MINISTERE DE LA SANTE, REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE
DE L’HYGIENE PUBLIQUE Union-Discipline-travail
ET DE LA COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE
ANALYSE DES DONNEES DES CAS D'EXPOSITION A LA RAGE ET
PROPOSITION D'AMELIORATION AU CENTRE ANTIRABIQUE DE
GUIGLO, COTE D’IVOIRE
Guiglo, avril 2025
Titre de l’étude
Analyse des données des cas d’exposition à la rage et proposition d’amélioration
au centre antirabique de Guiglo, Côte d’Ivoire.
Introduction
La rage est une zoonose virale mortelle, évitable par la vaccination post-
exposition. Chaque année, des centaines de personnes sont exposées à des
morsures ou contacts suspects, nécessitant une prise en charge rapide. En Côte
d’Ivoire, le réseau de centres antirabiques de l’INHP joue un rôle essentiel dans
la gestion de ces expositions. Toutefois, dans plusieurs zones comme Guiglo, le
fonctionnement de ces centres reste peu documenté, notamment en ce qui
concerne la qualité de la surveillance, la complétude des prises en charge et les
indicateurs de performance. Cette étude vise à analyser les données des cas
d’exposition enregistrés au centre antirabique de Guiglo afin d’identifier les
lacunes et formuler des propositions d’amélioration.
CHAPITRE I. PROBLEMATIQUE
Malgré l’existence du centre antirabique de Guiglo, les cas d’exposition à la
rage persistent, et certains patients abandonnent le traitement. Les données
disponibles sont peu exploitées pour la prise de décision. Comment le système
de surveillance et de prise en charge des expositions à la rage fonctionne-t-il
actuellement au centre antirabique de Guiglo, et quelles améliorations peuvent
être proposées ?
1. Objectifs
1.1. Objectif général
Analyser les données des cas d’exposition à la rage enregistrés au centre
antirabique de Guiglo de 2023 à 2024 et proposer des actions pour améliorer la
prise en charge.
1.2. Objectifs spécifiques
1. Décrire les caractéristiques épidémiologiques des cas d’exposition à la
rage.
2. Évaluer la qualité des données collectées (complétude, cohérence, délai de
saisie).
3. Identifier les difficultés rencontrées par les professionnels de santé dans la
gestion des données de la rage.
4. Renforcer l’intégration des secteurs de la santé humaine, animale et
environnementale dans la gestion des données des cas d’exposition à la
rage, en promouvant une approche "One Health".
5. Proposer des solutions pratiques et adaptées pour améliorer le système de
gestion des données.
2. Hypothèses
Les enfants de moins de 15 ans représentent la majorité des cas
d’exposition.
Le taux de complétion du protocole post-exposition est insuffisant (<70
%).
Le système actuel de gestion des cas présente des faiblesses en matière de
suivi et de coordination.
CHAPITRE II. REVUE DE LA LITTERATURE
Ce deuxième chapitre de notre travail de recherche se veut une recension de ce
que la littérature scientifique apporte à la compréhension de notre thème de
recherche. Il traite successivement de l’épidémiologie mondiale, africaine et
ivoirienne de la rage, de la classification des expositions, du rôle des centres
antirabiques dans la stratégie "One Health" et enfin de la gestion des données
des cas d’exposition à la rage.
La rage est une maladie infectieuse virale aiguë affectant le système nerveux
central. Elle est causée par un virus du genre Lyssavirus, famille des
Rhabdoviridae. Le virus est principalement transmis par la salive d’un animal
infecté, généralement à la suite d’une morsure. Il s’agit d’une maladie tropicale
virale, zoonotique et négligée qui entraîne des dizaines de milliers de décès
chaque année, dont 40 % parmi les enfants de moins de 15 ans. (OMS).
La charge de rage en Afrique est estimée à 24 000 décès humains par an, dont la
quasi-totalité résulte d'une infection par le virus de la rage canine [9].
