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Cours de Droit Fiscal Ivoirien L3 PDF

Le document traite du droit fiscal en Côte d'Ivoire, en mettant en avant les rôles budgétaires, économiques et sociaux de l'impôt. Il décrit également les différents régimes d'imposition, notamment le régime du réel normal, le régime simplifié, et le régime des microentreprises, ainsi que les principes de détermination du bénéfice imposable. Enfin, il aborde les aspects de territorialité de l'impôt et les exceptions liées aux conventions fiscales internationales.

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Cours de Droit Fiscal Ivoirien L3 PDF

Le document traite du droit fiscal en Côte d'Ivoire, en mettant en avant les rôles budgétaires, économiques et sociaux de l'impôt. Il décrit également les différents régimes d'imposition, notamment le régime du réel normal, le régime simplifié, et le régime des microentreprises, ainsi que les principes de détermination du bénéfice imposable. Enfin, il aborde les aspects de territorialité de l'impôt et les exceptions liées aux conventions fiscales internationales.

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PDF (COURS) DROIT FISCAL

UNIQUEMENT POUR LA LICENCE 3 DROIT privé GROUPE 2 IIPEA


L'impôt a rôle à la fois budgétaire économique et social
-Le rôle budgétaire de l’impôt : l'impôt sert à alimenter le budget de l'Etat et
des collectivités publiques. Il permet d'assurer le financement des travaux de
construction de routes, d'hôpitaux, d'écoles et la rémunération des agents de
l'Etat, etc.
-Le rôle économique de l’impôt : L'impôt peut être utilisé comme un
instrument de politique économique. L'Etat s'en sert pour orienter l'activité
économique. C'est le cas notamment de l'incitation fiscale à l'investissement.
-Le rôle social de l’impôt : l'impôt assure une sorte de redistribution des
richesses du pays entre les citoyens.

Section II-Les différents régimes d'imposition en Côte d'Ivoire


Il y a cinq régimes dans la législation fiscale ivoirienne :
-Le régime du réel normal ;
- Le régime du réel simplifié d'imposition ;
-Le régime des microentreprises ;
La taxe d'Etat de l'Entreprenant ;
- La taxe communale de l'entreprenant.
A- Le régime du réel normal
Sont obligatoirement soumises au régime du bénéfice réel les entreprises dont
le chiffre d'affaires annuel, toutes les taxes incluses, excède 500 000 000 de
francs.
Les entreprises dont le chiffre d'affaires s'abaisse en dessous de la limite
prévue, ne sont soumises au régime du bénéfice réel simplifié, ou le cas
échéant des microentreprises ou à la taxe d'Etat de l'entreprenant, que lorsque
leur chiffre d'affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois exercices
consécutifs.
Le chiffre d'affaires indiqué est ajusté au prorata du temps d'exploitation pour
les entreprises qui commencent ou cessent leurs activités en cours d'anné[Link]
régime du réel normal d'imposition est géré par la direction des moyennes
entreprises en ce qui concerne les contribuables dont le chiffre d'affaires TTC
est compris est compris entre 500 000 001 et 3000 000 000 de francs. Il est
également géré par la direction des grandes entreprises en ce qui concerne les
contribuables dont le chiffre d'affaires TTC est supérieur à 3000 000 000 de
francs.

B- Le régime du réel simplifié d'imposition


Le régime du bénéfice réel s'applique aux personnes physiques ou morales
dont le chiffre d'affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 200
000 000 et 500 000 000 millions de francs. Les personnes physiques ou morales
dont le chiffre d'affaires s'abaisse en dessous de la limite prévue, ne sont
soumises au régime des Microentreprises, sauf option pour le régime simplifié
d'imposition, que lorsque leur chiffre d'affaires est resté inférieur à cette limite
pendant trois exercices consécutifs. Le régime simplifié d'imposition est géré
par les centres des impôts. Pour les assujettis à ce régime, l'adhésion à un CGA
n'est pas autorisée.

C- Le régime des microentreprises


Sont soumis à ce régime les contribuables dont le chiffre d'affaires annuel,
toutes taxes incluses, est compris entre 50 000 000 et 200 000 000 millions de
francs. Les contribuables relevant du régime des microentreprises qui réalisent
un chiffre d'affaires, toutes taxes comprises, supérieur ou égal à 100 000 000
de francs, peuvent opter avant le l°' février de chaque pour le régime du RSl ou
pour leur assujettissement à l'impôt sur les bénéfices non commerciaux,
lorsqu'ils exercent l'une des activités visées à l'article 85 du CGl. L'option est
exercée par une simple lettre d'information adressée au Directeur régional. Le
taux de l'impôt est fixé à 6% du chiffre d'affaires. Pour les adhérents des
centres de gestion, ce taux est ramené à 4%. Ils ne sont pas autorisés à
facturés® la TVA, ni à transmettre à déduction au titre de cette taxe. L'impôt
des microentreprises est géré par les centres des impôts.

D- La taxe d'Etat de l'entreprenant

Titre I. LES IMPÔTS SUR LES BENEFICES


Les bénéfices industriels et commerciaux (B.I.C) constituent l'un des principaux
revenus catégoriels pris en compte pour la détermination du revenu global
soumis à l'impôt général sur le revenu. Ils s'appliquent aussi bien aux
entreprises individuelles qu'aux sociétés.
La catégorie des bénéfices industriels et commerciaux comprend les bénéfices
d'activités industrielles, commerciales ou artisanales mais également certaines
activités imposées dans cette catégorie d'imposition par la loi (par exemple,
certaines opérations immobilières telles que les profits réalisés par les
marchands de biens).
Le bénéfice imposable est déterminé à partir du bénéfice comptable. Il
correspond au résultat d'ensemble des opérations de toute natures réalisés par
l'entreprise et rattachées à un même exercice, sous réserve des traitements
prévus par la législation fiscale. Les petites entreprises peuvent bénéficier d'un
régime simplifié d'imposition, qui leur permet d'alléger leurs obligations
comptables.
L'impôt est établi d'après le montant total du revenu net annuel dont dispose
chaque contribuable. Ce revenu est déterminé eu égard aux bénéfices de
toutes opérations lucratives auxquelles il se livre.

CHAPITRE I - LE REGIME DU BENEFICE REEL NORMAL


S I. LE CHAMP D'APPLICATION DE L'IMPÔT SUR LES BIC
§ 1 - LES ACTIVITES ET PERSONNES IMPOSABLES

A. LES ACTIVITES IMPOSABLES


Il est établi un impôt annuel sur les bénéfices des professions commerciales,
industrielles, artisanales, des exploitations forestières ou agricoles et des
entreprises minières, sur les bénéfices tirés des activités de recherche,
d'exploitation, de production et de vente d'hydrocarbures naturels, y compris
les opérations de transports en Côte d'Ivoire qui en sont l'accessoire (art. 1).
Pour relever de la catégorie, ces activités doivent être exercées à titre
professionnel, c'est-à-dire de façon habituelle, en toute indépendance et dans
un but lucratif. Sont sans influence la nationalité de l'exploitant et l'illégalité de
l'activité.
[Link] caractère habituel des opérations
Les opérations dont les profits sont imposables doivent présenter un caractère
habituel. Le caractère habituel n'implique pas nécessairement la répétition
fréquente des mêmes opérations. Des actes de commerce peu nombreux mais
périodiques et même des actes de commerce isolés mais dont l'exécution porte
sur une période d'assez longue durée, doivent être regardés comme d'ordre
professionnel.

2. Le caractère indépendant de l'activité


Les personnes qui accomplissent des opérations dont les profits sont
imposables dans la catégorie BIC, ne peuvent être considérées comme exerçant
une profession commerciale, industrielle, artisanale, etc. que dans la mesure
où elles les accomplissent pour leur propre compte. En revanche, si elles les
accomplissent pour le compte d'autrui, dans un état de subordination, les
revenus tirés de cette activité doivent être regardés comme des salaires, leur
situation étant celle de simples employés.

3. Le caractère lucratif de l'activité.


L'exercice des opérations ou de l'activité doit être caractérisé par la poursuite
d'un but lucratif. Ce but est souvent lié à l'idée de spéculation.

[Link] PERSONNES IMPOSABLES


1. Les assujettis obligatoires (art.34. al.1 du CGI)
Sont obligatoirement soumises au régime du bénéfice réel :
-les entreprises dont le chiffre d'affaires annuel, toutes taxes incluses, excède
500 000 000 de francs.
Les entreprises dont le chiffre d'affaires s'abaisse au-dessous de la limite
prévue, ne sont soumises au régime du bénéfice réel simplifié, ou le cas
échéant, à la taxe d'Etat d'entreprenant, que lorsque leur chiffre d'affaires est
resté inférieur à cette limite pendant trois exercices consécutifs.
Il résulte des dispositions de l'article 34-1 du CGI que sous réserve des
exemptions, des modalités d'impositions et des règles de territorialité, les
personnes imposables à l'impôt BIC sont les personnes physiques et morales
qui réalisent des opérations et des profits imposables dans cette catégorie.

a/ Les personnes physiques


Les profits industriels et commerciaux réalisés par une personne physique
exerçant son activité à titre individuel, sont imposés au titre de la catégorie BIC,
au nom personnel de l'exploitant. L'impôt est établi au nom de cet exploitant
pour l'ensemble de ses entreprises ou exploitations individuelles en Côte
d'Ivoire, au siège de la direction des entreprises.

b/ Les personnes morales


Selon l'article 34-1 du CGI, les sociétés anonymes et les sociétés à
responsabilité limitée sont soumises à l'impôt BIC, quel que soit leur objet et à
raison des bénéfices visés aux articles 2 et 85 du CGI.
Dans les sociétés en nom collectif, chacun des associés est personnellement
imposé pour la part des bénéfices sociaux correspondant à ses droits dans la
société.
Dans les sociétés en commandite simple, l'impôt est établi au nom de chacun
des commandités pour sa part de bénéfice et au nom de la société, pour le
surplus.
Les impositions établies au nom des associés n'en demeurent pas moins des
dettes sociales.

2. Les assujettis volontaires ou par option (article 34-2 du CGI)


Les entreprises qui remplissent les conditions pour être imposées sous le
régime du bénéfice réel simplifié peuvent opter, avant le fer février de chaque
année, pour le régime du réel. L'option prend effet à compter du /° janvier de
l'année au cours de laquelle elle est exercée.
Elle est révocable après les trois exercices comptables qui suivent sa date
d'effet et sur autorisation expresse des services de la direction générale des
impôts.
Les entreprises qui débutent leur activité, peuvent opter dans les trente jours
du commencement de leur activité. L'option est irrévocable pour les trois
premiers exercices comptables.
§2. La territorialité de l'impôt BIC

A. Le principe
Aux termes de l'article 2 du CGI, l'impôt est dû à raison des bénéfices réalisés
en Côte d'Ivoire. Le territoire fiscal comprend le plateau continental ainsi que la
zone économique exclusive (zone marine s'étendant jusqu'à 200 mille marins).
Toute activité exercée en Côte d'Ivoire et générant des bénéfices ou des
revenus est susceptible d'être soumise à l'impôt.
Par bénéfices réalisés par les entreprises exploitées en Côte d'Ivoire, il faut
entendre non seulement ceux provenant d'affaires ivoiriennes mais aussi les
profits résultant de ventes réalisées à l'étranger directement ou par
l'intermédiaire d'un concessionnaire.
L'existence d'une organisation matérielle ou la présence de représentants
munis de pouvoirs ou la réalisation d'un cycle complet d'opérations sont des
éléments qui témoignent d'une activité.
Une entreprise est imposable en Côte d'Ivoire si l'une des trois conditions est
remplie.

B. Les exceptions au principe de la territorialité


Les règles de territorialité peuvent être modifiées par des dispositions
expresses et principalement par des conventions internationales.

1- La promotion des exportations (article 20 du CGI)


Par dérogation aux règles de territorialité et dans le but de promouvoir les
exportations, l'article 20 du CGl prévoit que les dépenses d'études et de
prospection exposées en vue
De l'installation à l'étranger d'un établissement de ventes, d'un bureau
d'études ou renseignements, ainsi que les charges de fonctionnement de cet
établissement ou de ce bureau, supportées pendant les trois premiers
exercices, peuvent être admises en déduction pour la détermination du
bénéfice net imposable afférent à ces trois exercices.
Les sommes ainsi déduites devront être rapportées par fractions égales aux
bénéfices des cinq exercices consécutifs à partir du quatrième suivant celui de
la création de l'établissement ou du bureau.

2- Les conventions fiscales internationales


Il s'agit des traités bilatéraux dont l'objet est purement fiscal, et qui visent
essentiellement à éviter les doubles impositions entre les Etats.

SECTION 2 : La détermination du bénéfice imposable


L'impôt est établi chaque année sur les bénéfices obtenus pendant l'exercice
social précédent, obligatoirement clos le 31 décembre (art. 13 du CGI).
§ 1 : généralités
A- La période d'imposition
La période d'imposition est la période dont les résultats servent de base à
l'impôt. Le bénéfice imposable au titre de la catégorie BIC est un bénéfice
annuel légalement défini.
L'impôt est établi chaque année sur le bénéfice obtenu pendant l'exercice
précédent.
Toutes les entreprises doivent clore leurs exercices comptables le 31 décembre
de chaque année, sauf en cas de cession ou de cessation d'activité en cours
d'année (art. 13 du CGI). Cependant, les contribuables qui commencent leur
activité entre le 1° juillet et le 31 décembre sont autorisés à arrêter leur
premier exercice le 31 décembre de l'année suivante.
B- La définition légale du bénéfice imposable
L'impôt est dû à raison des bénéfices réalisés. Le fait générateur de l'impôt est
constitué par la réalisation du bénéfice et non par sa mise en distribution.

1- Caractères du bénéfice
Le bénéfice imposable est un bénéfice réalisé. Il doit être imposé dès sa
réalisation sans attendre le moment où il est prélevé.
C'est un bénéfice net. Il comprend tous les produits résultant des opérations
normalement effectuées par l'entreprise dans l'exercice de son activité. A ces
produits s'ajoutent les produits accessoires ou financiers et les produits à
caractère exceptionnel.
Le bénéfice est déterminé après déduction non seulement des diverses charges
d'exploitation mais également des pertes exceptionnelles.

