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Théories et Politiques du Commerce International

Le cours d'économie internationale aborde les théories du commerce international, les politiques commerciales et l'évolution des échanges mondiaux entre 1970 et 2020, mettant en évidence l'augmentation du commerce, les déficits commerciaux des États-Unis, et les excédents de la zone euro. Il souligne l'impact des crises financières et économiques sur les échanges, ainsi que les enjeux de la protection des économies nationales face à la mondialisation. Enfin, il examine les relations commerciales entre pays, la structure du commerce mondial et les effets de la distance géographique sur les échanges.

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Théories et Politiques du Commerce International

Le cours d'économie internationale aborde les théories du commerce international, les politiques commerciales et l'évolution des échanges mondiaux entre 1970 et 2020, mettant en évidence l'augmentation du commerce, les déficits commerciaux des États-Unis, et les excédents de la zone euro. Il souligne l'impact des crises financières et économiques sur les échanges, ainsi que les enjeux de la protection des économies nationales face à la mondialisation. Enfin, il examine les relations commerciales entre pays, la structure du commerce mondial et les effets de la distance géographique sur les échanges.

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Économie internationale

PLAN DU COURS :
PARTIE 1 : les théories du commerce international
A) Modèle de gravité
B) Modèle ricardien
C) Modèle à facteurs spécifiques
D) Modèle Heckscher-Ohlin
E) Modèle standard
PARTIE 2 : les politiques commerciales
A) Les instruments de la politique commerciale
B) Le protectionnisme
C) Approche empirique des politiques commerciales

INTRODUCTION GÉNÉRALE :

Représente la part des importations et des exportations en


pourcentage du PIB de 1970 à 2020.
Il y a deux pays et une zone.
En noir, les État unis : pointillés exportations et ligne dure les
exportations.
Rouge : chine
Saumon : zone euro

Interprétation :
Entre 1970 et 2020, on a une tendance globale à la hausse du
commerce international pour les trois zones.

➔ Chine :
On observe que la chine s’ouvre dans les années 70. Elle a une ouverture inférieure au USA et à l’UE. Après 90, on
observe un bond quant aux exportations et aux importations de la chine.
Elle exporte plus qu’elle n’importe.

- USA :
Déficit commercial quasi permanent depuis le début des années 80.
Les importations sont plus importantes que les exportations.
Au début des années 2000, ce déficit se creuse.
Au moment où l’excédent commercial de la chine se creuse.

- Zone UE :
Yo-yo entre excédent et déficit par période.
À partir de 2000, La zone euro est excédentaire au niveau du commerce avec les autres pays.

La crise financière de 2008 ; les échanges commerciaux ont été fortement impactés, notamment en chine (chute des
exportations).
Après la crise, on a une tendance globale à la baisse.
Cette crise financière marque un coup d’arrêt.
Fait prendre conscience que la déréglementation à ses limites et ça marque une forme de coup d‘arrêt à la
progression du commerce international (stagnation) dans la production de richesse globale.

Représente le taux d’ouverture des différents pays.


IM+X/PIB = taux d’ouverture
Mesure le taux d’ouverture.
Il est hétérogène : à une importance très différente selon les
pays.
La Belgique : quand on fait IM+ X, la Belgique est un petit pays.
Corrélation entre les pays qui ont un taux d’ouverture très élevé
et la taille des pays.
Ceux avec un taux d’ouverture élevé sont les petits pays
développés.

On considère les États comme des agents économiques.


L’économie internationale s’intéresse à l’étude des interactions
économiques et États.
On étudie le comportement de l’Etat et son impact sur les
importations et les exportations.

7 thèmes importants :
- On étudiera les gains l’échange : pourquoi quand les pays échangent, ils y trouvent un gain mutuel ?
- Les structures du commerce international
- Le protectionnisme
- La balance des paiements : équilibre des transactions financières entre les personnes qui résident en France
et à l’étranger.
- La détermination des taux de change : valeur d’une monnaie par rapport à une autre.
- La coordination internationale des politiques économiques : l’intérêt économique et individuel d’un pays est
de maximiser ses recettes et de minimiser ses importations. Mais dans l’interêt collectif, tout le monde à
intérêt à ce qu’il y ai des accords entre les pays pour avoir le moins de barrières à l’échange.
- Le marché mondial des capitaux.

Constat : la production de certains biens dans certains pays a peu de sens.


Exemple : produire du gaz en France n’a pas de sens.

Conclusion quasi-unanime : l’échange entre nations peut-être vecteur de progrès économique : l’échange est
mutuellement avantageux.
La France, à intérêt à produire du mais, alors que le Qatar à intérêt à produire du gaz. Puisque les ressources investies
par les deux seraient disproportionnée, puisqu’ils sont plus efficaces, ils pourront produire plus et donc se
developper mutuellement.

L’échange soulève un débat de société :


- Il peut nuire, ponctuellement ou durablement, à l’emploi de certains secteurs d’activité.
Exemple : l’agriculture est un secteur d’activité touché par cet échange. Les emplois dans l’industrie du textile
ont été lourdement impactés par le développement des échanges dans le secteur du textile.
- Il joue sur la distribution des richesses entre secteurs d’activités et/ou groupes sociaux et/ou moyens de
productions.
Exemples : les groupes sociaux tels que celui des ouvriers sont impactés. À l’inverse, les cadres sont les
gagnants de l’ouverture des échanges.
En France, on observe une tertiarisation et une destruction des emplois.
Ainsi, le commerce international peut être bénéfice pour une économie mais il faut prendre en considération les
effets néfastes que cela peut engendrer.

- Les structures du commerce international


Une fois établi qu’il existe des gains à l’échange, comment expliquer les différentes formes que prennent les
échanges ?

Exemples :
pourquoi les émirats produisent et exportent du pétrole et pas la France ?
Pourquoi la France produit et exporte des armes et des avions ? Par des ressources naturelles, on se spécialise dans
ce secteur. Explications sur des stratégies qui ont été développées par les entreprises en fonction des circonstances.
1990 : libéralisation du commerce international. Coïncide avec des actes forts de libéralisation dans les années 1990.

- Protectionisme ou libre échange ?

Doit-on protéger l’économie nationale de la concurrence externe ou libérer les entraves au commerce ?

1993 : création du marché unique européen, permet la libre circulation des B/S, capitaux et personnes.
1994 : création de l’OMC (organisation mondiale du commerce) qui a pour objectif de promouvoir le commerce. Crée
de la coordination entre les États = création d’accord commerciaux et d’échanges.
1994 : création de l4ALENA :
1995 : renforcement de l’ASEAN qui est une zone sur le libre échange et Asie du Sud est.

Leur principe commun : commercer c’est bon pour le développement économique donc on met en place des zones
propices au commerce économique pour favoriser le commerce.

Dans les années 2000, beaucoup d’actes forts en faveur du protectionnisme.


2016: arrêt officiel (TAFTA) des négociations pour un traité transatlantique EU-UE de libre échange. Prévois le
principe de pouvoir importer des produit agricoles mais avec des règles strictes (ogm très réglementées en UE mais
pas aux EU). = permet d’harmoniser.
2016 : Brexit, sortie de l’UE du R.U, effective en [Link] négatifs sur l’économie du R.U
2016 : élection de d. Trump qui est pour la protection de l’Amérique. Mise en avant de politiques protectionnistes.
« América first »

La crise financière puis économique à été associée à la déréglementation.


On n’a pas assez de règles qui protègent contre des débordement contre la mondialisation et en termes financiers.
Déréglementation : tous les principes de libre échange.

On a un creusement es inégalités : il y aura des gagnants et des perdants à la mondialisation.


Sensation qu’après la crise, les inégalités se sont creusées.

La crise environnementale : questionnement sur les modes de consommation (notamment chez les nouvelles
générations).

La crise sanitaire : créer des gains mais aussi des situations de dépendance très forte. Le fait qu’on ai plus de
souveraineté sur la production de certains biens stratégiques peut être problématique. Importance de la
souveraineté de production.

Le retour à une situation avec moins d’échanges s’explique par plusieurs facteurs dont les facteurs de crise.

- Balance des paiements


Définition : mesure les transactions entre les acteurs
économiques (entreprises, banques, ménages,
administrations publiques) qui exercent leur activité
sur le territoire national et ceux qui exercent leur
activité à l’étranger. .

Le solde est négatif donc défavorable.


La somme des transactions entre acteurs économiques
de ceux qui exercent à l’étranger à ceux qui exercent
sur le territoire nationale est négative.

Ce qui rend le résultat négatif : L’achat de bien.


Ce qui nous met dans le positif : les services et les
revenus.
- Les taux de change
Définition : prix relatif des monnaies entre elles.
Exemples : en ce moment : 1e = 160 yens.

Conséquences : composante importante de la compétitivité et de l’attractivité dans l’économie.


En effet, plus l’euro est fort par rapport au yen, et plus (toute chose égale par ailleurs), acheter des biens en chine
sera intéressant pour la France.
Plus la France va avoir tendance à acheter en chine.
= positif pour la chine car favorable pour les exportations chinoises.

Différents systèmes de fixation des taux de change :


La valeur des monnaie était avant fxée sur l’étalon (matière de référence : or), toutes les monnaies se fixaient par
rapport à elle. Avant les guerres mondiales. Fixé par les pouvoirs publics.
Depuis, on est passé à un système « flottant ».
Évolution libre du cours d’une monnaie en fonction de l’offre et de la demande sur le marché des changes.

- Coordination des politiques économiques.


Enjeux importants :
- Collectivement, les pays ont intérêt à se coordonner et réduire les barrières à l’échange.
- Nationalement, les pays ont intérêt à protéger / favoriser leur économie.

Mécanismes de coordinations : organisations internationales (OMC, FMI), zones économiques (UE, ALENA).

- Le marché international des capitaux.


La crise financière des supprimes en 2008.
« Que s’est-il passé ? »

Aux états-unis, des banques ont fait des prêts à des foyers non solvables pour l’achat de maisons. Ils ont prêtés à des
personnes qui ont de fortes chances de l’une pas avoir la possibilité de rembourser ces prêts.
• Prêts basés sur l’hypothèque de la maison : si les foyers ne remboursent pas, la banque vend la maison pour se
rembourser.
• Problème : de très nombreux foyers n’ont pas remboursé leur et beaucoup de maisons ont été mises en vente
simultanément → choc d’offre.
• La plupart des banques européennes avaient financés indirectement via des titres appelés « subprimes » ces prêts.
• Crise immobilière se transforme en crise financières → les titres perdent en valeur car trop d’offre mais pas assez
de demande. Les banques ne récupèrent pas l’argent qu’ils souhaitaient récupérer après avoir vendus les maisons.
• Les Etats interviennent pour sauver le système bancaire et augmentent les dépenses publiques pour soutenir
l’activité économique. Des banques sont sur le point de faire faillite. → la crise financière devient une crise de la
dette. Les États européens font marcher les dépenses publiques. → puis une crise sociale ( en Grèce notamment).

Interconnexion forte entre le marché de capitaux et les relations économiques des pays.

I- QUI COMMERCE AVEC QUI ?


→ évolution sur 50 ans des exportations mondiales
Tendance à la hausse. On voit nettement les différentes crises
traversées sur ces 50 années

« De quoi dépend l’évolution de cette courbe ? »


Cette courbe stagne qu’on n’a pas une continuation de
l’augmentation des exportations en B/S.

- La corrélation entre activité économique et commerce


En 2008 : le taux de croissance devient négatif de quasiment 25%.
Surréaction de la baisse des exportations quand l’activité eco se porte mal.
On observe que globalement, les hauts (positif) sont un peu moins haut
dans l’UE et les bas au moment de la crise sont un peu moins bas.
Pourquoi ?
L’Ue est une zone dans laquelle la part des dépenses dans le secteur
public est plus importante.
Quand on soutient la demande en période de crise, on limite l’impact.

- Avec qui commerce la France ?

4 partenaires d’échanges :
- Allemagne (15% du commerce total)
- Belgique
- Italie
- Espagne

Un des premiers points commun à l’ensemble des pays : Tous ces


pays sont développés (à l’exception de certains pays comme le
Maroc ou l’Inde).

- taille et distance : le modèle de gravite


Contrairement à une idée souvent répandue, les 4 principaux partenaires commerciaux de la France sont des pays
européens et même frontaliers.
Pourquoi ?

L’échange entre deux pays dépend de deux paramètres principaux :


- taille de l’économie des partenaires : plus un pays est important économiquement, plus il commerce.
- la distance géographique des pays entre eux : plus des pays sont proches, plus ils commercent entre eux. (Les coûts
de transport, les cultures sont similaires donc c’est plus simple d’échanger = les modes de consommations sont aussi
similaires, tendance globale à l’uniformisation des modes de consommation).
L’Allemagne cumule les deux caractéristiques.

Formellement, l’équation suivante fournit une bonne estimation de la taille des échanges entre deux pays i et j :

Tij = (A * Yi * Yj) / Dij

Tij : la valeur du commerce entre les pays i et j.


Yi : le PIB du pays i.
Yj : le PIB du pays j.
Dij :la distance géographique entre le pays i et le pays j.
À : une constante.

Lorsque la distance entre les deux pays augmente, ça va avoir un impact négatif sur le commerce entre les deux pays
i et j.

- taille économique et exportations : relation Empirique

Ça marche pour certains pays mais pas pour tous.


Les USA, en se fiant à la droite noire, sont beaucoup plus haut. Leur PIB est beaucoup plus élevé. Les exportations
des USA devraient être à un niveau beaucoup plus important compte tenu de leur PIB.
On se rend compte que les USA sont distants avec la France, leurs exportations
sont relativement moins importantes que celles faites entre la France et
d’autres membres de l’UE.
Explique les relations de commerce entre les différents pays.

Relation taille / échanges = plus le PIB d’un pays est élevé et plus la demande
l’est aussi. Ainsi la demande des ménages, entreprises, … plus on s’attend à ce
qu’il y ai un impact sur les importations (positivement).
Si j’ai une demande élevée, plus j’ai des chances d’avoir un système de
production élevé.

Relation distance / échange = une faible distance géographique réduit les


coûts de transport.
Une faible distance géographique est souvent synonyme de partage d’une
culture commune (langue commune, …).

Cas particuliers :
Corée du Nord/du sud à cause du conflit historique.

- Les frontières : une entrave au commerce ?

Effet de frontière : même dans les pays favorables au libre échange, les flux
de biens et services entre deux région d’un même pays sont plus
importants qu’entre deux régions situées à même distance mais dans des
pays différents.
La mise en place progressive de l’UE fait baisser les frontières.

