Théories et Politiques du Commerce International
Théories et Politiques du Commerce International
PLAN DU COURS :
PARTIE 1 : les théories du commerce international
A) Modèle de gravité
B) Modèle ricardien
C) Modèle à facteurs spécifiques
D) Modèle Heckscher-Ohlin
E) Modèle standard
PARTIE 2 : les politiques commerciales
A) Les instruments de la politique commerciale
B) Le protectionnisme
C) Approche empirique des politiques commerciales
INTRODUCTION GÉNÉRALE :
Interprétation :
Entre 1970 et 2020, on a une tendance globale à la hausse du
commerce international pour les trois zones.
➔ Chine :
On observe que la chine s’ouvre dans les années 70. Elle a une ouverture inférieure au USA et à l’UE. Après 90, on
observe un bond quant aux exportations et aux importations de la chine.
Elle exporte plus qu’elle n’importe.
- USA :
Déficit commercial quasi permanent depuis le début des années 80.
Les importations sont plus importantes que les exportations.
Au début des années 2000, ce déficit se creuse.
Au moment où l’excédent commercial de la chine se creuse.
- Zone UE :
Yo-yo entre excédent et déficit par période.
À partir de 2000, La zone euro est excédentaire au niveau du commerce avec les autres pays.
La crise financière de 2008 ; les échanges commerciaux ont été fortement impactés, notamment en chine (chute des
exportations).
Après la crise, on a une tendance globale à la baisse.
Cette crise financière marque un coup d’arrêt.
Fait prendre conscience que la déréglementation à ses limites et ça marque une forme de coup d‘arrêt à la
progression du commerce international (stagnation) dans la production de richesse globale.
7 thèmes importants :
- On étudiera les gains l’échange : pourquoi quand les pays échangent, ils y trouvent un gain mutuel ?
- Les structures du commerce international
- Le protectionnisme
- La balance des paiements : équilibre des transactions financières entre les personnes qui résident en France
et à l’étranger.
- La détermination des taux de change : valeur d’une monnaie par rapport à une autre.
- La coordination internationale des politiques économiques : l’intérêt économique et individuel d’un pays est
de maximiser ses recettes et de minimiser ses importations. Mais dans l’interêt collectif, tout le monde à
intérêt à ce qu’il y ai des accords entre les pays pour avoir le moins de barrières à l’échange.
- Le marché mondial des capitaux.
Conclusion quasi-unanime : l’échange entre nations peut-être vecteur de progrès économique : l’échange est
mutuellement avantageux.
La France, à intérêt à produire du mais, alors que le Qatar à intérêt à produire du gaz. Puisque les ressources investies
par les deux seraient disproportionnée, puisqu’ils sont plus efficaces, ils pourront produire plus et donc se
developper mutuellement.
Exemples :
pourquoi les émirats produisent et exportent du pétrole et pas la France ?
Pourquoi la France produit et exporte des armes et des avions ? Par des ressources naturelles, on se spécialise dans
ce secteur. Explications sur des stratégies qui ont été développées par les entreprises en fonction des circonstances.
1990 : libéralisation du commerce international. Coïncide avec des actes forts de libéralisation dans les années 1990.
Doit-on protéger l’économie nationale de la concurrence externe ou libérer les entraves au commerce ?
1993 : création du marché unique européen, permet la libre circulation des B/S, capitaux et personnes.
1994 : création de l’OMC (organisation mondiale du commerce) qui a pour objectif de promouvoir le commerce. Crée
de la coordination entre les États = création d’accord commerciaux et d’échanges.
1994 : création de l4ALENA :
1995 : renforcement de l’ASEAN qui est une zone sur le libre échange et Asie du Sud est.
Leur principe commun : commercer c’est bon pour le développement économique donc on met en place des zones
propices au commerce économique pour favoriser le commerce.
La crise environnementale : questionnement sur les modes de consommation (notamment chez les nouvelles
générations).
La crise sanitaire : créer des gains mais aussi des situations de dépendance très forte. Le fait qu’on ai plus de
souveraineté sur la production de certains biens stratégiques peut être problématique. Importance de la
souveraineté de production.
Le retour à une situation avec moins d’échanges s’explique par plusieurs facteurs dont les facteurs de crise.
Mécanismes de coordinations : organisations internationales (OMC, FMI), zones économiques (UE, ALENA).
Aux états-unis, des banques ont fait des prêts à des foyers non solvables pour l’achat de maisons. Ils ont prêtés à des
personnes qui ont de fortes chances de l’une pas avoir la possibilité de rembourser ces prêts.
• Prêts basés sur l’hypothèque de la maison : si les foyers ne remboursent pas, la banque vend la maison pour se
rembourser.
• Problème : de très nombreux foyers n’ont pas remboursé leur et beaucoup de maisons ont été mises en vente
simultanément → choc d’offre.
• La plupart des banques européennes avaient financés indirectement via des titres appelés « subprimes » ces prêts.
• Crise immobilière se transforme en crise financières → les titres perdent en valeur car trop d’offre mais pas assez
de demande. Les banques ne récupèrent pas l’argent qu’ils souhaitaient récupérer après avoir vendus les maisons.
• Les Etats interviennent pour sauver le système bancaire et augmentent les dépenses publiques pour soutenir
l’activité économique. Des banques sont sur le point de faire faillite. → la crise financière devient une crise de la
dette. Les États européens font marcher les dépenses publiques. → puis une crise sociale ( en Grèce notamment).
Interconnexion forte entre le marché de capitaux et les relations économiques des pays.
4 partenaires d’échanges :
- Allemagne (15% du commerce total)
- Belgique
- Italie
- Espagne
Formellement, l’équation suivante fournit une bonne estimation de la taille des échanges entre deux pays i et j :
Lorsque la distance entre les deux pays augmente, ça va avoir un impact négatif sur le commerce entre les deux pays
i et j.
Relation taille / échanges = plus le PIB d’un pays est élevé et plus la demande
l’est aussi. Ainsi la demande des ménages, entreprises, … plus on s’attend à ce
qu’il y ai un impact sur les importations (positivement).
Si j’ai une demande élevée, plus j’ai des chances d’avoir un système de
production élevé.
Cas particuliers :
Corée du Nord/du sud à cause du conflit historique.
Effet de frontière : même dans les pays favorables au libre échange, les flux
de biens et services entre deux région d’un même pays sont plus
importants qu’entre deux régions situées à même distance mais dans des
pays différents.
La mise en place progressive de l’UE fait baisser les frontières.
1e étape de mondialisation :
Avant ça, on remarque une première phase d’essor du commerce mondial qui
commence dès la 2e partie du 19e siècle (vers 1850).
Correspond à la révolution industrielle avec une activité eco qui explose en
Europe, les moyens de transport de développent (développement du rail, qui
permet le transport des marchandises), développement des bateaux,
développement de la communication (avec les partenaires commerciaux).
