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La rue de Rivoli : défis du chantier (1801-1815)

L'article de Charlotte Duvette traite de l'élaboration et des défis rencontrés lors de la construction de la rue de Rivoli et du secteur des Tuileries entre 1801 et 1815, un projet d'urbanisme public destiné à la sphère privée. Malgré son ambition monumentale et son importance symbolique pour le régime impérial, le chantier a souffert de lenteurs d'exécution et d'un désintérêt des particuliers, ce qui a conduit à une réalisation incomplète à la chute du Premier Empire. L'analyse met en lumière les interactions complexes entre le gouvernement, les architectes et les acteurs privés dans la matérialisation de ce projet urbain.

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La rue de Rivoli : défis du chantier (1801-1815)

L'article de Charlotte Duvette traite de l'élaboration et des défis rencontrés lors de la construction de la rue de Rivoli et du secteur des Tuileries entre 1801 et 1815, un projet d'urbanisme public destiné à la sphère privée. Malgré son ambition monumentale et son importance symbolique pour le régime impérial, le chantier a souffert de lenteurs d'exécution et d'un désintérêt des particuliers, ce qui a conduit à une réalisation incomplète à la chute du Premier Empire. L'analyse met en lumière les interactions complexes entre le gouvernement, les architectes et les acteurs privés dans la matérialisation de ce projet urbain.

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UNIVERSITÉ PARIS 1 PANTHÉON-SORBONNE

CENTRE DE RECHERCHE HiCSA


(Histoire culturelle et sociale de l’art - EA 4100)

L’ATELIER DE L A RECHERCHE
ANNALES D’HISTOIRE DE L’ARCHITECTURE
#2017# : L’ARCHITECTURE EN DISCOURS

Travaux des jeunes chercheurs en histoire de l’architecture


(année universitaire 2016-2017), Paris, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
UFR 03 (Histoire de l’art et d’archéologie)

LA RUE DE RIVOLI ET LE SECTEUR DES


TUILERIES : ÉLABORATION ET DIFFICULTÉS
D’UN CHANTIER PUBLIC À DESTINATION DE
LA SPHÈRE PRIVÉE (1801-1815)
CHARLOTTE DUVETTE

Pour citer cet article


Charlotte Duvette, « La rue de Rivoli et le secteur des Tuileries : élaboration et
difficultés d’un chantier public à destination de la sphère privée (1801-1815)
», dans Éléonore Marantz (dir.), L’atelier de la recherche. Annales d’histoire de
l’architecture #2017#, travaux des jeunes chercheurs en histoire de l’architecture
(année universitaire 2016-2017), Paris, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
UFR 03 (Histoire de l’art et d’archéologie), site de l’HiCSA, mis en ligne en sep-
tembre 2019, p. 18-30.
LA RUE DE RIVOLI ET LE SECTEUR DES
TUILERIES : ÉLABORATION ET DIFFICULTÉS
D’UN CHANTIER PUBLIC À DESTINATION DE
LA SPHÈRE PRIVÉE (1801-1815)
CHARLOTTE DUVETTE

Souhaitée par l’Ancien Régime, programmée au gré des concours révolution-


naires, et enfin concrétisée sous le Consulat, la première phase de percement
de la rue de Rivoli est la seule opération urbaine et architecturale, pensée à
l’échelle d’un quartier et tournée vers l’habitat, qui ait été entreprise au début
du xixe siècle. Les caractéristiques architecturales de cette rue se voulant monu-
mentale, bordée d’un seul côté d’immeubles reposant sur une longue enfilade
de portiques à arcades, sont dictées par son emplacement : un cadre ordonné
et une mise en scène adéquate pour le palais et le jardin des Tuileries 1. Elle est
ainsi, a posteriori, régulièrement mentionnée comme étant représentative de
l’architecture impériale. C’est sans doute un paradoxe dans la mesure où, ne
recevant pas toujours la faveur des particuliers, elle ne demeura que très partiel-
lement achevée, en 1815, à la chute du Premier Empire 2 (fig. 1). L’urbanisation
tardive de cette rue et de ses annexes témoigne des difficultés que pouvait
alors rencontrer une opération urbaine réglementée et commanditée par l’État,
mais dont la réalisation dépendait du bon vouloir des potentiels acquéreurs.
Que la rue soit simplement citée à travers des ouvrages généraux d’histoire
de l’architecture, ou qu’elle fasse l’objet d’études plus approfondies, la plupart
des auteurs ne manquent pas de souligner la lenteur de son exécution, et
d’en énumérer parfois quelques causes 3. Le point de vue d’un des principaux
intéressés, l’architecte Pierre Fontaine (1762-1853), paraît être la source la plus

