Les produits récoltés par l’abeille et leurs rôles dans l’alimentation
Dr. bioch. C. Mateescu
Directrice de Recherche en Apithérapie
Institut de Recherche apicole
Bucarest – Roumanie
Présentation publique faite en public sous Microsoft PowerPoint et convertie en fichier PDF Acrobate Reader pour téléchargement sur Internet
L’alimentation de l’abeille
La prise d'aliment, acte si simple pour tant d'êtres
vivants est devenue chez les insectes sociaux quelque
chose d'une rare complexité.
L'abeille domestique, insecte floricole essentiellement
végétarien, n'échappe pas à cette règle bien au
contraire.
De la récolte du nectar à la préparation du miel et de
l'ensilage du pollen pour arriver à l'alimentation des
larves, une suite de démarches de plus en plus
élaborées font de l'acte alimentaire une cheville
maîtresse de sa vie sociale.
Les incertitudes commencent déjà au niveau de la
récolte du nectar et de son mélange avec les enzymes
glandulaires pour transformer les sucres.
Les produits récoltés par l’abeille
Les quatre substances recueillies par les butineuses pour la colonie sont :
le nectar (ou les sécrétions de pucerons) ;
le pollen ;
la propolis ;
l'eau.
Les aliments / Leurs rôles pour les abeilles
L'abeille utilise les aliments pour remplir certaines fonctions de son organisme :
pour l'entretien de la thermorégulation, sous forme de carbone ;
pour le travail musculaire, sous forme de carbone ;
pour l'hydratation indispensable aux tissus, sous forme d'oxygène et d'hydrogène combinés.
Le nectar, le miellat, le miel
Le nectar est une sécrétion sucrée des plantes. Il est ordinairement sécrété par les nectaires associés
aux fleurs, quoique certaines plantes aient des nectaires sur leurs feuilles ou sur leurs tiges. Le nectar
est composé de 70 à 80% d'eau. Le pourcentage d'eau est encore plus élevé durant les périodes
pluvieuses. Le reste est composé de sucres et de traces d'autres composés organiques. Le nectar est
un hydrate de carbone ou la composante énergétique du régime de l'abeille.
Les abeilles recueillent parfois le miellat, une sécrétion sucrée provenant de certains insectes qui se
nourrissent de la sève des plantes. Le miellat est acceptable comme nourriture pour les abeilles mais
le miel qui en résulte est foncé et a un goût très fort. Un tel miel est considéré de qualité inférieure
(pour le métabolisme des abeilles, pas pour les hommes !). C'est surtout dans les climats tempérés
que les abeilles recueillent du miellat.
Dans la ruche, le miel est toujours stocké au-dessus et autour du couvain. Les abeilles adultes se
nourrissent de miel, et le mélangent au pollen pour nourrir les larves. La plupart des colonies
produisent plus de miel que nécessaire pendant les productions abondantes de nectar.
Le pollen et le pain d’abeille
Le pollen est une substance poudreuse produite par les organes mâles des fleurs. Il contient la
semence des plantes. Les abeilles aident à transférer le pollen de plante en plante.
Le pollen est utilisé pour nourrir le couvain âgé et est mangé en grandes quantités par les nourrices qui
produisent la gelée royale avec les glandes de la tête. Cela correspond aux protéines, vitamines et
composantes minérales du régime de l'abeille.
Le pollen est stocké dans les alvéoles qui entourent l'aire de ponte où il est prêt à nourrir le couvain et
à être consommé par les nourrices. Un complexe de levures présent dans le pollen agit en tant
qu'agent conservateur grâce à un processus semblable à l'ensilage du foin (le pain d’abeille).
La propolis pour la colonie d’abeilles
Protection mécanique : les abeilles utilisent la propolis pour diminuer l'entrée de leur habitat, rendant
celui-ci plus facile à défendre.
Protection anti-bactérienne : la propolis joue le rôle d’un système immunitaire pour la ruche et a une
action antibiotique, antivirale et antifongique (entre 35 et 60 % d’huiles essentielles).
