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Diagnostics des défauts des transformateurs

Ce chapitre traite des défauts des transformateurs de puissance, en les classifiant en défauts externes et internes, ainsi que des méthodes de diagnostic pour évaluer leur état. Les défaillances peuvent être progressives ou soudaines, et leur impact sur le fonctionnement du transformateur peut être significatif. Le diagnostic est essentiel pour optimiser la maintenance et garantir la fiabilité des transformateurs dans le réseau électrique.

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Diagnostics des défauts des transformateurs

Ce chapitre traite des défauts des transformateurs de puissance, en les classifiant en défauts externes et internes, ainsi que des méthodes de diagnostic pour évaluer leur état. Les défaillances peuvent être progressives ou soudaines, et leur impact sur le fonctionnement du transformateur peut être significatif. Le diagnostic est essentiel pour optimiser la maintenance et garantir la fiabilité des transformateurs dans le réseau électrique.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

5.1 Introduction
Ce chapitre présente les types de défauts dans un transformateur de puissance et le moyen
de les diagnostique et la sécurité de transformateur de puissance
Défauts dans les transformateurs:
Les transformateurs sont dimensionnés pour résister aux contraintes de fonctionnement,
conformément aux normes en vigueur. Certaines contraintes pourraient être à l’origine des
dysfonctionnements qui impacteraient non seulement les performances, mais aussi la durée de vie
des transformateurs [11].
Un tel défaut peut résulter d’un court-circuit ou d’un circuit ouvert au niveau du bobinage
primaire ou secondaire. Un court-circuit provoque une augmentation de la température à
l’intérieur de transformateur, ce qui conduit à la détérioration des isolants des conducteurs. Le
transformateur est donc déséquilibré [12].
De manière générale, sont distingués sur un transformateur, des défauts externes et des
défauts internes :
 Les défauts externes : surviennent sur les dispositifs en liaison directe avec le
transformateur. Généralement, des protections sont prévues pour l’endommagement
du transformateur. Les défauts externes sont :
 Les surtensions et des surexcitations causées par les manœuvres sur les lignes et les
générateurs;
 Les court-circuite sur les lignes ou entre ligne et terre
 Les surcharges, relatives à la sollicitation du transformateur
 Les surtensions transitoires crées par des contions atmosphériques particulières
 Les défauts du système externe de refroidissement [11].
 Les défauts internes : s’observent sur les composantes du transformateur, qui
pour la plupart nécessite une analyse particulière afin d’être détectée. On peut citer :

 Les points chauds : échauffement anormal observé sur les dispositifs actifs du
transformateur, ils se trouvent généralement sur les régleurs ;
 Les court-circuites internes, entre spires, entre enroulements ou entre enroulements et
noyau magnétique ou cuve.
 Les fuites d’huile : Le transformateur possède de nombreux joints en caoutchouc,
typiquement en bas de cuve, à la base des bornes, aux raccords de la réfrigération. Dans le
temps, ces joints peuvent se dégrader, se durcir, et provoquer des fuites;

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

 La dégradation de l’isolation : En fonctionnement, l’isolation du transformateur est


soumise aux contraintes électriques, thermiques, mécaniques et environnementales. Le
papier et l’huile interagissent pour produire des composés extractibles et utilisés dans le
diagnostic des défauts [11].
Classification des défaillances
Classification des défaillances en fonction de leur manifestation
 Défaillance progressive
C’est la défaillance due à une évolution progressive des caractéristiques d’un bien. Ces
défaillances concernent principalement le domaine mécanique. Ce type peut être repéré par un
contrôle antérieur. Elle peut être évitée par la mise en place d’une maintenance spécifique [13].
 Défaillance soudaine
C’est la défaillance brutale due à une évolution quasi instantanée des caractéristiques d’un
bien. La soudaineté de l’apparition de ces défaillances rend impossible une anticipation pour une
intervention avant manifestation [14].
Classification des défaillances en fonction de leur amplitude :
 défaillance partielle
C’est la défaillance résultante de déviation d’une ou des caractéristiques au delà des limites
spécifiées mais telle qu’elle n’entraine pas une disparition complète de la fonction requise.
 défaillance complète
C’est la défaillance résultante de déviation d’une ou des caractéristiques au-delà des limites
spécifiques telle qu’elle n’entraine pas une disparition complété de la fonction requise.
 Défaillance intermittente
Ces défaillances résultent d’une perte de certaines des fonctions pour une très courte durée
dans le temps. Le bloc fonctionnel retrouve ses performances d’opération tout de suite après la
défaillance. (Exemple : défaut de connexion électrique.).
Les défaillances catastrophiques correspondent aux défaillances soudaines et complètes,
alors que les défaillances dégradées correspondent aux défaillances partielles et progressives.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Figure (III.1) : Classification des défaillances


