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Solaire et développement à Ouagadougou

L'article examine l'importance de l'énergie solaire pour le développement urbain à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Il souligne que la croissance de la ville ne suit pas l'augmentation des services de base, notamment l'électricité, et propose l'énergie solaire comme une solution durable. L'étude appelle à une intégration des politiques énergétiques dans une logique de ville durable pour améliorer l'accès à l'énergie et favoriser une économie respectueuse de l'environnement.

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Solaire et développement à Ouagadougou

L'article examine l'importance de l'énergie solaire pour le développement urbain à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Il souligne que la croissance de la ville ne suit pas l'augmentation des services de base, notamment l'électricité, et propose l'énergie solaire comme une solution durable. L'étude appelle à une intégration des politiques énergétiques dans une logique de ville durable pour améliorer l'accès à l'énergie et favoriser une économie respectueuse de l'environnement.

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ENERGIE RENOUVELABLE ET DEVELOPPEMENT

URBAIN : LE SOLAIRE A OUAGADOUGOU


Issaka Dahani

To cite this version:


Issaka Dahani. ENERGIE RENOUVELABLE ET DEVELOPPEMENT URBAIN : LE SOLAIRE
A OUAGADOUGOU. Les Cahiers de l’ACAREF, 2022, la recherche scientifique et la société
d’aujourd’hui : Quels apports?, Hors-série/Février 2022 (TOME PLURIEL), pp.74-88. �hal-03635901�

HAL Id: hal-03635901


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Public Domain
LES CAHIERS DE L’ACAREF
Hors-série/Février 2022

ISSN 2790- 0371 (Print)


ISSN 2790- 038X (Online)

Tome pluriel

LES CAHIERS DE L’ACAREF


Hors-série /Février 2022
TOME PLURIEL

1
Sous la direction de
Koffi Ganyo AGBEFLE & Christian TREMBLAY

LES CAHIERS DE L’ACAREF

Revue dirigée par L’Académie Africaine de Recherches et d’Etudes


Francophones

Conseil restreint de direction scientifique du Numéro

Christian Tremblay, OEP, Paris France


2
Marc Richeveaux, CEDIMES, France
Akimou Tchagnaou, Université de Zinder, Niger
Marcel Vahou, Université de Cocody, Côte d’Ivoire
Yelian Constant AGUESSY, Université Parakou, Bénin Norbert
AGOINON, Université Parakou, Bénin

Sous la direction de

Koffi Ganyo AGBEFLE & Christian TREMBLAY

Equipe technique

Marquette et illustration : Koffi AMEWOU


Mise en page : A. D. KPATI

3
Comité scientifique international

- AFELI Kossi Antoine, Université de Lomé, Togo


- AGRESTI Giovanni, Université Bordeaux Montaigne, France
- AKASI Clément, University of Howard, USA
- BADASU Cosmas. K., Université de Legon, Ghana,
- BLANCHET Philippe, Université de Rennes 2, France
- DAO Yao, Université de Lyon 2, France
- DEVRIESERE Viviane, Isfec Aquitaine, Bordeaux France
- DOSSOU Paulin Jésutin, Université Parakou, Bénin
- ELHADJI YAWALE MAMAN, Université de Zinder, Niger
- FRATH Pierre, Université de Reims, France
- KOUDJO Bienvenu, Université d’Abomey Calavi, BENIN
- LEMAIRE Eva, Université d’Alberta, Canada
- LEZOU KOFFI Aimée-Danielle, UFHB, Abidjan, Côte d’Ivoire
- MAURER Bruno, Université de Montpellier 3, France
- NAPON Abou, Université de Ouagadougou 1, Burkina Faso
- NUTAKOR Mawushi, Université de Legon, Ghana
- RICHEVEAUX Marc, Institut CEDIMES, France
- SORBA Nicolas, Université de Corse, France
- SOW N’diémé, Université e Ziguinchor, Sénégal
- TCHAGNAOU Akimou, Université de Zinder, Niger
- TCHEHOUALI Destiny, Montréal, Canada
- TREMBLAY Christian, OEP, Paris France
- TUBLU Yves, CELHTO UA Niamey, Niger
- VAHOU, K. Marcel, Université FHB, Cocody, Côte d’Ivoire
- YEBOUA Kouadio D., ENS UFH Côte d’Ivoire
- YENNAH Robert, Legon University, Ghana

4
Contexte de la publication

Nous voici au Vol. 4, No 8 de nos productions scientifiques dans les


CAHIERS DE L’ACAREF marquées par une participation et une
adhésion massive des contributeurs chercheurs africains.
L’ACAREF, notre réseau international de chercheurs, se félicite de cette
constance avec laquelle le chercheur africain se déploie pour faire avancer
la science. Félicitations ! Chères/Chers collègues.
Nous pouvons dire ensemble : le rythme est acquis, la monture est assez bien
ménagée ! Il ne nous reste qu’à aller loin, plus loin et, surtout, à affirmer au plan
mondial ce que vaut la recherche africaine.
Il nous faut donc doubler de vitesse et aussi d’efforts. Pour y parvenir,
LES CAHIERS DE L’ACAREF qui passent à 3 numéros l’an (février-
mars ; juin-juillet ; septembre-octobre) sont là pour vous accompagner.
Les prochaines parutions des CAHIERS DE L’ACAREF (tout en se
fixant pour ambition d’apporter plus de visibilité aux recherches
francophones et de leur faire un écho respecté dans le concert des
recherches scientifiques) se proposent donc d’interroger
l’université/l’universitaire (notamment dans les domaines des Lettres,
Langues et les Sciences sociales/humaines) sur ses relations avec la
société et ses apports à cette dernière. En quoi faisant ? En encourageant
l’émergence de nouvelles thématiques ainsi que les approches
interdisciplinaires et transversales dans les façons d’aborder les sujets.
C’est à cette belle aventure remplie de promesse que nous souhaiterions
vous associer pour porter haut, et ensemble, le flambeau de la recherche
en Afrique.

