Introduction à la combinatoire
Introduction à la combinatoire
1) Cardinal d’un ensemble fini Soit 𝐄 une expérience dont les résultats nécessitent 𝐤 choix,
Définition : Si le premier choix se fait de 𝐧𝟏 façons différentes
Soit E un ensemble fini de n éléments distincts 𝐄 = {𝐱𝟏 ; 𝐱𝟐 ; … ; 𝐱𝐧 } Le deuxième choix se fait de 𝐧𝟐 façons différentes, …,
…….
On appelle cardinal de E son nombre d’éléments n et on écrit 𝐂𝐚𝐫𝐝(𝐄) = 𝐧
Le 𝐤 𝐢è𝐦𝐞 choix se fait de 𝐧𝐤 façons différentes,
Exemples :
Alors le nombre de résultats possibles est donné par le produit :
Considérons les deux ensembles A = {𝟏; 𝟐; 𝟐} et 𝐁 = {𝐚; 𝐛; 𝐜; 𝐝} 𝐧𝟏 × 𝐧𝟐 × … × 𝐧𝐤 .
On a 𝐂𝐚𝐫𝐝(𝐀) = 𝟑 et 𝐂𝐚𝐫𝐝(𝐁) = 𝟒 Exemple 1
L’ensemble vide ne contient aucun élément, donc 𝐂𝐚𝐫𝐝(⊘) = 𝟎 Un code comporte deux lettres distincts suivies d’un chiffre non nul
2) Principe fondamental de l’analyse combinatoire. Combien peut-on former de codes distincts ?
Activité : Les trois étapes : choix de la première lettre : 26 possibilités, de la deuxième 25
On se propose de déterminer le nombre de possibilités, puis du chiffre de 9 possibilités
nombres à deux chiffres, que l’on peut écrire Le nombre cherché est donc : 𝟐𝟔 × 𝟐𝟓 × 𝟗 = 𝟓𝟖𝟓𝟎
avec les chiffres 𝟑, 𝟓 et 𝟕.
Exemple 2
Sans répétition d’un même élément
Un restaurant propose à ses clients un menu qui se compose :
Le nombre des issues pour choisir le chiffre
des dizaines est 𝟑. Une entrée à choisir parmi 𝟑 entrées possibles notée 𝐄𝟏 , 𝐄𝟐 ;𝐄𝟑
Le nombre des issues pour choisir le chiffre Un plat à choisir parmi 𝟒 plats possibles notés 𝐏𝟏 , 𝐏𝟐 , 𝐏𝟑 et 𝐏𝟒 .
des unités est 𝟐. Un dessert à choisir parmi 𝟓 desserts possibles notés 𝐃𝟏 , 𝐃𝟐 , 𝐃𝟑 , 𝐃𝟒 et 𝐃𝟓 .
Donc le nombre de nombres à 𝟐 chiffres que Combien un client peut-il compose de menus différents ? Sachant qu’un menu
l’on peux écrire avec les chiffres 𝟑, 𝟓 et 𝟕 est contient une entrée, un plat et un dessert.
𝟔 = 𝟑 × 𝟐. Le nombre de possibilités pour choisir l’entrée est 𝟑.
Le nombre de possibilités pour choisir le plat est 𝟒.
Avec répétition d’un même élément. Le nombre de possibilités pour choisir le dessert est 𝟓.
Le nombre des issues pour choisir le chiffre Donc d’après le principe fondamental de l’analyse combinatoire le nombre des
des dizaines est 𝟑. résultats possibles est 𝟑 × 𝟒 × 𝟓 = 𝟔𝟎.
Le nombre des issues pour choisir le chiffre D’où un client peut composer de 𝟔𝟎 menus différents.
des unités est 𝟑. Exercice 01.
Donc le nombre de nombres à 𝟐 chiffres que 1) Combien peut-on former de codes de téléphone à 𝟒 chiffres ?
l’on peut écrire avec les chiffres 𝟑, 𝟓 et 𝟕 est 2) Combien peut-on former de codes de téléphone à 𝟒 chiffres ne comportant
𝟗 = 𝟑 × 𝟑 = 𝟑𝟐 . pas le chiffre 𝟎.
3) Arrangements. b) Arrangements avec répétition.
a) Arrangements sans répétition. Activité.
Activité. On lance 𝟑 fois de suite une pièce de monnaie. Le coté face est noté 𝐅, et le coté
Dans une course de semi-marathon, formée de 𝟏𝟎 participants. On suppose que la pile est noté 𝐏.
course est sans ex-æquo. Déterminer le nombre des issues
On s’intéresse aux 𝟒 premiers rangs. possibles.
Déterminer le nombre de résultats possibles. Le 𝟏𝐢è𝐫 lancer : 𝟐 issues.
La 𝟏𝐢è𝐫𝐞 place : 𝟏𝟎 possibilités. Le 𝟐𝐢è𝐦𝐞 lancer : 𝟐 issues.
La 𝟐𝐢è𝐦𝐞 place : 𝟗 possibilités. Le 𝟑𝐢è𝐦𝐞 lancer: 𝟐 issues.
La 𝟑𝐢è𝐦𝐞 place : 𝟖 possibilités. Donc d’après le principe fondamental
La 𝟒𝐢è𝐦𝐞 place : 𝟕 possibilités. de l’analyse combinatoire le nombre
Donc d’après le principe fondamental de l’analyse combinatoire le nombre des des résultats possibles est
résultats possibles est 𝟏𝟎 × 𝟗 × 𝟖 × 𝟕 = 𝟓𝟎𝟒𝟎. 𝟐 × 𝟐 × 𝟐 = 𝟐𝟑 .
