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Technologie de production du voandzou

Le document présente les techniques de production du voandzou, une légumineuse cultivée principalement en Afrique pour ses graines nutritives. Il aborde les exigences culturelles, la conduite de la culture, y compris la multiplication, le semis, l'entretien et le contrôle des maladies. Malgré sa résistance à la sécheresse et aux ravageurs, la culture du voandzou fait face à des défis tels que la concurrence avec d'autres cultures et la diminution des superficies cultivées.

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Technologie de production du voandzou

Le document présente les techniques de production du voandzou, une légumineuse cultivée principalement en Afrique pour ses graines nutritives. Il aborde les exigences culturelles, la conduite de la culture, y compris la multiplication, le semis, l'entretien et le contrôle des maladies. Malgré sa résistance à la sécheresse et aux ravageurs, la culture du voandzou fait face à des défis tels que la concurrence avec d'autres cultures et la diminution des superficies cultivées.

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INSTITUT DE FORMATION EN AGRICULTURE ET TECHNOLOGIES INNOVANTES

ARRETE MINISTERIEL Nº 086 / MINEFOP / SG / DFOP / SDGSF / SACD

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TECHNOLOGIE DE PRODUCTION DU VOANDZOU ............................................................. 3

GENERALITES .......................................................................................................................................... 3

I. EXIGENCES CULTURALES (CROISSANCE ET DÉVELOPPEMENT) .................................. 5

1. TEMPERATURE ET CROISSANCE .......................................................................................... 5

2. LE SOL ET LA CROISSANCE ..................................................................................................... 5

II. CONDUITE DE LA CULTURE .................................................................................................... 6

1. MULTIPLICATION ET PLANTATION ..................................................................................... 6

2. SEMIS............................................................................................................................................... 6

3. ENTRETIEN DE LA CULTURE .................................................................................................. 7

4. CONTROLE DES MALADIES ET RAVAGEURS .................................................................... 8

III. RÉCOLTE ET RENDEENTS ........................................................................................................ 9

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TECHNOLOGIE DE PRODUCTION DU VOANDZOU


(Vigna subterranea ou encore Voandzeia subterranea)

GENERALITES

Le centre d’origine du voandzou est probablement le Nord-Est du Nigeria et le Nord du


Cameroun. On le trouve à l’état sauvage depuis le centre du Nigeria jusqu’au sud du Soudan, et il
est désormais cultivé dans toute l’Afrique tropicale, et dans une moindre mesure dans les parties
tropicales des Amériques, d’Asie et d’Australie. Son importance a diminué suite à l’introduction
de l’arachide en provenance des tropiques du Nouveau Monde.

Le voandzou est cultivé surtout pour ses graines, qui sont utilisées dans de nombreux aliments,
dont certains représentent une importante partie du régime alimentaire et jouent un rôle dans les
cérémonies traditionnelles (par ex. les rites funéraires) et les échanges de cadeaux. Les graines
sèches et mûres sont bouillies et consommées comme un légume sec. Les graines séchées,
entières ou cassées, sont aussi mélangées avec du maïs ou du plantain puis bouillies. On peut
moudre les graines en farine, quelquefois après les avoir grillées, pour préparer une bouillie. Elles
peuvent également être ajoutées à la farine de maïs pour enrichir des mets traditionnels.
Quelquefois les graines sont prétrempées dans l’eau et moulues pour former une pâte utilisée
pour préparer des plats frits ou cuits à la vapeur. Les graines immatures sont souvent bouillies
avec du sel et consommées ainsi. Elles peuvent combler la disette de la fin du cycle agricole,
lorsque les greniers sont vides et que les cultures ne sont pas encore prêtes à être récoltées. Du
lait végétal et des produits fermentés peuvent être fabriqués à partir des graines.

Les graines sont données aux porcs et aux volailles, et les tiges feuillées servent de fourrage. Au
Sénégal, des préparations de feuilles sont utilisées pour traiter les abcès et les plaies infectées, le
jus de la feuille est appliqué sur les yeux pour traiter l’épilepsie, et les racines sont parfois prises
comme aphrodisiaque. Des graines pilées mélangées avec de l’eau sont administrées pour traiter
la cataracte. Les Igbos du Nigeria utilisent la plante pour traiter les maladies vénériennes.

Le voandzou est une espèce adaptée aux régions semi-arides car elle tolère la sécheresse et les
sols pauvres, et elle apparaît également moins affectée par les maladies et les ravageurs que le
niébé ou l’arachide. Les paysans l’apprécient également pour ses usages multiples et son goût
agréable. Malgré le fait que le voandzou reste une culture vivrière secondaire d’une certaine

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importance en Afrique, la superficie cultivée va probablement diminuer du fait des besoins de


main-d’œuvre importants, particulièrement pour le buttage et la récolte, de l’absence d’un marché
à l’exportation en dehors de l’Afrique, et de la concurrence de l’arachide et du niébé. Les
perspectives du voandzou comme culture vivrière peuvent être améliorées par le développement
de cultivars à haut rendement possédant une résistance accrue aux maladies. Le développement
de nouveaux aliments composés avec des céréales peut également conduire à une utilisation
accrue de cette espèce.