Mode de défaillances des transformateurs
Le transformateur de puissance est un appareil relativement fiable. Sa durée de vie est de
l’ordre de trente ans, dans des conditions normales d’exploitation. Les pannes importantes sont
rares mais souvent problématiques, en particulier par rapport à l’indisponibilité du matériel.
Un transformateur est dimensionné pour résister à ses contraintes de fonctionnement
nominales dans le temps. Des écarts liés à des perturbations vont engendrer le stress des
différents composants fonctionnels, entamant son potentiel de vie (Figure III.2). La répétition de
ces événements engendrera par phénomène d'avalanche une destruction d'autant plus rapide. Ces
contraintes peuvent être caractérisées par l équation suivant :
Taux de fatigue = Σ (écart × temps de perturbation) + vieillissement naturel.

Figure (III.2) Durée de vie d'un transformateur

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

La défaillance du transformateur de puissance peut être attribuée à des défaillances


thermiques, diélectriques, mécanique [5].
Mode de défaillance diélectrique
Lors de surtensions sur le réseau, comme des chocs de foudre ou de manœuvre de
disjoncteurs par exemple, les modes de défaillances diélectriques entrainent la perte d’isolement
développant un amorçage des pièces sous tension :
 entre elles, comme entre enroulements ou entre spires (Figure(III.3))
 avec la masse, comme l’amorçage d’une traversée ou d’un enroulement à la cuve ou au
circuit magnétiques décharges partielles au sein d’un isolant, classiquement solide
dans les transformateurs. Ce sont des micro-décharges locales qui tendent à se propager
dans le temps [5].

Figure (III.3) : Amorçage entre spires


Mode de défaillance électrique :
Lorsque les contacts se dégradent dans le temps, ils laissent passer le courant sur une
surface de passage effective réduite par rapport à la construction originale. En conséquence la
densité de courant locale augmente ce qui peut créer des points chauds dus à des échauffements
anormaux sur les éléments suivants :
Connexions dans certains changeurs de prises en charge, en particulier les contacts mobiles
de l’inverseur s’ils sont peu manipulés, alors qu’ils voient passer en permanence le courant
de charge du transformateur (Figure(III.4)).

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Figure(III.4) : Point chaud du sélecteur du régleur en charge


 Connexions des changeurs de prise hors tension. Les contacts mobiles sur les positions en
service qui ne sont pas manipulés durant des années peuvent se dégrader avec le temps.
 Connexion entre le cuivre des enroulements et une connexion interne, comme pour les
prises de réglage ou les connexions qui passent dans les traversées.

Ces différentes connexions sont brasées, serties ou boulonnées, et suivant la qualité du


contact et les conditions d’exploitation, certains de ces raccords peuvent chauffer anormalement
Un point chaud très avancé sur un contact boulonné est visible sur la figure (III.5).

Figure(III.5) Point chaud sur connexion boulonnée


Mode de défaillance Mécanique
La dégradation des isolants solides de la partie active, ou le déplacement du circuit
magnétique sont dus aux importants chocs du transformateur lors du transport Ceci entraine :
 Des points chauds sur des régleurs de prises si ceux-ci sont mécaniquement mal alignés.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

 La diminution de distances diélectriques, dues au déplacement interne massif d’un circuit


magnétique de plusieurs centimètres, suite à un choc mécanique comme lors de la chute
d’un transformateur.
 Des dégradations d’isolants internes dues à des vibrations anormales, elles mêmes dues à
un manque de serrage interne à la construction, ou suite à des chocs importants.
 Les fuites de joints mécaniquement trop serrés et/ou chauffés (Figure(III.6)) lors de
leur installation puis leur exploitation.

Figure(III.6) : Effort électrodynamique franc


Mode de défaillance thermique
Les surcharges et les points chauds sont principalement des perturbations thermiques
anormales. Ces modes de défaillances ont pour effet le vieillissement [15] :
 des papiers isolants, et la dégradation de leurs propriétés diélectriques. accélèrent le
vieillissement