5
Les consignes aux contributeurs

Pour publier avec LES CAHIERS DE L’ACAREF, il faut se


conformer aux exigences rédactionnelles suivantes :

Titre- L’auteur formule un titre clair et concis (entre 12 et 15 mots). Le


titre centré, est écrit en gras, taille 12.

Mention de l’auteur- Elle sera faite après le titre de l'article et 2


interlignes, alignée à gauche. Elle comporte :
Prénom, NOM (en gras, sur la première ligne), Nom de l'institution (en
italique, sur la deuxième ligne), e- mail de l’auteur ou du premier auteur
(sur la troisième ligne). L’ensemble en taille 10.

Résumé - L'auteur propose un résumé en français et en anglais ou en la


langue officielle du pays de l’institution d’attache de l’auteur. Ce résumé
n'excède pas 250 mots. Il limite son propos à une brève description du
problème étudié et des principaux objectifs atteints ou à atteindre. Il
présente à grands traits sa méthodologie. Il fait un sommaire des résultats
et énonce ses conclusions principales. Mots-clés - Ils accompagnent le
résumé. Se limiter à 3 mots minimum et 5 mots maxi. Les mots-clés sont
indiqués en français et en anglais.
NB : Le résumé est rédigé en italique, taille 10. Les mots-clés sont écrits
en minuscules et séparés par une virgule. L’ensemble (titre + auteur+
résumé (français et anglais) + mots-clés) doit tenir sur une page.

Bibliographie -Il reprend tous les livres et articles qui ont été cités

dans le corps de son texte.

Conseils techniques

Mise en page - Marges : haut 2 cm, bas 2 cm, gauche 2 cm, droite 2 cm.
6
Style et volume – Garamond, taille 12 pour le titre de l'article et
pour le reste du texte Garamond taille 11 (sauf pour le résumé, les
mots-clés et la bibliographie qui ont la taille 10), interligne 1,5 ;
sans espace avant ou après. Le texte ne doit pas dépasser 12 pages
(minimum de 8 pages & maximum de 12pages). Le titre de l'article,
l'introduction, les sous-titres principaux, la conclusion et la bibliographie
ne sont pas numérotés mais sont précédés par deux interlignes. Les
autres titres sont numérotés et les paragraphes sont séparés par une seule
interligne.

Titres et articulations du texte - Le titre de l'article est en gras, aligné


au centre. Les autres titres sont justifiés ; leur numérotation doit être
claire et ne pas dépasser 3 niveaux (exemple : 1. – 1.1. – 1.1.1. ; 2. –
2.1. – 2.1.1. etc.). Il ne faut pas utiliser des majuscules pour les titres,
soustitres, introduction, conclusion, bibliographie.

Notes et citations - Les citations sont reprises entre guillemets, en


caractère normal. Les mots étrangers sont mis en italique. Le nom de
l’auteur et les pages de l'ouvrage d'où cette citation a été extraite, doivent
être précisés à la suite de la citation. Exemple : (Afeli, 2003 :10)
NB : Les notes de bas de page sont à éviter.

Tableaux, schémas, figures - Ils sont numérotés et comportent un titre


en italique, au-dessus du tableau/schéma. Ils sont alignés au centre. La
source est placée en dessous du tableau/schéma/figure, alignée au
centre, taille 10.

NB : Eviter autant que possible les tableaux trop longs

Présentation des références bibliographiques : Dans le texte : les


références des citations apparaissent entre parenthèses avec le nom de
l'auteur et l’année de parution ainsi que les pages. Exemple : (Maurer,
2010: 15). Dans le cas d'un nombre d'auteurs supérieur à 2, la mention et
al. en italique est notée après le nom du premier auteur. En cas de deux

7
références avec le même auteur et la même année de parution, leur
différenciation se fera par une lettre qui figure aussi dans la bibliographie
(a, b, c, ...).

A la fin du texte : Pour les périodiques, le nom de l'auteur et son prénom


sont suivis de l'année de la publication entre parenthèses, du titre de
l'article entre guillemets, du nom du périodique en italique, du numéro
du volume, du numéro du périodique dans le volume et des pages.
Lorsque le périodique est en anglais, les mêmes normes sont à utiliser
avec toutefois les mots qui commencent par une majuscule.

Pour les ouvrages, on note le nom et le prénom de l'auteur suivis de


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Pour les extraits d'ouvrages, le nom de l'auteur et le prénom sont à


indiquer avant l'année de publication entre parenthèses, le titre du
chapitre entre guillemets, le titre du livre en italique, le lieu de publication,
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Pour les papiers non publiés, les thèses etc., on retrouve le nom de
l'auteur et le prénom, suivis de l'année de soutenance ou de présentation,
le titre et les mots « rapport », « thèse » ou « papier de recherche », qui ne
doivent pas être mis en italique. On ajoute le nom de l'Université ou de
l'Ecole, et le lieu de soutenance ou de présentation.
Pour les actes de colloques, les références sont traitées comme les extraits
d'ouvrages avec notamment l'intitulé du colloque mis en italique. Si les
actes de colloques sont sur CD ROM, indiquer : les actes sur CD ROM
à la place du numéro des pages.
Pour les papiers disponibles sur l'Internet, le nom de l'auteur, le prénom,
l'année de la publication entre parenthèses, le titre du papier entre
guillemets, l'adresse Internet à laquelle il est disponible et la date du
dernier accès.