Des données de production fiables sont difficiles à obtenir pour le voandzou, car la plante est
principalement cultivée pour l’autoconsommation et la vente sur les marchés locaux.. Les
principaux pays producteurs sont le Burkina Faso, le Tchad, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali,
le Niger et le Nigeria, mais la culture est également largement pratiquée dans l’est et le sud de
l’Afrique et à Madagascar. Les principaux pays exportateurs sont le Burkina Faso, le Tchad, le
Mali, le Niger et le Sénégal.

La cuisson et d’autres modes de transformation (par ex. le trempage, la mouture, le décorticage,


la germination, la fermentation) réduisent la concentration en facteurs antinutritionnels. Les
graines mûres sont très dures et doivent habituellement être cuites plus longtemps que celles
d’autres légumineuses. Les graines de couleur crème sont souvent préférées aux graines rouges et
noires, car elles sont moins amères (“plus sucrées”) et prennent moins de temps à cuire. Les
grosses graines sont plus appréciées que les petites, par ex. comme amuse-gueule ; les petites
graines sont broyées en farine pour être utilisées dans différentes recettes. Les feuilles séchées
pour le fourrage contiennent 15,9% de protéines brutes, 31,7% de fibres brutes, 7,5% de cendres
et 1,8% de lipides.

C’est une plante herbacée annuelle à tiges rampantes qui se ramifient juste au-dessus de la
surface du sol; son système racinaire est constitué d’un pivot avec des racines latérales plus
profondes, à nodules arrondis et parfois lobés. Le fruit est une gousse indéhiscente presque
globuleuse d’environ 2,5 cm de diamètre, contenant habituellement 1 graine. La germination est
hypogée.

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I. EXIGENCES CULTURALES (CROISSANCE ET DÉVELOPPEMENT)

1. TEMPERATURE ET CROISSANCE

La température optimale pour la germination du voandzou est de 30–35°C ; en dessous de 15ºC


et au-dessus de 40ºC, la germination est très faible. La levée prend 5–21 jours. La croissance
végétative peut continuer après que la phase reproductive a débuté. La floraison commence 30–
55 jours après le semis et peut continuer jusqu’à la mort de la plante. L’autofécondation est de
règle. Après la fécondation, le pédoncule se développe et les gousses sont formées sur ou sous
la terre. Les gousses atteignent leur taille maximale au bout de 30 jours environ. Les graines
grossissent et atteignent la maturité pendant les 10 jours suivants, lorsque la couche
parenchymateuse entourant l’embryon a disparu et que des taches brunes apparaissent à
l’extérieur de la gousse. Les graines sont mûres 3–6 mois après la germination. Le voandzou est
capable de fixer l’azote atmosphérique en formant des nodules avec des bactéries du groupe
Bradyrhizobium.

Le voandzou est cultivé dans les tropiques à des altitudes atteignant 2000 m. Des températures
journalières moyennes de 20–28ºC et une pleine exposition au soleil ont sa préférence. La plante
tolère la sécheresse et est cultivée avec succès dans des régions à pluviométrie annuelle moyenne
de 600–750 mm, quoique les meilleurs rendements soient obtenus lorsque la pluviométrie est
plus élevée (900–1200 mm/an). Elle pousse également en conditions humides, où la pluviométrie
annuelle dépasse 2000 mm. Il y a des différences considérables entre les variétés en ce qui
concerne leur réaction à la température et à la photopériode. Chez beaucoup de variétés, la
floraison n’est pas sensible à la photopériode, alors que la formation des gousses est retardée par
des photopériodes longues. Chez certains encore, la floraison comme la formation des gousses
sont retardées par des photopériodes longues. La fructification peut également être retardée par la
sécheresse.

2. LE SOL ET LA CROISSANCE

La plante pousse sur tout type de sol bien drainé, mais des limons sableux légers avec un pH de
5,0–6,5 sont les plus appropriés. Des sols riches en phosphore et en potassium lui sont favorables,
mais les sols calcaires ne le sont pas. Des sols riches en azote favorisent la croissance végétative

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aux dépens du rendement en graines. Les sols sableux favorisent la pénétration des gousses dans
le sol, mais l’incidence des nématodes est généralement plus élevée sur sols sableux que sur sols
limoneux.