La Côte d’Ivoire, comme de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, fait face à
une persistance des cas d’exposition à la rage, notamment dans les zones rurales
et périurbaines.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage commémorée le
samedi 28 septembre 2024, le Gouvernement a réitéré l’urgence de combattre
cette maladie mortelle qui continue de causer de nombreuses pertes en Côte
d’Ivoire. En effet en 2023, quelques 42 décès liés à la rage ont été recensés, et
depuis le début de l’année en cours, 31 autres ont été enregistrés. [2]
Cependant, selon une étude de 2018, environ 637 personnes meurent de la rage
chaque année en Côte d’Ivoire, des chiffres montrant l’ampleur du défi à relever
[2].
L’étude faite par Tiembré et al en 2008 à Abidjan a montré que 2 673 personnes
ont été exposées, soit 5 expositions pour 10 000 personnes. [15]
De 2017 à 2021, au total, 14 cas confirmés de rage humaine avaient été notifiés
dans 3 des 4 départements de la région de Gbêkê au centre de la Côte d’Ivoire ;
soit 0,21 cas pour 100 000 habitants par an. Ces victimes avaient un âge moyen
de 27,57 ans et 43% avait moins de 15 an [17].
La transmission se fait essentiellement par morsure, griffure ou léchage d’une
muqueuse ou d’une peau lésée par un animal enragé. Le chien domestique reste
le principal vecteur dans les régions endémiques.
Chez l’humain, la rage se manifeste par des signes neurologiques graves :
anxiété, hallucinations, hydrophobie, paralysie, coma, puis décès. Une fois les
symptômes apparus, la maladie est presque toujours fatale.
La prophylaxie post-exposition (PPE) repose sur le nettoyage immédiat de la
plaie, l’administration de vaccin antirabique, et éventuellement
d’immunoglobulines. La prévention repose sur la vaccination des animaux et la
sensibilisation des populations. Elle est administrée selon le type d’exposition, le
statut vaccinal de l’animal, et l’accès au vaccin. Le respect du protocole est
essentiel.
L'OMS utilise une classification en trois catégories pour classer les expositions à
la rage, en fonction du risque de transmission du virus. Ces catégories sont
essentielles pour déterminer les mesures de prévention à prendre après une
exposition. [3]
Catégorie I
Toucher ou nourrir des animaux, léchage de la peau intacte par l'animal. Ces
contacts sont considérés comme sans risque d'exposition à la rage.
Catégorie II
Mordillage de la peau découverte, égratignures ou écorchures mineures sans
saignement. Ces expositions présentent un risque modéré, nécessitant une
évaluation médicale et potentiellement une vaccination de prévention.
Catégorie III
Morsures ou égratignures transdermiques uniques ou multiples, contamination
des muqueuses ou de la peau érodée par la salive après léchage par un animal,
exposition directe avec des chauves-souris. Ces expositions sont considérées
comme graves et nécessitent une intervention médicale immédiate, y compris
une vaccination et une administration d'immunoglobulines antirabiques, selon
l'OMS.
L’Afrique de l’Ouest enregistre un taux élevé de cas d’exposition, avec des
systèmes de surveillance souvent faibles. Les structures antirabiques sont
limitées, mal équipées, et les données peu exploitées pour orienter les politiques
publiques.
L’Institut National d’Hygiène Publique (INHP), rattaché au Ministère de la
Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle est chargé
de la coordination des activités de surveillance, de prévention et de prise en
charge. Il travaille en collaboration avec les Directions Régionales et
Départementales de la Santé et les services vétérinaires.
Le pays compte plusieurs centres antirabiques, répartis dans les antennes
départementales et régionales de l’INHP. Ces structures assurent la prise en
charge des personnes exposées, en leur administrant la prophylaxie post-
exposition (PPE) selon les recommandations de l’OMS. Toutefois, les
ressources sont inégalement réparties : certaines régions sont bien couvertes
tandis que d’autres, comme l’ouest du pays, souffrent d’un déficit en
infrastructures et en personnel qualifié.