8
SOMMAIRE

1. IMPORTANCE SOCIO-ECONOMIQUE DE L’UTILISATION DE


XYLOPIA AETHIOPICA (DUN) A. RICH POUR LES
POPULATIONS DE LA COMMUNE DE COVE AU SUD-BENIN_
Anatole HOUEHOUNHA et Al__Bénin ………………………..……….…10
2. DE LA DEMOBILISATION DES NOIRS ET DU «
BLANCHIMENT » DES TROUPES FRANÇAISES, AU MASSACRE
DE THIAROYE (1943-1945) _ Aliou SENE__ Sénégal …..……………….32
3. LE CONCEPT DE LA DETTE COLONIALE DANS BLACK
BAZAR :UNE POETIQUE DE LA REPARATION DE
L’ARBITRAIRE PAR LA RUSE_ Datto Daniel GNAGBO__ Côted’Ivoire…
……………………………………………………………………………..43
4. ETHNICISATION DU SECTEUR INFORMEL EN MILIEU
URBAIN EN COTE D’IVOIRE : CAS DU DISTRICT AUTONOME
D’ABIDJAN_ Honoré OUANTCHI__ Côted’Ivoire.....................................58
5. ENERGIE RENOUVELABLE ET DEVELOPPEMENT URBAIN
: LE SOLAIRE A OUAGADOUGOU_ Issaka DAHANI__ Burkina
Faso………………………………………………………...………………74
6. CREDIT DES FEMMES, MOBILITE ET CULTURE DANS LES
MENAGES DU DEPARTEMENT DU BORGOU_ Kassimou
DEMBA DIALLO__ Bénin
………………………..…………………………..….….89
7. L’HISTOIRE DE LA DEMOCRATIE AU MALI, ANALYSES,
CRISES ET PERSPECTIVES_ Maiga Sigame Boubacar __ Mali………103
8. LA LANGUE FRANÇAISE AU MAROC UN STATUT DE FACTO
ET NON DE JURE_ Mohamed EL-HALFAOUI__
Maroc………………118

9
ENERGIE RENOUVELABLE ET DEVELOPPEMENT URBAIN
: LE SOLAIRE A OUAGADOUGOU

Issaka DAHANI,
Laboratoire Dynamique des Espaces et Sociétés (LDES), Université Joseph KI-
ZERBO de Ouagadougou, Burkina Faso dahanissak@[Link]

Résumé
La ville de Ouagadougou est la plus importante sur les plans économique, spatial et démographique au Burkina Faso.
Cette agglomération est la capitale du pays ; elle est le chef-lieu de la région du Centre, de la province du Kadiogo et de
la commune urbaine à laquelle elle appartient. La population qu’elle abrite l’aménage aux grés de leur besoin et de leur
capacité. Cependant ces aménagements ne suivent pas la capacité des services sociaux de base comme la distribution de
l’électricité. L’analyse du point de vue ville durable donne de s’apercevoir que l’usage de l’énergie solaire est une solution
palliative durable pour les besoins en électricité dans la ville de Ouagadougou.
La présente investigation est essentiellement basée sur une recherche documentaire et de terrain ; elle vise à apprécier la
contribution de l’énergie solaire dans le développement de la ville de Ouagadougou au Burkina Faso. Ainsi, il en est
ressorti l’urgence que les politiques en matière d’accès à l’énergie doivent intégrer pleinement les logiques de ville durable
et que Ouagadougou devrait plus bénéficier de fourniture en énergie solaire pour une économie plus respectueuse des
normes environnementales et durable.

Mots clés : énergie solaire, développement, urbain

Abstract
The city of Ouagadougou is the most important economic, spatial and demographic city in Burkina
Faso. This agglomeration is the capital of the country; it is the chief town of the Centre region, of the Kadiogo province
and of the urban commune to which it belongs. The population that it houses develops it according to their needs and
capacity. However, these developments do not follow the capacity of basic social services such as electricity distribution.
The analysis of the sustainable city point of view shows that the use of solar energy is a sustainable palliative solution
for the electricity needs in the city of Ouagadougou.
The present investigation is essentially based on documentary and field research; it aims at assessing the contribution of
solar energy in the development of the city of Ouagadougou in Burkina Faso. Thus, it has emerged the urgency that
policies on access to energy must fully integrate the logic of sustainable city and that Ouagadougou should benefit more
from solar energy supply for an economy more respectful of environmental standards and sustainable.

Key words: solar energy, development, urban

74
Introduction
Au Burkina Faso, la cité urbaine de Ouagadougou est la plus grande agglomération
sur les plans économique, spatial, démographique, etc. Elle est située dans la partie
centrale du pays et est administrativement, le chef-lieu de la région du Centre ; de la
province du Kadiogo et de la commune urbaine à laquelle elle appartient et qui porte
son nom. Cette ville présente une population avec un besoin en électricité qui croit
d’année en année, dont la fourniture par le réseau électrique alimenté par des
centrales thermiques de la Société Nationale Burkinabè d’Electricité (SONABEL)
ne comble pas ce besoin. L’étalement urbain accentue ce besoin en énergie, par
ailleurs le développement des quartiers d’installation informelle et souvent
anarchique entrave un meilleur drainage du réseau électrique. Ainsi, le recours aux
installations de systèmes de production d’énergie électrique par le solaire est une
solution et en pleine croissance. L’utilisation de l’énergie solaire pour pallier les
besoins en électricité est un moyen de mitigation bien adapté et diversifié en
fonction des types d’usage (domestique, usage productif, etc.).
En matière d’énergie en particulier l’électricité, dans la politique de développement
du Burkina Faso l’usage des énergies renouvelables sont promus et soutenus au tant
en milieu rural qu’urbain comme la ville de Ouagadougou. Ainsi, pour
Ouagadougou, les orientations urbaines formulent des grands projets tentant à
accroître la part des énergies renouvelables (solaire) dans la satisfaction des besoins
électriques publics, privés, domestiques, etc. Aussi, le ministère en charge de
l’énergie et les partenaires de développement sont en œuvre sur des projets
d’énergies solaire en faveurs des populations en vue de mieux contribuer au
développement de façon durable. Cependant, le secteur des énergies renouvelable
(solaire) regorge d’une multitude de technologies et d’équipement dont la qualité et
la durabilité reste à prouver. Aussi, ce secteur nécessite une meilleure organisation
et certification pour permettre une meilleure contribution dans la transformation
économique et sociale de la ville de Ouagadougou. L’ensemble des secteurs
économique et social sont confrontés aux difficultés d’accès durable à l’électricité.
Celle-ci peut être palliée par l’utilisation de système solaire pour produire de
l’électricité pour les besoins domestiques et les usages productifs ou public. Ainsi,
les questions qui suivent sont posées : les équipements d’énergie solaires sont-ils

