Pédagogie Générale : Fondements et Méthodes
Pédagogie Générale : Fondements et Méthodes
Travail- liberté-Patrie
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Tél : 90 29 11 98 / 98 52 22 36
mewezinoabraham@[Link]
Disponibilité pour recevoir les étudiants Cf DAAS
(jours, heures, lieu)
Public-cible Etudiants inscrits en licence d’enseignement
Pré-requis Avoir suivi le cours de Psychologie du développement de l’enfant et de
l’adolescent
Objectifs généraux Apporter les informations essentielles qui améliorent le processus
enseigner-apprendre
III. BIBLIOGRAPHIE :
pédagogie, n° 120, juillet-sept, (p. 67-73) Audigier, F., Les services de l’éducation pour l’ère
nouvelle, n°1-2, 1985
Arenilla L. et al. (1996), Dictionnaire de pédagogie, Bordas, Paris.
Astolfi, J.-P., Develay, M., (1988)., La didactique des sciences, Paris : PUF, Que saisie ?
Chevallard, Y, La transposition didactique : du savoir savant au savoir enseigné,
40 [Link]
consulte le 25.03.2017
Chaduc M.-T. et al. (1999), Les grandes notions de pédagogies, Colin et Bordas, Paris.
Claparède E. (1952), Psychologie de l'enfant et pédagogie expérimentale, Delachaux et
Niestlé, Paris.
Cousinet R. (1959), Pédagogie de l'apprentissage, PUF, Paris.
Houssaye J. (1993), [sous la direction], « Le triangle pédagogique ou comment comprendre
la situation pédagogique » La pédagogie : une encyclopédie pour aujourd'hui, ESF,
Paris.
QUESTION DE DISCIPLINE :
Pendant des séances de cours, chaque étudiant respecte les consignes de l’enseignant. Les portables
doivent être mis sous le mode silence pour ne pas perturber le cours. Le respect des camarades
d’amphi est également de mise. Autrement dit, il n’est pas permis de huer ses camarades, quand
ceux-ci ont la parole. On se tait, on les laisse aller jusqu’au bout de leur argumentaire et on la prend à
son tour pour s’exprimer. Cela participe à l’apprentissage de la démocratie.
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INTRODUCTION
Derrière les problèmes de discipline, les changements des différents programmes d'études, la
problématique de l'évaluation, la volonté d'intégrer les matières, etc., se cache un
dénominateur commun : « l’apprentissage ». En effet, en tant qu'enseignant, ce qui nous
préoccupe le plus, c'est que les élèves apprennent. Quelle que soit la matière enseignée ou la
classe fréquentée et qu'il s'agisse d'élèves en difficulté d'apprentissage ou aux prises avec des
problèmes de comportement, qu'ils viennent d'une famille éclatée ou d'un foyer uni, comme
enseignants notre souhait le plus cher demeure que tous apprennent. Cependant, face à ce
souhait ambitieux se dévoile une réalité bien brutale : « tous ne parviennent pas à réussir ».
La première question qui vient bouleverser ce constat est la suivante : « Comment se fait-il
que tous n’y parviennent pas ? » Le premier élément de réponse consistera à identifier
quelques obstacles liés à l’apprentissage obstruant la voie de la réussite. En effet, parmi les
difficultés rencontrées en classe, celles qui reviennent le plus souvent après avoir échangé
sur la question avec plusieurs collègues sont :
• La mémorisation : certains élèves ont du mal à mémoriser de nouvelles notions
• La concentration : plusieurs élèves ont des problèmes de concentration
• La réflexion : de nombreux élèves ont tendance à attendre que la solution arrive vers eux.
Ils ont du mal à aller chercher la réponse, proposer des hypothèses, etc.
• La motivation : la plupart des professeurs pensent également que les difficultés
proviennent du fait que les élèves ne sont plus motivés pour apprendre. Il trouve qu’il y a un
désintéressement vis-à-vis de l’école. « les enfants ont perdu le gout d’apprendre, on a
l’impression qu’ils ne savent plus à quoi sert l’école et pourquoi il est nécessaire de
travailler en classe » Une fois les difficultés énumérées, la question du comment s’impose.
En effet, comment se fait-il que tous ne parviennent pas à la réussite scolaire ? Quelle
pédagogie est utilisée ? Dans quelle condition et sous quelle forme ? Toutes ces questions
soulèvent l’hypothèse suivante/ la manière de transmettre le message à l’apprenant pèse
dans la balance des facteurs de réussite ou d’échec.
En effet, la place faite à la pédagogie et de l’acte pédagogique par la formation des
enseignants du secondaire, dans les UE leur confère un rôle particulier dans le programme
des élèves enseignants. La pédagogie conditionne dans une large mesure les séquences
d’enseignements/ les contenus à enseigner/la relation entre les différents acteurs/le processus
enseigner-apprendre.
Elle influe sur la compréhension et met en œuvre le processus enseignement-apprentissage.
Cependant, la plupart des enseignants n’ont pas reçu la moindre formation en pédagogie.
Cette absence de formation pose un double problème. D’une part, elle contribue à la
frustration des enseignants et l’enseignement devient alors pour eux une activité de moins en
moins réjouissante. D’autre part, cette absence de formation est en partie responsable du
taux d’échec élevé des élèves. Cette UE s’adresse à toute personne enseignant dans
l’enseignement scolaire.
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Testez vos connaissances !
Pour un bon enseignant, rien ne vaut un test en début de cours pour mesurer le niveau des
étudiants. Je vous propose de faire pareil ici. Participez à un test sur vos connaissances en
pédagogie et sciences de l’éducation. Prenez un crayon et cochez « vrai » ou « faux » pour
chacune des affirmations ci-dessous.
Si je sortais de mon rôle d’enseignant, je perdrais le respect de mes étudiants. T Vrai T Faux
Un cours peut être très bon même s’il n’y a pas de lecture obligatoire. T Vrai T Faux
En tant qu’enseignant, il est important de ne jamais donner l’impression d’être incertain ou
mal informé. T Vrai T Faux
Une façon particulièrement efficace de lutter contre le bavardage est d’humilier
publiquement les étudiants concernés. T Vrai T Faux
Ce n’est pas la peine de faire une permanence car les étudiants n’y viennent jamais. T Vrai T
Faux Mon cours est le cours le plus important de mes étudiants. T Vrai T Faux
Les enseignants qui utilisent des supports audiovisuels le font pour combler leurs lacunes au
niveau rhétorique. T Vrai T Faux
La recherche en pédagogie ne se sert pas des outils que les scientifiques utilisent pour
étudier des relations de cause à effet. T Vrai T Faux
Mes étudiants doivent apprendre tout ce que j’enseigne. T Vrai T Faux
Un bon rapport entre enseignant et étudiants est important mais est loin d’être le facteur le
plus important pour l’apprentissage des étudiants. T Vrai T Faux
Plus je prépare pour un cours, mieux il sera. T Vrai T Faux
Si j’encourage trop la coopération entre étudiants, ils risquent de s’unir contre moi. T Vrai
T Faux
Pour des raisons de justesse, il est malheureusement inévitable de faire des examens de
rattrapage. T Vrai T Faux
Communiquer trop d’enthousiasme peut diminuer mon autorité en tant qu’enseignant. T
Vrai T Faux
Tout ce qui est mentionné dans la lecture obligatoire devrait être traité dans mon cours. T
Vrai T Faux
Communiquer des attentes élevées peut être contreproductif car ceci risque de démoraliser
les étudiants. T Vrai T Faux
Mieux vaut donner du feedback de très bonne qualité (même s’il est donné rarement et
plusieurs semaines après) plutôt que de donner fréquemment et rapidement du feedback
(même si la qualité est un peu moins bonne). T Vrai T Faux
La meilleure façon de favoriser la mémorisation est de dire aux étudiants qu’ils ont à
mémoriser les informations présentées. T Vrai T Faux
Mes étudiants doivent être intéressés par ce que je dis. T Vrai T Faux
Si l’on demande aux étudiants d’évaluer les enseignants, ils donneront des évaluations
positives aux enseignants demandant peu de travail et passant leur temps à raconter des
anecdotes. T Vrai T Fau
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1. Définition et histoire de la pédagogie
Selon le grand dictionnaire terminologique de l’Office de la langue française la pédagogie
c'est : « l'art d'enseigner ». Cela désigne « l’ensemble des méthodes d'enseignement propres
à une discipline, à une matière, à un ordre d'enseignement, à un établissement
d'enseignement ou à une philosophie de l'éducation. » L’étymologie du substantif «
pédagogie » en tant que « science qui a pour objet l'éducation des enfants », semble avoir été
quelque peu oubliée. L'usage a retenu le sens de « méthode éducative », ce qui a donné lieu
à des expressions du type « pédagogie universitaire ». D’après le dictionnaire Larousse
c’est : « l’ensemble des méthodes utilisées pour éduquer les enfants et les adolescents ». La
pédagogie est également considérée comme étant : « une pratique éducative dans un
domaine déterminé, une méthode d'enseignement », telle que : La pédagogie des langues
vivantes par exemple. Dans l’Antiquité, le pédagogue était un esclave qui accompagnait
l’enfant à l’école, lui portait ses affaires, mais aussi lui faisait réciter ses leçons et faire ses
devoirs. La pédagogie est un mot attesté dès 1495 selon le dictionnaire le Robert.
