Action requise La crise économique Recherche d’autre crédit ou
Projets de 500 MD des besoins financiers subvention
supérieurs aux
subventions données
Economique
Plafond sur les R Besoin d’acheter des 7 3 21 Action requise La crise Recherche d’autre crédit ou
investissements sur les équipements dont les économique subvention
équipements de 200 prix supérieurs aux
MD 200MD
Rehausse du prix du R Augmentation des prix 15 3 45 Une Rehausse de la Utilisation des sources d’énergie
Possibilité d'avoir des O Amélioration du budget 15 2 30 Occasion à Chercher à convaincre l’état par des
subventions en double pour des projets saisir projets effectués par COFTN ET
pour COF TN et COF énergétiques COFMED et après avoir des
MED signatures qui va assurer les
subventions reçus
Diminution du prix du O Avoir la possibilité 7 2 14 Opportunité à Avoir les nouveaux prix signés par
baril pendant la d’acheter du baril à des étudier les autorités concernées
période pandémique bas prix
La baisse du coût des O Avoir la possibilité 7 2 14 Opportunité à Avoir les nouveaux prix signés par
équipements et des d’acheter des étudier les autorités concernées
systèmes de suivi équipements et des
énergétiques après la systèmes de suivi
crise économique énergétiques
Manque de la culture R Diminution de 7 2 14 Action requise Manque de Faire des formations excessives
de la performance l’efficacité du système sensibilisation de pour sensibiliser les personnels
énergétique au niveau d’énergie. l’efficacité
du personnel (manque énergétique
de sensibilisation) au
sein de COFICAB
Social
Sécurité informatique R Perte de fiabilité des 7 2 14 Action requise Utilisation du même Séparer les serveurs utilisés
pour la connexion aux données énergétiques serveur
softwares d'efficacité
énergétique en
connexion externe
Initiatives locales pour O Une auto 15 3 45 Occasion à Attribuer cette opportunité aux
promouvoir développement selon le saisir compétents responsables
l'innovation et le besoin de l’entreprise
développement
technologique
ans en cas
d’implémentation
d’un SMÉ
L'incitation de l'état à O Intervention des 7 3 21 Opportunité à Avoir des preuves sur ses
l'utilisation des plusieurs projets de étudier incitations comme des papiers des
énergies renouvelables l’énergie renouvelable subventions etc.
Le tableau ci-dessous est mon chemin de route tout au long du projet car il comporte des actions
confirmées par l’audit approfondi effectué par des experts énergétiques. :
Tout d’abord, j’ai élaboré une analyse des usages et consommation énergétique globale pour
COFICAB qui tient compte de toute source mentionnée dans le domaine d’application
(Électricité, gaz, carburant) :
Electricité
Pour COFICAB, l’alimentation en énergie électrique est raccordée au réseau STEG par une
ligne aérienne de 30 KV de tension, répartie en deux postes qui sont branché en 5
transformateurs avec une puissance totale de 5600 KVA et avec des taux de charges variables
Les trois premiers transformateurs sont liés par un TGBT 1. Les deux restants sont liés par un
TGBT 2 (un tableau général basse tension) ces derniers sont liés par une armoire qui est branché
aux machines de production (Figure 27) :
TR2
Usages
Usine 1
consommations énergétiques est fondée sur l’année 2019 où l’usine 3 (usine aluminium) n’est
pas en fonctionnement. Donc l’analyse sera faite pour l’usine 1 et 2 :
On tire de ce tableau que l’usine 1 est le site le plus énergivore ce qui me laisse de détailler
l’analyse tout en répartissant la consommation selon son type d’usage. [5]
D’après le tableau 17, on remarque que l’usage provenant des machines et auxiliaires de
production avait le pourcentage la plus élevé 68,4% ce qui nécessite une vraie analyse détaillée
pour cet usage. [5]
On cite dans le tableau ci-dessous les différentes machines principales :
On tire de ce tableau que parmi ces pourcentages de consommation les plus remarquables
celles du parc de tordonnage, extrusion ; tréfilage local compresseur ainsi que d’autres usages
ce qui nous pousse à détailler ces usages et les considérer comme usages significatifs selon un
choix de l’équipe de la mise en place (Tableau 20) :
Après le tri déjà fait dans la partie précédente, je vais évaluer les parcs les plus consommables
de l’énergie selon les tableaux 19 et 20 qui donnent le niveau de significativité et par suite le
degré de nécessité de l’action.