2e étape de la mondialisation :
Après la seconde guerre mondiale, il y a la 20e étape de mondialisation :
Nécessite de reconstruire pour beaucoup de pays après la guerre donc l’activité économique est stimulée par la
reconstruction.
La valeur du commerce entre les pays augmente.
Progrès constant des moyens de transport et de communication.
Mise en place d’accords commerciaux pour favoriser le libre échange.
Le commerce international crée de la spécialisation = Fragmentation de la chaîne de production.
→ Qu’échangeons-nous ?
Le commerce mondial est majoritaire composé de biens manufacturés (57%).
La balance commerciale de la France est en déficit (celle des USA aussi).
La composition des échanges de la France est principalement composée de service.
En termes d’exportation, la France est excédentaire concernant les services mais déficitaire
en biens manufacturés.
Production agricole encore plus importante et une production de biens manufacturés bien plus basse.
Les produits manufacturés prennent une part plus importante dans les exportations des pays en développement
depuis 1970.
BILAN :
- Echange de biens :
Les services représentent une part moindre dans les échanges par rapport aux biens car les moyens numériques
nous permettent de faire plus de choses à distance.
Les soins d’urgence ne sont pas facilement délocalisables.
Progression de la part des biens manufacturés
Réduction de la part des produits primaires et agricoles.
Industrialisation des pays en développement qui exportent très majoritairement des biens manufacturés.
- Echange de services :
Les services occupent une part prépondérante dans le PIB de nombreux pays, notamment développés.
Pourtant, les services ne représentent qu’un peu plus de 20% du commerce mondial, pourquoi ?
Beaucoup de services sont peu facilement délocalisables.
CONCLUSION :
L’économie internationale étudie les interactions économiques entre États.
Deux grandes branches : le commerce international et la monnaie et la finance international
L’intensité du commerce entre deux États est fortement influencée par la taille économique (PIB) et la distance
géographique —> modèle de gravité.
Le commerce international croit très fortement après la seconde guerre mondiale.
La part des biens manufacturés et des services dans le commerce mondial à très fortement progressé.
EXERCICES.
« Le Canada et l’Australie sont des pays anglophones de taille comparable. Le commerce du Canada est cependant
deux fois plus important en proportion du PIB que le commerce de l’Australie. Pourquoi ? »
- La taille de l’économie du Canada aura tendance à être plus élevé en raison de la taille du pays.
L’Australie est un continent isolé et éloigné des grandes puissances, distance de l’Australie plus importante vis-à-vis
des autres plus grandes puissances.
le Mexique et le Brésil ont des structures de commerce très différentes. Le Mexique commerce principalement avec
les USA alors que le Brésil commerce à parts égales avec les USA et l'UE. La part du commerce dans le PIB mexicain
est beaucoup plus élevée que pour le Brésil. Expliquez en utilisant le modèle de gravité.
- Si le Brésil commerce moins que le Mexique, c’est psq ses partenaires commerciaux sont plus éloignés.
Traité de libre échange qui lie le Mexique et les USA. Le Brésil n’a pas de traité de zone come la LENA. Le Mexique à
un PIB plus faible que le Brésil.
Barrière de la langue.
Le Brésil commerce bcp avec l’UE car il y a des Antilles françaises pas loin du Brésil
« Le poids du PIB des pays de l’Asie de l’Est dans le PIB mondial a beaucoup augmenté dans les dernières décennies.
Simultanément, le commerce entre les pays de cette région a augmenté et leur part dans le commerce mondial
également. Expliquez en utilisant le modèle de gravité. «
- Phénomène vertueux. Si les pays d’Asie de l’Est ont un PIB qui a augmenté, cela joue en faveur du commerce.
Ces pays sont proches les uns des autres, aussi favorable pour le commerce.
« Il y a un siècle, la France importait majoritairement d’Amérique, Afrique et d’Asie. Aujourd’hui, les exportations
françaises viennent majoritairement de pays européens. Pourquoi ? »
Les pays UE ont connu un développement plus rapide que d’autre sur la même période, cumulés à des accords de
libre échanges et à des hausses de PIB, à fait que la structure des échanges de la France à changé. Elle s’est mise à
échanger plus avec les pays européens qu’avec les pays d’Asie.
Sa déclaration est plutôt vraie au niveau factuel car ça va nécessairement créer des perdants aux USA par les
importations d’automobiles.
La concurrence européenne sur el marché de l’automobile a probablement mis au chômage des ouvriers américains
dans le secteur automobile.
Coût d’opportunité : le coût d’opportunité des chemises en termes de voitures correspond au nombre de voitures qui
pourraient être fabriquées avec les ressources utilisées pour la production d’une quantité donnée de chemises.
Exemple :
En UE : supposons que l’UE emploi autant de ressources pour produire 10 millions de chemises et 10 000 voitures.
Le coût d’opportunité chemises/voitures de l’UE est : 10000000 / 100000 = 1000.
En chine : supposons que la chine emploi autant de ressources pour produire 10 millions de chemises.
Le coût d’opportunité chemises / voitures de la chine est : 10000000 / 3000
Le coût d’opportunité pour produire des voitures est plus élevé.
La chine est donc moins efficace dans la production de voitures que l’UE donc l’organisation de la production
mondiale devrait être la suivante :
À ressources données, l’UE devrait abandonner la production de chemises et se concentrer sur la production de
voiture et la chine devrait abandonner la production de voitures pour se concentrer sur les chemises.
Pour donner la possibilité aux deux de procéder à des échanges.
avantages mutuels pour les deux pays.
Si ALV est élevé, alors la productivité du travail pour le vain est faible et inversement.
Au point F, le pays est plus productif à produire du fromage (et inversement pour P).
Alf/alv représente la pente (petit triangle rouge).
Application numérique :
Supposons que :
prix du fromage = 12
Prix du vin = 21
Productivité pour produire du fromage = 1H
Productivité pour produire du vin = 2H
Pour 1H de travail, le travailleur gagnera 12e s’il fabrique du fromage contre 10,5e si il fabrique du vin.
Les travailleurs ont intérêt à se spécialiser dans le fromage.
Si le prix du fromage est de 10e, la conclusion s’inverse.`
Plus généralement :
En CPP : P = Cm : le coût marginal est uniquement constitué de la rémunération du travail.
Le salaire horaire des travailleurs est donc donnée par le rapport entre prix et productivité.
Quelle est la condition pour que le pays domestique se spécialise dans le fromage ?
Les travailleurs du pays domestique vont se spécialiser dans la production de fromage.
Cette inéquation n’est pas vérifiée à long terme en autarcie car on ne peut pas exporter le fromage supplémentaire
qu’on produit.
Risque d’excès d’offre.
Ajustement des prix qui va faire que tout ce qui est produit est consommé.
Le prix du fromage va baisser par rapport au prix du vin = retour à une situation d’équilibre.
En autarcie, les pays domestique continuent de produire et consommer à la fois du fin et du fromage.
Le pays domestique est relativement plus efficace que le pays étranger dans la production de fromage.
avantage comparatif du pays d’origine par rapport au pays étranger.
