THEMEI: L'ECOLE
1. BIENTOT LA RENTREE
Papa il y a quelque temps, votre mère et moi vous avions demandé
d'abandonner petit à petit vos jeux de vacances pour revoir vos matières,
car la rentrée scolaire approche.
Mariette c'est vrai, papa. La rentrée, c'est dans trois semaines. Vous avez
nos billets de vacances. Pourtant nous ne voyons aucun signe d'achat des
fortunes scolaires.
Maman -soyez calmes, les enfants. Votre père et moi avons déjà réuni ce
que nous avons pu..
Papa nous avons effectivement déjà réuni quelques objets classiques:
cartables, stylos, stylos, cahiers, règles, rapporteurs, crayons...
Elsa papa, vous n'avez pas oublié les uniformes, j'espère ? Il nous en faut
des neufs, y compris les souliers, puisque tous, nous avons réussi l'an
dernier.
Papa Maman s'apprête à tout cela. Ne soyez pas trop exigeants, mes
enfants. Tenez compte des temps difficiles que nous traversons.
Maman un peu de patience! Nous avons tenu compte de moyens dont
nous disposons ainsi que de vos besoins votre petit frère David qui
commence ses études a besoin d'une tenue neuve.
Elsa Non, Maman, il me faut aussi une nouvelle tenue.
Papa Assez! Pensez que nous n'avons pas encore trouvé l'argent pour
payer vos frais scolaires
Mariette papa! Angélique pleure. Elle veut aussi aller à l'école.
Papa non! Elle n'a pas encore l'âge. Son temps viendra. Pour le moment,
maman l'initiera petit à petit à domicile.
Elsa mais pourquoi ? Il y a pourtant des enfants comme elle chez nous en
première enfantine.
Maman d'accord, mais il faut voir aussi nos moyens. Etudiez d'abord, elle
vous suivra plus tard.
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Papaoui, vous qui recommencez bientôt, soyez studieux, polis et
obéissants à l'école. Car votre avenir en dépend. Et puis, travaillez pour
réussir de façon à donner l'occasion à votre sœur d'étudier aussi. Personne
n'a droit au redoublement.
Les enfants c'est promis papa!
NKIENE Musinga jacques
2. PROPOS DECOLIERS
Gbogbo mukadi, mon père tient à ce que nous puissions étudier dans de
bonnes écoles. C'est chaque jour qu'il nous répète que l'avenir appartient
à ceux qui étudient. Et même il insiste que nous ne devons pas étudier
pour l'école, mais pour notre propre vie.
Mukadidis, gbogbo, les conseils que te donnent tes parents sont ceux que
me prodiguent aussi les miens. On dirait qu'ils s'entendent bien et
pourtant, ils ne se connaissent pas
Gbogbo tu sais! Nos parents sont surtout des sages. Ils ont une large
expérience de la vie. A propos, que penses-tu de ces conseils?
Gbogbo tu crois qu'il est facile d'aller en Angola ou à Tshikapa et d'en
revenir en bonne santé surtout quand on est gosse comme nous ? Et
même, cet argent rapide qu'on en ramène n'est qu'un feu de paille.
Mukadi tu parles! Observe ceux qui sont revenus avec beaucoup d'argent
et qui se retrouvent assez vite pauvres parce qu'ils n'ont jamais appris à
bien gérer. Gbogbo tu as raison, en effet. Ils font des dépenses de
prestige, achetant sans nécessité de grosses radios sans d'électricité, des
voitures de luxe sans qu'ils sachent ni les conduire ni les entretenir, de la
boisson pour tous les clients d'un bar...
Mukadi et même, certains méprisent leurs propres parents, se donnent
plus de considération qu'ils n'en ont et s'imaginent qu'ils peuvent tout
acheter avec leur argent.
Gbogbo nos parents ont raison. Avec tout ceci, le diplôme reste une clé qui
vous donne accès à plusieurs portes honorables.
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Gbogbo mettons-nous au travail sans tarder, et ne décevons pas nos
parents et notre société.
NGULU Kibiakam crispin
3. MON FILS SERA MEDECIN
Matho était un de nos meilleurs élèves au collège. C'était un esprit
littéraire et critique, mais très faible pour les choses pratiques. Nous avons
conseillé à matho de s'orienter vers la section littéraire. Le petit, se
connaissant bien, était d'accord avec nous. Pourtant, deux jours après, son
père est venu nous voir. « Mon fils, dit-il, ne peut pas étudier les lettres.