Dans le cadre du projet de mise en place un workshop a été organisé avec l’équipe de projet
de COFICAB afin de définir les indicateurs stratégiques pour le processus « Réduire la
consommation d’énergie ». Dans le tableau ci-dessous vous trouvez les indicateurs définis en
tenant compte des sources d'énergie utilisées à COFICAB et les informations vues pertinentes
à suivre :
Dans les conditions actuelles d’exploitation de l’usine COFICAB, la collecte des données
énergétique se réalise à travers l’application de suivi énergétique ENERGY GUARD. La
collecte des données est journalière et l’analyse des données s’effectue mensuellement.
[1][2][3][4][7][9]
3.2.1 Support :
[Link] Ressource :
La norme ISO 50001 version 2018 dit : ‘ L'organisme doit identifier et fournir les ressources
nécessaires à l'établissement, la mise en œuvre, la mise à jour et l'amélioration continue de la
performance énergétique et du SMÉ.
La société COFICAB est valorisée par ses ressources humaines ainsi que ses ressources
matérielles. Tout d’abord COFICAB est caractérisé par un représentant de la direction générale
qui est un responsable énergie, ce dernier joue un rôle très important dans l’évolution des projets
énergétiques de la société ainsi des personnelles de haute qualification spécialisés chacun dans
son domaine.
Aussi la direction de COFICAB joue-t-elle un rôle dans les ressources financières, elle assure
le financement de la mise en place de l’ISO 50001 ainsi que les différentes actions associées à
chaque projet confirmé par l’équipe de travail.
Depuis 2016, COFICAB est engagé dans la mise en place des systèmes de suivi et de contrôle
de la consommation énergétiques nommée ENERGY GUARD.
[Link] Compétences :
La norme ISO 50001 version 2018 exige que l’organisme doit :
a) déterminer les compétences nécessaires des personnes effectuant, sous son contrôle, un
travail qui a une incidence sur sa performance énergétique et son SMÉ ;
b) garantir que ces personnes sont compétentes sur la base de leur formation initiale et
professionnelle, de leurs savoir-faire ou de leur expérience ;
c) le cas échéant, mener des actions pour acquérir les compétences nécessaires et évaluer
l’efficacité de ces actions ;
Une formation de base initiale sur l’efficacité énergétique est planifiée pour chaque nouveau
employé ou bien stagiaire. C’est pour cela le rapport de formation de base (FOB) doit contenir
une partie sur ce thème.
Tableau 25. Le plan de formation
EXTERNE Maintenance 1 Exigence de la norme 50001 Comprendre le mangement de l'énergie KPI Improvment S. Ghalgaoui + R. Louhichi Février Realized
Gérer un SMEn et un projet de mise en
EXTERNE Maintenance 1 Energy Effeciency Manager Mise en place ISO 50001 V2018 S. Ghalgaoui + R. Louhichi Octobre
place de SMEn
[Link] Sensibilisation :
La réussite d’une démarche d’efficacité énergétique réside dans la conscience de l’équipe de
chaque société (la direction, les employés, prestataires externes etc.). Donc la sensibilisation
qui est une exigence confirmée par la norme, doit être valorisée.
Les personnes effectuant un travail sous le contrôle de l'organisme doivent être sensibilisées :
Dans ce cadre COFICAB a planifié des actions de sensibilisation qui vont être intégrés dans le
plan de formation sur l’efficacité énergétique ainsi, une compagne de sensibilisation sera
planifiée pour tous les employés de la société.