Entre les USA et le Canada, on a un effet frontière qui réduit le commerce à


ce que l’on observait si les deux pays étaient distants de 2000 à 3000km.
Donc même si les pays sont frontaliers, il peut y avoir des barrières qui font
que les échanges se limitent.

II- ÉVOLUTION DE LA STRUCTURE DU COMMERCE MONDIAL


« Le monde est-il devenu plus petit ? »
Au niveau global, on observe une augmentation importante des exportations
mondiales dans le production mondiale.
L’augmentation la plus importante se produit après la seconde guerre mondiale.

1e étape de mondialisation :
Avant ça, on remarque une première phase d’essor du commerce mondial qui
commence dès la 2e partie du 19e siècle (vers 1850).
Correspond à la révolution industrielle avec une activité eco qui explose en
Europe, les moyens de transport de développent (développement du rail, qui
permet le transport des marchandises), développement des bateaux,
développement de la communication (avec les partenaires commerciaux).

On est à environ 5% puis on monte jusqu’à 15% avant la 1e guerre mondiale.

2e étape de la mondialisation :
Après la seconde guerre mondiale, il y a la 20e étape de mondialisation :
Nécessite de reconstruire pour beaucoup de pays après la guerre donc l’activité économique est stimulée par la
reconstruction.
La valeur du commerce entre les pays augmente.
Progrès constant des moyens de transport et de communication.
Mise en place d’accords commerciaux pour favoriser le libre échange.
Le commerce international crée de la spécialisation = Fragmentation de la chaîne de production.

→ Qu’échangeons-nous ?
Le commerce mondial est majoritaire composé de biens manufacturés (57%).
La balance commerciale de la France est en déficit (celle des USA aussi).
La composition des échanges de la France est principalement composée de service.
En termes d’exportation, la France est excédentaire concernant les services mais déficitaire
en biens manufacturés.

Évolution des échanges : pays développés


On voit entre 1910 et 2010, les exportations progressent mais peu par rapport aux
importations.
Hausse forte des importations en biens manufacturés, les pays se sont mis à produire
moins de manière domestique en pourcentage du commerce international.
Évolution de la structure du commerce international

Est-ce qu’on a toujours eu cette structure là ?


Les produits agricoles avaient plus de place (en 1910) dans la structure du commerce international.
Depuis, les pays se sont développés. Ils produisent tellement de richesses que la part que prend la production
agricole à diminué et à été « mangé » par la production de biens manufacturés.

→ Évolution des échanges : pays en développement

Production agricole encore plus importante et une production de biens manufacturés bien plus basse.
Les produits manufacturés prennent une part plus importante dans les exportations des pays en développement
depuis 1970.

→ Évolution des échanges de services


On observe une évolution exponentielle des échanges de B/S dans
l’économie mondiale.
Avant les années 80, l’échange de service est inexistant. À partir des
années 80 ca se développe de plus en plus.
La part des services dans l’échange mondial progresse de façon
constante.

BILAN :
- Echange de biens :
Les services représentent une part moindre dans les échanges par rapport aux biens car les moyens numériques
nous permettent de faire plus de choses à distance.
Les soins d’urgence ne sont pas facilement délocalisables.
Progression de la part des biens manufacturés
Réduction de la part des produits primaires et agricoles.
Industrialisation des pays en développement qui exportent très majoritairement des biens manufacturés.
- Echange de services :
Les services occupent une part prépondérante dans le PIB de nombreux pays, notamment développés.
Pourtant, les services ne représentent qu’un peu plus de 20% du commerce mondial, pourquoi ?
Beaucoup de services sont peu facilement délocalisables.

CONCLUSION :
L’économie internationale étudie les interactions économiques entre États.
Deux grandes branches : le commerce international et la monnaie et la finance international
L’intensité du commerce entre deux États est fortement influencée par la taille économique (PIB) et la distance
géographique —> modèle de gravité.
Le commerce international croit très fortement après la seconde guerre mondiale.
La part des biens manufacturés et des services dans le commerce mondial à très fortement progressé.

EXERCICES.

« Le Canada et l’Australie sont des pays anglophones de taille comparable. Le commerce du Canada est cependant
deux fois plus important en proportion du PIB que le commerce de l’Australie. Pourquoi ? »
- La taille de l’économie du Canada aura tendance à être plus élevé en raison de la taille du pays.
L’Australie est un continent isolé et éloigné des grandes puissances, distance de l’Australie plus importante vis-à-vis
des autres plus grandes puissances.

le Mexique et le Brésil ont des structures de commerce très différentes. Le Mexique commerce principalement avec
les USA alors que le Brésil commerce à parts égales avec les USA et l'UE. La part du commerce dans le PIB mexicain
est beaucoup plus élevée que pour le Brésil. Expliquez en utilisant le modèle de gravité.
- Si le Brésil commerce moins que le Mexique, c’est psq ses partenaires commerciaux sont plus éloignés.
Traité de libre échange qui lie le Mexique et les USA. Le Brésil n’a pas de traité de zone come la LENA. Le Mexique à
un PIB plus faible que le Brésil.
Barrière de la langue.
Le Brésil commerce bcp avec l’UE car il y a des Antilles françaises pas loin du Brésil

« Le poids du PIB des pays de l’Asie de l’Est dans le PIB mondial a beaucoup augmenté dans les dernières décennies.
Simultanément, le commerce entre les pays de cette région a augmenté et leur part dans le commerce mondial
également. Expliquez en utilisant le modèle de gravité. «
- Phénomène vertueux. Si les pays d’Asie de l’Est ont un PIB qui a augmenté, cela joue en faveur du commerce.
Ces pays sont proches les uns des autres, aussi favorable pour le commerce.

« Il y a un siècle, la France importait majoritairement d’Amérique, Afrique et d’Asie. Aujourd’hui, les exportations
françaises viennent majoritairement de pays européens. Pourquoi ? »
Les pays UE ont connu un développement plus rapide que d’autre sur la même période, cumulés à des accords de
libre échanges et à des hausses de PIB, à fait que la structure des échanges de la France à changé. Elle s’est mise à
échanger plus avec les pays européens qu’avec les pays d’Asie.

CHAPITRE 1 : productivité du travail et avantages


comparatifs : le mode ricardien
I- Principe des avantages comparatifs
→ Deux principaux arguments en faveur de la participation au commerce international :
- Chaque pays à des capacités productives différentes. Ils peuvent tirer avantage en se spécialisant dans des
tâches pour lesquelles ils sont relativement efficaces et améliorer le productivité.
- Économies d’échelles : l’ouverture à l’international crée des débouchés car ouvre à une demande extérieur.
Il est alors possible de produire plus un panier de biens limité.
De réaliser des économies d’échelles et d’améliorer la productivité. Des économies d’échelle c’est plus on
produit et plus nos coûts de production diminuent. Quand on augmente la production, on diminue le coût
fixe, à l’inverse, le coût variable augmente.
Qu’entend-t-on pas efficace ? On fait référence à la technologie de production. Combien d’heures de travail il va nous
falloir pour produire un bien X. Moins on en a besoin et plus on est efficace.

→ Principe des avantages comparatifs


Citation de Donald trump : « l’UE ne prend pas beaucoup de nos produits et pourtant ils nous envoient des Mercedes
et des BMW par millions (…) c’est très injuste pour nos travailleurs et je vais redresser la situation ».

Sa déclaration est plutôt vraie au niveau factuel car ça va nécessairement créer des perdants aux USA par les
importations d’automobiles.
La concurrence européenne sur el marché de l’automobile a probablement mis au chômage des ouvriers américains
dans le secteur automobile.

Quelle partie du raisonnement manque à D.T ?


- Il faut considérer l’effet agrégé du commerce international. Il considère un seul pan du commerce
international. Pour avoir une analyse juste de la situation, il faut considérer l’effet agrégé. Ici, il ne prend que
le secteur de l’automobile, mais les USA sont sûrement meilleurs dans d’autres secteurs. Il laisse croire que le
commerce est nuisible aux américains.
- Toute production mobilise des ressources. Quand les USA produisent moins de voiture, ça libère des
ressources disponibles pour aller produire dans d’autres secteurs (travailleurs).
- Toute production se fait implicitement aux dépend d’une autre.
- Il faut regarder le coût d’opportunité de production d’un bien par rapport à un autre.

→ Avantages comparatifs : une application numérique

Coût d’opportunité : le coût d’opportunité des chemises en termes de voitures correspond au nombre de voitures qui
pourraient être fabriquées avec les ressources utilisées pour la production d’une quantité donnée de chemises.

Exemple :
En UE : supposons que l’UE emploi autant de ressources pour produire 10 millions de chemises et 10 000 voitures.
Le coût d’opportunité chemises/voitures de l’UE est : 10000000 / 100000 = 1000.

En chine : supposons que la chine emploi autant de ressources pour produire 10 millions de chemises.
Le coût d’opportunité chemises / voitures de la chine est : 10000000 / 3000
Le coût d’opportunité pour produire des voitures est plus élevé.
La chine est donc moins efficace dans la production de voitures que l’UE donc l’organisation de la production
mondiale devrait être la suivante :
À ressources données, l’UE devrait abandonner la production de chemises et se concentrer sur la production de
voiture et la chine devrait abandonner la production de voitures pour se concentrer sur les chemises.
Pour donner la possibilité aux deux de procéder à des échanges.
 avantages mutuels pour les deux pays.

II- Modèle ricardien : économie à un facteur de production


On considère deux pays : pays étranger et domestique
Objectif : généraliser le résultat précédent et présenter la théorie des avantages comparatifs de D.R.

Si ALV est élevé, alors la productivité du travail pour le vain est faible et inversement.

→ Les possibilités de production du pays domestique


La frontière des possibilités des production (FPP) : est définie par l’ensemble des possibilités de production de
l’économie domestique. Il faut écrire le coté ressources et le côté emploi.
La production totale de l’économie ne peut pas dépasser la quantité de travail disponible : emploi <= ressources.
Formellement, la FPP s’écrit :

Au point F, le pays est plus productif à produire du fromage (et inversement pour P).
Alf/alv représente la pente (petit triangle rouge).

→ Prix relatifs et offre de biens


Bilan intermédiaire :
Sachant qu’on est dans une économie fermée, il existe une infinité de possibilités de production (sous la droite noir
représente toutes les possibilités).

« À l’équilibre, quel point que l’économie domestique va choisir ? »


Il nous manque les prix du vin et du fromage.

Application numérique :
Supposons que :
prix du fromage = 12
Prix du vin = 21
Productivité pour produire du fromage = 1H
Productivité pour produire du vin = 2H

Pour 1H de travail, le travailleur gagnera 12e s’il fabrique du fromage contre 10,5e si il fabrique du vin.
Les travailleurs ont intérêt à se spécialiser dans le fromage.
Si le prix du fromage est de 10e, la conclusion s’inverse.`

Plus Alv est grand, moins le pays est productif.

Plus généralement :
En CPP : P = Cm : le coût marginal est uniquement constitué de la rémunération du travail.
Le salaire horaire des travailleurs est donc donnée par le rapport entre prix et productivité.

Quelle est la condition pour que le pays domestique se spécialise dans le fromage ?
Les travailleurs du pays domestique vont se spécialiser dans la production de fromage.

Cette inéquation n’est pas vérifiée à long terme en autarcie car on ne peut pas exporter le fromage supplémentaire
qu’on produit.
Risque d’excès d’offre.
Ajustement des prix qui va faire que tout ce qui est produit est consommé.
Le prix du fromage va baisser par rapport au prix du vin = retour à une situation d’équilibre.

→ économie ouverte vs autarcie

En autarcie, les pays domestique continuent de produire et consommer à la fois du fin et du fromage.

→ Commerce international dans un monde à un facteur

Modifications du cade initial :


L’économie mondiale est désormais constituée de 2 pays : le pays domestique et le pays étranger.
Tous les autres paramètres sont inchangés et les paramètres de l’économie étrangère sont signalés par un * :

« Qu’est-ce que cela signifie ? »


- Que le coût d’opportunité du fromage est plus élevé à l’étranger.
- Par conséquent, le pays domestique a un avantage comparatif dans la production de fromage.

Le pays domestique est relativement plus efficace que le pays étranger dans la production de fromage.
 avantage comparatif du pays d’origine par rapport au pays étranger.

Attention, c’est un avantage comparatif. Comparativement, la production de vin dans le pays domestique est plus
efficace que le pays étranger dans la production de fromage.
→ Frontière des possibilités de production du pays étranger
Comme pour le pays domestique, il est possible d’exprimer la frontière des possibilités du pays étranger

« Quelle est la signification de la pente ? »


L* est finie donc quand je produit plus d’un des deux biens, c’est au prix de
la réduction de production de l’autre bien.
Combien d’unité de vin il faut que je renonce quand je suis le pays étranger
pour produire une unité supplémentaire de fromage.

→ Détermination du prix relatif de libre échange

→ Prix relatif de libre échange : analyse graphique

Courbe rouge :
quand le prix relatif du fromage par rapport au vin augmente : la qte de fromage
demandée (relative) diminue.
Représente les courbe d’offre et de demande relatives mondiales.
« Relatives » : Quand on dépense des ressources dans la production de fromage,
c’est au prix de ne plus produire du vin et inversement.

Courbe noir : offre relative


En escalier car il y a des seuils à partir desquels les pays se spécialisaient dans la
production de fromage.
Qu’est ce qui se passe quand le prix relatif du fromage par rapport au vin augmente :
L’offre de fromage augmente.
Pourquoi la courbe d’offre à cette forme ?
Question d’élasticité.
Quand la pente est = 0 : elle est élastique.

Quelle est la quantité relative de fromage produite pour un prix relatif ?


= 0 car la condition pour qu’un pays ai interêt à se spécialiser est que le prix relatif soit plus grand que Alf/alv.
Ici, sur ce segment de l’axe des ordonnées, le prix relatif du fromage par rapport au vin est trop faible donc ne se
spécialise pas.

→ Les gains à l’échange

En autarcie :
Tout ce qui est produit dans le pays est consommé dans le pays. La frontière des possibles de production et de
consommation sont identiques.

En économie ouverte :
Tout ce qui est produit peut-être consommé ou échangé.
Si le pays domestique dispose d’un avantage comparatif dans la production de fromage, il pourra consommer
d’avantage de vin s’il ne produit que d’un fromage et l’échange que s’il renonce à produire du fromage pour du vin.
Le commerce est une forme indirecte de production.

→ les gains à l’échange : Analyse graphique


En noir frontière des possibilité de production.
On remarque que les droites noires des deux graphiques.
La pente des frontière de possibilité de production est moins importante
dans le pays domestique.
Pour produire plus d’unité de production de fromage, il ne doit pas
renoncer à beaucoup d’unité de production de vin.
 le pays domestique est plus efficace dans la production de fromage que
de vin.