L’Académie française l’admet depuis 1762. Mais en fonction de la période, le rôle, la
fonction ainsi que le statut du pédagogue pouvait varier. En effet, il existait trois types
principaux d’éducation : En premier lieu, l’éducation avait pour objectif la socialisation pour
permettre la reproduction des structures raciales ou politiques qui existaient à l’époque. Par
exemple, l’éducation spartiate était essentiellement militaire, physique, civique et
communautaire. Le corps était la seule préoccupation du pédagogue qui devait éduquer les
enfants en guerriers prêts à rendre service à la communauté. L’éducation fut, ensuite, la
formation du lettré. Il s’agissait de développer les apprentissages permettant la mise en place
et l’insertion dans des civilisations où la culture intellectuelle était développée avec des
savoirs et des traditions codifiés.
Le pédagogue avait alors le devoir d’apprendre à lire, à écrire et à compter ainsi que
transmettre les savoirs de sciences théoriques et appliquées. Enfin, l’éducation fut celle de «
l’éducation intellectuelle supérieure » où le pédagogue a pour mission de former des
hommes aux fonctions de la vie privée et publique en développant les facultés physiques,
intellectuelles et morales. Il avait la mission de rendre les hommes cultivés. La période de la
Renaissance connait aussi des précurseurs de la pédagogie. Rabelais, une définition où il
s’agirait d’un dépassement de soi. Il décrirait dans la fin de son livre Gargantua, une abbaye
utopique dans lequel les jeunes, hommes comme femmes, seraient libres d’apprendre ce
qu’ils désirent sans aucune contrainte ni obligation. Sa pédagogie a une dominante de liberté
où l’apprenant apprend comme il veut, quand il veut, ce qu’il veut. Rousseau dans Emile ou
de l’Education écrit sur le sujet de « l’art de former les hommes ». Il conçoit l’enfant comme
bon de naissance mais qui devient corrompu par la société. Comme l’enfant est bon, il est
normal qu’il ait envie d’apprendre : cela est inné et conduit ainsi par la nature. Dans son
écrit, il expose sa vision de l’éducation au travers d’un élève imaginaire. Selon lui, de
l’éducation doit découler un respect de l’homme naturel qui sait toutefois s’adapter pour
vivre en société. Son écrit relève plus de la nature humaine que de l’éducation en tant que
tel. A partir du XXème siècle, la notion de pédagogie change et devient une pratique, c’est-
à-dire un ensemble de méthodes. De nombreux courants vont voir le jour, mais le mot
commun de toutes ces pédagogies dites « nouvelles » c’est qu’il faut voir la pédagogie
comme une action globale où l’être tout entier de la personne est en construction. Il ne s’agit
plus d’une table rase ou d’une tête à remplir, donc il faut en finir avec la transmission de
connaissances.
C'est pour faire face à la pédagogie classique frontale avec l'enseignement magistral, par
envie de réinventer l’école qui était très élitiste et pour faire face à cette massification
scolaire et pour qu'aucun élève ne reste au bord du chemin qu'il a fallu trouver des
pédagogies nouvelles. Des pédagogues, scientifiques et psychologues ont commencé à
s'intéresser aux enfants, à leur développement et leur intelligence. Dans les années 1920,
Jean Piaget publiera des ouvrages sur le développement de l'enfant et de nombreuses
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théories autour de l'éducation vont voir le jour. Adolphe Ferrière, pédagogue suisse,
cofondait en 1921 la ligue internationale de l'éducation nouvelle pour dénoncer les oubliés
de l'école traditionnelle qui ne respectait pas les besoins de l'enfant : L'enfant devient le
centre. Aujourd’hui, on entend la pédagogie dans le sens où il s’agit de la formation d’un
enfant, de toute sa personne sans se cantonner aux seuls contenus de cette formation. Dans le
mot pédagogie, il y a la manière de mettre en œuvre l’acquisition des connaissances mais
aussi l’attitude et le rôle de l’enseignant dans cette mise en œuvre. C’est ainsi qu’il faut
entendre les différents courants pédagogiques. Il s’agit encore de distinguer pour classer ces
pédagogies de distinguer les savoirs instruits à un élève qui relèvent de l’enseignement, aux
savoirs construits par une personne qui relèvent de l’autonomie de l’enfant. La pédagogie ne
serait donc pas uniquement le fait de l’enseignant mais surtout les méthodes permettant
d’acquérir une compétence, une connaissance, une attitude. Se définissant comme « toute
activité déployée par une personne pour développer des apprentissages précis chez autrui »,
cette définition révèle :
- L’activité d’une personne (l’enseignant) ;
- L’apprentissage chez autrui (l’élève).
Dans l’univers scolaire, on entend par pédagogie tout ce qui concerne l’art de conduire et de
faire la classe. Entre autres, les méthodes de l’enseignement, conception des relations
maître-élève, conception des relations élève-élève, conception de l’autorité, l’organisation
de la classe, la gestion de la classe.
Le Behavorisme
L’origine du béhaviorisme vient de l’étude fondée sur l’analyse des théories du
comportement. Un bon comportement, s’obtient par un bon stimulus. Au niveau éducatif,
cela se traduit par un comportement approprié chez l’apprenant à former suit à un bon
stimulus de la part du formateur. C’est-à-dire que le formateur fait une démonstration,
l’apprenant observe, écoute puis reproduit ce qu’il a vu ou écouté. Il sera récompensé s’il
réussit, sinon le formateur montre et explique à nouveau et l’apprenant recommence. Ce
modèle obtient de très bons résultats dans les apprentissages techniques qui cherchent la
modification d’un comportement ou l’obtention d’un nouvel automatisme. Néanmoins, il est
assimilé aux conditionnements des apprentissages qui ne laissent que peu de place aux
initiatives individuelles
Ses principes sont :
Le renforcement positif est essentiel dans la théorie de l’apprentissage
comportemental. Sans renforcement positif, les élèves abandonneront rapidement leurs
réponses car elles ne sembleront pas fonctionner. Par exemple, si les élèves sont censés
obtenir un autocollant chaque fois qu’ils obtiennent un A à un test, et que les enseignants
cessent de donner ce renforcement positif, moins d’élèves peuvent obtenir des A à leurs
tests, car le comportement n’est pas lié à une récompense (?).
La répétition et le renforcement positif vont de paire avec la théorie de l’apprentissage
comportemental. Les enseignants s’efforcent souvent de trouver le bon équilibre entre les
deux pour montrer aux élèves la raison pour laquelle ils devraient continuer dans cette voie.
La motivation joue un rôle important dans l’apprentissage comportemental. Le
renforcement positif ou négatif peuvent être des motivations pour les élèves. Par exemple,
un élève qui reçoit des éloges pour un bon résultat au test est beaucoup plus susceptible
d’apprendre efficacement les réponses qu’un élève qui n’en reçoit aucun pour un même
résultat. L’élève qui ne reçoit aucun éloge subit un renforcement négatif – son cerveau lui
dit que même s’il a obtenu une bonne note, cela n’a pas vraiment d’importance, donc le
contenu du test devient sans importance pour lui. À l’inverse, les étudiants qui reçoivent un
renforcement positif voient une corrélation directe avec l’excellence continue, entièrement
basée sur cette réponse à un stimulus positif.
Le cognitivisme (rationalisme)
Il est né en réaction au Behaviorisme. Les cognitivistes se sont opposés aux
comportementalistes car ils estimaient que les comportementalistes pensaient que
l’apprentissage était simplement une réaction à un stimulus et ignoraient l’idée que la pensée
y joue un rôle important. Cette théorie d’apprentissage se concentre sur les processus
impliqués dans l’apprentissage plutôt que sur le comportement observé. Contrairement aux
béhavioristes, les cognitivistes n’ont pas besoin d’une exposition extérieure de
l’apprentissage, mais se concentrent davantage sur les processus internes et les connexions
qui ont lieu pendant l’apprentissage.