1 La rue de Rivoli est indissociable des rues qui lui sont associées, les rues de Castiglione et la
place et rue des Pyramides. Son percement engendra également au même moment la création
ou la prolongation d’autres rues nécessaires au quadrillage du secteur : les rues de Mondovi,
Neuve du Luxembourg et du Monthabor. Ici, on abordera néanmoins exclusivement la rue de
Rivoli.
2 Selon l’architecte Pierre Fontaine, on ne dénombre que sept « maisons » construites et habitées
sur la rue de Rivoli en 1816.
3 À ce sujet l’étude la plus poussée est celle de Werner Szambien : Werner Szambien, De la rue
des Colonnes à la rue de Rivoli, (catalogue d’exposition), Paris, Délégation à l’Action Artistique
de la Ville de Paris, 1993.

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Charlotte DU V ET TE

Fig. 1. Martens d’après Gilio, Rue de Rivoli, vers 1830.

pertinente pour analyser cette question. Son journal (1799-1853), publié en 1987 4,
offre un regard introspectif sur les travaux en cours et les réflexions et points
de vue de l’auteur, laissant transparaître certaines incompréhensions. Dès lors
la dialectique entre les trois entités inhérentes à la matérialisation d’une telle
entreprise publique à usage privé, le gouvernement, les architectes en charge
du projet, et les particuliers, qu’il s’agisse des entrepreneurs ou des habitants,
soulève plusieurs interrogations. En dehors de considérations esthétiques ou
théoriques, comment se mettent en place le percement des rues et l’élévation
des bâtiments qui doivent y prendre place ? Les changements d’orientation
concernant l’essence des édifices à construire positionne cette entreprise à
mi-chemin entre un aménagement urbain marquant le renouveau du réseau
viaire, une extension administrative des Tuileries, et un lotissement ancré dans
la tradition parisienne. Mais les hésitations des principaux acteurs et le caractère
hybride du projet peuvent-ils, à eux seuls, expliquer la lenteur d’exécution et le
désintérêt des particuliers ?

4 Pierre Fontaine, Journal 1799-1853, deux vol., Paris, École nationale supérieure des Beaux-Arts :
Institut français d’architecture, 1987.

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L A R U E D E R I V O L I E T L E S EC T EU R D E S T U I L E R I E S

Naissance d’un projet : les entités gravitant


autour de la conception et du suivi du chantier
Le 14 février 1801 5, à peine installé aux Tuileries, Bonaparte renouvelle la ques-
tion de l’aménagement du secteur environnant sa nouvelle résidence, entre
la place de la Concorde, le Louvre, la rue Saint-Honoré et le jardin du palais.
Cette tâche est alors confiée à Pierre Fontaine et Charles Percier (1764-1838) 6,
récemment nommés architectes du gouvernement 7. Ils répondent à cette
demande en suggérant au Premier Consul de privilégier un embellissement
consistant principalement en l’aménagement de bâtiments d’agrément 8.
Cette proposition aurait déplu au commanditaire qui souhaite alors orienter
ses architectes vers un projet plus pragmatique et économique « […] L’aperçu
assez incertain de ce que devra coûter ce grand projet paraît avoir effrayé le
Premier Consul, car, […] il a demandé si le percement d’une rue et la vente des
terrains qui resteront sur sa rive ne serait pas une chose avantageuse » 9. Ainsi,
à cette première intention est supplée ce qui, à première vue, consiste en une
simple opération de voirie et d’aliénation de terrains.
Le percement d’une rue en ligne droite à cet emplacement avait déjà été
esquissé à travers une multitude de plans élaborés tout au long du xviiie siècle,
étroitement liés aux réflexions autour de la réunion du Louvre et des Tuileries 10.
Quantité de projets théoriques ou figurés, dont la liste ne saurait être exhaus-
tive, préfigurent ainsi depuis cent ans environ le tracé de la rue de Rivoli 11,