2- Définition du bénéfice par l'article 14 du CGI


Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d'après les résultats
d'ensemble des opérations de toute natures effectués par les entreprises, y
compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en
cours, soit en fin d'exploitation.
Bénéfice (résultat) = Produits – Charges

3- Définition du bénéfice par l'article 15 du CGI


Le bénéfice est constitué par la différence entre les variations de l'actif net à la
clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir à la base
de l'impôt, diminuée des suppléments d'apport et augmentée des
prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les
associés.
L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif
par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés.
En d'autres termes :
ACTIF NET = +Total ACTIF
-Amortissements justifiés fiscalement
-Provisions fiscalement justifiées
-Créances des tiers justifiées fiscalement -Passif réel
Donc VARIATION DE L'ACTIF NET = +ACTIF NET à la clôture
-ACTIF NET à l'ouverture
BENEFICE NET COMPTABLE = VARIATION DE L'ACTIF NET
-Apports effectués en cours d'exercice +Prélèvements effectués en cours
d'exercice

REMARQUE
Le résultat net comptable déterminé à partir du compte de résultat est celui
défini par l'article 14 du CGl alors que l'article 15 du CGI permet de déterminer
le même résultat net comptable à partir des bilans d'ouverture (bilan de
l'exercice N-1) et de clôture (bilan de l'exercice N). La définition de l'article 15
repose sur la comparaison de deux situations alors que la définition de l'article
14 s'attache à des mouvements.

C- Le rattachement des produits et des charges


Conformément au principe de l'indépendance des exercices comptables, il faut
rattacher à chaque exercice ce qui lui revient. Les opérations qui doivent être
déclarées et concourir à la détermination du bénéfice imposable sont celles qui
correspondent à des créances acquises ou à des dettes certaines dans leur
principe et dans leur montant.
1. Le rattachement des créances
Une créance est considérée comme imposable dès lors qu'elle est réalisée
(alors même que la facture n'est pas encore émise ou que le montant n'est pas
encore encaissé).
-pour les ventes, l'opération est imposable à la livraison, c'est-à-dire le transfert
de la chose vendue en la puissance et possession de l'acheteur (accord sur la
chose et le prix).
-pour les prestations de services (réalisées) : l'opération est imposable lors de
l'achèvement.
Il y a quelques dérogations :
-au fur et à mesure de l'exécution de la prestation pour les prestations
continues et pour les prestations discontinues à échéances successives :
-à la date de la réception des travaux pour travaux donnant lieu à réception.

2. Le rattachement des charges


Une charge est considérée comme déductible dès lors qu'elle est engagée
(alors même que la facture n'est pas encore reçue ou que son montant n'est
pas encore payé).
L'exercice d'imputation ou de rattachement déterminé par le principe
comptable de spécialisation des exercices sera celui de
-la consommation pour les biens :
-l'utilisation pour les services.
§ 2. La détermination du résultat net comptable
Le résultat net qui représente l'enrichissement (bénéfice) ou l'appauvrissement
(perte) de l'entreprise, prend en compte d'une part, l'ensemble des charges et
d'autre part, l'ensemble des produits.

A. Les charges
Le résultat net est établi sous déduction de toutes les charges. Il s'agit non
seulement des diverses charges d'exploitation mais également des pertes
exceptionnelles. A ce titre sont déductibles les frais généraux de toute nature,
les dépenses de personnel, les loyers des locaux professionnels, les
amortissements, les provisions, les déficits et les
Amortissements réputés différés. De façon générale, toutes dépenses se
rattachant à la gestion de l'entreprise et pouvant être justifiées. Toutefois,
certaines de ces charges ne sont déductibles du bénéfice imposable que sous
certaines conditions.

1- Les conditions de déductibilité des charges


Les frais et charges doivent satisfaire à plusieurs conditions pour être admis en
déduction.

a/ Les dépenses doivent être exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation


et correspondre à une gestion normale de l'entreprise
Les dépenses qui ne se rattachent pas à une gestion normale ou qui bénéficient
à des tiers ne peuvent être fiscalement admises en déduction : exemple, les
dépenses engagées dans l'intérêt personnel de l'exploitant ou des associés, les
libéralités consenties à des tiers étrangers à l'intérêt de l'exploitation.

b/ La dépense doit correspondre à une charge effective et être appuyée de


justifications suffisantes
Pour être admis en déduction, les frais et charges doivent :
-avoir été comptabilisés en tant que tels au cours de l'exercice et
-être dument justifiés, c'est-à-dire appuyés de justifications permettant le
contrôle de leur réalité et de leur montant. Le montant des charges à retenir
est net de TVA déductible (montant hors taxe) si la TVA est récupérable ou
exceptionnellement toute taxe comprise (montant TTC) si la TVA est non
déductible.

c/ La dépense doit entraîner une diminution de l'actif net de l'entreprise


Les dépenses qui constituent des immobilisations ne sont pas déductibles. Ce
sont notamment :
-les immobilisations (biens durables) ;
-les dépenses qui ont pour effet de prolonger d'une manière notable la durée
probable d'utilisation d'un élément d'actif immobilisé (elles sont à immobiliser).
L'article 18 A-9 : les entreprises sont autorisées à inscrire en charge, les achats
des biens normalement amortissables dont la valeur n'excède pas 300 000
francs et que ceux-ci soient inscrits en frais généraux (ex: achat d'une machine
à calculer d'une valeur de 300 000 francs, inscrit en compte 6056 « achat petit
matériel et outillage). d/ La dépense doit être comprise dans les charges de
l'exercice au cours duquel elle été à la fois engagée et consommée ou utilisée
Les contribuables ne sont pas autorisés à déplacer les frais et charges d'un
exercice sur un autre (principe de l'indépendance ou de la spécialisation des
exercices). Ainsi, les charges doivent être déduites au titre de l'exercice au
cours duquel elles ont été engagées (exercice au cours duquel la dette est
devenue certaine dans son principe et déterminée dans son montant).
Par conséquent,

1/ les charges imputables à un exercice sont :


-les charges engagées, facturées par le fournisseur (dettes certaines = biens
consommés ou services utilisés) ;
-les charges à payer (charges engagées, dettes certaines) mais non encore
facturées par le fournisseur.
Les ristournes, remises, rabais obtenus du fournisseur viennent en déduction
des charges.

2/ les charges non imputables à un exercice sont :


-les charges non engagées au cours de l'exercice (dettes non certaines) ;
-les charges constatées d’avance : facture reçue et comptabilisée mais biens
non encore livrés (pas de transfert de propriété) ou services non encore rendus
ou consommés.

3/ pour les « charges immobilisées » :


-charges à répartir sur plusieurs exercices (ex : frais d'acquisition des
immobilisations, dépenses de gros entretiens etc.) ;
-frais d'établissement (ex: honoraires et frais de constitution), l'entreprise peut
en fiscalité, soit pratiquer une déduction immédiate, soit amortir les dépenses
sur une durée maximale de 5 années.
e/ la charge ne doit pas être exclue par une disposition fiscale expresse du
CGI
f/ Certaines charges doivent se conformer aux conditions de déclaration de
déduction.
Cette condition de forme vise certains frais généraux qui, sans être exclus des
charges déductibles, ne peuvent être déduits qu'à la condition expresse de
faire l'objet de déclaration et justifications particulières. En matière
d'obligations déclaratives, il y a par exemple, la déclaration des honoraires (art.
108 du CGI), la déclaration des provisions sur le relevé spécial des provisions
(art. 108 du CGI)
Conséquences

1) Les charges à payer sont déductibles.


Ce sont des dettes certaines (engagées et se rapportant à l'exercice) mais dont
les factures ne sont parvenues ou dont
L’exigibilité n'est pas intervenue avant la clôture de l'exercice (exemple : biens
livrés ou services effectués par les fournisseurs mais dont les factures ne sont
parvenues ; ITS du mois de décembre N à payer le 15 janvier N+1).

2) Les charges constatées d'avance ne sont pas déductibles


. Ce sont des charges qui ont été payées ou comptabilisées ou engagées au
cours d'un exercice mais qui se rapportent à un exercice ultérieur (exercice de
consommation, d'utilisation ou d'exigibilité).
3) Les prélèvements opérés sur le stock de marchandises par l'exploitant
d'une entreprise individuelle ne sont pas déductibles.
2. Les charges
La liste des charges n'est pas exhaustive. Le montant des charges à retenir est
net de taxe déductible (hors taxe) si la taxe est récupérable ou toute taxe
comprise si la taxe est non déductible.

a/ Les achats stockables


Les achats stockables s'entendent notamment des marchandises, des matières
premières, des matières consommables et fournitures, des fournitures de
bureau, des fournitures d'entretien, des achats de petits matériels et outillages,
des achats de matériels et équipements, etc.
Les achats sont en principe comptabilisés dès réception des factures,
indépendamment de la livraison ou du paiement. Mais l'exercice de
rattachement est celui au cours duquel la dette a pris naissance : notion de
charges engagées.
Le montant des charges à retenir comprend le prix d'achat proprement dit et
les frais accessoires. C'est le prix facturé par le fournisseur.
MAJORE :
1) Des frais sur achats tels que: droits de douane (compte 601), fret et
transport sur achats (compte 611) et autres frais sur achats (compte 6321)),
etc.
2) Des charges à payer: marchandises (et frais) reçus du fournisseur et non
encore facturés par celui-ci.
DIMINUE
1) Des rabais, remises, ristournes hors facture obtenus du fournisseur (sur note
d'envoi)
2) Des charges constatées d'avance: marchandises (frais) non livrées mais
facture reçue
3) Des prélèvements opérés sur le stock par l'exploitant d'une entreprise
individuelle.
N.B : Le montant à retenir est : net de taxe déductible (taxe si la taxe est
récupérable) ou exceptionnellement toute taxe comprise (si la taxe est non
déductible).
b/ La variation des stocks des achats stockables
Variation des stocks des achats = (+) stock initial (-) stock final
Conséquences
(+) les achats stockables effectifs
(+) Stock initial des achats stockables
(-) Stock final des achats stockables
= Total des achats déductibles de l'exercice
= Achats consommés ou revendus de l'exercice
En conclusion, on peut considérer par mesure de simplification que :
-le stock final des achats stockables = produits imposables ;
-le stock initial des achats stockables charges déductibles
Il convient de rappeler que par mesure de simplification qu'on peut considérer
-le stock final de produits fabriqués et les services produits comme des produits
imposables ;
-le stock initial de produits fabriqués et des services produits comme des
charges déductibles

c/ Les autres achats non stockables, approvisionnements, matières et


fournitures consommables
Ils sont non stockables parce qu’immédiatement consommés sans inscription
dans un compte de stock.
Nous avons les fournitures d'entretien non stockables, les fournitures de
bureaux non stockables, les achats de petits matériels et outillages non
stockables, les achats d'études et prestations de services, les achats non
stockables de travaux, matériels et équipements, les fournitures non stockables
d'électricité, les fournitures non stockables d'eau, les fournitures d'autres
énergies, etc.

d/ Les frais sur achats


Ce sont notamment les frais de douane (compte 601), transport sur achats
(compte 611), assurances sur achats (compte 6321), rémunérations des
transitaires (compte 6223), etc.
NB : Les frais d'acquisition d'une immobilisation sont à immobiliser. Ils ne sont
pas déductibles en charges.
Ainsi, les frais accessoires nécessaires à la mise en état
D’utilisation du bien doivent être immobilisés. C'est le cas des droits de douane
à l'importation, des frais de transport ou coût CAF à l'importation, des frais
d'installation et de montage, des honoraires d'architecte pour les
constructions.
A l'inverse, sont déductibles en charges les frais d'actes, les droits de mutation,
les commissions et honoraires du notaire, la TVA récupérable. En effet, les frais
d'acquisition des immeubles (droits de mutation, honoraires et frais d'actes)
doivent être distraits du prix de revient à amortir puisqu'ils constituent au choix
de l'entreprise soit des charges immédiatement déductibles, soit des charges à
répartir dont l'échelonnement doit s'opérer par fractions égales sur 2 à S ans.

e/ Les autres frais de transport


Les frais de transport sont en principe déductibles si les conditions générales de
déduction sont remplies. Ce sont les :
-transports sur ventes ;
-transports de plis ;
-les autres frais de transport et déplacements
-transports de personnel.
NB : Les frais de transport pour le compte de tiers ne sont pas déductibles
parce qu'ils constituent des débours qui ne sont pas des charges à supporter
par l'entreprise.

B/ Les services extérieurs


Ces comptes enregistrent le montant des factures, paiements et rémunérations
versés aux prestataires de services extérieurs à l'entreprise ainsi que les
éventuels rabais, remises et ristournes obtenues hors facture sur les services
extérieurs consommés.
21/ Les frais de sous-traitance générale (compte 621)
Ils sont déductibles sous réserve du respect des conditions de retenue à la
source prévue par l'art. 59 du CGI. La retenue est de 7,5% des sommes brutes
mises en paiement au profit des sous-traitants, architectes, métreurs,
géomètres, etc. La sanction est la non déductibilité des sommes versées. (art
58-3a du CGI). Cette retenue n'est toutefois pas exigible lorsque les sommes
sont mises en paiement au profit de personnes morales.
9-2/ Les locations et charges locatives (compte 622)
Les loyers des locaux professionnels sont normalement déductibles. Toutefois,
les entreprises soumises à un régime réel d'imposition sont tenues de prélever
et de reverser Au trésor une retenue sur les loyers qu'elles versent (sauf si les
immeubles sont loués et les loyers encaissés par l'intermédiaire de
professionnels de l'immobilier).
NB : Les loyers des locaux professionnels appartenant à l'exploitant individuel
et non-inscrits à l'actif du bilan ne peuvent être déduits. Il en est de même en
ce qui concerne les charges de la propriété.