[Link] Communication :
La norme exige une détermination des éléments de communication interne et externe
pertinents pour le SMÉ sans aucune obligation sur la nature de ces éléments. C’est pour cela,
notre équipe de travail a fait le choix sur les informations à communiquer présentés dans la
matrice de communication suivante :
Tableau 27. Liste des exigences documentaires de la norme ISO 50001 version 2018
[Link] Conception :
Selon la norme ISO 50001 version 2018 : L'organisme doit prendre en considération les
opportunités d'amélioration de la performance énergétique et les éléments de maîtrise
opérationnelle lors de la conception d'installations, d'équipements, de systèmes et de procédés
consommateurs d'énergie nouveaux, modifiés et rénovés pouvant avoir un impact significatif
sur la performance énergétique pendant la durée de vie de fonctionnement prévue ou attendue.
Dans ce cadre, COFICAB fait l’étude de l’acquisition des nouveaux équipements qui doivent
avoir un impact significatif sur la performance énergétique. D’ailleurs les cahiers de charge
conception équipements doit faire l’objet d’une analyse énergétique : lors de l’installation des
équipements COFICAB on assure une optimisation des sections des câbles et autres.
[Link] Achats :
La norme ISO 50001 Version 2018 exige que l'organisme doit établir et mettre en œuvre des
critères d'évaluation de la performance énergétique sur la durée de vie de fonctionnement
prévue ou attendue lors de l'achat de produits, équipements et services consommateurs d'énergie
dont il est attendu qu'ils auront un impact significatif sur la performance énergétique de
l'organisme.
b) l'achat d'énergie.
Pour satisfaire cette exigence de la norme, un cahier des charges pour les achats des
équipements a été élaboré par l’équipe du projet et qui inclue les exigences de la société
COFICAB en matière d’environnement et d’énergie (Voir annexe 3) [1][2][3][4][7][9]
[Link] Généralité :
Selon la norme ISO 50001 version 2018 : L'organisme doit déterminer pour la performance
énergétique et le SMÉ :
1) l'efficacité des plans d'actions dans l'atteinte des objectifs et cibles énergétiques ;
Il a été convenu avec l’équipe de projet qu’un plan de surveillance énergétique sera élaboré
ultérieurement pour définir les méthodes de surveillance, de mesurage, d'analyse et
d'évaluation, selon le cas, pour assurer la validité des résultats ainsi que la fréquence de
surveillance, mesurage et l’analyse des résultats de cette surveillance.
Par ailleurs, pour la surveillance des indicateurs de la performance énergétique, nous avons
élaboré un tableau de bord mensuel pour le suivi de ces indicateurs avec la fixation des objectifs
pertinents
Cette application permet un suivi détaillé des mesures, des courbes de consommation, des
événements et la consultation des différents rapports et bilans d’énergie associés à la
production.
À chaque non-conformité réglementaire, un plan d’action doit être émis pour être conforme à
la réglementation, ce qui n’est pas le cas de COFICAB pour le moment vu que nous avons
procédé à l’évaluation de conformité et elle est à 100% conforme.
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
L’audit interne SME sera intégré dans le plan annuel des audits systèmes de COFICAB et sera
planifié normalement en mois de décembre 2020.
Il sera réalisé par un auditeur tierce partie pour la première fois pour garantir la transparence et
l’impartialité de l’audit.
Le site étant certifié ISO 9001 et 14001, on procède à une revue de management en fin d’année
dans le but d’analyser l’efficacité et mettre à jour le QHSE.
L’organisme a opté pour une revue de management intégrée et l’inclusion du volet énergétique
pour devenir QHSEÉ.
La revue se tient en fin d’année et traite l'avancement des actions ainsi que les modifications
des enjeux externes et internes et les risques et opportunités associés et qui sont pertinents pour
les systèmes de management.
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
COFICAB possède une procédure de traitement des non conformités, disponible sur le GED
sous la référence [Link].
Pour cela COFICAB a mis en place un système de suggestion digitalisé pour recevoir les
améliorations de ses opérateurs au niveau du système de management de l’énergie.
Il a été aussi convenu avec l’équipe de projet d’élaborer un plan d’amélioration d’énergie qui
englobe tous les projets d’améliorations et d’intégrer au moins une action d’efficacité
énergétique dans les plans d’amélioration de chaque processus. [1][2][3][4][7][9]
Conclusion :
Un SMÉ comme tout autre système de management a besoin d’entretien et de mise à jour afin
qu’il reste en adéquation avec l’évolution de l’entreprise et de ses enjeux.
