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Analyse des contraintes et déformations mécaniques

Le document traite de l'analyse des contraintes et déformations dans une pièce parallélépipédique soumise à une charge uniforme. Il aborde la détermination des contraintes en un point donné, le calcul du vecteur contrainte, et la représentation graphique des contraintes via le cercle de Mohr. De plus, il discute des concepts de déformation, de déplacement, et de la distinction entre déformation et rotation dans le contexte de la mécanique des milieux continus.

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Analyse des contraintes et déformations mécaniques

Le document traite de l'analyse des contraintes et déformations dans une pièce parallélépipédique soumise à une charge uniforme. Il aborde la détermination des contraintes en un point donné, le calcul du vecteur contrainte, et la représentation graphique des contraintes via le cercle de Mohr. De plus, il discute des concepts de déformation, de déplacement, et de la distinction entre déformation et rotation dans le contexte de la mécanique des milieux continus.

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11/03/2025

Application :

Une pièce parallélépipédique droite de section constante, de longueur 𝒍 est soumise à une densité
surfacique de charge 𝒑𝟎 uniformément répartie sur les deux sections extrêmes, 𝑺𝟎 et 𝑺𝒍

1) Déterminer l’état de contrainte en un point M quelconque de la pièce.


2) Soit S une section plane, orientée par sa normale 𝒏 , située dans le plan (𝒙 , 𝒚 ) et inclinée d’un
angle 𝝋 par rapport à l’axe 𝒙 . Calculer le vecteur contrainte en tout point 𝑷 de la section 𝑺.
3) Déterminer alors les contraintes normale et la contrainte tangentielle en ce point.
4) Tracer le(s) cercle(s) de Mohr. Déterminer la contrainte de cisaillement maximale, et trouver une
éventuelle relation entre 𝛔𝐧 et 𝝉

97

Cas particulier d’état de contrainte plane :


Ce cas s’applique aux structures planes minces, qui ne sont
sollicitées que par des charges
agissant dans leur plan. Conventionnellement, le plan de la
structure est (XOY) . L’épaisseur de la structure, très petite
par rapport a ses deux autres dimensions, est
symétriquement repartie de part et d’autre du plan XOY qui
s’appelle le feuillet moyen.

Ce type de comportement mécanique est par exemple


applicable dans le cas d’une éprouvette de traction pour peu
qu’elle soit suffisamment mince.

Les hypothèses sur le chargement impliquent la nullité en tout


point de 3 des 6 composantes du tenseur des contraintes :

𝜎 𝜎 0
𝜎= 𝜎 𝜎 0
0 0 0 ( , , )
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Etude de la déformation

99

La déformation présente la manière dont réagit le matériau constitutif du solide (ou de la structure) quand ce
dernier est soumis à des sollicitations mécaniques. Ce concept est fondamental en mécanique des milieux
continus.

Techniquement, le terme déformation indique un changement de la forme d’un corps solide soumis à un
chargement d’une configuration initiale, à une configuration finale (déformée) qui ne peut être superposée à la
configuration de référence.
Après déformation le point M se transforme en M* et le point N se transforme en N*.
Le segment MN se transforme alors à M*N* de longueur généralement différente par rapport à la
configuration initiale. 100

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Déplacement :
La position du point M dans le repère cartésien est repéré par le
vecteur :

Le particule originellement au point M se déplace à un point M* dans la configuration


actuelle. La nouvelle position M* est repérée par :

Le vecteur est le vecteur de déplacement :

101

Déplacement et gradient de déformation :

On considère la configuration déformée et une configuration non-déformée dans un


repère cartésien :

La figure présente le processus de déformation d’un segment infinitésimal dans la


configuration initiale vers une nouvelle forme

, =

, =
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Le segment (la fibre) infinitésimal s’écrit après déformation de cette façon :

Vu que et sont trop proches , est un segment infinitésimal de longueur

De la même manière :

Avec :

103

En écriture matricielle :

Avec est le tenseur gradient de déformation

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Rappelons que :

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106

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On définit le tenseur appelé le tenseur de déformation de Green-Lagrange

𝐸 𝐸 𝐸
𝐸 𝐸 𝐸 , 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐸 = 𝐸
𝐸 𝐸 𝐸

En écriture matricielle :

107

Les éléments du tenseur de Green Lagrange sont :

108

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Petites Déformations (linéarisation )


En adoptant l’hypothèse des petites déformations et déplacements :
La dérivée du déplacement est considérée comme une faible quantité, le
carré de cette quantité est donc négligeable.