5 « Le Premier Consul ordonne les projets d’embellissement pour les abords du Château [des
Tuileries] […], le 25 pluviôse an IX (14 février 1801), Pierre Fontaine, op. cit., t. 1, p. 20. On ne
conserve, a priori, aucun plan relatif à ce projet.
6 Les nombreuses citations du Journal de Pierre Fontaine font appel à son point de vue.
Néanmoins si Charles Percier est rarement mentionné, il importe de préciser que les deux
amis architectes travaillaient ensemble en étroite collaboration : Jean-Philippe Garric, Percier
et Fontaine : les architectes de Napoléon, Paris, Belin, 2011.
7 Pierre Fontaine est nommé architecte du gouvernement le 26 nivôse an IX (16 janvier 1801),
conjointement avec Charles Percier dès le 1er pluviôse an IX (21 janvier 1801).
8 Ce projet est reporté dans son journal à la date du 20 ventôse an IX (11 mars 1801) : « Nous avons
fait pour l’embellissement des Tuileries un projet général que j’ai présenté au Premier Consul
à Malmaison. Nous isolons le jardin sur toutes ses faces […]. Un grand bâtiment longeant
la terrasse des Feuillants, avec une rue par-derrière, est destiné à l’Orangerie, et forme une
promenade d’hiver composée d’un long portique sous lequel on trouve au midi des orangers,
et au nord des boutiques de marchands… », Pierre Fontaine, Journal, op. cit., p. 21.
9 Ibid.
10 La majorité de ces plans a été recensée par Jean-Claude Daufresne, Louvre et Tuileries,
Architectures de papier, Liège et Bruxelles, Pierre Mardaga, 1987.
11 L’une des potentielles premières versions se trouve dans une gravure intitulée « Vue générale
du Louvre étant achevé ». On y voit une rue en ligne droite qui débute à la colonnade de
Perrault, longe le Louvre ainsi que le palais et le jardin des Tuileries, jusqu’à l’extrémité ouest

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Charlotte DU V ET TE

envisageant parfois également d’élever sur toute sa longueur des bâtiments à


l’architecture uniforme. La prolifération de ces projets témoigne de l’importance
accordée à ce secteur urbain central qui cristallise des enjeux politiques, ce qui
conduit le gouvernement, encouragé par la récente mise en place des Biens
nationaux 12, à entériner, sous la forme d’un concours, l’aménagement de ce
secteur dès 1793 13. Malgré la qualité des propositions, pour certaines assez
proches de la réalisation, il faut attendre le Consulat pour que l’opération
aboutisse. L’intérêt majeur réside alors dans le souhait de conférer au palais
consulaire, siège du pouvoir, un entourage représentatif du nouveau régime, en
ré-ordonnant une topographie ancienne renvoyant à l’Ancien Régime 14, que les
auteurs qualifient alors « d’océan de pavé moutonnant » et de « déserts dominés
par la voûte d’une chapelle encore debout […] » 15. La motivation financière est
aussi clairement énoncée, la vente à des particuliers de terrains nationalisés,
divisés et parcellisés sous la forme de lots, correspond aux préoccupations
économiques exprimées par le commanditaire.
Bonaparte qui a certainement connaissance de ces projets successifs, donne
l’impulsion et dicte les caractéristiques de l’opération à ses architectes, qui
œuvrent de concert avec lui 16. Son implication et son pouvoir décisionnaire
dans ce domaine sont régulièrement relevés par les auteurs 17, et il n’est pas
aisé d’identifier clairement le rôle joué dans l’élaboration de ce projet par les

de ce dernier ; Alain Manesson-Mallet, La Géométrie pratique divisée en quatre livres…, vol. III,
Paris, Anisson, 1702, p. 9, pl. IV.
12 Il s’agit de la nationalisation des anciennes possessions de l’Église (1789-1790), ainsi que des
biens des émigrés en (1792), ce qui représente environ 400 hectares du sol parisien.
13 Le décret stipule que les bâtiments entourant le « jardin le plus populaire de la capitale »
devront prendre une apparence sobre : Décret de la Convention nationale, du 30 juin 1793…,
Impr. nationale exécutive du Louvre, Paris, 1793. La plupart des projets sont regroupés dans
Jeanne Pronteau, Edme Verniquet, 1727-1804, architecte et auteur du « Grand plan de Paris »,
1785-1791, Ville de Paris, Commission des travaux historiques, 1986, et dans Werner Szambien,
De la rue des Colonnes, op. cit., p. 79-80.
14 Il s’agit principalement des couvents des Feuillants, de l’Assomption et des Capucines ainsi
que de la Salle du Manège des Tuileries.
15 Honoré de Balzac, La cousine Bette, Paris, Boniface, 1846-1847, cité par André Morizet, Du vieux
Paris au Paris moderne : Haussmann et ses prédécesseurs, Paris, Hachette, 1932, p. 25.
16 Selon Fontaine « Il [Bonaparte] a demandé si le percement d’une rue et la vente des terrains
qui resteront sur sa rive ne serait pas une chose avantageuse. Je regarde cette proposition
comme la plus raisonnable à suivre, je démontre la facilité de la mettre à exécution […] »,
Pierre Fontaine, Journal, op. cit., p. 21.
17 De nombreuses citations présumées de Bonaparte sont rapportées par ses contemporains
dans leurs mémoires, à l’image du Journal de Pierre Fontaine, ou bien extraites des notes
qu’il a pu envoyer à ses ministres, préfets, ou encore issues de comptes rendus de conseils
administratifs.