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L’une des critiques les plus célèbres adressées au Behaviorisme était l’argument de
Chomsky selon lequel le langage ne pouvait pas être acquis uniquement par le
conditionnement. Il devait être, au moins en partie, expliqué par l’existence de certaines
capacités intérieures. Le comportementalisme, par exemple, ne parvient pas à expliquer
comment les enfants peuvent apprendre un nombre infini d’énoncés dont ils n’ont jamais
entendu parler.
Les apprenants selon les cognitivistes sont des participants actifs dans le processus
d’apprentissage. De même, ils utilisent diverses stratégies pour traiter et construire leur
compréhension personnelle du contenu. Les élèves ne sont plus seulement des destinataires
que les enseignants remplissent de connaissances. Mais ils sont des participants actifs à
l’apprentissage.
Le constructivisme
Le constructivisme se base sur l’idée que les gens construisent activement leurs propres
connaissances. Par ailleurs, la réalité se détermine par leurs expériences en tant
qu’apprenant. Les apprenants utilisent essentiellement leurs connaissances antérieures
comme base et s’en servent avec de nouvelles choses qu’ils apprennent. Ainsi, les
expériences individuelles de chacun rendent leur apprentissage unique.
La théorie du constructivisme est importante pour les enseignants, car il influence la façon
dont tous les élèves apprennent. Les enseignants qui comprennent la théorie de
l’apprentissage constructiviste admettent que leurs élèves apportent chaque jour leurs
propres expériences uniques en classe. En d’autres termes, leurs antécédents et leurs
connaissances antérieures ont un impact sur leur capacité à apprendre.
Dans sa perspective, le professeur devient tuteur, fait appel à l’expérience de chacun,
explique, accompagne, guide les stratégies d’apprentissage de chacun, donne des pistes de
réflexion et de recherche, aide à construire des méthodes, confronte les apprenants à des
situations problèmes afin de mieux répondre aux besoins de la société. L’apprenant devient,
quant à lui, acteur de sa formation dans le sens où il construit avec le formateur ses
connaissances, par essais et erreurs successives. Il apprend et découvre progressivement les
règles, les concepts, les mécanismes et met en place des stratégies de résolution de
problème. Le constructivisme réside dans le processus d’assimilation. Il s’agit pour les
apprenants de se confronter à un problème et de chercher à le résoudre en faisant appel à
toutes leurs connaissances. Lorsqu’ils n’y arrivent pas, ils se retrouvent dans la phase de
déstabilisation mais celle-ci n’est que temporaire. Le déséquilibre va permettre une situation
de conflit cognitif.
Grâce à de la persévérance, les apprenants vont construire des connaissances à partir de ce
qu’ils savaient déjà, afin de compléter les informations manquantes. Cette adaptation pour
pouvoir répondre aux problèmes posés est l’accommodation. La déstabilisation et le
déséquilibre sont surmontés. Il s’agit du processus d’équilibration qui réajuste et restructure
les connaissances afin de s’acclimater aux nouveaux problèmes rencontrés.
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Principes du constructivisme
Il existe de nombreux principes spécifiques du constructivisme:
La connaissance se construit.
C’est le principe de base, ce qui signifie que la connaissance se construit sur d’autres
connaissances. Par exemple, les élèves prennent des pièces et les assemblent à leur manière.
Ils construisent quelque chose de différent de ce qu’un autre élève construira. Les
connaissances, expériences, croyances et idées antérieures aussi de l’élève sont toutes des
bases importantes pour son apprentissage continu.
Les élèves apprennent à apprendre au fur et à mesure qu’ils s’instruisent.
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L’apprentissage implique la construction de sens et de systèmes de sens. Par exemple, si un
élève apprend la chronologie des dates pour une série d’événements historiques, il étudie en
même temps la signification de la chronologie. Si un élève écrit un article sur l’histoire, il
découvre également les principes de la grammaire et de l’écriture. Chaque chose que nous
apprenons nous donne une meilleure compréhension des autres choses à l’avenir.
L’apprentissage est un processus actif.
Il implique un apport sensoriel pour construire un sens. Par conséquent, l’apprenant doit
faire quelque chose pour apprendre, ce n’est pas une activité passive. Les apprenants doivent
s’engager dans le monde afin de participer activement à leur propre apprentissage et
développement. Vous ne pouvez pas simplement vous asseoir et attendre à ce qu’on vous
dise des choses à faire et à apprendre. Vous devez vous engager dans des discussions, des
lectures, des activités, etc.
L’apprentissage est une activité sociale.
Il est directement associé à notre connexion avec d’autres personnes. Nos enseignants, notre
famille ou nos pairs et nos connaissances également ont un impact sur notre
apprentissage. Les éducateurs ont plus de chances de réussir car ils comprennent que la
participation des pairs est essentielle à l’apprentissage. Isoler les apprentissages n’est pas la
meilleure façon d’aider les élèves à apprendre et à grandir ensemble. C’est pourquoi
l’éducation progressive reconnaît que l’interaction sociale est la clé de l’apprentissage et des
applications de conversation, d’interaction et de groupe sont des outils pour aider les élèves
à conserver leurs connaissances.
L’apprentissage est contextuel.
En d’autres termes, les élèves n’apprennent pas des faits et des théories isolés du reste de
notre vie. Nous apprenons d’une manière liée à des choses que nous savons déjà, à ce que
nous croyons, et plus encore. Les choses que nous apprenons et les points dont nous avons
tendance à nous souvenir sont liés à ce qui se passe autour de nous.
La connaissance est personnelle.
Du fait que le constructivisme se base sur nos propres expériences et croyances, la
connaissance devient une affaire personnelle. Chaque personne aura ses propres
connaissances et expériences antérieures à apporter à la table. Ainsi, la manière et les choses
que les gens apprennent et gagnent, grâce à l’éducation, seront toutes très différentes.
L’apprentissage existe dans l’esprit.
Des expériences pratiques et des actions physiques sont nécessaires pour apprendre, mais
ces éléments ne suffisent pas. Engager l’esprit est la clé d’un apprentissage
réussi. L’apprentissage doit impliquer des activités pour l’esprit, pas seulement pour nos
mains. Des expériences mentales sont nécessaires pour conserver les connaissances.
La motivation est la clé de l’apprentissage.
En d’autres termes, les élèves ne peuvent pas apprendre s’ils ne sont pas motivés. Par
conséquent, les enseignants doivent avoir des moyens d’engager et de motiver les
apprenants à activer leur esprit et les aider à être enthousiasmés par l’éducation. Sans
motivation, il est difficile, pour les apprenants, d’accéder à leur expérience passée. Et
d’établir également des liens pour un nouvel apprentissage.
Le socioconstructivisme
Le socioconstructivisme ajoute une variable supplémentaire au constructivisme. Il s’agit des
pairs, d’autrui, des interactions, des échanges de travail, de verbalisation, des explicitations
où le savoir va se former grâce aux apports de l’autre. Il s’agit de coconstruction des savoirs.
Il en résulte quatre dimensions. Tout d’abord des aspects liés au conflit cognitif tout comme
dans la démarche constructiviste, ensuite des aspects affectifs liés à la motivation, après il y
a encore des aspects métacognitifs où intervient l’explicitation des procédures afin de
résoudre le problème et enfin les aspects communicationnels avec une entraide et une
confrontation des idées entre apprenants. Durant toutes ses phases, l’enseignant est avec les
apprenants. Son rôle de tuteur est de guider, d’informer, d’expliciter, de reformuler…. Il
permet aux apprenants de structurer leurs pensées, leurs schémas de raisonnement. Il
remotive en donnant des pistes, en insufflant de nouvelles questions, de nouveaux
problèmes. Il continue d’organiser et d’animer la séance d’apprentissage. L’enseignement
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n’est pas transmis mais c’est l’élève à l’aide des connaissances qu’il a déjà et l’aide de ses
pairs, qu’il apprend et construit de nouveaux savoirs. La confrontation des idées, la
discussion et les échanges en sont pour beaucoup dans le processus d’appropriation des
savoirs. Dans cette vision socioconstructiviste, tout comme dans la vision constructiviste,
l’apprenant à un rôle actif de son apprentissage. En effet, il fait appel à ses connaissances
préalables, et à celles de ses camarades, pour construire son savoir. Maintenant que la
découverte des différents courants pédagogiques a été effectuée, tentons de définir la
pédagogie et d’en découvrir l’histoire.