Moi, durant toute jeunesse, je rêvais d'être médecin. Comme je n'ai pas eu
cette chance-là, à mon fils de la tenter. Il doit être médecin. Il faut donc
qu'il s'oriente dès à présent vers la section scientifique. ». Nous avons
beaucoup discuté avec le père de matho, lui présentant tous les bulletins
antérieurs de son fils pour lui faire comprendre qu'il prenait un risque en
voulant orienter son enfant vers les sciences. Il a rejeté tous nos
arguments.
Quelques jours plus tard, matho est passé nous saluer et nus a informés
que son père lui avait trouvé une inscription en scientifique dans un autre
collège. Malgré nos regrets, le petit s'est vu contraint de partir. Là, il
semble qu'il travaille doublement comme lui a conseillé son père, mais il
ne réussit plus avec 80 ou 70 pourcents il se contente désormais de
réussir avec 60 et parfois même 50 pourcents
Nous l'avons rencontré dernièrement à une fête du collège et nous avons
échangé quelques propos avec lui. En tout cas, le petit matho n'est plus
cette élite qu'on enviait. Il est devenu un élève quelconque... « J'accomplis
la volonté de mon père!», nous a-t-il fait entendre avec humour.
MUYENGO MUYOMBE
Enfants du ciel misères de la terre THEME 2: LA FAMILLE
1. UNE PLAISANTERIE
Dito le mois passé, papa avait ram »n é de la ferme de beaux fruits: des
oranges, des mandarines, des avocats... après le repas, mes frères et moi
en avons pris
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chacun un choix. Moi, j'ai préféré une belle mandarine, bien jaune. Et nous
sommes allés jouer derrière la maison.
Mande avec qui étais-tu ?
Dito j'étais accompagné de mon cousin Léon, ma sœur Lola, mon ami Silas
et sa nièce Sona.
Mande tiens! Vous vous êtes retrouvés là comme par hasard!
Dito non, grand-mère voulait réconcilier mon oncle munta avec sa belle-
sœur Lina. Cette dernière est aussi la tante de maman. Les conflits en
famille entraînent beaucoup de malheur, disait grand-mère.
Mande ah! Bon! Et vous avez passé un agréable après-midi, je suppose.
Dito pas du tout! Écoute plutôt la suite. J'ai pelé ma mandarine, l'ai
mangée tranche par tranche par trance. Mais par distraction, j'ai avalé un
pépin. J'ai aussitôt cri é et ma sœur Lola m'a interrogé:
Lola qu'y a-t-il?
Dito j'ai avalé une graine de mandarine.
Lola oh! Malheur! Comment as-tu pu faire une chose pareille ?
Dito quoi, c'est grave? Lui ai-je demandé.
Lola mais oui! m'a-t-elle répondu. Un mandarinier va pousser sur ta tête. Il
va te percer le crâne et grandir comme les cornes d'un buffle.
Dito non, ce n'est pas vrai, ai-je dit. Alors, ma sœur s'adressant aux autres,
les a interpellés:
Lolach! Vous autres! Venez voir ce qui est arrivé à Dito. Il a avalé un pépin
de mandarine.
Dito et tous sont entrés dans le jeu de ma sœur.
Léon tu sais, Dito, un arbre va pousser sur ta tête.
Silas je grimperai là-dessus.
Sona et moi, j'attacherai ma balançoire à ses branches.
Dito furieux et inquiet, je leur ai dit: vous n'avez pas droit de me traiter
ainsi. C'est de la torture.
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Mande et qu'est-ce qui se passa ensuite?
Ditorentrés à la maison le soir, personne ne dit mot à nos parents. Je ne
puis rien manger et me mis au lit sans que personne ne s'en soit aperçu.
La nuit, je me demandais comment, avec cet arbre sur la tête, j'entrerais
dans la maison, j'irais à l'école avec les autres qui ne demanderaient pas
mieux que de grimper dessus.
Mande mon pauvre ami, tu n'as certainement pas bien dormi.
Dito pas du tout! Soucieux, je ne cessais de me toucher le sommet du
crâne.
Et le matin, pas le moindre arbuste. Informée enfin, grand-mère me
tranquillisa et gronda sévèrement ma sœur Lola. Elle me consola en me
rassurant que le pépin avalé suivra la même trajectoire que les autres
aliments.
Mande c'est bien vrai ce qu'elle a dit.
Dito je ne le savais pas. En tout cas, ils avaient réussi à me jouer un
mauvais tour.