En rouge : Pour donner suite au commerce international


Après l’ouverture au commerce international,
Au point F :
le pays domestique ne produit que du fromage (noir), sur la droite rouge il ne consomme que du fromage.
 tjrs la même possibilité qu’en autarcie de ne produire et consommer que du fromage.
Il peut augmenter ses possibilités de consommation en se spécialisation dans la production de fromage.
Il peut échanger sa production de fromage contre du vin à un prix relatif moindre.
Il va pouvoir consommer plus de vin et de fromage que s’il produisait lui-même tout ce qu’il consommait.

→ Les salaires relatifs


« La théorie des avantages comparatifs résiste-t-elle à des différences très importantes de salaire entre pays ? »
« Est-ce qu’un pays qui a des salaires très élevés à intérêt à s’ouvrir au commerce international ? »

Exemple : différence de salaires entre la France et la chine.

Application numérique :
Supposons que dans le pays domestique, il faut 1h à un travail pour produire 1kg de fromage et 2h pour produire 1L
de vin. Il est donc très efficace.
Dans le pays étranger, il lui faut 6h pour produire 1kg de fromage et 3h pour produire 1L de vin.
Observation : le pays domestique est plus efficace dans tous les secteurs.

« Le pays dispose-t-il d’un avantage comparatif ? »

Nous avons montré que si alors le pays domestique a un avantage comparatif dans la production de fromage.
Ici, le ratio vaut ½ = 6/3 = 2 pour le pays étranger.
Le pays domestique à un avantage comparatif dans la production de fromage et le pays domestique à un avantage
comparatif dans la production de vin.
Par conséquent, il se spécialise dans la production de fromage et le pays étranger dans la production de vin.

Qu’est ce qui se passe sur le salaire horaire ?


Salarié horaire = rapport entre le prix du bien et Alf ou Alv (la productivité).
Le salaire horaire des travailleurs du pays domestique est donc : Pf/1 = Pf
Le salaire horaire des travailleurs du pays étranger est donc Pv/3.
À prix donné, le salaire horaire dans le pays domestique est 3* inférieur à celui du pays étranger.

 les salaires s’ajustent. Ce n’est pas pcq il y a des différences de salaires importantes dans les pays que les pays qui
ont des salaires peu élevés ne peuvent pas tirer avantage du commerce international.

Chez Ricardo, tout le monde à intérêt à échanger et les différences de salaire ne sont pas importantes car dans tous
les cas ca s’ajuste.

III- Les idées reçues , extensions et limites du modèle Ricardien


→ Lien entre productivité et compétitive

L’ouverture au libre échange ne peut profiter à une économie qu’à condition quelle soit suffisamment efficace pour
affronter la concurrence étrangère.

La capacité à exporter ne dépend pas uniquement des différences de productivité mais aussi des différences de
salaire entre pays.
La faible productivité globale du pays étranger le conduit à avoir un niveau de salaire plus faible.
Ce faible salaire lui permet d’être compétitif dans un secteur (le vin) où il n’a pourtant pas d’avantage absolu.

→ Productivité et coût du travail : lien empirique


proportionnalité entre productivité du travail et coût du travail (salaire).

→ Le dumping social
Les pays à bas salaire procèdent à du dumping social, la concurrence internationale est donc biaisée.
Le dumping social c’est le fait d’avoir une main d’œuvre moins cher ce qui crée de la délocalisation.
Quand on réduit les coûts du travail sur la partie cotisation sociales du salaire.
→ Coût de transport et biens non échangeables.

Limites du modèle :
- Modèle simple
- Il ne présente qu’un seul facteur de production : travail. Alors qu’il y en a plusieurs tels Q que le capital et la
terre.
- Le modèle ne considère pas de coût de transport. La distance entre les pays impacte les échanges et peut
réduire les avantages comparatifs.

→ Validation empirique du modèle Ricardien


On a du mal a mesurer la productivité dé ces pays dans la production de biens qu’ils ne produisent pas.
Exemple : Bangladesh qui est spécialisé dans le textile.

→ validation empirique du modèle Ricardien : le cas du Bangladesh

Compare les productivité en chine et au Bangladesh.


La productivité du ban en % de la productivité de la chine : 28,5%
Dans l’habillement : 77%

Concernant >les exportations :


Avantage comparatif du ban par rapport à la fin donc intérêt à produit du textile.
Exercice :
« Le coût de la vie en chine est beaucoup moins élevé qu’aux États-Unis ou qu’en Europe. Comment expliquer -vous
cela ? »
Le niveau de productivité de la chine fait qu’elle est beaucoup moins importante.
 conduit la chine à avoir des niveaux de salaires beaucoup moins importants que des pays comme ceux en Europe.
Le coût de la vie est nécessairement moins important en chine qu’en Europe ou aux USA.

- Il est en règle générale difficile d’exporter ou d’importer des servies. Aujourd’hui de nouvelles technologies
de l’information permettent d’échanger de plus en plus de services sur longue distance. Comment les
progrès dans le degré d’échangeabilité des services affectent-ils les gains potentiels au commerce ?

CHAPITRE 2 : FACTEURS SPÉCIFIQUES ET


DISTRIBUTION DES REVENUS
I- Fonctionnement d’une économie à facteurs spécifiques.
→ Bouleversement de la structure économique par l’ouverture au commerce international
Commerce = gain au niveau agrégé mais il y a une modification de la répartition du revenu dans l’économie quand il y
a une ouverture au commerce international.

→ L’exemple de la fin des accords multifibres


Dans le secteur du textile.
Accords bilatéraux entre pays qui instauraient des quotas d’importation sur les produits textiles de protéger les
entreprises européennes et américaines de ce secteur de la concurrence des pays en développement.

Quelle conséquence sur les pays européens :


- Baisse du prix du textile. Les consommateurs sont gagnants car il achetaient des vêtements à prix inférieurs
venant d’autres pays. L’entreprise achète ses matières premières moins cher donc baisse du prix de vente
également.
- Fermeture d’usines européennes et délocalisations. Les travailleurs et les chefs d’entreprises (détenteurs du
capital) sont perdants. Ils peuvent s’en sortir en délocalisant.
- Les ressources qui étaient consacrées au textile ont pu en partie servir à développer d’autres secteurs suite à
la fermeture des entreprises. Les autres secteurs sont gagnants (libération de ressources, de capital).

Le commerce international n’est pas neutre sur la distribution des revenus dans la société.
Il est efficace car permet de consommer plus.

Restructuration de l’économie mais prend du temps. Pose problème quant


Supposons que les travailleurs soient mobiles (qui peuvent aller d’un secteur à un autre avec facilité), soulève des
questions pour restructurer l’économie derrière.
Il faut avoir la capacité de reformer les gens qui étaient a l’origine perdant pour les réallouer dans des autres
secteurs.
Les ouvriers ne sont pas facilement réemploya les car ils ont acquis des compétences précises dans un secteur précis.
C’est compliqué pour une personne d’un certain âge qui a passé toute sa carrière dans un même secteur de se
remettre à re reformer pour atterrir dans un nouveau secteur.

→ Le modèle à facteurs spécifiques


Modèle développé par deux économistes Paul Samuelson et Ronald Jones.
On va avoir deux biens mais plusieurs facteurs de production :
- Le capital
- Le travail
- La terre
Certains facteurs sont mobiles (travail. Les travailleurs peuvent produire un bien ou un autre), et des facteurs
spécifiques (la terre est utilisé pour l’agriculture) qui ne peuvent être utilisés que dans la production de certains
biens.
Le capital d’emploi de manière permanente dans certains secteurs de l’activité (machine qui produit des emballage
ne peut pas être réutilisée pour produire des carottes).

→ Le cadre du modèle
La production de vêtements nécessite deux facteurs de production : capital travailleurs
Production de nourriture : terre et travailleurs.
La main d’œuvre peut aller d’un secteur à un autre.

→ fonctions de production

→ représentation graphique de la fonction de production de vêtement

« que peut-on dire de cette courbe ? comment sont les rendements ? »


A niveau de capital donné, quand j’augmente d’une unité supplémentaire ma
quantité de travail, ma production augmente mais de moins en moins vite.
 rendements décroissants : à un moment augmenter le nombre de
travailleurs aura peu d’effets sur l’augmentation de la production de

→ productivité marginale du travail pour la production de vêtements.

Les rendements sont décroissants = la productivité marginale du travail


est décroissante.
Implique que la productivité marginale du travail, à niveau de capital
donné est décroissante.
Quand le travail augmente, je produis de moins en moins de vêtements.
→ frontière des possibilités de production
Haut gauche : fonction de production
Haut droit : quad on augmente le nombre de travailleur, la
production de nourriture augmente aussi mais de moins en
moins vite.

Bas droite : symétrique pour la production de vêtements. Quand


on augmente la quantité de travailleurs, la production augmente
de moins en moins vite.

Bas gauche : contrainte 𝑙𝑣 + 𝑙𝑛 = L


On a un nombre fini de travailleurs, quand on augmente de 1
travailleur dans le secteur des vêtements, on réduit de 1
travailleur dans le secteur de la nourriture.
Plus je remonte et plus j’alloue des travailleurs à la production de
nourriture et plus je descends et plus j’alloue de travailleurs à la
production de vêtements.

Pourquoi la frontière des possibilités de production est courbées ? (haut droit).

→ prix, salaires et allocation de la main d’œuvre

Le graphique précèdent décrit comment la production nationale change en fonction de l’allocation du travail par
secteur d’activité.
Il existe une infinité de possibilités et le graphique ne donne pas d’indication sur le point à choisir.
Comment l’allocation d’équilibre du travail est-elle déterminée ?
- en étudiant l’offre et la demande de travail.
- côté demande, les employeurs vont chercher à maximiser leur profit en embauchant des travailleurs tant que le
bénéfice marginal à le faire dépasse le coût marginal.

→ demande de travail

La productivité marginale du travail n’est pas constante :


quand le nombre de travailleurs dans le secteur des
vêtements, la productivité marginale du travail diminue.
 plus le nombre de travailleurs dans le secteur du textile
est élevé et moins le salaire est élevé.

→ équilibre sur le marché du travail


→ répartition intersectorielle de la main d’œuvre
La demande de travail vient des employeurs et l’offre de service vient des
travailleurs.

La courbe rouge se lit à l’envers, en allant à gauche, la demande de


travailleurs dans le secteur de la nourriture augmente.
Dans le secteur de la nourriture :
- Quand le salaire diminue : la demande augmente des employeurs.

Dans le secteur des vêtements :


- si le salaire d’équilibre diminue = la demande de travail augmente.

→ production à l’équilibre du modèle à facteurs spécifiques

Le point qui devra être choisi à l’équilibre est celui où la pente


de la frontière des possibilités de production est égale au
rapport des prix.
à fact eurs spécifiques Commerce int ernat ional dans une économie à fact eurs spécifiques

de prix et allocation de la main d’oeuvre


t est-ce que l’allocation de main d’oeuvre dans chacun des
en fonction du rapport des prix ? Intuitivement, qu’en pensez
→ changement de prix et allocation de la main d’œuvre

« Comment est-ce que l’allocation de main d’œuvre dans chacun des


secteurs va évoluer en fonction du rapport des prix ? »

- Prix relatif des vêtements augmente : hausse du bénéfice marginal à


produire des vêtements.
 hausse des salaires.
 les travailleurs dans le secteur de la nourriture vont aller dans le
secteur des vêtements.

- si on a une hausse de10% du prix des vêtements et de 10% du prix de la


nourriture = rien ne change, seulement une hausse du salaire d’équilibre.
Mais pas de mouvement d’un secteur à un autre.

rme deCas
hausse
d’une des prix
hausse duest
prixreprésentée
des vêtementssur
: le graphique?
En terme du salaire d’équilibre et d’allocation de la main d’œuvre d’un secteur à un autre, on observe une hausse du
salaire d’équilibre (du
Universit é Pant prix des vêtements) mais pas
héon-Assas de hausse du prix
2024 19 / 40de la nourriture.
Le prix relatif des vêtements par rapport à la nourriture augmente.
La courbe de demande de travail dans le secteur des vêtements se décale vers la droite (les employeurs ont des
marges pour embaucher plus).
Augmente la qte de travailleurs dans le secteur des vêtements mais aussi les salaires dans les deux secteurs.
 transfert de la main d’œuvre en fonction du prix relatif de la production d’un secteur.
Le salaire dans le secteur des vêtements est plus intéressant que dans celui de la nourriture = la production de
vêtements augmente.

→ changement de prix relatifs et allocation de la main d’œuvre


Entre le point 1 et le point 2, on observe que le prix relatif des vêtements
𝑃𝑣
(ratio 𝑃𝑛) augmente.
 La quantité de vêtements à produire a augmenté et la quantité de
nourriture à diminué.

La demande sur le marché du travail dans le secteur du vêtement va


augmenter.
 le bénéfice à produire plus augmente.
 ils sont prêts à embaucher des travailleurs à un coût plus important.
 Le salaire nominal W augmente dans tous les secteurs.

→ changement de prix relatifs et possibilités de production

→ prix relatifs et distribution des revenus


« Comment évolue la distribution des revenus entre les différents facteurs de production en fonction des prix
relatifs ? »
Rappels :
- à l’équilibre, les employeurs embauchent tant que le bénéfice marginal à faire est supérieur au coût marginal. Ils
arrêtent d’embaucher quand bénéfice = coût.
- pour le secteur des vêtements, à l’équilibre 𝑃𝑀𝑇𝑉 × 𝑃𝑣 = w
𝑤 𝑤
- ou encore 𝑃𝑀𝑇𝑉 = 𝑃 avec 𝑃 Le salaire réel d’équilibre des travailleurs en termes de vêtements.
𝑣 𝑣
- il est donc possible de Commerce
économie à fact eurs spécifiques
retracer 𝑃𝑀𝑇𝑉 dans cette perspective.
int ernat ional dans une économie à fact eurs spécifiques

on des revenus dans le secteur des vêtements


→ distribution des revenus dans le secteur des vêtements

Productivité marginale du travail décroissante avec la quantité de travail dans


le secteur.