Quelle est la différence entre le cognitivisme et le socio-constructivisme?
Vygotsky était un cognitiviste. Mais, elle a rejeté l’hypothèse des cognitivistes tels que
Piaget et Perry selon laquelle il était possible de séparer l’apprentissage de son contexte
social. Il a fait valoir que toutes les fonctions cognitives proviennent d’interactions sociales
(et doivent, donc, être expliquées comme des produits). De surcroît, l’apprentissage ne
comprend pas simplement l’assimilation et l’accommodation de nouvelles connaissances par
les apprenants. Bref, c’était le processus par lequel les apprenants étaient intégrés dans une
communauté du savoir.
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Il va défendre l’utilisation du jeu, comme un artifice bien utile au développement mental et
physique de l’élève.
L’activité reste la source de développement, mais celle-ci doit être conforme aux intérêts et à
l’âge de l’enfant
Henri Wallon (1879-1962): Affirme que le destin de l’enfant n’est pas fixé à l’avance, pas
plus par un déterminisme biologique que par une fatalité sociale qui dicterait son trajet.
L’enfant devient ce que ses apprentissages et ses expériences lui fournissent l’occasion de
construire. L’enfant est différent de l’adulte et peut s’opposer à lui à certaines étapes de son
existence pour conquérir son autonomie. L’enfant est, dès sa naissance, modelé par l’adulte,
il reçoit le bagage de la culture : le langage, les techniques, les coutumes, les idées et les
modalités de se comporter de réagir. Il n’en élabore pas moins son propre monde, en
redéfinissant les apports reçus. Enfin, le propre de l’éducation est de mener l’enfant d’un
premier mode concret et pragmatique de compréhension du réel grâce à la perception et
l’émotion (moyen d’appréhension immédiat), à une prise de conscience planifiée, informée,
réfléchie (moyen d’appréhension différé), support d’une action autonome
Roger Coussinet (1881-1973) s’appuie à la fois sur une confiance en l’enfant et sur le
respect de son activité spontanée. Il propose de substituer une pédagogie de l’apprentissage
à une pédagogie de l’enseignement qui aide les élèves à apprendre en respectant leur
démarche d’apprentissage. Il prend en compte la logique d’apprentissage de l’élève non la
logique du programme.
Pour lui l’élève n’est pas un enseigné mais un apprenant car apprendre n’est pas recevoir.
L’apprentissage est actif. L’élève apprend donc par découverte. Pour cela, il voit dans
l’enseignant non pas celui qui sait et dépense des savoirs mais la personne qui va s’offrir à
celui qui apprend des moyens d’apprendre, des méthodes d’apprentissage. Il préconise une
pédagogie de la découverte
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3. LA SITUATION D’ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE
3.1. La situation d’enseignement
3.1.1. La relation pédagogique : La relation se définie comme étant un lien existant entre
des choses, des personnes dans le sens de rapport. Selon le Dictionnaire actuel de
l’éducation, la relation pédagogique est l’ensemble des relations d’apprentissage,
d’enseignement, et de didactique dans une situation pédagogique. Certains auteurs nomment
relations pédagogique l’ensemble des phénomènes d’échange, d’influence réciproque,
d’action et de réaction entre enseignant et élève. La relation pédagogique le plus souvent
met en présence un adulte et un nombre important d’enfants. L’adulte est supposé savoir. Il
détient un savoir à transmettre ; les élèves sont supposés démunies de ce savoir. La relation
pédagogique a pour effet de faire prendre au maître sa position didactique au profit d’une
posture d’intervenant, autrement dit, le maître n’est plus sensé parler tout le temps. Lorsque
l’enfant dans sa démarche personnelle a besoin de l’adulte, il fait appel à lui.
3.1.2. Le triangle pédagogique :
[Link]. Définition et structuration : La situation pédagogique peut être définie comme un
triangle composé de trois éléments : le savoir, le maître et l’élève.
Le savoir (S) est des propositions que le sujet tient valides d’une manière explicite ou
implicite à une période donnée de son existence. (S) contiennent le contenu de formation : la
matière, le programme à enseigner.
L’enseignant (E) est celui qui transmet ou fait apprendre le (S).
L’élève (e) à l’école, il n’apprend pas tout seul ; il est en présence de pairs avec lesquels il
travaille et se confronte ; ce qu’il fait est organisé, dirigé et contrôlé par (E), « le chef
d’orchestre » des activités scolaires dont les enjeux concernent la maîtrise des savoirs (S).
Processus
Processus « apprendre »
« enseigner »
Savoir (S)
i. Processus « enseigner » :
Processus
« enseigner »
Savoir (S)
Processus « former »
Ce processus privilégie le rapport entre maître-élève. (e) occupe une place essentielle, il a le
statut de sujet, c'est-à-dire une valeur à respecter. On y favorise la prise en compte de (e) de
la relation pédagogique. Dès lors, (S) occupe la place du mort. (E) est plus attentif au rythme
de travail de (e) ; il le veut vif, curieux et à l’aise dans le travail.
Savoir (S)
Processus
« apprendre »
Ce processus privilégie le rapport élève-savoir. C’est une relation d’apprentissage qui est en
quelque sorte le lien ou le rapport que (e) doit construire avec (s) dans sa démarche pour
apprendre. C’est la théorie constructiviste. (E) ici n’est qu’un guide, un médiateur. Il
s’efface pour favoriser l’apprentissage. Il recherche l’affranchissement progressif de (e). Il
accepte de jouer la place du mort.
La pédagogie traditionnelle selon Jean Houssaye , est celle du modèle transmissif. Sur le
triangle pédagogique de Jean Houssaye, elle se situe du côté du savoir, elle privilégie ainsi la
démarche didactique de l’enseignant. Le terme de « pédagogie traditionnelle » est employé
par ceux qui souhaitent s’en démarquer. On oppose alors la « pédagogie traditionnelle » à «
l’éducation nouvelle » ou moderne. La pédagogie traditionnelle est celle du savoir, du
modèle, de l’autorité, de l’effort, de l’individualisme et de la sanction
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La pédagogie active considère que l’élève en tant qu’être humain est le sujet actif de son
apprentissage. L’élève découvre ou construit ses connaissances. C’est pourquoi, l’enseignement doit
être conçu comme un processus d’auto-développement et d’auto-épanouissement.
La pédagogie active place donc l’élève au centre de l’action éducative. Elle consiste à
laisser l’élève conjuguer lui-même, à la première personne du singulier, les verbes
suivants : entendre, observer, discuter, faire et enseigner (SILBERMAN).
- Ce que j’entends, je l’oublie ;
- Ce que j’entends et observe, je m’en souviens un peu ;
- Ce que j’entends, observe et discute, je commence à le comprendre ;
- Ce que j’entends, observe, discute et fais, me donne des connaissances et de la compétence ;
- Ce que j’enseigne à un autre, je le maîtrise.
c. L’apprentissage actif
La pédagogie active prône, comme premier principe, l’apprentissage actif qui permet à
l’élève de lier les connaissances, les attitudes ou les compétences à leurs besoins. Il s’agit
d’enseigner à l’élève comment apprendre, prendre des décisions sur ce qu’il éprouve et les
actions à entre- prendre.
Exemple : les exercices de laboratoire.
b. L’apprentissage participatif
Le deuxième principe de la pédagogie active est la participation. Les élèves exécutent la
plu- part des activités. Ils analysent, étudient les idées, résolvent les problèmes et
appliquent ce qu’ils apprennent. L’apprentissage actif et participatif est rapide, amusant et
engage l’élève.
Exemple : les études en groupe.
c. L’apprentissage anticipatif
C’est le troisième principe qui permet à l’élève d’agir à des fins présentes et futures. L’élève
doit trouver que les activités scolaires lui permettent de résoudre les problèmes actuels et
ceux qui se poseront à lui dans l’avenir. La pédagogie active tient compte de ce principe
en proposant aux élèves des situations – problèmes plus réalistes.
Exemple : un exercice d’observation d’un objet qui servira d’objet d’étude le lendemain.
d. L’apprentissage coopératif
Ce dernier principe est basé sur une approche de groupe : apprendre ensemble de façon
complémentaire et mutuelle. Les élèves apprennent avec des objectifs communs, reçoivent
des ré- compenses mutuelles, utilisent des ressources communes et profitent des rôles
complémentaires.
Exemple : une prise en charge des élèves moins doués par leurs collègues doués.