Les centres antirabiques jouent un rôle essentiel dans la stratégie "One Health"
en agissant comme des points de convergence pour la gestion de la rage. Ils
présentent une approche intégrée en coordonnant les actions humaines, animales
et environnementales pour prévenir et contrôler la rage.
Plus spécifiquement, ils contribuent à la stratégie "One Health" de la manière
suivante :
Coordination intersectorielle
Ils facilitent la collaboration entre les professionnels de la santé humaine, les
vétérinaires, les autorités sanitaires et les communautés pour une approche
coordonnée de la rage.
Sensibilisation et prévention
Ils sensibilisent le public aux risques liés à la rage et aux mesures de prévention
(vaccination des chiens, comportement à adopter en cas de morsure, etc.).
Diagnostic et traitement
Ils offrent des services de diagnostic rapide et de traitement des personnes
mordues, ainsi que des services de prévention antirabique (vaccination, etc.).
Surveillance et lutte contre la rage
Ils participent à la surveillance épidémiologique de la rage, à la mise en place de
programmes de vaccination de masse et à la lutte contre les réservoirs de la
maladie chez les animaux sauvages.
Recherche et innovation
Ils peuvent contribuer à la recherche sur la rage, notamment en identifiant les
nouveaux vecteurs de la maladie, en développant de nouvelles stratégies de
prévention et de traitement, et en améliorant la compréhension de la
transmission de la maladie.
Les cas de rage sont souvent sous-notifiés, ce qui rend difficile l'évaluation
précise de l'ampleur de la maladie et la mise en place d'actions de prévention et
de contrôle adaptées. La stratégie de prévention et de contrôle de la rage est
basée sur la vaccination des carnivores, la prophylaxie post exposition (PPE), la
surveillance épidémiologique et l’information des populations [4].
La surveillance est essentielle pour comprendre la dynamique de la maladie,
prévoir les besoins en vaccination et évaluer l'efficacité des programmes de
contrôle. Cependant, elle peut être limitée par le manque de ressources, de
personnel formé et de systèmes d'information fiables.
La surveillance de la santé publique est l’identification, le recueil, la
compilation, l’analyse et l’interprétation systématiques et continus des données
sur la survenue de la maladie et sur les événements de santé publique (ESP),
dans le but de prendre, en temps opportun, des mesures efficaces, telles que la
diffusion aux personnes concernées des informations pertinentes, en vue d’une
action efficace et appropriée [6].
La gestion des données relatives à la rage présente des défis importants,
notamment en raison de la sous-déclaration des cas, de la diversité géographique
et des enjeux de surveillance épidémiologique.
Elle implique la collecte, le stockage, l'analyse et la diffusion d'informations sur
la maladie afin de mieux comprendre, prévenir et contrôler sa propagation. Ces
données sont cruciales pour les programmes de contrôle et d'éradication de la
rage, ainsi que pour la prise en charge des personnes exposées. Il est essentiel de
collecter des données sur les cas de rage (humains et animaux), les vaccinations,
les morsures pour comprendre la dynamique de la maladie. Les données
collectées sont analysées pour identifier les facteurs de risque, les tendances
épidémiologiques et les besoins en vaccination.
Elles servent également à guider la prise en charge des personnes exposées. Sur
la base des données, une retro information est faite aux professionnels de la
santé, aux autorités sanitaires et au public pour sensibiliser et informer sur la
rage.
Measure Evaluation citant Sir Arthur Conan Doyle, Ecrivain britannique de
romans à clé et physicien (1859 – 1930) cite : « On fait une erreur fondamentale
quand on émet des théories avant d’obtenir des données. Imperceptiblement, on
commence à changer les faits pour les adapter aux théories, au lieu que ce soit
les théories qui s’adaptent aux faits » [7].