3/ Les redevances de crédit-bail (compte 623)


Les redevances ou versements comptabilisés dans le compte 623 constituent
des charges déductibles lorsque les biens acquis en crédit- bail ne sont pas
inscrits à l'actif du bilan.
NB : Les redevances des biens acquis en crédit-bail et inscrits à l'actif du bilan
ne sont pas déductibles. En effet, elles doivent être annulées en fin d'exercice
par un transfert en charges d'amortissement et en charge d'intérêts de crédit-
bail.
2-4/ Les frais d'entretien, de réparation et de maintenance (compte 624)
Ils sont déductibles lorsqu'ils sont engagés dans l'intérêt de l'exploitation.
4 5/ Les primes d'assurance (compte 625)
Les primes d'assurance sont en principe déductibles lorsqu'elles sont destinées
à couvrir un risque lié à l’exploitation : exemple, assurance d'éléments d'actif,
responsabilité civile. L'article 18-A du CGI dispose que les primes d'assurance
versées par l'entreprise à une compagnie d'assurance ivoirienne dans le cadre
de contrats relatifs aux indemnités de fin de carrière, ne sont déductibles qu'à
condition que le contrat d'assurance présente un caractère général, c'est-à-dire
concerne l'ensemble du personnel ou une ou plusieurs catégories de celui-ci.
9-6/ Les dons et libéralités
Ils ne sont pas fiscalement déductibles sous réserve des dispositions prévues
par l'article 18 G du CGI. L'art.18 G du CGl prévoit que sont déductibles les dons
et libéralités consentis :
-aux associations sportives reconnues par le ministère en charge des sports et
désignées par arrêté conjoint du ministère chargé des finances et du ministère
des sports ;
-aux organismes de recherche scientifique désignés par arrêté conjoint du
ministre chargé des finances et du ministre de la recherche scientifique ;
-aux associations et organismes œuvrant dans les domaines de la santé
publique et de l'action sociale, désignés par arrêté conjoint du ministre des
finances et du ministre de la santé publique et de la protection sociale ;
-aux associations œuvrant dans le domaine de la culture ou de l'enseignement
reconnues par le ministre de la culture ou de l'enseignement et désignés par
arrêté conjoint du ministre des finances et du ministre de tutelle concerné ;
-à l'Etat ou à ses démembrements dans les domaines de l'éducation, de la
santé, ou des infrastructures collectives dans les zones ex-assiégées ;
-aux associations religieuses reconnues par le ministre en charge des cultes sur
la base d'un programme ou d'un bilan d'actions sociales prouvées ;
-aux malades démunis présentés par les services sanitaires ou sociaux ou par
les centres de santé publics ;
-aux élèves et étudiants ivoiriens non boursiers de l'Etat sous la forme de
bourse d'études annuelles ;
-aux personnes handicapées présentées par les entreprises qui engagent des
dépenses pour la fourniture d'installations de rééducation, de matériels
orthopédiques et autres matériels scientifiques ;
-aux associations de jeunes et de femmes pour les aider à initier ou à
développer une activité lucrative ;
-aux associations qui œuvrent à la réadaptation des toxicomanes et des
alcooliques ;
-aux organismes privés à but non lucratif qui œuvrent à la conservation de
L’environnement ;
-aux mutuelles pour leurs opérations de financement, de construction, de
réhabilitation ou d'équipement d'écoles, de centres polyvalents au profit d'une
collectivité.
La valeur des dons et libéralités consentis est déductible en ce qui concerne les
entreprises dans la double limite de 2,5% du chiffre d'affaires et de
200.000.000 de francs par an.
En ce qui concerne les bourses d'études annuelles, elles ne doivent pas excéder
la double limite particulière de 600.000 francs pour chaque étudiant
bénéficiaire et 12.000.000 de francs par entreprise donatrice.
Ce seuil de 600.000 francs est porté à 1000 000 de francs pour les étudiants en
cycle de recherche.
Le coût de réalisation des routes, pistes rurales, hôpitaux, dispensaires, écoles
et châteaux d'eau réalisés par les entreprises privées au profit des collectivités
territoriales ou des populations est également déductible des résultats de ces
entreprises, dans la limite de 3% du chiffre d'affaires et de 500.000.000 de
francs par an.
Le bénéfice des dispositions précédentes est subordonné à la condition que
soient jointes à la déclaration des résultats, les pièces justificatives attestant du
montant et de la date de chaque versement ainsi que de l'identité du
bénéficiaire. A défaut, les sommes déduites sont réintégrées au résultat
imposable.
S'agissant des dons d'ouvrages d'utilité publique, il devra également être joint à
la déclaration des résultats, une preuve de leur réception par l'Etat ou par la
collectivité bénéficiaire.
2-7/ Les cadeaux d'entreprise et les frais de parrainage à but publicitaire
4-7-1/ Cadeaux d'entreprise
Les cadeaux d'entreprise comprennent :
-les articles publicitaires ;
-les échantillons et spécimens gratuits ;
-les cadeaux d'affaires ;

a. Articles publicitaires
Il s'agit des gadgets et articles divers distribués pour faire connaître un produit
ou le nom commercial d'une entreprise. L'admission en charge du coût des
cadeaux publicitaires est subordonnée aux conditions suivantes :
-les articles doivent être destinés à toute la clientèle et pas être réservés à une
catégorie de partenaires :
-les articles ne doivent pas présenter un caractère somptuaire : la valeur totale
des articles pour un même bénéficiaire ne peut excéder 100.000 francs HT par
an.
-la dénomination commerciale (logo, sigle ou marque commerciale) de
l'entreprise doit être indiquée de manière apparente et durable sur les articles
ou sur leurs emballages.
Ces conditions sont cumulatives et elles s'appliquent également pour la
condition de la
TVA qui grève les acquisitions ou productions des articles publicitaires.

b. Echantillons et spécimens gratuits


L'échantillon ou spécimen gratuit est défini comme une petite quantité de
marchandises prélevées sur le stock destiné à la vente. Il est offert aux clients
en vue d'une promotion du produit.
En matière d'impôt sur les bénéfices, le coût d'acquisition ou de production des
échantillons et spécimens est déductible dans les conditions du droit commun.
En matière de TVA, la taxe grevant le coût d'acquisition et de production des
échantillons et spécimens gratuits ouvre droit à déduction, à condition que leur
distribution n'aboutisse pas à une vente hors franchise de taxe. Cette condition
est satisfaite si le produit est donné en faible quantité et qu'il est indiqué sur
les spécimens qu'ils ne sont pas destinés à la vente.

c. Cadeaux d'affaires
Ce sont des services et biens n'ayant pas la qualité d'articles publicitaires et qui
sont offerts dans le cadre de relations d'affaires à des clients et fournisseurs.
Sont visés notamment les biens et services que certaines entreprises offrent à
leurs partenaires.
L'admission en charge de ces cadeaux est autorisée dans la limite d'une
moyenne de 100.000 francs hors taxe par an pour un même bénéficiaire.

2/ Opérations de parrainage à but publicitaire


Le parrainage consiste à financer entièrement ou partiellement dans un but
publicitaire
D’organismes de personnes physiques ou morales tels que les
Associations, organisations non gouvernementales, syndicats, établissements
etc. Les frais de parrainage engagés dans un but publicitaire sont exposés dans
l'intérêt de
L’entreprise, ce qui implique que la promotion de l'image de l'entreprise est
Effectivement assurée.
9-8/ L'abandon de créances
L'abandon de créances est une remise de dette. C'est une renonciation à une
créance détenue sur une entreprise. D'une manière générale, il constitue une
aide qu'une entreprise du groupe peut être amenée à accorder à une autre du
même groupe, ou encore qu'une société mère peut accorder à sa filiale dans
des conditions particulières.
L'abandon de créances peut être de nature commerciale ou financière.

a. L'abandon de créances ou aide à caractère commercial


L'abandon est de nature commerciale lorsqu'il relève d'une gestion
commerciale et qu'il est consenti dans le cadre de relations commerciales avec
le bénéficiaire, soit pour maintenir des débouchés, soit pour préserver des
sources d'approvisionnement. Tel est le cas des abandons de créances
consentis par les fournisseurs à leurs clients.
Ils constituent des produits imposables chez l'entreprise bénéficiaire. En
revanche, pour l'entreprise qui les consent, ils constituent des charges
déductibles s'ils procèdent d'un acte normal de gestion. Il en découle que le
caractère normal de l'acte est une condition nécessaire à la déductibilité de
l'abandon de créances.

b. L'abandon de créances ou aide à caractère financier


L'abandon est de nature financière lorsqu'il existe des liens financiers avec
l'entreprise bénéficiaire et que ces liens financiers consistant en l'octroi de
prêts ou d'avances de fonds sont la principale justification de cet abandon de
créances. Il s'agit notamment d'abandon de créances consenti entre
entreprises au sein d'un même groupe ou entre sociétés mères et filiales.
Commentaire [S1]:
L'abandon de créances à caractère financier constitue un produit imposable
chez l'entreprise bénéficiaire. Pour l'entreprise qui consent l'abandon de
créances à caractère financier ou l'aide, la déductibilité est subordonnée à deux
conditions cumulatives :
-l'abandon de créance doit procéder d'un acte normal de gestion. L'abandon ou
l'aide consentie doit présenter pour l'entreprise bénéficiaire un avantage
certain.
-l'abandon de créance ou l'aide consentie ne revalorise pas les titres de
participation détenus dans l'entreprise bénéficiaire. Cette revalorisation des
titres constitue une augmentation de l'actif net de l'entreprise créancière, les
titres de participation étant un élément constitutif de l'actif.
Si ces deux conditions sont remplies, la perte consécutive à l'abandon de
créances est à comprendre dans les charges déductibles du résultat imposable
de l'entreprise attributaire au cours de l'exercice où cet abandon est intervenu.
Cette règle s'applique, que l'entreprise bénéficiaire, soit ou non en Côte
d'Ivoire.

9 / Les redevances pour la cession ou concession de brevets, licences, logiciels


et droits similaires
Les redevances et les rémunérations de services de toute nature (tels que les
quotes-parts de siège, les frais d'assistance technique et droits similaires) payés
ou dus entre entreprises ivoiriennes appartenant à un même groupe, ne sont
admis en déduction de charge que si le débiteur apporte la preuve que ces
dépenses correspondent à des opérations réelles et qu'elles ne représentent
un caractère anormal ou exagéré.
Par ailleurs, ces sommes versées ne sont admises comme charges déductibles
que dans la double limite de 5% du chiffre d'affaires hors taxe et 20% des frais
généraux.
2 10/ Les rabais, remises et ristournes (hors facture)

a. Les rabais, remise et ristournes obtenus


Les réductions commerciales hors facture obtenues ou à obtenir sont des
charges négatives et viennent en diminution des charges concernées.
Les rabais, remises et ristournes obtenues sont à considérés comme produits
imposables.

b. Les rabais, remises et ristournes accordées


Les réductions commerciales hors factures accordées ou à accorder sont des
produits négatifs et viennent en diminution des comptes de produits
concernés. Les rabais, remises et ristournes accordées sont à considérer
comme des charges déductibles.
0J1/ Les impôts, taxes et versements assimilés (art. 18 D du CGI)
Les impôts à la charge de l'entreprise mis en recouvrement au cours de
l'exercice, à l'exception de l'impôt cédulaire sur les bénéfices et de tous impôts
et taxes incombant à des tiers et dont elle est le redevable légal sont
déductibles.

a. Impôts et taxes déductibles


-les impôts établis et recouvrés par voie de rôle sont déductibles des résultats
de
L’exercice au cours duquel ils ont été mis en recouvrement. Ce sont les impôts
fonciers.
-Les impôts à paiement spontané (impôts qui ne sont pas normalement
recouvrés par voie de rôle) sont déductibles lorsqu'ils sont acquittés et donc
constituent une charge de l'exercice au cours duquel ils sont acquittés.
Toutefois, il est admis que les impôts et taxes constituant des charges à payer à
la clôture de l'exercice, soient déductibles (ex : ITS-contributions à la charge des
Employeurs du dernier mois de décembre de l'exercice payables le 15 du mois
de l'exercice suivant et comptabilisés en charges à payer).
Les impôts à paiement spontané sont déductibles lorsqu'ils sont acquittés. Ce
sont les impôts suivants :
-impôts sur les salaires-part employeur ;
-IRVM et IRC lorsque l'entreprise comptabilise le montant brut des revenus
financiers acquis ;
-patente et licence ;
-vignette auto ;
-taxes spécifiques ;
-droits de timbre et d'enregistrement, etc.
b. Impôts et taxes non déductibles
-les impôts et taxes qui ne sont pas à la charge de l'entreprise (impôts à la
charge des dirigeants, associés, de l'exploitant individuel) ;
-IMF (impôt minimum forfaitaire)
-impôt BIC :
-IRVM et IRC retenus à la source sur les produits versés et qui sont dus par les
créanciers de l'entreprise ;
-IGR (de l'exploitant individuel sur les rémunérations occultes) ;
-impôts sur les salaires-part salariés (à la charge des salariés)
-le précompte de 10% du trésor ;'
-tous les acomptes d'impôt, retenues d'impôts, impôts et taxes à la charge de
tiers.

c. Cas particulier de la TVA


La TVA est généralement sans incidence sur le résultat. Mais elle peut être
admise en déduction pour la détermination du résultat imposable, notamment
en cas de TVA non
Récupérable et dans certains cas de rappel de TVA (ex : déduction TTC d'une
dépense n'ouvrant pas droit à déduction de la TVA).
2-12/ Les amendes et pénalités (art. 19 du CGI)
Les montants des amendes, confiscations, pénalités et sanctions de toute
nature mis à la charge des contrevenants à la législation fiscale, douanière et
Réglementation des prix, et d'une manière générale aux lois et règlements de
l'Etat, ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l'impôt.
2 - 13/ Les valeurs nettes comptables (V.N.C) des cessions
VNC = VO (-) Amortissement de l'immobilisation cédée
VO = valeur d'origine de l'immobilisation cédée.
La VNC est soit nulle soit débitrice ou positive. Lorsque la VNC est débitrice ou
positive, elle s'enregistre au débit du compte de résultat comme charge
déductible.
Par mesure de simplification, l'on peut considérer que :
-le prix de cession est un produit imposable ;
-les amortissements linéaires comptabilisés ou non comptabilisés (de la date
d'origine jusqu'à la date de cession) constituent des produits imposables
-la valeur d'origine est une charge déductible.
2_14/ Les jetons de présence ou indemnités de fonction (art.18 A-4 du CGI)
a. L'article 18 A-4 du CGI dispose que les indemnités de fonction allouées aux
administrateurs des sociétés anonymes dont le montant est fixé par
l'assemblée générale ordinaire desdites sociétés, sont déductibles dans la
limite de 3 000 000 de francs par an et par bénéficiaire. Ce sont les tantièmes,
perdîmes, jetons de présence, etc. que l'acte uniforme de l'OHADA dénomme
indemnité de fonction.
Ces rémunérations partiellement déductibles sont en outre imposables à
l'IRVM au titre des revenus des capitaux mobiliers.
Le traitement fiscal des indemnités de fonction est le suivant :
-indemnités de fonction inférieures ou égales à 3 000 000 F CFA par
bénéficiaire sont déductibles du résultat imposable et imposable à l'IRVM au
taux de 12%.
-indemnités de fonction supérieures à 3 000 000 F CFA par bénéficiaire :
Déduction du résultat pour la partie qui n'excède pas 3 000 000 F CFA ;
. Réintégration dans les résultats BIC pour la partie qui excède 3 000 000 F CFA
par bénéficiaire ;
. Imposition de l'intégralité des indemnités de fonction à l'IRVM au taux de
12%.
b. Sont déductibles en totalité du BIC comme "salaires" sans aucune limitation
du montant et suivant les conditions prévues aux articles 180 et 232 du CGI, les
rémunérations permanentes correspondant à des fonctions de direction
revenant au PDG
Et au DGA ou au PCA, etc. Des sociétés anonymes ainsi qu'aux rémunérations
versées aux administrateurs titulaires d'un contrat de travail dans la limite des
sommes qui leur sont attribuées au titre de l'exécution de leur contrat de travail.
2 - 15/ Les frais de personnel
a. Salaires, appointements
L'article 18 A-1 du CGI dispose que les rémunérations à titre de dépenses de
personnel et main d'œuvre ne sont admises en déduction que dans la mesure
où elles correspondent à un travail effectif et ne sont pas excessives eu égard à
l'importance du service rendu. Cette disposition s'applique à toutes les
rémunérations directes ou indirectes, y compris les indemnités, allocations,
avantages en nature et remboursements de frais.