75
adaptés ? Quel est la politique en énergie solaire photovoltaïque urbaine ? Quels
sont les acteurs des énergies renouvelables ? Quel est l’impact environnemental ?
Quelle est la contribution socioéconomique de l’énergie solaire ? En quoi l’énergie
solaire électrique contribue au développement durable ? La réponse à ces questions
passe par une analyse géographique approfondie de la vie de la ville de
Ouagadougou, de la politique énergétique en vigueur et de sa dynamique énergétique
afin de mieux appréhender la contribution de l’énergie électrique solaire dans le
développement urbain durable de la ville de Ouagadougou au Burkina Faso.

1. Cadre de l’étude
L’ensoleillement de la ville de Ouagadougou est adéquat pour l’usage de panneaux
solaire photovoltaïque, elle est située à la latitude 12°21’N et à la longitude 01°31
W. Elle bénéficie ainsi d’un des meilleurs ensoleillements au monde, étant dans la
zone intertropicale de la terre ; aussi, elle est située dans le climat nord soudanien
par sa situation géographique (BAYALA/ARISTE. L. L, 2009 p.20). Par cette
position elle connait deux saisons à savoir une saison des pluies qui s’étale en général
de mai à septembre et celle sèche qui dure d’octobre à avril. Dans la ville de
Ouagadougou, la pluviométrie moyenne est d’environ 740 mm avec une grande
variabilité inter annuelle. Sa température moyenne est d’environ 24.2°C avec de
fortes amplitudes thermiques diurnes moyennes pouvant dépasser 13°C. L’humidité
relative moyenne de l’air est de 49%. Pour ce qui est du couvert végétal, la ville de
Ouagadougou est caractérisée par la faible densité du couvert végétal, résultant de
l’action anthropique qui a fortement contribué à la disparition de la flore et de la
faune. En effet, la formation végétale initiale de la ville a connu une dégradation
nette en quantité et en qualité. Seules quelques espèces utilitaires (karité, le raisinier,
etc.) ont été épargnés ou conservées ; en plus de quelques espèces fruitières ou non
comme le manguier, l’eucalyptus, la pomme d’acajou, le caïlcédrat ont été plantées.
La question du changement climatique est percevable avec les îlots de chaleur
urbaine permanente. Ces variabilités climatiques urbaines à Ouagadougou
augmentent le besoin énergétique (électricité) pour l’usage productif, domestique et
administratif, en plus de la hausse de la demande liée aux habitats spontanés ou les
nouveaux lotissements (KAFANDO Y., 2006 ; p46). Sur le plan spatial, le centre

76
urbain de Ouagadougou est constitué de plusieurs communes (urbain et périurbaine
ou rurale) dont celle urbaine de Ouagadougou, limitée au Nord par les communes
rurales de Pabré et de Loumbila à l’Est par celle de Saaba, au Sud par celles de
Koubri et de Komsilga et enfin à l’Ouest par la commune rurale de Tanghin
Dassouri. La commune de Ouagadougou est découpée en douze (12)
arrondissements et en cinquante-cinq (55) secteurs et dix-sept (17) villages. La seule
ville de Ouagadougou couvre une superficie de plus 518 km2, soit plus de 0,2 % du
territoire national (BAYALA/ARISTE. L. L, 2009 p.17).
Sur le plan économique, le centre urbain de Ouagadougou occupe une position
géographique et économique favorable aux activités économiques de production et
de commerce ; ses principales activités économiques sont l’industrie, l’agriculture,
l’élevage, le commerce, les banques, l’artisanat, le transport, l’hôtellerie et le
tourisme. Elles nécessitent toutes l’usage de l’énergie électrique.
Sur le plan démographique, le Recensement Général de la Population et de l’Habitat
(RGPH) de 2020, montre que la population urbaine du Burkina Faso est de 5 398
305 d’habitants dont 45,4% et pour la seule ville de Ouagadougou 2 453 496
habitants, ce qui équivaut à 12% de la population du pays. En termes de territoire la
région du Centre constitue dans le Plan Nationale d’Aménagement le « grand Ouaga
» avec une population de 3 032 668 habitants, soit 14,8% de l’ensemble de la
population du Burkina Faso. (Institut National de la Statistique et de la
Démographie (INSD), 2020 p37 et 38).
L’effet conjugué de la poussée démographique, de la croissance des quartiers non
lotis ou des habitats spontanés et de l’implantation anarchique du bâti contribue à
l’étalement urbain de la ville de Ouagadougou (OUATTARA. A et SOME. L, 2009
p21) ; ceci accentue le besoin en énergie électrique ; ce qui engendre de plus en plus
un usage de l’énergie solaire photovoltaïque pour répondre aux besoins en
électricité.