Ainsi, plusieurs études portant sur la gestion des données de la rage, notamment
sur la prévalence, la transmission et les stratégies de contrôle ont permis de
mieux comprendre la maladie, d’améliorer les systèmes de surveillance et de
mettre en place des interventions efficaces pour réduire le fardeau de la rage,
qu'elle soit humaine ou animale. Dr Kallo montrant l’impact de la rage en Côte
d’Ivoire estime que le coût annuel est de 20 milliards de francs [16].
CHAPITRE III. NOTRE ETUDE
Ce troisième chapitre de notre travail de recherche présente l’approche
méthodologique que nous allons adopter au cours de notre investigation. Nous
aborderons successivement le site de l’étude, la population d’étude, les
méthodes, (type, paramètres, échantillonnage), les techniques et outils de
collecte et enfin l’éthique de la recherche.
III.1 MATERIEL
III.1.1. Site de l’étude
Milieu de l’étude
L’étude se déroulera dans le district sanitaire de Guiglo, situé dans la région du
Cavally à l‘ouest de la Côte d’Ivoire. Cette zone est caractérisée par une forte
densité de la population, une activité agricole importante et une proximité avec
des zones forestières favorisant les interactions homme-animal. La population
est estimée à 259 381 habitants avec un rapport de masculinité de 121. (RGPH,
2021 Résultats globaux).
Le district sanitaire de Guiglo couvre une superficie de 8 445 km² avec une
densité de 30 hbts / km².
Il est limité :
- au Nord par les Districts Sanitaires de Duékoué et Bangolo
- au Sud par le District Sanitaire de Taï
- à l’Ouest par le District Sanitaire de Bloléquin
- à l’Est par le District Sanitaire de Soubré
Il est composé de cinq (04) sous-préfectures : Guiglo, Bédy-Goazon, Nizahon,
Kaadé.
Le District est situé en zone de forêt et abrite plusieurs forêts et aires protégées:
les forêts classées du Goin Débé (133.170 ha) et du Scio (88.000 ha) à
Blolequin et Zouan, la forêt classée du Cavally (83.000 ha) à Guiglo, et le Parc
National de Taï (340.000 ha), classé patrimoine mondial.
Les précipitations annuelles sont d'allure bimodale et atteignent environ 1990
mm.
La saison des pluies s'étend de mars à novembre avec un ralentissement des
précipitations en juillet et en août.
La saison sèche s'étend de décembre à février avec une pluviométrie mensuelle
inférieure à 100 mm.
Le relief est peu accidenté avec de bas plateaux vallonnés et de nombreux bas-
fonds, surmontés par endroits par des reliefs isolés formant des collines telles
que le Mont Douan (810 m).
Le réseau hydrographique très dense entraîne les eaux de ruissellement vers les
fleuves Cavally et Sassandra par l'intermédiaire de nombreux petits affluents,
parfois ramifiés, permanents ou temporaires comme le Goin, le N’zo et le
N’zê.
Le réseau routier du département de Guiglo a une longueur totale d'environ 2047
km dont 94 km de routes revêtues et 1953 km de routes en terres [18].
Ces routes en terres qui constituent 95% du linéaire du réseau routier du
département sont difficilement praticables en saison des pluies.
Cadre de l’étude
Centre antirabique du district sanitaire de Guiglo et du service vétérinaire
départemental de Guiglo. Ces structures jouent un rôle clé dans la prévention, la
prise en charge et la notification des cas d’exposition à la rage dans le
Département de Guiglo.
Champ de l’étude
Notre étude s’intéressera spécifique à la gestion des données d’exposition à la
rage.
III.1.2 Population d’étude
La population d’étude comprend les dossiers des patients exposés à la rage ayant
consulté au cours de la période d’étude, les agents de santé en charge de la
gestion des données, les acteurs vétérinaires locaux impliqués dans la
surveillance des animaux agresseurs.
