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Amélioration de la gestion des cas de rage à Guiglo

Cette étude analyse les données des cas d'exposition à la rage au centre antirabique de Guiglo, Côte d'Ivoire, entre 2023 et 2024, afin d'identifier les lacunes dans la prise en charge et de proposer des améliorations. Elle souligne l'importance d'une surveillance efficace et d'une approche intégrée 'One Health' pour la gestion de la rage, tout en mettant en avant les défis liés à la collecte et à l'exploitation des données. L'objectif est de renforcer le système de gestion des cas d'exposition à la rage pour réduire son incidence et améliorer la réponse sanitaire.

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Amélioration de la gestion des cas de rage à Guiglo

Cette étude analyse les données des cas d'exposition à la rage au centre antirabique de Guiglo, Côte d'Ivoire, entre 2023 et 2024, afin d'identifier les lacunes dans la prise en charge et de proposer des améliorations. Elle souligne l'importance d'une surveillance efficace et d'une approche intégrée 'One Health' pour la gestion de la rage, tout en mettant en avant les défis liés à la collecte et à l'exploitation des données. L'objectif est de renforcer le système de gestion des cas d'exposition à la rage pour réduire son incidence et améliorer la réponse sanitaire.

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MINISTERE DE LA SANTE, REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

DE L’HYGIENE PUBLIQUE Union-Discipline-travail


ET DE LA COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE

ANALYSE DES DONNEES DES CAS D'EXPOSITION A LA RAGE ET


PROPOSITION D'AMELIORATION AU CENTRE ANTIRABIQUE DE
GUIGLO, COTE D’IVOIRE

Guiglo, avril 2025


Titre de l’étude

Analyse des données des cas d’exposition à la rage et proposition d’amélioration


au centre antirabique de Guiglo, Côte d’Ivoire.

Introduction

La rage est une zoonose virale mortelle, évitable par la vaccination post-
exposition. Chaque année, des centaines de personnes sont exposées à des
morsures ou contacts suspects, nécessitant une prise en charge rapide. En Côte
d’Ivoire, le réseau de centres antirabiques de l’INHP joue un rôle essentiel dans
la gestion de ces expositions. Toutefois, dans plusieurs zones comme Guiglo, le
fonctionnement de ces centres reste peu documenté, notamment en ce qui
concerne la qualité de la surveillance, la complétude des prises en charge et les
indicateurs de performance. Cette étude vise à analyser les données des cas
d’exposition enregistrés au centre antirabique de Guiglo afin d’identifier les
lacunes et formuler des propositions d’amélioration.

CHAPITRE I. PROBLEMATIQUE

Malgré l’existence du centre antirabique de Guiglo, les cas d’exposition à la


rage persistent, et certains patients abandonnent le traitement. Les données
disponibles sont peu exploitées pour la prise de décision. Comment le système
de surveillance et de prise en charge des expositions à la rage fonctionne-t-il
actuellement au centre antirabique de Guiglo, et quelles améliorations peuvent
être proposées ?

1. Objectifs
1.1. Objectif général

Analyser les données des cas d’exposition à la rage enregistrés au centre


antirabique de Guiglo de 2023 à 2024 et proposer des actions pour améliorer la
prise en charge.

1.2. Objectifs spécifiques

1. Décrire les caractéristiques épidémiologiques des cas d’exposition à la


rage.
2. Évaluer la qualité des données collectées (complétude, cohérence, délai de
saisie).
3. Identifier les difficultés rencontrées par les professionnels de santé dans la
gestion des données de la rage.
4. Renforcer l’intégration des secteurs de la santé humaine, animale et
environnementale dans la gestion des données des cas d’exposition à la
rage, en promouvant une approche "One Health".
5. Proposer des solutions pratiques et adaptées pour améliorer le système de
gestion des données.

2. Hypothèses

 Les enfants de moins de 15 ans représentent la majorité des cas


d’exposition.