2. Méthodologie
Le présent article a été rédigé sur la base d’une collecte de données qui s’est déroulé
à Ouagadougou en octobre 2021, sur un échantillon de 200 ménages reparties sur
l’ensemble de cette espace urbain et auprès des services techniques de l’État et du

77
privé qui sont en charge des différents volets en relation avec la question des
énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire photovoltaïque. Une revue de
littérature a fortement contribué pour mieux cerner la question et entrevoir les
réalités de l’usage de l’énergie solaire photovoltaïque à Ouagadougou. Les
questionnaires et guides utilisés comportent plusieurs aspects : les informations
sociodémographiques de la population ; l’usage de l’énergie solaire photovoltaïque ;
la typologie des équipements d’énergie solaire, l’environnement, l’économie et la
contribution au développement durable urbaine. Des informations
complémentaires ont été collectées à partir de la recherche documentaire.
Les résultats de notre travail, articulés autour de la typologie des équipements, des
applications de l’énergie solaire photovoltaïque, des politiques en matière d’énergie
solaire photovoltaïque, des acteurs des secteurs de l’énergie solaire photovoltaïque
et de la contribution au développement durable urbain ; ils sont complétés par des
discussions.

3. Résultats de la recherche

3.1. Equipements d’énergie solaires


L’énergie solaire photovoltaïque permet la production d’électricité à partir du
rayonnement solaire. En ce qui concerne ce système de production énergétique, il
est composé de plusieurs composantes tels que : le panneau solaire ou module
solaire photovoltaïque, le câblage, l’onduleur, l’accumulateur ou batterie, et de ce
dernier à l’appareil ou ampoule qui reçoit cette électricité, etc. Toute installation
solaire photovoltaïque, pour son efficacité nécessite un dimensionnement qui
permet de déterminer les caractéristiques adéquates des composantes qui vont d’une
installation donnée. En plus du dimensionnement, il faut reconnaitre qu’il existe une
gamme variée de qualité des composantes pour une installation solaires
photovoltaïque. Pour cela, des normes ont été définies par des instances nationaux
ou internationales (ISO, Lightning Africa ou global, etc.) qui permettent aux
utilisateurs de pouvoir distinguer parmi les équipements la qualité qui est certifiée
(garantie) et celle non certifiée (basse qualité).
Une installation de système solaire photovoltaïque peut être montée en série ou en
dérivé comme les circuits de courant alternatif. Aussi, il peut être connecté à un à
réseau thermique ou autres, tout comme il peut être isolé (off-grid) et fonctionner

78
de façon autonome. Ainsi, nous avons principalement deux types de système solaire
photovoltaïque que sont le système autonome et celui injecté réseau ou hybride :
- Le système autonome de production énergétique est un système qui n’est
connecté à aucune autre source d’énergie électrique. En général, il utilise des
modules solaires photovoltaïques pour alimenter les accumulateurs (batteries)
qui sont des centres de concentration d’énergie électrique. En effet l’utilisation
des accumulateurs permet le stockage de l’énergie afin d’assurer l’alimentation
des appareils ou ampoules branchés à ceux-ci. La production énergétique
autonome permet aux utilisateurs de mieux gérer leur consommation d’énergie
car le système est muni d’un régulateur de charge automatique. Ce qui permet
réguler la fourniture d’énergie aux accumulateurs en fonction de leur niveau de
charge atteignent (maximale de 14V ou maximale de 11,5V).
- Quant au système injecté au réseau, il produit de l’électricité à partir des
modules solaires photovoltaïque qui est directement injecté dans le réseau dont
il est connecté. Pour le cas de la ville de Ouagadougou, cette électricité est
injectée dans le réseau de la SONABEL et redistribuée aux différents abonnés.
Ce type de système de production devient hybride lorsqu’il y a une
combinaison de plusieurs sources d’énergie (solaire et thermique ou
hydraulique). Ainsi, le système hybride utilise plusieurs sources d’énergies mais
pas à la fois (le solaire, les groupes électrogènes, l’énergie fournie par la
SONABEL, l’éolien, la biomasse énergie etc.). En effet, une source est utilisée
et l’autre vient pallier lorsque la première est en défaillance ou interrompu.
Les équipements d’énergie solaire photovoltaïque permettent la production
d’électricité qui peut être utilisé pour un usage classique ou productif. Ainsi, nous
avons plusieurs applications de l’énergie solaire photovoltaïque.

3.2. Applications de l’énergie solaire photovoltaïque Les installations de


systèmes solaires photovoltaïques ont plusieurs applications qui peuvent être
regroupé autour de l’usage classique et l’usage productif. Ainsi :
- Pour l’usage classique, les applications sont principalement pour l’éclairage
(bâtiments, public, etc.), l’alimentation des appareils électroménagers, la
recharge de téléphones et divers. Ce type d’usage consiste à satisfaire des
besoins d’usage commun. Dans la ville de Ouagadougou, avec la croissance

79
des nouvelles zones de résidence surtout informelles, l’usage classique est en
pleine croissance. Il est à noter que ces nouvelles zones en général ne sont pas
connectées au réseau national (SONABEL). Aussi, plusieurs ménages ou
structures font des installations pour pallier le déficit énergétique lors des
délestages bien qu’ils soient reliés au réseau national. En général, les
installations solaires à usage classique vont d’une puissance de 40 w pour
alimenter de très petits équipements jusqu’à 6 KW.
- Quant aux usages productifs, ils sont très peu à avoir ce type d’installations
dans la ville de Ouagadougou qui permet d’alimenter des machines à caractères
industriel, des moulins, la conservation de produits alimentaires pour le
commerce, l’irrigation pour la culture maraichère, etc. l’usage productif le plus
courant à Ouagadougou concerne particulièrement les systèmes solaires de
froids (frigo, congélateur, etc.), quelques fois le système solaire de pompages
d’eau pour l’irrigation, etc. ces usage productifs existent plus en zone
périurbaine de Ouagadougou, où généralement il n’y a pas de possibilité de se
brancher au réseau national (SONABEL). Pour ceux qui sont dans les zones
avec accès au réseau, ils font des installations dans un but de complémentarité
pour alimenter les équipements de faibles consommations en cas de délestage,
à l’exemple des centres de santé, des écoles, des unités de productions, etc.
Les applications de l’énergie solaire photovoltaïque sont très diversifiées dans la ville
de Ouagadougou, cela en fonction des besoins et des capacités financières des
demandeurs.