Attention, c’est un avantage comparatif. Comparativement, la production de vin dans le pays domestique est plus
efficace que le pays étranger dans la production de fromage.
→ Frontière des possibilités de production du pays étranger
Comme pour le pays domestique, il est possible d’exprimer la frontière des possibilités du pays étranger
Courbe rouge :
quand le prix relatif du fromage par rapport au vin augmente : la qte de fromage
demandée (relative) diminue.
Représente les courbe d’offre et de demande relatives mondiales.
« Relatives » : Quand on dépense des ressources dans la production de fromage,
c’est au prix de ne plus produire du vin et inversement.
En autarcie :
Tout ce qui est produit dans le pays est consommé dans le pays. La frontière des possibles de production et de
consommation sont identiques.
En économie ouverte :
Tout ce qui est produit peut-être consommé ou échangé.
Si le pays domestique dispose d’un avantage comparatif dans la production de fromage, il pourra consommer
d’avantage de vin s’il ne produit que d’un fromage et l’échange que s’il renonce à produire du fromage pour du vin.
Le commerce est une forme indirecte de production.
Application numérique :
Supposons que dans le pays domestique, il faut 1h à un travail pour produire 1kg de fromage et 2h pour produire 1L
de vin. Il est donc très efficace.
Dans le pays étranger, il lui faut 6h pour produire 1kg de fromage et 3h pour produire 1L de vin.
Observation : le pays domestique est plus efficace dans tous les secteurs.
Nous avons montré que si alors le pays domestique a un avantage comparatif dans la production de fromage.
Ici, le ratio vaut ½ = 6/3 = 2 pour le pays étranger.
Le pays domestique à un avantage comparatif dans la production de fromage et le pays domestique à un avantage
comparatif dans la production de vin.
Par conséquent, il se spécialise dans la production de fromage et le pays étranger dans la production de vin.
les salaires s’ajustent. Ce n’est pas pcq il y a des différences de salaires importantes dans les pays que les pays qui
ont des salaires peu élevés ne peuvent pas tirer avantage du commerce international.
Chez Ricardo, tout le monde à intérêt à échanger et les différences de salaire ne sont pas importantes car dans tous
les cas ca s’ajuste.
L’ouverture au libre échange ne peut profiter à une économie qu’à condition quelle soit suffisamment efficace pour
affronter la concurrence étrangère.
La capacité à exporter ne dépend pas uniquement des différences de productivité mais aussi des différences de
salaire entre pays.
La faible productivité globale du pays étranger le conduit à avoir un niveau de salaire plus faible.
Ce faible salaire lui permet d’être compétitif dans un secteur (le vin) où il n’a pourtant pas d’avantage absolu.
→ Le dumping social
Les pays à bas salaire procèdent à du dumping social, la concurrence internationale est donc biaisée.
Le dumping social c’est le fait d’avoir une main d’œuvre moins cher ce qui crée de la délocalisation.
Quand on réduit les coûts du travail sur la partie cotisation sociales du salaire.
→ Coût de transport et biens non échangeables.
Limites du modèle :
- Modèle simple
- Il ne présente qu’un seul facteur de production : travail. Alors qu’il y en a plusieurs tels Q que le capital et la
terre.
- Le modèle ne considère pas de coût de transport. La distance entre les pays impacte les échanges et peut
réduire les avantages comparatifs.
- Il est en règle générale difficile d’exporter ou d’importer des servies. Aujourd’hui de nouvelles technologies
de l’information permettent d’échanger de plus en plus de services sur longue distance. Comment les
progrès dans le degré d’échangeabilité des services affectent-ils les gains potentiels au commerce ?
Le commerce international n’est pas neutre sur la distribution des revenus dans la société.
Il est efficace car permet de consommer plus.
→ Le cadre du modèle
La production de vêtements nécessite deux facteurs de production : capital travailleurs
Production de nourriture : terre et travailleurs.
La main d’œuvre peut aller d’un secteur à un autre.
→ fonctions de production
Le graphique précèdent décrit comment la production nationale change en fonction de l’allocation du travail par
secteur d’activité.
Il existe une infinité de possibilités et le graphique ne donne pas d’indication sur le point à choisir.
Comment l’allocation d’équilibre du travail est-elle déterminée ?
- en étudiant l’offre et la demande de travail.
- côté demande, les employeurs vont chercher à maximiser leur profit en embauchant des travailleurs tant que le
bénéfice marginal à le faire dépasse le coût marginal.
→ demande de travail
rme deCas
hausse
d’une des prix
hausse duest
prixreprésentée
des vêtementssur
: le graphique?
En terme du salaire d’équilibre et d’allocation de la main d’œuvre d’un secteur à un autre, on observe une hausse du
salaire d’équilibre (du
Universit é Pant prix des vêtements) mais pas
héon-Assas de hausse du prix
2024 19 / 40de la nourriture.
Le prix relatif des vêtements par rapport à la nourriture augmente.
La courbe de demande de travail dans le secteur des vêtements se décale vers la droite (les employeurs ont des
marges pour embaucher plus).
Augmente la qte de travailleurs dans le secteur des vêtements mais aussi les salaires dans les deux secteurs.
transfert de la main d’œuvre en fonction du prix relatif de la production d’un secteur.
Le salaire dans le secteur des vêtements est plus intéressant que dans celui de la nourriture = la production de
vêtements augmente.
𝑤
- le revenu du capital est donné par l’aire au-dessus du salaire d’équilibre 𝑃 .
𝑣
𝑤
- le revenu du travail est donné par l’aire en-dessus du salaire d’équilibre 𝑃 .
𝑣
e augmentation deaugmentation
→ effet d’une Pv sur lesderevenus
Pv sur lesde la terre
revenus de la terre
Quand le prix des vêtements augmente, les grands gagnants sont ceux qui
détiennent le capital.
l’effet sur le facteur spécifique concerné par l’augmentation de prix des
positif.
Les perdants sont ceux qui sont pénalisés par la variation du prix relatif ;
c’est ceux qui produisent la nourriture et qui détiennent le facteur
spécifique à la production de nourriture (terre).
On se retrouve avec des prix relatifs mondiaux par rapport aux prix relatifs d’autarcie.
Les prix relatif mondiaux peuvent-être différents des prix relatifs domestiques.
« Si le prix relatif mondial des vêtements par rapport à la nourriture est supérieur au prix relatif domestiques, qu’est-
ce que l’économie a intérêt à faire ? »
Il faut regarder l’impact d’une ouverture au commerce international sur les différents facteurs de production.
On sait que :
- si le prix relatif mondial pour un bien est plus grand que le prix relatif domestique, le pays domestique exporte ce
bien.
- lorsque le prix relatif d’un bien augmente, le revenu du facteurs spécifique à la production de ce bien augmente.
dans le cas des vêtements, les propriétaires du capital sont gagnants.
- lorsque le prix relatif d’un bien diminue, le revenu du facteur spécifique à la production de ce bien diminue.
les travailleurs (ceux qui détiennent la terre) sont les perdants.