20
L’action d’enseigner, ce n’est pas déverser des matières dans les têtes des élèves, il requiert beaucoup
plus que des paroles. Il implique l’apprentissage : l’élève doit être actif et intellectuellement engagé
dans le processus, ce qui nécessite le traitement de la matière reçue.
5.2.4. Pédagogie par objectifs : elle prône que L’éducation est un travail avec un objectif à
atteindre et un effort à faire.
Lorsque la centration est sur les intentions éducatives, on parle de pédagogie par objectifs
(PPO). Plutôt que mettre l’accent sur le contenu, sur les matières à enseigner ou sur les
façons d’enseigner, elle insiste sur l’impact de l’enseignement sur l’élève, sur la façon dont
il va apprendre, sur ce que l’apprenant fera avec le contenu. La pédagogie par objectifs peut
ainsi se définir comme une approche éducative qui axe la préparation des activités
éducatives, leur conduite et leur évaluation sur les résultats escomptés, c'est-à-dire sur les
intentions éducatives clairement formulées. Les précurseurs de la pédagogie par objectifs
sont Ralph Tyler et Benjamin Bloom.
Le fondement de la pédagogie par objectifs : la pédagogie par objectifs est née d’une
combinaison de trois facteurs :
- La recherche d’une plus grande efficacité dans la démarche éducative : il est certain que
savoir où on va et ce qu’on veut, réduit les tâtonnements, le gaspillage de temps, canalise les
efforts de l’enseignant et de ses élèves.
- Le besoin de mieux rentabiliser les efforts financiers consentis : la pédagogie par objectifs
vise dans ce contexte à amener les maîtres à travailler en fonction de cibles précises.
- Le besoin d’adapter l’éducation aux exigences et aux réalités du milieu : à ce niveau, la
précision des objectifs permet d’adapter plus étroitement les actions éducatives aux besoins
réels, concrets du milieu.
Elle une approche pédagogique basée sur une entrée par les objectifs contrairement à
l’entrée habituelle par les contenus ou par la matière.
Cette nouvelle pédagogie conseille aux enseignants à se fixer d’abord les objectifs de l’acte
éducatif pour ensuite structurer la matière et prévoir les stratégies (méthodes, moyens,
procédés) et ressources (matériel, temps, support) nécessaires à l’acquisition des
connaissances par les élèves (apprenants).
1. Définition de la Compétence
Le concept de compétence peut être entendu comme «l'aptitude d'un individu à mobiliser
et à intégrer dans un tout cohérent de savoirs, de savoir-faire et de savoir être en vue
de résoudre de façon efficace et spontanée, des problèmes dans des situations réelles
de la vie courante ou de la vie professionnelle». (Exemple de compétence de base :
Composer un repas équilibré sur la base d'une liste d'aliments locaux de consommation
courante. Interpréter correctement et de façon efficiente le Programme National de
Rattrapage Scolaire).
La compétence diffère d'une capacité qui est l'aptitude, l'habileté ou le pouvoir de
faire quelque chose. L'objectif est la capacité exercée sur un contenu matière.
2. Les composantes d'une compétence
4. Types de compétences
L'objectif terminal d'intégration (OTI) est une macro compétence qui recouvre l'ensemble
des compétences (ensemble des savoirs, savoir-faire, savoir être) d'un cycle.
Il traduit le profil attendu de l'élève au terme d'un apprentissage dans un domaine précis ou
dans une discipline. Ses caractéristiques sont: être très précis, évaluable, spécifique à un
domaine ou un champ disciplinaire.
Retenons
La pédagogie active repose sur le fait que l’apprenant doit être acteur de ses apprentissages.
Il ne s’agit plus pour l’élève, d’écouter et de garder en mémoire. Il faut que celui-ci, par des
situations de recherches, puissent accéder aux savoirs. L’enfant doit expérimenter pour
25
pouvoir construire son apprentissage. C’est cette tendance qui inspire la démarche
d’investigation (tirée de la démarche scientifique que l’on se propose d’adapter aux enfants)
des programmes de l’élémentaire. Le rôle de l’enseignant est d’impliquer les élèves dans des
situations déclenchantes entrainantes et motivantes afin que ceux-ci puissent appliquer leurs
compétences afin de résoudre les problèmes rencontrés.
CONCLUSION
Que retenir au terme de cette étude ?
Cette étude nous a permis de cerner le champ de la pédagogie générale, entre autres
l’éducation et les moyens d’éduquer, les méthodes d’enseignement, l’organisation
pédagogique des cours. L’ensemble de cette problématique complété par des exposés, des
contributions a permis de dégager trois enjeux :
1. La pédagogie et les tâches de l’éducation : cette étude nous a montré que la pédagogie
apparaît comme une réflexion sur l’éducation, s’interroge sur les finalités à affecter à cette
éducation. A ce titre, la tâche de l’éducation est l’instruction (la formation intellectuelle de
l’enfant. Mais on a pu s’en rendre compte qu’il n’y a pas de véritable éducation sans un
climat de compréhension, de confiance et d’amour. Dès lors, toute éducation repose sur le
respect, l’autorité et la liberté ;
2. Les méthodes d’enseignement et les finalités de l’éducation : l’étude a montré que par
méthode d’enseignement on entend la voie à suivre, la manière de s’y prendre pour instruire
les enfants dans les conditions les meilleures et les plus efficaces. Ainsi, pour obtenir de
bons résultats, il faut s’appuyer sur une bonne méthode car la valeur personnelle du maître
demeure insuffisante. Aujourd’hui, la pédagogie contemporaine insiste sur les méthodes de
centre d’intérêt qui ont l’avantage d’introduire une certaine unité, un lien entre les diverses
disciplines ;
3. Le rôle et le profil du bon enseignant : il se résume en trois rubriques :
3.1. Le savoir : le bon maître est celui qui :
- Maîtrise parfaitement la discipline qu’il enseigne,
- A quelque chose de solide et de réfléchit à transmettre,
- Dispose de ressources pédagogiques variées afin de répondre à la diversité des élèves.
3.2. L’autorité : le bon pédagogue est celui qui :
- Est à la fois sévère et sympathique,
- Fait preuve de patience,
- Prend le temps de s’occuper des plus faibles,
- Est exigeant et se fait respecter.
3.3. Les compétences pédagogiques : le bon maître est celui :
- Prend le temps d’organiser, avant chaque cours, le travail de la classe,
- A une capacité à communiquer,
- A une connaissance de la psychologie de ses élèves et des stratégies individuelles
d’apprentissage.
3.4. Le dévouement et la ponctualité.
Tout se joue le premier jour de classe. S’il y a une séance à ne pas rater, c’est bien celle-ci. Il est
conseillé de préparer la première séance à 250 % et les autres séances à 90 %, plutôt que de prévoir
le même temps de préparation pour toutes les séances. Deux buts essentiels doivent être accomplis
le premier jour : conclure le « contrat » et établir le « rapport » avec vos étudiants. Si vous vous
rappelez le premier chapitre, ce sont deux des quatre éléments essentiels d’un enseignement
efficace. En quelque sorte, 50 % de l’efficacité de votre enseignement se joue le premier jour de
classe. Si vous n’arrivez pas à accomplir ces deux buts, il sera très difficile, voire impossible, de vous
rattraper plus tard dans le semestre. Peu importe que ce soit en politique, dans les affaires ou dans le
cadre d’un enseignement, il est toujours difficile de modifier un mauvais contrat en ajoutant des
26
amendements. Mieux vaut commencer avec un bon contrat tout de suite. Et si vous connaissez les
travaux sur les premières impressions, vous savez à quel point il est difficile d’arranger une relation si
le premier contact a été négatif. Tout comme un nouveau chef mettra des années à regagner la
confiance de ses collaborateurs s’il les a trompés pendant les premiers jours, vous aurez du mal à
modifier le type de relation que vous aurez avec vos étudiants si vous avez raté votre premier jour de
classe. J’ai déjà parlé à plusieurs reprises du contrat qui décrit les droits et les devoirs de l’enseignant
et des étudiants, et je vais y revenir tout au long de ce chapitre. Pour l’instant, parlons un peu de ce
fameux « rapport » entre enseignant et étudiants. Rappelons qu’un bon rapport est une
caractéristique essentielle pour que les étudiants apprennent quelque chose dans votre cours. La
raison en est bien simple. Si les étudiants vous apprécient, ils seront extrêmement coopératifs et
désireux de répondre à vos attentes. Ils vous pardonneront des imperfections, telles que des
transparents trop petits ou des explications peu claires. Ils ne se révolteront pas si vous leur donnez
deux fois plus de travail que les autres enseignants. Vous faire plaisir renforce leur envie d’apprendre.