3.3. Politique en matière d’énergie solaire photovoltaïque Le


gouvernement Burkinabè a entrepris une politique d’électrification à travers le
mixage d’énergie. A cet effet, le gouvernement burkinabè soutient l’idée de
raccorder à 100 % toutes les localités du Burkina Faso à travers un accroissement
de la production énergétique grâce à l’énergie solaire photovoltaïque. Pour cela il
prévoit réorienter l’exploitation de l’énergie à travers des reformes pour une
libéralisation maîtrisée ; prendre des dispositions pour mieux gérer les contrats de
maintenance, de production et de ravitaillement du pays en énergie avec les
partenaires privés capables de produire l’énergie à leurs frais ; contribuer à résoudre
le problème de l’électricité à travers l’augmentation de l’efficacité énergétique de
25 MW de l’énergie thermique et la construction de central solaire pour alimenter

80
les villes comme Ouagadougou (centrale solaire aéroportuaire de 100 MW à
Donsin et de l’augmentation de la puissance de la centrale solaire de Ziga à 80 MW
et celle de Zagtouli à 50 MW) ; augmenter substantiellement la puissance
énergétique de 650 à 700 MW pour sécuriser la production énergétique et
construire 100 mini centrales solaires dans les localités non couverte par le réseau
national (SONABEL). En effet, l’Etat prévoit atteindre une production de plus de
1000 MW à l’horizon 2025 afin de réduire la durée et la fréquence des délestages
d’électricité. Pour cela, il envisage le renforcement de la production thermique, la
promotion de l’efficacité énergétique, la mixité de l’énergie (interconnexion,
production thermique et solaire).
Pour le secteur de la santé, l’État prévoit dans le secteur de la santé électrifier par
l’énergie solaire les CMA (Centre de Médical avec Antenne chirurgicale), des CSPS
(Centre de Services Primaire de Santé) et des dépôts pharmaceutiques en champs
solaire de 80 à 100 KW ainsi qu’une quarantaine de quartiers périphériques.
Également, il prévoit électrifier les bâtiments publics, les casernes, les prisons, les
salles de spectacles etc. en énergie solaire. Dans le but de réduire la consommation
énergétique, le gouvernement a entrepris le lancement de la distribution gratuite de
trois millions de lampes leds qui sont deux à trois fois plus lumineuses et moins
énergivores que les lampes classiques.

En matière de législation, l’Etat veut améliorer la qualité des services à partir de la


mise place d’un système d’agrément, d’étiquetage et de diagnostic des lampadaires
solaires ; procéder à la vérification du matériel énergétique avant son installation par
l’agence de l’efficacité énergétique et prévoir des audits énergétiques. Il est à noter
également que l’Etat a faciliter le développement du secteur de l’énergie solaire
photovoltaïque par des texte qui exempte le matériel solaire de toute taxe à
l’importation.
En matière d’accompagnement du secteur de l’énergie solaire photovoltaïque, l’Etat
a créé des organes tel que ANEREE (Agence Nationale des Energie Renouvelables
et de l’Efficacité Energétique), ABER (Agence Burkinabè de l’Electrification Rural),
ARSE (Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie), DGES (Direction Générale
de l’Energie Solaire), …qui mettent en œuvre les programmes et politiques
énergétiques de l’Etat et aussi accompagnent le secteur privé par divers appuis.

81
3.4. Acteurs du secteur de l’énergie solaire photovoltaïque Les acteurs
dans le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque sont diversifiés. Nous pouvons
les regrouper en deux groupes dont les acteurs publics et ceux privés et les
populations.
- Les acteurs publics : ils contribuent plus à la structuration du secteur par des
mécanismes, des lois, etc. Nous avons les services techniques mise ne place
par l’Etat et les projets mise en œuvre par l’Etat. Le principal est le ministère
de l’énergie qui est le bras qui regroupe tous les acteurs sous sa coupe et met
en œuvre la politique globale en matière d’énergie au Burkina Faso. Sous ce
premier, il existe plusieurs entités en charge de volet spécifiques tel que : la
direction générale de l’énergie solaire, la direction générale de l’efficacité
énergétique, l’agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité
énergétique, l’agence burkinabè d’électrification rural, etc. En plus de ses
structures administratives, au nombre des acteurs publics figures les projets et
programme étatiques fonctionnant comme des organisations non
gouvernementales qui contribuent à un accès durable à l’énergie par les
systèmes solaires photovoltaïques.
- Les acteurs privés : ils contribuent plus à la formation des acteurs à l’exemple
des universités et centre de recherche (2IE (Institut d’Ingénierie de l’Eau et de
l’Environnement), IRSAT (Institut de Recherche en Science Appliquée et
Technologique), etc.) ; d’autres contribuent au financement et à la structuration
du secteur comme les structures, les institutions et les acteurs de
développement (ONG, association, etc.), les fabricants, les entreprises de
services énergétiques (BARKA VISION, PPS (Projet Production Solaire), la
maison du solaire, Sahel Energie Solaire, etc.) ; le maillon final est quant à lui
constitué des revendeurs, des utilisateurs, etc.
L’ensemble des acteurs privés constituent une chaine dont chaque acteur est un
maillon, certains produisent (SONABEL avec le projet solaire de 1 MW à Ziga et
celui de 33 MW à Zagtouli, etc.) et d’autres consomment (population, acteurs
économiques, etc.). L’utilisation des énergies renouvelables, surtout l’énergie solaire
photovoltaïque est considérée à Ouagadougou comme une solution durable pour
satisfaire les besoins en électricité. En effet, l’énergie solaire photovoltaïque
contribue au développement urbain de Ouagadougou à travers ces différentes
applications.
82
4. Discussion