On réduit la quantité de travailleurs à niveau de prix de nourriture à quantité donnée.
niveau de salaire relatif qui va augmenter dans le secteur de la nourriture.
Si les gagnants sont théoriquement en mesure de compenser la perte des perdants, on considérera que l’ouverture
est bénéfique. (« critère de x-caldor »). Critère d’efficacité retenu pour évaluer une politique publique.
On accepte qu’il y a des perdants et des gagnants.
Le rôle des politiques publiques va être de mettre en place des impôts pour redistribuer une partie des gains des
gagnants vers les perdants.
→ libre-échange et inégalités
L’ouverture au commerce international augmente les possibilités de consommation.
Le gain agrégé ne veut pas dire gain pour tout le monde.
Il y a souvent une inégalité forte dans la répartition des gains et des pertes.
Les perdants sont lourdement impactés (= concentration des pertes). Les pertes sont concentrée et très importantes
pour peu de gens, on a tendance à les attribuer à la concurrence étrangère, elles sont très visibles (importance
médiatique).
Les gains sont moins facilement attribuables à l’échange (= gains dilués). Beaucoup plus diffus.
Les secteurs qui bénéficient de l’ouverture au commerce : aéronautique, armement, …
Considèrent que cette ouverture ne fait pas la réussite d’une entreprise.
Le fait que l’industrie française se soit réorienté vers ses propres secteurs
Les consommateurs vont gagner sur les prix des produits avec un gain agrégé très important mais un gain industriel
insuffisamment convaincant pour générer un soutien.
Les propriétaires des secteurs gagnants vont avoir tendance à attribuer leur succès à leurs bonnes décisions.
ement d’une économie à fact eurs spécifiques Commerce int ernat ional dans une économie à fact eurs spécifiques
A court et moyen terme, le libre échange met au chômage des travailleurs.
Ce sont souvent les travailleurs précaires et peu qualifiés qui pâtissent durablement de l’ouverture au commerce.
bre échange et désindustrialisation
→ libre-échange et désindustrialisation
Deux graphiques représentants la part de
l’emploi industriel et poids des importations
chinoises dans le PIB pour la France et
l’Allemagne.
1e argument :
L’ouverture fonctionne dans les deux sens.
Il y a eu des destructions d’emploi sur cette période liées à l’ouverture au commerce international, notamment dans
le secteur industriel (l’un des secteurs dans lequel on était moins avantagés par rapport à d’autres pays comme ceux
d’Asie).
Parallèlement, le fait d’avoir perdu des emplois dans ces secteurs, ça nous a permis d’importer des produits à des prix
plus faibles. Les entreprises qui sont sur le territoire français, ont bénéficiés d’une production à un prix moins
important que si elle l’avait acheté en France.
positif pour le pouvoir d’achat en ce qui concerne les biens consommés par les consommateurs français.
positif pour la compétitivité de la France puisque les biens qu’on exporte sont moins cher.
2e argument :
On a d’autres facteurs qui contribuent à expliquer la désindustrialisation.
Beaucoup des entreprises industrielles sur cette période se sont mises à externaliser des tâches telles que celles dans
le services (ménage, comptabilité, …), ce qui a conduit à ce que les emplois comptabilisés dans le secteur industriels
avant sont maintenant comptabilisés dans le secteur du service (mahola chez chanel pour l’accueil) puisqu’elles font
appel à des entreprises spécialisées.
Le progrès technique dans le secteur industriel est le plus grand responsable de la destruction d’emploi industriels.
On devient de plus en plus productifs dans l’industrie donc on a besoin de moins en moins de travailleurs.
les gains de productive sont très importants.
Par rapport aux gains de productivité dans le secteur des services qui sont moins importants.
Les travailleurs se sont réalloués vers le secteur des services où le progrès technologique est moins important.
« quels ont été les effets de cette politique sur l’emploi américain ? »
Effet potentiellement bénéfique pour les secteurs protégés. Une grande partie des biens soumis aux droits de
douane sont des biens intermédiaires.
ces matières ont connues une hausse des prix lorsqu’ils ont été importés par des entreprises américaines.
Hausse du prix des consommations intermédiaires qui se répercute sur les prix des produits consommés par les
Américains mais qui sont aussi exportés dans d’autres pays du monde.
Ils sont achetés par les entreprises américaines qui ont perdu en compétitivité.
Au global, en termes d’emplois, les effets négatifs de cette politique ont dépassés ses effets positifs.
Exemple : pour les panneaux solaires, le prix quand on l’achète en chine n’est pas 10 mais 10 + une taxe en plus.
le prix de marché mondial n’est plus le prix de marché mais le prix + une taxe.
Si les producteurs de panneaux solaires américains, ça les protège des importations chinoises.
Supposons :
- que certains facteurs sont spécifiques à un pays d’origine et non plus
à un secteur.
- la main d’œuvre est mobile entre les pays.
- deux pays produisent un seul bien et le seul facteur est le travail.
- le pays domestique a une productivité marginale du travail plus faible que le pays étranger et donc un niveau de
salaire plus faible.
On part d’une situation initiale où le salaire et la productivité du pays domestique est C et la productivité P.
« Quels sont les effets sur le pays domestique quand il y a une migration? »
Sa production diminue. Le nombre de travailleurs dans le pays domestique est réduit.
Dans le pays étranger la production augmente car il y a plus de travailleurs (surface entre A, B et C).
→ convergence des salaires en Europe
UE :
Ouverture progressive aux pays de l’Est.
2004 : république tchèque, Estonie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Hongrie,
Malte, Pologne.
2007 : Bulgarie et Roumanie.
→ Résumé du chapitre
L’ouverture au commerce international n’est pas neutre sur la distribution des revenus dans une économie.
Cette ouverture engendre des gains agrégés mais ça fait des gagnants et des perdants.
Les facteurs spécifiques qui sont employés dans les secteurs qui bénéficient à l’ouverture au commerce international
sont gagnants.
Les secteurs qui sont concurrents avec des secteurs où on importe sont perdants.
Pour les facteurs mobiles (travail), l’effet est ambigu (positif et négatif) nécessite une mobilité intersecteur qui n’est
pas sans coût.
L’ouverture à la mobilité international du travail va créer une convergence des salaires et une hausse de la
production.
EXERCICE 1 : ÉNONCÉ
2 biens : 1,2
Bien 1 : K,L , Bien 2 : T,L
L1 + L2 = 10
Le tableau nous montre quelle va être la production du bien 1 si j’alloue
3) représentez sur un graphique la frontière des possibilités de production pour l’ensemble de l’économie.
Le produit marginal du travail dans les deux secteurs figure dans le tableau suivant :
4) représentez graphiquement le salaire et l’allocation d’équilibre de la main d’œuvre entre les deux secteurs.
