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Comprendre l'affranchissement en Christ

Le document traite de l'affranchissement en Christ, soulignant l'importance de comprendre cette notion pour marcher dans la présence de Dieu. Il met en évidence la distinction entre ceux qui sont affranchis sans en avoir conscience et ceux qui ne le sont pas, tout en insistant sur la nécessité de se baser uniquement sur la parole de Dieu pour saisir cette vérité. Enfin, il rappelle que la véritable obéissance et le service de Dieu découlent de notre position en tant que peuple acquis par le sang de Jésus.

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Comprendre l'affranchissement en Christ

Le document traite de l'affranchissement en Christ, soulignant l'importance de comprendre cette notion pour marcher dans la présence de Dieu. Il met en évidence la distinction entre ceux qui sont affranchis sans en avoir conscience et ceux qui ne le sont pas, tout en insistant sur la nécessité de se baser uniquement sur la parole de Dieu pour saisir cette vérité. Enfin, il rappelle que la véritable obéissance et le service de Dieu découlent de notre position en tant que peuple acquis par le sang de Jésus.

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L’AFFRANCHISSEMENT

EN CHRIST

«Car la loi de l’Esprit de vie


dans le Christ Jésus,
m’a affranchi de la loi du péché
et de la mort».
(Rom. 8, 2)

Qu’est-ce que le vrai affranchissement en Christ


et comment y parvenons-nous? Nul chrétien ne
devrait aborder ces questions à la légère, car leur
juste compréhension lui est de la plus grande
importance. Notre justification en Christ assure
pour toujours notre position dans la présence de
Dieu; notre affranchissement en Christ nous fait
marcher dans cette présence. Notre assurance
devant Dieu se fonde sur la mort de Christ à la
croix, et notre marche devant Lui se fonde sur la
vie du Christ ressuscité, Christ pour nous et Christ
en nous.
Il y a beaucoup de croyants qui ne sont pas
réellement affranchis, et il y en a beaucoup qui le
sont sans connaître le vrai affranchissement. La
réalité de l’affranchissement manque à ceux-là, et
6
la connaissance de l’affranchissement à ceux-ci.
La différence entre eux est très grande, quoique les
résultats et les expériences soient souvent les
mêmes. La vérité affaiblie et mélangée, que lisent
et entendent les premiers, les retient pendant des
années dans l’esclavage et dans la crainte; la même
cause empêche les autres de marcher dans la liber-
té. Dans tous les cas, la puissance de la vérité et
son efficace bénie sont perdues à cet égard. Le
cœur est inquiet et accablé, la marche est affai-
blie et entravée, le nom de Dieu n’est pas glorifié;
ainsi les sérieuses exhortations de la Parole à mar-
cher d’une manière digne de Dieu sont sans effet
et le témoignage devant le monde est altéré et obs-
curci.
Tout cela sera de la plus grande importance
pour le croyant dont le cœur est simple et droit,
et il ne pourra pas se tranquilliser par la triste
découverte que ces expériences sont si générales
parmi les chrétiens d’aujourd’hui. Il craint et il
aime le Seigneur, et il ne désire rien plus ardem-
ment que la gloire de son nom. Il cherche, en
vérité, à être un serviteur soumis de Celui qui l’a
racheté par son propre sang et un enfant obéis-
sant de Celui qui l’a fait renaître selon sa grande
miséricorde. Il aime les traces bénies du Seigneur,
et il regarde comme son grand privilège de le
suivre et de porter son opprobre. Mais aussi long-
temps qu’il n’est pas véritablement affranchi, ou
qu’il ne connaît pas le vrai affranchissement, il ren-
contre des difficultés insurmontables; la chair et
le péché qui y demeure élèvent constamment des
obstacles sur son chemin. Quelle joie ne sera-ce
7
donc pas pour lui de connaître véritablement que
Dieu a parfaitement aplani le chemin en Christ,
et qu’il en a ôté tous les obstacles.
Pour ce qui regarde la doctrine de l’affranchis-
sement, comme toute autre vérité divine, il est
très important de reconnaître qu’on ne peut la
comprendre par l’entendement naturel (1 Cor. 1,
25). Aussi longtemps que le chrétien apportera
la sagesse humaine et l’intelligence naturelle dans
l’étude de la parole de Dieu, il en affaiblira la
vérité pour lui-même et y mettra de la confusion.
Quand Dieu a parlé, nous n’avons plus rien à
dire, plus rien à ajouter, ni à considérer, mais
tout simplement à croire, à croire fermement et sans
réserve. Si nous méditons sa Parole, nous ne
devons pas nous en approcher avec une opinion
préconçue, ni avec ce que nous savons ou ce que
nous avons entendu ou lu, si ce n’est pour éprou-
ver, au moyen de la Parole, et nos opinions et
celles des autres hommes, pour voir et juger si tout
cela est bien selon la vérité. Cette précaution,
cette sagesse divine est spécialement nécessaire de
nos jours, où tant de doctrines erronées sont en
vogue, où des chrétiens même enseignent et écri-
vent, sur les choses de Dieu, tant de principes
plus ou moins mélangés d’erreur, parce que si
souvent ils élèvent leur connaissance, qui devrait
être toujours soumise à la parole de Dieu, au-
dessus de cette Parole. Oh! l’on n’en peut calcu-
ler les tristes conséquences pour tant d’âmes qui,
tout en déclarant que la parole de Dieu est la
seule règle de notre vie et de notre marche, se
laissent pourtant guider par les discours et par les
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livres des hommes, plutôt que par la simple véri-
té des Ecritures, et qui aussi savent bien mieux
et plus aisément parler de ceux-là que de celle-
ci. Si la pensée que c’est la parole de Dieu nous
remplissait de vénération, chaque fois que nous
la méditons, une sainte crainte nous empêche-
rait toujours d’y mêler nos propres opinions, et
plus encore de les faire prévaloir sur elle; car en
agissant ainsi nous ne faisons qu’affaiblir la véri-
té pour nous-mêmes, et souvent même que la
rendre inefficace sur nos cœurs. La parole de
Dieu seule est la source d’où nous pouvons tirer
la pure vérité, et l’onction du Saint Esprit y gui-
dera certainement celui qui est simple et droit et
lui en ouvrira la vraie intelligence au moyen de
la foi. Examinons donc toutes nos opinions rela-
tivement au sujet qui nous occupe, à la lumière
du Saint Esprit, et d’après la parole de Dieu.
Soyons prêts à rejeter résolument tout ce qui n’est
pas d’accord avec cette sainte Parole, quelque
ancien et généralement admis que cela puisse
être; et recherchons, recevons et retenons fer-
mement l’enseignement de Dieu sur ce sujet, ainsi
que sur tout autre, avec un cœur simple et rem-
pli de l’assurance de la foi.

