Solaire et développement à Ouagadougou
Solaire et développement à Ouagadougou
Tome pluriel
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Sous la direction de
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SOMMAIRE
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ENERGIE RENOUVELABLE ET DEVELOPPEMENT URBAIN
: LE SOLAIRE A OUAGADOUGOU
Issaka DAHANI,
Laboratoire Dynamique des Espaces et Sociétés (LDES), Université Joseph KI-
ZERBO de Ouagadougou, Burkina Faso dahanissak@[Link]
Résumé
La ville de Ouagadougou est la plus importante sur les plans économique, spatial et démographique au Burkina Faso.
Cette agglomération est la capitale du pays ; elle est le chef-lieu de la région du Centre, de la province du Kadiogo et de
la commune urbaine à laquelle elle appartient. La population qu’elle abrite l’aménage aux grés de leur besoin et de leur
capacité. Cependant ces aménagements ne suivent pas la capacité des services sociaux de base comme la distribution de
l’électricité. L’analyse du point de vue ville durable donne de s’apercevoir que l’usage de l’énergie solaire est une solution
palliative durable pour les besoins en électricité dans la ville de Ouagadougou.
La présente investigation est essentiellement basée sur une recherche documentaire et de terrain ; elle vise à apprécier la
contribution de l’énergie solaire dans le développement de la ville de Ouagadougou au Burkina Faso. Ainsi, il en est
ressorti l’urgence que les politiques en matière d’accès à l’énergie doivent intégrer pleinement les logiques de ville durable
et que Ouagadougou devrait plus bénéficier de fourniture en énergie solaire pour une économie plus respectueuse des
normes environnementales et durable.
Abstract
The city of Ouagadougou is the most important economic, spatial and demographic city in Burkina
Faso. This agglomeration is the capital of the country; it is the chief town of the Centre region, of the Kadiogo province
and of the urban commune to which it belongs. The population that it houses develops it according to their needs and
capacity. However, these developments do not follow the capacity of basic social services such as electricity distribution.
The analysis of the sustainable city point of view shows that the use of solar energy is a sustainable palliative solution
for the electricity needs in the city of Ouagadougou.
The present investigation is essentially based on documentary and field research; it aims at assessing the contribution of
solar energy in the development of the city of Ouagadougou in Burkina Faso. Thus, it has emerged the urgency that
policies on access to energy must fully integrate the logic of sustainable city and that Ouagadougou should benefit more
from solar energy supply for an economy more respectful of environmental standards and sustainable.
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Introduction
Au Burkina Faso, la cité urbaine de Ouagadougou est la plus grande agglomération
sur les plans économique, spatial, démographique, etc. Elle est située dans la partie
centrale du pays et est administrativement, le chef-lieu de la région du Centre ; de la
province du Kadiogo et de la commune urbaine à laquelle elle appartient et qui porte
son nom. Cette ville présente une population avec un besoin en électricité qui croit
d’année en année, dont la fourniture par le réseau électrique alimenté par des
centrales thermiques de la Société Nationale Burkinabè d’Electricité (SONABEL)
ne comble pas ce besoin. L’étalement urbain accentue ce besoin en énergie, par
ailleurs le développement des quartiers d’installation informelle et souvent
anarchique entrave un meilleur drainage du réseau électrique. Ainsi, le recours aux
installations de systèmes de production d’énergie électrique par le solaire est une
solution et en pleine croissance. L’utilisation de l’énergie solaire pour pallier les
besoins en électricité est un moyen de mitigation bien adapté et diversifié en
fonction des types d’usage (domestique, usage productif, etc.).