Chaque résultat est appelé un arrangement sans répétition de 𝟒 éléments pris parmi Chaque résultat est appelé un
𝟏𝟎. arrangement avec répétition de 𝟑
Le nombre de résultats est noté 𝐀𝟒𝟏𝟎 , et on a : éléments pris par 𝟐.
𝐀𝟒𝟏𝟎 = 𝟏𝟎 × 𝟗 × 𝟖 × 𝟕 = 𝟓𝟎𝟒𝟎. Définition.
Soient 𝐧 et 𝐩 deux entiers naturels
Définition. non nuls.
Soient 𝐧 et 𝐩 deux entiers naturels non nuls. ✓ Tout rangement de 𝐩 éléments choisis parmi par 𝐧 éléments (avec
✓ Tout rangement de 𝐩 éléments choisis parmi 𝐧 éléments (sans possibilité de possibilité de répétition d’un même élément) est appelé arrangement avec
répétition d’un même élément) est appelé arrangement sans répétition de 𝐩 répétition de 𝐩 éléments parmi 𝐧.
éléments parmi n (𝟏 ≤ 𝐩 ≤ 𝐧) ✓ Le nombre d’arrangements avec répétition de 𝐩 éléments pris parmi par 𝐧
✓ Le nombre d’arrangements sans répétition de 𝐩 éléments pris parmi par 𝐧 est est noté 𝐧𝐩 .
𝐩
noté 𝐀𝐧 , et on a : Exemple.
𝐩
𝐀𝐧 = 𝐧 × (𝐧 − 𝟏) × (𝐧 − 𝟐) × … × (𝐧 − 𝐩 + 𝟏). On lance 𝟐 fois de suite un dé cubique dont les faces sont numérotées de 𝟏 à 𝟔
,on s’intéresse au numéro porté par la face supérieure du dé (à la position
Exemples. d’équilibre).
Calculons 𝐀𝟐𝟔 , 𝐀𝟐𝟓 et 𝐀𝟑𝟓 . Déterminons le nombre des issues possibles.
𝐀𝟐𝟔 = 𝟔 × 𝟓 = 𝟑𝟎, Le dé contient 𝟔 faces numérotées de 𝟏 à 𝟔. Chaque résultat est un
𝐀𝟐𝟓 = 𝟓 × 𝟒 = 𝟐𝟎, arrangement avec répétition de 𝟐 éléments pris parmi 𝟔, donc le nombre de
𝐀𝟑𝟓 = 𝟓 × 𝟒 × 𝟑 = 𝐀𝟐𝟓 × 𝟑 = 𝟐𝟎 × 𝟑 = 𝟔𝟎. résultats possibles est 𝟔𝟐 = 𝟑𝟔.
c) Permutations. 𝟕! 𝟕! 𝟕×𝟔×𝟓×𝟒×𝟑×𝟐!
(𝟕−𝟓)!
= = = 𝟕 × 𝟔 × 𝟓 × 𝟒 × 𝟑 = 𝟐𝟓𝟐𝟎.
𝟐! 𝟐!
Activité.
De combien de façons 𝟓 enfants peuvent-ils 𝟕!
On remarque que : 𝐀𝟓𝟕 = (𝟕−𝟓)!
s’asseoir sur un siège à 𝟓 places.
Remarques.
La 𝟏𝐢è𝐫𝐞 place : 𝟓 possibilités.
✓ On pose par convention 𝟎! = 𝟏.
La 𝟐𝐢è𝐦𝐞 place : 𝟒 possibilités. ✓ Soient 𝐧 et 𝐩 deux entiers naturels non nuls tels que : 𝐩 ≤ 𝐧,
La 𝟑𝐢è𝐦𝐞 place : 𝟑 possibilités. 𝐩 𝐧!
La 𝟒𝐢è𝐦𝐞 place : 𝟐 possibilités. 𝑶𝒏 𝒂 ∶ 𝐀𝐧 =
(𝐧 − 𝐩)!
La 𝟓𝐢è𝐦𝐞 place : 𝟏 possibilité. 𝐀𝐧𝐧 = 𝐧!.
Donc d’après le principe fondamental de l’analyse combinatoire le nombre des 𝐀𝟏𝐧 = 𝐧 .
résultats possibles est 𝟓 × 𝟒 × 𝟑 × 𝟐 × 𝟏 = 𝟏𝟐𝟎.
Chaque résultat est un arrangement sans répétition de 𝟓 éléments pris parmi 𝟓. Exercice 02
Dans ce cas chaque résultat et appelé une permutation de 𝟓 éléments. I) Une urne contient 𝟔 jetons : 𝟑 rouges, 𝟐 blancs et 𝟏
Le nombre des permutations de 𝟓 éléments est noté 𝟓!, et on a : 𝟓! = noir. R R B
𝟓 × 𝟒 × 𝟑 × 𝟐 × 𝟏 = 𝟏𝟐𝟎. On tire au hasard successivement et sans remise 𝟐 jetons
Définition. de l’urne (c’est-à-dire on tire un jeton, on note sa couleur, R N B
sans le remettre dans l’urne. On répète 𝟐 fois de suite cette n
Soit 𝐧 un entier naturel non nul.
opération).
✓ Tout arrangement sans répétition de 𝐧 éléments est appelé permutation 𝐧 1 Déterminer le nombre de tirages possibles.
éléments. 2 Déterminer le nombre de tirages permettant d’avoir :
✓ Le nombre permutations de 𝐧 éléments est noté 𝐧!, se lit factorielle 𝐧, et on a : a. 𝟐 jetons rouges.
𝐧! = 𝐧 × (𝐧 − 𝟏) × … × 𝟐 × 𝟏. b. 𝟐 jetons blancs.
Exemples. c. 𝟐 jetons de même couleur.
𝟕!