Il est déconcertant de réaliser qu’il vaut mieux être un enseignant ayant d’excellents rapports
avec les étudiants et faisant un cours de médiocre qualité que d’être un enseignant ayant de
mauvais rapports avec les étudiants mais faisant un cours d’excellente qualité. L’efficacité de
toutes les méthodes pédagogiques présentées dans les chapitres 5 et 6 sera fortement réduite si
vous n’avez pas réussi à établir un bon rapport avec vos étudiants.
« Il y a certains enseignants qui ont le contact facile et qui seront toujours aimés par leurs étudiants. Il
y en a d’autres (comme moi) qui peuvent faire ce qu’ils veulent mais qui ne seront jamais appréciés »
pensent peut-être certains lecteurs. « Faux » vous réponds-je. La recherche sur l’attraction
interpersonnelle et la recherche en sciences de l’éducation montrent que le rapport entre enseignant
et étudiants dépend des comportements de l’enseignant. Et, ce qui est fort encourageant à savoir,
c’est que, loin d’être des comportements inconscients échappant à notre contrôle (comme des gestes,
des expressions faciales d’émotions, ou encore des attitudes corporelles), il s’agit de comportements
facilement contrôlables (Brown, 2000). Avant de nous intéresser plus particulièrement aux
comportements concrets que vous pouvez adopter, voici déjà quelques indications générales : 1.
Montrez que vous vous intéressez à vos étudiants : faites des efforts (visibles !) pour savoir quelles
sont leurs connaissances préalables, quels sont leurs besoins et intérêts et quelles sont leurs
attentes. 2. Montrez que vous vous souciez de la qualité de votre enseignement : n’hésitez pas à
communiquer à quel point il est important pour vous que votre cours devienne une expérience
enrichissante pour vos étudiants et à parler des mesures que vous avez prises pour qu’ils apprennent
un maximum dans votre cours. 3. Montrez que vous croyez en vos étudiants : ils n’apprécieront guère
que vous les traitiez comme une « bande de feignants ». Au contraire, communiquez que vous avez
confiance en eux et en leurs capacités. 4. Montrez que vous voulez avoir du contact avec vos
étudiants : indiquez- leur que cela vous ferait plaisir d’interagir avec eux et dites leur comment ils
peuvent entrer en contact avec vous. 5. Soyez humain : il est plus facile pour les étudiants d’avoir un
rapport avec un être humain qui raconte quelques faits personnels sur lui-même et qui ne se prend
pas trop au sérieux qu’avec une machine impersonnelle qui essaie à tout prix de maintenir l’illusion
qu’elle est infaillible. 6. Apprenez les noms de vos étudiants. Oui, oui, vous avez bien lu : je vous
propose d’apprendre les noms de vos étudiants. « Quoi ? Alors là, il exagère. Quelle suggestion
aberrante ! » se dit une bonne partie des participants de mes ateliers sur l’enseignement. Mais,
gageons qu’à la lecture de l’encadré ci-dessous vous ne partagerez sans doute plus cet avis. Il est
évident que la liste ci-dessus contient des suggestions abstraites qui doivent être traduites en
comportements concrets.
Définition du concept
Style Style
associatif incitatif
Styles
enseignem
Style Style
permissif transmissif
29
Le style d’enseignement orienté vers les résultats
Les enseignants sont principalement orientés vers les résultats (apprentissages acquis,
projets complétés). Ils maintiennent une classe très structurée et très organisée. Tout est
planifié. Une discipline stricte mais juste règne en classe. L’enseignant est la source
principale d’information et donne des instructions détaillées afin que l’élève puisse
apprendre.
Le style d’enseignement orienté vers la personne
Les enseignants sont empathiques et attachent beaucoup d’importance aux élèves. L’accent
est mis sur le sentiment de bien-être de l’élève et sur son estime personnelle. L’enseignant
partage ses sentiments et ses expériences personnelles avec les élèves. L’enseignant doit
rendre l’école amusante et présenter l’apprentissage sous forme de jeux et des activités où
l’élève se sent tant concerné physiquement ou mentalement. La planification est
fréquemment modifiée pour s’adapter à l’humeur de la classe.
Le style d’enseignement orienté vers le développement intellectuel
Les enseignants mettent l’accent sur le développement des habiletés intellectuelles des
élèves. Il leur accorde le temps nécessaire pour réfléchir et les encourage à développer les
habiletés de pensée critique, de résolution de problèmes, de logique et d’étude autonome.
La planification du programme d’étude est développée autour des concepts et elle est
fréquemment centrée sur une série de questions et des thèmes. L’évaluation est souvent
basée sur des débats ouverts, une dissertation ou une prise de position.
Le style d’enseignement orienté vers la créativité
Les enseignants doivent encourager les élèves à explorer leurs habiletés créatrices et
valoriser les idées innovatrices. L’enseignant doit aider les élèves à développer leur style
d’apprentissage. Pour cela, il doit diversifier les thèmes d’études et les relier au vécu de
l’élève afin de susciter leur imagination et leur curiosité.
Existe-t-il un style d’enseignement idéal ? Selon Silver, Hanson et Strong (1980), un
enseignant possède les quatre styles à la fois, mais chacun dans des « proportions »
différentes. Autrement dit, un enseignant peut être avant tout être orienté vers les résultats
(caractéristique dominante), puis orienté vers la personne, vers le développement intellectuel
et finalement vers l’action (caractéristique la moins présente). Chaque style d’enseignement
ne constitue donc pas un type pur, il reflète un mode d’enseignement dominant (Provencher,
1982).
Certes, chaque enseignant a un style dominant, mais l’une des caractéristiques de
l’enseignant efficace demeure sa capacité de varier son style et ses stratégies
d’enseignement pour s’adapter. Il s’agit pour un enseignant lucide de créer un
environnement éducatif tel que chaque élève y trouve ce qui correspond le mieux à son style
d’apprentissage. Plus l’enseignant connaît ses élèves, leurs caractéristiques et leur style
d’apprentissage, plus il sera à même de combler leurs attentes et leurs besoins par un style
pédagogique approprié.
Il ressort de différentes recherches effectuées que les styles d'enseignement centrés sur
l'élève plutôt que l'enseignant sont plus efficaces au niveau de l’apprentissage et aident à
motiver les élèves. De plus, plusieurs ouvrages mentionnent l'importance, pour l'enseignant,
d'être capable d'utiliser le style qui convient le plus à une situation d'apprentissage précise.
Cela implique que l'enseignant doit être capable d'utiliser plusieurs styles tout au long de sa
carrière.
Méthode : Du point de vue étymologique, la méthode est une voie à suivre, une façon de
faire. Sur le plan didactique, la méthode d’enseignement se définit comme un ensemble de
technique ordonnées selon les règles bien définies et mises en œuvre par l’enseignant pour
conduire le processus d’enseignement-apprentissage.
La stratégie interactive
A toutes les étapes du processus d’enseignement-apprentissage, il est essentiel de favoriser
l’intégration des connaissances et de développer l’esprit critique chez les élèves. Pour y
arriver, l’enseignant peut utiliser une stratégie interactive qui a recours aux interactions entre
l’enseignant et ses élèves, entre les élèves. Cette stratégie d’enseignement fait appel aux
connaissances des élèves et se sert du travail en équipe afin de créer des échanges
constructifs.
La stratégie interactive propose une série de variations qui met l’élève au centre de son
apprentissage. Cette façon de faire a des avantages suivants :
# il donne plus de sens à l’apprentissage ;
# il permet à l’élève de faire des liens entre les choses qu’il apprend ;
# il favorise une meilleure compréhension des connaissances ;
# il permet une mise à jour des stratégies utilisées par l’élève pour apprendre ;
# il permet à l’élève de réajuster ses stratégies d’apprentissage.
L’enseignant qui veut utiliser le modèle interactif pour donner du sens à l’apprentissage doit
faire attention aux éléments suivants :
- Faire connaître aux élèves des méthodes de questionnement pour faciliter la représentation
de la tâche à effectuer
- Faire appel aux élèves désignés ou au collectif de classe pour aider les autres qui éprouvent
souvent dans leur apprentissage
31
- Fournir aux élèves un apport conceptuel et notionnel lorsque l’ensemble de la classe n’arrive
pas à résoudre certains problèmes dans la réalisation d’une activité
La stratégie du questionnement
C’est une stratégie qui permet à l’élève d’aborder de façon active les matières scolaires et les
processus d’apprentissage. Cette stratégie sollicite une activité intellectuelle et certaines
habiletés de la pensée critique. Elle amène l’élève à apprendre par la formulation de
questions et par les questions qui lui sont adressées par l’enseignant ou les autres élèves sur
les notions étudiées. Elle incite l’élève à trouver lui-même les réponses et à effectuer une
synthèse afin de retenir les éléments importants.