L'abeille - Alimentation - Substances nécessaires - Constitution et fonctionnement
l’eau – élément essentiel pour la vie ;
les glucides (sucres) - source d'énergie ;
les protides pour la croissance et l’entretien (Alternative energy carrier - Amino acid as a fuel for honey
bees) ;
les lipides que l'abeille peut généralement synthétiser ;
les minéraux majeurs, généralement suffisants dans l'alimentation ;
les oligo-éléments, en quantités infimes ;
les vitamines, surtout utiles pour le couvain.
L'eau dans l’alimentation de l’abeille
L'eau est un élément chimique essentiel pour l'abeille. Elle représente 70 % environ du poids de
l'adulte et plus de 80 % du poids de la jeune larve (URSU, 1981).
Elle prend différentes formes dans l'organisme :
1) Sous forme liquide, elle participe au transport des minéraux ou des molécules organiques. Elle
intervient aussi dans de nombreuses réactions chimiques, que ce soit comme réactif (hydrolyses),
comme produit (déshydratation) ou encore comme milieu de réaction (exceptionnel par ses qualités
de dissolution, son pouvoir ionisant, sa chaleur spécifique élevée, etc) ;
2) Sous forme gazeuse, l'abeille nécessite également de l'eau. Si une ouvrière peut supporter une
humidité relative comprise entre 25% et plus de 70 %, le couvain, par contre, ne peut guère survivre
en dessous de 50%, avec un optimum de l'ordre de 90-95 (DOULL et al., 1977) ;
3) Sous forme liée, c'est-à-dire intimement soudée à des molécules diverses auxquelles elle confère
des propriétés particulières.
Sources d’eau
Le butinage : certaines butineuses sont spécialisées dans la récolte de l'eau tandis que d'autres
ouvrières, véritables "outres vivantes", stockent le liquide dans leur jabot pour le redistribuer au gré
des besoins dans la colonie.
L'activité métabolique (la respiration, par exemple) : ainsi, 1 kg de miel peut fournir après passage
dans le métabolisme 0,662 kg d'eau. Il s'agit d'une source non négligeable que les abeilles utilisent
particulièrement au sortir de l'hiver lorsque l'atmosphère sèche rend difficile les premiers élevages.
Les aliments : ils contiennent de l'eau utilisable par l'abeille, en particulier le nectar, qui en contient
généralement plus de 50 %.
L'eau de condensation, recyclée sous forme d'humidité.
Les pertes d'eau
par respiration ;
par défécation ;
par les sécrétions (salives, gelée, etc).
L'abeille est capable de réduire ces pertes en fermant certains stigmates et en récupérant une partie
de l'eau en fin de transit digestif.
Dégradation des Aliments
Types d’énergie :
énergie chimique (pour les synthèses) ;
mécanique (travail musculaire) ;
électrique (influx nerveux) ;
calorifique (production de chaleur).
Aliments plastiques
utilisés pour la biosynthèse (élaboration des tissus).
Les glucides – sources
L'abeille trouve principalement des glucides dans le miel, qui en contient près de 80 %. Le pollen en
contient une proportion non négligeable, mais plus faible, entre 10 et 30% et plus difficilement
mobilisables pour les utilisations énergétiques.
Si les stocks de glucides sont importants dans les rayons sous forme de miel, ils sont moins facilement
utilisables sous forme de pollens.
Les réserves à l'intérieur de l'organisme de l'abeille sont faibles.
Utilisations des glucides
Activités utilisatrices de glucides :
l'émission de chaleur ;
l'activité de vol ;
la production de cire.
Remarque : quelques glucides présents dans les aliments ont un effet toxique sur les abeilles à partir
d'une certaine concentration. C'est le cas du lactose, du galactose, de l'arabinose, du xylose, du
mélibiose, du mannose, du raffinose, du stachyose, des acides galacturoniques, polygalacturoniques et
glucuroniques. La pectine, l'agar-agar et de nombreuses gommes peuvent être toxiques ou décomposées
en glucides toxiques (POUVREAU, 1988 ; BARKER, 1977).
Les monosaccharides
Le D-glucose, (dextrose), aldose
Abondamment répandu, à l'état libre ou combiné, dans le miel et les fruits sucrés, où il est en général
mélangé au fructose.
Le glucose est la substance principale libérée par l'hydrolyse de glucides plus complexes dans la
digestion.