En matière d’énergie en particulier l’électricité, dans la politique de développement
du Burkina Faso l’usage des énergies renouvelables sont promus et soutenus au tant
en milieu rural qu’urbain comme la ville de Ouagadougou. Ainsi, pour
Ouagadougou, les orientations urbaines formulent des grands projets tentant à
accroître la part des énergies renouvelables (solaire) dans la satisfaction des besoins
électriques publics, privés, domestiques, etc. Aussi, le ministère en charge de
l’énergie et les partenaires de développement sont en œuvre sur des projets
d’énergies solaire en faveurs des populations en vue de mieux contribuer au
développement de façon durable. Cependant, le secteur des énergies renouvelable
(solaire) regorge d’une multitude de technologies et d’équipement dont la qualité et
la durabilité reste à prouver. Aussi, ce secteur nécessite une meilleure organisation
et certification pour permettre une meilleure contribution dans la transformation
économique et sociale de la ville de Ouagadougou. L’ensemble des secteurs
économique et social sont confrontés aux difficultés d’accès durable à l’électricité.
Celle-ci peut être palliée par l’utilisation de système solaire pour produire de
l’électricité pour les besoins domestiques et les usages productifs ou public. Ainsi,
les questions qui suivent sont posées : les équipements d’énergie solaires sont-ils
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adaptés ? Quel est la politique en énergie solaire photovoltaïque urbaine ? Quels
sont les acteurs des énergies renouvelables ? Quel est l’impact environnemental ?
Quelle est la contribution socioéconomique de l’énergie solaire ? En quoi l’énergie
solaire électrique contribue au développement durable ? La réponse à ces questions
passe par une analyse géographique approfondie de la vie de la ville de
Ouagadougou, de la politique énergétique en vigueur et de sa dynamique énergétique
afin de mieux appréhender la contribution de l’énergie électrique solaire dans le
développement urbain durable de la ville de Ouagadougou au Burkina Faso.
1. Cadre de l’étude
L’ensoleillement de la ville de Ouagadougou est adéquat pour l’usage de panneaux
solaire photovoltaïque, elle est située à la latitude 12°21’N et à la longitude 01°31
W. Elle bénéficie ainsi d’un des meilleurs ensoleillements au monde, étant dans la
zone intertropicale de la terre ; aussi, elle est située dans le climat nord soudanien
par sa situation géographique (BAYALA/ARISTE. L. L, 2009 p.20). Par cette
position elle connait deux saisons à savoir une saison des pluies qui s’étale en général
de mai à septembre et celle sèche qui dure d’octobre à avril. Dans la ville de
Ouagadougou, la pluviométrie moyenne est d’environ 740 mm avec une grande
variabilité inter annuelle. Sa température moyenne est d’environ 24.2°C avec de
fortes amplitudes thermiques diurnes moyennes pouvant dépasser 13°C. L’humidité
relative moyenne de l’air est de 49%. Pour ce qui est du couvert végétal, la ville de
Ouagadougou est caractérisée par la faible densité du couvert végétal, résultant de
l’action anthropique qui a fortement contribué à la disparition de la flore et de la
faune. En effet, la formation végétale initiale de la ville a connu une dégradation
nette en quantité et en qualité. Seules quelques espèces utilitaires (karité, le raisinier,
etc.) ont été épargnés ou conservées ; en plus de quelques espèces fruitières ou non
comme le manguier, l’eucalyptus, la pomme d’acajou, le caïlcédrat ont été plantées.
La question du changement climatique est percevable avec les îlots de chaleur
urbaine permanente. Ces variabilités climatiques urbaines à Ouagadougou
augmentent le besoin énergétique (électricité) pour l’usage productif, domestique et
administratif, en plus de la hausse de la demande liée aux habitats spontanés ou les
nouveaux lotissements (KAFANDO Y., 2006 ; p46). Sur le plan spatial, le centre
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urbain de Ouagadougou est constitué de plusieurs communes (urbain et périurbaine
ou rurale) dont celle urbaine de Ouagadougou, limitée au Nord par les communes
rurales de Pabré et de Loumbila à l’Est par celle de Saaba, au Sud par celles de
Koubri et de Komsilga et enfin à l’Ouest par la commune rurale de Tanghin
Dassouri. La commune de Ouagadougou est découpée en douze (12)
arrondissements et en cinquante-cinq (55) secteurs et dix-sept (17) villages. La seule
ville de Ouagadougou couvre une superficie de plus 518 km2, soit plus de 0,2 % du
territoire national (BAYALA/ARISTE. L. L, 2009 p.17).