Par exemple dans la figure (III.8) toute la bobine est noircie de l’intérieur à cause d’un
fonctionnement à des températures excessives.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Figure (III.7) : Joint de traversée écrasé Figure (III.8) : Echauffement excessif d'un
enroulement
Le mode de défaillance chimique
Ce mode de défaillance est lié aux réactions chimiques agressant les éléments du
transformateur. Elles sont activées par des sources de contamination extérieures, et ont pour effet
principal de réduire la qualité des diélectriques :
 D'origine liquide par la présence d'eau de provenance externe : issue de
l'humidité atmosphérique. Elle pénètre dans le transformateur par des faiblesses dans les jointures
par ruissellement, ou sous forme de vapeur par aspiration. Ce phénomène se produit lors de l'arrêt
prolongé d'une machine. La baisse des températures et des pressions internes créent une
contraction des matériaux de la structure, et une baisse du volume de liquide. Des jointures alors
vieillies par différentes agressions (météorologique, mécanique, thermique), favorisent la
pénétration d'eau et d'autres éléments pollueurs, dans le transformateur et les traversées.
 D'origine liquide par la présence d'eau de provenance interne : En raison d'un
mauvais séchage lors de la phase d'imprégnation, et par la présence de particules d'eau dans les
isolants solides tels que la cellulose (3% de la masse du transformateur). Elle va s'extraire par
diffusion moléculaire à travers la matière, ou bien par hydrolyse (dépolymérisation).
L’hydrolyse résulte d'une combinaison de l'eau avec l'acide, en produisant des particules
hydrogénées. Cette réaction initie un phénomène d'avalanche puisque : l'eau provoque la
dépolymérisation qui produit de l'eau... ; et une accélération du vieillissement de la cellulose.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

L'eau réduit non seulement la tenue diélectrique du transformateur, mais accélère également la
défragmentation moléculaire des matériaux isolants, ce qui se matérialise par une désagrégation
des plastiques et résines, et la présence de furanes issue de la décomposition de la cellulose.
L'huile a une capacité d’absorption de l'eau très faible. Évaluer la teneur en eau d'un
transformateur, c'est évaluer son état de vieillissement [15], et l'état des isolants cellulosiques.

Figure(III.9) : Dégradation de la cellulose des isolants

5.3 Sources des défaillances du transformateur


Les conséquences des défauts latents à l’intérieur du transformateur de puissance sont
souvent remarquables, et aussi être considérée comme un évènement non désiré qui se produit,
entrainant ainsi la rupture de service d’une ou de plusieurs fonctions du transformateur [16].
Le transformateur étant un système complexe, constitué d’un ensemble de composantes ; la
défaillance de certaines composantes va entrainer celle du transformateur. Soumis à des
contraintes d’exploitation, les défaillances pouvant survenir sont multiples.
L'étude des modes de défaillance consiste à déterminer les effets physiques des
sollicitations extérieures exceptionnelles, sur les éléments constitutifs de la machine [11].

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

(A) (B)
Figure(III.10) : Statistiques de défaillances pour les différents composants de transformateurs
État de l'art du diagnostic d'état
Un diagnostic se définit comme : « l’identification de la nature d'une situation, d'un mal,
d'une difficulté, etc., par l'interprétation de signes extérieurs. Il nécessite pour cela un ensemble
de mesures, de contrôles faits pour déterminer ou vérifier les caractéristiques techniques d'un
système à des fins de maintenance ou d'amélioration ». C'est une tâche hautement cognitive
nécessitant une grande expertise du système considéré [15].
Le diagnostic, une partie intégrante de la stratégie de maintenance
Le transformateur est un élément-clé du réseau de transport et de distribution d'électricité.
De conception fiable, il est parfois trop négligé par les utilisateurs au détriment d'installations
moins sûres et à priori plus sensible. En terme de coût (indisponibilité des processus et
remplacement systématique), ni en terme de souplesse, dans un monde piloté par le « juste-à-
temps ». L'idée consiste à mettre en place une politique de maintenance raisonnée, dont l'objectif
est l'optimisation des coûts face au risque de défaillance (Figure(III.11)).

Figure(III.11) : Optimisation de la maintenance selon le rapport Cout/taux de défaillance

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Il existe pour ce faire, des méthodes telles que l'Optimisation de la Maintenance par la
Fiabilité (OMF) qui se base sur l'application de modèles élaborés à partir d'analyses statistiques et
probabilistes issues des techniques de sûreté de fonctionnement et de fiabilité des équipements.
Elle ne vise à effectuer que les opérations de maintenances, dont la criticité des pannes
préalablement identifiées s'opposent aux contraintes économiques et opérationnelles de
l'utilisateur.

En découle une étude d'Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets, et de leur
Criticité (AMDEC) prenant en compte l'effet des défaillances et la recherche de la cause pour
chaque éléments du système. Elle sera comparée à un seuil préalablement défini, en fonction de
l'importance stratégique de l'installation concernée. Il en résulte une priorisation des éléments
sensibles.