4.1. Impact environnemental


Les énergies renouvelables permettent de satisfaire les besoins en énergie tout en
évitant dans leur processus de production d’émettre du CO2 ; ainsi donc l’énergie
solaire photovoltaïque est une énergie propre. L’utilisation des modules solaires
photovoltaïques permet d’éviter l’émission de dioxyde de carbone (CO2). En effet,
plusieurs travaux ont été réalisés en vue d’estimer la quantité de dioxyde de carbone
évitée, la formule la plus utilisée dans le cas du Burkina Faso et pour la ville de
Ouagadougou est de EDF (Electricité de France) qui stipule que : Électricité produite
en kWh x facteur CO2 en kg/kWh = quantité de CO2 évitée en kg. Pour l’ensemble du
Burkina Faso le facteur CO2 est de 0,6 kg/kWh produit. Ainsi, pour chaque KWh
produit par des modules photovoltaïque à Ouagadougou, équivaut à 0,6 kg de CO2
évité. Des estimations ont également montré qu’un panneau solaire PV peut
produire en quatre ans plus que l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication, or un
module solaire photovoltaïque dont la durée de vie est estimée à vingt-cinq ans est
capable de produire plus de sept fois l’énergie a servi à sa conception sans émission
de CO2, donc l’énergie solaire contribue à préserver l’environnement.
En utilisation, les modules photovoltaïques n’ont aucun effet négatif sur
l’environnement. La production énergétique des différentes centrales solaires
photovoltaïques contribue à réduire l’utilisation de fioul pour la production
d’électricité. Ainsi, leur utilisation contribue à réduire l’émission des gaz à effet de
serre. L’énergie solaire participe donc à la protection de l’environnement. La ville de
Ouagadougou bénéficie en plus des installations dans les ménages et lieux de travail,
de modules solaires photovoltaïques installés le long de plus de vingt-deux rues pour
l’éclairage publique, ce qui contribuent fortement à la réduction des émissions des
gaz à effet de serre et à la sauvegarde de l’environnement urbain. Par ailleurs, la
production énergétique de la centrale solaire à l’exemple de ceux de Zagtouli,
Komsilga… contribuent efficacement à la distribution en énergie électrique dans la
ville par le réseau, souvent en mettant aux arrêts certaines centrales thermiques.
L’utilisation à long terme de l’énergie solaire photovoltaïque contribue à réduire
conséquemment le taux de consommation du bois énergie dans les villes et dans les
espaces ruraux pour faciliter la cuisson des aliments.

83
En outre, la réduction des émissions des gaz à effet de serre à travers l’utilisation des
modules solaires photovoltaïques permet de protéger la couche d’ozone. Ainsi, elle
pourra résister aux infrarouges terrestres et aux rayonnements ultraviolets lesquels
sont à l’origine des variabilités climatiques. Ce qui pourrait permettre que la
biocénose occupe de nouveau les espaces et le milieu bioclimatique se reconstitue,
les quantités pluviométriques redeviennent normales, le biotope se construit, les
sécheresses diminuent, la végétation retrouve sa quiétude, etc.
En plus l’utilisation de l’énergie solaire dans la cuisson contribuera à la réduction la
coupe abusive du bois, réduisant la déforestation et l’émission de fumée liée à l’usage
du bois.

4.2. Impact économique


L’énergie est un pilier du développement dans tous les pays du monde et mieux pour
le milieu urbain. Sa part dans le développement économique de Ouagadougou est
considérable, car l’énergie permet aux entreprises de fonctionner continuellement,
la continuité du travail dans tous les secteurs d’activité, les administrations publiques
et privées fonctionnent avec des appareils électroniques. Aussi, le secteur informel
devient de plus en plus semi-industrialisé, les activités comme la soudure, la
menuiserie, la pâtisserie, le commerce et l’informatique ont besoin de l’énergie pour
leur fonctionnement. Il est à noter que les projets d’énergie solaire à Ouagadougou
permettraient de réduire le coût de l’électricité à long termes (KABORE. E, 2017)
et ainsi jouer sur le coût de production à la baisse.
En outre, le système de centrale solaire autonome permet aux différents utilisateurs
de rationaliser leur consommation d’électricité. Pour les utilisateurs de système
solaire de branchement hybride, ils travaillent même quand le réseau national n’est
pas à mesure de leur fournir de l’énergie. En effet, pour les utilisateurs de modules
solaires dont la puissance est comprise entre 500 et 900 W réduise de près de 50 %
leur consommation électrique ; quant aux utilisateurs des modules solaires de
puissance supérieure à 1 KW estiment la réduction de leur consommation à 90 ou
95 % (facture mensuelle de la société d’électricité). L’éclairage des voiries et lieux
publics à Ouagadougou permet le développement des activités économiques, en
effet, sur les axes routiers urbains se développe le petit commerce comme la vente
de viande braisée, la vente des fruits et légumes, les restaurants, les maquis ou débits
de boissons, des boutiques etc. L’éclairage public permet aux différents

84
commerçants de vendre leurs marchandises pendant la nuit. Ainsi, leur temps de
travail et leurs revenus augmentent grâce à l’éclairage public. En général, l’énergie
solaire assure l’indépendance énergétique et l’indépendance économique aux
populations.