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L A R U E D E R I V O L I E T L E S EC T EU R D E S T U I L E R I E S

autres acteurs. Le ministère de l’Intérieur, en charge des Bâtiments civils, est


attaché aux chantiers de construction d’édifices utilitaires, publics, et aux
embellissements dont il gère notamment l’évolution des dépenses, tandis que
le Conseil des Bâtiments civils, ainsi que la préfecture de la Seine 18 sont aussi
investis par les questions urbaines. Néanmoins, on trouve davantage la trace
de leur action dans la concrétisation et le déroulement du chantier que dans sa
conception. Le rôle du ministre de l’Intérieur, Chaptal 19, qui avait envisagé certains
embellissements non retenus par le commanditaire 20, semble se cantonner à
l’exécution 21 : Pierre Fontaine souligne que : « Les projets des façades […] nous
en avons dressé des copies au ministre de l’Intérieur et au préfet du départe-
ment qui sera chargé de la subdivision et de la vente des terrains » 22. Il précise
également que : « Le conseiller d’État Bénézech, chargé […] de l’administration
des Bâtiments, demande à voir nos projets » 23, faisant ainsi allusion au Conseil
des bâtiments civils. Si le dépouillement des procès-verbaux des séances du
conseil montre le rôle de ce dernier en matière de voirie au moment où sont
prises les décisions de percement des rues 24, aucun ne semble pourtant faire
allusion au projet du secteur Tuileries.
Si Bonaparte dicte à Percier et Fontaine son souhait de percer plusieurs rues,
ce sont eux qui conçoivent l’élévation des bâtiments à y construire. Selon l’arrêté
fixant le lancement de l’opération, pris le 17 vendémiaire an X (9 octobre 1801) 25, il
est prévu que l’architecture des futures rues de Rivoli, de Castiglione et les place
et rue des Pyramides suive à la lettre les plans et élévations des façades fournis
par les architectes, tandis que les autres rues censées compléter l’ensemble et
quadriller le quartier ne font pas l’objet d’une réglementation particulière. Elles
ne sont d’ailleurs mentionnées que dans le second arrêté, plus complet, daté

18 Nicolas Frochot, préfet de la Seine 1800-1812, était chargé notamment des questions de voiries
partagées avec la préfecture de police selon André Morizet, Du vieux Paris, op. cit., p. 66.
19 Jean Antoine Chaptal (1756-1832), ministre par intérim (1800-1801) puis ministre de
l’Intérieur (1801-1804).
20 « J’ai fait exécuter sous mon ministère une grande partie des embellissements qui décorent
le jardin des Tuileries, et j’avais fait adopter les plans pour orner les environs, mais ils n’ont
pas été suivis après moi tel que je les avais proposés », Jean-Antoine Chaptal, Mes souvenirs
sur Napoléon, par le comte Chaptal, Paris, éd. Plon nourrit, 1893, p. 86.
21 Jean Pigiere, La vie et l’oeuvre de Chaptal (1756-1832), Paris, éd. SPES, 1932, p. 258.
22 Pierre Fontaine, Journal, op. cit., p. 54.
23 Ibid., p. 21.
24 Le 9 floréal an X (29 juillet 1802), cette séance « a été entièrement consacrée aux alignements
et redressements des rues de Paris », ANF/21*2475, p. 231.
25 Arrêté du 17 vendémiaire an X de la République, retranscrit par Louis-Charles Taxil, Recueil
d’actes administratifs et de conventions relatifs aux servitudes spéciales d’architecture, Paris,
Impr. nouvelle, 1905, p. 13.

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Charlotte DU V ET TE

Fig. 2. Second Plan général des embellissements projetés pour le palais des Tuileries et ses dépendances
par Charles Percier et Pierre Fontaine, architectes du gouvernement, conforme au plan annexé à l’arrêté du
gouvernement en date du 1er floréal an X, signé P. Fontaine et C. Percier, 94 × 63 cm, AN CP/VA/59.

du 1er floréal an X (21 avril 1802) 26. Les grandes lignes du projet sont reportées sur
deux plans généraux (fig. 2) 27 dont la comparaison permet d’entrevoir l’évolution
des percements résultant probablement des échanges entre l’administration, le
Premier Consul et les architectes. La coupe et élévation des façades à ériger 28
(fig. 3) annexée aux contrats de vente, présente un bâtiment en rez-de-chaussée
élevé de trois étages, et d’un dernier sous des combles. Au rez-de-chaussée,
se déploie une galerie couverte à usage publique avec la façade des logis en
retrait surmontés d’un entresol, tandis que la superposition des baies introduit
une hiérarchisation des niveaux 29. Ce dépouillement ornemental est dicté par

