LES DIFFENTES POSITIONS DU MALADE AU LIT
INTRODUCTION
Le besoin de mobilité et de confort fait partie des besoins fondamentaux assurant la vie
humaine. L’infirmier devra donc installer le malade dans la position la plus favorable à son
indépendance. Ainsi il pourra lui faire adopter chacune des positions suivantes en fonction du
but recherché.
I - POSITION DE DECUBITUS DORSAL
Le malade est allongé à plat sur le dos sans oreiller, ni traversin, on peut mettre le petit
coussin sous la tête. C’est la position la plus fréquente chez tous les malades. Elle convient
presque à tous les opérés, aux malades affaiblis et aux accouchées récentes.
INCOVENIENTS
- Le décubitus dorsal est très mal supporté par les insuffisants cardiaques et
respiratoires
- Une présence attentive est nécessaire pour les malades inconscients et il faut prendre
des précautions contre
L’incontinence ( sonde à demeure + sac à urine )
La chute ( barrière )
L’asphyxie ( tourner la tête sur le côté )
II - POSITION MI ASSISE OU DE FOWLER
Le malade est placé en position mi-assise et soutenu par 3 ou 4 oreillers ou par un dossier
garni d’un des oreillers. Placer un rouleau sous les genoux et parfois mettre un support au
pied.
Cette positon convient dans les affections abdominales qui exigent un drainage ou quand un
relâchement musculaire est sollicité pour les hémiplégies, les cardiaques ou les malades
atteints d’affections pulmonaires.
CAS PARTICULIER : pour les hémiplégiques
- Protéger le lit par une toile
- Soutenir les membres paralysés et les surélever
- Employer de préférence un dossier avec accoudoir pour éviter l’affaissement du
malade
- Surveiller et prévenir l’apparition d’escarres
III - POSITION ASSISE
Elle est obtenue soit :
- Avec 3 oreillers qui se chevauchent et se superposent au niveau de la région lombaire,
des épaules et de la tête.
- Avec un dossier de lit à inclinaison réglable sur lequel on dispose deux oreillers
Chez le cardiaque, il faut compléter par un oreiller plié en deux ou un gros coussin sous
chaque coude. Cette position étant difficile à maintenir, deux moyens peuvent être
employés pour empêcher le malade de glisser au fond du lit :
- Le buttoir au fond du lit : traversin assez dur recouvert d’une alèze.
- Des cales de 10 à 15cm sous les pieds du lit, créant une légère déclivité
La position assise facilite les mouvements respiratoires. Elles est indiquée chez tous les
malades présentant une dyspnée d’origine cardiaque ou pulmonaire.
Elle est contre indiquée chez les malades inconscients.
IV - POSITION DE DECUBITUS LATERAL
Le malade est installé sur le côté droit ou gauche, la jambe qui repose sur le lit est allongé,
l’autre légèrement repliée et posée vers l’avant, le bras qui repose sur le matelas est étendu
vers le bord du lit, l’autre est replié sur le thorax. Chez un malade paralysé ou inconscient, il
faut placer un coussin sous le genou replié, un autre en avant du thorax et un autre dans la
région lombaire pour le maintenir dans cette position.
La position de décubitus latéral convient après une intervention portant sur une moitié du
corps : cage thoracique rein et en cas d’affection pulmonaire sans dyspnée.
CAS PARTICULIERS
- Position latérale haute : malade en position mi-assise mais sur le côté dans les
affection pulmonaires avec dyspnée
- Position latérale penchée : malade en décubitus latéral dans un lit en position déclive
dans le drainage des voies respiratoires
V - POSITION EN DECUBITUS VENTRAL OU ABDOMINAL
Le malade est couché sur le ventre sans traversin, un petit oreiller est glissé sous la tête
tournée sur le côté de préférence vers la porte.
Cette position est un employée, elle convient après les interventions sur la colonne
vertébrale, en cas d’escarres de décubitus dorsal, pour faciliter l’élimination des gaz, et pour
obtenir le drainage des liquides collectés dans la partie antérieure du corps. Elle est parfois
combinée avec la position déclive pour le drainage des voies respiratoire.
Elle est contre indiquée chez tous les insuffisants respiratoires et cardiaques.
Le décubitus ventral prolongé peut entraîner des douleurs au niveau de la colonne vertébrale
et des douleurs liées aux mouvements nécessaires pour manger et boire (lits spéciaux )
VI - POSITION DECLIVE OU DE TRENDELEMBURG
Le malade est installé en décubitus dorsal, la tête plus basse que le reste du corps par
surélévation du pied du lit par des cales assez hautes ou une chaise. Il peut être utile de
mettre un oreiller vertical ou mieux un drap tendu contre les barreaux ou les panneaux pour
éviter que le malade ne se heurte la tête.
Cette position est indiquée après une ponction lombaire, une rachi-anesthésie ou en cas
d’hémorragie car elle favorise l’irrigation du cerveau.
VII - POSITION POCLIVE
Le malade est installé en décubitus dorsal, la tête plus haute que le reste du corps par
surélévation de la tête du lit par des cales.
Cette position convient aux malades ayant un plâtre au thorax et au cou ( minerve )
Il faut prévoir un buttoir pour que le malade ne glisse pas au pied du lit.
Pour donner au malade le maximum de confort possible dans les diverses positions exigées
par son état, il existe des lits spéciaux dont les divers segments peuvent être placés en
diverses positions.
EPREUVE DES TROIS VERRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
1. Définir l’épreuve des trois verres
2. Décrire en respectant la chronologie la technique de l’épreuve des trois verres
3. Interpréter les résultats de l’épreuve des trois verres en se référant aux normes
établies.
PLAN
I. DEFINITION
II. TECHNIQUE
III. RESULTAT.
I. DEFINITION
Elle permet de préciser l’origine de l’hématurie qui est une émission par l’urètre de sang
mélangé intimement à une plus ou moins grande quantité d’urine.
II. TECHNIQUE
Faire uriner le malade, au cours de la miction recueillir les urines dans trois verres différents :
Début de la miction = 1er verre ;
Milieu de la miction = 2ème verre ;
Fin de la miction= 3ème verre.
III. RESULTAT
La présence de sang dans :
Le premier verre indique une hématurie initiale provenant de l’urètre ou de la prostate ;
Le DEUXIEME verre indique une hématurie terminale, venant de la vessie ;
Les trois verres indiquent une hématurie totale provenant des reins.
NB : Une hématurie abondante est toujours totale quelle que soit son origine.
L’hématurie peut parfois être discrète et n’être dépistée que par l’examen microscopique
du culot urinaire ;
Un traitement aux anti-coagulants peut provoquer une hématurie sans lésion rénale ;
Les circonstances d’apparition de l’hématurie devront toujours être précisées ;
Précédée de douleurs lombaires, elle fait penser à une lithiase ;
Accompagné de douleurs vésicales, elle incite à rechercher une cystite ;
Spontanée, non douloureuse, capricieuse, elle évoque le cancer du rein.