4.3. Impact social


L’énergie solaire photovoltaïque contribue au bienêtre social. Les lieux éclairés
constituent des zones de convergence des populations, contribuant ainsi au
renforcement de la cohésion sociale. Ce sont des lieux pour échanger les opinions,
se divertir et s’épanouir, aussi les énergies renouvelables contribuent à la sécurité ;
notamment à travers l’éclairage des espaces obscurs. Participant ainsi, à la lutte
contre le grand banditisme et les accidents de circulation.
En outre, l’utilisation des énergies renouvelables par les populations leur permet de
bénéficier largement de leur temps et de réaliser des activités génératrices de revenu,
ce qui contribue à augmenter le pouvoir d’achat de ces populations. La
consommation de l’énergie sans facture permet aux utilisateurs de maximiser leurs
retombés économiques, en particulier pour ceux qui n’ont pas accès au réseau
national d’électricité.
Par ailleurs les énergies renouvelables améliorent le cadre de vie et la santé des
populations. Elles contribuent à assainir leur milieu de vie par la réduction des
déchets. Dans une certaine mesure, l’énergie solaire est une énergie pure, saine et
propre. Sa production est athermique, sans nuisance et non polluante. Elle ne rejette
pas le dioxyde de carbone. Son utilisation permet de réduire la quantité de CO2
capable d’affecter la santé des populations.
L’énergie solaire représente une source d’emploi direct et indirect importante pour
les communautés. En plus, elle permet le transfert de technologies et de
compétences. L’emploi direct s’aperçoit depuis la conception des modules solaires
photovoltaïque. Pour les produire, il faut une main d’œuvre importante pour la
collecte des agrégats et assurer son transport jusqu’au centre de traitement. Les
industries solaires se chargent de la conception des modules solaires photovoltaïque
avec l’emploie des ouvriers et du personnel administratif. Il faut des techniciens pour
assurer leurs installations et des personnes qualifiées pour s’occuper de la
maintenance. Toutes ces activités dans le domaine de l’énergie solaire nécessitent la
mise en place des bureaux d’étude et des centres de recherche. L’emploi indirect

85
s’inscrit dans le cadre de la vente en gros et en détail, du transport, de l’installation,
l’entretien et de la formation du personnel. La construction de la centrale solaire de
Zagtouli a permis d’employer plus de 200 personnes, donc réduction du chômage
et l’amélioration du niveau de vie des populations. (SOUNIER C et LATIF P., 2006)

4.4. Contribution au développement durable


Le regard porté sur les énergies renouvelables va au-delà de son caractère
énergétique. En plus de la lumière qu’elles nous offrent, les énergies renouvelables
contribuent vivement au développement économique et social des populations ainsi
qu’à la protection et la sauvegarde de l’environnement, donc au développement
durable. Les énergies renouvelables jouent un rôle très important dans le
développement durable. En effet sur le plan social, elles offrent des emplois durables
aussi bien directs qu’indirects aux populations. Elles contribuent à leur
épanouissement, améliorent leurs conditions de vie et participent à leur réussite.
L’éclairage des voiries et des lieux publics permet d’assurer la sécurité des biens et
des personnes. Sur le plan économique, l’existence de l’énergie en permanence à
travers les installations solaires autonomes, favorise la continuité du travail dans les
administrations et les industries pendant les nuits et les jours lors des délestages. Sur
le plan environnemental, l’énergie solaire participe à la réduction durable du carbone
émis et à la protection durable des espèces végétales (ZOMBRE S., 2014). Le
rayonnement solaire est important à Ouagadougou, il est nécessaire de procéder par
l’installation des tours solaires et de bâtiments écologique types solaires afin
d’optimiser la production énergétique pour satisfaire les besoins durables en énergie
dans la ville de Ouagadougou (GANEMTORE B., 2014).

Conclusion

Pour assurer une meilleure gestion de l’énergie, il est important de promouvoir


l’utilisation des énergies renouvelables en veillant à s’assurer de leur disponibilité.
Malgré sa disponibilité, il faut maîtriser la qualité, mener une bonne politique
d’importation ou de production des équipements solaires adaptés et certifiés, mettre
l’accent sur la promotion des équipements de qualité certifiée au détriment de ceux
classiques de basse qualité et moins durable. Pour la ville de Ouagadougou, les

86
installations des lampadaires solaires pour l’éclairage publique ont besoin d’un suivi
permanent afin d’assurer la maintenance de ces installations pour perpétuer
l’éclairage public.
À la vue de la contribution de l’énergie solaire dans la vie sociale et économique
urbaine, il convient de noter qu’elle est un véritable pilier pour permettre le
développement durable de la ville de Ouagadougou. Une politique énergétique
adéquate de structuration du secteur de l’énergie pourrait permettre un meilleur
impact urbain de l’énergie solaire photovoltaïque.

Références bibliographiques

BAYALA/ARISTE. L. L, 2009 : monographie de la commune urbaine de


Ouagadougou, 130 pages.
GANEMTOREB B., 2014 Dimensionnement et Réalisation d’une Station de Pompage
Photovoltaïque à Zitenga. Rapport de Licence UR/SEA Université de Ouagadougou.
Soutenu le 28/11/2014. 53pages.
Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD), 2020 :
Recensement Générale de la Population et de l’Habitats. 70 pages
KABORE E., 2017 Editions Sidwaya quotidien Burkinabè d’information numéro
452 du 23/03/2017. 6 pages.
KAFANDO Y. (2006). Transport urbain et santé des populations : le cas de Ouagadougou
(Burkina Faso). Abomey (BEN) ; Ouagadougou : Université d'Abomey Calavi ; IRD,
95 p. multigr. Mém. DEA : Gestion de l'Environnement : Environnement et Santé,
Université d'Abomey Calavi : Abomey. 2006.
OUATTARA. A et SOME. L (2009), « La croissance urbaine au Burkina Faso »,
Rapport d’analyse des données du Recensement Général de la population et de
l’habitat de 2006, 118p.
LATIF P et SOUNIER C., 2006. Les apports de la science et de la technologie au
développement durable, Tome 1 Changements Climatiques et Transition Énergétique : dépasser
la Crise.
ZOMBRA S., 2014 Étude et Conception de Kits Solaires Photovoltaïques
Redimensionnés au Profit des habitations en Zone Périurbaine et Rurale du

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Burkina Faso. Rapport de Licence UFR/ SEA Université de
Ouagadougou. 36 pages

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