Les termes en : sont donc négligeables

Le tenseur de Green Lagrange devient donc un tenseur de déformation


infinitésimal :

𝜺𝒊𝒋

𝟏
𝜺 = (𝒈𝒓𝒂𝒅 𝒖 + (𝒈𝒓𝒂𝒅 𝒖 )𝑻 )
𝟐

109

Les éléments de 𝜺𝒊𝒋 s’écrivent donc :

Tenseur symétrique

110

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Interprétation géométrique du tenseur des déformations (cas 2D):


Dans le contexte de l’hypothèse des petits déplacements, on considère la déformation des
fibres élémentaires et respectivement parallèles à l’axe et

= 𝑑𝑥 𝑒⃗
= 𝑑𝑥 𝑒⃗
Après déformation et se déplacent à et
111

112

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Le terme 𝜺𝟏𝟏 représente le changement de la longueur de la fibre infinitésimale

selon la direction . 𝜺𝟏𝟏représente donc l’allongement dans la direction 1 .

Le terme 𝜺𝟐𝟏 représente la distorsion de la fibre selon la direction 2

113

Le même raisonnement peut s’appliquer sur la fibre infinitésimale

𝜺𝟐𝟐

Représente le changement de la longueur du fibre infinitésimal


selon la direction 2 .

𝜺𝟏𝟐

Représente la distorsion selon la direction 1

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est l’angle entre et avant et après déformation, sachant que

Sachant que est faible 

𝜕𝑢
𝛾 = =𝜀
𝜕𝑥
De la même manière on démontre que :
𝜕𝑢
𝛾 = =𝜀
𝜕𝑥
115

La distorsion globale de l’élément :

𝝏𝒖𝟐 𝝏𝒖𝟏
𝜸𝟏𝟐 = 𝜸𝟏 + 𝜸𝟐 = + = 𝜺𝟐𝟏 + 𝜺𝟏𝟐
𝝏𝒙𝟏 𝝏𝒙𝟐

Sachant que le tenseur des déformations est symétrique  𝜺𝟐𝟏 = 𝜺𝟏𝟐

Angle de cisaillement 𝜸𝟏𝟐 = 𝟐𝜺𝟏𝟐

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Le tenseur des déformations s’écrit donc de cette manière :

𝜺𝟏𝟏 𝜺𝟏𝟐 𝜺𝟏𝟑


𝜺 = 𝜺𝟏𝟐 𝜺𝟐𝟐 𝜺𝟐𝟑
𝜺𝟏𝟑 𝜺𝟐𝟑 𝜺𝟑𝟑

En écriture de Voigt le tenseur des déformations s’écrit de cette façon, notons que pour cette
écriture on préfère présente le taux angulaire de cisaillement

𝜺𝟏𝟏 𝜺𝒙𝒙 𝜺𝟏𝟏


𝜺𝟐𝟐 𝜺𝒚𝒚 𝜺𝟐𝟐
𝜺𝟑𝟑 𝜺𝒛𝒛 𝜺𝟑𝟑
𝜺= 𝜸 ≡ 𝜸 ≡ 𝟐𝜺
𝟏𝟐 𝒙𝒚 𝟏𝟐
𝜸𝟐𝟑 𝜸𝒚𝒛 𝟐𝜺𝟐𝟑
𝜸𝟏𝟑 𝜸𝒙𝒛 𝟐𝜺𝟏𝟑
117

 De la même manière que pour les contraintes le tenseur des déformations peut
être décomposer à une partie sphérique et une partie déviatorique.

 un tenseur de déformation dans une base quelconque ,

(𝒙 , 𝒚 , 𝒛 )
On peut associer une forme diagonale dans une base principale(𝑫𝟏 , 𝑫𝟐 , 𝑫𝟑 ),
𝜺𝟏 𝟎 𝟎
𝜺= 𝟎 𝜺𝟐 𝟎
𝟎 𝟎 𝜺𝟑 (𝑫𝟏 , 𝑫𝟐 , 𝑫𝟑 )
L’identification des déformations principales se fait en par la résolution du
polynôme caractéristique issue de relation :
𝒅𝒆𝒕 (𝜺 − 𝜺𝑰) = 𝟎
−𝜺𝟑 + 𝑰𝟏 𝜺𝟐 − 𝑰𝟐 𝜺+ 𝑰𝟑 =𝟎 118

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Avec

𝑰𝟏 = 𝜺𝒊𝒊 = 𝒕𝒓 𝜺
𝟏
𝑰𝟐 = (𝜺𝒊𝒊 𝜺𝒋𝒋 − 𝜺𝒊𝒋 𝜺𝒊𝒋 )
𝟐
𝑰𝟑 = 𝐝𝐞𝐭(𝜺)

𝑫𝟏 , 𝑫𝟐 𝒆𝒕 𝑫𝟑 sont les directions propres unitaires associées aux déformations principales avec :

(𝜺 − 𝜺𝒊 𝑰)𝑫𝒊 = 𝟎

𝑫𝒊 = 𝟏

119

Taux de dilatation volumique .