Le questionnement se fait tout au long du processus d’apprentissage, le tableau suivant
donne des exemples de types de questions qui peuvent être posées à chacune des étapes.
Il est important de mentionner, qu’à la fin d’un questionnement, l’enseignant ou les élèves
doivent faire la synthèse de réponses et apporter des informations complémentaires.
La stratégie de remédiation
Cette stratégie d’enseignement s’applique au réajustement des apprentissages erronés d’un
élève lors de la réalisation d’une tâche. Pour aider un élève en difficulté, l’enseignement de
type correctif propose une mise en situation d’activités qui s’organise selon les étapes qui
suivent :
- L’enseignant propose une activité d’apprentissage
- Chaque élève effectue individuellement cette activité
- Tous les élèves se regroupent dans des équipes, confrontent leurs productions, et font une
correction collective de l’activité
- Chaque membre compare ses réponses et cherche avec les autres les sources de ses erreurs
- Chaque membre de l’équipe recherche des moyens d’éviter que ces erreurs se reproduisent.
Ainsi, c’est par l’entraide que chacun découvre l’efficacité de ses stratégies et parvient à
modifier celles plutôt inefficaces.
La stratégie de la métacognition
La métacognition est l’activité dans laquelle l’élève réfléchit à ce qu’il fait, à ses démarches,
à ses procédures, à la façon de s’y prendre et surtout à son inefficacité personnelle de
travailler. Souvent les élèves qui éprouvent des difficultés reproduisent de façon répétitive
les mêmes erreurs, car ils ne s’interrogent pas sur leurs façons d’apprendre. En fait, ils ont
des connaissances et compétences, ne savent pas les utiliser, ni les transférer, cette
inefficacité étant tout d’abord attribuée qu’ils ne savent pas ce qu’ils savent, ni ne savent pas
comment ils ont procédé.
Pour aider les élèves à connaître leur processus d’apprentissage et ainsi limiter leurs
difficultés, l’enseignant doit utiliser les stratégies de métacognition. Ce questionnement sur
soi vise à les aider à poser de bonnes questions lorsqu’ils écoutent l’enseignant, exécutent un
travail en classe, un devoir ou un examen.
La stratégie de l’apprentissage coopératif
La coopération entre pairs consiste à favoriser l’entraide entre les élèves dans leurs
apprentissages scolaires. Cette stratégie met en relation les élèves afin qu’ils s’enseignent
réciproquement les notions des matières prévues au programme scolaire. Ainsi, l’enseignant
n’est plus le seul à soutenir l’apprentissage des élèves. La coopération est une sorte de
partenariat qui permet à l’enseignant de partager une partie de son rôle de soutien. Il vise à
placer l’élève dans des situations d’apprentissage qui lui permettent :
- d’apprendre par l’entraide et de partager ses savoirs;
- d’acquérir une meilleure compréhension des matières scolaires (mise en commun de ces
compétences sur les méthodes et les processus); de maintenir la motivation;
- de vivre une valorisation personnelle (l’utilisation de ses compétences, le sentiment
d’appartenance au groupe, le renforcement de confiance en ses capacité et le sentiment
d’être utile aux autres)
32
- de percevoir l’enseignant comme une aide à l’apprentissage et non comme une personne qui
détient le savoir.
Lorsqu’un enseignant utilise le tutorat, il regroupe les élèves en équipes (dyade, triade ou
sous-groupe) selon les forces de chacun. Il peut utiliser cette stratégie d’enseignement pour
effectuer, réviser et consolider certains apprentissages. Il est important pour que les
moments d’échanges entre les élèves soient efficaces, l’enseignant rappelle à tous les cinq
règles suivantes de fonctionnement :
1) le respect des idées de chaque élève;
2) une réduction de bruit dans le déplacement;
3) une intensité de la voix acceptable lors des échanges;
4) une concentration des élèves sur la tâche;
5) un partage des compétences et des encouragements fréquents entre les élèves.
Ce schéma montre clairement les trois types de relations pédagogiques entre les
composantes de la situation : la relation didactique qui se situe entre l’enseignant et l’objet
d’apprentissage, la relation d’enseignement ou de médiation entre l’enseignant et l’élève et
la relation d’apprentissage entre l’élève et l’objet d’étude. On entend par situation
pédagogique planifiée pour l’élève et qui suscite effectivement son apprentissage. Pour
qu’une situation d’apprentissage soit pertinente, il faut qu’elle soit:
! Réaliste : c’est-à-dire qu’elle tienne compte du temps et des ressources disponibles et
34
qu’elle favorise l’utilisation d’un matériel diversifié pour réaliser la tâche ;
Significative : c’est-à-dire qu’elle ait du sens pour les élèves et réponde à leurs intérêts et
besoins.
Evolutive : c’est-à-dire qu’elle évolue selon les élèves et leurs résultats et comporte une
possibilité d’ajustement selon les contraintes rencontrées.
Cohérente, adaptée : c’est-à-dire qu’elle soit liée au programme d’étude.
!Rigoureuse : c’est-à-dire qu’elle présente clairement les attentes et les consignes aux
élèves et exige un type travail de leur part.
La situation pédagogique est aussi représentée comme la rencontre de trois pôles d’un
triangle « enseignant élève savoir » (Houssaye, J. 1988).
Situation magistrale
Que se passe-t-il « derrière faire un exposé » ? Ces situations que l’on a qualifiées de
magistrale, correspondent à des tâches pour lesquelles l’élève doit écouter une explication,
lire une description, regarder un schéma, suivre une démonstration, comprendre puis
appliquer ou restituer. L’enseignant énonce la forme déclarative du savoir et de trouver les
bons exemples, les bonnes analogies et les techniques complémentaires qui favorisent la
compréhension.
La préparation de ce type de situation d’enseignement concerne donc aussi la régulation de
l’apprentissage des élèves : observer et interpréter l’attitude des élèves, autoriser des
questions pendant ou à la fin de l’intervention, susciter des questions pour vérifier la
compréhension, expliciter, ajuster les réponses, s’adapter aux réactions.
Certains pédagogues parce qu’ils ne voient pas les élèves agir qualifient ces méthodes de
passives. Pourtant, ce sont des situations d’apprentissage par compréhension. Elles sont
certainement à démontrer que ce soit par l’enseignant (il est difficile de voir qu’un élève
écoute et ne comprend pas, que de voir un élève qui résout un problème et ni arrive pas), ou
par l’élève lui-même (comment être certain que l’on ne comprend pas certainement quelque
chose ?)
Le recours à un apport magistral de type exposé se justifie par des contraintes
organisationnelles : on n’a pas le temps de faire mieux ou ponctuellement pour faire un
point, une synthèse. Mais cela implique de « prendre les élèves là ils en sont réellement. Le
vocabulaire et les structures de syntaxe utilisés doivent être adaptés aux élèves, et la
structure argumentative connue d’eux.
Une des principales difficultés de ce type de situation réside dans l’écoute attentive et dans
la prise de note par les élèves. Il s’avère fondamental pour l’élève de savoir apprendre à
apprendre : savoir écouter, dégager l’essentiel, synthétiser, prendre des notes.
En tant que tel l’exposé n’est qu’un dispositif de prise d’informations, une modalité pour
apprendre, du même registre que la recherche documentaire. Un de ces principaux défauts
est que la motivation est basse et les élèves sont peu impliqués. On ne peut donc faire
l’économie d’un dispositif motivationnel.
Ces situations d’apprentissage par l’action (le « Learning by doing » de Dewey) sont
choisies pour résoudre des problèmes de motivation et d’engagement des élèves dans les
apprentissages par la mise en activité. Elles correspondent aux situations dans lesquelles il
est proposé à l’élève de résoudre un problème, ou de rechercher. L’hypothèse qui sous-tend
ces situations est que l’action de l’élève dans la situation va permettre de générer des
connaissances. Les élèves, mis par groupes, travaillent ensemble à résoudre un problème
généralement validé par l’enseignant, problème pour lequel, ils n’ont reçu aucune formation
particulière, de façon à faire des apprentissages de contenu, de savoir-faire, à découvrir des
35
notions de façon active (il s’instruit lui-même) en y étant poussé par les nécessités du
problème soumis. La démarche est guidée par l'enseignant qui joue un rôle de facilitateur.