𝑤
- le revenu du capital est donné par l’aire au-dessus du salaire d’équilibre 𝑃 .
𝑣
𝑤
- le revenu du travail est donné par l’aire en-dessus du salaire d’équilibre 𝑃 .
𝑣

« Qu’est ce qui se passe quand on a une variation du prix des vêtements ? »


- quand Pv augmente : le salaire d’équilibre (revenu du capital) diminue. C’est
positif pour les détenteurs du capital en termes du vêtement.
s: L’aire sous la courbe, supérieure au salaire d’équilibre, va augmenter. On aura une quantité de travailleurs sur le
secteur des vêtements qui va augmenter. Le salaire west moins important par rapport à la situation précédente. Le
du capital est donné par l’aire au dessus du salaire d’équilibre .
capital est un facteur spécifique à la production de Pvêtements.
v

- quand Pv diminue : inverse.


orps Universit é Pant héon-Assas 2024 23 / 40
→ effet d’une augmentation de Pv sur les revenus du capital

« comment évolue le revenu du capital quand Pv augmente ? »


une augmentation de Pv sur les revenus du capital

Quand Pv augmente : le revenu du capital des détenteurs de la terre,


libère des marges pour les employeurs du secteur des vêtements, les
salaires vont augmenter. Les employés du secteur de la nourriture vont
se diriger vers le secteur des vêtements.

Double effet augmentation des salaires mais on perd en pouvoir d’achat


des vêtements (puisque le prix a augmenté) mais on gagne en pouvoir
d’achat relatif en termes de nourriture.

Hausse de Pv : les employeurs du secteur du vêtements vont demander


plus de travailleurs, ce qui entraîne PMTv diminue. Le salaire réel en termes de vêtements des travailleurs va baisser.

« comment évolue le revenu du travail quand Pv augmente ? »


Si Pv augmente, les travailleurs du secteur nourriture vont vers le secteur des vêtements.
Ce déplacement fait qu’il y a moins de travailleurs dans le secteur de la nourriture mais le salaire dans ce même
Lecorps
secteur a augmenté.
Universit é Pant héon-Assas 2024 24 / 40

Bilan d’une hausse du prix relatif sur la distribution des revenus.


Les effets ne sont pas lesCommerce
economie à fact eurs spécifiques mêmes selon
int ernat les
ional dans facteurs
une économie concernés.
à fact eurs spécifiques

e augmentation deaugmentation
→ effet d’une Pv sur lesderevenus
Pv sur lesde la terre
revenus de la terre

Quand le prix des vêtements augmente, les grands gagnants sont ceux qui
détiennent le capital.
 l’effet sur le facteur spécifique concerné par l’augmentation de prix des
positif.
Les perdants sont ceux qui sont pénalisés par la variation du prix relatif ;
c’est ceux qui produisent la nourriture et qui détiennent le facteur
spécifique à la production de nourriture (terre).

« comment évolue le revenu des propriétaires terriens quand Pv


augmente ? »
- dans un cas, le salaire en termes de vêtement diminue,
- dans l’autre, le salaire en termes de nourriture augmente,
 une partie des travailleurs gagnants et inversement.
évolue leSurplus
revenu diminue
des propriétaires terriens quand Pv augmente?

 perte d’achat en termes de vêtements mais gain en termes de nourriture.


rps Universit é Pant héon-Assas 2024 25 / 40

→ Bilan d’une hausse du prix relatif sur la distribution des revenus


- facteur spécifique concerné :
L’effet sur le facteur spécifique par l’augmentation de prix est positive.
Exemple : la hausse du prix des vêtements permet aux propriétaires de capital dans le secteur de « capturer » une
plus grande part du revenu.
- facteur spécifique non-concerné :
L’effet sur le facteur spécifique concerné par l’augmentation de prix négatif.
Exemple : la hausse du prix des vêtements réduit le prix relatif de la nourriture par rapport aux vêtements et réduit le
pouvoir d’achat des propriétaires terriens.
- facteur mobile :
L’effet sur le facteur mobile est ambigu.
Exemple : la hausse du prix des vêtements réduit le salaire réel des travailleurs en termes de vêtements mais
augmente le salaire réel en termes de nourriture.

II- commerce international dans une économie à facteurs spécifiques


→ effet de l’ouverture au commerce international
En autarcie :
- tout ce qui est produit est consommé.
- les prix relatifs s’ajuste pour atteindre le point de rencontre entre l’offre relative et la demande relative.

On se retrouve avec des prix relatifs mondiaux par rapport aux prix relatifs d’autarcie.
Les prix relatif mondiaux peuvent-être différents des prix relatifs domestiques.

« Si le prix relatif mondial des vêtements par rapport à la nourriture est supérieur au prix relatif domestiques, qu’est-
ce que l’économie a intérêt à faire ? »

→ variation de la production domestique en fonction des prix relatifs mondiaux


« quel est l’avantage comparatif du pays domestique ? »
On voit que l’offre est plus haute et que le prix relatif mondial est supérieur
au prix relatif domestique.
 la situation est plus intéressante pour le pays domestique qui, grâce à
l’ouverture, va s’ajuster aux prix mondiaux. Va produire plus de vêtements
car les prix relatifs mondiaux sont plus intéressants que les prix
domestiques.
 avantage comparatif dans la production de vêtements.
(l’axe des ordonnées et des abscises sont inversés)

→ distribution des revenus et gains à l’échange


« qui sont les gagnants et les perdants au commerce international ? »

Il faut regarder l’impact d’une ouverture au commerce international sur les différents facteurs de production.
On sait que :
- si le prix relatif mondial pour un bien est plus grand que le prix relatif domestique, le pays domestique exporte ce
bien.
- lorsque le prix relatif d’un bien augmente, le revenu du facteurs spécifique à la production de ce bien augmente.
 dans le cas des vêtements, les propriétaires du capital sont gagnants.
- lorsque le prix relatif d’un bien diminue, le revenu du facteur spécifique à la production de ce bien diminue.
les travailleurs (ceux qui détiennent la terre) sont les perdants.
On réduit la quantité de travailleurs à niveau de prix de nourriture à quantité donnée.
 niveau de salaire relatif qui va augmenter dans le secteur de la nourriture.

« le commerce international est-il bénéfique à la société dans son ensemble ?»

Si les gagnants sont théoriquement en mesure de compenser la perte des perdants, on considérera que l’ouverture
est bénéfique. (« critère de x-caldor »). Critère d’efficacité retenu pour évaluer une politique publique.
On accepte qu’il y a des perdants et des gagnants.

Pour répondre à cette question, on utilise la contrainte budgétaire après ouverture :

Avec Dv et Dn les quantités consommés de vêtement et de nourriture et Qv et Qn les quantités produites.


La valeur de ce qui est consommé et égale à la valeur qui est produite.
Un pays ne peut pas dépenser plus qu’il ne gagne.
→ contrainte budgétaire en libre échange et gains à l’échange

Mise en évidence des gains du commerce international.


Tout ce qu’un pays peut produire compte tenu de ses caractéristiques
technologiques.

Si le pays est en autarcie, la droite noire n’existe pas. Il ne peut consommer


que ce qu’il produit (il se situe seulement sur la courbe).

Toutes les combinaisons de consommation auxquelles le pays domestique a


accès en s’ouvrant au commerce international.

« que représente le point 1 ? »


en produisant au point 1, ça nous permet de consommer d’avantage que si je m’étais mise à produire au point 2.
Capacité de consommer d’avantage que si je me mettais à produire le niveau 2. Le pays produit plus de vêtement que
de nourriture quand il s’ouvre mais il peut aussi décide d’échanger une partie de sa production de vêtements contre
de la nourriture.
 au niveau budgétaire : peut consommer plus de nourriture et renoncer à moins de vêtement que s’il avait produit
lui-même la même quantité qu’il a consommé.
Droite : contrainte budgétaire dans une économie ouverte.

« que permet l’ouverture au commerce international ? »


L’ouverture au commerce international, son gain provient de l’extension des possibilités de production.
 permet de consommer plus théoriquement que si je m’étais mis moi-même à produire la quantité en 2.
On peut consommer tout ce qu’il y a dans le rectangle rouge en plus.

« quel est le risque de l’ouverture ? »


Les possibilités de consommation ne vont pas évoluer de la même manière pour tout le monde.
Le propriétaires de capital vont avoir des possibilités de consommation qui vont augmenter tandis que celles des
propriétaires de terres vont diminuer.
 tout le monde n’est pas gagnant.

Le rôle des politiques publiques va être de mettre en place des impôts pour redistribuer une partie des gains des
gagnants vers les perdants.

→ libre-échange et inégalités
L’ouverture au commerce international augmente les possibilités de consommation.
Le gain agrégé ne veut pas dire gain pour tout le monde.

Il y a souvent une inégalité forte dans la répartition des gains et des pertes.
Les perdants sont lourdement impactés (= concentration des pertes). Les pertes sont concentrée et très importantes
pour peu de gens, on a tendance à les attribuer à la concurrence étrangère, elles sont très visibles (importance
médiatique).
Les gains sont moins facilement attribuables à l’échange (= gains dilués). Beaucoup plus diffus.
Les secteurs qui bénéficient de l’ouverture au commerce : aéronautique, armement, …
Considèrent que cette ouverture ne fait pas la réussite d’une entreprise.
Le fait que l’industrie française se soit réorienté vers ses propres secteurs

Les consommateurs vont gagner sur les prix des produits avec un gain agrégé très important mais un gain industriel
insuffisamment convaincant pour générer un soutien.

Les propriétaires des secteurs gagnants vont avoir tendance à attribuer leur succès à leurs bonnes décisions.
ement d’une économie à fact eurs spécifiques Commerce int ernat ional dans une économie à fact eurs spécifiques
A court et moyen terme, le libre échange met au chômage des travailleurs.
Ce sont souvent les travailleurs précaires et peu qualifiés qui pâtissent durablement de l’ouverture au commerce.
bre échange et désindustrialisation
→ libre-échange et désindustrialisation
Deux graphiques représentants la part de
l’emploi industriel et poids des importations
chinoises dans le PIB pour la France et
l’Allemagne.

Une étude a montré que la concurrence des


importations chinoises a détruit 90 000 emplois
industriels en France sur la période 2001-2007.
Soit 13% du total des destructions dans ce
secteur sur la même période.

relation inverse (corrélation négative).


Quand les importations chinoises dans le PIB
augmentent, les emplois industriels en France et
en Allemagne diminuent.
Seulement, d’autres facteurs peuvent expliquer cette baisse, en effet corrélation n’est pas causalité.
Parallèlement, le pourcentage des importations chinoises dans le PIB augmente dans les deux pays.
 on compare deux phénomènes qui sont distincts.
Les biens exportés sont exportés moins cher.
L2 - Y. Lecorps Universit é Pant héon-Assas 2024 36 / 40
« est ce qu’il suffit de fermer les frontières pour réindustrialiser la France ? »
Non, il y a deux arguments à cette réponse :

1e argument :
L’ouverture fonctionne dans les deux sens.
Il y a eu des destructions d’emploi sur cette période liées à l’ouverture au commerce international, notamment dans
le secteur industriel (l’un des secteurs dans lequel on était moins avantagés par rapport à d’autres pays comme ceux
d’Asie).
Parallèlement, le fait d’avoir perdu des emplois dans ces secteurs, ça nous a permis d’importer des produits à des prix
plus faibles. Les entreprises qui sont sur le territoire français, ont bénéficiés d’une production à un prix moins
important que si elle l’avait acheté en France.
 positif pour le pouvoir d’achat en ce qui concerne les biens consommés par les consommateurs français.
 positif pour la compétitivité de la France puisque les biens qu’on exporte sont moins cher.

2e argument :
On a d’autres facteurs qui contribuent à expliquer la désindustrialisation.
Beaucoup des entreprises industrielles sur cette période se sont mises à externaliser des tâches telles que celles dans
le services (ménage, comptabilité, …), ce qui a conduit à ce que les emplois comptabilisés dans le secteur industriels
avant sont maintenant comptabilisés dans le secteur du service (mahola chez chanel pour l’accueil) puisqu’elles font
appel à des entreprises spécialisées.
Le progrès technique dans le secteur industriel est le plus grand responsable de la destruction d’emploi industriels.

On devient de plus en plus productifs dans l’industrie donc on a besoin de moins en moins de travailleurs.
 les gains de productive sont très importants.
Par rapport aux gains de productivité dans le secteur des services qui sont moins importants.
Les travailleurs se sont réalloués vers le secteur des services où le progrès technologique est moins important.

→ les guerres commerciales de [Link]


2016 : [Link] est élu président des USA sur un programme isolationniste et le protectionniste.
Il lance une guerre commerciale notamment avec la Chine en augmentant les droits de douanes.
Plus de 9000 produits sont concernés : panneaux solaires, … par ces droits de douane.

« quels ont été les effets de cette politique sur l’emploi américain ? »
Effet potentiellement bénéfique pour les secteurs protégés. Une grande partie des biens soumis aux droits de
douane sont des biens intermédiaires.
 ces matières ont connues une hausse des prix lorsqu’ils ont été importés par des entreprises américaines.
Hausse du prix des consommations intermédiaires qui se répercute sur les prix des produits consommés par les
Américains mais qui sont aussi exportés dans d’autres pays du monde.
Ils sont achetés par les entreprises américaines qui ont perdu en compétitivité.
Au global, en termes d’emplois, les effets négatifs de cette politique ont dépassés ses effets positifs.

Exemple : pour les panneaux solaires, le prix quand on l’achète en chine n’est pas 10 mais 10 + une taxe en plus.
 le prix de marché mondial n’est plus le prix de marché mais le prix + une taxe.
Si les producteurs de panneaux solaires américains, ça les protège des importations chinoises.

→ la mobilité internationale du travail


Le modèle à facteurs spécifiques peut également aider à comprendre
les conséquences des flux migratoires de main d’œuvre engendrée par
l’ouverture.

Exemple : l’union européenne → libre circulation des B/S, capitaux et


individus → les travailleurs peuvent se déplacer librement d’un pays à
l’autre.

« quelles sont les conséquences des flux migratoires intra UE ? »

Supposons :
- que certains facteurs sont spécifiques à un pays d’origine et non plus
à un secteur.
- la main d’œuvre est mobile entre les pays.
- deux pays produisent un seul bien et le seul facteur est le travail.
- le pays domestique a une productivité marginale du travail plus faible que le pays étranger et donc un niveau de
salaire plus faible.

On part d’une situation initiale où le salaire et la productivité du pays domestique est C et la productivité P.

« Si on permet aux travailleurs de se déplacer librement, qu’est-ce qui va se passer ? »


Les travailleurs domestiques vont partir à l’étranger où le salaire est plus important.
 hausse du salaire domestique.
Ils vont avoir ce raisonnement jusqu’à ce que l’affut des travailleurs du pays domestique atteigne le point A (où les
deux productivités marginales sont égales).

L’ouverture des frontière augmente le salaire du pays domestique.


 diminue le salaire des travailleurs du pays étranger.
Convergence des salaires au point A à terme.