Critères d’inclusion
Cas enregistrés avec fiche renseignée sur l’identité, le type d’exposition, et la
prise en charge.
Les agents de santé en charge de la gestion des données présents au moment de
l’étude, les acteurs vétérinaires locaux impliqués dans la surveillance des
animaux agresseurs.
Critères d’exclusion
Dossiers incomplets ou illisibles.
Cas non liés à une suspicion de rage.
Agents absents lors de l’enquête.
III.2 METHODES
III.2.1. Type d’étude
Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective et analytique, combinée à une
approche qualitative (entretiens avec les acteurs de santé) dans une perspective
"One Health". Elle vise à analyser la gestion des données des cas d’exposition à
la rage et à identifier les pistes d’amélioration en tenant compte des interactions
entre la santé humaine et animale.
III.2.2. Echantillonnage
L’ensemble des dossiers des patients ayant consulté pour une exposition à la
rage entre janvier 2023 et décembre 2024 au centre anti rabique de Guiglo sera
inclus de manière exhaustive. Le critère d’exclusion appliqué sera le dossier
incomplet ou illisible.
Un échantillonnage raisonné permettra de sélectionner les participants aux
entretiens. Il s’agira principalement des agents de santé impliqués dans la
gestion des cas et des données ; des vétérinaires locaux identifiés comme acteurs
dans le suivi des animaux agresseurs.
Le choix des participants sera basé sur leur implication directe dans les activités
de surveillance, de saisie, et de coordination des cas d’exposition à la rage.
III.2.3. Technique et outils de collecte de données
1) Méthodes de collecte des données
Revue des dossiers et fiches de notification.
Extraction des variables dans Excel (âge, sexe, date, espèce animale,
catégorie d’exposition, délai de consultation, statut vaccinal, doses reçues,
etc.)
Entretiens semi-directifs avec les agents du centre et les agents des
services vétérinaires.
2) Outils d’analyse
Statistiques descriptives (fréquence, moyenne, proportion)
Représentation graphique (histogrammes, courbes, cartes)
Analyse qualitative (codage thématique des entretiens)
Logiciel : Excel
III.2.4. Considérations éthiques
Anonymisation des données
L’étude sera conduite dans le strict respect des principes éthiques de la
recherche en santé.
Respect de la confidentialité
Toutes les informations recueillies seront traitées de manière confidentielle.
Aucune donnée personnelle ou nominative ne sera enregistrée ni diffusée. La
présentation des résultats sera faite de façon anonyme afin de préserver l’identité
et la vie privée des participants.
Consentement oral ou écrit des agents interviewés
Le consentement libre et éclairé des participants sera sollicité oralement avant
chaque entretien, après leur avoir expliqué les objectifs de l’étude, la nature de
leur participation, ainsi que leurs droits, notamment celui de se retirer à tout
moment sans justification.
Autorisation d’enquête délivrée par l’INFAS
Une autorisation préalable d’enquête sera délivrée par l’INFAS afin d’avoir
auprès du Chef d’Antenne de l’INHP Guiglo et auprès du Responsable des
services vétérinaires de Guiglo l’accès aux données des dossiers et réaliser les
entretiens avec les agents. Le Directeur régional de la santé et le Directeur
départemental de la santé de Guiglo seront également informés de l’activité par
courrier et seront rencontrés pour leur remettre le protocole validé.
Inconvénients et risques pour les participants
L’étude ne comporte aucun risque pour les participants. Elle vise à améliorer le
système de gestion des données pour une meilleure prise en charge des cas
d’exposition à la rage, ce qui représente un bénéfice indirect pour la
communauté.
Conservation des données
Les données recueillies seront conservées selon la déclaration d’Helsinkin 2013.
III.2.5. Paramètres étudiés
Les variables étudiées seront l’âge, le sexe, la résidence, le milieu de vie, le
niveau scolaire, le lieu d’exposition, la catégorie de l’exposition, la date
d’exposition, le nombre de dose de vaccin, l’animal incriminé, le statut vaccinal
de l’animal.