b. Rémunérations de l'exploitant individuel et de son conjoint


Les appointements ou autres rémunérations de l'exploitant individuel sont
exclus des charges déductibles (art. 18 A-2 du CGI).
En revanche, à la demande du contribuable, le salaire du conjoint de
l'exploitant individuel peut être déduit du bénéfice imposable dans la mesure
où il correspond à un travail effectif non excessif, et qu'il soit justifié que ce
salaire a donné lieu aux prélèvements sociaux et fiscaux en vigueur (art. 18 A-3
du CGI).

c. Rémunérations des associés gérants majoritaires des SARL et des dirigeants


des sociétés unipersonnelles
Les rémunérations des associés gérants majoritaires de SARL, les
rémunérations versées au gérant d'une SARL, associé unique d'une SARL
unipersonnelle ou à l'administrateur général, actionnaire unique d'une SA
unipersonnelle, sont imposables dans la catégorie des traitements et salaires et
déductibles des bénéfices de la société.
Ces rémunérations doivent cependant correspondre à un travail effectif (art. 18
A-1 du
CGI).

d. Rémunérations occultes (bénéficiaire non révélé)


Les rémunérations occultes ne sont pas déductibles.
e. Les charges sociales
La déduction des charges sociales est subordonnée à leur versement effectif à
la CNPS ou aux autres organismes de retraite, de sécurité et de prévoyance
sociale.
NB : Seules les cotisations ayant un caractère obligatoire, c'est-à-dire imposées
par la législation sociale, peuvent être déduites. Les cotisations volontaires
constituent un emploi du revenu non déductible.
Toutefois, l'article 116-9 du CGl autorise, sous conditions, la déduction comme
salaires des cotisations patronales complémentaires versées par les
employeurs à des organismes de retraite et de prévoyance complémentaire
pour le compte de leurs employés.
La déduction de ces cotisations n'est admise sous la double limite du dixième
de la rémunération mensuelle brute imposable, hors avantage en nature et
d'un montant de
300 000 F. L'art.18 A-8 du CGl autorise sous conditions, la déduction des primes
d'assurances versées
Par l'entreprise à une compagnie d'assurance ivoirienne dans le cadre de
contrat relatif aux indemnités de fin de carrière. La déduction de ces cotisations
n'est admise qu'à la condition que le contrat d'assurance présente un caractère
général, c'est-à-dire concerne l'ensemble du personnel ou une ou plusieurs
catégories déterminées de celui-ci.
2-16 /Les charges sociales de l'exploitant individuel et autres charges sociales
a. Charges sociales de l'exploitant individuel
S'agissant des exploitants individuels et des associés des sociétés de personnes
et assimilées, seules les cotisations sociales ayant un caractère obligatoire,
c'est-à-dire imposées par la législation sociale, peuvent être déduites. Les
cotisations volontaires constituent un emploi du revenu non déductible.

b. Autres charges sociales et cotisations à des organismes non commerciaux


Sont déductibles les versements et cotisations obligatoires imposés par les lois
ou conventions en vigueur tels que :
-les versements aux syndicats et comités d'entreprises,
-les versements aux comités d'hygiène et de sécurité,
-les œuvres sociales au profit du personnel,
-les frais de pharmacie et de médecine de travail au profit du personnel.
2-17/ Les frais financiers et charges assimilées

a. Les frais financiers


Ce sont les intérêts et agios échus au cours de l'exercice (se rattachant à
l'exercice) et supportés par l'entreprise ainsi que les escomptes accordés par
l'entreprise à ses clients.
-intérêts des emprunts,
-escomptes accordés,
-autres intérêts,
-escomptes des effets de commerce.
Seuls les intérêts (échus au cours de l'exercice) des prêts consentis à
l'entreprise sont déductibles.

b. Intérêts alloués aux capitaux appartenant à des tiers


Les intérêts des capitaux empruntés à des tiers sont déductibles quel que soit
leur mode de calcul à condition que l'emprunt ait été effectué pour les besoins
et dans l'intérêt de l'entreprise.

b. les intérêts alloués aux capitaux appartenant aux propriétaires de


l'entreprise

c-1/. Intérêts alloués au capital


Les intérêts alloués au capital engagé par l'exploitant individuel ou par les
associés ne sont pas déductibles. En effet, sur le plan fiscal, le capital individuel
ou le capital social est normalement rémunéré par les bénéfices. Les intérêts
qui leur sont alloués ne sont pas considérés comme une charge mais comme
une distribution de bénéfice ou un prélèvement sur le capital.

c-2. Les intérêts alloués aux sommes individuelles


Les intérêts alloués aux sommes individuelles versées par l'exploitant en plus
du capital ne sont pas déductibles.

c-3. Intérêts des comptes courants d'associés


Les intérêts versés aux associés, aux actionnaires en rémunération des sommes
qu'ils mettent à la disposition de la société sous forme d'avances, de prêts, de
comptes courants sont déductibles dans la double limite suivante (art.18 A-6
du GI):
-le remboursement des sommes prêtées doit intervenir dans les 5 ans de la
mise à disposition et la société ne doit pas faire l'objet d'une liquidation
amiable ou de fait pendant cette période de Sans.
-le taux des intérêts ne peut excéder le taux d'escompte (TES) de la BCEAO
majoré de deux points. Cette limitation s'applique aux avances consenties par
une société mère à sa filiale. Les intérêts excédentaires sont réintégrés dans le
résultat imposable et constituent des revenus distribués passibles de P'IR VM.
EXEMPLE :
Une société dont le capital s'élève 50 000 000 de FCFA, reçoit de l'un des
actionnaires une avance de 150 000 000 de francs CFA. Le taux des intérêts a
été fixé à 12%. Si on suppose que le taux moyen du TES pour la période
considérée s'élève à 7,5%, les intérêts sont excédentaires à raison de : 150.000
000 x (12% - 9,5%) = 3.750. 000 de F CFA.
18/ Les charges assimilées aux frais financiers a/ Les pertes de change
Il s'agit d'écarts de conversions négatifs de devises ainsi que de créances et de
dettes libellées en monnaies étrangères par rapport aux montants initialement
comptabilisés.
Le montant des pertes déterminées en fonction du dernier cours de change :
l'article 17 du CGI dispose que les pertes définitives et latentes sont
déductibles.
Les dotations aux provisions pour pertes latentes de change ne sont pas
déductibles (art. 18 E-1 in fine du CGI).

b/ Pertes sur cessions de titres de placement


Elles sont déductibles. Il s'agit des pertes définitives sur les cessions de titres de
placement.

c/ Pertes sur risques financiers


Les pertes subies sur des opérations financières comportant un risque autre
que le risque de perte de change :
-les pertes définitives sont déductibles
-les pertes latentes ne sont déductibles.
9 -19/ Les amortissements
L'amortissement est la constatation en comptabilité de la dépréciation
annuelle subie par un élément d'actif dont l'entreprise est propriétaire. Il
permet à l'entreprise de reconstituer à l'expiration de la période d'utilisation,
un capital égal au prix de revient de ce bien. L'amortissement de la valeur du
bien résulte de l'usage, du temps, du changement de technique ou de toute
autre chose. Cette dépréciation est certaine quant à son principe mais latente
et d'un montant imprécis.
Seuls les biens constituant des immobilisations (éléments de l'actif immobilisé)
peuvent être amortis. Ce sont des biens subissant une dépréciation irréversible.
-immobilisations corporelles : seuls les terrains (sauf cas particuliers de
carrières sablières...) et les œuvres d'art. ne subissent pas de dépréciation
irréversible et donc peuvent pas donner lieu à amortissement.
-immobilisations incorporelles : en principe, elles ne se déprécient pas de façon
irréversible, sauf certains droits incorporels ayant une durée limitée dans le
temps (ex :
Brevets...).
-les immobilisations financières ne sont pas amortissables.

a/ Conditions de déduction des charges d'amortissement


Pour pouvoir être admis en déduction des bénéfices imposables, les
amortissements doivent remplir cinq conditions :
-les amortissements doivent être pratiqués sur des éléments d'actif immobilisé
appartenant à l'exploitation et effectivement soumis à la dépréciation. Cette
condition conduit à écarter des éléments amortissables, certains éléments
incorporels qui ne peuvent pas donner à une dépréciation.
-les amortissements doivent être pratiqués en comptabilité et figurer sur un
relevé des amortissements. En effet, conformément aux dispositions de l'article
18 B du CGI, l'amortissement doit être comptabilisé. Il convient donc de refuser
la déduction des amortissements qui n'auraient pas été passés en écriture pour
la détermination des résultats à la clôture de l'exercice considéré. En ce qui
concerne le relevé des amortissements, il doit être annexé à la déclaration des
résultats.
-l'amortissement doit constater la dépréciation effective d'un bien, c'est-à-dire
qu'il doit être déterminé en fonction de cette dépréciation.
Le montant de la dépréciation s'apprécie en fonction de la durée d'utilisation
du bien définie par les usages de chaque profession ou même du constructeur.
-obligation de fournir un tableau d'amortissement
Il est fait obligation de comptabiliser un amortissement au moins égal à
l'amortissement linéaire (art. 18 B-1 du CGI). Pour déterminer l'annuité
minimum, il sera procédé à la division de la valeur de l'immobilisation par le
nombre d'années d'utilisation du bien.
Le montant obtenu constituera l'amortissement minimum qui devra être
comptabilisé quel que soit le mode d'amortissement pratiqué.

b/ Base de calcul de l'amortissement


L'amortissement est calculé à partir du prix d'acquisition de l'immobilisation (ce
qui figure au débit du compte d'immobilisation correspondant ou encore à
l'actif du bilan) et que l'on qualifie également de valeur d'origine. Cette valeur
d'origine est le coût d'achat de l'immobilisation qui comprend notamment le
prix d'achat et les frais accessoires.
Les frais accessoires, nécessaires à la mise en l'état de l'utilisation du bien,
doivent être immobilisés et donc ne sont pas déductibles en charges :
-droits de douane à l'importation,
-frais de transport ou coût CAF à l'importation,
-frais d'installation et de montage,
-honoraires d'architecte pour les constructions.
A contrario, sont exclus notamment les frais d'actes, les droits de mutation, les
commissions et honoraires du notaire, la TVA récupérable.

c/ Les principaux types d'amortissement


Les amortissements peuvent être pratiqués suivant trois modalités différentes :
-l'amortissement linéaire :
-l'amortissement dégressif ;
-l'amortissement accéléré.

c-1/ L'amortissement linéaire


C'est un amortissement dont l'annuité est constante. Il est reparti sur la durée
probable d'utilisation de chaque bien amortissable. L'amortissement annuel est
égal au quotient de la valeur d'origine (VO) ou valeur d'acquisition par la durée
probable d'utilisation exprimée en années.
Exemple : Acquisition d'une machine d'exploitation d'une valeur de 1 200 000
F. La durée probable d'utilisation est de 4 ans.
Soit : 1 200 000 / 4 = 3 00 000
Soit : 100/4 =25% ; 1 200 000 x 25% = 300 000

C 1-1/ Point de départ du calcul


L'amortissement est calculé à compter de la date de mise en service du bien
avec application du « prorata temporise » en jours sur 360 jours dans l'année.
Ainsi, lorsque l'acquisition est faite dans le courant de l'exercice, le premier
amortissement ou première annuité est calculé au prorata temporise, c'est-à-
dire proportionnellement au temps passé dans l'entreprise (nombre de jours
de la date de mise en service à la clôture de l'exercice).
Exemple : Une machine d'exploitation acquise pour une valeur de 15 000 000 F.
mise en service le 1* juillet de l'année n. La durée d'utilisation est de 8ans.
Taux
=100 / 8 = 12,5%
jere annuité: 15 000 000 x 12,5% x180 / 360 = 937 500
(Juillet à décembre = 6 mois = 180 jours)
C 1-2/ Date de fin d'amortissement
Quand le montant des amortissements ou annuités correspond au prix de
revient de l'élément amorti, l'amortissement prend fin. Quand le bien est cédé,
l'amortissement se calcule jusqu'au jour de la cession.