MUPEPE Mutala-Munu Liona jean
2. LES BONNES HABITUDES
Alain n'est pas parti aux cours parce que le chauffeur n'est pas venu le
chercher. Son père ne veut pas entendre ce motif et s'est décidé : «
désormais le chauffeur ne te prendra plus. Tu devras te débrouiller en bus.
De toutes les façons, ton école est à vingt minutes d'ici. S'il n'y a pas de
bus, tu y vas à pied. Moi, j'ai fait cela pendant toutes mes études à partir
de six ans, je n'en suis pas mort. >>>
Cela fait deux semaines qu'Alain fait la nouvelle expérience. Tantôt en bus,
tantôt à pied. Il n'en est pas encore mort et paraît ne pas trop s'en faire.
Ce matin comme pour se moquer de lui sa mère lui a dit: tu commences à
devenir un homme comme ça. il lui a répondu c'est vous qui m'aviez
habitué au véhicule, vous vouliez donc que je devienne une femme?» et il
est sorti sur cette note là avec un ami de son âge qu'il a découvert sur le
chemin de l'école, à pied comme lui.
SPbotien MUYENGO Mulombe
Enfants du ciel misères de la terre.
3. A CHACUN SON TOUR
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Ils étaient heureux monsieur Mputu et madame Mbuyi et leurs trois
enfants. Mais arriva une époque où lui a commencé à être toujours absent;
et elle toujours là avec les enfants. Elle souffrait de cette absence
régulière de son mari à la maison mais elle ne le manifestait pas aux
enfants. Elle s'efforçait de mentir tous les jours quand ceux-ci lui
demandaient: maman, où est papa ? » elle répétait papa est au travail ».
C'était devenu une chanson pour cette mère et ses enfants. Lui, il paraît
qu'il entretient une femme à l'extérieur. Tout le monde le sait, sa femme
aussi, les enfants non.
Ces jours, la crise est à son domicile; il a décidé de faire partir celle qui
était pour lui la mère de ses enfants ». Il est resté seul avec ses enfants; il
n'a pas encore amené sa deuxième femme ici. Il a peur de ce qu'en diront
les gens. Mais il a Sourgout peur de ses enfants. La question lui est
retournée: papa, où est maman ? 11 se complaît à dire elle viendra. Mais
quand ? ajouta l'ainé, non sans colère.
Il a occupé la place de sa femme auprès de ses enfants. Il est toujours là
avec eux, il leur achète des cadeaux, les amène en excursion, fait tout
pour eux. Mais pour eux quelque chose manque, quelqu'un manque : la
maman. Si elle était morte, ils comprendraient. Mais elle est encore
vivante; ils le savent. Alors ils ne
se fatiguent pas de lui demander:
- Papa, om est maman? - Elle viendra Mais quand ?
Ils sont tellement petits qu'ils n'arrivent pas à comprendre. De grâce ne
cherche pas à leur faire comprendre ce qu'ils ne peuvent pas.
MUYENGO Mulombe
Enfants du ciel misères de la terre.
4. PAPA, SOUVENT ABSENT!
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Il ne fait l'ombre d'aucun doute qu'un bon père de famille, qui est appelé
veiller sur l'éducation morale et chrétienne de ses enfants, doit avoir une
morale digne, honorable et irréprochable, puisque être chef, c'est être
exemplaire et responsable. Aussi est-ce connu de tout le monde que les
exemples entraînent surtout quand ils viennent d'en haut et que les
paroles éveillent seulement. On a toujours dit que l'exemple est le premier
de l'homme.
Un bon papa est le chemin à suivre et un modèle pour les membres de sa
famille. Alors, que penser d'un papa buveur et égoïste, qui est souvent
absent de son foyer et qui revient du bar toujours ivre vers les petites
heures du matin, ignorant que tous les membres de sa famille doivent être
en bonne santé et que son travail doit procurer aux siens un bien-être
matériel qui assure leur existence ? Certes la soif est un besoin naturel de
l'homme.
Mais lorsqu'un père de famille s'adonne immodérément à la boisson, il ne
pense qu'à lui-même. Les privations que subit sa femme lui importent peu.
Il la traite comme une chose achetée, qui lui appartient et sur laquelle il a
tous les droits, comme une machine idéale qui est à son service. Peu lui
importe aussi les souffrances endurées par ses enfants qui ont faim ou
froid et qui sont privés des frais d'études et du nécessaire.
Rémy MALU
Renaitre n.21
THEME 3: LE JUGEMENT ET ESPRIT CRITIQUE
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PROCES D'INTENTION
Madame Ngalula recherche sa poire à lavement qu'elle ne retrouve pas.