« Quels sont les effets sur le pays domestique quand il y a une migration? »
Sa production diminue. Le nombre de travailleurs dans le pays domestique est réduit.
Dans le pays étranger la production augmente car il y a plus de travailleurs (surface entre A, B et C).
→ convergence des salaires en Europe
UE :
Ouverture progressive aux pays de l’Est.
2004 : république tchèque, Estonie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Hongrie,
Malte, Pologne.
2007 : Bulgarie et Roumanie.

« quels flux migratoires devrait-on observer d’après le modèle à facteurs


spécifiques ? »
Afflux de travailleurs des pays de l’est vers les pays à plus forts salaires.
Effet d’opportunité puisqu’ils vont gagner de l’argent ici et retourner dans
leurs pays.

« que devrait-on observer au niveau des salaires ? »


Convergence des salaires entre ces pays (ayant des niveaux de salaires plus faible ) avec les autres pays de l’UE.
On devrait avoir des salaires qui baissent en Allemagne et en France par exemple et des salaires qui augmentent dans
les pays de l’Est.

« que peut-on dire de ce graphique ? »


Hausse des salaires en Europe centrale.

« quels paramètres peuvent ralentir la convergence des salaires de l’UE ? »


Des politiques publiques.
Ex : le salaire minimum bloque la pression à la baisse des salaires en France.

→ Résumé du chapitre

L’ouverture au commerce international n’est pas neutre sur la distribution des revenus dans une économie.
Cette ouverture engendre des gains agrégés mais ça fait des gagnants et des perdants.
Les facteurs spécifiques qui sont employés dans les secteurs qui bénéficient à l’ouverture au commerce international
sont gagnants.
Les secteurs qui sont concurrents avec des secteurs où on importe sont perdants.

Pour les facteurs mobiles (travail), l’effet est ambigu (positif et négatif) nécessite une mobilité intersecteur qui n’est
pas sans coût.

L’ouverture à la mobilité international du travail va créer une convergence des salaires et une hausse de la
production.

EXERCICE 1 : ÉNONCÉ

2 biens : 1,2
Bien 1 : K,L , Bien 2 : T,L
L1 + L2 = 10
Le tableau nous montre quelle va être la production du bien 1 si j’alloue

1) comment est la productivité marginale du travail pour les deux biens ?


Pour le bien 1 : Quand je passe de 0 à 10 unités de production du bien 1, ma production augmente de 25.
La productivité marginale du travail est décroissante convexe.
Pour le bien 2 : la productivité marginale du travail est décroissante.

2) représentez graphiquement les fonctions de production pour le bien 1 et le bien 2.

3) représentez sur un graphique la frontière des possibilités de production pour l’ensemble de l’économie.

Expliquez pourquoi cette frontière n’est pas une simple droite.

Le produit marginal du travail dans les deux secteurs figure dans le tableau suivant :

Supposons que le prix relatif du bien 2 par rapport au bien 1 et des 2.

4) représentez graphiquement le salaire et l’allocation d’équilibre de la main d’œuvre entre les deux secteurs.
𝑃2 2
= =2
𝑃1 1

PMT1 × 𝑃1 = 𝑃𝑀𝑇2 × 𝑃2

𝑃𝑀𝑇1 𝑃2
= =2
𝑃𝑀𝑇2 𝑃1

5) sur le graphique représentant la frontière des possibilités de production, indiquez approximativement les
quantités produites dans chacun des secteurs.

6) à l’aide du tableau précédent, déterminer les quantités produites de bien 1 et de bien 2 à l’équilibre.
𝑃𝑀𝑇1
A l’équilibre, P1 × 𝑃𝑀𝑇1 = 𝑃2 × 𝑃𝑀𝑇2 <=> 𝑃𝑀𝑇2 2
Le point d’équilibre se situe à l’endroit où la productivité marginale dans le secteur 1 est le double de celui dans le
secteur 2.
Exemple : on met 30 travailleurs dans le secteur 1 et 70 dans le secteur 2.
La productivité dans le secteur 1 est 1 et celle dans le secteur 2 est 0,5.

𝑃𝑀𝑇1
 𝑃𝑀𝑇2 = 2−→ 𝑎𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑜ù 𝑜𝑛 𝑎 𝐿1 = 30 𝑒𝑡 𝐿2 = 70 𝑒𝑡 𝐿1 + 𝐿2 = 100

Donc Q1 : 48,6
Q2 : 86,7

7) supposons que le prix relatif du bien 2 par rapport au bien 1 passe de 2 à 1,[Link] sont les nouvelles quantités
produites à l’équilibre ?
Réallocation dans le secteur 1.
𝑃2
1,3
𝑃1

𝑃𝑀𝑇1
= 1,3
𝑃𝑀𝑇2

6,72
= 1,3
0,6
La quantité produite dans le secteur 1 augmente.

8) quel est l’impact sur le revenu des facteurs de production de chacun des secteurs ?
𝑃
Transfert du travail du secteur 2 vers le secteur [Link] qte du secteur 1 va augmenter ( 𝑃1 est plus important). Ils vont
2
payer leurs salariés – cher. Les gagnants sont les détenteurs du capital puisqu’ils sont dans le secteur 1.
Les travailleurs perdent en pouvoir d’achat dans le secteur 1 mais perdent dans le secteur 2.

Exercice 2 :
2 pays domestiques et étranger dotés chacun de 2 facteurs de production : le travail et la terre. Les 2 pays ne
produisent qu’un seul bien et la quantité de terre ainsi que les technologies de productions sont identiques. La
relation entre emploi et productivité marginale du travail est donnée par le tableau ci-joint :

Question 1 : initialement 11 travailleurs sont employés dans le pays domestique et 3 dans le pays étranger. Quels
sont les effets d’une ouverture à la migration des travailleurs sur l’emploi, la production, les salaires et le revenu des
propriétaires terriens de chaque pays ?

(Voir 2e graph 01/03)

PMT * : pays étranger


PMT : pays domicile.

A prix donné, on rémunère les travailleurs à hauteur du prix du travail.


P*PMTL = W
Avec P*PMTL : bénéfice marginal à embaucher qlqn
et W = coût marginal à embaucher qlqn (salaire).
Il y a un lien entre la productivité marginale du travail et le salaire.
(Voir 1e graph (01/03).

« Qu’est ce qui se passe si on ouvre les deux pays à la migration ? »


Les travailleurs domestiques vont se déplacer vers l’étranger puisque les salaires à l’étranger sont plus élevé que ceux
du pays étranger.
Ils vont donc se déplacer mais on va atteindre le point où les productivités marginales du travail seront égales et
finalement, plus personne n’a intégré à migrer d’un pays à un autre puisque les salaires sont égaux.
Le niveau d’emploi dans le pays domestique diminue tandis que celui du pays domestique augmente.
La production totale augmente puisque dans le pays domestique, le déplacement réduit l’air sous la courbe.

On observe une convergence des salaires.


Les revenus des terriens du pays domestique vont diminuer et ceux du pays étranger vont augmenter.
Deux effets à cette réduction : effet quantité et effet prix du travail.

CHAPITRE 4 : LES DOTATIONS EN FACTEURS ET COMMERCE


INTERNATIONAL : LE MODÈLE HECKSCHER-OHLIN-SAMUELSON
I- HOS : économie ouverte
Introduction :

« De quoi provient essentiellement la spécialisation de ces pays (Espagne, France, Italie) dans le vin ? »
- La qualité de la terre de certaines zones.
- Le climat
- D’un savoir-faire ancien.
Pour expliquer le développement du commerce international il est important d’avoir une théorie qui rend compte
des différences de disponibilité des facteurs de production.

→ Cadre théorique du chapitre : principes généraux


Les différences de dotation en facteurs de production sont la source unique des échanges. Dans le modèle ricardien,
les différences de productivités entraînaient les échanges.
Les facteurs ne sont plus spécifiques mais tous mobiles  différence avec le modèle à facteurs spécifiques.

Objectif du modèle HOS : interaction entre les proportions dans lesquelles les facteurs sont disponibles et celles dans
lesquelles ils sont utilisés dans la production.

Cadre :
- deux pays (domestique et étranger)
- deux biens (vêtements et nourriture)
- deux facteurs ( capital et travail)

Méthode : présenter le fonctionnement d’une économie en autarcie puis les effets d’une ouverture au commerce
international.

→ Cadre

→ Application numérique

Supposons que :
- pour produire une unité de vêtement il faut associer 2 unités de travail et 2 unités de capital → aKv = aLv = 2.
- pour produire une unité de nourriture il faut associer 1 unité de travail et 3 unités de capital → aLn = 1 et aKn = 3.
- la quantité totale disponible de travail dans l’économie est de 2000 unités → Lv + Ln = 2000.
- la quantité totale disponible de capital dans l’économie est de 3000 unités → Kv+ Kn = 3000.

Observation : les quantités à associer pour produire une unité de vêtement ou de nourriture sont fixes → on ne peut
pas produire la même quantité de bien en utilisant plus de travail et moins de capital.
Le secteur de la nourriture est relativement le plus intensif.
Le capital et le travail ne sont pas substituables car on ne peut pas modifier es donnés données dans le modèle.

→ Application numérique : formuler la FPP


On va pouvoir représenter les deux fonctions sous forme de droites dans le graphique qui suit.

- Application numérique : graphique de la FPP

Saumon :
contrainte (dotation) en quantité de travail : équation 1
Quand Qv = 0  QN = 2000

Rouge :
contrainte (dotation) en quantité de capital : équation 2
Quand Qv = 0  Qn = 1000

“Que se passe-t-il après le point 3 ?”


On ne respecte plus la ate de travail disponible dans l’économie.
On ne respecte pas la contrainte de travail.
Mais on reste toujours la contrainte de capital.

“Que se passe-t-il avant le point 3 ?


On ne respecte plus la quantité de capital mais on respecte toujours celle du travail car on est au-dessus.

 en combinant les deux contraintes, la frontières des possibilités de production est donnée par la courbe rouge en
forme de coude.
Sur la courbe rouge on respecte les deux contraintes.
Tout ce qui dépasse engendre le non-respect de l’une des deux contraintes.

Au point 1 :
“Quelles sont les quantités produites de nourritures et vêtements ? »
Qn = 1000 et Qv = 0.”

“Quel est le niveau de travail utilisé ?”


La contrainte de travail n’est pas saturée donc il reste du travail disponible dans l’économie.
2Qv + Qn <= 2000  1000<= 2000.

“Quel est le niveau de capital utilisé ?”


2Qv + 3Qn <= 3000  3000 = 3000
On utilise 3000 de capital mais 1000 de travail.

Au point 2 :
“Quelles sont les quantités produites de nourriture et vêtements ? »
Qn = 0 et Qv = 1000.
“Quel est le niveau de travail utilisé ?”
2Qv + Qn <= 2000  2000 = 2000

“Quel est le niveau de capital utilisé ?”


2Qv + 3Qn <= 3000  2000 <= 3000
Tout le capital n’est pas utilisé. On utilise 2000 unités de capital alors qu’on en dispose de 3000.
Pas efficient mais ils respectent la frontière des possibilités de production.
Ce n’est pas la combinaison productive qui nous permet de dépenser la totalité de nos possibilités de production.

Au point 3 :
“Quelles sont les quantités produites de nourriture et vêtement ?”
Point où les deux contraintes se croisent  point où les valeurs de Qv et Qn sont les mêmes.
Il s’agit du point où les deux contraintes sont simultanément vérifiées :
2Qv + Qn = 2000
2Qv + 3Qn = 3000

3Qn unités de capital sont nécessaires soit : 3 x 500 = 1500 unités de capital.
Ainsi, au point 3, tous les facteurs de production sont utilisés.

→ Prix et production
Dans l’application précédente, le travail et le capital ne sont pas substituables donc l’hypothèse est peu crédible.

« Que se passe-t-il si le travail et le capital sont substituables ?”


Il n’y aura plus deux droites séparées et une FPP coudée.
La FPP sera une courbe en arc de cercle.
La combinaison des facteurs à avoir pour produire une unité de vêtements/ capital ne sera pas fixe. On pourra
substituer du capital a du travail pour produire une unité de capital ou de vêtement.

“À quel endroit se situe l’équilibre de production ?”


Cela dépend du rapport des prix des biens.
Point de tangence entre la FPP et le rapport des prix.

Droite d’iso production/isovaleur : pour des prix Pn et Pv, on peut définir un ensemble de paniers de biens
correspondant à une valeur constante de production Y telle que :

la modification de la quantité de vêtement et de capital produite nécessite un choix sur la combinaison des facteurs
utilisés pour les produire.

- Equilibre de l’économie
“Comment se déplace la droite d’isolateur quand PV/Pn augmente ? »
Il y a une infinité de possibilité de combinaison puisque c’est
substituable.
A mesure qu’on progresse sur la courbe (au milieu pas exemple) on
va devoir substituer une quantité de travail au capital équivalente à la
quantité de travail pour la nourriture pour produire de la nourriture
et inversement.
→ Choix de la combinaison des facteurs de production

En plus du choix des quantités à produire, les entreprises doivent chair la


combinaison de facteurs qu’ils utilisent pour produire.
Plus on est à un point extrême (en haut à gauche),

“De quoi va dépendre le choix de la combinaison des facteurs ?”


Du prix des facteurs de production.

W : le prix du travail
R : le prix du capital
NN :Intensité du travail dans le secteur de la nourriture
VV : intensité du travail dans le secteur des vêtements.

“Commentez les courbes et indiquez ce que signifie VV à droite de


NN ?”
Quand W/R augmente : le prix relatif du travail par rapport au capital
augmente.
Raisons :
- Soit le prix du travail augmente
- Soit le prix du capital diminue
- Soit les deux
Quand W/P augmente, Le ratio travail/ capital diminue.
Plus le travail est cher, moins on en utilise.

“Qu’est-ce que ça nous indique en termes d’intensité de l’utilisation du capital dans le secteur du travail, que la courbe
VV soit à droite de la courbe noire ?”
Il y a besoin de + d’unité de travail pour produire une unité de vêtement que d’unité de travail pour produire une
unité de nourriture.

À niveau de prix relatif du travail à niveau donné (W /r), le ratio travail/capital est plus élevé dans le secteur des
vêtements que dans le secteur de la nourriture.
 notre secteur des vêtements sera intensif en travail par rapport au secteur de la nourriture.

Les deux ratios réagissent de la même manière à une hausse des prix mais on aura toujours un ratio travail/ capital
plus élevé dans le secteur des vêtements. C’est pourquoi les deux courbes sont les mêmes.
 le prix des biens sont égaux aux prix des facteurs de production.