Figure(III.12) : Taux de défaillance des différents constituants


Bien qu'axée sur les points stratégiques d'une installation, cette politique ne reste pas moins
systématique à période fixe. C'est pourquoi, actuellement, certaines entreprises s'orientent vers
une politique de maintenance préventive séquentielle. Le concept consiste à ne pas réaliser les
maintenances à âge fixe, mais à rapprocher les intervalles de maintenance à mesure que le
matériel vieillit [11].
Présentation du processus de diagnostic
L'objectif du diagnostic est d'apporter les arguments nécessaires à l’exploitant, de manière à
consolider son avis sur l'état du transformateur. Ils lui permettront, d'adopter en toute
connaissance de cause, la décision techno-économique la plus pertinente quant à la poursuite de
l'exploitation de la machine. Le diagnostic n'intervient pas uniquement en cas de suspicion
d'avarie, mais également dans le cas d'une volonté d'évaluer l'état général de la machine.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Le processus de diagnostic consiste à déterminer une cause d'avarie à partir de données


d'entrée (symptômes, mesures, divers paramètres...), comparées à des critères de tolérance. Ces
derniers peuvent être empiriques (alimentation d'une base de donnée, retours d'expérience,
historiques...).
L'expert a une vision globale de l'ensemble du processus. Par ses compétences, il synthétise
l'ensemble des données issues du programme d'essai préalablement défini en fonction des besoins
du client. Puis valide leur cohérence face à la problématique initiale.
Fort de ces éléments, il formule un avis, et porte conseil à l'exploitant quant aux risques éventuels
d'une remise sous tension. En fonction des résultats, il peut proposer des solutions
d'investigations complémentaires, afin d'affiner le diagnostic final (SANCHEZ, 2011).

Figure (III.13) : Principe général du processus de diagnostic


L'aboutissement à un diagnostic fiable passe par différentes phases. Cette pratique montre

une chronologie dans la complexité de l’outil utilisé à mesure que la difficulté de la recherche de

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

l'élément défaillant s'accroît. L'emploi de méthodes de plus en plus lourdes se traduit


inévitablement en termes de coût et d'indisponibilité [5].
L'intérêt des méthodes non intrusives est d'obtenir des résultats fiables en réduisant le
temps d'intervention d'une part, mais également en réduisant les moyens matériels et humain. Car
si l'inspection interne permet de découvrir l'origine de la défaillance, l'utilisation de méthodes
alternatives est plus délicate. En effet, c'est l'interprétation de signes extérieurs qui permettent
une projection à l'interne à la machine ; encore faut-il considérer les bons paramètres

Figure(III.14) : Méthodologie d'emploi des techniques de diagnostic


Ces techniques d'investigation nécessitent de toute évidence une compétence experte,
compte tenu des responsabilités et des enjeux de l'opération. Effectivement, décider du « go/no
go » d'une installation douteuse peut conduire à des conséquences allant bien au-delà de
l'investissement nécessaire à l'ouverture d'un transformateur.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

5.4Diagnostic des transformateurs


La question de maintenir les transformateurs en bon état de fonctionnement pré occupe
souvent les compagnies et les utilisateurs de réseau électrique.
De nos jours, un grand nombre de transformateurs de puissance dans le monde approchent
la fin de leur durée de vie effective. Les remplacer par des neufs, seulement en raison de leur âge,
est clairement non rentable, puisque certains de ces transformateurs sont encore en bon état et
peuvent encore servir pendant plusieurs années.
Pour des raisons économiques et techniques, la gestion de la vie des transformateurs a
gagné un intérêt considérable ces dernières décennies. Actuellement, le diagnostic de l'état de
l'isolation des transformateurs de puissance est devenu un élément essentiel dans la gestion des
transformateurs. Ces dernières décennies, des exigences dans le domaine de développement des
outils et des méthodes de diagnostic fiables, non-destructives et rapides n'ont cessé d'augmenter.
D'une façon générale, la surveillance consiste en la mise en œuvre de techniques reposant
sur l'analyse des variations de paramètres ou de grandeurs de fonctionnement de l'entité, visant à
évaluer son état de dégradation. Ceci est réalisé en vue de décider de la nécessité d'une
inspection ou d'une réparation préventive afin d'éviter sa défaillance. Si la surveillance permet de
détecter une défaillance, le diagnostic consiste d'une part à observer les effets de la défaillance et,
d'autre part, à identifier si possible les causes et l'importance de cette défaillance.
Un examen strict des définitions de la surveillance et du diagnostic montre que ce sont des
outils de la maintenance qui visent à améliorer la sûreté de fonctionnement d'une entité à laquelle
ils sont appliqués [17].
5.5 Techniques de diagnostic
L’utilisation des techniques de diagnostic, à une grande importance car elle permet
d’évaluer l’état des composantes du transformateur et de programmer des activités préventives ou
rectificatives, de manière à faciliter les programmes des travaux de maintenance et réduire
l’indisponibilité [8].
Mesure électrique
Les mesures électriques effectuées sur les transformateur et utilisés comme outil de
diagnostic de défaut qui sont :
 Mesure de rapport de transformation :
Il consiste à mesurer les rapports de transformation dans les différentes prises du régleur et
les comparer avec les valeurs de conception pour valider les connexions intérieures. Des