Calculons ce qui suit : 𝟒!, 𝟓!, 𝟔!, 𝐀𝟓𝟕 et (𝟕−𝟓)!. d. 𝟐 jetons de couleurs différentes
On a : 𝟒! = 𝟒 × 𝟑 × 𝟐 × 𝟏 = 𝟐𝟒, e. 𝟏 jeton rouge et 𝟏 jeton noir.
𝟓! = 𝟓 × 𝟒 × 𝟑 × 𝟐 × 𝟏 = 𝟓 × 𝟒! = 𝟓 × 𝟐𝟒 = 𝟏𝟐𝟎, f. Au moins 𝟏 jeton blanc.
𝟔! = 𝟔 × 𝟓! = 𝟔 × 𝟏𝟐𝟎 = 𝟕𝟐𝟎, g. Le premier jeton blanc.
𝐀𝟓𝟕 = 𝟕 × 𝟔 × 𝟓 × 𝟒 × 𝟑 = 𝟐𝟓𝟐𝟎, et II) On tire au hasard successivement et avec remise 𝟐 jetons de l’urne (c’est-à-
dire on tire un jeton, on note sa couleur, puis on le remet dans l’urne. On
répète 𝟐 fois de suite cette opération).
Répondre aux questions précédentes.
4) Combinaisons. 2) Déterminons le nombre de sous-ensembles à 𝟑 éléments de l’ensemble 𝐄 =
Activité. {𝐚; 𝐛; 𝐜; 𝐝; 𝐞; 𝐟; 𝐠}.
On veut choisir deux délégués d’une classe de 𝟐𝐢è𝐦𝐞 année du baccalauréat, parmi Chaque sous-ensemble de 𝟑 éléments de 𝐄 est une combinaison de 𝟑 éléments
les quatre élèves Ahmed (𝐀), Laila (𝐋), Hanan (𝐇), et Soufiane (𝐒). Exemple : si on pris parmi 𝟕.
choisit Ahmed, Laila, on représente ce choix par {𝐀; 𝐋}. Alors le nombre de combinaisons de 𝟑 éléments de 𝐄 est :
L’ensemble {𝐀; 𝐋} est appelé combinaison de 𝟐 éléments choisis parmi 𝟒. 𝟕! 𝟕 × 𝟔 × 𝟓 × 𝟒! 𝟕 × 𝟔 × 𝟓
𝐂𝟕𝟑 = = = = 𝟕 × 𝟓 = 𝟑𝟓
Donner, dans ce cas toutes les combinaisons de de 𝟐 éléments parmi 𝟒. Quel est leur 𝟑! (𝟕 − 𝟑)! 𝟑 × 𝟐 × 𝟏 × 𝟒! 𝟑 × 𝟐 × 𝟏
nombre ?
Exercice 03
Le nombre de combinaisons de 𝟐 éléments choisis parmi 𝟒 est noté 𝐂𝟒𝟐
Un sac contient 𝟗 boules : 𝟒 blanches, 𝟑 rouges, et 𝟐 noirs.
Définition.
On tire simultanément et au hasard 𝟑 boules du sac
Soit 𝐧 un entier naturel, et soit 𝐄 un ensemble contenant 𝐧 éléments.
1) Déterminer le nombre de résultats possibles.
✓ Toute partie de 𝐄 formée de 𝐩 éléments de 𝐄 (𝟎 ≤ 𝐩 ≤ 𝐧) est appelée
2) Déterminer le nombre de tirages permettant d’avoir :
combinaison de 𝐩 éléments de 𝐄.
a) Les Boules sont de même couleur.
✓ Le nombre de combinaison de 𝐩 éléments de 𝐄 pris parmi 𝐧 éléments est noté R R R
𝐩 b) 𝐔𝐧𝐞 boule de chaque couleur.
𝐂𝐧 , et on a :
𝐩 c) Au moins 𝟏 boule rouge.
𝐩 𝐀𝐧 𝐧! B B B
𝐂𝐧 = = d) Au plus 2 boules rouges
(𝐧
𝐩! 𝐩! × − 𝐩)! 5) Importance de l’ordre.
Type de tirage Nombre de Importance de B N N
Exemples.
tirages l’ordre
1) Calculons : 𝐂𝟓𝟑 , 𝐂𝟔𝟒 , et 𝐂𝟗𝟓 .
possibles
𝟓! 𝟓 × 𝟒 × 𝟑!
𝐂𝟓𝟑 = = = 𝟏𝟎 Avec remise 𝐧𝐩 Important
𝟑! (𝟓 − 𝟑)! 𝟑! × 𝟐!
𝟔! 𝟔 × 𝟓 × 𝟒! 𝐩
𝐂𝟔𝟒 = = = 𝟏𝟓 Sans remise 𝐀𝐧 Important
𝟒! (𝟔 − 𝟒)! 𝟒! × 𝟐!
𝟗! 𝟗 × 𝟖 × 𝟕 × 𝟔 × 𝟓! 𝟗 × 𝟖 × 𝟕 × 𝟔 𝐩
Simultané 𝐂𝐧 Sans
𝐂𝟗𝟓 = = =
𝟓! (𝟗 − 𝟓)! 𝟓! × 𝟒! 𝟒×𝟑×𝟐×𝟏 importance
= 𝟗 × 𝟕 × 𝟐 = 𝟏𝟐𝟔
Propriété.
Si 𝐩 est le nombre de boules tirées tel que : 𝐩𝟏 est le nombre de boules de 𝟏𝐢è𝐫
type, 𝐩𝟐 est le nombre de boules de 𝟐𝐢è𝐦𝐞 type et 𝐩𝟑 est le nombre de boules de
𝟑𝐢è𝐦𝐞 type, alors le coefficient d’ordre est :
𝐩!