26 Arrêté des consuls en date du 1er floréal an X, retranscrit par Louis-Charles Taxil, ibid.
27 Second plan général des embellissements projetés pour le palais des Tuileries et ses
dépendances par Percier et Fontaine architectes du gouvernement conforme au plan annexé
à l’arrêté du gouvernement en date du 1er floréal an X, signé Fontaine et Percier, 94 × 63 cm,
AN CP/VA/59.
28 Pour extrait copie conforme aux plans annexés à l’arrêté des consuls en date du 1er floréal an X,
signés par le secrétaire d’État B. Hugues Maret, Paris le 28 frimaire an 11, signés Fontaine et
Percier, (signatures calquées) ; Louis-Charles Taxil, Recueil, op. cit., pl.38.
29 Un autre document avec coupe et élévation des façades prévues, est représenté dans le recueil
de Jean-Charles Krafft, Recueil des plus jolies maisons de Paris et de ses environs (…) dessinés
et mesurés par J.-Ch. Krafft, architecte dessinateur, Paris, de l’imprimerie de J.-L Scherff, 1809.

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L A R U E D E R I V O L I E T L E S EC T EU R D E S T U I L E R I E S

Fig. 3. Coupe et élévation de la rue de Rivoli, pour extrait copie conforme aux
plans annexés à l’arrêté des consuls en date du 1er floréal an X, signés par le
secrétaire d’État B. Hugues Maret, Paris le 28 frimaire an XI, signés P. Fontaine et
C. Percier (signatures calquées).

un projet visant à embellir un espace délimité. Ici, le parti pris urbain et archi-
tectural correspond à l’idée que l’on se fait d’une rue à l’époque. Il dépend de
plusieurs éléments ; l’encadrement nécessairement sobre d’un édifice déjà très
ouvragé, et l’adaptation contrôlée par les pouvoirs publics d’une pratique plus
traditionnelle du lotissement urbain. Malgré l’officialisation du projet, plusieurs
contradictions et indécisions transparaissent.

Selon Werner Szambien, ce dessin constitue la « version définitive » élaborée par les architectes.
En réalité, il y a trop peu de discordance avec le document de Percier et Fontaine. Il s’agit très
certainement d’une version améliorée, plus précise, du document, relevée par Krafft, et non
pas d’une nouvelle version proprement dite.

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Charlotte DU V ET TE

Difficultés d’avancement et hésitations :


édifices d’agrément, architecture domestique
ou bâtiments administratifs ?
Une fois les anciens édifices démolis, les travaux débutent rapidement confor-
mément au souhait de Fontaine de voir les rues entièrement bâties « dans
l’espace de cinq ans » 30. En mars 1803, les constructions sont lancées : « On presse
l’ouverture entière de la rue du Manège […] » 31. Les terrains disposés autour
des Feuillants font l’objet des premières acquisitions, trois mois après leur mise
en vente. Ainsi, le chantier avance d’abord rapidement, puisqu’en janvier 1804
la principale rue (Rivoli) est déjà « entièrement percée, les alignements et les
divisons des maisons sont tracés » 32. À cette date, il ne s’agit que du percement
des rues et, hormis les difficultés inhérentes à ce type de chantier, les échanges
avec l’architecte des Domaines ou le ministre des Finances ainsi que les rachats
de propriétés privées à des particuliers réticents, c’est la construction des arcades
et des bâtiments qui s’avérera complexe.
Il est prévu que soient érigés en premier lieu les portiques à arcades, de sorte
à encourager les acquéreurs pour qu’une fois les terrains pré-bâtis achetés,
ils n’aient plus qu’à construire leur bâtiment par-dessus. Toutefois, en 1802, la
proposition de l’entrepreneur Auguste Marie Beudot d’élever 327 des arcades
sur les trois rues projetées 33, et les façades jusqu’au premier étage en échange
d’une concession de terrain, n’est pas jugée avantageuse et est rejetée l’année
suivante, au grand désarroi des architectes. Une lettre du préfet du département
de la Seine envoyée au ministre des Finances explique les motifs de ce refus :
« […] sa demande est donc inadmissible : elle est d’ailleurs en opposition avec
l’arrêté des consuls du 1er floréal an X […] vilité de prix dans l’estimation des terrains
précieux qu’on a choisis, bénéfice exorbitant au profit de l’entrepreneur […] » 34.
Un dessin 35 (fig. 4) illustre à la fois les particularités de cette construction et les
difficultés qu’elle engendre : s’il n’y a pas d’acheteurs intéressés, les immeubles 36
ne se construisent pas et les arcades vides entachent le paysage. En 1807, face