 Le taux de complétion du protocole post-exposition est insuffisant (<70


%).

 Le système actuel de gestion des cas présente des faiblesses en matière de


suivi et de coordination.
CHAPITRE II. REVUE DE LA LITTERATURE

Ce deuxième chapitre de notre travail de recherche se veut une recension de ce


que la littérature scientifique apporte à la compréhension de notre thème de
recherche. Il traite successivement de l’épidémiologie mondiale, africaine et
ivoirienne de la rage, de la classification des expositions, du rôle des centres
antirabiques dans la stratégie "One Health" et enfin de la gestion des données
des cas d’exposition à la rage.

La rage est une maladie infectieuse virale aiguë affectant le système nerveux
central. Elle est causée par un virus du genre Lyssavirus, famille des
Rhabdoviridae. Le virus est principalement transmis par la salive d’un animal
infecté, généralement à la suite d’une morsure. Il s’agit d’une maladie tropicale
virale, zoonotique et négligée qui entraîne des dizaines de milliers de décès
chaque année, dont 40 % parmi les enfants de moins de 15 ans. (OMS).

La charge de rage en Afrique est estimée à 24 000 décès humains par an, dont la
quasi-totalité résulte d'une infection par le virus de la rage canine [9].

La Côte d’Ivoire, comme de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, fait face à


une persistance des cas d’exposition à la rage, notamment dans les zones rurales
et périurbaines.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage commémorée le


samedi 28 septembre 2024, le Gouvernement a réitéré l’urgence de combattre
cette maladie mortelle qui continue de causer de nombreuses pertes en Côte
d’Ivoire. En effet en 2023, quelques 42 décès liés à la rage ont été recensés, et
depuis le début de l’année en cours, 31 autres ont été enregistrés. [2]

Cependant, selon une étude de 2018, environ 637 personnes meurent de la rage
chaque année en Côte d’Ivoire, des chiffres montrant l’ampleur du défi à relever
[2].

L’étude faite par Tiembré et al en 2008 à Abidjan a montré que 2 673 personnes
ont été exposées, soit 5 expositions pour 10 000 personnes. [15]

De 2017 à 2021, au total, 14 cas confirmés de rage humaine avaient été notifiés
dans 3 des 4 départements de la région de Gbêkê au centre de la Côte d’Ivoire ;
soit 0,21 cas pour 100 000 habitants par an. Ces victimes avaient un âge moyen
de 27,57 ans et 43% avait moins de 15 an [17].
La transmission se fait essentiellement par morsure, griffure ou léchage d’une
muqueuse ou d’une peau lésée par un animal enragé. Le chien domestique reste
le principal vecteur dans les régions endémiques.

Chez l’humain, la rage se manifeste par des signes neurologiques graves :


anxiété, hallucinations, hydrophobie, paralysie, coma, puis décès. Une fois les
symptômes apparus, la maladie est presque toujours fatale.

La prophylaxie post-exposition (PPE) repose sur le nettoyage immédiat de la


plaie, l’administration de vaccin antirabique, et éventuellement
d’immunoglobulines. La prévention repose sur la vaccination des animaux et la
sensibilisation des populations. Elle est administrée selon le type d’exposition, le
statut vaccinal de l’animal, et l’accès au vaccin. Le respect du protocole est
essentiel.

L'OMS utilise une classification en trois catégories pour classer les expositions à
la rage, en fonction du risque de transmission du virus. Ces catégories sont
essentielles pour déterminer les mesures de prévention à prendre après une
exposition. [3]

 Catégorie I

Toucher ou nourrir des animaux, léchage de la peau intacte par l'animal. Ces
contacts sont considérés comme sans risque d'exposition à la rage.

 Catégorie II

Mordillage de la peau découverte, égratignures ou écorchures mineures sans


saignement. Ces expositions présentent un risque modéré, nécessitant une
évaluation médicale et potentiellement une vaccination de prévention.