Un SMÉ doit bien évidemment être amélioré en continu et non pas être traité comme un simple
projet sinon il risque de ne pas atteindre les résultats escomptés.
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
Conclusion générale :
En conclusion de ce projet je peux dire que la mise en place d’un système de management de
l’énergie ISO 50001 version 2018 est une action durable en faveur de l’énergie et constitue un
point de départ essentiel pour une bonne définition des actions d’amélioration continue des
performances énergétiques et la maitrise de l’énergie au sein de COFICAB.
Dans un deuxième chapitre j’ai préparé une étude théorique pour le système de management
de l’énergie qui comporte les définitions les plus pertinentes comme l’ISO, le PDCA, le HLS
et les étapes de mise en place d’un système de management et cela pour clarifier la partie
pratique de notre projet.
Notre apport dans ce projet de mise en place de la norme ISO 50001, en collaboration avec
l’équipe de projet se présente globalement en 4 étapes :
En premier lieu, au niveau de l’état des lieux ; il est question d’observation globale et sommaire
(l’Audit check-list) pour évaluer la conformité des processus existants par rapport aux
exigences de la norme ISO 50001 et ressortir les points forts et les points faibles qui concernent
l’efficacité de notre système de management de l’énergie.
En seconde lieu, on a élaboré, la politique énergétique, analysé les risques et les opportunités
de notre système et réalisé la revue énergétique. Ensuite on a identifié la consommation
énergétique de référence, les indicateurs de performance énergétique, les cibles et les objectifs.
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
Finalement nous pouvons dire que la réduction des dépenses énergétiques constitue le premier
objectif et avantage de la mise en place d’un système de management de l’énergie certifié ISO
50001 vu que cette réduction se situe entre 5 et 20% par conséquent c’est l’amélioration de la
compétitivité de l’entreprise qui sera réalisé.
Nous soulignons à la fin que, l’entreprise COFICAB a non seulement réussi à faire des
économies financières mais aussi à promouvoir une culture énergétique.
Au niveau personnel, ce projet m’a donné beaucoup de compétence et m’a aidé sur 3
plans important :
Tout d’abord, j’ai l’occasion de participer à une mise en place d’un système de
management de l’énergie.
En deuxième lieu, j’ai enrichi mes connaissances dans le domaine énergétique.
En troisiéme lieu, c’est un cadre essentiel pour développer des compétences sur le plan
personnel comme l’intégration dans l’équipe ainsi que la pouvoir d’influencer et d’être
influencé par les autres.
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
Bibliographie :
[1] :AFNOR. (2019). Guide-transition-iso-50001-2019. France
[4]: BSI. (2019). A guide to:BS EN ISO 50001:2018 −Energy Management Standard.
[6]: Changement clés de l'ISO 50001 : 2018 par rapport à l'ISO 50001 : 2011 . (2018). [Link].
[12]: les taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphére battent tous les records . (25 Novembre
2019). Futur Planéte .
[13]Méthode de gestion de la qualité : la roue de Deming . (23 juillet 2018). Alain Fernandez.
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
Annexes :
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
CHARTE DU PROJET
Implémentation d’un Système DE MANAGEMENT DE
L’énergie
SELON ISO 50001
Objet du projet :
1. OBJET DU PROJET :
2. OBJECTIFS DU PROJET
3. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES :
Outre les besoins identifiés au niveau du pays, les orientations stratégiques au niveau du groupe
COFICAB, incitent à l’implémentation d’un système de management de l’énergie pour
améliorer de manière continue ses performances et répondre aux exigences suivantes à court et
moyen terme [2020 – 2025].