30 Pierre Fontaine, Journal, op. cit., p. 46.


31 Ibid., p. 60. Rappelons que « rue neuve du Manège » est l’ancien nom qui désignait alors la rue
de Rivoli.
32 Ibid., p. 70.
33 Ibid., p. 54-56, le 5 septembre 1802.
34 Lettre du 11 pluviôse an XI, signée par le secrétaire général de la Préfecture, au ministre des
Finances, BNF, Manuscrit Français 6585.
35 Gautier Dagoty, [Démolition du Couvent des Feuillants], 1806, BNF RESERVE FOL-VE-53 (F).
36 On utilise ici le terme d’immeubles pour qualifier les bâtiments de la rue de Rivoli car, a
posteriori, leur typologie correspond au principe du logement superposé, collectif, tel qu’on
l’emploie selon un point de vue contemporain.

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L A R U E D E R I V O L I E T L E S EC T EU R D E S T U I L E R I E S

Fig. 4. Gautier Dagoty, Démolition du Couvent des Feuillants, 1806, BNF RESERVE FOL-VE-53 (F), Vue depuis
la place Vendôme vers le jardin des Tuileries.

au manque d’intérêt des particuliers, Percier et Fontaine tentent à nouveau


d’encourager les investisseurs en prenant en charge l’élévation de 17 arcades,
en vain, puisqu’elles restent sans utilité 37. Enfin, vers 1810, sur les trois rues et
la place on ne dénombre que 66 arcades 38, moins de la moitié prévue, ce qui
justifie les inquiétudes des architectes quant aux effets escomptés 39 et suscite
quelques railleries de la part des commentateurs de l’époque : « On ne voyait
encore dans cette rue que les arcades bâties par le gouvernement et quelques
maisons s’élevant ça et là avec leur dentelure latérale de pierres d’attente » 40.
Ce constat suscite plusieurs interrogations concernant les décisions prises
en amont ; si le parti urbain et le choix de l’uniformité architecturale demeurent
inhérents au projet, l’usage des bâtiments fait l’objet de plusieurs hésitations.
Fontaine décrit en 1805 l’intention de Napoléon de « […] bâtir des écuries et un
grand commun sur l’emplacement réservé à cet effet à l’entrée de la rue de Rivoli
près le pavillon de Marsan, […] » 41. Les écuries et le grand commun auxquels il
fait allusion ont été projetés à l’emplacement de la place des Pyramides (fig. 5) 42

37 Pierre Fontaine, Journal, op. cit., le 15 février 1809, p. 225.


38 Pour la rue de Rivoli, Fontaine ne compte que les arcades entre la rue de l’Échelle et la rue de
Mondovi (50), puis pour la rue de Castiglione (10) et pour la rue et place des Pyramides (6).
39 Lettre de Fontaine au duc de Frioul, BNF Manuscrit Français 6585.
40 François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 9, Paris, Tarride, 1849, p. 113.
41 Pierre Fontaine, Journal, op. cit., p. 102, le 25 nivôse an XIII (15 janvier 1805).
42 Un dessin anonyme représentant les Écuries projetées sur la place des Pyramides, peut être
attribué à Percier et Fontaine.

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Charlotte DU V ET TE

Fig. 5. Pierre Fontaine (attribué à), Écuries de l’Empereur projetées sur la place des Pyramides, s. d.,
collection privée.

après la demande officielle du 10 août 1807 43, mais ne furent pas réalisés pour
autant. Face à la frilosité des acquéreurs, d’autres constructions sont décrétées
pour favoriser l’achèvement de la rue, à l’image, par exemple, d’un décret pris
en 1810 pour la création de deux ministères rue de Rivoli 44. Un projet d’hôtel
des Postes (en 1811) ne voit pas non plus le jour, et est remplacé par le minis-
tère des Finances sous la Restauration. Parallèlement, face au désintérêt des
acquéreurs, Pierre Fontaine suggère une exemption d’imposition, pour une
période de 20 à 30 ans, afin d’encourager les investisseurs, sans grand succès. Le
caractère ambigu du projet, une opération d’embellissement publique dédiée
à l’architecture domestique ou bien des bâtiments administratifs, est rappelé
par l’architecte lorsqu’il dresse un bilan amer de l’état de la rue de Rivoli à la
chute de l’Empire 45. Il renchérit en précisant qu’en dernier recours, il a même été

43 Pierre Fontaine, Journal, op. cit., p. 167.


44 Ibid., p. 255, le 20 février 1810.
45 « Ce projet malgré tout ce qu’au premier abord il offre de séduisant avait des inconvénients
qui ont dû le faire échouer. Il a été arrêté par suite qu’une rue bordée d’arcades en portiques
serait bâtie pour y loger les administrations, les bureaux et tous les services du château […].
On a fini par prendre le parti, pour avoir de l’argent, de vendre ces terrains, à charge de bâtir
[…] », ibid., p. 505.