Elle soupçonne ses enfants, surtout le plus turbulent d'entre eux, de l'avoir
déplacée.
Mme Ngalula en tout cas, j'ai des enfants impossibles! Qui aurait déplacé
la poire que j'avais laissée ici ? Ça doit être le groupe de Mukala, Tshilumba
et Katuba. Ce sont eux qui sont restés à la maison toute la journée. Tonton
joseph, appelle-les-moi, s'il vous plaît.
Tonton joseph Mukala, viens avec tes frères cadets. Votre mère vous
attend.
Mme Ngalula Mukala, qui de vous trois a osé déplacer la poire qui se
trouvait dans le panier?
Mukala je ne sais pas maman.
Tshilumba ce n'est pas moi.
Katuba ce n'est pas moi non plus.
Mme Ngalula-vous allez me dire qui l'a prise, et tout de suite. Sinon, je vais
vous punir tous et sévèrement. Surtout, toi Mukala.
Mukala je te jure, maman, que ce n'est pas moi.
Tonton joseph pourtant, Tshilumba et Katuba m'ont dit avec beaucoup de
conviction que c'est toi qui l'avais prise.
Onele sõ non, je crois que Mukala ne sait rien de toute cette affaire. Je
medemande pourquoi Tshilumba et Katuba accusent toujours Mukala pour
rien.
Mukala hein! C'est toujours comme ça... Mme
Ngalulatais-toi, tu es un menteur!
Oncle so mais laissez-le parler au moins. Comment peut-il se défendre si
vous l'interrompez tout le temps et l'intimidez.?
Mukala bon! Puisque tu y tiens, maman, si j'ai touché à la poire et que je
ne m'en souviens plus, pardonne-moi.
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Mme Ngalula non, pas de pardon aujourd'hui. Tu es trop turbulent, tu
touches à tout, tu déranges tout dans cette maison. Je suis obligée de
t'infliger une punition. Ainsi, tu te corrigeras pour toujours. Viens,
approche-toi. Vous autres, amenez-le ici; je vais lui frotter ce piment.
(Deux jours après)
Mme Mbuyi maman Ngalula, je viens d'apprendre que tu chahutais les
enfants ici à cause de la poire à lavement.
Mme Ngalulaoui, c'est encore Mukala qui l'a perdue. Je l'ai puni pour cela
et il ne l'oubliera jamais.
Mme Mbuyioh! Tu as alors oublié que tu me l'avais remise mercredi passé?
Mme Ngalula quoi! Elle se trouve chez toi ? Mon Dieu...désormais, je ne
châtierai plus jamais mes enfants.
On n'accuse pas un homme injustement et surtout sans preuve, chacun
bénéficiant de la présomption d'innocence. Par contre, c'est mauvais
d'être trop timide ou trop bouillant.
TABASENGE Mpia jean
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2. LE POUVOIR DES MEDIAS
Tata ça alors! Mais où va tout l'argent ? Pourquoi les routes sont-elles
toujours défoncées ? Pourquoi les médicaments manquent-ils toujours
dans les hôpitaux et les gens ont-ils des salaires de misère ? Pourquoi les
écoles n'ont-elles pas des bancs. A qui vais-je m'adresser pour réclamer la
destination de mon argent et de ce que ma famille et mes amis payent
comme impôt? Toi-même. Où apprends-tu ces secrets, Nzunzu?
M. Nzunzu ce ne sont pas des secrets. C'est en suivant les informations, la
radio, à la télé, en lisant les journaux que j'apprends tout cela.
Tata inkipa au fait, qui gère cet argent ? Qui bouffe mon argent ? Tu
connais aussi ce secret?
M. Nzunzu - je répète que ce n'est pas un secret. Dernièrement, tu as vu le
ministre des finances et d'autres personnes à l'émission forum ?
Tata inkipa je ne suis pas cette émission où on ne fait que parler. J'aime
mieux les films.
M. Nzuznu et bien, c'est dans ce genre d'émissions qu'on donne les secrets
dont tu parles.
Tata inkipa désormais, moi aussi je vais commencer à suivre les
informations, les émissions telles que dossier ouvert, plein, le débat
africain etc.
MATSHAFU Gaby
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3. LA RUMEUR
Tambwe-sais-tu les soldats ont attaqué les étudiants.
Ndjadi qui raconte des histoires pareilles ?
Tambwe itela. Elle vient de l'université. C'est la panique générale en ville.
Ndjadi a-t-elle été témoin oculaire ?