 Catégorie III

Morsures ou égratignures transdermiques uniques ou multiples, contamination


des muqueuses ou de la peau érodée par la salive après léchage par un animal,
exposition directe avec des chauves-souris. Ces expositions sont considérées
comme graves et nécessitent une intervention médicale immédiate, y compris
une vaccination et une administration d'immunoglobulines antirabiques, selon
l'OMS.
L’Afrique de l’Ouest enregistre un taux élevé de cas d’exposition, avec des
systèmes de surveillance souvent faibles. Les structures antirabiques sont
limitées, mal équipées, et les données peu exploitées pour orienter les politiques
publiques.

L’Institut National d’Hygiène Publique (INHP), rattaché au Ministère de la


Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle est chargé
de la coordination des activités de surveillance, de prévention et de prise en
charge. Il travaille en collaboration avec les Directions Régionales et
Départementales de la Santé et les services vétérinaires.

Le pays compte plusieurs centres antirabiques, répartis dans les antennes


départementales et régionales de l’INHP. Ces structures assurent la prise en
charge des personnes exposées, en leur administrant la prophylaxie post-
exposition (PPE) selon les recommandations de l’OMS. Toutefois, les
ressources sont inégalement réparties : certaines régions sont bien couvertes
tandis que d’autres, comme l’ouest du pays, souffrent d’un déficit en
infrastructures et en personnel qualifié.

Les centres antirabiques jouent un rôle essentiel dans la stratégie "One Health"
en agissant comme des points de convergence pour la gestion de la rage. Ils
présentent une approche intégrée en coordonnant les actions humaines, animales
et environnementales pour prévenir et contrôler la rage.
Plus spécifiquement, ils contribuent à la stratégie "One Health" de la manière
suivante :

 Coordination intersectorielle

Ils facilitent la collaboration entre les professionnels de la santé humaine, les


vétérinaires, les autorités sanitaires et les communautés pour une approche
coordonnée de la rage.

 Sensibilisation et prévention

Ils sensibilisent le public aux risques liés à la rage et aux mesures de prévention
(vaccination des chiens, comportement à adopter en cas de morsure, etc.).
 Diagnostic et traitement

Ils offrent des services de diagnostic rapide et de traitement des personnes


mordues, ainsi que des services de prévention antirabique (vaccination, etc.).

 Surveillance et lutte contre la rage

Ils participent à la surveillance épidémiologique de la rage, à la mise en place de


programmes de vaccination de masse et à la lutte contre les réservoirs de la
maladie chez les animaux sauvages.

 Recherche et innovation

Ils peuvent contribuer à la recherche sur la rage, notamment en identifiant les


nouveaux vecteurs de la maladie, en développant de nouvelles stratégies de
prévention et de traitement, et en améliorant la compréhension de la
transmission de la maladie.

Les cas de rage sont souvent sous-notifiés, ce qui rend difficile l'évaluation
précise de l'ampleur de la maladie et la mise en place d'actions de prévention et
de contrôle adaptées. La stratégie de prévention et de contrôle de la rage est
basée sur la vaccination des carnivores, la prophylaxie post exposition (PPE), la
surveillance épidémiologique et l’information des populations [4].

La surveillance est essentielle pour comprendre la dynamique de la maladie,


prévoir les besoins en vaccination et évaluer l'efficacité des programmes de
contrôle. Cependant, elle peut être limitée par le manque de ressources, de
personnel formé et de systèmes d'information fiables.

La surveillance de la santé publique est l’identification, le recueil, la


compilation, l’analyse et l’interprétation systématiques et continus des données
sur la survenue de la maladie et sur les événements de santé publique (ESP),
dans le but de prendre, en temps opportun, des mesures efficaces, telles que la
diffusion aux personnes concernées des informations pertinentes, en vue d’une
action efficace et appropriée [6].