𝑃2 2
= =2
𝑃1 1
PMT1 × 𝑃1 = 𝑃𝑀𝑇2 × 𝑃2
𝑃𝑀𝑇1 𝑃2
= =2
𝑃𝑀𝑇2 𝑃1
5) sur le graphique représentant la frontière des possibilités de production, indiquez approximativement les
quantités produites dans chacun des secteurs.
6) à l’aide du tableau précédent, déterminer les quantités produites de bien 1 et de bien 2 à l’équilibre.
𝑃𝑀𝑇1
A l’équilibre, P1 × 𝑃𝑀𝑇1 = 𝑃2 × 𝑃𝑀𝑇2 <=> 𝑃𝑀𝑇2 2
Le point d’équilibre se situe à l’endroit où la productivité marginale dans le secteur 1 est le double de celui dans le
secteur 2.
Exemple : on met 30 travailleurs dans le secteur 1 et 70 dans le secteur 2.
La productivité dans le secteur 1 est 1 et celle dans le secteur 2 est 0,5.
𝑃𝑀𝑇1
𝑃𝑀𝑇2 = 2−→ 𝑎𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑜ù 𝑜𝑛 𝑎 𝐿1 = 30 𝑒𝑡 𝐿2 = 70 𝑒𝑡 𝐿1 + 𝐿2 = 100
Donc Q1 : 48,6
Q2 : 86,7
7) supposons que le prix relatif du bien 2 par rapport au bien 1 passe de 2 à 1,[Link] sont les nouvelles quantités
produites à l’équilibre ?
Réallocation dans le secteur 1.
𝑃2
1,3
𝑃1
𝑃𝑀𝑇1
= 1,3
𝑃𝑀𝑇2
6,72
= 1,3
0,6
La quantité produite dans le secteur 1 augmente.
8) quel est l’impact sur le revenu des facteurs de production de chacun des secteurs ?
𝑃
Transfert du travail du secteur 2 vers le secteur [Link] qte du secteur 1 va augmenter ( 𝑃1 est plus important). Ils vont
2
payer leurs salariés – cher. Les gagnants sont les détenteurs du capital puisqu’ils sont dans le secteur 1.
Les travailleurs perdent en pouvoir d’achat dans le secteur 1 mais perdent dans le secteur 2.
Exercice 2 :
2 pays domestiques et étranger dotés chacun de 2 facteurs de production : le travail et la terre. Les 2 pays ne
produisent qu’un seul bien et la quantité de terre ainsi que les technologies de productions sont identiques. La
relation entre emploi et productivité marginale du travail est donnée par le tableau ci-joint :
Question 1 : initialement 11 travailleurs sont employés dans le pays domestique et 3 dans le pays étranger. Quels
sont les effets d’une ouverture à la migration des travailleurs sur l’emploi, la production, les salaires et le revenu des
propriétaires terriens de chaque pays ?
« De quoi provient essentiellement la spécialisation de ces pays (Espagne, France, Italie) dans le vin ? »
- La qualité de la terre de certaines zones.
- Le climat
- D’un savoir-faire ancien.
Pour expliquer le développement du commerce international il est important d’avoir une théorie qui rend compte
des différences de disponibilité des facteurs de production.
Objectif du modèle HOS : interaction entre les proportions dans lesquelles les facteurs sont disponibles et celles dans
lesquelles ils sont utilisés dans la production.
Cadre :
- deux pays (domestique et étranger)
- deux biens (vêtements et nourriture)
- deux facteurs ( capital et travail)
Méthode : présenter le fonctionnement d’une économie en autarcie puis les effets d’une ouverture au commerce
international.
→ Cadre
→ Application numérique
Supposons que :
- pour produire une unité de vêtement il faut associer 2 unités de travail et 2 unités de capital → aKv = aLv = 2.
- pour produire une unité de nourriture il faut associer 1 unité de travail et 3 unités de capital → aLn = 1 et aKn = 3.
- la quantité totale disponible de travail dans l’économie est de 2000 unités → Lv + Ln = 2000.
- la quantité totale disponible de capital dans l’économie est de 3000 unités → Kv+ Kn = 3000.
Observation : les quantités à associer pour produire une unité de vêtement ou de nourriture sont fixes → on ne peut
pas produire la même quantité de bien en utilisant plus de travail et moins de capital.
Le secteur de la nourriture est relativement le plus intensif.
Le capital et le travail ne sont pas substituables car on ne peut pas modifier es donnés données dans le modèle.
Saumon :
contrainte (dotation) en quantité de travail : équation 1
Quand Qv = 0 QN = 2000
Rouge :
contrainte (dotation) en quantité de capital : équation 2
Quand Qv = 0 Qn = 1000
en combinant les deux contraintes, la frontières des possibilités de production est donnée par la courbe rouge en
forme de coude.
Sur la courbe rouge on respecte les deux contraintes.
Tout ce qui dépasse engendre le non-respect de l’une des deux contraintes.
Au point 1 :
“Quelles sont les quantités produites de nourritures et vêtements ? »
Qn = 1000 et Qv = 0.”
Au point 2 :
“Quelles sont les quantités produites de nourriture et vêtements ? »
Qn = 0 et Qv = 1000.
“Quel est le niveau de travail utilisé ?”
2Qv + Qn <= 2000 2000 = 2000
Au point 3 :
“Quelles sont les quantités produites de nourriture et vêtement ?”
Point où les deux contraintes se croisent point où les valeurs de Qv et Qn sont les mêmes.
Il s’agit du point où les deux contraintes sont simultanément vérifiées :
2Qv + Qn = 2000
2Qv + 3Qn = 3000
3Qn unités de capital sont nécessaires soit : 3 x 500 = 1500 unités de capital.
Ainsi, au point 3, tous les facteurs de production sont utilisés.
→ Prix et production
Dans l’application précédente, le travail et le capital ne sont pas substituables donc l’hypothèse est peu crédible.
Droite d’iso production/isovaleur : pour des prix Pn et Pv, on peut définir un ensemble de paniers de biens
correspondant à une valeur constante de production Y telle que :
la modification de la quantité de vêtement et de capital produite nécessite un choix sur la combinaison des facteurs
utilisés pour les produire.
- Equilibre de l’économie
“Comment se déplace la droite d’isolateur quand PV/Pn augmente ? »
Il y a une infinité de possibilité de combinaison puisque c’est
substituable.
A mesure qu’on progresse sur la courbe (au milieu pas exemple) on
va devoir substituer une quantité de travail au capital équivalente à la
quantité de travail pour la nourriture pour produire de la nourriture
et inversement.
→ Choix de la combinaison des facteurs de production
W : le prix du travail
R : le prix du capital
NN :Intensité du travail dans le secteur de la nourriture
VV : intensité du travail dans le secteur des vêtements.
“Qu’est-ce que ça nous indique en termes d’intensité de l’utilisation du capital dans le secteur du travail, que la courbe
VV soit à droite de la courbe noire ?”
Il y a besoin de + d’unité de travail pour produire une unité de vêtement que d’unité de travail pour produire une
unité de nourriture.