Tambwe ah non! Moi, je te donne une information reçue. Et tu ne dois pas
te transformer en juge.
Ndjadi est-ce une information, une rumeur ou une campagne contre les
militaires
Tambwe ah! Voilà justement itela. Elle pourra te le dire elle-même.
Ndjadi bonjour, ndjadi. Ce que je sais, c'est que les militaires se sont
battus contre les étudiants ce matin.
Ndjadi pour quelle raison?
Itela on nous a dit qu'un militaire a giflé une étudiante mariée. Il a même
déchiré un de ses pagnes
Tambwe te rends-tu compte ? L'étudiante est mariée !
Itela oui, en effet!
Ndjadi un instant, tambwe. Ce n'est pas cela qui est le plus important pour
le moment. Itela, je voudrais savoir si on t'a dit ce que tu déclares ou si tu
as vécu l'événement toi-même ?
Itela écoute! Nous étions dans un bus qui passait devant l'université. Il
régnait là un grand désordre. Il y avait une foule qui se bousculait. Un
passager a demandé ce qui se passait et on lui a répondu : les militaires
attaquent les étudiants. Il y avait beaucoup de militaires, en effet.
Ndjadi tu vois, tambwe. Itela ne sait même pas ce qui s'est passé
réellement.
Tambweet toi, le sais-tu?
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Ndjadi oui, bien sûr. Un voleur voulait se faire passer pour le mari d'une
passagère d'un bus. Il voulait lui arracher son sac plein d'argent sous
prétexte qu'elle s'était enfuie de la maison en emportant toute sa fortune.
Itela et comment les étudiants sont-ils intervenus dans l'affaire ?
Ndjadi cela se passait devant l'université, quand l'étudiante descendait du
bus. Ses condisciples qui connaissent son mari ont neutralisé le bandit.
Tambwe comment le sais-tu?
Ndjadi la radio vient à peine de l'annoncer au journal de treize heures.
Itela et pourquoi a-t-on parlé des militaires, alors?
Ndjadi radiotrottoir, c'est-à-dire la rumeur publique.
MUPEPE Mutala
THEME4: LE TRAVAIL
ETUDIER POUR QUEL TRAVAIL?
Monsieur vous êtes en train de travailler, André ? Après votre examen?
André je ne travaille pas, je cherche à me documenter pour choisir un
métier.
Monsieur ah! Vous pensez à votre avenir. C'est bien. Vous envisagez une
situation précise?
André je n'arrive pas à me décider. Ma mère me voit déjà avocat. Mon père
me conseille d'entrer dans l'administration. Mais ils vont me laisser faire ce
que je veux. Et vous, qu'est-ce que en pensez?
Monsieur cela ne dépend de vos goûts et il est difficile de vous donner des
conseils. C'est une question personnelle. Vous êtes capable de faire des
études supérieures mais il vous faut alors attendre plusieurs années pour
gagner de l'argent.
André je ne suis pas un scientifique et les études de lettres offrent peu de
débouchés!
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Monsieur c'est vrai. L'administration, c'est une situation stable, mais pour
y entrer, vous devez passer un concours.
André ce n'est jamais un examen?
Monsieur-les examens vous donnent un titre. Dans l'industrie, on vous fait
passer des tests avant de vous proposer une place. L'administration
organise des concours et ne garde que les meilleurs candidats car il y a un
nombre limité de places. Si vous réussissez, vous devenez fonctionnaire et
vous travaillez pour l'état jusqu'à la retraite.
André-vous savez, c'est plutôt le commerce qui m'intéresse. On peut se
faire une bonne situation dans les affaires. Les études doivent être assez
longues?
Monsieur pas nécessairement. Il y a des écoles de commerce qui forment
des cadres en deux ou trois ans. Le commerce international offre des
possibilités intéressantes, si vous aimez les voyages et les langues
étrangères.
QUEMADA BERNARD
2. A LA RECHECHE D'UN EMPLOI
Mboma bonjour, mademoiselle, asseyez-vous, je vous en prie. Qu'est-ce
que je peux faire pour vous ?
Astrid bonjour, madame. Voilà. Je suis à la recherche d'un poste de
secrétaire de direction en intérim.
Mboma oui, alors, je vous demanderai de bien vouloir répondre à quelques
questions. Vous êtes de quelle nationalité?
Astrid congolaise, mais je suis trilingue français, lingala, anglais.
Mboma très bien, c'est un bon atout. Parlez-moi de votre expérience
professionnelle.