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

déviations indiquent des courts-circuits entre spires, un circuit ouvert, des problèmes de
connexion ou un défaut dans le régleur.
Les mesures en monophasé peuvent être préférables pour la recherche de défauts,
permettent ainsi de localiser précisément la phase en défauts, si existante.
 Mesure de courant à vide :
Le courant d’excitation d’un transformateur est le courant consommé lorsque l’un des
enroulements est alimenté à une tension alors que le second est ouvert. Ce courant total à vide
contient une composante de magnétisation et une composante de perte [2].
L’essai du courant d’excitation permet d’évaluer la partie active du transformateur
 Problème associé au noyau (des tôles coupées, des joints défectueux).
 Problème associé au bobines (des spires en court-circuité ou en circuit ouvert).
 Mesure de la résistance d’enroulement :
La résistance de chaque enroulement est mesurée en courant continu, si l’écart de la
valeur mesurée de la résistance des enroulements est supérieur à 5% de la valeur de résistance
d’enroulement à la sortie d’usine cela indique la présence d’un défaut de type coupure, au court-
circuit entre spire ou un point chaud.
 Mesure de la réactance de fuite :
La mesure de la réactance de fuite ou impédance de court-circuit permet par comparaison à
la valeur de mesures lors des essais en usine du transformateur de détecter des changements très
importants (inferieur 5%) qui devraient nous amener à des investigations plus profondes (circuit
ouvert ou des courts-circuits entre spires, ou entre enroulements et cuve) .
 Analyse de la réponse en fréquence :
L’analyse de la réponse en fréquence d’un enroulement donné, alimenté par une tension à
fréquence variable de quelques Hz à quelques MHz, donne une signature fréquentielle unique
d’un enroulement par rapport à son environnement mécanique et électrique.
 Mesure diélectriques :
Les isolants des équipements sont soumis à un vieillissement donnant lieu à une perte
progressive de leurs caractéristiques diélectriques pouvant être la cause des défauts dans le
transformateur [8].
L’objectif des mesures diélectriques est de déceler d’éventuelles dégradations dans
l’isolement du transformateur afin de pouvoir intervenir avant la survenu d’un incident due à une
avarie.
 Mesure du facteur de perte et de la capacité

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

On applique ce type d’essai aux enroulements et aux bornes, en permettant d’identifier


clairement des sources de problèmes à court terme dans le transformateur.
La mesure du facteur de perte et de la capacité des enroulements est un bon outil pour
déterminer la qualité et l’état de l’isolement des équipements, spécialement ceux qui incorporent
dans leur fabrication de l’isolant papier ou huile [19].
 Facteur de dissipation
Le facteur de dissipation, également appelé tan(δ), est calculé via la tangente de
l’angle δ entre le courant mesuré et le courant idéal qui existerait en l’absence de pertes. Une fois
les mesures effectuées et comparées aux valeurs de référence, un changement indique existence
détériorations de l’isolement (vieillissement de papier, la présence d’eau dans le papier, un
mauvais état d l’huile, décharge électrique) [8].
 Mesure de résistance d’isolement en courant continue

Elle correspond principalement à la mesure de la conductivité superficielle de l'isolement et


utilisé dans la détection d'une faille imminente. Elle consiste à vérifier l’isolement entre
enroulements, entre enroulement et cuve, entre cuve et masse [19].
Principe de mesure
Consiste à court-circuité toute les bornes de l’enroulement essayé et y appliquer une tension
de 5000 V avec un appareil de mesure appelé Mégohmmètre et les autre enroulements sont court-
circuités et raccordés à la terre. Il est recommandable de s’assurer que la cuve et le noyau sont
branchés à la terre [19].
5.6 Méthodes d’interprétation d’analyse des gaz dissous
Les défaillances du transformateur se classent en deux catégories si on utilise l’AGD
(Analyse des Gaz Dissous) pour détecter l’apparition des défauts : les défaillances graves
imminentes, qui peuvent se développer en temps très court et que l’AGD ne peut les détecter, et
les défaillances qui se développent sur une période de temps prolongée et qui sont donc en
principe détectables par l’AGD. Pour interpréter les résultats en utilisant une analyse de tendance,
on a généralement recours aux méthodes suivantes :
III.10.3.1 Méthode de Rogers
En 1974, après qu’une étude détaillée des données des gaz dissous et des défauts associés
aux transformateurs, Rogers du CEGB d’Angleterre (central Electricity Generating Board) a
proposé une certaine amélioration des rapports dans des bandes selon leurs valeurs rapportées
dans les tableaux (III.1) et (III.2). Cette méthode utilise les quatre rapports de gaz suivant :