C'est par l'oxydation du glucose que la cellule acquiert l'énergie dont elle a besoin pour tout le reste de
ses activités. L'énergie libérée par son oxydation est en partie directement transformée en énergie
mécanique, le reste étant utilisé pour le maintien de la température. Il est directement assimilable.
Les monosaccharides
Le fructose
Le fructose ou lévulose, est un cétose.
Il existe à l'état libre à côté du glucose dans le miel et les fruits sucrés.
Il est associé au D-glucose dans le saccharose.
Le fructose est lévogyre, d'où le nom de lévulose sous lequel on le désignait initialement.
Les disaccharides (diholosides)
D’un important intérêt nutritionnel, les disaccharides les plus courants sont : le saccharose, le lactose,
le maltose et le tréhalose.
Le saccharose
C12H22011, dextrogyre.
Disaccharide non réducteur, c'est le plus répandu de tous les glucides.
Il est extrait de la canne à sucre et de la betterave.
On le rencontre dans la plupart des végétaux, et en plus faible partie dans un bon nombre de fruits.
L’importance du saccharose
L'étude du comportement alimentaire de l'abeille apporte des éléments intéressants.
Si on présente à une colonie diverses solutions glucidiques (50 g) à 50 % de matière sèche, on
constate qu'au bout d'une heure, elles consomment la totalité du miel, du saccharose et du glucose,
tandis que la même quantité de sucre inverti a besoin de 5 heures pour être ingéré; le saccharose est
donc plus attractif que le sucre inverti. D'autre part, le saccharose est capable d'entretenir la vie
d'abeilles maintenues en isolement plus longtemps que les autres glucides.
Les disaccharides (diholosides)
Le galactose
Le galactose est un des deux hexoses constituant le lactose du lait. Il est dextrogyre.
Il est associé au D-glucose dans le lactose et dans des trisaccharides comme le raffinose.
C'est un aldose qui n'existe pas dans la nature à l'état libre.
Le mannose
Le mannose est peu abondant à l'état libre (en petite quantité dans les écorces d'orange). Il se
rencontre surtout chez les végétaux.
Largement répandu comme composant des mannanes et des hémicelluloses.
Il fait partie d'un petit nombre de glycoprotéines.
On le prépare par hydrolyse du corozo. Il est une forme isomère de D-glucose.
Les disaccharides (diholosides)
Le lactose
Disaccharide réducteur, le lactose, a une saveur sucrée assez faible. Par hydrolyse, il donne une
molécule de glucose et une de galactose. Il peut être dédoublé par la lactase (β-galactosidase). Le
lactose est dextrogyre. Il n'est pas fermentescible sous l'influence de la levure de bière pure.
Le maltose
Il se rencontre en faible quantité à l'état libre dans quelques plantes. La maltase, une α-glycosidase
abondante dans les levures, hydrolyse le maltose en deux molécules de glucose.
Il est réducteur et présente les propriétés des sucres aldéhydiques. Il est dextrogyre. Il fermente très
facilement.
Le tréhalose
Le tréhalose est un sucre non réducteur, donnant par hydrolyse deux molécules de glucose. C'est le
disaccharide le plus commun dans l'hémolymphe des insectes.
Les trisaccharides (triholosides)
Le raffinose
Se trouve surtout dans la betterave et constitue parfois une impureté du saccharose commercial.
Il n'est pas réducteur et il est hydrolysé par les acides étendus et par la levure.
Les concentrations plus élevées ont des effets toxiques sur les abeilles.
Le mélézitose
Se rencontre dans diverses mannanes et en particulier dans celle du mélèze.
L'hydrolyse ménagée le scinde en glucose et en turanose, isomère du saccharose.
Le pollen – source de protéines
Les propriétés biodynamiques et énergétiques du pollen sont dues, non
aux vitamines, mais à des phénomènes radioactifs qui font de cette
substance naturelle un élément vivant.
Dans une colonie normale, les larves ainsi que les jeunes abeilles sont
intensément nourries de pollen.
Celui-ci est particulièrement important et détermine la condition
physiologique et la durée de leur vie.
Il est utile pour la sécrétion de la cire.