Ceci est différent d’une étude de cas ou d’une résolution de problème, en ce sens que la
bonne ou la mauvaise réponse n’est pas importante. Il n’y a pas une réponse.
Un élève peut trouver une solution différente qui serait très acceptable.
Comparativement à un enseignement par instruction, les principaux avantages concernent le
développement des habiletés de haut niveau cognitif comme l’analyse, la synthèse, etc., et
des savoirs-être individuels et collectifs comme l’apprentissage de la négociation et de la
résolution des conflits, le développement de l’autonomie, de la créativité, de la
responsabilité, la prise de conscience de ses capacités professionnelles, confiance en soi, la
fierté. On note aussi l’augmentation de la motivation intrinsèque des élèves.
Cependant, des études montrent (Dochy, 2003) que l’enseignement par découverte a des
effets très différents sur les types de connaissances. Son effet positif sur les savoir-faire des
élèves semble immédiat et durable. Par contre, les élèves ont des connaissances déclaratives
moindres, mais se souviennent mieux des connaissances acquises.
Situation-Problème
Une de ces situations actives pour l’élève est la situation –problème.
« La situation problème consiste à proposer aux élèves une tâche scolaire dont on sait qu’ils
ne sont pas en état de la réaliser avec l’état actuel de leurs connaissances mais qui est proche
de cet état et dont ils peuvent comprendre l’énoncé ». Lasnier (2000).
« La situation-problème est une situation d’apprentissage où une énigme proposée à l’élève
ne peut être dénoué que s’il remanie une représentation précisément identifiée ou s’il
acquiert une compétence qui lui fait défaut, c’est-à-dire il surmonte un obstacle.
La gestion de classe est l’un des actes professionnels les plus importants pour l’enseignant.
Un fonctionnement harmonieux de la classe constitue un élément déterminant pour la
progression des apprentissages et la réussite des élèves. Dans ce contexte, la gestion de la
classe s’impose. Un temps considérable est généralement consacré aux tâches de gestion de
la classe.
Selon Martineau S. et Gautier C. (1999), l’apprentissage des élèves ne peut plus être abordé
en relation aux seules dimensions didactiques et qu’en conséquence, la gestion de la clase
semble de plus en plus au cœur de l’effet enseignant. Les préoccupations de la gestion
datent selon eux du XVIIe siècle.
La gestion de la classe constitue un aspect fondamental de l’enseignement, car les élèves ne
doivent pas être distraits par des problèmes organisationnels et relationnels.
Les compétences en matière de gestion de la classe sont des compétences majeures et
indispensables à la confiance en soi en début de carrière enseignante, ainsi que leur
principale source de difficultés (Johnson V. G. 1993 ; 1994 ; Reynolds A. 1995). Nault T. et
Fijalkow J. signalaient en 1999, qu’ils ont constaté au Canada que les préoccupations des
enseignants en première année d’exercice sont le contrôle de la classe, son organisation, la
discipline et la prise en compte des différences interindividuelles entre enfants. Même chez
les enseignants expérimentés, les compétences en matière de la gestion de la classe
requièrent une adaptation nouvelle chaque année. La gestion de la classe est une compétence
nécessaire à la réussite de la carrière enseignante
De nombreuses études montrent que la réussite, les attitudes et comportements des élèves, le
développement des capacités d’apprentissage autonome ainsi que la satisfaction sont liés à la
gestion de la classe.
L’enseignant doit se soucier à la fois du groupe, mais aussi des élèves composant ce
groupe et il doit se soucier de leur développement cognitif et socio-affectif. Il doit
établir et maintenir un climat propice à l’apprentissage.
37
Pour Leveillé et Dufour, les difficultés en matière de gestion de la classe, provoquent
l’insatisfaction et le stress au travail chez l’enseignant.
Au lieu de considérer que la compétence en matière de gestion de la classe s’acquiert par
expérience, il est nécessaire que ce programme figure au niveau de la formation
pédagogique des enseignants.
Selon Archambault J. et Chouinard R. (1996), une gestion de classe adaptée aux besoins des
élèves favorise le développement de leurs capacités d’apprentissage autonome et
d’autocontrôle.
Des difficultés en matière de gestion de la classe, entraine des problèmes de discipline et une
diminution du temps consacré à l’apprentissage.
Les enseignants se distinguent par leurs profils personnels de gestion de classe. Ceux-ci
sont influencés par les conceptions personnelles de l’enseignement et de leurs
représentations des besoins des élèves.
Les valeurs
38
Les valeurs des enseignants sont au cœur du modèle et guident l’ensemble de leurs
décisions face à la gestion de classe. Elles ont un lien direct avec les huit autres éléments
du modèle théorique. Par leurs attitudes et comportements à l’égard des élèves, les
enseignants laissent transparaître leurs valeurs associées non seulement à la réussite
scolaire, mais aussi à l’effort et à la vie dans la société. En tant que guide et modèle,
l’enseignant peut transmettre ces mêmes valeurs à ses élèves et promouvoir différentes
conduites et habiletés sociales qui en découlent, afin de favoriser l’établissement de
relations harmonieuses dans la classe. Les valeurs que l’enseignant transmet sont par
exemple : l’effort, le dépassement de soi, l’empathie, la coopération, le respect, etc.
L’organisation
Une bonne gestion de classe passe par l’ordre qui règne dans la classe. Plusieurs
stratégies peuvent contribuer à y établir une organisation souple et efficace. Celles qui
reviennent le plus fréquemment dans les écrits et qui ont été observées dans les pratiques
sont :
- le partage des attentes : lorsque les élèves savent ce qui est attendu d’eux, ils peuvent plus
facilement agir en conséquence.
- la gestion des transitions et les routines : les transitions concernent les changements
d’activités. Afin de maximiser le temps centré sur la tâche, l’enseignant doit
s’assurer que les transitions se déroulent efficacement et de manière harmonieuse, sans
trop de perte de temps. Les consignes permettant de gérer ces routines doivent être claires.
L’observation systématique
Que ce soit lors des leçons magistrales, du travail individuel ou en groupes, les
enseignants efficaces supervisent l’ensemble de leurs élèves de façon à répondre à leurs
besoins. Ils évaluent la compréhension et s’assurent de garder les élèves attentifs et
engagés. Lorsqu’ils sont constamment à l’écoute et attentifs à tout ce qui se passe dans la
classe, les élèves obtiennent les informations nécessaires pour maintenir un climat
propice à l’apprentissage.
La communication et la collaboration
L’enseignant doit laisser les élèves s’exprimer. Il doit se montrer disposé à les écouter.
Les élèves aiment sentir que leur enseignant leur fait confiance. L’enseignant qui
valorise le respect mutuel, favorise dans sa classe les interactions positives, encourage
l’utilisation des habiletés de communication et l’acceptation des différences et ne laisse
aucune place aux insultes et aux critiques négatives (Ryan et Patrick, 2001). Les élèves
doivent être acceptés dans leurs différences par leurs pairs et par l’enseignant. De cette
manière, il crée un environnement à l’intérieur duquel les élèves sentent qu’ils peuvent
prendre des risques et commettre des erreurs sans être jugés.
L’analyse réflexive
Les élèves doivent être amenés à pousser loin leur raisonnement, à développer leur pensée
et à approfondir leurs connaissances. En étant sensibilisés aux conséquences de leurs
actions, les élèves sont plus à même de faire des choix réfléchis et appropriés (Beyda
et al., 2002; Richardson et Fallona, 2001).
Dans le but de favoriser la réussite pour tous, l’enseignant doit idéalement adapter son
enseignement aux différents styles d’apprentissage des élèves. Il accompagne les élèves
pour les faire progresser à leur rythme et les amener à développer au maximum les
compétences visées par le programme de formation.
Amenant les élèves à devenir autonomes, à prendre leurs propres décisions et en leur
donnant du pouvoir dans la classe, l’enseignant leur permet de s’approprier leur démarche
d’apprentissage.
Les élèves aiment savoir s’ils répondent aux attentes de l’enseignant. Celui-ci donc leur
donner régulièrement des informations sur ce sujet.
Les facteurs qui peuvent influencer la gestion de la classe sont divers. Ils sont soit relatifs au
contexte ou à l’enseignant lui-même.
L’expérience de l’enseignant
L’âge de l’enseignant, sa personnalité
Le sexe de l’enseignant
La taille de l’école
Le nombre d’élèves dans la classe
Le nombre d’élèves agressifs ou indisciplinés
Le conflit entre valeurs de l’enseignant et celles des élèves
Les différences de capacités d’apprentissage des élèves.
Le contexte de travail
Etc….
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