Sur le plan économique, le centre urbain de Ouagadougou occupe une position
géographique et économique favorable aux activités économiques de production et
de commerce ; ses principales activités économiques sont l’industrie, l’agriculture,
l’élevage, le commerce, les banques, l’artisanat, le transport, l’hôtellerie et le
tourisme. Elles nécessitent toutes l’usage de l’énergie électrique.
Sur le plan démographique, le Recensement Général de la Population et de l’Habitat
(RGPH) de 2020, montre que la population urbaine du Burkina Faso est de 5 398
305 d’habitants dont 45,4% et pour la seule ville de Ouagadougou 2 453 496
habitants, ce qui équivaut à 12% de la population du pays. En termes de territoire la
région du Centre constitue dans le Plan Nationale d’Aménagement le « grand Ouaga
» avec une population de 3 032 668 habitants, soit 14,8% de l’ensemble de la
population du Burkina Faso. (Institut National de la Statistique et de la
Démographie (INSD), 2020 p37 et 38).
L’effet conjugué de la poussée démographique, de la croissance des quartiers non
lotis ou des habitats spontanés et de l’implantation anarchique du bâti contribue à
l’étalement urbain de la ville de Ouagadougou (OUATTARA. A et SOME. L, 2009
p21) ; ceci accentue le besoin en énergie électrique ; ce qui engendre de plus en plus
un usage de l’énergie solaire photovoltaïque pour répondre aux besoins en
électricité.
2. Méthodologie
Le présent article a été rédigé sur la base d’une collecte de données qui s’est déroulé
à Ouagadougou en octobre 2021, sur un échantillon de 200 ménages reparties sur
l’ensemble de cette espace urbain et auprès des services techniques de l’État et du
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privé qui sont en charge des différents volets en relation avec la question des
énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire photovoltaïque. Une revue de
littérature a fortement contribué pour mieux cerner la question et entrevoir les
réalités de l’usage de l’énergie solaire photovoltaïque à Ouagadougou. Les
questionnaires et guides utilisés comportent plusieurs aspects : les informations
sociodémographiques de la population ; l’usage de l’énergie solaire photovoltaïque ;
la typologie des équipements d’énergie solaire, l’environnement, l’économie et la
contribution au développement durable urbaine. Des informations
complémentaires ont été collectées à partir de la recherche documentaire.
Les résultats de notre travail, articulés autour de la typologie des équipements, des
applications de l’énergie solaire photovoltaïque, des politiques en matière d’énergie
solaire photovoltaïque, des acteurs des secteurs de l’énergie solaire photovoltaïque
et de la contribution au développement durable urbain ; ils sont complétés par des
discussions.
3. Résultats de la recherche
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de façon autonome. Ainsi, nous avons principalement deux types de système solaire
photovoltaïque que sont le système autonome et celui injecté réseau ou hybride :
- Le système autonome de production énergétique est un système qui n’est
connecté à aucune autre source d’énergie électrique. En général, il utilise des
modules solaires photovoltaïques pour alimenter les accumulateurs (batteries)
qui sont des centres de concentration d’énergie électrique. En effet l’utilisation
des accumulateurs permet le stockage de l’énergie afin d’assurer l’alimentation
des appareils ou ampoules branchés à ceux-ci. La production énergétique
autonome permet aux utilisateurs de mieux gérer leur consommation d’énergie
car le système est muni d’un régulateur de charge automatique. Ce qui permet
réguler la fourniture d’énergie aux accumulateurs en fonction de leur niveau de
charge atteignent (maximale de 14V ou maximale de 11,5V).
- Quant au système injecté au réseau, il produit de l’électricité à partir des
modules solaires photovoltaïque qui est directement injecté dans le réseau dont
il est connecté. Pour le cas de la ville de Ouagadougou, cette électricité est
injectée dans le réseau de la SONABEL et redistribuée aux différents abonnés.