𝐩𝟏 ! × 𝐩𝟐 ! × 𝐩𝟑 !
II. Expériences aléatoires-Probabilité d’un évènement. Exercice 04
1) Expériences aléatoires. On lance un dé cubique dont les faces sont numérotées de 𝟏 à 𝟔 (chaque face
Activité. porte un seul chiffre).
✓ Si on lance une pièce de monnaie, 1) Déterminer l’univers des éventualités 𝛀.
On ne peut pas prévoir le résultat. On dit que le 2) Déterminer les événements 𝐀 et 𝐁 tels que 𝐀 «obtenir un nombre pair», et
lancer d’une pièce de monnaie est une expérience 𝐁 « obtenir un nombre supérieur strictement à 𝟑».
3) Déterminer les événements 𝐀 ∪ 𝐁, 𝐀 ∩ 𝐁, 𝐀̅, 𝐁
̅ , ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐀 ∪ 𝐁 et ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐀 ∩ 𝐁.
aléatoire.
2) Stabilité de la fréquence d’un événement-Probabilité d’un événement.
✓ Chaque résultat d’une expérience aléatoire
Activité.
est dit éventualité.
✓ L’ensemble de toutes les éventualités d’une expérience aléatoire est dit l’univers On lance 𝟏𝟎𝟎𝟎 fois de suite un dé cubique dont les faces sont numérotées de 𝟏
des éventualités (ou simplement l’univers), et noté généralement 𝛀 (le lancer à 𝟔.
d’une pièce de monnaie, on a : 𝛀 = {𝐏; 𝐅}). Les fréquences obtenues sont données par le tableau suivant :
✓ Chaque sous-ensemble de l’univers 𝛀 (formé d’une ou plusieurs éventualités) est Numéro de la 𝟏 𝟐 𝟑 𝟒 𝟓 𝟔
appelé un événement (obtenir le coté 𝐏 est un événement, on écrit 𝐀 = {𝐏}). face
✓ Un événement élémentaire est un événement formé d’une seule éventualité. 𝟎. 𝟏𝟔 𝟎. 𝟏𝟔𝟐 𝟎. 𝟏𝟕𝟏 𝟎. 𝟏𝟔𝟔 𝟎. 𝟏𝟔𝟕 𝟎. 𝟏𝟕𝟒
Fréquence
✓ L’intersection 𝐀 ∩ 𝐁 de deux événements 𝐀 et 𝐁 est l’événement ‘’ 𝐀 et 𝐁’’
formé des éventualités communes à 𝐀 et à 𝐁. 𝟏𝟔𝟔
La fréquence du numéro 𝟒 est 𝟎. 𝟏𝟔𝟔 = , cela veut dire que l’on a obtenir
𝟏𝟎𝟎𝟎
✓ L’union 𝐀 ∪ 𝐁 de deux événements 𝐀 et 𝐁 est l’événement ‘’ 𝐀 ou 𝐁’’ formé des
𝟏𝟔𝟔 fois la face numérotée 𝟒 au cours des 𝟏𝟎𝟎𝟎 lancers.
éventualités de l’un au moins des événements 𝐀 et 𝐁.
𝟏
✓ L’événement contraire d’un événement 𝐀 noté 𝐀 ̅ est l’événement constitué des On a : 𝟎. 𝟏𝟔𝟔 … ≈ 𝟔, et en répétant plusieurs fois cette expérience de 𝟏𝟎𝟎𝟎
̅ se réalise si et seulement si 𝐀
résultats de l’univers 𝛀 qui ne sont pas dans 𝐀 (𝐀 lancers, on remarque que la fréquence du numéro 𝟒 se stabilise autour de la
ne réalise pas). 𝟏 𝟏 𝟏
valeur 𝟔, on dit que la probabilité du numéro 𝟒 est 𝟔, et on écrit 𝐏({𝟒}) = 𝟔.
✓ L’événement impossible ∅ est l’événement qui ne contient aucune éventualité (il
𝟏
est impossible à réaliser). On remarque que les fréquences des autres numéros sont aussi proches de .
𝟔
✓ L’événement certain 𝛀 (se réalise toujours).
Soit 𝐀 l’événement « obtenir un nombre impair», c’est-à-dire que : 𝐀 = {𝟏; 𝟑; 𝟓}. On a l’univers des éventualités 𝛀 = {𝟏; 𝟐; 𝟑; 𝟒; 𝟓; 𝟔}.
La fréquence de l’événement 𝐀 est la somme des fréquences des numéros 𝟏, 𝟑 et 𝟓, On considère les événements suivants :
c’est-à-dire que : 𝐀 «obtenir un chiffre pair divisible par 𝟑».
𝟏 𝟏 𝟏
𝟎. 𝟏𝟔 + 𝟎. 𝟏𝟕𝟏 + 𝟎. 𝟏𝟔𝟕 = 𝟎. 𝟒𝟗𝟖 ≈ 𝟎. 𝟓, et on a : + + = 𝟎. 𝟓, 𝐁 «obtenir un chiffre premier».
𝟔 𝟔 𝟔
Donc 𝐏(𝐀) = 𝟎. 𝟓, ce qui justifie la stabilité de la fréquence de l’événement 𝐀. On a : 𝐀 = {𝟔} et 𝐁 = {𝟐; 𝟑; 𝟓},
𝟏
Définition. Donc 𝐏(𝐀) = 𝐏({𝟔}) = ,
𝟔
𝟏
Soit 𝛀 l’univers des éventualités d’une expérience aléatoire. Et 𝐏(𝐁) = 𝐏({𝟐; 𝟑; 𝟓}) = 𝐏({𝟐}) + 𝐏({𝟑}) + 𝐏({𝟓}) =
𝟐
✓ Lorsque la fréquence d’une événement élémentaire {𝐰𝐢 } se stabilise à une valeur Car 𝐏({𝟐}) = 𝐏({𝟑}) = 𝐏({𝟓}) = 𝟏.