- Prix des facteurs et prix des biens


Les prix des biens vont dépendre du prix des facteurs de production.
Si le salaire w augmente, le prix des biens qui utilisent ce facteur de production vont augmenter mais l’augmentation
de w n’affectera pas de manière identique tous les biens.
L’impact de la hausse de w sur le prix dépend de la quantité de travail utilisé pour produire le bien.
Pour tout niveau de prix relatif du travail, si on a une hausse de w la répercussion sera plus importante sur le prix des
vêtements que sur le prix de la nourriture.
On utilise plus de travailleurs pour produire des vêtements que des travailleurs pour produire de la nourriture.

Dans le dernier exemple , la production de vêtements est relativement plus intensive en travail que la production de
nourriture.
Il existe une relation unique entre le prix relatif des facteurs W/r et le prix relatif des biens P v/Pn.
- Relation entre prix des biens et des facteurs
On a une relation unique entre le prix des biens et des facteurs de
production.

“Expliquez pourquoi la relation entre rapport des prix des facteurs et


rapport des prix des biens prend cette forme.”
Relation croissante entre les salaires des prix des vêtements et de la
nourriture.
Quand le salaire relatif du travail par rapport au capital augmente ; le
prix relatif des vêtements par rapport à la nourriture augmente.

“Pourquoi est-ce que ça augmente de manière concave ?”


Au bout d’un moment la croissance est moins intensive.
Quand W/R augmente ; plus il devient cher d’embaucher des gens et donc plus la demande de la part des
employeurs diminue.
 il y a un différentiel entre les deux secteurs (voir graphique d’avant) qui fait que quand on augmente W/R, ça
impact plus le secteur des vêtements puisque j’utilise plus de travail pour produire des vêtements que de la
nourriture mais c’est de moins en moins vrai car au bout d’un moment plus W/R augmente et plus dans ma
combinaison productive je renonce à des travailleurs car c’est trop cher.

- Combinaison des facteurs et prix des biens selon le prix des facteurs
Droite : ratio travail / capital

“Qu’est-ce qu’on voit sur l’ampleur des diminutions ?”


Ca diminue plus dans le secteur des vêtements car l’augmentation relative
du prix du travail va affecter plus lourdement le secteur des vêtements
que le secteur de la nourriture.
Comme ils emploient bcp de travailleurs, une augmentation du travail
dans le secteur des vêtements aura plus d’impact que dans le secteur de
la nourriture.

Quand le prix relatif des biens passe du point 1 au point 2, dans les deux
secteurs, le ratio travail/capital diminue. La quantité de travail utilisé sera
moins importante.

→ dotation en facteurs de production

« Que se passe-t-il sur l’équilibre de production si la dotation en travail dans l’économie augmente ? »
A prix constant et salaire constant, les combinaisons productives ne vont pas bouger. L’économie s’ajuste en quantité de
bien produit. La production s’ajuste dans le secteur où l’intensité est la plus importante.

Une abondance d’un facteur conduit le pays à avoir une production plus abondante dans le secteur dans lequel ce
facteur est relativement le plus intensément utilisé.

« comment évoluent les possibilités de production quand la quantité de L augmente ? sur l’équilibre ? »
En rouge : la courbe est biaisée vers la droite du côté de la production des vêtements la frontière des possibilités de
production augmente mais pas de manière symétrique entre la production de nourriture et de vêtements.
II- HOS : ouverture au commerce international
→ ouverture au commerce : cadre
On considère que l’économie s’ouvre. On suppose que le pays domestique est abondant en travail tandis que le pays
étranger est abondant en capital.
Les deux pays sont identiques.
Les consommateurs (la demande) réagissent de manière similaire aux prix relatifs.
Les entreprises (l’offre) ont les mêmes technologies de production.

→ prix relatifs et structure du commerce


Rappel : les vêtements sont plus intensifs que la nourriture en
travail.

Conséquences :
- le pays domestique est relativement abondant en travail, il aura
une production plus abondante en vêtements.
- le pays étranger est relativement abondant en capital, il aura une
production plus abondante en nourriture.
Le pays domestique va se spécialiser dans le secteur des vêtements
puisque c’est celui qui utilise le plus de main
d’œuvre et inversement pour le pays étranger.
 au moment de l’ouverture, l’offre relative du pays domestique
de vêtement sera plus importante que celle du pays étranger.

Graphiquement :
𝑃
- pour tout niveau de prix relatif 𝑃𝑉 , l’offre relative du pays domestique (OR) sera plus importante que l’offre relative
𝑁
du pays étranger (OR*).
- OR est située à droite de OR*.
Le pays domestique étant plus abondant en facteur travail, il se spécialise dans les vêtements et inversement pour le
pays étranger.

« quel sera l’effet de l’ouverture sur la production du pays domestique et du pays étranger ? »
Le pays domestique est au point 1 en situation d’autarcie.
Les producteurs du pays domestique ont intérêt à produire plus de vêtements puisque le prix mondial est supérieur à
ce qui se fait au niveau domestique. Pour les pays domestiques le prix relatif de la nourriture par rapport aux
vêtement est plus élevé dans leur pays qu’à l’étranger donc ils ont intérêt à produire plus de nourriture. Chacun va se
spécialiser donc le prix va converger vers une situation d’équilibre où l’offre mondiale coïncidera.

→ ouverture au commerce et distribution des revenus


Théorème HOS : l’ouverture au commerce international conduit un pays relativement abondant en un facteur de
production à exporter le bien relativement intensif en ce facteur.

Modification des prix relatifs : l’ouverture engendre une convergence des prix relatifs qui bouleverse les revenus
relatifs du travail et du capital.

« comment les revenus de ces deux facteurs de production vont être affectés ? »
𝑃
- dans le pays domestique : la hausse de 𝑃𝑉 entraîne une hausse du revenu réel des travailleurs → les détenteurs du
𝑁
capital sont perdants et les travailleurs sont gagnants. Le pays domestique va produire plus de vêtements. Le prix
𝑃
relatif des facteurs de production est lié à 𝑃𝑉 .
𝑁
𝑃
- dans le pays étranger : la hausse de 𝑃𝑉 entraîne une hausse du revenu réel des détenteurs du capital → les
𝑁
travailleurs sont perdants, les gagnants sont les détenteurs de capitaux.

 cette spécialisation dans un secteur n’est pas neutre sur les revenus des facteurs de production.
« Ces inégalités prédites par le modèle HOS sont-elles vérifiées empiriquement ? »
→ le cas des échanges pays développés et en développement

Cas :
- les pays en développement sont abondants en main d’œuvre peu qualifiée. Ils exportent des biens manufacturés
intensifs en travail peu qualifié.
- les pays développés sont abondants en main d’œuvre qualifiée et capital. Ils exportent des biens intensifs en travail
qualifié et capital.

D’après HOS : on devrait observer un creusement des inégalités entre travailleurs peu qualifiés et travailleurs
qualifiés dans les pays développés.

Mesures empiriques :
- en partie vérifiée : aux USA les travailleurs du 9e décile gagnait 3,2 fois plus que ceux du 10e décile en 1970 contre
6,3 plus en 2019.
- peu de preuves robustes sur les mécanismes. Pas d’augmentation significative des prix relatifs des biens intensifs en
travail qualifié.
- peu de preuves robustes de réduction des inégalités dans les pays en développement.

→ l’égalisation des prix des facteurs


Prédictions du modèle HOS :
- à l’issue de l’ouverture au commerce, les prix relatifs des biens convergent.
- si les prix relatifs des biens convergent, c’est que les prix relatifs des facteurs convergent.

Logique des mécanismes :


- au-delà de la structure des échanges de biens, le modèle HOS décrit implicitement des échanges de facteurs de
production.
- le pays étranger, peu doté en travail peut profiter de la dotation en travail du pays domestique par l’importation des
biens intensifs en travail.
- l’ouverture au commerce de bien est donc dans ce cadre une ouverture implicite du commerce des facteurs de
production dont les prix doivent converger.

« observe-t-on cette convergence empiriquement ? »


On observe une convergence des prix mais aussi des salaires et du prix du capital.

→ comparaison internationale des coûts du travail

« de quoi dépend le prix du travail ? » la productivité marginale du


travail.
La productivité marginale du travail différencie les pays.
La différence de salaire prouve son explication dans une différence de
la prédictivité marginale du travail. Plus la productivité est élevée et
plus on rémunère les travailleurs.

on observe de grandes différences de salaires entre les pays, cet


écart est lié aux normes du pays (salaire minimum), migration
internationale des travailleurs qui crée des effets d’opportunité entre
les pays.

→ l’égalisation des prix des facteurs : freins

« quelles hypothèses d’HOS sont susceptibles d’être invalidées ? »


Les technologies sont identiques : si la productivité des facteurs diffère entre pays, cela entraîne des écarts de
rémunération de ces facteurs.
Tous les pays produisent simultanément tous les biens : si les différences d’abondance sont très marquées, il se peut
que certains pays se spécialisent dans le production de certains biens.
Le libre échange conduit à l’égalisation du prix des biens dans tous les pays, dans la réalité les coûts de transport et
les protections commerciales entretiennent des différences des prix des biens au niveau international.

Conclusion : il faut relâcher un certain nombre d’hypothèses pour prédire correctement la structure des échanges
commerciaux.

III- vérifications empiriques du modèles HOS


→ le commerce de biens comme substitut aux échanges de facteurs de production

Wassily Leontief :
Prix Nobel d’économie en 1973.
Publie un article en 1953 qui étudie la structure du commerce américain.
Montre que les exportations américaines sont moins intensives en capital que les importations.
« est-ce logique ? ». les Usa sont relativement plus intensifs en matière de production que le travail.
Les USA sont le pays le plus dynamique en termes d’innovations (concentration d’ingénieurs, …).
Paradoxe de Leontief : les USA sont abondants en capital. Remise en cause de la prédiction centrale du modèle HOS.
« qu’est ce qui peut expliquer ce paradoxe ? »
S’explique par le fait qu’il y ai un autre facteur de production plus important.
- les USA ont un avantage relatif très important dans les biens novateurs.
Ces biens sont plus intensifs en travail qualifié que les biens de masse aux technologies plus matures et intensives en
capital.

→ explication du paradoxe de Leontief

« que peut-on dire de ce tableau ? »


Le capital en million de dollars est plus important dans les importations en matière de capital plutôt que les
exportations.
Au contraire, en matière de travail, le travail par million de dollars en importation et exportation est plus élevé dans
les exportations.
Quand on raffine l’analyse, on voit que le nombre moyen d’année d’éducation par travailleurs est plus important dans
les exportations que dans les importations.
 les exportations américaines contiennent un facteur travail qualifié relativement important.

On oublie de faire la comparaison avec les autres facteurs. Tout est question d’intensité relative.
Même si je suis bien noté en capital, ça peut ne pas être le facteur dans lequel je vais me spécialiser si je suis
relativement plus intensif sur un autre facteur.

→test plus général du modèle HOS


Davis & Weinstrein (2001) : proposent de tester la structure et le volume du commerce entre pays en tenant compte
des hypothèses du modèle HOS.
« que peut-on dire de ce tableau ? »
La correspondance sur la structure du commerce international est faible. Plus on relâche les hypothèses fortes du
modèle et plus on aboutit sur des tests qui valident le modèle HOS.
La prédiction du modèle HOS semble bonne mais une partie des hypothèses ne le sont pas.

→ test sur la structure du commerce pays développés et des pays en développement

« les résultats de ce tableau vous paraissent-ils valider la prédiction du


modèle HOS ? »
Les pays en développement abondant en travail non-qualifiés se
spécialisent dedans.
Les pays développés intensifs en travail qualifiés se spécialisent dedans.

→ l’évolution de la structure du commerce de la chine

« les résultats de ce tableau vous paraissent-ils valider la prédiction du


modèle HOS ? »
On voit que la chine produisait des biens intensifs en travail non-qualifiés
(80-90).
Puis il y a un rééquilibrage dans les années 2000.
Les exportations sont maintenant en proportion avec ce qu’ils exportent
aux USA.

→ résumé du chapitre
- le modèle HOS permet de comprendre le rôle des dotations relatives en facteurs dans la structure du commerce
international.
- une augmentation du prix relatif d’un bien intensif en un facteur se traduit par une hausse de la rémunération
relative de ce facteur.
-une augmentation de l’offre d’un facteur accroît les possibilités de production de manière biaisée en faveur du bien
intensif en ce facteur.
- au niveau empirique, les prédiction du modèle HOS sont partiellement vérifiées.
- il faut tenir compte d’autres paramètres pour que la dotation en facteurs de production prédise correctement la
structure et le volume des échanges.

IV- exercices
Le pays A est plus abondant en travail et en capital que le pays B.
On pense que du coup il n’a pas besoin d’échanger avec le pays B. or, si on raisonne comme ça, on loupe le principe
de la théorie, c’est une question relative.
On s’aperçoit que la dotation relative du pays A en capital est plus faible que la dotation relative du pays B en capital.
 le raisonnement est faux. Le pays A, a intérêt à importer des automobiles du pays B qui a une dotation relative en
capital plus importante.

Taux de syndicalisation plus important chez les travailleurs non qualifiés.


La stratégie des syndicats est logique à double titre. En effet, ses membres sont peu qualifiés mais aussi psq c’est eux
qu’il faut défense puisqu’ils sont victime de l’ouverture au commerce international.

Exercice 1 – questions

Réallocation dans le secteur 1.

À ce point-là :
L1 = 50
L2 = 50
Et donc
Q1 = 66
Q2 = 75,8
 redistribution après l’évolution des prix relatifs. Les travailleurs se tournent vers le secteur 1 donc la quantité
augmente dans ce même secteur.
“Quel va être l’impact sur le revenu des facteurs de production dans chacun des secteurs ?”
Ils vont payer leurs salariés moins cher. Comme ils produisent +, …

Effet pour les travailleurs :


Le niveau de salaire nominal dans l’économie :
Baisse dans le secteur 1
Hausse dans le secteur 2
 on perd en pouvoir d’achat dans le secteur 1 mais on gagne en tant que travailleurs dans le secteur 2.
CHAPITRE 6 : L’ÉCONOMIE POLITIQUE DU
PROTECTIONNISME

INTRODUCTION
L’approche par le bien-être n’est pas l’unique approche et n’est pas toujours suffisante pour appréhender les effets du
commerce international.

Une politique commerciale fait souvent des perdants puisque les gains ne compensent pas les pertes.
 politique nuisible sur le bien-être.