C. 1-3/ taux usuels


Immobilisations amortissables
Immeubles en dur: bâtiments industriels, bâtiments
5%
Durée
20ans
Commerciaux, maisons d'habitation
Constructions légères, agencements et installations
10%
Mobiliers de bureaux et d'habitation
10%
Matériels de transport
33,33%
Matériel et outillage lourd
10%
Matériel et outillage léger
20%
Matériel de bureau
20%
Matériel informatique et logiciel (art.8 de l'annexe fiscale 2008, art.
«05ans
20%
18 B-1 du CGI). Les entreprises peuvent opter pour l'application du Taux
pratiqué d'après les usages du secteur d'activité. Toutefois, cetTe ne peut
excéder cinq ans.
Frais d'établissement
Licence d'exploitation des entreprises de téléphonie cellulaire (art. 18B-3
Taux
10ans
10ans
03ans
10ans
05ans
05ans
02 à 5ans «20%

C-2/ L'amortissement accéléré (art. 18-1 du CGI)


Pourront faire l'objet d'un amortissement accéléré :
a Les matériels et outillages neufs remplissant à la fois la double condition (art.
18.C du
CGI)
-d'être utilisés exclusivement pour les opérations industrielles de fabrication,
de manutention, de transport ou d'exploitation agricole ;
-d'être normalement amortissables pendant plus de Sans. Pour ces matériels et
outillages, le montant de la première annuité d'amortissement calculé d'après
leur durée d'utilisation normale pourra être doublé. Cette durée est alors
réduite d'une année, c'est-à-dire la valeur restante à amortir est alors répartie
sur un nombre d'années égal à la durée normale restante diminuée d'une
année.
Exemple : Soit un bien acquis pour une valeur de 8 000 000 F et amortissable
sur 10 ans. Bien acquis le 1* janvier de l'année n.
jere annuité : 8 000 000 x 10% x 2 = 1 600 000 F Valeur restante à amortir : 8
000 000 - 1 600 000 = 6 400 000
28
Annuité d'amortissement sur 8 ans :
6 400 000 / 8 = 800 000.

b/ Les immeubles affectés au logement du personnel


Pour les immeubles affectés au logement du personnel des entreprises
industrielles et commerciales, la première annuité d'amortissement est
calculée au taux de 40% sur le prix de revient. Il faut relever que la valeur
d'immobilisation correspondant à un logement de trois pièces habitables ne
dépassera pas vingt millions de francs hors taxe.
L'amortissement de la valeur résiduelle des immeubles en cause sera effectué
dans les conditions ordinaires et basé sur leur durée normale d'utilisation.

C-3/ L'amortissement dégressif (art.18 c-2 du CGI)


Sous réserve de l'agrément d'une demande déposée à la direction générale des
impôts dans les mêmes formes que celles définies à l'article 110-5 du CGI, les
entreprises peuvent opter pour l'application à leurs matériels et outillages
neufs d'un amortissement dégressif. Cette dégressivité est obtenue par
l'affectation au taux d'amortissement linéaire de coefficients de majoration
fixés par arrêté du ministère de l'économie et des finances.
C-3-1/ Conditions d'application
a) Les entreprises bénéficiaires
-les entreprises industrielles, commerciales et artisanales ;
-les entreprises et professions relevant de la catégorie des BNC ;
-les entreprises minières, agricoles et forestières.
b) Les biens susceptibles de bénéficier du régime de l'amortissement dégressif.
L'amortissement dégressif s'applique aux matériels et outillages d'exploitation
neufs dont la durée normale d'utilisation est d’aux moins trois ans. Sont visés :
-le matériel de fabrication fixe ou mobile ;
-le matériel de chantier ;
-le matériel de stockage ;
-le matériel de transport ;
-les installations de stockage et de magasinage à l'exception des bâtiments qui
les abritent, lorsqu'elles sont nécessaires à une entreprise industrielle (exemple
: chambres froides, monte-charges, ponts élévateurs).
Sont exclus de ce régime :
-les véhicules de tourisme ;
-les mobiliers de logement et de bureau y compris les climatiseurs ;
-le matériel de bureau à l'exception des équipements d'informatiques (machine
à écrire, à calculer, à photocopier) ;
-les appareils divers tels que le téléphone, le télex, l'extincteur ;
-les immeubles y compris les bâtiments de construction légère ;
-les biens d'occasion ;
-les biens dont la durée d'utilisation est inférieure à 3ans, etc.

C-3-2/ Procédure d'agrément


L'application du régime est optionnelle mais reste subordonnée au dépôt d'une
demande préalable ainsi qu'à un agrément accordé par la direction générale
des impôts.
La demande est établie sur papier libre et comporte la désignation des
matériels pour lesquels le régime est sollicité.
L'option est irrévocable mais ne concerne que le matériel pour lequel elle a été
exercée.
L'option pour ce régime ne peut se cumuler avec l'amortissement accéléré
pour un même bien.

C-3-3/ Taux
Le taux d'amortissement dégressif est obtenu en multipliant le taux
d'amortissement linéaire applicable normalement au bien considéré par un
coefficient fixé par arrêté.
Ces coefficients sont les suivants :
-1,5 lorsque la durée d'utilisation est de 3 ou 4 ans ;
-2 lorsque la durée d'utilisation est de 5 ou 6 ans ;
-2,5 lorsque la durée d'utilisation est supérieure à 6 ans.
Exemple : Pour un matériel dont la durée d'utilisation est de Sans
100/5 x 2 = 40%
C-3-4/ Calcul de l'amortissement dégressif

a) première annuité
Le taux d'amortissement dégressif est appliqué au prix de revient du bien.
L'annuité est calculée prorata temporise.

b) annuités suivantes
Le montant de chaque annuité est calculé en appliquant à la valeur résiduelle
comptable de l'élément le taux d'amortissement dégressif. Lorsque l'annuité
d'amortissement
Devient inférieure au quotient de la valeur résiduelle par le nombre d'années
restant à amortir, l'entreprise a la faculté de retenir pour annuité, le quotient
ainsi déterminé.

c) Point d'arrêt de l'amortissement dégressif


Il est atteint lorsque le montant global de l'amortissement dégressif correspond
au prix de revient de l'élément auquel il s'applique.
Exemple : Soit un matériel acquis à 2 000 000 f en octobre 2004 et amortissable
sur S
Ans.
Taux d'amortissement dégressif : 100/5 x 2 = 40%
Les annuités d'amortissement dégressif seront calculées de la façon suivante :
2004 : 2000 000 x 40% x 3/12 = 200 000
2005 : (2000 000 - 200 000) x 40% = 720 000
2006 : (2000 000- 920 000) x 40%= 432000
Pour chacun des exercices 2007 et 2008, l'annuité d'amortissement pourra
s'élever à
(2000 000 - 1352 000) /2 = 324 000
Explications
En 2007 :
-annuité d'amortissement dégressif : (2000 000 -1352 000) x 40% = 2592000
Valeur résiduelle sur le nombre d'années à amortir = (2000 000 - 1 352 000) / 2
=
324 000
CONCLUSION :
Annuité d'amortissement dégressif « résiduelle » /nombre d'année à amortir.
Remarque :
Sur l'obligation fiscale de pratiquer des amortissements (art. 18 B-1 du CGl)
L'amortissement sous l'angle du droit fiscal constitue une obligation. En effet, à
la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effectivement
pratiqués, depuis l'acquisition ou la création d'un élément donné, ne peut être
inférieure au montant cumulé des amortissements calculés suivant le système
linéaire et répartie sur la durée normale d'utilisation. S'il n'est pas satisfait à
l'obligation édictée ci-dessus, l'entreprise perd définitivement le droit de
déduire la fraction d'amortissement qui n'a pas été régulièrement
comptabilisée ou prélevée.
CGI)

C-4/ Amortissements réputés différés (ARD) en période déficitaire (art.18 B-1


du
En contrepartie de l'obligation qui leur est faite de pratiquer un amortissement
minimum obligatoire, l'art.18 B-1 du CGI autorise au plan fiscal les entreprises à
réputer « différés » les amortissements pratiqués en période déficitaire.

C-4-1/Définition des ARD en période déficitaire


A la différence des amortissements réellement différés, les ARD sont des
amortissements qui ont été effectivement constatés en comptabilité. Un
amortissement est réputé différé dès lors qu'à la clôture de l'exercice, une
entreprise s'abstient de comptabiliser l'annuité normale ou une fraction de
l'annuité normale d'amortissement qui se rapporte à l'exercice en cours. Les
amortissements réputés différés, c'est-à-dire reportés à un autre exercice
ultérieur (l'effet charge reporté à une date ultérieure), ne constituent pas une
seconde catégorie d'amortissements qui s'ajouterait aux amortissements
précédents en tant que nouvelle charge.
Bien au contraire, la constitution d'ARD a pour conséquence d'augmenter les
résultats, plus exactement de réduire les pertes de l'exercice en cours, puisque
l'amortissement n'intervient qu'en période déficitaire. Ainsi, les
amortissements pratiqués en l'absence de bénéfice peuvent être, sur le plan
fiscal, réputés différés. Autrement dit, la part du déficit imputable à la
comptabilisation des amortissements peut bénéficier d'un régime fiscal
particulier. Les ARD sont représentés par la perte fiscale d'un exercice dans la
limite de la dotation aux amortissements de l'exercice.

C-4-2 Conditions de constitution des ARD


-Le CGI subordonne la faculté de constituer des ARD à leur inscription
obligatoire à un compte spécial « amortissements différés ».
-Les amortissements différés ne peuvent être constitués qu'en période
déficitaire. Il faut que l'exercice soit déficitaire aussi bien sur le plan comptable
que fiscal. Pour apprécier si un exercice est déficitaire, il convient de prendre
en considération le résultat fiscal et non le résultat comptable. Le résultat fiscal
s'apprécie en tenant compte :
-des amortissements de l'exercice ;
-des diverses réintégrations et déductions fiscales ;
-des déficits fiscaux reportables au titre des exercices antérieurs.

C-4-3/ Report et imputation des ARD


A la différence des déficits ordinaires dont le report est limité à cinq ans par
l'art.26 du
CGI, le report des ARD n'est soumis à aucune condition de durée. Ils doivent
cependant, au même titre que les déficits ordinaires, être obligatoirement
imputés sur les résultats du ou des premiers exercices qui laissent apparaître
un bénéfice fiscal suffisant.
Autrement dit, les entreprises n'ont pas la faculté d'échelonner à leur guise le
report de leurs ARD, bien que leur imputation ne soit pas limitée dans le temps.
Les ARD en période déficitaire au cours des exercices antérieurs s'imputent
après l'annuité normale d'amortissement de l'exercice ou les déficits ordinaires
reportables.
Exemple 1 :
-Résultat comptable déficitaire (c'est-à-dire avant prise en compte des ARD) =
1 800 000
-Dotation de l'exercice du compte d'amortissement = 1 000 000
-Résultat comptable: -1 800 000
-ARD : + 1 000 000 (indéfiniment reportable)
Résultat fiscal : - 800 000 (déductible sur les exercices suivants)
Exemple 2 :
-Déficit comptable : -10 000 000
-Diverses réintégrations : + 2 000 000
-Déductions : -1 000 000
-Résultat fiscal = -9 000 000
-Amortissements = 7 000 000
-ARD : + 7 000 000
-Déficit fiscal : - 2000 000
Conséquences :
Le contribuable ne pourra constituer des ARD jusqu'à hauteur des 7 000 000. Le
déficit fiscal qui n'est que de 2 000 000 pourra être reporté sur les cinq
exercices bénéficiaires suivants.
Quant à l'ARD de 7000 000, il serait indéfiniment reportable. Les
amortissements différés s'imputent sur les résultats des exercices postérieurs
laissant apparaître un bénéfice suffisant.
En pratique, pour déterminer le montant des amortissements différés qui
pourront être imputés, il conviendra dans un premier temps de déterminer un
résultat fiscal provisoire. Les
ARD seront imputés à concurrence du résultat fiscal positif ainsi obtenu.
9-20/ Les provisions
Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges
nettement précisées et que les évènements en cours rendent probables, sont
déductibles, à
Condition qu'elles aient été effectivement constatées dans les écritures de
l'exercice et figurent au relevé des provisions prévues à l'article 36 du CGI.

a/Définition
La provision est la constatation comptable soit de la dépréciation, soit de la
perte subie par un élément de l'actif non amortissable, soit d'une charge non
encore effective à la date de clôture de l'exercice mais que les évènements
rendent probables.
On distingue deux catégories de provisions :
-les provisions pour dépréciation et les charges provisionnées ;
-les provisions pour pertes et charges.
Les provisions pour dépréciation résultent de l'évaluation des moins-values
(Dépréciations réversibles) constatées sur les éléments d'actif non
amortissables. Les charges provisionnées résultent de l'évaluation des moins-
values (dépréciations réversibles) constatées sur les éléments d'actif tels que
les créances, les stocks, les valeurs mobilières (titres).
Les provisions pour pertes et charges, quant à elles, permettent la constatation
des charges dont l'évaluation est incertaine (le montant et ou la date de
réalisation ne sont pas déterminés) mais la réalisation est très probable). Ce
type de provision crée ou modifie des postes du passif en réduisant le résultat
de l'exercice.

b/ Conditions de déductibilité des provisions


b-1/ Les conditions de fond (art.18 E-1)
Pour qu'une provision soit déductible fiscalement, il faut :
-que la provision porte sur une perte, une charge ou une dépréciation
déductible. Une provision n'est déductible que dans la mesure où elle est
susceptible de couvrir une perte ou une dépréciation d'un élément de l'actif ou
une charge qui, si elle était intervenue au cours de l'exercice, aurait été
normalement déductible des bénéfices de l'exercice. Une provision n'est donc
pas déductible par exemple, si les dépenses auxquelles elle est destinée à faire
face, ont pour contrepartie un accroissement de l'actif ou n'incombent pas à
l'entreprise.
-qu'un évènement rende cette perte, charge, ou cette dépréciation probable.
Ceci exclut les provisions fondées sur des risques simplement éventuels.
Exemple : la provision pour propre assureur ne saurait être admise fiscalement
en déduction.
L'éventualité résulte d'un simple risque d'ordre général exigeant pour sa
réalisation la concordance d'un faisceau de conditions. La probabilité, au
contraire, est établie par des circonstances précises et particulières. L'exemple
le plus caractéristique est celui des créances douteuses ou litigieuses. A la
clôture de chaque exercice, il existe des créances à recouvrer sur lesquelles
pèse un risque général de recouvrement. Toutefois, seules les créances du
débiteur qui donne effectivement des signes de défaillance ou de non
recouvrement prouvés (situation notoirement difficile : mise en redressement
ou en liquidation judiciaire, créances contestées) pourront faire l'objet d'une
provision.
-que la perte, la charge ou la dépréciation couverte par la provision soit
nettement précisée, c'est-à-dire qu'il doit y avoir une individualisation précise
soit de l'élément d'actif susceptible d'être l'objet de la dépréciation ou de la
perte, soit de la nature de la charge à prévoir et que le montant de la perte ou
de la charge soit susceptible d'être évalué avec une approximation suffisante.
-que la probabilité de la perte, de la charge ou de la dépréciation résulte
d'évènements en cours. Ainsi, une provision n'est pas déductible si elle trouve
son origine dans un évènement ayant pris naissance après la clôture de
l'exercice. La charge, la perte ou la dépréciation doit trouver sa source ou son
origine dans les faits survenus au cours de l'exercice et existant encore à la
clôture.

b-2/ Conditions de forme


Selon les dispositions de l'art.18 E du CGI, pour être admise en déduction, une
provision doit avoir été constatée effectivement dans les écritures de l'exercice
et avoir figuré sur le relevé des provisions. Il découle de l'art. 18 E du CGI que :
-la déduction des provisions est subordonnée à leur constatation effective dans
les écritures de l’exercice : le défaut de comptabilisation entraîne la
réintégration des provisions dans les bénéfices imposables ;
-les provisions doivent également figurer sur le tableau des provisions qui est à
joindre à la déclaration de l'exercice.

c/ Le sort des provisions


La déduction d'une provision ne présente qu'un caractère provisoire et son sort
définitif est lié à la réalisation de la perte, de la charge ou de la dépréciation
qu'elle est destinée à couvrir.

c-1/ Provision régulièrement constituée


Une provision régulièrement constatée répond aux conditions de fonds et de
forme.
351** cas: la perte, la charge ou la dépréciation se réalise. La provision est
utilisée conformément à son objet pour compenser à due concurrence la perte,
la charge ou la dépréciation. Dans ce cas, la déduction devient définitive.
2° cas : la perte, la charge ou la dépréciation ne se réalise pas. La provision
devient sans objet et doit être rapportée au bénéfice de l'exercice au cours
duquel elle est devenue sans objet.
3° cas : la provision reçoit une affectation non conforme à sa destination. La
provision détournée de son objet (par exemple virée à un compte de réserve
ou distribuée aux associés) doit être réintégrée dans les recettes ou dans le
bénéfice de l'exercice au cours duquel elle a reçu une affectation non conforme
à sa destination.

c-2/ Provision irrégulièrement constituée


Elle ne remplit pas les conditions de fond et de forme. Cela entraîne le rejet de
la provision. On la réintègre au bénéfice de l'exercice.