Astrideh bien, à la fin de mes études, j'ai fait un stage d'un an dans une
banque à Kinshasa, puis je suis partie à Goma travailler comme secrétaire
de direction à la SONAS (société nationale d'assurance) Mboma vous savez
vous servir d'un ordinateur?
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Astrid environ cent quinze, je pense.
Mboma très bien. Est-ce que vous connaissez la sténo ?
Astrid oui, dans mon dernier travail, je devais prendre tout le courrier en
sténo.
Mboma bien. Et vous êtes disponible à partir de quand ?
Astrid dès maintenant!
Mboma eh bien, je crois que vous convenez bien à nos critères. Voulez-
vous remplir ce formulaire? Et dès que nous aurons un poste libre, nous
vous contacterons.
Astrid merci, madame.
Alan CHAMBERLAIN
3. LE TRAVAIL EN EQUIPE
Un groupe de professeurs de français a reçu mission de réfléchir sur le
programme du cours et de rédiger une anthologic adaptée au niveau et
aux réalités socioculturelles des élèves. Ils se retrouvent en séance de
travail pour évaluer le progrès réalisé.
Max-la dernière fois, nous avons réfléchi sur les points de grammaire et les
types d'évaluation à prévoir. Nous avions défini le travail que chacun
devrait réaliser pour aujourd'hui.
Jacques en effet, chacun de nous doit présenter les amendements
apportés aux textes reçus. Aujourd'hui, il s'agit de procéder à la lecture et
à l'adoption desdits textes.
Jean est-ce que nous serons prêts à présenter le travail fini dans les délais
prévus ?
Max on ne peut que l'espérer. Mais Djef n'est pas encore là. De vous deux,
qui l'aurait vu le dernier ? Quel jour et quelle heure lui conviennent
finalement?
Jean-jacques, forcément puisqu'ils travaillent dans le même établissement.
Jacques-non, c'est toi jean qui devait entrer en contact avec lui d'autant
plus que vous habitez le même quartier; en plus, c'est toi qui nous amènes
souvent ses excuses.
Max voyons, mes amis. Nous avons accepté de faire ce travail ensemble
parce que nous reconnaissons la valeur du travail en équipe.
Jacques-effectivement! Le travail en équipe réduit les risques d'erreurs,
enrichit ceux qui travaillent en groupe, les aides aussi à se compléter. Car
personne n'est omniscient. De la sorte, on gagne beaucoup en efficacité.
Jean A cela s'ajoute l'esprit de collaboration qui en résulte.
Max bien souvent, on gagne aussi en temps en travaillant en équipe.
Jacques mais non! Avec trois présences sur quatre, le quorum est atteint.
On peut done travailler.
Maxbien. Passons à la lecture et à l'adoption des textes. Je propose que
chacun, à tour de rôle, lise ses textes et justifie ses corrections. Et le
groupe appréciera.
Jean et jacques-d'accord
Max si nous achevons cette étape, nous pourrons alors relever les points
de grammaire à dégager des textes.
Jean ce sera le travail de la prochaine séance.
NKIENE MUSINGA Jacques
THEME4: LE COMMERCE
AU MARCHE
Rosette bonjour Ange! Quelles nouvelles!
Ange salut Rosette! Cela fait effectivement longtemps qu'on ne se voit
plus.
Rosette comment allez-vous en famille?
Ange nous allons bien, merci. Et chez vous?
Rosette nous nous portons tous bien excepté Shadrack qui s'est brûlé la
plante de pied en marchant sur une braise. Etes-vous au courant?
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Ange oui, Tonton James nous a donné l'information hier soir. A propos
qu'estu venue chercher ici?
Rosette maman m'envoie acheter du poisson frais. Mais je circule encore.
Cependant, tout coûte cher. Et toi, tu viens aussi faire des achats ?
Ange oui, mais je suis embrassée. Il n'y a pas beaucoup de variété sur le
marché en ce moment.
Rosette le poisson fumé ne t'arrangerait pas ? Et si nous allions voir aux
étals des poissons fumés.
Ange oh! Les vendeuses sont toujours incompréhensives: elles refusent le
marchandage.
Rosette moi, je connais une demoiselle, Feza, très sympathique et
abordable. Son étal est souvent bien achalandé.
Rosette bonjour, Feza.
Feza bonjour, Rosette ! Que cherchez-vous ? Regardez, j'ai du bon poisson
à bon prix. J'essaie même de solder pour gagner du temps.
Rosette je te présente ma cousine Ange.
Feza enchantée.
Ange merci.
Rosette nous avons toutes deux besoin de poisson. Mais nous n'avons pas
assez d'argent.