* * *
Considérons d’abord le chapitre 7 des Romains.
Il arrive souvent que de vrais chrétiens en appli-
quent la dernière partie à eux-mêmes, à leur
propre préjudice, uniquement parce qu’ils le
lisent superficiellement et adoptent trop légère-
9
ment le commentaire des autres là-dessus. Il est
assez ordinaire de les voir dire que c’est leur
propre état qui est dépeint dans des passages tels
que ceux-ci, versets 14 et 19: «Moi… je suis char-
nel, vendu au péché; …le bien que je veux, je ne
le pratique pas; mais le mal que je ne veux pas,
je le fais». Ils en font une telle application, parce
qu’ils croient que l’apôtre parle ici de son propre
état intérieur. On hésiterait, certes, à admettre
cette pensée, si l’on se donnait la peine de rap-
procher de ces paroles les nombreux passages
qui rendent témoignage à la marche de Paul.
Nous lisons, par exemple, dans 1 Thessaloniciens
2, 10: «Vous êtes témoins, et Dieu aussi, com-
bien nous nous sommes conduits saintement, et
justement, et irréprochablement envers vous qui
croyez». Il pouvait dire hardiment aux Corinthiens
(1 Cor. 11, 1): «Soyez mes imitateurs, comme
moi aussi je le suis de Christ». Il disait encore à
Timothée (2 Tim. 3, 10): «Mais toi, tu as plei-
nement compris ma doctrine, ma conduite, mon
but constant, ma foi, mon support, mon amour,
ma patience», etc.
Comment concilier tous ces passages avec ces
mots: «Le bien que je veux, je ne le pratique pas»,
etc. Je pense que personne n’aura la témérité de
soutenir que, dans les passages cités ci-dessus,
et tant d’autres analogues, l’apôtre ne parle que
de sa bonne volonté, et que, quant aux actes, il
faisait tout le contraire. Et quand il exhortait si
souvent les chrétiens à marcher d’une manière
digne de Dieu ou de l’Evangile du Christ, il n’en-
tendait assurément pas par-là se borner à réveiller
10
en eux de bonnes résolutions et le désir de mar-
cher dignement. Comment aurait-il pu adresser
de telles exhortations à autrui, s’il devait recon-
naître que, quant à lui-même, il ne pratiquait pas
le bien qu’il voulait faire, et faisait le mal qu’il ne
voulait pas; ou, en d’autres termes, s’il eût été
encore lui-même assujetti à la loi du péché sans
pouvoir accomplir le bien?
Le Seigneur Jésus dit à ses disciples: «Celui
qui a mes commandements et qui les garde, c’est
celui-là qui m’aime» (Jean 14, 21). Il ne s’agit
certainement pas ici d’une bonne disposition à
garder ses commandements, mais de leur réelle
observation. Ailleurs il dit (Jean 15, 14): «Vous
êtes mes amis, si vous faites – non pas si vous vou-
lez ou désirez faire – tout ce que moi je vous
commande». Voici un témoignage de l’apôtre Jean
(1 Jean 2, 3-5): «Et par ceci nous savons que nous
le connaissons, savoir si nous gardons ses com-
mandements. Celui qui dit: Je le connais, et qui
ne garde pas ses commandements, est menteur,
et la vérité n’est pas en lui. Mais quiconque garde
sa parole, – en lui l’amour de Dieu est véritable-
ment consommé». Dans un autre endroit (1 Jean
5, 3), le même apôtre dit: «Car c’est ici l’amour
de Dieu, que nous gardions ses commandements,
et ses commandements ne sont pas pénibles».
Ces paroles sérieuses nous montrent bien claire-
ment qu’il est question d’un réel accomplisse-
ment de ses commandements et de sa Parole, et
non pas seulement de la volonté de les accomplir.
Nous lisons encore en Hébreux 9, 14: «Com-
bien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éter-
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nel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, puri-
fiera-t-il votre conscience des œuvres mortes,
pour que vous serviez le Dieu vivant». Et dans Tite
2, 14: «Notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ,
qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il
nous rachetât de toute iniquité et qu’il purifiât pour
lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes
œuvres». Quelque précieux et bénis que puissent
être de tels passages des Ecritures, il arrive sou-
vent qu’on n’y fait guère attention et qu’on ne