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L A R U E D E R I V O L I E T L E S EC T EU R D E S T U I L E R I E S

suggéré de construire tout ce qui pouvait tendre à achever enfin les rues, mais
que « rien n’a fait prendre faveur à l’entreprise » 46. Dès lors, à cette date (1816), la
rue est presque exclusivement composée de bâtiments et arcades inachevés « un
lieu désagréable qui ne présente aux yeux que des murailles abandonnées, des
échafaudages laissés en place, et tout le désordre de la ruine […] » 47 contre
lesquels ont été provisoirement arrangées des baraques et des échoppes à
louer dans un souci de rentabilité.
Si Fontaine poursuit son développement en signalant que selon lui rien ne
laissait présager ce manque d’intérêt, ces difficultés n’ont-elles pas été pressenties
par d’autres ? Plusieurs propositions avaient été faites pour ré-orienter le projet,
et ce dès 1804. Alors que l’opération d’aménagement du secteur des Tuileries est
déjà entérinée et que le chantier a débuté, Stanislas Mittié 48, ancien receveur-
général des domaines, suggère à Napoléon une série d’arrangements et d’embel-
lissements reprenant les dispositions déjà suggérées par Percier et Fontaine
en 1801. Elles consistent à ouvrir de nouvelles rues et à agencer divers bâtiments
entre celles déjà percées, ainsi que des jardins couverts ou des pépinières, le
tout clôturé par des portes monumentales pourvues d’une ornementation très
abondante, etc. 49. Mittié reconnait volontiers que la projection de ces « édifices
fastueux et ces jardins merveilleux » se révèle en totale contradiction avec ce
qui est prévu par l’arrêté du 1er floréal an X. Il est donc étonnant de lire à la fin
de ce rapport, qu’il explique avoir rencontré Fontaine, et que ce dernier était en
adéquation avec les nouvelles dispositions présentées 50. L’auteur ajoute qu’il
préconise ces aménagements car il s’inquiète que les boutiques prévues sous
les arcades n’étourdissent les promeneurs ; les environs du jardin des Tuileries
devant avant tout demeurer un lieu de promenade. L’importance que revêtent
les espaces arborés fait écho au goût de l’époque pour les jardins, et plus pré-
cisément pour les jardins privés, un agrément prisé par les propriétaires 51. Les
réflexions, parfois paradoxales, autour de l’orientation du projet qui ne parvient

46 Ibid.
47 Ibid.
48 Stanislas Mittié, Projet d’embellissements et de monuments publics pour Paris, Paris : Desenne,
Lenormant etc., An XII (1803-1804), BHVP.
49 « Les frontispices de ces portes représenteront les Grâces, les jeux folâtres, les amours de
Zéphire et de Flore, les enlèvements d’Oritihe par Borée d’Hélène par Pâris […] On verra sur
les autres frontispices des deux belles façades qui regarderont le midi […] », Stanislas Mittié,
op. cit., p. 33.
50 Fontaine aurait dit « rien n’est plus beau que votre plan, il faut le mettre à jour […] », ibid., p. 62.
51 Les recueils d’architectes tournés vers l’existant permettent d’avoir une idée de ce type d’habitat
urbain, Jean-Charles Krafft, Recueil des plus jolies maisons de Paris et de ses environs, op. cit. Ce
constat fait également l’objet d’une recherche en cours, effectuée dans le cadre d’un doctorat :
Charlotte Duvette, Les transformations de Paris étudiées à travers la maison urbaine de 1780 à

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Charlotte DU V ET TE

pas à être achevé, ainsi que les questionnements de Fontaine, en conclusion


de son état des lieux sur les motifs de rejet, laissent transparaître une forme
d’incompatibilité du dialogue entre la sphère publique (le gouvernement) et
la sphère privée (les particuliers).