L'absorption de pollen à la fin de l'été apporte une modification
physiologique qui permet à l'abeille de survivre en hiver et de
recommencer l'élevage malgré l'absence de pollen.
Les acides aminés
Les acides aminés sont des constituants communs des nectars floraux et peuvent être des
composants critiques dans la diètes des insectes pollinisateurs.
Les moyens par lesquels les insectes peuvent détecter les acides aminés sont complexes et
apparaissent par les mécanismes de pré- et post-ingestion. De plus, la réponse contre un certain acide
aminé peut changer en fonction de l’état nutritionnelle de l’insecte.
« Les acides aminés contribuent à l’ingestion de nitrogène et sont les précurseurs de protéines.
Certain acides aminés sont des composants essentiels dans les diètes des insectes. De plus, les
acides aminés sont présents en haute concentration dans les systèmes nerveux de l’insecte, où ils
jouent un rôle important de neuromodulateurs. »
Ces fonctions différentes peuvent apparaître d’une grande variété d’effets pré et post-ingestion sur le
comportement. Les fonctions nutritives et neuromodulatrice sont des effets post-ingestion.
Les acides aminés
Parmi la vingtaine d'acides aminés connus, dix doivent être absolument présents dans l'alimentation
de l'abeille, car elle est incapable de les synthétiser :
l'arginine, l'histidine, la lysine, le tryptophane, la phénylalanine, la méthionine, la thréonine, la leucine,
l'isoleucine et la valine.
Les plus importants en quantités sont la leucine, l'isoleucine et la valine (CRAILSHEIM, 1990).
Le cas du proline
L’hémolymphe de l’abeille contienne 20 fois plus d’acides aminés que le sang humain, parmi lesquels
le proline représente à peu prés 50%.
Les investigations ont montré que le pourcentage de cet acide aminé est fortement lié à l’âge et à la
mission de l’animal. Les mâles ont le niveau le plus élevé de proline, suivis par les reines et les
ouvrières.
Le proline joue plusieurs rôles dans l’organisme de l’abeille.
D’un coté, cet acide aminé est un composant important de protéines qui jouent un rôle majeur dans la
défense immunitaire – similaire à l’interféron humaine - et aident à maintenir la concentration
moléculaire constante dans le sang.
D’un autre coté, le proline peut être utilisé comme source d’énergie. L’apport permanent de sucres et
le haut pourcentage de proline dans le sang (l’hémolymphe) combinés avec l’habilité de l’abeille de
tourner vers cette source d’énergie de substitution à chaque moment, donne aux abeilles un avantage
stratégique dans la recherche de nourriture et dans la thermorégulation.
Pendant l’été, l’énergie produite est utilisée comme “combustible” alternatif, tandis que pendant l’hiver,
l’abeille peut l’utiliser pour le chauffage rapide de la ruche, si cela est nécessaire, et de cette manière
assurer la survie des ouvrières et de la reine. Les importantes réserves d’énergie dans la ruche
permettent aux abeilles de voler plus tôt, plus rapide et plus loin que leurs compétiteurs.
Les acides aminés recommandés dans la diète de l’abeille
Arginine 5.3
Histidine 2.5
Isoléucine 5.1
Léucine 7.1
Lysine 6.4
Méthionine 1.9
Phényalalanine 4.1
Thréonine 4.1
Tryptophane 1.4
Valine 5.8
Sources de protéines et d’acides aminés
La première source utilisable de protéines est le pollen récolté en période d'abondance et conservé à
l'extérieur de la ruche.
Ce pollen coûte cher, et la plupart des techniques de conservation lui font perdre une partie de sa
valeur nutritive. Liener (1958), considère l'action réciproque des protéines et des hydrates de carbone
comme étant la cause la plus probable de la destruction des acides aminés, comme la lysine, l'arginine
et le tryptophane.
Haydack (1963) ajoute 325 mg de lysine et 285 mg d'arginine, à 25 g de pollen et obtient les mêmes
résultats d'élevage qu'avec du pollen frais. Cette addition de produits augmente d'une façon
considérable le coût de l'opération.