Variables sociodémographiques
Le sexe.
L’Age : il a été obtenu par consultation des dossiers des patents, il est exprimé
en
année et regroupé par tranche d’Age de (10 ans) ;
La résidence : le lieu de contamination des consultants ;
Le milieu de vie : urbain ou rural ;
La nature de l’animal mordeur : on distingue deux types :
- Animaux sauvages : singe, chacal, sanglier ;
- Animaux domestiques : chien, chat, rat, âne, vache, cheval.
- Le mode de vie de l’animal : est regroupée en 2 modalités :
- Animal errant : animal dont le propriétaire n’est pas connu ;
- Animal domestique : animal est connu (appartenant à une personne) ;
Le statut vaccinal de l’animal.
Variables cliniques
Type de la lésion : c’est le mode selon lequel l’exposition à la rage s’est
produite. Elle est regroupée en 3 modalités :
- Morsure ;
- Griffure ;
- Léchage.
Le siège la lésion : c’est la partie du corps en contact avec l’animal. Il est
regroupé en 5 modalités :
- Les membres inferieurs ;
- Les membres supérieurs ;
- Le tronc ;
- La tête ;
- Organes génitaux.
Le statut vaccinal de l’animal : la surveillance vétérinaire (l’animal est
vacciné ou non vacciné) ;
La date d’exposition ;
La date de consultation.
III.2.6. Analyse des données
Les opérations d’analyse des données porteront sur les données quantitatives,
les données qualitatives et l’approche "One Health". Les analyses choisies
seront mises en adéquation avec les objectifs spécifiques.
Données quantitatives
Le nombre total des cas d’exposition à la rage sur la période d’étude ;
Répartition selon le temps (selon le mois, les pics) ;
Répartition selon les caractéristiques individuelles (sexe, âge, le niveau
d’instruction) ;
Répartition selon la provenance (district sanitaire/Département) ;
Répartition selon le milieu de résidence (urbain/rural) ;
Nature de l’animal mordeur (sauvage, domestique)
Statut vaccinal de l’animal mordeur ;
Mode de vie de l’animal mordeur (animal errant, animal domestique
connu) ;
Siège de la lésion ;
Date d’exposition et date de consultation ;
Type d’exposition (catégorie OMS).
Données qualitatives
Analyser les données porter sur :
Processus de collecte des données ;
Transmission et le stockage des données ;
Formation sur la gestion des données ;
Existence d’une validation des données
Approche "One Health"
Notions sur l’approche "One Health" ;
Existence d’un cadre de collaboration avec les autres secteurs ;
Partage de données entre les différents secteurs ;
CHAPITRE IV. RESULTATS ATTENDUS
Profil épidémiologique complet des expositions
Taux de complétion du protocole vaccinal
Retard moyen de consultation post-exposition
Liste des faiblesses identifiées dans le circuit de gestion
Proposition d’un plan d’amélioration réaliste
CHAPITRE V. CALENDRIER (prévisionnel)
Principales activités Période
Elaboration du protocole Avril 2025
Revue documentaire Avril 2025
Autorisations administratives Avril-Mai 2025
Collecte des données Mai-Juin 2025
Analyse des données Juillet 2025
Rédaction du mémoire Aout-Septembre 2025
Soutenance Octobre 2025 (prévu)
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[Link]
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17.M’bégnan Coulibaly, Damus Paquin Kouassi, Salifou Yéo, Sory
Ibrahim Soumahoro, Arsène Deby Kouame, Gnissan Henri Auguste
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à l’adresse
[Link] le
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[Link] de Réhabilitation de la Zone d'Accueil des Réfugiés, Côte
d'Ivoire 2002b.
ANNEXES
Autorisation d’enquête
Courriers d’information
Formulaire de consentement éclairé