51
Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Ces rapports sont exploités pour générer des codes basés sur des limites numériques
classées dans des intervalles selon le tableau (III.1). La combinaison de codes, peut être reliée à
une interprétation comme il est montré dans le tableau (III.2) [8]. La validité de cette méthode est
soutenue par la corrélation avec les résultats d’un grand nombre d’expertises de défaillance avec
l’analyse de gaz pour chaque cas. Cependant, malgré l’efficacité de cette méthode, il arrive
parfois, que l’on trouve des combinaisons de codes qui ne s’adaptent pas à ceux de la première
colonne du Tableau (III.2)

Tableau (III.1) : Rapport, intervalle et code de Rogers.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

N° Codes Interpretations

1 0 0 0 0 Normal
2 5 0 0 0 Décharge partielle (DP) d’une fable énergie
3 1-2 0 0 0 Surchauffement Léger < 150℃
4 1-2 1 0 0 Surchauffement Léger 150-200℃
5 0 1 0 0 Surchauffement Léger 200-300℃
6 0 0 1 0 Surchauffement au conducteur
7 1 0 1 0 Echauffement causé par la circulation de courant dans
les enroulements
8 1 0 2 0 causé par la circulation de courant dans le noyau et le
réservoir
9 0 0 0 1 Arc d’une faible énergie
10 0 0 1-2 1-2 L’arc d’une grande énergie
11 0 0 2 2 Etincellement continu, arc
12 5 0 0 1-2 Décharge partielle DP

Tableau (III.2) : Codes et défauts selon la méthode de Rogers


Méthode de la CEI 60599 (commission électrotechnique internationale)
Le critère CEI 60599 a été employé pour plusieurs définies et une expérience considérable
est accumulé dans le monde entier pour diagnostiquer les défauts naissant dans les
transformateurs. Cette méthode est un guide pour l’interprétation de l’analyse des gaz dans
les transformateurs et autres matériels électriques remplis d’huile en service. Elle a été publiée en
1978. Elle utilise le calcul des rapports des concentrations des gaz.
Les six grandes classes de défauts sont présentées sous forme d’une table d’interprétation ci-
dessous (Tableau III.3) [20].

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Les gaz dissous Limites admissibles en ppm


H2 60-150
CH4 40-110
CO 540-900
CO2 5100-13000
C2H4 60-280
C2H6 50-90
C2H2 3-50

Tableau (III.3) Limites admissibles pour chaque gaz selon CEI

Tableau (III.4) : Code des rapports de gaz relatif à la méthode CEI.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Tableau (III.5) : Types de défauts relatif à la méthode CEI.


Méthode de Doernenburg
Doernenburg est l’un des premiers chercheurs, ayant publié une technique pour le
diagnostic des défauts dans des transformateurs de puissance en utilisant les résultats issus des
AGD. Cette méthode est capable de suggérer 03 types généraux à savoir [20].
 Défauts thermiques
 Effets couronne-décharge partielle de faible énergie.
 Arcs-décharges partielles de forte énergie.

La méthode exige la présence significative des niveaux de concentration des gaz afin que le
diagnostic soit valide. Une fois la détermination des niveaux des gaz est suffisamment en limites
acceptables selon le Tableau (III.6), les rapports R1, R2, R3 et R4 sont calculés et comme suit :

55
Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Tableau (III.6) : Concentration des gaz dissous.

Figure (III.15) : Organigramme de la méthode Doernenburg.


Les valeurs de ces gaz sont comparées premièrement aux concentrations L1 rapportées dans
le Tableau (III.6) pour s’assurer s’il y a vraiment un problème et s’il y’a une génération suffisante
de chaque gaz. Puis, les rapports R1, R2, R3, R4 sont comparé aux valeurs limites comme il est
présenté dans le Tableau (III.7), pour fournir un diagnostic de défaut suggéré. Ce Tableau donne
les valeurs limites des rapports de gaz dissous dans l’huile et les gaz obtenus à partir des gaz
dissous des transformateurs ou des relais.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Tableau (III.7) Rapports des gaz clé-Doernenburg.


