LA PROSTATE
Pr M. Gaye
INTRODUCTION
DEFINITION
La prostate est une glande annexe de l’appareil
génital.
Elle est développée autour de la portion initiale
de l’urètre, au carrefour des voies urinaires et
des voies spermatiques.
INTRODUCTION
INTERETS
Sa sécrétion contribue au volume du sperme.
Son atteinte compromet la fertilité, l’éjaculation
et la miction.
ANATOMIE DESCRIPTIVE
CONFIGURATION EXTERNE
La prostate a la forme générale
d’une châtaigne, c’est à dire d’un
cône aplati et présente :
une face ventrale, plane, presque
verticale répondant à la vessie
une face dorsale, convexe en
caudal et dorsal, présentant un
sillon médian émoussé qui parait
diviser la glande en deux lobes
latéraux
ANATOMIE DESCRIPTIVE
un sommet ou apex
caudal, encore appelé bec
de la prostate, duquel
parait émerger l’urètre.
Une base crâniale qu’un
discret bourrelet
transversal divise en 2
portions :
ANATOMIE DESCRIPTIVE
CONFIGURATION INTERNE ET
STRUCTURE
La prostate est traversée par
l’urètre et les voies spermatiques.
Par rapport à ces formations, on
distingue :
Une prostate ventrale ou isthme
situé en avant de l’urètre
Une prostate crâniale
développée entre l’urètre et au
dessus des conduits éjaculateurs.
ANATOMIE DESCRIPTIVE
une prostate caudale
Elle est développée entre de
l’urètre et au dessous des canaux
éjaculateurs, en caudal et dorsal.
La prostate craniale parait
stimulée par les œstrogènes, la
portion caudale par les
androgènes. L’adénome
prostatique se développe au
dépens de la prostate craniale. Le
cancer de la prostate se
développe à partir de la portion
caudale.
ANATOMIE DESCRIPTIVE
CONSISTANCE
La prostate est ferme et élastique
permettant de la reconnaître par
le toucher rectal.
MENSURATIONS
Les dimensions moyennes de la
prostate sont:
hauteur : 30 mm
largeur : 20 m
épaisseur : 25 mm
Poids : 20 à 25 g
RAPPORTS
RAPPORTS INTRINSEQUES
La prostate contient l’urètre
prostatique qui est entouré
du sphincter lisse,
cependant que le sphincter
strié refoulé par le
développement de la
prostate n’adopte une
disposition véritablement en
sphincter qu’au niveau du
bec de la prostate.
RAPPORTS
RAPPORTS INTRINSEQUES
sa partie moyenne, l’urètre présente :
une saillie dorsale, le veru montanum ( ou
colliculus séminal).
A sa partie supérieure, existe 2 replis, les
freins du colliculus, dont l’hypertrophie peut
entraver la miction, surtout chez le garçon
(valves de l’urètre)
Au centre duquel s’ouvre l’utricule
prostatique, résidu embryonnaire, d’environ
1 cm de long. Il est borgne, avec de chaque
cotés, les orifices des canaux éjaculateurs qui
traversent obliquement la prostate.
RAPPORTS
RAPPORTS EXTRINSEQUES
La prostate rentre en rapport :
En ventral, la région rétro pubienne
qui contient d’important plexus
veineux vésical
En latéral, les pédicules vasculaires
génito-vésicaux
En dorsal, le cap du rectum et
ampoule rectale (T.R ++)
En cranial et ventral, la vessie
En cranial et dorsal, les uretères, les
vésicules séminales et les conduits
déférents
En caudal, l’urètre qui s’engage dans le
plancher pelvien.
VASCULARISATION ET INNERVATION
Artères : essentiellement par l’artère prostatique,
branche collatérale du tronc ventral de l’artère
iliaque interne (artères génitales principales.
Veines : se drainent vers la veine iliaque interne
Lymphatiques : nœuds iliaques internes et
externes.
Nerfs : Plexus hypogastrique
MOYENS D’EXPLORATION
T.R : c’est l’examen de base
A.S.P. : calcifications prostatiques
Échographie pelvienne mais surtout échographie
transrectale
TDM et IRM : peu utilisées
Dosage du PAS (Prostat Spécific Antigene) dont
l’élévation doit faire rechercher une prostatite ou
un cancer;
Ponction-biopsique, par voie transrectale.
CONCLUSION
La prostate est un organe génital interne
masculin. Elle est essentielle à la spermiogenèse
et se caractérise par ses rapports avec les organs
pelviens.