𝐩𝐢 , on dit que la probabilité de l’événement {𝐰𝐢 } est 𝐩𝐢 , et on écrit 𝐏({𝐰𝐢 }) = 𝐩𝐢 . 𝟔
̅ ) = 𝟏 − 𝟒𝟏 = 𝟕𝟗
Donc 𝒑(𝐆) = 𝟏 − 𝒑(𝑮 𝟏𝟐𝟎 𝟏𝟐𝟎
III) Probabilité conditionnelle. Définition.
1) Probabilité conditionnelle. Soient 𝐀 et 𝐁 deux événements associés à une même expérience aléatoire tes
Activité. que : 𝐏(𝐀) ≠ 𝟎.
Dans un lycée, il y a 𝟑𝟖 élèves du baccalauréat Biof répartis comme suit : La probabilité de l’événement 𝐁 sachant que de l’événement 𝐀 est réalisé est le
nombre noté 𝐏𝐀 (𝐁) ou 𝐏(𝐁/𝐀) défini par :
𝟐 BAC 𝟐 BAC Total
𝐏(𝐀 ∩ 𝐁)
PCF SVTF 𝐏𝐀 (𝐁) =
𝟖 𝟓 𝟏𝟑 𝐏(𝐀)
Garçons
Exercice 08
Filles 𝟏𝟖 𝟕 𝟐𝟓
On lance un dé à 6 faces puis une pièce de monnaie
Total 𝟐𝟔 𝟏𝟐 𝟑𝟖 Considérons les deux événements suivants
A ‘’ La pièce a donné face ‘’ et B ‘’ Le dé a donné 3 ou 5 ‘’
On choisit un élève au hasard, calculer la probabilité de chacun des événements
1) Calculer 𝒑(𝑨) ; 𝒑(𝑩) 𝒆𝒕 𝑷(𝑨 ∩ 𝑩)
suivants :
2) Calculer 𝐏𝐀 (𝐁) et 𝐏𝐁 (𝐀)
𝟏𝟑
𝐆 «L’élève choisi est un garçon». Donc 𝐏(𝐆) = Solution
𝟑𝟖
𝟐𝟓
1) Calculer 𝒑(𝑨) ; 𝒑(𝑩)𝒆𝒕 𝑷(𝑨 ∩ 𝑩)
𝐅 «L’élève choisi est une fille». Donc 𝐏(𝐅) = 𝟑𝟖 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) = 𝟔 × 𝟐 = 𝟏𝟐
𝟐𝟔 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝐀) 𝟔 𝟏
𝐏𝐂 «L’élève choisi est un élève de 𝟐 BAC PCF» donc 𝐏(𝐏𝐂) = 𝑷(𝑨) = = =
𝟑𝟖 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) 𝟏𝟐 𝟐
𝐒𝐕𝐓 « L’élève choisi est un élève de 𝟐 BAC SVTF» ;donc 𝐏(𝐒𝐕𝐓) =
𝟏𝟐 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝐁) 𝟐 + 𝟐 𝟏
𝟑𝟖 𝑷(𝑩) = = =
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) 𝟏𝟐 𝟑
𝐆 ∩ 𝐏𝐂 « L’élève choisi est un garçon de 𝟐 BAC PCF ». 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝑨 ∩ 𝑩) 𝟐 𝟏
𝑷(𝑨 ∩ 𝑩) = = =
𝟖 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) 𝟏𝟐 𝟔
𝐏(𝐆 ∩ 𝐏𝐂) =
𝟑𝟖 2) Calculer 𝐏𝐀 (𝐁) et 𝐏𝐁 (𝐀)
Si l’élève choisi est une fille, calculer la probabilité qu’il soit un élève de 𝟐 BAC
𝟏
PCF. 𝒑(𝑨 ∩ 𝑩) 𝟔 𝟏
𝐏𝐀 (𝐁) = = =
La probabilité que l’élève soit un élève de 𝟐 BAC PCF, sachant qu’elle est une fille 𝒑(𝑨) 𝟏 𝟑
𝟏𝟖 𝟐
se note 𝐏𝐅 (𝐏𝐂) et est égale à 𝐏𝐅 (𝐏𝐂) = 𝟐𝟓 , On regarde uniquement la ligne des
filles. 𝟏
𝒑(𝑨 ∩ 𝑩) 𝟔 𝟏
𝐏𝐁 (𝐀) = = =
𝒑(𝑩) 𝟏 𝟐
𝟑
Conséquences. Exercice 09
Soit 𝛀 l’univers associé à une expérience aléatoire. Un sac contient 𝟏𝟏 boules : 𝟓 blanches numérotées 1,1,1,0,0 ;
𝟒 rouges numérotées 1,1,0,0 et 𝟐 vertes numérotées 1,0.
✓ Si 𝐀 et 𝐁 deux événements de 𝛀 tels que : 𝐏(𝐀) ≠ 𝟎 et 𝐏(𝐁) ≠ 𝟎, alors
𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐀) × 𝐏𝐀 (𝐁) et 𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐁) × 𝐏𝐁 (𝐀). Toutes les boules sont indiscernables au toucher.
✓ Si 𝛀 est l’univers de deux événements 𝐀𝟏 et 𝐀 𝟐 non vides et incompatible, (c’est- On tire au hasard successivement et sans remise 𝟑 boules du sac.