Le contenu protéique du pollen
La nature des besoins alimentaires
Castes Stades Natures et besoins
Ouvrière oeuf non alimenté
larve évolution de la composition de la gelée en fonction de l'âge
nymphe non alimentée (recyclage des tissus internes)
naissante besoins importants en protéines (formation de réserves)
nourrice besoins importants en protéines (sécrétion de gelée)
butineuse besoins importants en glucides pour le vol
Reine oeuf non alimenté
larve gelée de composition stable fournie en abondance
nymphe non alimentée (recyclage des tissus internes),
naissante faibles besoins
en ponte besoins importants en protéines très digestibles (gelée)
Mâle oeuf non alimenté
larve besoins importants, gelée riche en grains de pollen
nymphe non alimentée (recyclage des tissus internes)
naissant besoins faibles
mâture besoins en glucides pour le vol
Le rôle de protéines
Formation de protéines de réserve dans le corps de l’abeille (vitellogenine).
Lutte contre la loque en printemps.
Le développement des glandes hypopharyngiennes et des ovaires varie en fonction du régime et se
comporte, dans l’ensemble, comme une mesure fiable et sensible de l’utilisation des protéines et de la
qualité du pollen.
Le développement des ovaires et des glandes est fortement corrélé avec la quantité de protéines
consommées issues du pollen et, à un moindre degré, avec la teneur brute en protéines des pollens.
Les acides gras
Les acides gras sont très importants pour le développement, la nutrition et la reproduction de l’abeille.
Dans les larves de 6 jours d’âge et dans la composition des abeilles adultes, les acides gras principaux
sont : l’acide oléique, l’acide palmitique et stéarique, tandis que d’autres, parmi lesquels l’acide
linoléique, myristique, laurique sont aussi présents mais dans de moindres quantités.
Les acides gras libres du pollen dans la digestion de l’abeille
Les abeilles satisfont leurs besoins lipidiques en consommant du pollen. La contenance en acides gras
libres de l'intestin est utilisé pour quantifier la digestion des lipides.
Les expériences réalisées sur l’intestin de jeunes ouvrières et de butineuses, ont démontré que la
digestion des lipides dépend de l’état fonctionnel de l’abeille, voir le cas de la consommation du pollen,
la vitesse de transit du pollen dans le canal alimentaire et de la digestion des protéines.
Les acides gras contre les maladies bactériennes du couvain
Les recherches récentes ont montré que Melissococcus ou Streptococcus pluton (l’agent de la loque
européenne) est sensible à tout un spectre d’acides gras, dont la plupart sont présents naturellement,
dans le pollen.
Cela ouvre la possibilité d’utiliser les acides gras plutôt que l’antibiotique recommandé
(l’oxytétracycline) dans le traitement de la loque européenne.
L’avantage d’acides gras dans le traitement de cette maladie consiste dans la sécurité d’usage, la non-
toxicité et la non-nocivité pour l’environnement.
Il est très important de mentionner que l’albumine sérique, le cholestérol, la lécithine, les ions de
calcium et magnésium contrarient l’action inhibitrice de différents acides gras.
Les acides gras
Possibilités d’utilisation
Pour pouvoir utiliser les acides gras dans la prévention et le traitement des maladies bactériennes du
couvain (les loques) il est nécessaire de :
trouver le vecteur adéquat pour ces substances ;
transporter les ruches malades dans les régions avec une végétation spécifique riche en acides gras à
l’activité antibactérienne connue contre l’un ou l’autre des agents pathogènes ;
alimenter les ruches infectées avec des pollens contenant des concentrations élevées d’acides gras à
action antibactérienne contre les agents pathogènes des loques américaine et européenne.
Les vitamines
Le pollen fait la preuve d'une bonne source de vitamine C, mais variable en fonction des dates et des
types de floraisons.
On a observé qu’il n’existe aucune relation entre les taux de vitamine C dans le pollen et le niveau
d’élevage de couvain.
Malgré le fait que le pollen contienne des niveaux élevés de vitamine C, seulement une petite quantité
est retenue dans les tissus corporels des pré-nymphes et apparemment, les abeilles sont capables de
produire cette vitamine. En effet, les pré-nymphes élevées par les abeilles nourries avec une diète
sans vitamine C ont eu les mêmes niveaux de vitamine que ceux élevées avec des diètes enrichies en
vitamine C.
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