La gestion des données relatives à la rage présente des défis importants,


notamment en raison de la sous-déclaration des cas, de la diversité géographique
et des enjeux de surveillance épidémiologique.

Elle implique la collecte, le stockage, l'analyse et la diffusion d'informations sur


la maladie afin de mieux comprendre, prévenir et contrôler sa propagation. Ces
données sont cruciales pour les programmes de contrôle et d'éradication de la
rage, ainsi que pour la prise en charge des personnes exposées. Il est essentiel de
collecter des données sur les cas de rage (humains et animaux), les vaccinations,
les morsures pour comprendre la dynamique de la maladie. Les données
collectées sont analysées pour identifier les facteurs de risque, les tendances
épidémiologiques et les besoins en vaccination.

Elles servent également à guider la prise en charge des personnes exposées. Sur
la base des données, une retro information est faite aux professionnels de la
santé, aux autorités sanitaires et au public pour sensibiliser et informer sur la
rage.

Measure Evaluation citant Sir Arthur Conan Doyle, Ecrivain britannique de


romans à clé et physicien (1859 – 1930) cite : « On fait une erreur fondamentale
quand on émet des théories avant d’obtenir des données. Imperceptiblement, on
commence à changer les faits pour les adapter aux théories, au lieu que ce soit
les théories qui s’adaptent aux faits » [7].

Ainsi, plusieurs études portant sur la gestion des données de la rage, notamment
sur la prévalence, la transmission et les stratégies de contrôle ont permis de
mieux comprendre la maladie, d’améliorer les systèmes de surveillance et de
mettre en place des interventions efficaces pour réduire le fardeau de la rage,
qu'elle soit humaine ou animale. Dr Kallo montrant l’impact de la rage en Côte
d’Ivoire estime que le coût annuel est de 20 milliards de francs [16].
CHAPITRE III. NOTRE ETUDE

Ce troisième chapitre de notre travail de recherche présente l’approche


méthodologique que nous allons adopter au cours de notre investigation. Nous
aborderons successivement le site de l’étude, la population d’étude, les
méthodes, (type, paramètres, échantillonnage), les techniques et outils de
collecte et enfin l’éthique de la recherche.

III.1 MATERIEL

III.1.1. Site de l’étude

 Milieu de l’étude

L’étude se déroulera dans le district sanitaire de Guiglo, situé dans la région du


Cavally à l‘ouest de la Côte d’Ivoire. Cette zone est caractérisée par une forte
densité de la population, une activité agricole importante et une proximité avec
des zones forestières favorisant les interactions homme-animal. La population
est estimée à 259 381 habitants avec un rapport de masculinité de 121. (RGPH,
2021 Résultats globaux).

Le district sanitaire de Guiglo couvre une superficie de 8 445 km² avec une
densité de 30 hbts / km².

Il est limité :

- au Nord par les Districts Sanitaires de Duékoué et Bangolo


- au Sud par le District Sanitaire de Taï
- à l’Ouest par le District Sanitaire de Bloléquin
- à l’Est par le District Sanitaire de Soubré

Il est composé de cinq (04) sous-préfectures : Guiglo, Bédy-Goazon, Nizahon,


Kaadé.

Le District est situé en zone de forêt et abrite plusieurs forêts et aires protégées:
les forêts classées du Goin Débé (133.170 ha) et du Scio (88.000 ha) à
Blolequin et Zouan, la forêt classée du Cavally (83.000 ha) à Guiglo, et le Parc
National de Taï (340.000 ha), classé patrimoine mondial.

Les précipitations annuelles sont d'allure bimodale et atteignent environ 1990


mm.
La saison des pluies s'étend de mars à novembre avec un ralentissement des
précipitations en juillet et en août.

La saison sèche s'étend de décembre à février avec une pluviométrie mensuelle


inférieure à 100 mm.