Feza choisissez vous avez devant vous du poisson capitaine de Kasaï à
2.235 F.C; du silure d'Eolo à 1.215 F.C; des monganza de l'équateur à
3.460 F.C etc. Ange-ne pouvez-vous pas nous accorder une remise pour ce
poisson capitaine ?
Fezasi, mais c'est à vous à discuter.
Rosette 1.830.F.C pour le poisson capitaine et 2.800 F.C pour le monganza.
Fezanon, là c'est vraiment mon prix d'achat. Je vous les livre
respectivement à 2.000 F.C et à 3.100 F.C
Angebon ça va. Alors, emballez-les-nous, s'il vous plaît.
Feza merci. Désormais, vous achèterez toujours ici chez moi. Rosette OK. A
la prochaine, Feza.
NKIENE MUSINGA Jacques
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AU MARCHE DE MBANDAKA
Esende et Booto vont au marché faire quelques achats. Après un premier
tour pour comparer les prix, elles se présentent devant l'échoppe de
Lomboto.
Esende fait attention Booto, tu es souvent très pressée d'acheter tous les
articles qui te séduisent.
Booto et alors, où est le problème? Quand j'ai fait le choix de ce que je
désire acheter, je paye la facture. Que me reproches-tu?
Esende sais-tu que tu achètes souvent très cher ? Si tu pouvais savoir
qu'ici à Mbandaka les prix sont toujours élevés.
Booto je le sais. A Boende, Gemena ou Lisala, les vendeurs tiennent
compte de la tendance de leurs clients à marchander. Je pense que c'est
partout la même chose.
Esende patiente! Tu verras combien je vais payer pour la paire de sandales
qui t'intéresse tant.
Lomboto bonjour, mesdemoiselles. Les Ets Lomboto et fils vous accueillent
avec plaisir. Faites votre choix, s'il vous plaît !
Booto merci, monsieur. Combien coûte cette paire de sandales ?
Lomboto 1.150 F.C pour vous, mes sœurs... Esende
- je n'ai que 800 F.C.
Lomboto cette somme ne correspond même pas au prix d'achat, savez-
vous?
Booto mais Esende,... Esende...
Esende et si nous allions voir à la maison Eale ou chez Mbokoso.
Probablement que nous achèterons à moins cher.
Lomboto attendez, mes sœurs. Franchement, je ne gagne pas grand-chose
sur cette paire de sandales. Si vous acceptez de la prendre à 1.130 F.C, je
vous la donne...
Booto esende, nous pouvons...
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Esende excusez-moi, mon frère. Je vous avais dit que nous n'avons que
800F.C Lomboto-800 F.C? Non, c'est gâcher le travail d'autrui. Vous ne
tenez compte ni de la marge bénéficiaire, ni des risques...
Esende nous pouvons alors ajouter 100 F.C. mais ce sont là nos frais de
transport retour.
Lomboto avec ce montant, nous sommes toujours en dessous du prix
d'achat. Ajoutez encore 250 F.C.
Esende où irons-nous les chercher ?
Bootoesende, j'ai 50 F.C ici.
Lomboto c'est pour vous que j'accepte ce prix. Vous avez de la chance.
Esende merci, mon frère et au revoir.
Lomboto de rien.
MUPEPE Mutala
UNE CAMPAGNE AGRICOLE
Franck alors, Percy, cela fait un bon bout de temps qu'on ne te voit plus.
Percy ah! Mon cher Franck. Je suis allé participer à la campagne agricole à
Ekubi.
Franck tu as troqué avec quoi ?
Percy avec du Paddy, c'est-à-dire du riz non décortiqué. Là, on trouve la
meilleure qualité de la région.
Franckah bon! Je comprends. Y avait-il beaucoup de commerçants cette
saison ?
Percy oui. Il y avait des représentants de grandes sociétés de la vile, de
petits détaillants et même des propriétaires d'équipement vidéo passant
de village en village.
Francktiens! Ils faisaient beaucoup de recettes, sans doute?
Percy je pense bien. Les acheteurs de grandes sociétés prenaient une
diversité de produits. Ils pratiquaient le troc en proposant plusieurs articles
allant de pièces
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d'étoffes aux ustensiles de cuisine; ils payaient aussi en espèces
sonnantes et trébuchantes.
Franck j'ai l'impression qu'il se développe un marché important lors des
campagnes agricoles.
Percy tu ne penses pas si bien dire. Malheureusement, ce n'est plus très
impressionnant ces derniers temps.