à-dire que : 𝐀𝟏 ∪ 𝐀𝟐 = 𝛀 et 𝐀𝟏 ∩ 𝐀𝟐 = ∅ avec 𝐀𝟏 ≠ ∅ et 𝐀𝟐 ≠ ∅), 1) Déterminer la probabilité de chacun des événements :
Alors pour tout événement 𝐁 de 𝛀, on a : 𝐁 = (𝐁 ∩ 𝐀𝟏 ) ∪ (𝐁 ∩ 𝐀𝟐 ), et comme les 𝐀 «obtenir 𝟑 boules de même couleur».
événements (𝐁 ∩ 𝐀𝟏 ) et (𝐁 ∩ 𝐀𝟐 ) sont incompatibles car (𝐁 ∩ 𝐀𝟏 ) ⊂ 𝐀𝟏 et 𝐁 «obtenir 𝟑 boules qui portent le même numéro».
(𝐁 ∩ 𝐀𝟐 ) ⊂ 𝐀𝟐 , 𝐂 «obtenir 𝟏 boule de chaque couleur».
2) Calculer la probabilité d’obtenir 𝟑 boules qui portent le même numéro
Alors 𝐏(𝐁) = 𝐏(𝐁 ∩ 𝐀𝟏 ) + 𝐏(𝐁 ∩ 𝐀𝟐 ),
sachant qu’elles sont de même couleur.
Donc 𝐏(𝐁) = 𝐏(𝐀𝟏 ) × 𝐏𝐀𝟏 (𝐁) + 𝐏(𝐀𝟐 ) × 𝐏𝐀𝟐 (𝐁).
Solution
Remarques. 1) Déterminer la probabilité de chacun des événements :
̅ ),
On a : 𝐏(𝐁) = 𝐏(𝐁 ∩ 𝐀) + 𝐏(𝐁 ∩ 𝐀 𝐀 «obtenir 𝟑 boules de même couleur». (𝑩 ; 𝑩; 𝑩) ou (𝑹 ; 𝑹 ; 𝑹)
̅ ) × 𝐏𝐀̅ (𝐁).
Donc 𝐏(𝐁) = 𝐏(𝐀) × 𝐏𝐀 (𝐁) + 𝐏(𝐀 Le nombre des possibilités est 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) = 𝑨𝟑𝟏𝟏 = 𝟗𝟗𝟎
Cette relation est appelée loi des probabilités totales. 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝐀) 𝑨𝟑𝟒 + 𝑨𝟑𝟓 𝟐𝟒 + 𝟔𝟎 𝟖𝟒
𝑫𝒐𝒏𝒄 𝒑(𝐀) = = = =
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) 𝟗𝟗𝟎 𝟗𝟗𝟎 𝟗𝟗𝟎
𝐁 «𝟑 boules qui portent le même numéro». (𝟏 ; 𝟏; 𝟏) ou (𝟎 ; 𝟎 ; 𝟎)
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝐁) 𝑨𝟑𝟔 + 𝑨𝟑𝟓 𝟏𝟐𝟎 + 𝟔𝟎 𝟏𝟖𝟎 𝟐
𝒑(𝐁) = = = = =
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) 𝟗𝟗𝟎 𝟗𝟗𝟎 𝟗𝟗𝟎 𝟏𝟏
𝐂 «obtenir 𝟏 boule de chaque couleur».(𝑱 ; 𝑹 ; 𝑽)
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝐂) 𝟔(𝑨𝟏𝟒 × 𝑨𝟏𝟓 × 𝑨𝟏𝟐 ) 𝟐𝟒𝟎 𝟐𝟒
𝒑(𝐂) = = = =
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) 𝟗𝟗𝟎 𝟗𝟗𝟎 𝟗𝟗
2) Calculer la probabilité d’obtenir 𝟑 boules qui portent le même numéro
sachant qu’elles sont de même couleur.
𝑨𝟑𝟑
𝒑(𝑨 ∩ 𝑩) 𝟗𝟗𝟎 𝟔 𝟏
𝐏𝐀 (𝐁) = = = =
𝒑(𝑨) 𝟖𝟒 𝟖𝟒 𝟏𝟒
𝟗𝟗𝟎
IV) Indépendance de deux épreuves.- Epreuves répétées 1) Indépendance de deux événements.
Activité-Exemple. Définition.
On considère deux urnes 𝐔𝟏 et 𝐔𝟐 . L’urne 𝐔𝟏 contient 𝟕 boules : 𝟑 blanches et 𝟒 Soient 𝐀 et 𝐁 deux événements associés à une même expérience aléatoire. On
rouges. dit que les événements 𝐀 et 𝐁 sont indépendants si
L’urne 𝐔𝟐 contient 𝟏𝟎 boules : 𝟔 blanches et 𝟒 rouges. 𝐏(𝐀 ∩ 𝐁) = 𝐏(𝐀) × 𝐏(𝐁).
Toutes les boules sont indiscernables au toucher. Propriété.
L’urne 𝐔𝟐 L’urne 𝐔𝟏 Soient 𝐀 et 𝐁 deux événements associés à une même expérience aléatoire tels
R R
B que : 𝐏(𝐀) ≠ 𝟎. Les événements 𝐀 et 𝐁 sont indépendants si et seulement
B R R R R n
R 𝐏𝐀 (𝐁) = 𝐏(𝐁).
R B B Remarques.
B B B B B n Soient 𝐀 et 𝐁 deux événements associés à une même expérience aléatoire tels
n que : 𝐏(𝐀) ≠ 𝟎 et 𝐏(𝐁) ≠ 𝟎, on a :
On tire une boule de l’urne 𝐔𝟏 , et une boule de l’urne 𝐔𝟐 .
𝐏𝐀 (𝐁) = 𝐏(𝐁) ⟺ 𝐏𝐁 (𝐀) = 𝐏(𝐀).