Le relief est peu accidenté avec de bas plateaux vallonnés et de nombreux bas-
fonds, surmontés par endroits par des reliefs isolés formant des collines telles
que le Mont Douan (810 m).

Le réseau hydrographique très dense entraîne les eaux de ruissellement vers les
fleuves Cavally et Sassandra par l'intermédiaire de nombreux petits affluents,
parfois ramifiés, permanents ou temporaires comme le Goin, le N’zo et le
N’zê.

Le réseau routier du département de Guiglo a une longueur totale d'environ 2047


km dont 94 km de routes revêtues et 1953 km de routes en terres [18].
Ces routes en terres qui constituent 95% du linéaire du réseau routier du
département sont difficilement praticables en saison des pluies.

 Cadre de l’étude

Centre antirabique du district sanitaire de Guiglo et du service vétérinaire


départemental de Guiglo. Ces structures jouent un rôle clé dans la prévention, la
prise en charge et la notification des cas d’exposition à la rage dans le
Département de Guiglo.

 Champ de l’étude

Notre étude s’intéressera spécifique à la gestion des données d’exposition à la


rage.

III.1.2 Population d’étude

La population d’étude comprend les dossiers des patients exposés à la rage ayant
consulté au cours de la période d’étude, les agents de santé en charge de la
gestion des données, les acteurs vétérinaires locaux impliqués dans la
surveillance des animaux agresseurs.

Critères d’inclusion

Cas enregistrés avec fiche renseignée sur l’identité, le type d’exposition, et la


prise en charge.
Les agents de santé en charge de la gestion des données présents au moment de
l’étude, les acteurs vétérinaires locaux impliqués dans la surveillance des
animaux agresseurs.

Critères d’exclusion

 Dossiers incomplets ou illisibles.


 Cas non liés à une suspicion de rage.
 Agents absents lors de l’enquête.

III.2 METHODES

III.2.1. Type d’étude

Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective et analytique, combinée à une


approche qualitative (entretiens avec les acteurs de santé) dans une perspective
"One Health". Elle vise à analyser la gestion des données des cas d’exposition à
la rage et à identifier les pistes d’amélioration en tenant compte des interactions
entre la santé humaine et animale.

III.2.2. Echantillonnage

L’ensemble des dossiers des patients ayant consulté pour une exposition à la
rage entre janvier 2023 et décembre 2024 au centre anti rabique de Guiglo sera
inclus de manière exhaustive. Le critère d’exclusion appliqué sera le dossier
incomplet ou illisible.

Un échantillonnage raisonné permettra de sélectionner les participants aux


entretiens. Il s’agira principalement des agents de santé impliqués dans la
gestion des cas et des données ; des vétérinaires locaux identifiés comme acteurs
dans le suivi des animaux agresseurs.

Le choix des participants sera basé sur leur implication directe dans les activités
de surveillance, de saisie, et de coordination des cas d’exposition à la rage.
III.2.3. Technique et outils de collecte de données

1) Méthodes de collecte des données

 Revue des dossiers et fiches de notification.

 Extraction des variables dans Excel (âge, sexe, date, espèce animale,
catégorie d’exposition, délai de consultation, statut vaccinal, doses reçues,
etc.)

 Entretiens semi-directifs avec les agents du centre et les agents des


services vétérinaires.

2) Outils d’analyse

 Statistiques descriptives (fréquence, moyenne, proportion)

 Représentation graphique (histogrammes, courbes, cartes)

 Analyse qualitative (codage thématique des entretiens)

 Logiciel : Excel

III.2.4. Considérations éthiques

 Anonymisation des données

L’étude sera conduite dans le strict respect des principes éthiques de la


recherche en santé.

 Respect de la confidentialité

Toutes les informations recueillies seront traitées de manière confidentielle.


Aucune donnée personnelle ou nominative ne sera enregistrée ni diffusée. La
présentation des résultats sera faite de façon anonyme afin de préserver l’identité
et la vie privée des participants.