→ rappel sur l’évolution du contexte international


Développement des actes de libéralisation des échanges dans les années 1990 :
1993 : création du marché unique européen → libre circulation des B/S, capitaux et personnes.
1994 : création de l’OMC → objectif de promouvoir un développement économique par le commerce entre Etats.
1994 : création de l’ALENA → accord de libre-échange entre le canada, les USA et le Mexique.
1995 : renforcement de l’ASEAN → accord pour promouvoir le commerce entre les Etats d’Asie du Sud-Est.

 période de croissance forte et de développement du commerce international.

Depuis, on a eu un tournants forts en faveur du protectionnisme dans les années 2010 :


2016 : arrêt des négociations pour un traité transatlantique EU-UE de libre échange → TAFTA
2016 : Brexit → sortie de l’UE du R.U en 2020
2016 : élection de [Link] → America First.
2018 : guerre commerciale USA-Chine → droit de douane moyen passe à 21%

Ce qui explique le tournant : même si les gains au libre-échange continuait d’être vérifiés pour tout le monde, il y a eu
une sensation de décrochage. Des pays comme la chine ont malgré tout continué d’évoluer de manière exponentielle.
En participant au système de libre-échange, on participe au développement de plusieurs pays. Comme les stades de
développements diffèrent selon les pays, si on prend l’exemple des USA et de la Chine, les USA contribuent au
développement de la Chine ce qui peut finir par les désavantager.

L’ouverture au commerce international n’est pas neutre sur la distribution des revenus dans la société.
 génère un creusement dans certains pays de fortes inégalités.
Les responsables politiques défendent l’idée que ce n’est pas responsable d’avoir tant d’inégalités.

La crise environnementale génère aussi des questionnement sur les modes de consommation. On cherche à savoir si le
prix des biens communique une information fiable quant au coût qu’on fait peser sur l’environnement de ma
consommation (ce qui est loin d’être le cas).

Quant à la crise sanitaire, des économies se sont spécialisés dans la production de certains biens mais en période de
crise, des économies sont démunies ce qui renforce l’idée que le protectionnisme est la solution au problème.

Résumé du contexte de crises :


- crise financière puis économique → associée à la déréglementation
- creusement des inégalités → il y aura des gagnants et des perdants à la mondialisation
- crise environnementale → questionnement sur les modes de consommation
- crise sanitaire → dépendance au monde en période de pandémie.

I- ARGUMENTS PROS LIBRE ÉCHANGE


→ efficience et libre échange

« qu’est-ce que l’efficience ? »


Réussir à atteindre un objectif avec le moins de ressources possibles. Problème d’optimisation puisqu’on cherche à
maximiser un objectif sous contrainte. C’est l’argument central du libre-échange.
Il permet à chaque pays de produire dans le secteur où il est le plus
efficace, par effet levier, ses ressources vont augmenter et sa
consommation également.

Le libre échange :
- permet de maximiser la production et la consommation
- la production est réalisée dans le pays relativement où l’efficient et/ou
mieux doté.
- cela permet, à prix donnés de produire d’avantage.
- cela permet également d’augmenter les possibilités de consommation.

Le prix domestique augmente.


On permet au producteur domestique de proposer un prix : prix mondial = prix domestique.
Le producteur domestique offre la qte de bien qui ne correspond pas à la qte mondiale, ils vont trop offrir. Ils
produisent trop en qte à un prix trop élevé par rapport à la situation optimale qu’est celle du prix mondial.
 la consommation baisse puisque les consommateurs paient le bien à un prix trop élevé.

- effets estimés mais non négligeables


- effets plus forts pour les pays en développement

Les effets sont limités puisqu’on s’attend à des gains limités. L’UE par exemple a beaucoup réduit ses barrières
commerciales. L’effet serait plus fort dans les pays en développement.
 le commerce international profite plus aux pays qui ne sont pas a un stade de développement très avancé.

→ autres gains au libre échange

Les gains dynamiques :


Les protections commerciales distordent les incitations des producteurs. Envoient le mauvais signal, les prix sont faussés.
Les politiques commerciales créent de mauvaise incitation à allouer des ressources dans les secteurs protégés (ex :
agriculture) pour les producteurs .
Le grand nombre de producteurs dans les secteurs protégés réduit les économies d’échelles puisque plus on a de
producteurs dans un marché et plus les parts de marché par producteur diminuent et moins on a d’économies
d’échelles. Ce qui engendre une réduction des prix et donc une hausse de la consommation et des exportations.
Les producteurs peu performants se maintiennent sur le marché.

Limitation du risque de capture politique :


La protection de secteurs spécifiques crée une incitation pour les producteurs à défendre ou accentuer les protections.
Il y a un risque que les politiques commerciales soient guidées par des intérêts politiques ou économiques spécifiques de
quelques groupes et non plus par l’intérêt général.
Pour limiter le risque de capture politique, par crainte que le secteur se mobilise, on ne touchent pas aux protections
dont ces secteurs bénéficient.
 cela augmente les risques de conflits d’intérêts et / ou de corruption.
Les lobbyistes vont essayer de convaincre les responsables politiques d’augmenter certaines protections, on les paie pour
les inciter à voter ou non u texte en faveur ou non à un secteur.
L’avantage du libre-échange c’est qu’il limite ce genre de risque de favoriser une secteur.

→ le cas du marché unique européen


1986 : signature de l’acte unique européen par les 12 pays membres de l’UE a pour objectif de créer un marché
intérieur sans frontières (libre circulation des marchandises, services, personnes et capitaux).
Enjeux à long terme :
- plus de politique commerciale intra-zone (droit de douane, quotas, …)
- réduire les barrières administratives.
- harmoniser les réglementations sanitaires et environnementales.

Exemple ;
Le R.U qui utilisait beaucoup de colorants donc il y a eu une interdiction de la part de l’UE de l’utilisation de certains
colorants.

Mayer, Vicard, Zignago (2019), montrent par des études empiriques que l’acte unique européen a augmenté de 109% le
commerce intra-zone de bien et de 58% de services.

II- ARGUMENTS PROS DU PROTECTIONNISME

→ l’argument des termes de l’échange


Origine : directement tiré de l’analyse en termes de surplus

Principe de l’argument des termes de l’échange : la mise en œuvre d’un droit de douane permet de réduire le prix des
importations et donc d’améliorer les termes de l’échange du pays qui les met en place s’il est assez grand.

Question 1 ; quelle est la condition pour que cet argument soit vérifié ?
- le pays qui met en place le droit de douane soit important et grand économiquement. Le pays doit avoir un poids
important.

Question 2 ; si cette condition est vérifiée, le droit douane peut-il être fixé aléatoirement ?
Non, Il existe un droit de douane optimal. Il y a deux distorsions et on a une variation de surplus positive liée à nos
recettes fiscales. Comme les effets positifs et négatifs du droit de douane s’opposent, il va y avoir un niveau optimal de
droit de douane à trouver, comme si le bien-être était représenté par une fonction concave et qu’on cherche le droit de
douane. Le point auquel le niveau de droit de douane maximise le bien-être national. Il y a un point où les deux effets
s’égalisent.

Oui, un droit de douane peut être souhaitable, à deux conditions :


- un grand pays
- trouver le montant du droit de douane qui est optimal.

Les limites à la mise en place d’un droit de douane :


- la réaction potentielle des pays n’est pas prise en compte quand je fais varier mon droit de douane.

Question 3 : quel raisonnement doit-être mobilisé pour déterminer le niveau optimal du droit de douane ?
Raisonnement en termes de coûts et de bénéfices.

→ l’argument des termes de l’échange : droit de douane optimal

« qu’indique la courbe sur la relation entre droit de douane et


bien-être domestique ? »
« quelles limites voyez-vous à la stratégie du droit de douane
optimale ? »

→ l’argument des défaillances de marché


- « qu’est-ce qu’une défaillance de marché ? »
Se produit lorsque le marché ne parvient pas à produire et à allouer efficacement les ressources en raison de diverses
imperfections ou distorsions.
- « quelles sont les 4 principales défaillances de marché ? »
- les biens publics
- l’asymétrie d’information
- externalités : quand ma consommation/production affecte la consommation/production des autres agents d’une
économie.
- monopole naturel (SNCF, EDF)

- « quelle est la conséquence en termes de bien-être en présence d’une défaillance de marché ? »


Un bien public est non rival et non excluable.
Dans le cas d’un bien public, le marché est défaillant puisque si on laisse faire le marché, on va être en présence d’un
sous équilibre du bien (passages clandestins).

Si on demande à la SNCF ou à EDF de tarifier au coût marginal, les prix sont faibles et donc elles vont faire des pertes.
On va converger vers un équilibre sous optimal.

L’Etat va devoir intervenir pour corriger cette défaillance et permettre au monopole naturel de ne pas faire de pertes.

Principe de l’argument : la protection d’un secteur permet de créer des externalités positives.
Le marché ne rend pas compte des effets externes.
Pour corriger une externalité on peut utiliser la taxe Pigouvienne qui consiste à faire payer à la personne à l’origine de
l’externalité une taxe à hauteur du dommage qu’il cause.
C’est pour inciter le producteur à adopter le bon comportement.

Exemple : l’augmentation de la production dans un secteur génère des retombées qui augmenteront à termes, la
productivité de l’ensemble des secteurs.

→ l’argument des défaillances de marché : Analyse graphique

« décrire les mécanismes à l’œuvre sur les deux graphiques et donnez la condition
pour qu’un droit de douane soit souhaitable »
Plus on augmente la production, plus on a une externalité positive mais moins elle
est importante.
On compare les aires a et b qui correspondent à des pertes (a = production, b =
consommation). Elles représentent les distorsions. c’est une perte d’efficience,
variation de surplus positive.
Cette perte est compensée si le prix mondial diminue.
Si c’est un petit pays et que le prix mondial ne bouge pas, le seul truc qui reste c’est -
a et -b donc on fait des pertes.

Même s’il y a une distorsion, il y a une externalité positive à la production nationale


(représentée par le bénéfice social marginal).

La condition pour que l’argument de la défaillance de marché tienne, c’est que l’air
de la zone c soit plus grande que l’aire des zones a et b. dans ce cas, la mise en place
d’un droit de douane est souhaitable puisque ce ça augmente le bien-être.

« l’argument des défaillances de marché (dont on ne tient pas compte) vous paraît-il robuste ? »
La condition pour que l’argument protectionniste soit valable, il faut que les gains à le faire (zone c) soient plus grands
que les pertes (a+b).

Point de discussion 1 : la correction des défaillances peut se faire via d’autres instruments plus directs. Il existe d’autres
moyens d’augmenter la production dans un secteur que la politique commerciale. Il est possible que les autres moyens,
ne créent pas les distorsions de consommation et de production induites par le droit de douane. Tels que les taux de
taxes moins élevés.

Point de discussion 2 : il est difficile d’estimer correctement une défaillance et les effets de sa correction.
Par exemple, pour une externalité, il fait tomber d’accord sur le montant de l’externalité et les acteurs qui en sont à
l’origine.
La correction d’une défaillance peut créer des effets collatéraux indésirables et difficiles à anticiper.
III- QUE MAXIMISE LE DÉCIDEUR ?

→ le bien-être guide-t-il les décisions politiques ?

« que maximise le décideur public ? »


Les décideurs mettent en place des politiques pour se rapprocher de la règle de la majorité. Se rapproche de l’électeur
médiant.

Possibilités :
- le bien-être social : le décideur public est bienveillant et maximise la somme des utilités.
- ses préférences politiques : le décideur public conduit une politique en phase avec ses préférences politiques.
- les intérêts de certains groupes : le décideur public est influencé / poussé par des groupes d’intérêts organisés.
- ses chances d’élection / réélection : le décideur choisit la politique qui lui permet d’emporter 50 + 1 électeurs.
- une combinaison de ces différents objectifs : le décideur public choisit la politique en considérant différents objectifs.

Bilan : aucune théorie parfaitement vérifiée mais on observe empiriquement des éléments de réponse.

→ le cas du vote sur l’ALENA et le GATT

Baldwin & Magee (1998) : étudient les votes des parlementaires du congrès américain pour la mise en place de
l’ALENA et la ratification du GATT.

Classent les groupes de pression en 2 catégories :


- les groupes « pro business »
- les syndicats de travailleurs.

Objectif : estimer l’effet de la contribution financière des groupes de pression aux campagnes des parlementaires sur
leurs décisions de vote.

Résultats :
- dans le cas de l’ALENA : les syndicats ont poussé 62/435 parlementaires à voter contre alors qu’ils auraient voté pour
sans financement.
- vote sur l’ALENA : les groupes « pro business » ont poussé 34 parlementaires à voter pour le projet alors qu’ils
auraient voté contre sans financement.
- résultat comparables pour la ratification du GATT.
 Les décideurs politiques sont influencés, ils n’ont pas pour objectif unique de maximiser le bien-être social. Les deux
effets s’atténuent puisque certaines votent contre et d’autre pour.

→ les cas de secteurs sous protection

Secteurs : agricole et textiles.


Secteurs très organisés qui bénéficie de politiques favorables.
Dans l’UE avec la PAC, au japon pour le riz, aux USA.
Conséquences lourdes sur les prix auxquels les consommateurs paient les produits agricoles.
Du fait des droits de douane, les Japonais paient le riz 5 à 6 fois le prix mondial.

Textile :
Accords multifibres ont longtemps protégé le secteur par des quotas avant leur abandon en 2005.
Les coûts liés à cette politique, notamment pour les consommateurs, ont drastiquement diminués depuis la fin de ces
accords.

IV- NÉGOCIATIONS COMMERCIALES

→ évolution des protections tarifaires au cours du temps.


« décrire les évolutions à l’œuvre et mettre en relation avec les théories évoquées précédemment »
phase où les droits de douane sont très importants.

• 1913-1950 : les droits de douane augmentent pour la plupart des pays (or USA). Les politiques ne sont pas
favorables au bien-être social. Cherchent à maximiser autres chose.
• +1950 : pour tous les pays, les droits de douane ont fortement baissé. Mouvement inverse, les décideurs
publiques se mettent à converger vers une maximisation du bien-être social. Cela s’explique par un
développement de l’UE, d’autres institutions et accord qui cherchaient à mettre en place de la négociation ??
pour coordonner les acteurs. C’est vecteur de mise en place optimale des politiques commerciales.
• 2016 : pour les pays de l’UE le droit de douane est à 5,2% cela s’explique par une politique commune.

→ les avantages de la négociation commerciale (développer)

Avantage 1 : les négociations multiplient dans chaque pays les soutient à l’échange.
quand on entre dans une phase de négociation, on multiplie les soutiens à l’échange dans chaque pays. Met en balance
les gains en face des pertes potentielles dans l’économie.
- la décision de baisser les protections domestique est liée à une baisse des protections étrangères.
- les secteurs exportateurs ont intérêt à se mobiliser.
- la négociation commerciale met en balance des gains en face des pertes des secteurs importateurs.
Avantage 2 : La négociation commerciale réduit le risque de guerre commerciale puisque ça crée de la coordination.
Les institutions ont pour objectif principal de réunir les pays et d’instaurer de la communication entre elles. L’absence
de coordination peut conduire à une situation sous-optimale.