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
4. DESCRIPTION DU PROJET :
ENJEU LIVRABLES
- Enjeu concurrentiel : Élimination du - Résultats de l’analyse du contexte et
gaspillage d’énergie pour assurer de des besoins et attentes des parties
meilleures performances et une maîtrise de intéressées
la marge bénéficiaire. - Domaine d’application selon ISO
- Un enjeu organisationnel : planifier les 50001 :2018
besoins en consommation énergétique et - Revue énergétique
impliquer le personnel dans la mise en - Politique énergétique
œuvre des actions d’efficacité énergétique - Plan d’action face aux risques et
- Enjeu écologique vers la réduction de opportunités
l’empreinte carbone de nos produits tout au - Objectifs et cibles énergétiques
long du cycle de vie. - Méthode de détermination et
- Enjeu légal par le respect des lois, décrets d’actualisation des indicateurs de
et arrêtés en relation avec la maîtrise de performance
l’énergie qui donnent accès à des avantages - Résultats des indicateurs de
incitatifs pour la mise en place de projets performance
en relation avec l’efficacité énergétique et - Plan d’action de management
les énergies renouvelables énergétique
- Enjeu social : promouvoir la compétence - Situation énergétique de référence et
du personnel et inciter à la préservation des données de facteurs pertinents
ressources - Plan de collecte des données
énergétiques
- Preuves de compétences des personnes
impactant la performance énergétique
- Processus de communication et
sensibilisation
- Processus de gestion des suggestions.
- Suggestions d’améliorations
- Procédure Conception
- Critères d’achats de biens et
équipements en tenant compte de la
performance énergétique
- Résultats des audits internes
- Analyse des écarts.
- Résultats de l’évaluation de la
conformité aux exigences légales et
autres
- Revue de Management
Nahed HERMASSI
Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
Risques
Méthode RAS
6. ÉCHÉANCIER GLOBAL :
Un échéancier global doit être présenté avec un planning (feuille de route) pour le projet
incluant au minimum les jalons suivants :
7. RESSOURCES FINANCIÈRES :
La direction Country et la direction des deux sites s’engagent à fournir les ressources
financières et en information nécessaires pour la réalisation du projet comme estimé dans le
plan budgétaire que le chef de projet s’engage de préparer.
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Selon La norme ISO 50001 Version 2018
Noms Positions
Sponsors Mr. Hichem Elloumi CEO & President
Mr. Salah Rabah Country Director TUNISIA
Mhamed Drira Plant Manager COFTN
Hassen Ounalli Plant Manager COFMD
Chef de Projet Sabri Ghalgaoui Country Energy Specialist
Equipe Projet Amira El Khouni Corporate Quality System Supervisor
Rami Louhichi Corporate EHS System Specialist Country
Islem Kouki Quality System Specialist
Wajdi Soukah EHS Supervisor COFTN
Chawki Ben Moallem Maintenance Manager COFMD
Nahed Hermassi Stagiaire 1
Neila Ben Mabrouk Stagiaire 2
Parties Prenantes Internes Divers Pilotes de processus
Parties Prenantes Externes Cabinet(s) de formation
Cabinet(s)
d’accompagnement et
d’audit énergétique
ANME
STEG
Organisme de
certification tierce partie
✔ Tous les livrables du projet sont disponibles en bonne et due forme et qui seront
vérifiés lors de l’audit interne et l’audit à blanc.
✔ Un système de monitoring efficace est instauré pour la mesure et surveillance de
toutes les installations, équipements et usages énergétiques disponibles.
✔ Une comptabilisation des gains et bénéfices matériels et immatériels du projet.
✔ Un récapitulatif sur le retour d’expérience du projet.
✔ Une certification tierce partie est souhaitée.
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Mise En Place D’un SME
Selon La norme ISO 50001 Version 2018
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Department:
Head of Department/Function Name:
Head of Department/Function Position:
Date:
Training needs Identification type: Annual training plan
The Training Needs Identification is the first step to establishing an effective development plan as it serves to determine learning objectives, design effective development programs and empower you as Manager to
manage your team effectively.
You can consider the following while defining the training needs for your employees:
• Jobs Specifications ( gap between employee competencies and job requirements and/or job changes, probation period)
• Skills Matrix per function and per department
• Annual Performance Appraisal process
• One on One interview with Key positions’ holders
• Performance Records / Results (appraisal)
• Goals & Objectives and potential career moves
• Management strategy
• Customer specifications and/or requirements
• Process change (new technology/procedure...)
• Legal requirements
• Best practices
Please choose from the list the training impact method to be used
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