II. CONDUITE DE LA CULTURE

1. MULTIPLICATION ET PLANTATION

Le voandzou se multiplie par graines. Les graines peuvent être stockées en dessous de 0ºC. Le
poids de 1000 graines est de 500–750 g ; les densités de semis varient de 25–160 kg/ha, selon le
système de culture et le climat. Les semences sont habituellement gardées à partir d’une
précédente récolte ou achetées sur des marchés locaux. Le matériel végétal est habituellement
choisi après la récolte sur base des caractéristiques des graines et non sur les caractéristiques de la
plante. Souvent on choisit de planter de grandes graines. Les semences sont stockées dans des
sacs, des bouteilles ou des calebasses qui sont parfois scellées. Elles doivent être écossées juste
avant le semis afin de garder un maximum de viabilité, et elles sont par ailleurs rarement
prétraitées.

2. SEMIS

Le voandzou n’est généralement pas semé immédiatement après les premières pluies, car les
cultures vivrières et les cultures de rapport (dites de rente) tendent à être prioritaires. Les dates de
semis varient considérablement dans une même région. En Zambie et au Botswana, par exemple,
les semis ont lieu de novembre à février. Des semis tardifs peuvent cependant engendrer des
réductions de rendement importantes. La terre est nettoyée et peut être labourée et billonnée avant
le semis. La culture vient bien dans des champs labourés profondément avec un lit de semis fin,
permettant ultérieurement à la plante d’enfouir ses fruits en développement. Il est conseillé de
mettre en place des billons si le sol est peu profond ou sujet à l’engorgement. Le voandzou peut
être semé sur des buttes, comme au Ghana. Lorsqu’un semis est effectué dans une nouvelle
parcelle, une inoculation avec du sol provenant d’une ancienne parcelle de voandzou est
recommandée afin de favoriser la nodulation par les bactéries rhizobiennes.

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Le voandzou est semé en ligne ou à la volée ; les densités varient de 2500 plants/ha (culture
mixte au Botswana) à 250 000 pieds/ha (culture pure au Nigeria). La distance interligne peut être
de 20–40 cm (au Nigeria) à 50–100 (–400) cm (au Botswana). L’espacement sur la ligne peut être
de 20–40 cm (au Nigeria) à 10–100 cm (au Botswana). La production de matière sèche du
voandzou est faible, et de fortes densités sont recommandées. Cependant, de fortes densités ne
sont possibles que lorsque la pluviométrie et la fertilité du sol sont suffisantes. Les graines sont
souvent placées dans des poquets, en laissant tomber 2 graines dans chaque poquet et en le
recouvrant de sol. Parfois on utilise un semoir, ou bien les graines sont semées juste derrière la
charrue. En culture pluviale, une profondeur de semis d’au moins 6 cm est recommandée dans les
sols sableux. Lorsqu’il y a des problèmes d’établissement, les vides sont parfois complétés avec
des graines ou des plantes démariées à un autre endroit.

Le voandzou peut être cultivé en culture intercalée avec des céréales, d’autres légumes secs, des
cultures à racines et à tubercules, ou des légumes. On le cultive souvent en association avec du
maïs, du sorgho, du mil, de l’arachide ou du niébé. Le voandzou est surtout cultivé par de petits
paysans, souvent des femmes, en général sur de petites parcelles (rarement supérieures à 0,5 ha).

3. ENTRETIEN DE LA CULTURE

Le désherbage du voandzou a lieu 1–3 fois, souvent à la houe. Il est courant de recouvrir les
jeunes gousses de terre, ceci pouvant être effectué manuellement, à la houe ou avec un outil tracté
par un bœuf. Le buttage améliore les rendements. Il est souvent associé au désherbage. Les
besoins en azote peuvent être couverts par la fixation de l’azote symbiotique. Des taux de fixation
d’azote atteignant 100 kg/ha ont été signalés, mais une disponibilité suffisante en phosphore est
nécessaire pour la nodulation. L’utilisation du fumier animal ou d’engrais chimiques n’est pas
courante. Des recherches au Botswana ont montré que dans les conditions courantes, l’apport
d’engrais azoté n’est pas recommandé, alors qu’un apport de phosphore n’est bénéfique que s’il
est fait près des plantules dans les 2 semaines suivant le semis et lorsque le sol est humide
pendant cette période. Un engrais comme le diamonium phosphate peut alors être appliqué à la
dose de 3 grammes par poquet.

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Le voandzou est utilisé en rotation, par ex. avec du maïs, du sorgho, du mil, du manioc et de
l’igname. Les paysans du Swaziland et de certaines régions d’Afrique du Sud préfèrent semer du
voandzou immédiatement après la jachère, pour maximiser les rendements.