À niveau de prix relatif du travail à niveau donné (W /r), le ratio travail/capital est plus élevé dans le secteur des
vêtements que dans le secteur de la nourriture.
notre secteur des vêtements sera intensif en travail par rapport au secteur de la nourriture.
Les deux ratios réagissent de la même manière à une hausse des prix mais on aura toujours un ratio travail/ capital
plus élevé dans le secteur des vêtements. C’est pourquoi les deux courbes sont les mêmes.
le prix des biens sont égaux aux prix des facteurs de production.
Dans le dernier exemple , la production de vêtements est relativement plus intensive en travail que la production de
nourriture.
Il existe une relation unique entre le prix relatif des facteurs W/r et le prix relatif des biens P v/Pn.
- Relation entre prix des biens et des facteurs
On a une relation unique entre le prix des biens et des facteurs de
production.
- Combinaison des facteurs et prix des biens selon le prix des facteurs
Droite : ratio travail / capital
Quand le prix relatif des biens passe du point 1 au point 2, dans les deux
secteurs, le ratio travail/capital diminue. La quantité de travail utilisé sera
moins importante.
« Que se passe-t-il sur l’équilibre de production si la dotation en travail dans l’économie augmente ? »
A prix constant et salaire constant, les combinaisons productives ne vont pas bouger. L’économie s’ajuste en quantité de
bien produit. La production s’ajuste dans le secteur où l’intensité est la plus importante.
Une abondance d’un facteur conduit le pays à avoir une production plus abondante dans le secteur dans lequel ce
facteur est relativement le plus intensément utilisé.
« comment évoluent les possibilités de production quand la quantité de L augmente ? sur l’équilibre ? »
En rouge : la courbe est biaisée vers la droite du côté de la production des vêtements la frontière des possibilités de
production augmente mais pas de manière symétrique entre la production de nourriture et de vêtements.
II- HOS : ouverture au commerce international
→ ouverture au commerce : cadre
On considère que l’économie s’ouvre. On suppose que le pays domestique est abondant en travail tandis que le pays
étranger est abondant en capital.
Les deux pays sont identiques.
Les consommateurs (la demande) réagissent de manière similaire aux prix relatifs.
Les entreprises (l’offre) ont les mêmes technologies de production.
Conséquences :
- le pays domestique est relativement abondant en travail, il aura
une production plus abondante en vêtements.
- le pays étranger est relativement abondant en capital, il aura une
production plus abondante en nourriture.
Le pays domestique va se spécialiser dans le secteur des vêtements
puisque c’est celui qui utilise le plus de main
d’œuvre et inversement pour le pays étranger.
au moment de l’ouverture, l’offre relative du pays domestique
de vêtement sera plus importante que celle du pays étranger.
Graphiquement :
𝑃
- pour tout niveau de prix relatif 𝑃𝑉 , l’offre relative du pays domestique (OR) sera plus importante que l’offre relative
𝑁
du pays étranger (OR*).
- OR est située à droite de OR*.
Le pays domestique étant plus abondant en facteur travail, il se spécialise dans les vêtements et inversement pour le
pays étranger.
« quel sera l’effet de l’ouverture sur la production du pays domestique et du pays étranger ? »
Le pays domestique est au point 1 en situation d’autarcie.
Les producteurs du pays domestique ont intérêt à produire plus de vêtements puisque le prix mondial est supérieur à
ce qui se fait au niveau domestique. Pour les pays domestiques le prix relatif de la nourriture par rapport aux
vêtement est plus élevé dans leur pays qu’à l’étranger donc ils ont intérêt à produire plus de nourriture. Chacun va se
spécialiser donc le prix va converger vers une situation d’équilibre où l’offre mondiale coïncidera.
Modification des prix relatifs : l’ouverture engendre une convergence des prix relatifs qui bouleverse les revenus
relatifs du travail et du capital.
« comment les revenus de ces deux facteurs de production vont être affectés ? »
𝑃
- dans le pays domestique : la hausse de 𝑃𝑉 entraîne une hausse du revenu réel des travailleurs → les détenteurs du
𝑁
capital sont perdants et les travailleurs sont gagnants. Le pays domestique va produire plus de vêtements. Le prix
𝑃
relatif des facteurs de production est lié à 𝑃𝑉 .
𝑁
𝑃
- dans le pays étranger : la hausse de 𝑃𝑉 entraîne une hausse du revenu réel des détenteurs du capital → les
𝑁
travailleurs sont perdants, les gagnants sont les détenteurs de capitaux.
cette spécialisation dans un secteur n’est pas neutre sur les revenus des facteurs de production.
« Ces inégalités prédites par le modèle HOS sont-elles vérifiées empiriquement ? »
→ le cas des échanges pays développés et en développement
Cas :
- les pays en développement sont abondants en main d’œuvre peu qualifiée. Ils exportent des biens manufacturés
intensifs en travail peu qualifié.
- les pays développés sont abondants en main d’œuvre qualifiée et capital. Ils exportent des biens intensifs en travail
qualifié et capital.
D’après HOS : on devrait observer un creusement des inégalités entre travailleurs peu qualifiés et travailleurs
qualifiés dans les pays développés.
Mesures empiriques :
- en partie vérifiée : aux USA les travailleurs du 9e décile gagnait 3,2 fois plus que ceux du 10e décile en 1970 contre
6,3 plus en 2019.
- peu de preuves robustes sur les mécanismes. Pas d’augmentation significative des prix relatifs des biens intensifs en
travail qualifié.
- peu de preuves robustes de réduction des inégalités dans les pays en développement.
Conclusion : il faut relâcher un certain nombre d’hypothèses pour prédire correctement la structure des échanges
commerciaux.
Wassily Leontief :
Prix Nobel d’économie en 1973.
Publie un article en 1953 qui étudie la structure du commerce américain.
Montre que les exportations américaines sont moins intensives en capital que les importations.
« est-ce logique ? ». les Usa sont relativement plus intensifs en matière de production que le travail.
Les USA sont le pays le plus dynamique en termes d’innovations (concentration d’ingénieurs, …).
Paradoxe de Leontief : les USA sont abondants en capital. Remise en cause de la prédiction centrale du modèle HOS.
« qu’est ce qui peut expliquer ce paradoxe ? »
S’explique par le fait qu’il y ai un autre facteur de production plus important.
- les USA ont un avantage relatif très important dans les biens novateurs.
Ces biens sont plus intensifs en travail qualifié que les biens de masse aux technologies plus matures et intensives en
capital.
On oublie de faire la comparaison avec les autres facteurs. Tout est question d’intensité relative.
Même si je suis bien noté en capital, ça peut ne pas être le facteur dans lequel je vais me spécialiser si je suis
relativement plus intensif sur un autre facteur.
→ résumé du chapitre
- le modèle HOS permet de comprendre le rôle des dotations relatives en facteurs dans la structure du commerce
international.
- une augmentation du prix relatif d’un bien intensif en un facteur se traduit par une hausse de la rémunération
relative de ce facteur.