B/ Les produits
Les produits à prendre en compte dans le bénéfice imposable comprennent les
ventes et les recettes ainsi que les revenus et produits accessoires. Les
opérations relevant de la catégorie des professions non commerciales réalisées
par une entreprise relevant des BIC sont imposables à l'impôt BIC.

I- Les ventes de marchandises


(Vente de marchandises achetées et revendues en l'état: compte 701)
Il s'agit de marchandises livrées au cours de l'exercice. La vente est réalisée et
le produit acquis dès l'accord sur la chose et le prix. Les ventes et les opérations
assimilées constituent une créance acquise de l'exercice au cours duquel
intervient le transfert de propriété quelle que soit la date de la commande et la
date de l'encaissement du prix. Le transfert de propriété coïncide dans la
généralité des cas avec la livraison des biens.
Le montant des ventes constitue le chiffre d'affaires de l'entreprise. On doit
inclure dans ce compte non seulement les sommes reçues (espèces ou
chèques) mais également les créances acquises par la vente de marchandises
dont le prix n'est pas encore encaissé. Il s'agit des créances ayant pris naissance
au cours de l'exercice même si le prix correspondant n'a pas encore été
encaissé. Le prix de vente ou la recette à retenir est le prix total hors taxe (net
de taxes collectées) tel que doit payer l'acquéreur.

2/ La production vendue
Elle concerne :
-la vente de produits finis (produits ayant atteint un stade d'achèvement
définitif dans le cycle de production) ;
-la vente de produits intermédiaires (produits ayant atteint un cycle
d'achèvement, sont destinés à entrer dans une nouvelle phase du cycle de
production) ;
-la vente de produits résiduels (déchets, rebuts de fabrication) ;
-les travaux facturés :
-les prestations de services (services facturés).
Le principe : ce sont les créances acquises.
Le produit sera imposable :
-lors de la livraison pour les ventes de produits ;
-lors de l'achèvement pour les prestations de services
-lors de la réception pour les travaux ;
-au fur et à mesure de l'exécution des prestations, des travaux ou des
facturations
(Décomptes).
Le montant à retenir est le prix facturé net de taxes collectées (total à la charge
du client) diminué des rabais et remises accordés et des produits comptabilisés
d'avance (factures adressées mais marchandises ou prestations non livrées aux
clients), majoré des produits à recevoir (marchandises ou prestations livrées
mais non encore facturées aux clients).

3/ La production immobilisée
Elle est constituée par l'ensemble des immobilisations créées par l'entreprise
pour elle-même. Elle est enregistrée au crédit des comptes 72 pour le coût réel
de production. Ce produit constitue la contrepartie des charges consommées
(et donc déduites du résultat) pour la fabrication bien inscrit à l'actif du bilan.
Production immobilisée et production livrée à soi-même
La production livrée à soi-même correspond aux charges qui ont concouru à la
production d'une immobilisation et dont le coût sera crédité au compte 72 «
production immobilisée »
Exemple :
De nombreuses entreprises réalisent pour elles-mêmes des travaux
immobiliers (réparations, rénovation, constructions ou additions de
constructions).
Les entrepreneurs individuels édifient fréquemment au moyen du personnel,
du matériel et des matériaux appartenant à leur entreprise, des constructions
qui font partie de leur
Patrimoine : le prix de revient de ces constructions constitue des produits à
Comptabiliser : « reproduction immobilisée » si le patrimoine est professionnel.
Si le patrimoine est privé, la comptabilisation se fait au compte 705 « travaux
facturés ».

4/ La production stockée ou variation des stocks de biens et de services


produits
La production stockée est enregistrée au compte 73 (variation des stocks de
biens et de services produits). Le solde de ce compte avant virement traduit la
différence entre les valeurs de la production en stock à la clôture et à
l'ouverture de l'exercice.
Production stockée = (+) stock final (SF) (-) stock initial (SI). Elle figure au
compte de résultat comme correcteur des produits comptabilisés.
-Le solde créditeur s'ajoute aux produits (stockage) (+) ; dans ce cas SI inférieur
SF, l'entreprise a produit plus qu'elle n'a vendu.
-Le solde débiteur vient en diminution des produits (déstockage) (-). Dans ce
cas, SI supérieur SF, l'entreprise a puisé dans le stock initial.
Par mesure de simplification, l'on peut considérer que la détermination du
résultat :
-le stock final de biens et de services produits constitue des produits
imposables ;
-le stock initial de biens et de services produits constitue des charges
déductibles.

5/ Les produits accessoires (707)


Ils comprennent :
-tous les frais facturés aux clients (compte 7071) tels que : port, emballages
perdus et autres frais facturés (fret, transport, assurance, droits de douane à
l'exportation)
-les commissions et courtage (compte 7072) ;
-les locations (et redevances perçues de crédit-bail) (7073);
-bons sur reprise d'emballages et cessions d'emballages (7074) ;
-mise à disposition de personnel (compte 7075) ;
-redevances pour brevets, logiciels, marques et droits similaires (compte 7076)
;
-services exploités dans l'intérêt du personnel (compte 7077) : exemple
participation au coût des cantines et œuvres sociales ;
-autres produits accessoires (compte 7078)
•bonifications obtenues des clients, primes et débits sur ventes ;
Rentrées sur créances amorties : il s'agit des recouvrements sur créances
antérieurement soldées ;
°les dégrèvements sur des impôts déductibles antérieurement déduits des
résultats imposables constituent un profit imposable de l'exercice au cours
duquel ils sont ordonnancés.

5-1/ Cas de location de biens immobiliers


5-1-1/ Revenus provenant de la location d'immeubles inscrits à l'actif du bilan
Ces revenus sont imposables à l'impôt BIC
5-1-2/ Immeubles inscrits à l'actif du bilan, mais gratuitement à la disposition
de l'exploitant individuel, des associés de sociétés de personnes et assimilées
et des membres de leur famille.
L'avantage ainsi consenti à des personnes qui n'ont pas, du point de vue fiscal,
le statut de salarié, constitue un profit qui doit être évalué et intégré aux
résultats imposables.
L'évaluation doit être égale au montant du lover que l'immeuble aurait
normalement
Procuré s'il avait été donné en location.
5-1-3/ Immeubles inscrits à l'actif du bilan, mais gratuitement à la disposition
de membres du personnel ayant la qualité de salarié du point de vue fiscal.
L'avantage ainsi consenti constitue un supplément de salaire en nature
imposable entre les mains des bénéficiaires au même titre que les
rémunérations allouées en espèces.
Toutefois, en l'absence de déclarations aux ITS, les avantages en nature
constituent normalement non des suppléments de salaires mais des revenus
distribués ou des libéralités non déductibles pour l'assiette de l'impôt BIC: la
valeur locative (et non l'évaluation forfaitaire) doit être réintégrée aux résultats
imposables, sans préjudice des autres impôts exigibles (IRCM, IGR et BNC pour
libéralités).
5-1-4/
Immeubles inscrits à l'actif du bilan, mais gratuitement à la disposition de tiers.
Le produit doit être évalué et imposé à l'impôt BIC. Il s'agit d'une libéralité non
déductible qui entraîne réintégration aux résultats imposables de la valeur
locative et exigibilité PIRCM et de l'IGR (ou BNC et IGR pour les entreprises
individuelles et sociétés de personnes).
Lorsque le preneur d'un immeuble donné en location effectue à ses frais des
améliorations qui reviennent gratuitement à l'entreprise en fin de bail,
l'augmentation de la valeur de l'immeuble qui en résulte constitue un profit qui
doit être rattaché aux résultats de l'exercice en cours à la date à laquelle
l'entreprise recouvre la disposition de son immeuble.

6/ Autres produits (compte 75)