On considère l’événement 𝐄 «obtenir 𝟏 boule blanche de l’urne 𝐔𝟏 , et 𝟏 boule rouge
de l’urne 𝐔𝟐 ». Dire que les événements 𝐀 et 𝐁 sont indépendants signifie que la réalisation de
l’un s’influe par sur celle de l’autre.
Cette expérience est formée de deux épreuves, l’une consiste à tirer une boule de
l’urne 𝐔 et l’autre à tirer une boule de l’urne 𝐔 Exercice 10
𝟏 𝟐
Le résultat d’une épreuve est indépendant du résultat de l’autre. Un sac contient 𝟕 jetons : 𝟑 blancs et 𝟒 rouges.
On dit dans ce cas que cette expérience est formée de deux épreuves indépendantes. Touts les jetons sont indiscernables au toucher. R
On considère les événements suivants : On tire au hasard successivement et avec remise 𝟐 jetons
𝐄𝟏 «obtenir 𝟏 boule blanche de l’urne 𝐔𝟏 ». du sac.
𝐄𝟐 «obtenir 𝟏 boule rouge de l’urne 𝐔𝟐 ». 1) Déterminer le nombre de tirages R R R
n
La probabilité de l’événement 𝐄 est le produit des probabilités des événements 𝐄𝟏 et
𝐄𝟐 . B B B
Or 𝐏(𝐄𝟏 ) = 𝟑⁄𝟕 et 𝐏(𝐄𝟏 ) = 𝟐⁄𝟓, 2) Calculer la probabilité de chacun des événements n
Alors 𝐏(𝐄) = 𝟔⁄𝟑𝟓 suivants : 𝐀 «le premier jeton tiré est rouge», et 𝐁 «le deuxième jeton tiré
est blanc».
𝐏(𝐗 = 𝐱𝐢 ) 𝟏 𝟑 𝟑 𝟏
𝟖 𝟖 𝟖 𝟖
2) Espérance mathématique-Variance et écart-type. 1) Déterminer les valeurs prise par la variable aléatoire 𝐗.
Définitions. 2) Déterminer la loi de probabilité de variable aléatoire 𝐗.
Soit 𝐗 une variable aléatoire définie sur un univers 𝛀 associé à une expérience Calculer l’espérance mathématique 𝐄(𝐗), la variance 𝐕(𝐗) et l’écart-type
aléatoire. 𝛔(𝐗).
On note 𝐗(𝛀) = {𝐱𝟏 , 𝐱𝟐 , … , 𝐱𝐧 } et 𝐏(𝐗 = 𝐱𝐢 ) = 𝐩𝐢
3) Loi binomiale.
Pour tout 𝐢 ∈ {𝟏, 𝟐, … , 𝐧}. Définition.
✓ L’espérance mathématique de la variable aléatoire 𝐗 est le nombre réel noté On considère une expérience aléatoire formée d’une répétition 𝐧 fois de
𝐄(𝐗) définie par : manière indépendante d’une même épreuve à deux issues : 𝐀 succès de
𝐢=𝐧
probabilité 𝐩, et 𝐀 ̅ échec de probabilité
𝐄(𝐗) = ∑ 𝐱𝐢 𝐩𝐢 = 𝐱𝟏 𝐩𝟏 + 𝐱 𝟐 𝐩𝟐 + ⋯ + 𝐱𝐧 𝐩𝐧
𝐪 = 𝟏 − 𝐩.
𝐢=𝟏
✓ La variance de la variable aléatoire 𝐗 est le nombre réel noté 𝐕(𝐗) définie par : Soit 𝐗 la variable aléatoire égale au nombre de fois que le succès se réalise
𝐢=𝐧 au cours de cette expérience.
𝟐
𝐕(𝐗) = ∑(𝐱𝐢 − 𝐄(𝐗)) 𝐩𝐢 ✓ On dit que la variable aléatoire 𝐗 suit la loi binomiale de paramètres 𝐧 et
𝐢=𝟏 𝐩, notée 𝐗 → 𝐁(𝐧; 𝐩).
= (𝐱𝟏 − 𝐄(𝐗))𝟐 𝐩𝟏 + (𝐱𝟐 − 𝐄(𝐗))𝟐 𝐩𝟐 + ⋯ + (𝐱𝐧 − 𝐄(𝐗))𝟐 𝐩𝐧 ✓ La loi de probabilité de la variable aléatoire 𝐗 est appelée loi binomiale de
✓ L’écart-type de la variable aléatoire 𝐗 est le nombre réel positif noté 𝛔(𝐗) paramètres 𝐧 et 𝐩.
définie par : 𝛔(𝐗) = √𝐕(𝐗) Propriété.
Propriété. Soit 𝐗 une variable aléatoire suit une loi binomiale de paramètres 𝐧 et 𝐩, on
𝟐 a:
𝐕(𝐗) = 𝐄(𝐗 𝟐 ) − (𝐄(𝐗))
𝐢=𝐧
✓ Les valeurs prises par la variable aléatoire 𝐗 sont : {𝟎, 𝟏, 𝟐, … , 𝐧} ; 𝐗(𝛀) =
{𝟎, 𝟏, 𝟐, … , 𝐧}.
𝐀𝐯𝐞𝐜 𝐄(𝐗 ) = ∑ 𝐱𝐢𝟐 𝐩𝐢 = 𝐱𝟏𝟐 𝐩𝟏 + 𝐱𝟐𝟐 𝐩𝟐 + ⋯ + 𝐱𝐧𝟐 𝐩𝐧
𝟐
𝐢=𝟏
✓ (∀𝐤 ∈ {𝟎, 𝟏, 𝟐, … , 𝐧} ) ∶ 𝐏(𝐗 = 𝐤) = 𝐂𝐧𝐤 𝐩𝐤 (𝟏 − 𝐩)𝐧−𝐤 .