Franck à cause de la crise économique, sans doute. Allez ! La prochaine
fois, tiens-moi au courant avant de partir si tu veux bien. Je pourrai
t'accompagner.
Percy je ne manquerai pas.
MUPEPE Mutala
THEME 6: LA CUISINE
NOTRE CUISINE
Emilie d'où sors-tu, ma chère, avec ce tablier?
Dorcas je sors de la cuisine. Elle est juste dans l'arrière-plan de la maison.
Emilie chez nous, il n'y a pas de cuisine.
Denise c'est intéressant! Où préparez-vous vos repas ?
Emilie maman prépare dehors, sous un petit hangar.
Denise notre cuisine, elle, est une case en pisé, détachée de ma maison.
En plus de la préparation, nous y gardons le petit élevage, les produits
agricoles, un peu de tout.
Dorcas là, c'est encombrant! Et même, c'est exposé aux voleurs ! Chez
nous, la cuisine donne directement sur la salle à manger, tout près du
buffet. Au fond, c'est le magasin pour les provisions. Venez voir.
Emilie vous faites encore des provisions par le temps qui court!
Dorcas oh! Il n'y en a pas tellement avec cette crise: du manioc, de la
farine de maïs, un peu d'huile et de la braise... d'ailleurs, regardez: mon
cousin Michel a transformé le magasin en chambre à coucher.
Denise cela ne le gêne-t-il pas ? Vous n'utilisez donc pas votre cuisine?
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Dorcassi! Nous y préparons nos repas et y faisons la vaisselle dans l'évier.
II y a une cuisinière électrique, un réfrigérateur, un vaisselier, un garde-
manger et un brasero de secours pour les jours où il n'y a pas d'électricité.
Emilie avez-vous appris à manipuler ces appareils électro-ménagers et à
les réparer en cas de panne ?
Dorcas manipulé, oui. Mais réparer, non. Notre domestique bricole. Quand
c'est grave, un réparateur passe.
NKIENE Musinga
REPARTISSONS-NOUS LES TACHES
Maman où se trouve le brasero?
Tshala je l'ai prêté à nos voisins.
Maman - vérifie s'ils ont terminé. Tu en profites pour emprunter leur poêle
et leur gril.
Tshala vas-y Mbombo, je voudrais me faire tresser les cheveux.
Maman non! Il faut nous répartir les tâches: Mbombo va au moulin faire
moudre le maïs et le manioc. Tshibola va chercher les ingrédients au petit
marché du coin. Toi, leur ainée, tu restes t'occuper de la grillade.
Tshalamais, je ne traîne pas, maman!
Mamanah! Non, Tshala! Chaque chose à son temps. Maintenant il faut
nous occuper de la cuisine.
Tshala j'en ai pour vingt minutes, maman. Et je te garantis que tout sera
cuit avant le retour de papa.
Maman écoute, Tshala. Pas de discussions inutiles. Que chacune s'occupe
de sa tâche. Alors, mettons-nous immédiatement au travail.
KUSUKWASA MVULA
A TABLE
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Joël rentre de l'école juste quand ses petites saœurs se mettent à table.
Joël
quel est le menu, maman?
Maman tu le sais bien, toj ! C'est le plat dont tu raffoles.
Joël oui, mais une surprise est possible!
Maman à table, les surprises ne sont pas toujours agréables pour tous les
convives. Une mère a le devoir de les éviter.
Joël oh! Maman, je veux savoir...
Maman va à table. Tu le sauras. Et aide tes sœurs à bien se tenir.
Joël fais attention, Rachel à la manière de te servir! En se servant, le
premier pense au dernier et le dernier au premier. Dina, tiens ton couteau
de la main droite et la fourchette de la main gauche.
Dina merci, Joël.
Rachel qui t'apprend tout cela?
Joël papa me le lisait dans le livre: les bonnes manières.
Maman (entre avec un plat fumant) bon appétit, les enfants.
Rachel merci, maman.
Dina et la sauce est très bien assaisonnée!
Maman merci. Et que désirez-vous pour le dessert ?
Joël pour moi, quelque chose d'un peu amer: un pamplemousse, par
exemple.
Rachel moi, je voudrais un fruit acide. Et toi, Dina?
Dina- moi, ton gâteau-là qui sentait le brûlé.
Maman c'est pour tout de suite.
Les enfants merci, maman (la maman sort).
Maman (qui revient débarrassez la table. Déposez les assiettes à la
cuisine, sur l'évier. Je vous sers le dessert.
KUSUKWASA MVULA
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