Ce type de système de production devient hybride lorsqu’il y a une
combinaison de plusieurs sources d’énergie (solaire et thermique ou
hydraulique). Ainsi, le système hybride utilise plusieurs sources d’énergies mais
pas à la fois (le solaire, les groupes électrogènes, l’énergie fournie par la
SONABEL, l’éolien, la biomasse énergie etc.). En effet, une source est utilisée
et l’autre vient pallier lorsque la première est en défaillance ou interrompu.
Les équipements d’énergie solaire photovoltaïque permettent la production
d’électricité qui peut être utilisé pour un usage classique ou productif. Ainsi, nous
avons plusieurs applications de l’énergie solaire photovoltaïque.
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des nouvelles zones de résidence surtout informelles, l’usage classique est en
pleine croissance. Il est à noter que ces nouvelles zones en général ne sont pas
connectées au réseau national (SONABEL). Aussi, plusieurs ménages ou
structures font des installations pour pallier le déficit énergétique lors des
délestages bien qu’ils soient reliés au réseau national. En général, les
installations solaires à usage classique vont d’une puissance de 40 w pour
alimenter de très petits équipements jusqu’à 6 KW.
- Quant aux usages productifs, ils sont très peu à avoir ce type d’installations
dans la ville de Ouagadougou qui permet d’alimenter des machines à caractères
industriel, des moulins, la conservation de produits alimentaires pour le
commerce, l’irrigation pour la culture maraichère, etc. l’usage productif le plus
courant à Ouagadougou concerne particulièrement les systèmes solaires de
froids (frigo, congélateur, etc.), quelques fois le système solaire de pompages
d’eau pour l’irrigation, etc. ces usage productifs existent plus en zone
périurbaine de Ouagadougou, où généralement il n’y a pas de possibilité de se
brancher au réseau national (SONABEL). Pour ceux qui sont dans les zones
avec accès au réseau, ils font des installations dans un but de complémentarité
pour alimenter les équipements de faibles consommations en cas de délestage,
à l’exemple des centres de santé, des écoles, des unités de productions, etc.
Les applications de l’énergie solaire photovoltaïque sont très diversifiées dans la ville
de Ouagadougou, cela en fonction des besoins et des capacités financières des
demandeurs.
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les villes comme Ouagadougou (centrale solaire aéroportuaire de 100 MW à
Donsin et de l’augmentation de la puissance de la centrale solaire de Ziga à 80 MW
et celle de Zagtouli à 50 MW) ; augmenter substantiellement la puissance
énergétique de 650 à 700 MW pour sécuriser la production énergétique et
construire 100 mini centrales solaires dans les localités non couverte par le réseau
national (SONABEL). En effet, l’Etat prévoit atteindre une production de plus de
1000 MW à l’horizon 2025 afin de réduire la durée et la fréquence des délestages
d’électricité. Pour cela, il envisage le renforcement de la production thermique, la
promotion de l’efficacité énergétique, la mixité de l’énergie (interconnexion,
production thermique et solaire).
Pour le secteur de la santé, l’État prévoit dans le secteur de la santé électrifier par
l’énergie solaire les CMA (Centre de Médical avec Antenne chirurgicale), des CSPS
(Centre de Services Primaire de Santé) et des dépôts pharmaceutiques en champs
solaire de 80 à 100 KW ainsi qu’une quarantaine de quartiers périphériques.
Également, il prévoit électrifier les bâtiments publics, les casernes, les prisons, les
salles de spectacles etc. en énergie solaire. Dans le but de réduire la consommation
énergétique, le gouvernement a entrepris le lancement de la distribution gratuite de
trois millions de lampes leds qui sont deux à trois fois plus lumineuses et moins
énergivores que les lampes classiques.
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3.4. Acteurs du secteur de l’énergie solaire photovoltaïque Les acteurs
dans le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque sont diversifiés. Nous pouvons
les regrouper en deux groupes dont les acteurs publics et ceux privés et les
populations.