Exercice 15 ✓ L’espérance mathématique de la variable aléatoire 𝐗 est : 𝐄(𝐗) = 𝐧𝐩.
Une urne contient 𝟗 boules : 𝟓 blanches et 𝟒 noires. Toutes les ✓ La variance de la variable aléatoire 𝐗 est :
boules sont indiscernables au toucher. B N N 𝐕(𝐗) = 𝐧𝐩𝐪 = 𝐧𝐩(𝟏 − 𝐩) = 𝐄(𝐗). (𝟏 − 𝐩)
On tire simultanément et au hasard 𝟑 boules de l’urne ✓ L’écart-type de la variable aléatoire 𝐗 est :
Soit 𝐗 la variable aléatoire égale au nombre de boules blanches B B B 𝛔(𝐗) = √𝐕(𝐗) = √𝐧𝐩(𝟏 − 𝐩)
tirées.
B N N
Exercice 16 3) La variable aléatoire 𝐗 suit la loi binomiale de paramètres
𝟏 𝟏
Une urne contient 10 boules portant les numéros : 𝒏 = 𝟑 et 𝒑 = 𝒑(𝑨) = , notée 𝐗 → 𝐁 (𝟑; )
𝟑 𝟑
1 ;2 ;2 ;3 ;3 ;3 ;4 ;4 ;4 ;4. Ces boules sont indiscernables au toucher.
(∀𝐤 ∈ {𝟎, 𝟏, 𝟐, 𝟑} ) ∶ 𝐏(𝐗 = 𝐤) = 𝐂𝐧𝐤 𝐩𝐤 (𝟏 − 𝐩)𝐧−𝐤
On tire au hasard, successivement et sans 𝟒
remise deux boules de l’urne. a) Montrer que : 𝑷(𝑿 = 𝟏) =
𝟗
2) Soit l’événement : 𝟏 𝟏 𝟏 𝟑−𝟏
𝟑! 𝟏 𝟏 𝟐 𝟐 𝟒
𝑨 : « Obtenir deux boules portant deux 𝑷(𝑿 = 𝟏) = 𝐂𝟑𝟏 ( ) (𝟏 − ) = ( ) ( ) =
𝟑 𝟑 𝟏! 𝟐! 𝟑 𝟑 𝟗
numéros pairs » b) Déterminer la loi de probabilité de la variable 𝑿.
Montrer que : 𝑷(𝑨) = 𝟑
𝟏
𝟏 𝟎 𝟐 𝟑 𝟖
𝑷(𝑿 = 𝟎) = 𝐂𝟑𝟎 ( ) ( ) =
2) On répète l’expérience précédente trois fois de suite en remettant chaque fois les 𝟑 𝟑 𝟐𝟕
𝟐 𝟏
𝟏 𝟐 𝟔 𝟐
deux boules tirées dans l’urne. 𝑷(𝑿 = 𝟐) = 𝐂𝟑𝟐 ( ) ( ) = =
𝟑 𝟑 𝟐𝟕 𝟗
Soit 𝑿 la variable aléatoire égale au nombre de réalisation de l’événement 𝑨. 𝟑 𝟎
𝟏 𝟐 𝟏
a) Montrer que : 𝑷(𝑿 = 𝟏) = 𝟗
𝟒 𝑷(𝑿 = 𝟑) = 𝐂𝟑𝟑 ( ) ( ) =
𝟑 𝟑 𝟐𝟕
b) Déterminer la loi de probabilité de la variable 𝑿.
c) Calculer l’espérance mathématique 𝑬(𝑿) et la variance 𝐱𝐢 0 1 2 3
𝑽(𝑿) puis l’écart type 𝝈(𝑿).
Solution 𝐏(𝐗 = 𝐱𝐢 ) 𝟖 𝟏𝟐 𝟔 𝟏
3) Soit l’événement : 𝟐𝟕 𝟐𝟕 𝟐𝟕 𝟐𝟕
c) Calculer l’espérance
𝑨 : « Obtenir deux boules portant deux numéros pairs » mathématique 𝑬(𝑿) et
𝟏
Montrer que : 𝑷(𝑨) = 𝟑 la variance
𝑽(𝑿) puis l’écart type 𝝈(𝑿).
L’univers 𝛀 associé à cette expérience aléatoire est l’ensemble des arrangements
✓ L’espérance mathématique de la variable aléatoire 𝐗 est : 𝐄(𝐗) = 𝐧𝐩 =
sans répétitions de deux boules parmi dix boules contenues dans le sac 𝟏
𝟑 × = 𝟏.
𝟑
Donc le nombre des possibilités est 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) = 𝑨𝟐𝟏𝟎
✓ La variance de la variable aléatoire 𝐗 est :
𝑫𝒐𝒏𝒄 𝑪𝒂𝒓𝒅(𝐀) = 𝑨𝟐𝟔 𝟏 𝟐
𝐕(𝐗) = 𝐧𝐩𝐪 = 𝐧𝐩(𝟏 − 𝐩) = 𝐄(𝐗). (𝟏 − 𝐩) = 𝟏 × (𝟏 − ) =
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝐀) 𝑨𝟐𝟔 𝟏 𝟑 𝟑
𝑷𝒂𝒓 𝒔𝒖𝒊𝒕𝒆 𝒑(𝐀) = = 𝟐 =
𝑪𝒂𝒓𝒅(𝛀) 𝑨𝟏𝟎 𝟑
✓ L’écart-type de la variable aléatoire 𝐗 est :
𝟐
𝛔(𝐗) = √𝐕(𝐗) = √𝐧𝐩(𝟏 − 𝐩) = √
𝟑