 Consentement oral ou écrit des agents interviewés

Le consentement libre et éclairé des participants sera sollicité oralement avant


chaque entretien, après leur avoir expliqué les objectifs de l’étude, la nature de
leur participation, ainsi que leurs droits, notamment celui de se retirer à tout
moment sans justification.
 Autorisation d’enquête délivrée par l’INFAS

Une autorisation préalable d’enquête sera délivrée par l’INFAS afin d’avoir
auprès du Chef d’Antenne de l’INHP Guiglo et auprès du Responsable des
services vétérinaires de Guiglo l’accès aux données des dossiers et réaliser les
entretiens avec les agents. Le Directeur régional de la santé et le Directeur
départemental de la santé de Guiglo seront également informés de l’activité par
courrier et seront rencontrés pour leur remettre le protocole validé.

 Inconvénients et risques pour les participants

L’étude ne comporte aucun risque pour les participants. Elle vise à améliorer le
système de gestion des données pour une meilleure prise en charge des cas
d’exposition à la rage, ce qui représente un bénéfice indirect pour la
communauté.

 Conservation des données


Les données recueillies seront conservées selon la déclaration d’Helsinkin 2013.

III.2.5. Paramètres étudiés

Les variables étudiées seront l’âge, le sexe, la résidence, le milieu de vie, le


niveau scolaire, le lieu d’exposition, la catégorie de l’exposition, la date
d’exposition, le nombre de dose de vaccin, l’animal incriminé, le statut vaccinal
de l’animal.

 Variables sociodémographiques

Le sexe.

L’Age : il a été obtenu par consultation des dossiers des patents, il est exprimé
en
année et regroupé par tranche d’Age de (10 ans) ;

La résidence : le lieu de contamination des consultants ;

Le milieu de vie : urbain ou rural ;

La nature de l’animal mordeur : on distingue deux types :


- Animaux sauvages : singe, chacal, sanglier ;

- Animaux domestiques : chien, chat, rat, âne, vache, cheval.

- Le mode de vie de l’animal : est regroupée en 2 modalités :

- Animal errant : animal dont le propriétaire n’est pas connu ;

- Animal domestique : animal est connu (appartenant à une personne) ;


Le statut vaccinal de l’animal.

 Variables cliniques
 Type de la lésion : c’est le mode selon lequel l’exposition à la rage s’est
produite. Elle est regroupée en 3 modalités :
- Morsure ;
- Griffure ;
- Léchage.
 Le siège la lésion : c’est la partie du corps en contact avec l’animal. Il est
regroupé en 5 modalités :
- Les membres inferieurs ;
- Les membres supérieurs ;
- Le tronc ;
- La tête ;
- Organes génitaux.
 Le statut vaccinal de l’animal : la surveillance vétérinaire (l’animal est
vacciné ou non vacciné) ;
 La date d’exposition ;
 La date de consultation.

III.2.6. Analyse des données

Les opérations d’analyse des données porteront sur les données quantitatives,
les données qualitatives et l’approche "One Health". Les analyses choisies
seront mises en adéquation avec les objectifs spécifiques.

 Données quantitatives
 Le nombre total des cas d’exposition à la rage sur la période d’étude ;
 Répartition selon le temps (selon le mois, les pics) ;
 Répartition selon les caractéristiques individuelles (sexe, âge, le niveau
d’instruction) ;
 Répartition selon la provenance (district sanitaire/Département) ;
 Répartition selon le milieu de résidence (urbain/rural) ;
 Nature de l’animal mordeur (sauvage, domestique)
 Statut vaccinal de l’animal mordeur ;
 Mode de vie de l’animal mordeur (animal errant, animal domestique
connu) ;
 Siège de la lésion ;
 Date d’exposition et date de consultation ;
 Type d’exposition (catégorie OMS).