les apprécie pas assez. La vraie et triste raison en
est que nous nous cherchons nous-mêmes, et non
pas la gloire de Dieu. Pour beaucoup de chré-
tiens, c’est l’assurance du salut qui est la pre-
mière et la dernière, si ce n’est l’unique affaire.
Ils n’ont pas à cœur l’intention du Seigneur qui
a été de s’acquérir un peuple saint pour le servir
de franche volonté, et encore moins le bon plai-
sir du Père, d’avoir des enfants qui l’honorent
par une humble obéissance. Les pensées que l’œu-
vre de Christ leur inspire ne dépassent pas leur
propre rédemption. Mais les intentions de Dieu
et les pensées de Dieu vont plus loin. Certainement,
dans sa miséricorde, il pensa tout d’abord à notre
rédemption; il avait en vue notre bonheur, en
livrant pour nous son Fils unique et bien-aimé;
mais notre bonheur est lié à son bonheur; dans
notre délivrance et notre acceptation, son amour
et sa joie trouvent leur satisfaction.
Pierre s’adresse ainsi aux croyants (1 Pierre
2, 9): «Mais vous, vous êtes une race élue, une
sacrificature royale, une nation sainte, un peuple
acquis, pour que vous annonciez les vertus de
12
celui qui vous a appelés des ténèbres à sa mer-
veilleuse lumière». L’intention de Dieu était de
posséder un tel peuple. Mais il ne pouvait pas le
trouver sur la terre, tant qu’il ne l’avait pas pré-
paré lui-même en Jésus Christ. Il avait, il est
vrai, auparavant choisi Israël pour son peuple,
mais sous la condition qu’il lui obéirait et qu’il
marcherait dans ses voies. Israël promit de le
faire, parce que, dans son aveuglement, il ne
connaissait ni sa propre faiblesse, ni la sainteté
de Dieu; aussi sa désobéissance et sa déchéance
ne se manifestèrent que trop tôt. Dieu donna,
sans doute, à ce peuple bien des preuves visibles
de sa faveur; il le conduisit avec patience et avec
amour dans ses merveilleuses voies; il le combla
de toutes sortes de bénédictions, mais malgré
tout cela, Israël se montra toujours un peuple
de col roide, incirconcis de cœur et d’oreilles.
Ce peuple ne répondit donc pas aux intentions
de Dieu, et ne satisfit pas son amour et sa joie,
parce que c’était un peuple qui aimait toujours
la voie de l’égarement, qui n’obéissait pas à la
voix de son Dieu, et ne marchait pas dans ses
sentiers. Aussi Jéhovah fut-il obligé de dire: «Vous
n’êtes pas mon peuple 1.
Il voulait avoir un peuple saint, un peuple qui
le servît en vérité et qui fût «zélé pour les bonnes
œuvres»; mais Israël servait le péché, il était zélé
pour les mauvaises œuvres. Leur marche entière
1 Il est évident que je ne parle pas ici des individus fidèles en
Israël, qui attendaient avec foi le Messie promis et la rédemp-
tion par lui et qui, ainsi, étaient comme les prémices du vrai
peuple.
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sous la loi n’était qu’un fruit pour la mort; «ils
étaient charnels, vendus au péché».
Maintenant Dieu s’est choisi un peuple, dont
l’acceptation et la sûreté ne sont pas fondées sur
sa propre obéissance, mais uniquement sur le
sang de Jésus. D’après l’alliance du Sinaï, ceux-
là devenaient son peuple, en le servant; mais
ceux-ci le servent, parce qu’ils sont son peuple,
«créé en Jésus Christ pour les bonnes œuvres».
Mais si ce peuple devait encore faire cette confes-
sion: «Je suis charnel, vendu au péché», ou: «Je
ne fais pas le bien que je voudrais faire, mais je
fais le mal que je ne voudrais pas faire», en quoi
consisterait la différence, pour ce qui regarde la
marche ici-bas, entre l’un et l’autre peuple? 1 Serait-
ce en ce que ceux-là ne savaient pas qu’ils ne
pouvaient servir Dieu, et que ceux-ci le savent?
Ce serait là une bien pauvre différence! Combien
peu alors serait atteint le but de Dieu, d’avoir un
peuple qui le servît en vérité et qui fût zélé pour
les bonnes œuvres! Le sang de Jésus n’aurait-il pas
aussi manqué son but sous ce rapport? Son pou-
voir et son efficace ne seraient-ils pas ainsi mis
en question? Et enfin le témoignage rendu par le
Saint Esprit au sujet de ce sang, qui purifie nos