• Il s’agit du changement de volume d’un corps élastique soumis à des déformations.
• Soit un corps élastique parallélépidique de cotés initiaux 𝒍𝒙 , 𝒍𝒚 𝒆𝒕 𝒍𝒛 , déterminer le variation
∆𝑽
volumique relative en fonction du tenseur des déformations du solide.
𝑽𝟎

𝑽𝟎 𝑽

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Vitesses et vitesses des déformations :

La vitesse d’un point d’un corps solide dans le repère (x,y,z) est définie
comme suit :

En fonction des déplacement les composantes du vecteur de vitesse des


déplacements s’écrivent :

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À l’instar des déformations on peut également définir une vitesse de déformation :


Selon x :
L’allongement

Le taux de cisaillement

122

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D’une manière générale dans un repère cartésien :

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Application
• Dans un solide S dont le comportement et considéré purement élastique, le vecteur de
déplacement 𝑼 est défini en un point dans repère cartésien (𝒆𝟏 , 𝒆𝟐 , 𝒆𝟑 ) comme suit :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦
𝑈⃗ = 𝑐𝑦
𝑑𝑥 + ℎ𝑦 + 𝑓𝑧
Avec a, b, c, d, h et f sont des variables qui dépendent uniquement de temps, la déformation est donc
homogène dans le solide.

1. Déterminer en fonction des coefficients (a,b…) le tenseur des déformations au niveau du point
M.
2. Si le volume initial du solide est V0, déterminer en fonction de V0 de a, b, c , d, h et f le volume
final du solide.
3. Décomposer 𝜺 en parties sphérique et déviatorique.
4. Ecrire le tenseur des contraintes au niveau du point M (Sachant qu’en élasticité linéaire le
comportement du matériau s’écrit comme suit )
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Déformation vs Rotation : Distinction Fondamentale

Lorsqu'un solide est soumis à un champ de déplacement, il peut subir à la fois une déformation et une
rotation. Il est essentiel de distinguer ces deux effets pour analyser correctement le comportement
mécanique du matériau.
Définition du Champ de Déplacement
En considérant un déplacement infinitésimal 𝒖 = (𝒖𝒙 , 𝒖𝒚 , 𝒖𝒛 ), les variations de position d’un point
sont données par le gradient du déplacement :

𝝏𝒖𝒊
𝝏𝒙𝒋

Ce tenseur peut être décomposé en une par e symétrique (𝐴 = 𝐴) et une partie antisymétrique(𝐴 =
− 𝐴):

125

- Tenseur des Déformations


Le tenseur des déformations 𝜺𝒊𝒋 mesure les variations de longueur et d'angle dans le
matériau :
𝟏 𝝏𝒖𝒊 𝝏𝒖𝒋
𝜺𝒊𝒋 = ( + )
𝟐 𝝏𝒙𝒋 𝝏𝒙𝒊

 Si 𝜺𝒊𝒋 ≠ 𝟎 , il y a une modification des longueurs ou des angles, ce qui indique une
déformation réelle.
 Une déformation peut être volumique (changement de volume) et/ou de cisaillement
(changement de forme sans variation de volume).

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Tenseur rotations 𝝎𝒊𝒋


Le tenseur des rotations quantifie la partie de la transformation associée à une
rotation rigide :

𝟏 𝝏𝒖𝒊 𝝏𝒖𝒋
𝝎𝒊𝒋 = ( − )
𝟐 𝝏𝒙𝒋 𝝏𝒙𝒊

Si 𝝎𝒊𝒋 ≠ 𝟎 mais 𝜺𝒊𝒋 = 𝟎, alors le solide effectue uniquement une rotation rigide
sans déformation.
La rotation rigide ne modifie pas les longueurs ni les angles internes du
matériau.

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Vecteur rotation 𝛀
Soit le champ de déplacement :

𝒖𝒙 = 𝜶𝒚, 𝒖𝒚 = 𝜷𝒛, 𝒖𝒛 = 𝜸𝒙

Le tenseur rotation est :

Le vecteur rotation selon les axes 𝒆𝟏 , 𝒆𝟐 𝒆𝒕 𝒆𝟑 est donc :

128

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Exemple :
Soit le champ de déplacement

𝒖𝒙 = 𝜸𝒚, 𝒖𝒚 = 𝟎

Le tenseur des déformations est :


𝜸
𝟎 𝟎
𝟐
𝜺= 𝜸
𝟎 𝟎
𝟐
𝟎 𝟎 𝟎 (𝒆𝟏 ,𝒆𝟐 , 𝒆𝟑 )
Il s’agit d’un cisaillement pur.
𝜸
Le tenseur de rotation rigide est : 𝟎 𝟎
𝟐
𝝎= 𝜸
− 𝟎 𝟎
𝟐 129
𝟎 𝟎 𝟎 (𝒆𝟏 ,𝒆𝟐 , 𝒆𝟑 )

Application :
Soit un champ de déplacement en 2D :

𝒖𝒙 = 𝜶𝒙 + 𝜷𝒚, 𝒖𝒚 = 𝛄𝒙 + 𝜹𝒚

 Déterminer le gradient de déplacement.


 Déterminer l’état de déformation.
 Calculer le vecteur rotation.
 Quelles conditions faut-il imposer sur 𝛄 𝑒𝑡 𝛽 pour la transformation subie soit
une déformation pure?

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