 Données qualitatives
 Analyser les données porter sur :
 Processus de collecte des données ;
 Transmission et le stockage des données ;
 Formation sur la gestion des données ;
 Existence d’une validation des données

Approche "One Health"

 Notions sur l’approche "One Health" ;


 Existence d’un cadre de collaboration avec les autres secteurs ;
 Partage de données entre les différents secteurs ;

CHAPITRE IV. RESULTATS ATTENDUS

 Profil épidémiologique complet des expositions

 Taux de complétion du protocole vaccinal

 Retard moyen de consultation post-exposition

 Liste des faiblesses identifiées dans le circuit de gestion

 Proposition d’un plan d’amélioration réaliste


CHAPITRE V. CALENDRIER (prévisionnel)

Principales activités Période

Elaboration du protocole Avril 2025

Revue documentaire Avril 2025

Autorisations administratives Avril-Mai 2025

Collecte des données Mai-Juin 2025

Analyse des données Juillet 2025

Rédaction du mémoire Aout-Septembre 2025

Soutenance Octobre 2025 (prévu)


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. [Link] consulté le
17 avril 2025 à 14h09
2. AIP/ Journée mondiale de lutte contre la rage : le gouvernement
ivoirien appelle à une mobilisation accrue pour éradiquer la maladie
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lutte-contre-la-rage-le-gouvernement-ivoirien-appelle-a-une-
mobilisation-accrue-pour-eradiquer-la-maladie-declaration/
3. OMS, principaux repères sur la rage
4. Madi Savadogo, Philippe Koné, Laibané Dieudonné Dahourou, Rosine
Manishimwe, Adama Sow, Lalé Nébié et al, 2020.
5. GABIS. H et TITELI. T, (2013). Mémoire de fin de cycle Etude
épidémiologique des cas d’exposition à La rage dans les communes
prises en charge Par l’epsp de Bejaia, 84 pages
6. Guide SIMR, (2020) 3ème édition
7. MEASURE Evaluation, [Link]/measure
8. S. Dao, A. M. Abdillahi, F. Bougoudogo, K. Toure, C. Simbe (2006).
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Chiraz Talbi (1), Edward C. Holmes (2), Paola de Benedictis (3),
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%C3%A9+Publique
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%C3%A9houa+et+al.%2C+%22Analyse+des+cas+de+rage+en+C
%C3%B4te+d%E2%80%99Ivoire%22%2C+Rev+Afr+Sant
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0gEINzA4N2owajSoAgCwAgA&sourceid=chrome&ie=UTF-8
Consulté le 20 avril à 17H00
[Link] Rabies Epidemiological Bulletin.
[Link] épidémiologique des personnes exposées à la rage à Abidjan,
Issaka Tiembré, Joseph Bénié Bi Vroh, N’Cho Simplice Dagnan et al ;
dans Santé Publique (2011/4 vol.23). Pages 279 à 286.
[Link]
Consulté le 28 avril 2025 à 21h 42.
[Link] contre la rage en Côte d’Ivoire : Etat des lieux et perspectives,
Dr KALLO Vessaly, septembre 2022
[Link]
presentattion-rage_kallo_webi.pdf consulté le 28 avril 2025 à 21h 35.
17.M’bégnan Coulibaly, Damus Paquin Kouassi, Salifou Yéo, Sory
Ibrahim Soumahoro, Arsène Deby Kouame, Gnissan Henri Auguste
Yao, & Irika Opri. (2024). Épidémiologie de la rage humaine dans la
région de Gbêkê au centre de la côte d’ivoire ; 2017-2021. Revue
Africaine De Médecine Et De Santé Publique, 7(1), 243–259. Consulté
à l’adresse
[Link] le
28 avril 2025 à 21h52
[Link] de Réhabilitation de la Zone d'Accueil des Réfugiés, Côte
d'Ivoire 2002b.
ANNEXES

Autorisation d’enquête

Courriers d’information

Formulaire de consentement éclairé

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