Ils comprennent notamment :
6-1/ Les jetons de présence et autres rémunérations d'administrateurs (compte
7581)
6-2/ Les indemnités reçues pour sinistres (dommages-intérêts): compte 758 :
Produits divers et indemnités d'assurances reçues
39
-Les indemnités perçues en réparation d'un préjudice constituent des produits
imposables dès lors qu'elles ont pour objet de compenser des charges ou des
pertes déductibles par nature, des pertes de recettes taxables, la perte ou la
dépréciation d'éléments d'actif non immobilisés.
Selon la nature du préjudice subi, les indemnités sont imposables comme des
produits divers (compte 758) ou comme des produits de cession
d’immobilisation : compte 82 si elles sont perçues en contrepartie de la perte
d'un élément d'actif immobilisé.
NB : Les indemnités reçues de l'Etat en règlement de dommages de guerre ne
sont imposables.
-les remises de dettes (compte 845) ou abandon de créances (compte 846)
consentis par les créanciers, l'annulation de comptes de passif injustifiés
constituent un profit imposable pour l'entreprise qui en bénéficie.
-les dons et libéralités obtenus constituent un enrichissement immédiat
imposable.
7/ Les subventions
Le régime d'imposition des subventions et abandons de créances résulte de la
note n°
3339/MEMEF/DGI-022/2002-12/ba du 26 décembre 2002.
La subvention, de façon générale, peut être définie comme une aide ou secours
que l'entreprise reçoit, soit des pouvoirs, soit d'une autre entreprise.
Il existe diverses sortes de subventions qui peuvent être classées selon leur
objet. On distingue :
-les subventions d'exploitation ;
-les subventions d'équilibre ;
-les subventions de recherche-développement ;
-les subventions d'équipement.
Elles sont analysées comme un enrichissement immédiat de l'entreprise à
comptabiliser comme un produit à rattacher à l'exercice d'octroi. Elles doivent
donc comprises dans les résultats de l'exercice au cours duquel elles ont été
acquises. Les subventions sont allouées à l'entreprise pour lui permettre de
compenser l'insuffisance de prix de vente de certains produits ou de faire face
à certaines charges d'exploitation.
8/ Les produits financiers (compte 77)
Les produits financiers sont en principe imposables intégralement. Cependant,
certaines dispositions fiscales exonèrent partiellement ou totalement certains
produits financiers.
8-1/ Les produits des actions et parts sociales (art.21 du CGI)
Imposable.
Ces produits sont passibles de l'IRVM avant la prise en compte dans le résultat
-les dividendes et les produits assimilés ne sont imposables qu'à concurrence
de 50% de leur montant net d'IRVM.
-Les dividendes et tous les autres produits des actions des sociétés de droit
public ou privé étrangères ou ivoiriennes cotées à la bourse des valeurs sont
exonérés à 90% de leur montant.
-Les dividendes provenant d'une filiale sont exonérés à concurrence à 95% de
leur montant. C'est le régime fiscal des sociétés mères et filiales. Toutefois 8-2/
Les revenus des créances (art.21 du CGI)
Ils sont imposables à PIRC avant leur prise en compte.
-Les revenus des obligations (obligations émises en Côte d'Ivoire et
remboursables en cinq ans au moins) sont exonérés à concurrence de 90% de
leur montant après avoir supporté PIRVM au taux de 10%, 12% ou 15%.
L'exonération est également de 90% pour les sociétés étrangères ou locales
cotées à la bourse des valeurs.
-Les intérêts de dépôt, prêts et comptes courants sont exonérés à 50%.
-Les produits d'obligation versés à des personnes non établies en Côte d'Ivoire
sont exonérés à 100%.
-Les produits des emprunts obligateires émis par l'Etat ivoirien, les
départements, les communes, les établissements publics ivoiriens et les
sociétés cotées à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières sont exonérés à
90% de leur montant.
%. Reprises de provisions et charges provisionnées
Les annulations ou les régularisations (réintégrations) en baisse de toutes
provisions ou charges provisionnées (provisions devenues totalement ou
partiellement sans objet), constituent des produits imposables qui sont
enregistrés dans les comptes de :
10/ Reprise d'amortissements
En cas de rectification d'erreurs, toute annulation partielle ou totale ou toute
régularisation en baisse des amortissements antérieurement déduits, est
enregistrée comme produits imposables au compte 798 et 862 : reprises
d'amortissements.
§3 : Détermination du résultat fiscal
A. Résultat fiscal avant imputation des déficits
1/ Résultat fiscal avant imputation = Résultat comptable + Réintégrations -
Déductions
овещ
En cours d'exercice, les opérations sont enregistrées en appliquant les règles
comptables. A la clôture de l'exercice, après la réalisation des opérations
d'inventaire, l'entreprise dégage son résultat comptable qui peut être soit un
bénéfice comptable soit une perte comptable. A stade, on ne se préoccupe pas
du régime fiscal des opérations ou des charges comptabilisées.
Dans un deuxième temps, le résultat fiscal est déterminé en apportant de
manière extracomptable des modifications au résultat comptable. En effet, en
raison de l'existence des dispositions fiscales qui diffèrent parfois des règles
comptables, le résultat comptable doit faire l'objet de rectifications afin de
tenir compte des règles fiscales. Ces rectifications se font au brouillon hors
comptabilité par le contribuable lui-même Elles peuvent être positives ou
négatives :
Rectifications extracomptables positives - (+) Réintégrations
Rectifications extracomptables négatives = (-) Déductions
Le résultat obtenu après ces corrections constitue le résultat fiscal (avant
imputation des déficits antérieurs reportables).
2/ Les réintégrations fiscales ou extracomptables
a/ Définition
Les réintégrations ont essentiellement pour objet d'ajouter au résultat
comptable, le montant des charges et des pertes comptabilisées alors qu'elles
ne sont pas déductibles du point de vue fiscal ou alors qu'elles ne sont que
partiellement déductibles. En d'autres termes, les réintégrations sont les
éléments qui, de manière comptable ne figurent pas dans le résultat, mais que
les dispositions du code général des impôts demandent d'imposer. Ce sont des
corrections positives qui ont notamment pour objet d'ajouter au résultat
comptable, des charges qui sont comptabilisées et qui ne sont pas déductibles
en fiscalité.
Les réintégrations portent sur :
-toutes les charges non déductibles fiscalement mais déductibles du résultat
net comptable ; il s'agit de toutes les charges qui ne respectent pas les
conditions générales de déduction ;
-tous les produits imposables mais non compris dans le résultat net comptable
ou comptabilisés dans des comptes du bilan, etc.
B/ Les réintégrations usuelles
Le résultat comptable doit faire l'objet de rectifications. Il convient ici de suivre
simplement la liste des différentes réintégrations qui apparaissent dans la
déclaration annuelle des BIC.
1/ Amortissements non déductibles
La réintégration des amortissements est moins fréquente. On peut cependant
signaler les cas suivants :
1-1/ Les amortissements de terrains ne sont pas déductibles.
Les terrains (sauf cas particuliers de carrières sablières.) et les œuvres d'art ne
subissent pas de dépréciation irréversible et donc ne peuvent donner lieu à
amortissement. Par conséquent, il faut soustraire le prix du terrain avant
d'amortir le prix d'acquisition d'un bâtiment.
1-2/ L'amortissement non comptabilisé n'est pas déductible
1-3/ Les amortissements antérieurs irrégulièrement différés.
1-4/ L'amortissement d'un bien non inscrit à l'actif du bilan ou dont l'entreprise
n'est pas propriétaire, n'est pas déductible.
1-5/ Les amortissements excédentaires ou exagérés.
C'est le cas des amortissements pratiqués à un taux excessif (taux plus élevé
que taux d'usage)
2/ Provisions non déductibles
Il s'agit des provisions qui ne remplissent pas les conditions de forme et de fond
-Par exemple, provisions non comptabilisées ou non déclarées sur les relevés
des provisions.
-la perte ou la charge n'est pas nettement précisée. Elle est simplement
éventuelle. Elle n'est pas déductible.
3/ Intérêts excédentaires des comptes courants d'associés
4/ Rémunérations allouées à l'exploitant individuel et aux associés des sociétés
de personnes
5/ Avantages en nature de l'exploitant individuel et des associés des sociétés
de personnes
-marchandises, services, travaux, logements, voitures, domestiques, etc.
6/ Impôts non déductibles (IMF, BIC, IGR, impôts non payés...)
7/ Amendes et pénalités de toute nature
8/ Plus-values exonérées non réinvesties
9/ Dons et subventions
10/ Rémunérations des dirigeants majoritaires de SARL
L'article 12 de l'ancienne édition du CGI a été abrogé. Les rémunérations des
associés gérants sont soumises au même régime que celles des associés ou
actionnaires des sociétés unipersonnelles. Ces rémunérations sont imposables
dans la catégorie des ITS
43
et sont déductibles des bénéfices de la société. Elles doivent cependant
correspondre à un travail effectif.
I1/ Tantièmes, jetons de présence et autres rémunérations allouées aux
administrateurs
Ils sont réintégrés dans les résultats BIC pour la partie qui excède 3 000 000
francs par bénéficiaire.
12/ Divers à détailler sur feuillet séparé.
3/ Les déductions fiscales ou extracomptables
a/ Définition
Les déductions consistent à retrancher totalement ou partiellement du résultat
imposable des produits comptabilisés mais qui sont non imposables ou
exonérés, déjà imposés ou soumis à un régime spécial au plan fiscal. Ce sont :
-tous les produits non imposables mais compris dans le résultat comptable ;
-toutes les charges déductibles fiscalement mais non déduites du résultat
comptable (ou comptabilisées dans des comptes du bilan). Exemple : les pertes
de change ou écart de conversion actif (SYSCOA) déductibles fiscalement,
(art17 du CGI) mais comptabilisés dans des comptes de bilan.
b/ Les déductions usuelles
1/ Les provisions non déductibles
Antérieurement taxées ou définitivement exonérées, elles ont été réintégrées
dans les résultats de l'exercice. Les provisions des exercices précédents déjà
réintégrées de façon extracomptable et faisant l'objet d'une reprise au cours de
l'exercice sont à déduire pour éviter une double imposition.
2/ Les revenus de valeurs mobilières (art.21 à 23 du CGI)
Lorsqu'une entreprise possède des actions, obligations ou une participation
dans une autre entreprise, elle perçoit, soit des dividendes, soit des intérêts.
Ces sommes proviennent des bénéfices de cette tierce entreprise et ont déjà
subi l'impôt sur le BIC outre l'IRVM. Les sommes provenant de l'entreprise
tierce entrent dans les produits de l'entreprise qui les perçoit et concourent par
conséquent à la réalisation d'un bénéfice qui sera lui-même taxé.
On se trouve devant une cascade d'impositions que le législateur trouve
excessive. Pour ces raisons, il est admis qu'une fraction de ces revenus soit
déductible pour la
Détermination du résultat fiscal. C'est le revenu net (montant brut-IRVM) qui
fera l'objet d'exonération partielle ou totale. On distingue à cet égard plusieurs
régimes
Notamment :
2-1/ Les intérêts nets (Article 21 du CGI) : prêts, comptes d'épargne, etc.,
dépôts, cautionnements, comptes courants. Tous ces intérêts bénéficient de la
réduction de 50%.
Les intérêts nets sont ceux qui ont supporté l'IRC. C'est le régime normal des
revenus des valeurs mobilières qui visent les valeurs et capitaux mobiliers
figurant à l'actif d'une entreprise redevable de l'impôt BIC.
Sont toutefois exclus de la déduction de 50% les produits des prêts non
représentés par des titres négociables (exemple, créances commerciales) ainsi
que le produit des dépôts et comptes courants, lorsqu'ils sont encaissés par et
pour le compte des banquiers ou d'établissements de banques, des entreprises
de placement ou de gestion de valeurs mobilières, ainsi que des sociétés ou
compagnies autorisées par le gouvernement à faire des opérations de crédit
foncier.
Les intérêts de créances, dépôts, cautionnements, comptes courants (intérêts
des comptes commerciaux, intérêts des créances commerciales) qui n'ont pas
effectivement supporte l'IRC, ne bénéficient pas de la réduction de 50%.
2-2/ Article 21-1 : La proportion de 50% est portée à 90% en ce qui concerne
les dividendes régulièrement mis en paiement par les sociétés cotées à la
bourse régionale des valeurs mobilières. Il résulte de cet article que 90% des
dividendes nets et distributions nettes de bénéfices perçus sur des actions
émises par des sociétés ivoiriennes de droit public ou privé cotées à la bourse
régionale des valeurs mobilières ne sont pas imposables et donc sont à déduire
ou à retrancher du résultat de l'entreprise bénéficiaire.
2-3/ Article 21-2 du CGI : 90% des intérêts et tous autres produits des emprunts
émis par l'Etat ivoirien, les établissements publics ivoiriens, les départements et
les
Communes, les sociétés cotées à la bourse régionale des valeurs mobilières ne
sont pas imposables. Ils sont donc à déduire du résultat de l'entreprise
bénéficiaire.
2-4/ Article 21-3 du CGI : 90% des intérêts et tous produits des autres effets
publics ne sont pas imposables et donc sont à déduire du résultat de
l'entreprise bénéficiaire.
2-5/ Article 21-4, du CGI : 90% des intérêts des emprunts émis par le Fonds
National d'investissement ne sont pas imposables et donc sont à déduire du
résultat de l'entreprise bénéficiaire.
2-6/ Article 21-5, al.1 du CGI : 90% des produits, lots et primes de
remboursement des obligations émises en Côte d'Ivoire et remboursables sur
cinq ans au moins, ne sont pas imposables. Ils sont donc à déduire du résultat
de l'entreprise bénéficiaire.
2-7/ Article 21-5, al.2 du CGI: 95% des revenus des valeurs mobilières perçus de
leurs filiales par les sociétés bénéficiant du régime fiscal des sociétés mères
défini par l'article 22 du CGI, ne pas sont imposables et sont donc à déduire du
résultat de la société mère bénéficiaire.
Au sens de l'article 22 du CGl, est considérée comme « société mère » la
société qui détient 10% au moins du capital d'une société ivoirienne (SA ou
SARL) sous la forme de titres nominatifs souscrits à l'émission.
2-8/ Article 21-5, al.3 : Ne sont pas imposables à 100% les intérêts et produits
des titres d'Etat émis par les Etats membres de PUEMOA.
3/ Les plus-values et produits totalement ou partiellement exonérés ou dont
l'imposition est différée
3-1/ Les plus-values à réinvestir (art.28 du CGI)
Les plus-values à réinvestir ne sont pas imposables au titre de l'exercice de leur
réalisation car leur imposition est différée. Par conséquent, elles sont à déduire
du résultat de l'exercice de leur réalisation (voir conditions d'exonération art.28
du CGI).
3-2/ art.29 du CGI : 100% des plus-values provenant de la cession des titres de
participation par les sociétés holding sont à déduire du résultat de l'exercice de
leur réalisation pour leur imposition au titre de l'exercice, à l'impôt BIC au taux
exceptionnel de faveur de 12% (voir conditions d'exonération de ces plus-
values à l'art.29 du CGI).
3-3/ Art. 30 du CGI : 100% des plus-values résultant de l'attribution exclusive
aux associés ; par voie de partage en nature à titre pur et simple de la fraction
des immeubles construits par les sociétés ayant pour objet la construction
d'immeubles en vue de leur division, ne sont pas imposables (voir conditions
d'exonération à l'art.30 du CGI).
3-4/ Art.31 du CGI: 100% des plus-values du fonds de commerce ne sont pas
imposables au titre du résultat de l'exercice du décès de l'exploitant lorsque
l'exploitation est continuée par les héritiers en ligne directe ou par le conjoint.
Leur imposition est reportée au moment de la cession ou de la cessation de
l'exploitation par ces derniers. Elles sont donc à déduire du résultat de
l'exercice de leur réalisation, c'est-à-dire l'exercice du décès de l'exploitant
(voir conditions d'exonération à l'art.31 du
CGI).
3-5/ Art. 32 du CGI : 100% des plus-values de fusion de sociétés et d'apports
partiels d'actif ne sont pas imposables sous certaines conditions au titre de
l'exercice de leur réalisation. Par conséquent, ils sont à déduire du résultat de
l'entreprise absorbée (voir conditions d'exonération à l'art.32 du CGL).
3-6/ Art.33 du CGI : 50% ou les 2/3 :
-des indemnités reçues en contrepartie de la cessation ou transfert de clientèle
;
- et des plus-values de cession d'éléments d'actif en fin d'exploitation ou en cas
de cession partielle d'entreprise, ne sont pas imposables sous certaines
conditions au titre de l'exercice de leur réalisation ; elles sont donc à déduire
du résultat de l'exercice de cessation ou de cession (voir conditions
d'exonération à l'art.33 du CGI).
4/ Les autres produits totalement exonérés
4-1/ Art.4 B-1 du CGI : 100% des intérêts des bons de caisse ayant
effectivement fait l'objet de la retenue au taux de 25% visé à l'article 90 du CGI,
ne sont pas imposables.
Ils sont donc à déduire du résultat de l'exercice de l'entreprise bénéficiaire.
4-2/ Art.4 B-2du CGI : 100% des intérêts des bons au porteur émis par le Trésor
public en règlement de travaux à paiement différé ne sont pas imposables. Ils
sont à déduire du résultat de l'entreprise bénéficiaire.
4-3/Art.4 B-3 du CGI : 100% des produits, des plus-values et des transactions se
rapportant aux titres émis par les Etats membres de L'Union Monétaire Ouest
Africaine en représentation des concours consolidés de la Banque Centrale des
Etats de l'Afrique de l'Ouest, ne sont imposables. Ils sont à déduire du résultat
de l'entreprise bénéficiaire.
4-4/ Art. 4 B-5 du CGI: 100% des plus-values résultant d'opérations de
placement réalisées dans le cadre de la gestion du portefeuille de valeurs
mobilières par les sociétés d'investissement, les fonds communs de placement
et des clubs d'investissement prévues par la loi n° 92-945 du 23 décembre
1992, relative à la création et à l'organisation de placement collectif en valeurs
mobilières, ne sont pas imposables.