- Les acteurs publics : ils contribuent plus à la structuration du secteur par des
mécanismes, des lois, etc. Nous avons les services techniques mise ne place
par l’Etat et les projets mise en œuvre par l’Etat. Le principal est le ministère
de l’énergie qui est le bras qui regroupe tous les acteurs sous sa coupe et met
en œuvre la politique globale en matière d’énergie au Burkina Faso. Sous ce
premier, il existe plusieurs entités en charge de volet spécifiques tel que : la
direction générale de l’énergie solaire, la direction générale de l’efficacité
énergétique, l’agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité
énergétique, l’agence burkinabè d’électrification rural, etc. En plus de ses
structures administratives, au nombre des acteurs publics figures les projets et
programme étatiques fonctionnant comme des organisations non
gouvernementales qui contribuent à un accès durable à l’énergie par les
systèmes solaires photovoltaïques.
- Les acteurs privés : ils contribuent plus à la formation des acteurs à l’exemple
des universités et centre de recherche (2IE (Institut d’Ingénierie de l’Eau et de
l’Environnement), IRSAT (Institut de Recherche en Science Appliquée et
Technologique), etc.) ; d’autres contribuent au financement et à la structuration
du secteur comme les structures, les institutions et les acteurs de
développement (ONG, association, etc.), les fabricants, les entreprises de
services énergétiques (BARKA VISION, PPS (Projet Production Solaire), la
maison du solaire, Sahel Energie Solaire, etc.) ; le maillon final est quant à lui
constitué des revendeurs, des utilisateurs, etc.
L’ensemble des acteurs privés constituent une chaine dont chaque acteur est un
maillon, certains produisent (SONABEL avec le projet solaire de 1 MW à Ziga et
celui de 33 MW à Zagtouli, etc.) et d’autres consomment (population, acteurs
économiques, etc.). L’utilisation des énergies renouvelables, surtout l’énergie solaire
photovoltaïque est considérée à Ouagadougou comme une solution durable pour
satisfaire les besoins en électricité. En effet, l’énergie solaire photovoltaïque
contribue au développement urbain de Ouagadougou à travers ces différentes
applications.
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4. Discussion
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En outre, la réduction des émissions des gaz à effet de serre à travers l’utilisation des
modules solaires photovoltaïques permet de protéger la couche d’ozone. Ainsi, elle
pourra résister aux infrarouges terrestres et aux rayonnements ultraviolets lesquels
sont à l’origine des variabilités climatiques. Ce qui pourrait permettre que la
biocénose occupe de nouveau les espaces et le milieu bioclimatique se reconstitue,
les quantités pluviométriques redeviennent normales, le biotope se construit, les
sécheresses diminuent, la végétation retrouve sa quiétude, etc.
En plus l’utilisation de l’énergie solaire dans la cuisson contribuera à la réduction la
coupe abusive du bois, réduisant la déforestation et l’émission de fumée liée à l’usage
du bois.
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commerçants de vendre leurs marchandises pendant la nuit. Ainsi, leur temps de
travail et leurs revenus augmentent grâce à l’éclairage public. En général, l’énergie
solaire assure l’indépendance énergétique et l’indépendance économique aux
populations.
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s’inscrit dans le cadre de la vente en gros et en détail, du transport, de l’installation,
l’entretien et de la formation du personnel. La construction de la centrale solaire de
Zagtouli a permis d’employer plus de 200 personnes, donc réduction du chômage
et l’amélioration du niveau de vie des populations. (SOUNIER C et LATIF P., 2006)
Conclusion
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installations des lampadaires solaires pour l’éclairage publique ont besoin d’un suivi
permanent afin d’assurer la maintenance de ces installations pour perpétuer
l’éclairage public.
À la vue de la contribution de l’énergie solaire dans la vie sociale et économique
urbaine, il convient de noter qu’elle est un véritable pilier pour permettre le
développement durable de la ville de Ouagadougou. Une politique énergétique
adéquate de structuration du secteur de l’énergie pourrait permettre un meilleur
impact urbain de l’énergie solaire photovoltaïque.
Références bibliographiques
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Burkina Faso. Rapport de Licence UFR/ SEA Université de
Ouagadougou. 36 pages
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