L’organigramme de la figure (III.15) illustre l’application étape par étape de la méthode des
rapports de Doernenburg. Description de l’organigramme de la figure (III.15) :
 Etape 1 : Des concentrations de gaz sont obtenues en extractant les gaz et en les séparant
par le chromatographe.
 Etape 2 : Si au moins une des concentrations (en ppm) des 04 gaz suivant H2, CH4,
C2H4 et C2H2 , dépasse deux fois les valeurs limites L1 et un des 03 autres gaz (CO, CO et
C2H6), dépasse les valeurs limites L1, le transformateur est considéré défectueux. Procéder à
l’étape 3 pour déterminer la validité de la méthode des rapports.
 Etape 3 : Détermination de la validité de la méthode des rapports du Doernenburg, si au
moins un des gaz dans chaque rapport R1, R2, R3 ou R4 dépasse la limite L1, la méthode est
valide, et elle donne des résultats. Si non, les rapports ne sont pas significatifs, la méthode ne
donne pas de résultats l'unité devrait, être donc, re-échantillonné et étudié par d’autre méthode
alternatives.
 Etape 4 : Supposant que l’analyse des rapports est valide, chaque rapport successif est
comparé aux valeurs du Tableau(III.7) dans l’ordre R1, R2, R3 et R4.

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

 Etape5 : Enfin, si tous les rapports satisferont un type spécifique de défauts illustrés dans
le Tableau (III.7) le diagnostic suggéré est valide.

Méthode de triangle Duval


Le triangle de Duval a été développé pour la première fois en 1974. Il utilise seulement
trois gaz d’hydrocarbure (CH4, C2H4 et C2H2). Ces trois gaz correspondant aux niveaux
croissants de l'énergie nécessaire pour produire des gaz dans les transformateurs en service. La
méthode du triangle est indiquée sur la figure(III.16). Les zones de différents défauts mentionnés
au-dessous de la figure (III.16) (PD, D1, D2, T1, T2 ou T3), une zone DT intermédiaire a été
attribuée au mélange des défauts électriques et thermiques dans le transformateur [8].

Figure (III.16) : Triangle de Duval


Légende :
PD : décharge partielle
T1 : défaut thermique moins de 300 °C
T2=défaut thermique entre 300°C et 700°C
T3=défaut thermique plus grands que 700°C
D1=décharge de basse d’énergie
D2=décharge d’énergie élevée
DT=mélange des défauts thermique et électrique

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Chapitre 5 Défauts et méthodes de diagnostics des transformateurs

Cette méthode permet d’établir un diagnostic ou la combinaison de gaz dissous a un effet


minime. Elle n’utilise pas l’Hydrogène, il faut donc s’attendre à ce que cette méthode ait une
sensibilité diminué pour les défauts classés comme ‘décharge partielle sur le triangle de Duval. Cette
méthode s’est avérée précise et sure sur beaucoup d’années et gagne maintenant dans la popularité.la
manière de son utilisation consiste au calcul de pourcentages de concentration (ppm) des trois gaz
CH4, C2H4, C2H2 par rapport au total (CH4+C2H4+C2H2) [8].
Ces pourcentages (CH4 %, C2H4 %, C2H2 %) seront tracés sur le triangle de Duval, en
commençant du côté indiqué pour ce gaz particulier. Les lignes tracées à travers le triangle pour
chaque gaz parallèle aux hachures montrées de chaque côté du triangle fournissent seulement un
point dans triangle.

5.7 Conclusion
Les transformateurs de puissance jouent un rôle important dans la fourniture de l’énergie
électrique de la production a la distribution vers les consommateurs. La disponibilité de l’énergie
électrique dépend donc leur aptitude à fonctionner sans défaillance. En effet, pendant leur
fonctionnement, les transformateurs sont soumis à des contrainte qui entrainent souvent l’apparition
des défauts. La connaissance des mécanismes de ces défauts est une étape importante dans le
processus de maintenance et de gestion de ces équipements. Dans ce chapitre, nous avons discuté à la
fois les modes de défiances, et la localisation des défauts. Les mesures électriques diélectrique sont à
effectuer d’une manière systématique sur les transformateurs afin de connaitre leur état et prévenir
leur avarie

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Common questions

Alimenté par l’IA

Les défauts thermiques dans les transformateurs sont principalement associés à des échauffements dus à des surcharges ou à des isolants vieillissants, ce qui conduit à une altération rapide des propriétés du matériau diélectrique . En revanche, les défauts électriques, comme les décharges partielles ou les arcs, sont causés par des problèmes d'isolement qui peuvent survenir lors de surtensions sur le réseau. Ces défauts conduisent à une dégradation plus rapide par effet d'avalanche par micro-décharges qui s'étendent dans le temps .