-une augmentation de l’offre d’un facteur accroît les possibilités de production de manière biaisée en faveur du bien
intensif en ce facteur.
- au niveau empirique, les prédiction du modèle HOS sont partiellement vérifiées.
- il faut tenir compte d’autres paramètres pour que la dotation en facteurs de production prédise correctement la
structure et le volume des échanges.
IV- exercices
Le pays A est plus abondant en travail et en capital que le pays B.
On pense que du coup il n’a pas besoin d’échanger avec le pays B. or, si on raisonne comme ça, on loupe le principe
de la théorie, c’est une question relative.
On s’aperçoit que la dotation relative du pays A en capital est plus faible que la dotation relative du pays B en capital.
le raisonnement est faux. Le pays A, a intérêt à importer des automobiles du pays B qui a une dotation relative en
capital plus importante.
Exercice 1 – questions
À ce point-là :
L1 = 50
L2 = 50
Et donc
Q1 = 66
Q2 = 75,8
redistribution après l’évolution des prix relatifs. Les travailleurs se tournent vers le secteur 1 donc la quantité
augmente dans ce même secteur.
“Quel va être l’impact sur le revenu des facteurs de production dans chacun des secteurs ?”
Ils vont payer leurs salariés moins cher. Comme ils produisent +, …
INTRODUCTION
L’approche par le bien-être n’est pas l’unique approche et n’est pas toujours suffisante pour appréhender les effets du
commerce international.
Une politique commerciale fait souvent des perdants puisque les gains ne compensent pas les pertes.
politique nuisible sur le bien-être.
Ce qui explique le tournant : même si les gains au libre-échange continuait d’être vérifiés pour tout le monde, il y a eu
une sensation de décrochage. Des pays comme la chine ont malgré tout continué d’évoluer de manière exponentielle.
En participant au système de libre-échange, on participe au développement de plusieurs pays. Comme les stades de
développements diffèrent selon les pays, si on prend l’exemple des USA et de la Chine, les USA contribuent au
développement de la Chine ce qui peut finir par les désavantager.
L’ouverture au commerce international n’est pas neutre sur la distribution des revenus dans la société.
génère un creusement dans certains pays de fortes inégalités.
Les responsables politiques défendent l’idée que ce n’est pas responsable d’avoir tant d’inégalités.
La crise environnementale génère aussi des questionnement sur les modes de consommation. On cherche à savoir si le
prix des biens communique une information fiable quant au coût qu’on fait peser sur l’environnement de ma
consommation (ce qui est loin d’être le cas).
Quant à la crise sanitaire, des économies se sont spécialisés dans la production de certains biens mais en période de
crise, des économies sont démunies ce qui renforce l’idée que le protectionnisme est la solution au problème.
Le libre échange :
- permet de maximiser la production et la consommation
- la production est réalisée dans le pays relativement où l’efficient et/ou
mieux doté.
- cela permet, à prix donnés de produire d’avantage.
- cela permet également d’augmenter les possibilités de consommation.
Les effets sont limités puisqu’on s’attend à des gains limités. L’UE par exemple a beaucoup réduit ses barrières
commerciales. L’effet serait plus fort dans les pays en développement.
le commerce international profite plus aux pays qui ne sont pas a un stade de développement très avancé.
Exemple ;
Le R.U qui utilisait beaucoup de colorants donc il y a eu une interdiction de la part de l’UE de l’utilisation de certains
colorants.
Mayer, Vicard, Zignago (2019), montrent par des études empiriques que l’acte unique européen a augmenté de 109% le
commerce intra-zone de bien et de 58% de services.
Principe de l’argument des termes de l’échange : la mise en œuvre d’un droit de douane permet de réduire le prix des
importations et donc d’améliorer les termes de l’échange du pays qui les met en place s’il est assez grand.
Question 1 ; quelle est la condition pour que cet argument soit vérifié ?
- le pays qui met en place le droit de douane soit important et grand économiquement. Le pays doit avoir un poids
important.
Question 2 ; si cette condition est vérifiée, le droit douane peut-il être fixé aléatoirement ?
Non, Il existe un droit de douane optimal. Il y a deux distorsions et on a une variation de surplus positive liée à nos
recettes fiscales. Comme les effets positifs et négatifs du droit de douane s’opposent, il va y avoir un niveau optimal de
droit de douane à trouver, comme si le bien-être était représenté par une fonction concave et qu’on cherche le droit de
douane. Le point auquel le niveau de droit de douane maximise le bien-être national. Il y a un point où les deux effets
s’égalisent.
Question 3 : quel raisonnement doit-être mobilisé pour déterminer le niveau optimal du droit de douane ?
Raisonnement en termes de coûts et de bénéfices.
Si on demande à la SNCF ou à EDF de tarifier au coût marginal, les prix sont faibles et donc elles vont faire des pertes.
On va converger vers un équilibre sous optimal.
L’Etat va devoir intervenir pour corriger cette défaillance et permettre au monopole naturel de ne pas faire de pertes.
Principe de l’argument : la protection d’un secteur permet de créer des externalités positives.
Le marché ne rend pas compte des effets externes.
Pour corriger une externalité on peut utiliser la taxe Pigouvienne qui consiste à faire payer à la personne à l’origine de
l’externalité une taxe à hauteur du dommage qu’il cause.
C’est pour inciter le producteur à adopter le bon comportement.
Exemple : l’augmentation de la production dans un secteur génère des retombées qui augmenteront à termes, la
productivité de l’ensemble des secteurs.
« décrire les mécanismes à l’œuvre sur les deux graphiques et donnez la condition
pour qu’un droit de douane soit souhaitable »
Plus on augmente la production, plus on a une externalité positive mais moins elle
est importante.
On compare les aires a et b qui correspondent à des pertes (a = production, b =
consommation). Elles représentent les distorsions. c’est une perte d’efficience,
variation de surplus positive.
Cette perte est compensée si le prix mondial diminue.
Si c’est un petit pays et que le prix mondial ne bouge pas, le seul truc qui reste c’est -
a et -b donc on fait des pertes.
La condition pour que l’argument de la défaillance de marché tienne, c’est que l’air
de la zone c soit plus grande que l’aire des zones a et b. dans ce cas, la mise en place
d’un droit de douane est souhaitable puisque ce ça augmente le bien-être.
« l’argument des défaillances de marché (dont on ne tient pas compte) vous paraît-il robuste ? »
La condition pour que l’argument protectionniste soit valable, il faut que les gains à le faire (zone c) soient plus grands
que les pertes (a+b).
Point de discussion 1 : la correction des défaillances peut se faire via d’autres instruments plus directs. Il existe d’autres
moyens d’augmenter la production dans un secteur que la politique commerciale. Il est possible que les autres moyens,
ne créent pas les distorsions de consommation et de production induites par le droit de douane. Tels que les taux de
taxes moins élevés.
Point de discussion 2 : il est difficile d’estimer correctement une défaillance et les effets de sa correction.