La lenteur d’exécution : la dialectique


entre la sphère privée et la sphère publique
L’architecte énumère avec une légère amertume les causes qui pourraient
expliquer l’apathie des acquéreurs, notamment le risque encouru à s’engager
officiellement dans un entreprise publique portée par un gouvernement « ins-
table », une potentielle aversion pour l’uniformité et les restrictions imposées,
ou encore « le caprice de la vanité et de l’inconstance ». Cette question d’une
architecture sérielle, qui plus est imposée, est souvent mise en cause par les
contemporains : « L’ennui naquit, dit-on, de l’uniformité » 52. Ce point de vue est
à nuancer. Si les parisiens semblent en effet privilégier la construction, plus
personnelle et plus au goût du jour, de « maisons urbaines » (un corps de logis
privé, avec jardin), il semblerait cependant que n’importe qui puisse aisément
s’identifier aux sobres façades projetées sur ces rues. La simplicité ne paraît-elle
pas plus encline à perdurer que les ornements spécifiques à chaque époque ?
Le fait que la rue soit dédiée au commerce et à l’habitat n’était pas un
élément déterminant du projet ou du processus créatif, mais plutôt un moyen
de construire à peu de frais tout en gardant une main mise sur l’esthétique
de cet écrin architectural. Mais l’État peut-il vraiment se faire lotisseur ? Si ce
type d’initiative privée a porté ses fruits durant les décennies antérieures 53,
il ne semble pas pouvoir s’adapter à une entreprise aussi réglementée et qui
émane des pouvoirs publics. Parmi les causes du délaissement du projet,
l’architecte ne mentionne pas les nombreuses restrictions auxquelles chaque
acheteur est assujeti 54, et qui limitent les avantages d’un tel investissement.

1820 : entre publications et réalité bâtie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la direction
de Jean-Philippe Garric.
52 Nicolas Goulet, Observations sur les embellissements de Paris et sur les monuments qui s’y
construisent, Paris, 1808, p. 57-58.
53 La rue Mandar (1792) ou la rue des Colonnes (1786-1797), de moindre échelle, ont été ouvertes
sur une initiative privée, et les bâtiments d’habitation, à l’architecture sobre et uniforme, ont
d’abord été construits avant d’être vendus aux particuliers.
54 On les trouve dans les contrats de vente : bâtir en deux ans, en pierre de taille, en suivant à la
lettre les coupes et élévations annexées, ne pas louer les boutiques à certains corps de métiers
etc.

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L A R U E D E R I V O L I E T L E S EC T EU R D E S T U I L E R I E S

Lors de l’officialisation, en 1804 55, du droit du gouvernement « à concéder aux


propriétaires limitrophes les portions de terrain qui resteront disponibles » après
le percement des rues, il est précisé que les acquéreurs devront élever à leurs
frais les bâtiments dessinés par les architectes, en deux ans maximum sous
peine de déchéance etc. 56. Le gouvernement refuse de procéder aux enchères
et à la concurrence pour l’acquisition des terrains, et il est également précisé
que les ventes doivent être issues « d’estimations rigoureuses », procédé qui
peut paraître peu attrayant.
Ainsi la dialectique entre l’État et les particuliers semble au premier abord
inexistante en ce qui concerne la rue de Rivoli et les obligations et restrictions
qui y sont liées. Il fallut attendre plusieurs années pour que s’établisse un dia-
logue avec la sphère privée. Sous le règne de Charles X les contrats de vente se
multiplient : les spéculateurs s’intéressent enfin à ce secteur à moitié vide en
plein cœur de Paris, certainement en raison de la saturation des autres espaces
disponibles. Fontaine semble à ce moment prendre conscience des enjeux
qui régissent une opération si particulière. Si selon lui, le problème provient
des particuliers durant le Premier Empire, c’est le gouvernement qui ralentit
les constructions en 1822 : « Les constructeurs […] se sont enfin déterminés
à porter leurs spéculations de ce côté, avec un empressement aussi grand,
et aussi peu facile à expliquer que leur répugnance première. […] C’est de
l’autorité que viennent aujourd’hui les seules oppositions à un achèvement
tant désiré […] » 57. Ce constat de l’architecte témoigne de la place prépondé-
rante qu’occupe dorénavant la sphère privée en matière « d’urbanisme » et
d’architecture privée. Ainsi, en dépit de sa lenteur d’exécution, a posteriori, les
rues à arcades aménagées dans le secteur des Tuileries constituent la seule
opération urbaine et architecturale de grande envergure concrétisée à cette
époque, marquant la transition entre des pratiques de l’Ancien Régime et de
la Révolution, et celles qui symbolisent les grandes mutations urbaines de la
première moitié du xixe siècle.

Travail universitaire dont est tiré cet article : Charlotte Duvette, La rue de Rivoli et le secteur des Tui-
leries : projets, percements et constructions, depuis la Révolution française à la fin du Premier Empire,
Master 2 Recherche en histoire de l’architecture sous la direction de Jean-Philippe Garric, Université
Paris 1 Panthéon-Sorbonne, année universitaire 2013-2014.

55 Le 30 pluviôse an XII (20 février 1804).


56 Louis-Charles Taxil, Recueil, op. cit., p. 14.
57 Pierre Fontaine, Journal, op. cit., p. 628.

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