B-Réduction d'impôts cédulaires en cas d'investissement de bénéfices en Côte


d'Ivoire
Aux termes de l'article 110 du CGI, les personnes morales ou physiques qui
investissent en Côte d'Ivoire tout ou partie de leurs bénéfices, peuvent obtenir
sous certaines conditions, une réduction sur le montant de l'impôt sur les BIC
ou BA.
Peuvent bénéficier des dispositions de l'article 110 les entreprises qui réalisent
un programme d'investissement, hors biens exclus, au moins égal à 10 millions
de francs
[Link] la valeur ajoutée récupérable.
A la demande des contribuables intéressés, une déduction peut être imputée,
dans la limite de 50% des bénéfices de chacun des exercices considérés, sur les
résultats des quatre exercices suivants celui de l'achèvement du programme
agréé.
Cette déduction est, selon les régions du territoire, plafonnée a :
-35% du montant des sommes réellement investies pour la région d’Abidjan
(Départements d'Abidjan, d'Aboisso, d'Adzopé et d'Agboville) ;
-40% pour les autres régions.
Si, en raison de la limitation de 50%, il subsiste un reliquat non déductible des
bénéfices d'un exercice, ce reliquat sera reporté sur le ou les autres exercices
de la période quadriennale restant à courir sans que la déduction ne puisse
jamais excéder 50% des bénéfices de l'exercice ou des exercices de report.
C/ Résultat fiscal imposable
1/ Résultat fiscal imposable =
Résultat fiscal avant imputation
-Déficits antérieurs imputés
+ ARD créés au titre de l'exercice
-ARD imputés sur le résultat
Résultat fiscal imposable = bénéfice fiscal imposable à l'impôt/BIC ou déficit
Impôt BIC à payer = Bénéfice fiscal imposable x taux de l'impôt BIC ou IMF à
payer.
Comme on le constate, le résultat fiscal imposable est obtenu :
-en déduisant du résultat fiscal (avant imputation) les déficits antérieurs
imputés sur le résultat de l'exercice ;
-en ajoutant (réintégrant) les amortissements réputés différés créés au titre de
l'exercice ;
-en déduisant les amortissements réputés différés imputés sur le résultat de
l'exercice afin de déterminer le résultat fiscal imposable qui est, soit un
bénéfice imposable, soit un déficit fiscal reportable.
2/ Imputation des déficits antérieurs reportables
L'article 26 du CGI dispose qu'en cas de déficit subi pendant un exercice, ce
déficit est considéré comme une charge de l'exercice suivant et déduit du
bénéfice réalisé pendant ledit exercice. Si ce bénéfice n'est pas suffisant pour
que la perte puisse être intégralement opérée, l'excédent du déficit est reporté
successivement sur les exercices suivants jusqu'au cinquième qui suit l'exercice
déficitaire.
L'imputation est obligatoire sur les résultats du ou des premiers exercices
bénéficiaires.
Le contribuable n'a pas la faculté d'échelonner à sa guise le report de ces
déficits antérieurs (notamment dans le but de faire échec à la progressivité de
l'IGR ou au minimum de perception en matière d'IMF).
Si pour un motif quelconque, un contribuable a omis d'opérer le report d'un
déficit sur les résultats d'un exercice bénéficiaire donné, il ne peut imputer ce
déficit sur les résultats des exercices bénéficiaires suivants. Il lui appartient
d'obtenir la réparation de son erreur dans le cadre de la procédure
contentieuse en présentant une réclamation.
Exemple, le déficit de l'exercice clos au 31/12/2004 est reportable jusqu'au
31/12/2009.
Le résultat net imposable est le résultat fiscal net après imputation des déficits
antérieurs reportables et amortissements réputés différés en période
déficitaire.
3/ Les amortissements réputés différés (ARD) en période déficitaire
A la différence des déficits ordinaires dont le report (est limité à cinq ans par
l'article 26 du CGI, le report des ARD n'est soumis à aucune condition de durée.
Ils doivent cependant, au même titre que les déficits ordinaires, être
obligatoirement imputés sur les résultats du ou des premiers exercices qui
laissent apparaître un bénéfice fiscal suffisant.
48
Les ARD en période déficitaire au cours des exercices antérieurs s'imputent
après l'annuité normale d'amortissement de l'exercice et les déficits ordinaires
reportables.
Section 3: L'imposition des BIC et le recouvrement de l'impôt
§ 1. L'imposition des BIC
A. La déclaration de résultats
Selon les dispositions de l'article 13 du CGI, toutes les entreprises doivent clore
leur exercice
Comptable le 31 décembre de l'année, sauf en cas de cession ou de cessation
en cours d'année. Les contribuables qui commencent leur activité entre le fe
juillet et 31 décembre sont autorisés à arrêter leur premier exercice le 31
décembre de l'année suivante.
La déclaration doit être produite :
-au plus tard le 30 avril suivant la date de clôture de l'exercice comptable pour
les entreprises relevant de la direction des grandes entreprises (DGE) ou des
centres de moyennes entreprises (CME) ;
-au plus tard le 30 mai suivant la date de clôture de l'exercice comptable pour
les autres entreprises.
Les contribuables sont tenus de déclarer, au moyen d'un imprimé conforme au
modèle prescrit par l'administration, le montant de leur bénéfice ou déficit au
service des impôts du lieu d'exercice de leur activité, au plus tard le 20 avril de
l'année suivant la date de clôture de leur exercice comptable (art.35 du CGI).
B. Le calcul de l'impôt sur les BIC
Au bénéfice imposable est appliqué le taux de l'impôt afin de déterminer le
montant de l'impôt sur le BIC.
Le taux de l'impôt est fixé (art.51 du CGI) à :
-25% pour les personnes physiques ;
-25% pour les personnes morales.
Ce taux est porté à 30% pour les entreprises du secteur des
télécommunications, des technologies de l'information et des communications.
Le taux de 25% s'applique également aux associés personnes physiques des
sociétés en nom collectif, associations en participation.
Le taux de 25% s'applique également à la part du bénéfice net correspondant,
soit aux droits des commanditaires dans les sociétés en commandite simple,
soit à ceux des
Associés dont les noms et adresses n'ont pas été indiqués à l'administration en
ce qui concerne les sociétés en participation, y compris les syndicats financiers
et les sociétés de copropriétaires de navires (art.64 du CGI).
Les ouvriers et artisans travaillant chez eux avec une main d'œuvre familiale
sont imposés au taux de 25% sur la moitié de leur bénéfice net (art.65 du CGI).
Toutefois, le montant de l'impôt sur les BIC obtenu n'est pas systématiquement
dû. II faut le mettre en parallèle avec le montant de l'impôt minimum
forfaitaire.
C-L ‘impôt minimum forfaitaire (IMF) : art.39 à 41 du CGl.
L'impôt minimum forfaitaire est le plus petit montant qu'un contribuable
puisse acquitter en matière d'impôt sur les bénéfices. Il est dû dans les cas
suivants :
-lorsque le montant de l'impôt sur les bénéfices de l'exercice est inférieur à
l'IMF du dit exercice.
-lorsque le montant cumulé des impôts et taxes dus au titre de l'exercice hors
impôts de tiers, est inférieur au montant maximum de l'impôt des
microentreprises déterminé sur la base du seuil supérieur du chiffre d'affaires
du régime de l'impôt des microentreprises
1-Les personnes assujetties
Sont passibles de l'impôt minimum forfaitaire les personnes physiques ou
morales soumises au régime du bénéfice réel normal. Il est exigible au titre
d'un exercice lorsque le montant sur les BIC dudit exercice est inférieur à ce
dernier.
2-Les exonérations
Sont exonérées de l'IMF :
-les entreprises nouvelles au titre de leur premier exercice comptable (art.40
du CGI)
-les personnes physiques ou morales qui bénéficient d'un régime d'exonération
totale ou partielle d'impôt sur les BIC, sont exonérées, dans les mêmes
conditions et quotités, de l'IMF (art.41 du CGI).
3-Le calcul de l'IMF
a/ Les taux de l'IMF (art.39-1 du CGI)
La cotisation due au titre d'un exercice comptable donné est égale 0,5% du
chiffre d'affaires, toutes taxes comprises de cet exercice.
Ce taux est ramené 0,10% pour les entreprises de production, de
transformation et de vente de produits pétroliers, pour les entreprises de
production, de distribution d'eau et d'électricité ainsi que pour les entreprises
de distribution de gaz butane.
I est de 0,15% pour les établissements bancaires et financiers et les entreprises
d'assurance et de réassurance.
b/ La base d'imposition
Les taux indiqués ci-dessus sont appliqués sur le chiffre d'affaires, toutes taxes
comprises de l'exercice. Le chiffre d'affaires s'entend de l'ensemble des
recettes et produits acquis dans le cadre de l'exercice de l'activité, y compris
toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires ou de la
gestion de l'actif commercial, quelle que soit leur situation fiscale au regard des
taxes sur le chiffre d'affaires (art. 39-2
Du CGI).
Le chiffre d'affaires est celui qui figure dans les comptes de l'exercice. Ce chiffre
d'affaires est hors taxes. Il convient de réintégrer dans cette base les taxes
facturées.
La notion d'actif commercial doit être comprise dans un sens large. Il s'agit de
tous les revenus provenant de l'exercice de l'activité et de la gestion des actifs
de l'entreprise.
Ainsi doivent notamment être pris en compte pour le calcul de la base de l'IMP
:
- Les revenus locatifs (immeubles commerciaux ou d'habitation) ;
- Les intérêts des créances commerciales ;
- Les redevances provenant de la location de fonds de commerce, de marques
etc. ;
- Les jetons de présence (indemnités de fonction) et les rémunérations des
Administrateurs ;
- Les subventions d'exploitation et d’équilibre ;
- Les gains nets de change réalisés à propos des produits pris en compte pour
l'assiette de l'IMF ainsi que ceux provenant de placements financiers.
Les revenus imposables à l'IRC ou à l'IRVM, à savoir les dividendes ou les
revenus de placement financiers en sont exclus, mais seulement dans la
mesure où ces revenus ont effectivement supporté ces différents impôts. A
contrario, si ces produits sont exonérés de l'IRC ou l'IRVM, les revenus ainsi
exonérés seront inclus dans la base taxable à
PIMF.
En revanche, ne constituent pas des produits imposables et doivent être exclus
de la base imposable à l'IMF les postes suivants :
-les variations de stocks de biens et de services produits (compte 73) ;
-les produits financiers tels que les dividendes, les produits des actions et parts
sociales, les revenus des créances qui ont supporté l'IRVM ou I'IRC (compte 77)
;
-le transfert des charges d'exploitation (compte 781) ;
-le transfert des charges financières (compte 787) ;
-reprises de provisions (comptes 791, 797, 849 et 86) ;
-reprises d'amortissements (compte 798) ;
-reprises de subventions d'investissements (compte 799).
Toutefois, en ce qui concerne les sociétés holding dont l'activité principale
consiste à gérer des participations, des portefeuilles de valeurs mobilières ou
des actifs financiers, les produits perçus par ces sociétés (dividendes, coupons
d'obligation, intérêts de créance) constituent leur chiffre d'affaires et non des
produits subsidiaires. Ces produits sont donc imposables à l'IMF, dans les
conditions de droit commun, sur le montant hors IRVM ou IRC mais avant
application des réfactions prévues en matière de BIC.
En pratique, les produits financiers (dividendes, coupons d'obligation, intérêts
de créance) seront considérés comme des produits imposables à l'IMF dès
qu'ils représentent plus de 25% des autres produits réalisés.
4-La double limite au montant de PIMF
L'article 39 du CGl a, par ailleurs, fixé une double limite au montant de l'IMF à
payer.
a/ Le minimum de perception
La cotisation d'IMF ne peut être inférieure à 3 000 000 F. Ce minimum est fixé à
500 000 pour les stations-service et les distributeurs de gaz butane.
Toutefois, lorsque l'IMF est dû parce que le montant cumulé des impôts et
taxes dus au titre de l'exercice, hors impôts de tiers, est inférieur au montant
maximum de l'impôt des micro-entreprises déterminé sur la base du seuil
supérieur du chiffre d'affaires du régime de l'impôt des micro-entreprises, le
minimum de perception est majoré de la différence entre le montant cumulé
des impôts et taxes dus au titre d'un exercice et le montant maximum de
l'impôt des micro-entreprises déterminé sur la base du seuil supérieur du
chiffre d'affaires du régime des micro-entreprises, affecté d'un coefficient de
1,2 (Annexe fiscale 2021).
En conséquence, le montant cumulé des impôts et taxes (BIC/IMF),
contribution des patentes, contribution-employeur, etc.) hors impôts de tiers,
acquitté par un contribuable relevant du régime réel normal au titre d'une
année, ne doit pas être inférieur au montant maximum de l'impôt dû par un
contribuable relevant du régime des micro-entreprises et ayant adhéré à un
CGA, affecté d'un coefficient de 1,2.
Il en résulte que le montant minimum des impôts cumulés que doit acquitter
un contribuable soumis au régime réel, ne doit pas être inférieur à 200 000 000
x 5% x1,2 =12 000 000 F.
Si le montant cumulé acquitté par le contribuable est inférieur à 12 000 000 de
francs, une réintégration doit être effectuée.
NB : Dans un but d'allégement fiscal, il est admis de ne pas faire application du
taux de 7% pour la détermination du montant minimum cumulé des impôts,
hors impôts de tiers, à acquitter par une entreprise relevant du réel normal.
Cette disposition s'applique pour la première fois sur les opérations réalisées
au titre de l'exercice 2021 en matière d'impôt sur les bénéfices ou d'IMF à
acquitter en 2022.
Exemple 1 :
L'ETS IC relève du RNI et réalise un chiffre d'affaires TTC de 750 000 000 de
francs au cours de l'exercice 2021. Elle acquitte au titre dudit exercice, un
montant cumulé des impôts et taxes (BIC ou IMF, contribution des patentes,
contribution employeur, etc.), hors impôts de tiers, s'élevant à 11 200 000
francs. Le montant minimum cumulé des impôts et taxes qu'elle doit acquitter
s'élevant à 12 000 000 de francs, une
Régularisation doit donc être effectuée au titre dudit exercice comme suit :
Montant minimum cumulé des impôts et taxes professionnels admis :
200 000 000 x 5% x 1,2 = 12 000 000 de francs
Montant de la régularisation = Mt minimum cumulé des impôts et taxes admis -
Mt cumulé des impôts et taxes acquittés = 12 000 000-11 200 000 = 800 000
francs
L'ETS doit donc effectuer au titre de l'IMF, une régularisation de 800 000 francs.
Exemple 2 : L'ETS AP relève du RNI et réalise un C.A annuel TTC de 900 000 000
de francs au cours de l'année 2021. Elle acquitte au titre de ladite année un
montant cumulé des impôts et taxes (BIC ou IMF, contribution des patentes,
contribution employeur...) hors impôts de tiers, s'élevant à 14 500 000 francs.
Le montant minimum cumulé des impôts et taxes admis s'élevant à 12 000 000
de francs, aucune régularisation n'est à effectuer dans la mesure où le montant
cumulé des impôts et taxes (BIC ou IMF, contribution des patentes,
contribution employeur, etc.), hors impôts de tiers (14 500 000 de francs)
acquittés, est supérieur à ce montant.
b/ Le maximum de perception
Le maximum de perception est fixé à 35 000 000 F CFA.
L'IME des personnes relevant du régime réel d'imposition doit être acquitté
dans les mêmes conditions que l'impôt sur les BIC.
§2: Le recouvrement de l'impôt (art.42 du CGI)
L'impôt sur le BIC ou l'IMF dû au titre d'un exercice est payable spontanément
en trois fractions égales au plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de
chaque année.
Pour les contribuables relevant des SAID. En ce qui concerne les entreprises
relevant de la DGE et des CME, les paiements s'effectuent dans les délais
suivants :

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