Par exemple, pour une externalité, il fait tomber d’accord sur le montant de l’externalité et les acteurs qui en sont à
l’origine.
La correction d’une défaillance peut créer des effets collatéraux indésirables et difficiles à anticiper.
III- QUE MAXIMISE LE DÉCIDEUR ?
Possibilités :
- le bien-être social : le décideur public est bienveillant et maximise la somme des utilités.
- ses préférences politiques : le décideur public conduit une politique en phase avec ses préférences politiques.
- les intérêts de certains groupes : le décideur public est influencé / poussé par des groupes d’intérêts organisés.
- ses chances d’élection / réélection : le décideur choisit la politique qui lui permet d’emporter 50 + 1 électeurs.
- une combinaison de ces différents objectifs : le décideur public choisit la politique en considérant différents objectifs.
Bilan : aucune théorie parfaitement vérifiée mais on observe empiriquement des éléments de réponse.
Baldwin & Magee (1998) : étudient les votes des parlementaires du congrès américain pour la mise en place de
l’ALENA et la ratification du GATT.
Objectif : estimer l’effet de la contribution financière des groupes de pression aux campagnes des parlementaires sur
leurs décisions de vote.
Résultats :
- dans le cas de l’ALENA : les syndicats ont poussé 62/435 parlementaires à voter contre alors qu’ils auraient voté pour
sans financement.
- vote sur l’ALENA : les groupes « pro business » ont poussé 34 parlementaires à voter pour le projet alors qu’ils
auraient voté contre sans financement.
- résultat comparables pour la ratification du GATT.
Les décideurs politiques sont influencés, ils n’ont pas pour objectif unique de maximiser le bien-être social. Les deux
effets s’atténuent puisque certaines votent contre et d’autre pour.
Textile :
Accords multifibres ont longtemps protégé le secteur par des quotas avant leur abandon en 2005.
Les coûts liés à cette politique, notamment pour les consommateurs, ont drastiquement diminués depuis la fin de ces
accords.
• 1913-1950 : les droits de douane augmentent pour la plupart des pays (or USA). Les politiques ne sont pas
favorables au bien-être social. Cherchent à maximiser autres chose.
• +1950 : pour tous les pays, les droits de douane ont fortement baissé. Mouvement inverse, les décideurs
publiques se mettent à converger vers une maximisation du bien-être social. Cela s’explique par un
développement de l’UE, d’autres institutions et accord qui cherchaient à mettre en place de la négociation ??
pour coordonner les acteurs. C’est vecteur de mise en place optimale des politiques commerciales.
• 2016 : pour les pays de l’UE le droit de douane est à 5,2% cela s’explique par une politique commune.
Avantage 1 : les négociations multiplient dans chaque pays les soutient à l’échange.
quand on entre dans une phase de négociation, on multiplie les soutiens à l’échange dans chaque pays. Met en balance
les gains en face des pertes potentielles dans l’économie.
- la décision de baisser les protections domestique est liée à une baisse des protections étrangères.
- les secteurs exportateurs ont intérêt à se mobiliser.
- la négociation commerciale met en balance des gains en face des pertes des secteurs importateurs.
Avantage 2 : La négociation commerciale réduit le risque de guerre commerciale puisque ça crée de la coordination.
Les institutions ont pour objectif principal de réunir les pays et d’instaurer de la communication entre elles. L’absence
de coordination peut conduire à une situation sous-optimale.
V – EXERCICES
Met en avant le droit du pays d’agir dans ses propres intérêts mais néglige certains aspects des relations commerciales
internationales. Bien que chaque pays ait le droit de poursuivre ses intérêts économiques, il est également importante de
reconnaître l’importance des règles et des normes du commerce international pour assurer un environnement
commercial juste et équitable pour tous les acteurs. Les plaintes ou les critiques à l’égard des politiques commerciales
d’un pays peuvent découler de préoccupations légitimes concernant le respect de ces règles.
1) petit pays :
QO = 50+5PP
o 𝑄
P = 5 -10
Qd = 400 – 10Pd
𝑄𝑑
Pd = 40 – 10
Si P = 10, alors QO = 50+5*10 = 100
Qd = 400 – 10*10 = 300
Qimp = 200
Interprétation :
Si la quantité domestique produite augmente : le prix du produit va augmenter.
Ce qui va engendrer une baisse de la consommation. Le surplus du consommateur baisse.
Concernant les externalités, elles vont contrebalancer la baisse de la consommation en augmentant.
Il faut donc tenir compte des externalités positives puisqu’elles impactent le surplus total. (=100*10).
Plus on produit domestiquement, plus on crée des externalités positives et donc plus le surplus total augmente.
Qimp==Qd-Qo
Qimp = 250 – 125 = 125
RF = 5 * 125 = 625
Externalités :
E = 125 * 10
E = 1250
Dans un secteur à peu de concurrents, avoir une subvention de l’Etat peut permettre d’évincer la concurrence étrangère
et capter une rente plus importe.
On ne peut pas estimer les effets d’un brevet par sa valeur monétaire.
Les décideurs politiques rencontrent des difficultés pour savoir quels
secteurs sont à l’origine des externalités positives. Les entreprises ont donc
intérêt à vendre leurs mérites pour bénéficier de la protection (droit de
douane) pour augmenter leurs prix.
crée de l’asymétrie d’information. Les entreprises ont une information
privée sur leurs coûts, l’Etat observe une partie de ce que l’entreprise est capable de produire mais il lui manque une
partie de l’information.
Dans le cas d’une politique commerciale, si l’Etat peut intervenir pour aider une firme à avoir un avantage stratégique,
cela peut conduire à un évincement total de concurrents permettant à l’entreprise aidée de capter une rente importante.
« Supposons que l’UE subventionne Airbus d’un montant de 25, quelle est la meilleure stratégie d’Airbus si Boeing
produit ? Si Boeing ne produit pas ? Quel est l’équilibre de Nash dans ce jeu ? »
L’équilibre de Nash est en bas à gauche.
La subvention a créé une incitation pour airbus a créé coute que coute, à l’équilibre Boeing refuse de produire.
argument en faveur du protectionnisme. Dans certains configurations, l’intervention de l’Etat permet de
prendre un avantage stratégique sur les concurrents.
Réactions :
Le gouvernement Bangladais a augmenté le salaire minimum et les normes sur les conditions de travail.
Réaction internationale → accord de 100 groupes internationaux sur la sécurité des usines au Bangladesh.
Limites posés par des difficultés juridiques → établir la responsabilité quand sous-traitance en chaîne.
Nécessite de trouver un équilibre entre règles internationales contraignantes (dissuasives) et consensuelles (donc peu
dissuasives).
Constats :
- (presque) toute activité de consommation et de production est polluante.
- une partie de la pollution constitue une externalité négative pour toute la planète. Beaucoup des secteurs les plus
polluants sont pour beaucoup concentrés dans les pays en développement qui ont des normes environnementales plus
faibles que les pays développés. Cela s’explique par les faibles salaires également.
→ croissance et pollution