4. CONTROLE DES MALADIES ET RAVAGEURS

Bien que le voandzou est considéré être généralement moins affecté par les maladies et ravageurs
que l’arachide ou le niébé, plusieurs maladies et ravageurs peuvent provoquer de sérieux dégâts à
la culture. Les maladies fongiques les plus importantes sont la cercosporose (Cercospora spp.),
l’oïdium (Erysiphe polygoni) et la fusariose (Fusarium oxysporum). Les symptômes de la
cercosporose sont des taches circulaires brun rougeâtre sur les feuilles, ainsi que des lésions sur
les tiges, les pétioles, les pédoncules et les gousses. Les lésions peuvent fusionner et donner une
apparence de brûlure. Si l’attaque est sévère, une défoliation a lieu et les plantes peuvent mourir
prématurément. La rotation des cultures et le brûlage des débris végétaux de la saison précédente
sont recommandés pour réduire les dégâts, mais la meilleure solution consiste à utiliser des
variétés plus résistantes. Les symptômes d’oïdium se caractérisent par une poudre blanchâtre sur
les deux faces des feuilles, particulièrement sur la face supérieure. Les feuilles infectées se
dessèchent et meurent. Un traitement avec un fongicide à base de chlorothalonil s’est parfois
avéré efficace. La fusariose provoque une décoloration des tissus vasculaires, un jaunissement,
une nécrose et un flétrissement, et les plantes rabougrissent et finissent par mourir. La rotation
des cultures peut apporter une aide, mais l’utilisation de types plus résistants semble être la
meilleure approche de lutte. Les maladies virales comprennent le virus de la marbrure du niébé,
le virus de la mosaïque du niébé transmis par pucerons, et le virus de la marbrure de l’arachide.
Des variétés résistantes au virus de la marbrure du niébé ont été identifiées. Des nématodes à
galles (Meloidogyne incognita, Meloidogyne javanica) peuvent sérieusement affecter les
rendements

Parmi les ravageurs des semences en cours de germination, on trouve les rongeurs, les termites,
les fourmis et les vers gris (Agrotis). La culture sur pied peut être attaquée par des insectes
ravageurs tels que les pucerons, les cicadelles de l’arachide (Empoasca facialis et Hilda
patruelis), la chrysomèle brune (Ootheca mutabilis), et la pyrale (Hedylepta indicata). Un
ravageur important est la noctuelle (Helicoverpa armigera). Pour lutter contre les insectes

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ravageurs, on utilise des insecticides comme du malathion contre les pucerons. Les feuilles
peuvent aussi être consommées par des mammifères tels que les céphalophes. Les graines en
cours de maturation peuvent être attaquées par des rongeurs, des fourmis, des cochons sauvages,
des singes.

Des ravageurs importants des denrées stockées sont les bruches Callosobruchus maculatus et
Callosobruchus subinnotatus, et le charançon du maïs Sitophilus zeamais. L’infestation débute
souvent lors de la maturation des graines au champ et est ensuite introduite dans les greniers. Les
graines stockées dans la cosse souffrent moins de la détérioration et des infestations par les
insectes que les graines écossées. Les graines stockées sont quelquefois protégées par
l’application de cendres, de produits chimiques (malathion, carbamyl) ou de produits végétaux,
comme des feuilles de tabac moulues, des piments moulus ou des feuilles de basilic. Les plantes
parasites Alectra vogelii. et Striga gesnerioides peuvent réduire considérablement les rendements.

III. RÉCOLTE ET RENDEENTS

Le voandzou est récolté 90–180 jours après le semis, selon la variété, les conditions écologiques
et les objectifs des paysans. Comme les graines peuvent être consommées immatures ou mûres,
différentes méthodes de récolte existent. Les graines immatures peuvent être récoltées lors de
plusieurs passages sur les mêmes plantes. Les graines mûres sont récoltées lorsque les feuilles
jaunissent et tombent, et lorsque les gousses ont durci. Dans ce dernier cas, la récolte s’effectue
en arrachant les plantes à la main ou à la houe. Les feuilles sont laissées au champ ou servent à
nourrir les animaux.

Les fluctuations de rendement selon les années sont grandes chez le voandzou et dépendent
principalement de la pluviométrie. Le rendement en graines le plus élevé observé au champ
avoisine les 4 t/ha. Les rendements moyens sont de 300–800 kg/ha, mais des rendements de
moins de 100 kg/ha ne sont pas rares. Le voandzou fournit encore un certain rendement dans des
conditions (sols pauvres, sécheresse) qui sont submarginales pour l’arachide.

Traitement après récolte

Les gousses de voandzou sont séchées au soleil jusqu’à une teneur en eau de 12% et stockées
dans des sacs ou des bidons dans des greniers ou à la maison. Elles peuvent être écossées d’abord
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au mortier, au fléau ou avec des écosseuses d’arachide modifiées. Le pourcentage d’écossage


varie de 70–77% du poids des gousses. Le voandzou est typiquement une culture à deux fins :
généralement une partie de la récolte est vendue et une partie est gardée pour
l’autoconsommation.

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