→ le problème de la guerre commerciale

"Comment résoudre ce jeu ? »


Dans le cas des USA :
UE choisit la stratégie de libre-échange : USA choisit libre-échange.
UE choisit la stratégie de protection : USA choisit protection.

Dans le cas des USA :


USA choisit Libre échange : UE choisit protection
USA choisit Protection : UE choisit
« quel est l’équilibre de Nash ? »
L’équilibre de nash est donc la protection pour les deux pays.
L’optimum de pareto serait libre-échange pour les deux.
 met en évidence le fait que le jeu est non coopératif puisqu’il y a une absence de coordination.

→ résultats empiriques des négociations commerciales : rappels historiques


1947 : mise en place du GATT
- le GATT n’est pas une institution internationale mais un ensemble de règles sur le commerce.
- il est mis en place temporairement en attendant la création d’une institution.
- le temporaire a duré près de 50 ans.

1995 : création de l’OMC


- véritable institution internationale
- pour faire progresser le commerce, comme la GATT, l’OMC organise des cycles de négociations.
- 8 cycles organisés depuis 1947, chacun ayant conduit à une réduction progressive des droits de douane.
- l’OMC coordonne mais les négociations sont décentralisées et bilatérales.

→ résultats empiriques des négociations commerciales : l’Uruguay round


1994 : fin du cycle de négociation ouvert en 1986 en Uruguay.
- Avancée emblématique : la création de l’OMC
- Réduction globale de 40% des barrières tarifaires.
- Avancées sur la libéralisation du secteur agricole : engagement sur la réduction des subventions à l’exportation.
- Avancées sur la libéralisation du secteur textile : engagements sur la fin des accords multifibres (quotas).

« quels ont été les effets économiques de l’Uruguay round ?


- estimés à 200 milliards de $ par an → débats sur l’estimation car difficultés de mesures.
- consensus sur la distribution des gains et pertes : coûts concentrés sur certains secteurs et gains beaucoup plus
diffus. La réduction des pertes a concerné un petit nombre d’acteur. Les gains ont bénéficié a un ensemble plus
large avec notamment les consommateurs.

→ résultats empiriques des négociations commerciales : perspectives


2008 : échec du cycle de Doha initié en 2001.
ces cycles de négociations sont à l’arrêt puisqu’il y a des difficultés a trouver des compromis sur les sujets restants.
164 pays sont membres de l’OMC ce qui rend les compris plus compliqué puisqu’il y a encore plus de personnes pour
les débats. Les multiples crises on crée une forme de demande politique de la part des citoyen de protection. Sensation
que les crises subies viennent de l’extérieur. Plus on est dans un contexte de crise et plus on aura des responsables
politiques qui vont émerger.

Autres perspectives : les négociations peuvent passer par d’autres canaux


- les zones de libre-échange (ALENA)
- les unions douanières (UE)
Les différentes crises rendent le contexte international peut favorable à des négociations commerciales ouvrant à de
nouvelles avancées.

V – EXERCICES

On étudie le texte phrase par phrase :


- Le lien entre la taille du pays et le fait que le libre-échange soit la meilleure option :
La Tunisie étant un petit pays, si elle met en place des protections commercial son impact sera nul.
Le fait d’être passé au libre-échange améliore le bien-être.
- Distorsions de consommation et de production :
L’effet d’un droit de douane, met en place un prix artificiel. Permet au producteur de se positionner à
un niveau d’offre qui ne correspond pas au cout réel de production. Cela distorde la production
puisqu’il se positionne trop haut.
Niveau consommation, on impose aux consommateurs de se positionner a un prix artificiellement trop
haut donc il ne consomme pas assez alors que si le mécanisme de marché était mis en place, il
consommerait plus.
- Gain à l’échange au commerce :
L’échange crée des opportunités pour les pays qui entrent dans le système d’échange, par le mécanisme
des prix. A l’ouverture, on va être relativement efficace ou abondant dans certains secteurs, on va donc
pouvoir exporter dans ces secteurs et importer des biens dans les secteurs où on produit plus du tout ou
moins. La modification de la production va faire que par le biais de l’échange, on peut augmenter les
possibilités de consommation.
« d’assainir les politiques nationales » : libérer la capture politique. En libre échange, il y a moins de
risque que le décideur politique soit capturé par des groupes d’intérêts spécifiques.

Met en avant le droit du pays d’agir dans ses propres intérêts mais néglige certains aspects des relations commerciales
internationales. Bien que chaque pays ait le droit de poursuivre ses intérêts économiques, il est également importante de
reconnaître l’importance des règles et des normes du commerce international pour assurer un environnement
commercial juste et équitable pour tous les acteurs. Les plaintes ou les critiques à l’égard des politiques commerciales
d’un pays peuvent découler de préoccupations légitimes concernant le respect de ces règles.

1) petit pays :
QO = 50+5PP
o 𝑄
P = 5 -10
Qd = 400 – 10Pd
𝑄𝑑
Pd = 40 – 10
Si P = 10, alors QO = 50+5*10 = 100
Qd = 400 – 10*10 = 300
Qimp = 200

Concernant le surplus du consommateur (SC):


𝑄𝑑
SC= Pd = 40 - 10
30∗300
SC = 2
SC = 4 500
(insérer le graph du 5 avril 11h55 environ)

Concernant le surplus du producteur (SP) :


50∗10
SP = 10*100 - ( 2 )
SP = 750
(Insérer le graph 12:01)

ST = 4 500 + 750 + (100*10) = 6 250

Interprétation :
Si la quantité domestique produite augmente : le prix du produit va augmenter.
Ce qui va engendrer une baisse de la consommation. Le surplus du consommateur baisse.
Concernant les externalités, elles vont contrebalancer la baisse de la consommation en augmentant.
Il faut donc tenir compte des externalités positives puisqu’elles impactent le surplus total. (=100*10).
Plus on produit domestiquement, plus on crée des externalités positives et donc plus le surplus total augmente.

Si on intègre les droits de douane :


P =15
QO = 50 + (5*15) = 125
Qd = 400 – (10*15) = 250

Concernant le surplus du consommateur :


(250∗25)
SC = = 3 125
2
(insérer les graph
Concernant le surplus du producteur :
SP = (15 ∗ 125)
(75∗15)
SP = 2 = 1312,5

Qimp==Qd-Qo
Qimp = 250 – 125 = 125

RF = 5 * 125 = 625

Externalités :
E = 125 * 10
E = 1250

ST = 3125 + 1312,5 + 625 + 1250 = 6312,5 > 6 250 = ST

Donc est-ce une bonne idée d’instaurer un droit de douane ? »


Oui. Puisqu’on est dans le cas d’un petit, il n’y a pas d’effet à l’échelle mondiale.

2) ST = 3 125 + (2*1 312,5) + 625 = 6 575 > ST = 6 250


Le surplus total est plus élevé, si on a un décideur public qui dit que l’agriculteur français c’est très importante, il est prêt à
baisser car je valorise plus ce secteur.

Chapitre 7 : politiques commerciales : enjeux, débats et


controverses
I- la bataille technologique
Introduction :
- étude de l’argument de la technologie comme angle de défense du protectionnisme
- étude de l’argument du dumping social comme angle de défense du protectionnisme
- étude de l’argument de la protection de l’environnement comme angle de défense du protectionnisme.
Les politiques commerciales permettent de protéger des secteurs stratégiques de l’économie.

Dans un secteur à peu de concurrents, avoir une subvention de l’Etat peut permettre d’évincer la concurrence étrangère
et capter une rente plus importe.

→ Rappel : certaines technologies profitent à tous les secteurs

Principe des crédits d’impôt en recherche et développement.


Difficile de cibler les secteurs pertinents et le montant de subvention à
accorder.

Quand on met en œuvre un droit de douane, cela permet de vendre ses


biens au prix mondial.
Dans certains secteurs, l’analyse en termes de surplus peut ne pas rendre
compte d’externalités positives.
- Quand 𝑐 > 𝑎 + 𝑏 : Quand on augmente S par la mise en œuvre du
droit de douane, on crée une externalité positive sur l’ensemble de
l’économie
- Quand 𝑐 < 𝑎 + 𝑏 : On peut avoir une externalité positive mais elle ne
compensera pas les distorsions créées par le droit de douane.
Avec c : externalités positives

On ne peut pas estimer les effets d’un brevet par sa valeur monétaire.
Les décideurs politiques rencontrent des difficultés pour savoir quels
secteurs sont à l’origine des externalités positives. Les entreprises ont donc
intérêt à vendre leurs mérites pour bénéficier de la protection (droit de
douane) pour augmenter leurs prix.
 crée de l’asymétrie d’information. Les entreprises ont une information
privée sur leurs coûts, l’Etat observe une partie de ce que l’entreprise est capable de produire mais il lui manque une
partie de l’information.

→ politique commerciale stratégique


Dans les secteurs en concurrence imparfaite :
On retrouve dans les secteurs oligopolistiques, la stratégie d’une firme influence la stratégie des autres (conclusion de
Cournot et de Stack).

Dans le cas d’une politique commerciale, si l’Etat peut intervenir pour aider une firme à avoir un avantage stratégique,
cela peut conduire à un évincement total de concurrents permettant à l’entreprise aidée de capter une rente importante.

Exemple : concurrence entre Boeing et Airbus


Décision de produire ou de ne pas produire un nouvel avion moderne non polluant.
-
- Si une seule des deux firmes produit l’avion, elle en tire un bénéfice important.
- Si les deux produisent, la rentabilité n’est pas suffisante et les deux firmes font des pertes.
« Supposons que Boeing dispose d’un temps d’avance et puisse produite avant Airbus, quelle est la meilleure stratégie
d’Airbus dans ce cas ? »
La meilleure stratégie d’Airbus est de ne pas produire pour éviter de faire une perte de -5. Boeing va prendre
100 grâce à son temps d’avance tandis que Airbus prendra 0.

« Supposons que l’UE subventionne Airbus d’un montant de 25, quelle est la meilleure stratégie d’Airbus si Boeing
produit ? Si Boeing ne produit pas ? Quel est l’équilibre de Nash dans ce jeu ? »
L’équilibre de Nash est en bas à gauche.
La subvention a créé une incitation pour airbus a créé coute que coute, à l’équilibre Boeing refuse de produire.
 argument en faveur du protectionnisme. Dans certains configurations, l’intervention de l’Etat permet de
prendre un avantage stratégique sur les concurrents.

II- les enjeux sociaux


--> la problématique sociale
Le commerce améliore la situation par rapport à l’autarcie mais dans les pays en développement, cette ouverture
entraîne ses salaires faibles et les conditions de travail sont souvent désastreuses.

« Quels instruments utiliser pour améliorer la situation ? »

1e possibilité : labels « commerce équitable »


Le consommateur est informé par un label sur le niveau de rémunération et les conditions de production. Ce système
est peu contraignant et qui repose sur la disposition à payer d’une partie des consommateurs → impact limité.

2e possibilité : clauses sociales


Rendre obligatoire l’intégration aux accords de clauses sociales précises. Système contraignant, défendu régulièrement
par les pays développés puisque plus on restreint les conditions dans lesquels la condition est mise en place dans les
pays en développement et plus on rapproche ces conditions à celles des pays développés et plus cela entraîne des
disparités. On aura tendance à mettre en place des politiques commerciales déguisées.
les pays en développement sont contre les clauses sociales car perçu comme un instrument protectionniste qui vise à
limiter les exportations.

Autres possibilités (mais qui ne marche pas) : instaurer un salaire minimum.


Si le gouvernement du pays instaure un salaire minimum, il perd en compétitivité.

→ clauses sociales : le cas du Bangladesh


2013 : effondrement d’un immeuble de manufacture de textile.
1100 personnes ont trouvé la mort.
Immeuble vétuste, suroccupé, inadapté au travail industriel.
Vêtements de grandes marques occidentales retrouvés dans les décombres.

Réactions :
Le gouvernement Bangladais a augmenté le salaire minimum et les normes sur les conditions de travail.
Réaction internationale → accord de 100 groupes internationaux sur la sécurité des usines au Bangladesh.
Limites posés par des difficultés juridiques → établir la responsabilité quand sous-traitance en chaîne.
Nécessite de trouver un équilibre entre règles internationales contraignantes (dissuasives) et consensuelles (donc peu
dissuasives).

III- les enjeux environnementaux


→ enjeux environnementaux et commerce

Constats :
- (presque) toute activité de consommation et de production est polluante.
- une partie de la pollution constitue une externalité négative pour toute la planète. Beaucoup des secteurs les plus
polluants sont pour beaucoup concentrés dans les pays en développement qui ont des normes environnementales plus
faibles que les pays développés. Cela s’explique par les faibles salaires également.
→ croissance et pollution

« la croissance est-elle toujours néfaste pour l’environnement ? »


Sur les périodes de début de croissance d’un pays, le revenu par habitant augmente comme les émissions polluantes.
Jusqu’à un certain point où on atteint le point max des émissions polluantes. Passé un certain stade, le pays se base sur
des moyens de production moins polluants. Les émissions polluantes diminuent.
Donc la croissance n’est pas toujours néfaste pour l’environnement.

« qu’est-ce qui peut expliquer cette relation ? »


Le développement des technologies nous permet de consommer moins pour produire plus.

→ les instruments possibles : discussions


« situez l’Europe, les USA et la Chine par rapport au graphique précédent. »
« les deux graphiques donnent-ils des raison d’être optimiste ? »
Ces pays ont longtemps été les plus polluants, une fois avoir atteint leur point max des émissions polluantes et de leur
croissance, ils imposent aux autres pays de ne pas polluer (pas juste psq ils n’ont pas eu les mêmes chances).
 forme d’hypocrisie.
L’impact environnemental des humains n’est pas symétriquement distribué dans la planète. Le dérèglement climatique
impact plus certains zones que d’autres = inégalité des chances de croissance.

« quels instruments utiliser pour améliorer la situation ? »

1e possibilité : labels « environnementaux »


Le consommateur est informé par un label sur la pollution générée par le bien qu’il consomme.
Système peu contraignant qui repose sur la disposition à payer d’une partie des consommateurs → impact limité.

2e possibilité : clauses environnementales


Rendre obligatoire l’intégration aux accords de clauses environnementales précises.
Système contraignant, défendu régulièrement par les pays développés.
Solution jugée injuste par les pays en développement compte tenu de leur stade de développement.

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