1 Il faut bien remarquer ici que le peuple d’Israël n’est reje-


té que pour ce qui regarde sa position sous la loi, sur le fonde-
ment de sa propre obéissance, et non pas comme peuple de
Dieu sur le fondement des promesses données aux pères, car les
«dons et l’appel de Dieu sont sans repentir». Il recevra de nou-
veau et bénira ce peuple, qu’il a mis de côté pour un temps, sur
le fondement du sang de Jésus, le Médiateur de la nouvelle
alliance; sur le fondement d’une grâce sans limites.
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consciences des œuvres mortes et qui nous rend
capables de servir le Dieu vivant, ne serait-il pas
démenti?
Ne nous laissons donc pas arrêter par nos
propres opinions, et ne mettons pas nos expé-
riences, ni celles des autres chrétiens, à la place
de la parole de Dieu. Autrement, comme nous
l’avons vu, nous rendrions vaine l’intention de
Dieu, nous affaiblirions l’efficace du sang de
Christ, nous déshonorerions le témoignage du
Saint Esprit et nous nous dépouillerions du pri-
vilège béni de servir Dieu et de glorifier son nom.
Ne nous laissons pourtant pas non plus aller à nous
imaginer que ce service et cette glorification sont
accomplis par le désir de vouloir faire le bien. Il
n’est rien de plus contradictoire qu’une pareille
affirmation, rien qui déshonore davantage la paro-
le de Dieu et qui en détruise autant l’efficace sur
le cœur des croyants.
Si l’on examinait de plus près cette maxime
devenue si générale: «Je voudrais ou j’aimerais
pouvoir servir Dieu», on trouverait, hélas! que
chez plusieurs ce n’est là qu’une phrase, au moyen
de laquelle ils cherchent à tranquilliser leur
conscience et à éluder les exhortations du Saint
Esprit. On pourrait à peine croire qu’il y a beau-
coup de chrétiens qui regardent comme un manque
d’expérience et de connaissance de soi-même, de
parler d’une marche digne de l’Evangile, d’un
cœur droit et sincère et de l’observation des com-
mandements de Dieu et de Christ. Ils ne voient
là qu’un retour aux œuvres de loi, une prétention
de la chair, dont ils ont si souvent éprouvé l’in-

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