ENERGETIQUE
THERMODYNAMIQUE AVANCEE 2.2.0
Objectifs
- Faire un bilan énergétique.
- Calculer le rendement d’un moteur et l’efficacité d’un récepteur (machine
frigorifique ou pompe à chaleur)
- Prévoir le sens de l’évolution d’une réaction chimique.
- Etudier un équilibre entre phases liquide, solide et gaz
Une bonne compréhension de la thermodynamique classique de base permet à tout
ingénieur quelle que soit la branche choisie, de suivre et d’analyser le fonctionnement
d’un système thermodynamique (compresseurs, climatiseurs, réacteurs chimiques,
extracteurs, etc.)
Contenu
Equations d’état : modèle du gaz parfait, équation de van der Waal, coefficients
thermo élastiques.
Premier principe de la thermodynamique, énergie interne, enthalpie, coefficients
calorimétriques.
Second principe de la thermodynamique, l’entropie.
Potentiels thermodynamiques, potentiels chimiques, application aux réactions
chimiques.
Thermochimie : loi de Hess, équilibre chimique, prévision de l’évolution des réactions.
Changement d’état et équilibre entre phases.
Bibliographie
[1] Kreith, F. 1967, Transmission de la chaleur-thermodynamique édition Masson et
Compagnie Parie 6ième.
[2] Kastler A., Vichnievsky R. et autres, 1968, Cours de physique générale-
Thermodynamique édition Masson et Compagnie Paris 6ième.
[3] Papon P., Leblond J., 1990, Thermodynamique des états de la matière, édition
Hermann, Paris 15ième.
[4] Neirac F., 1982, Cours de thermodynamique, Ecole Inter Etats d’Ingénieurs de
l’Equipement rural.
[5] Kling R., 1980, Thermodynamique générale et application, édition Technip, Paris
Cedex.
[6] Foussard J.-N., Julien E. et Mathé S., 2010, Thermodynamique - Bases et
applications, 2ième édition Paris.
[7] Bretonnet J.- L., 2008, Thermodynamique générale et appliquée, édition. Ellipses
INTRODUCTION
La thermodynamique est une discipline qui apparaît comme la science qui traite des
relations entre phénomènes thermiques et les phénomènes mécaniques. Elle a été
longtemps considérée comme une partie des sciences physiques, une conception qui
correspond bien aux travaux primordiaux réalisés aux XVIIIè et XIXè siècles. C’est le
cas de l’étude des machines à vapeur faite par Newcomen, Watt, Papin et Carnot et
celle des moteurs thermiques faite par Otto, Diesel et d’autres spécialistes.
Mais de nos jours ce rôle initial est largement dépassé. En effet cette science ne
constitue pas vraiment un chapitre de plus de la physique car les principes qu’elle
décrit s’appliquent universellement à un grand nombre de problèmes et ce dans tous
les domaines. En raison de la portée universelle de ses deux principes les lois
thermodynamiques sont d’une manière générale « au-dessus » des autres lois de la
physique. C’est l’exemple de l’énoncé classique en mécanique ou en optique ou tout
autre branche de la physique qui contredirait les principes de la thermodynamique
serait immédiatement mis en doute. C’est pourquoi il est préférable de définir la
thermodynamique comme étant « la science des transformations de matière et de
l’énergie ».
La thermodynamique est une science dont il faut exposer clairement le langage à
travers différentes définitions et généralités. Pour y parvenir, il est nécessaire d’établir
les méthodes conduisant à sa mise en place. Deux méthodes sont à prendre en compte :
la méthode inductive et la méthode déductive.
La méthode inductive consiste à enregistrer expérimentalement un ensemble de
faits, à rechercher leurs rapports et les relations de cause à effet afin d’en arriver
à des lois générales applicables dans des domaines inexplorés par l’expérience.
La méthode déductive est la reconstitution de façon linéaire l’ordre des idées
accumulées grâce à l’ensemble des phénomènes considérés. C’est cette
méthode qui met en évidence les principes ou postulats, vérités non discutées et
dont l’acceptation, à priori, constitue en fait, un acte de foi.
La thermodynamique est susceptible d’être abordée à l’aide de deux démarches
différentes : c’est l’approche globale et l’approche microscopique.
- L’approche globale repose sur deux principes admis une fois pour toutes et on
en déduit par un raisonnement purement logique les différentes lois de la
thermodynamique. Cet aspect, de type phénoménologique, a l’avantage de faire
intervenir un très petit nombre de variables. C’est dans ces conditions que l’on
parle de thermodynamique macroscopique axiomatique.
- L’approche microscopique prend en compte chaque particule élémentaire réelle
contenue dans le système étudié. Ce point de vue met en évidence de
nombreuses variables et engendre des calculs mathématiques relativement
complexes. On parle de la thermodynamique microscopique ou
thermodynamique statistique.
Si la thermodynamique phénoménologique s’appuie sur des considérations
macroscopiques, la thermodynamique statistique s’appuie sur des considérations
moléculaires et sur le calcul des probabilités. Elle cherche à établir les principes
fondamentaux et à pénétrer davantage dans la structure de la matière pour expliquer
les propriétés et ce à partir des lois naturelles encore plus générales.
Nous constatons que la thermodynamique est considérée comme une nouvelle théorie
traitant de la corrélation régissant les deux ordres de phénomènes thermique et
dynamique.
Les mécaniciens sont très occupés à mettre une liaison entre les phénomènes
mécaniques et les phénomènes calorifiques concomitants en recherchant une
adjonction qui facilite la solution de plusieurs problèmes.
La thermodynamique, au fil du temps se révéla une science remarquablement féconde
dans les domaines les plus divers de la chimie et de la physique. Elle traite la théorie
de la cinétique des gaz, la théorie mécanique de la chaleur, la thermodynamique
cinétique.
Le domaine de la thermodynamique s’est étendu. C’est ainsi que des phénomènes
calorifiques interviennent dans plusieurs domaines.
Dans les phénomènes électriques il y a apparition de chaleur : c’est l’effet joule. Il
existe deux autres effets calorifiques : effet Peltier et effet Thomson. Dans certaines
transformations magnétiques il y a des effets calorifiques.
La lumière se transforme en chaleur lorsqu’elle est absorbée par un écran et
réciproquement la chaleur donne naissance à la lumière ; c’est le cas d’un corps très
chaud qui devient incandescent et qui émet de la lumière.
L’étude de l’incandescence ou du « rayonnement » provient de la thermodynamique.
Dans les réactions chimiques il y a production ou absorption de chaleur. La
thermochimie est cette partie de la thermodynamique qui les analyse.
La thermodynamique est, dans plusieurs cas, utilisée comme instrument de base
permettant de comprendre d’autres sciences de l’ingénieur tels que le froid et la
climatisation, l’énergétique, la thermique, les échangeurs, les transferts thermiques et
autre mécanique automobile.