Le vieillissement des transformateurs de puissance est influencé par divers modes de défaillance, dont thermique, diélectrique et mécanique. Les défaillances thermiques se manifestent par des surcharges et des points chauds qui accélèrent le vieillissement des isolants, comme le papier isolant . Les défaillances diélectriques adviennent lors de surtensions, conduisant à la perte d’isolation et à des décharges partielles . En termes de défaillance mécanique, les chocs mécaniques pouvant déplacer le circuit magnétique et les vibrations anormales peuvent dégrader les isolants, compromettant ainsi la longévité du transformateur .

Pour prévenir les défaillances des transformateurs de puissance, il est crucial de mettre en place un programme de maintenance préventive intégrant des analyses systématiques des propriétés électriques et diélectriques. En usage commun, des diagnostics réguliers comme l'analyse des gaz dissous, la thermographie infrarouge pour détecter les points chauds, et le contrôle des éléments mécaniques doivent être réalisés. L'utilisation de méthodes de diagnostic avancées telles que la méthode de Rogers ou le triangle de Duval renforce l’identification précoce de défauts naissants, minimisant ainsi le risque de défaillances majeures .

La méthode de diagnostic des gaz dissous (DGA) est utilisée pour détecter les défauts dans les transformateurs en analysant les gaz dissous dans l'huile isolante. Elle utilise des rapports de concentrations des gaz comme le méthane, l'éthane, et l'acétylène pour identifier des défauts tels que les décharges partielles, les surchauffes ou les arcs. Cette méthode est illustrée par plusieurs modèles comme ceux de Rogers et de la CEI. Cependant, elle peut parfois être limitée par des combinaisons de codes qui ne correspondent pas aux modèles établis ou par une sensibilité réduite dans le repérage de certains types de décharge .

Les conditions de fonctionnement déviantes, telles que les surcharges régulières, les surtensions, et les mauvais alignements mécaniques, augmentent le taux de fatigue du transformateur. Bien que les transformateurs soient conçus pour résister aux contraintes nominales, un stress continu et accru peut entraîner une accélération du vieillissement, favorisant l'apparition de défauts internes et réduisant la durée de vie effective de l'équipement. La corrélation posée par l'équation du taux de fatigue souligne l'impact des écarts sur la durabilité globale .

La méthode du triangle de Duval est utilisée pour diagnostiquer les défauts dans les transformateurs en ne tenant compte que de trois gaz importants : CH4, C2H4 et C2H2. Ces gaz, indicateurs de différents niveaux d'énergie nécessaires pour produire des défauts, sont utilisés pour identifier des zones de défauts possibles tels que décharges partielles ou défauts thermiques à différentes températures. La combinaison des trois gaz sous forme de pourcentages relatifs est tracée sur un diagramme triangulaire pour déterminer la zone du défaut. Cette méthode ne considère pas l'hydrogène, ce qui peut en réduire la sensibilité pour certains types de défauts .

Les contraintes mécaniques sur un transformateur de puissance, telles que les chocs subis lors du transport ou des vibrations, peuvent entraîner des défaillances significatives. Ces contraintes peuvent causer des déplacements internes de composants, réduire les distances diélectriques, et détériorer les isolants. Cela provoque non seulement des points chauds mais aussi des fuites de joints, compromettant potentiellement l’intégrité structurale et fonctionnelle du transformateur .

Les défauts dans les transformateurs sont classifiés en deux catégories principales : les défauts externes et les défauts internes. Les défauts externes incluent les surtensions, les surcharges, et les défauts du système de refroidissement externe. Ils peuvent être causés par des facteurs tels que les manœuvres sur les lignes et les générateurs. Les défauts internes comprennent les points chauds, les courts-circuits internes, les fuites d'huile et la dégradation de l'isolation. Ces défauts internes nécessitent souvent une analyse approfondie pour être détectés, tels que les échauffements anormaux sur les régleurs ou les décharges partielles au sein d’un isolant .

La compréhension précise des mécanismes de défauts est cruciale pour un programme de maintenance efficiente des transformateurs. Cette connaissance permet d'anticiper et de diagnostiquer proactivement des états de défaillance potentielle, optimisant ainsi les interventions techniques. L'identification des symptômes précurseurs, via des méthodes de diagnostic comme l'analyse des gaz dissous et la surveillance des points chauds, permet de réduire les temps d'indisponibilité et d'améliorer la fiabilité des transformateurs .

Les défaillances catastrophiques sont des défaillances soudaines et complètes qui entraînent la perte totale de la fonction du transformateur, causées par des événements rapides et imprévisibles . Les défaillances dégradées sont partielles et progressives, se manifestant par une déviation des caractéristiques au-delà des limites spécifiées mais permettant encore un fonctionnement partiel. Elles sont généralement causées par l'usure ou un stress prolongé des composants .

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