Résultats semestriels BCP 2024 IFRS
Résultats semestriels BCP 2024 IFRS
RÉSULTATS
20
24
SEMESTRIELS
AU 30 JUIN
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
1. CADRE GÉNÉRAL globale. La BCP contrôle une filiale lorsqu’elle est en mesure de diriger les
politiques financières et opérationnelles d’une entité afin de bénéficier de
1.1. BANQUE CENTRALE POPULAIRE ses activités. Le contrôle est présumé exister lorsque le groupe BCP détient,
directement ou indirectement, plus de la moitié des droits de vote de la filiale.
La Banque Centrale Populaire (BCP) est un établissement de crédit, sous forme
de société anonyme à Conseil d’Administration. Elle est cotée en bourse depuis Il est attesté lorsque le groupe BCP dispose du pouvoir de diriger les politiques
le 8 juillet 2004. financières et opérationnelles de l’entité en vertu d’un accord, ou de nommer,
La BCP assure un rôle central au sein du groupe. Elle est investie de deux de révoquer ou de réunir la majorité des membres du conseil d’administration
missions principales : ou de l’organe de direction équivalent.
• Etablissement de crédit habilité à réaliser toutes les opérations bancaires ; La détermination du pourcentage de contrôle prend en compte les droits de
vote potentiels qui donnent accès à des droits de vote complémentaires, dès
• Organisme central bancaire des Banques Populaires Régionales. lors qu’ils sont immédiatement exerçables ou convertibles.
La BCP coordonne la politique financière du groupe, assure le refinancement
[Link]. Entreprises sous contrôle conjoint : Co-entreprises
des Banques Populaires Régionales et la gestion de leurs excédents de
trésorerie ainsi que les services d’intérêt commun pour le compte de ses Les entreprises sous contrôle conjoint sont consolidées par intégration
organismes. proportionnelle ou par mise en équivalence. Le groupe BCP possède un
contrôle conjoint lorsque, en vertu d’un accord contractuel, les décisions
1.2. BANQUES POPULAIRES RÉGIONALES financières et opérationnelles nécessitent l’accord unanime des parties qui se
Les Banques Populaires Régionales (BPR), au nombre de 8, sont des partagent le contrôle.
établissements de crédit habilités à effectuer toutes les opérations de banque [Link]. Entreprises sous influence notable : Associées
dans leurs circonscriptions territoriales respectives. Elles sont organisées sous
Les entreprises sous influence notable sont mises en équivalence. L’influence
la forme coopérative à capital variable, à Directoire et Conseil de Surveillance.
notable est le pouvoir de participer aux décisions de politique financière et
1.3. CRÉDIT POPULAIRE DU MAROC opérationnelle d’une entité, sans en détenir le contrôle.
Le Crédit populaire du Maroc (CPM) est un groupement de banques constitué Elle est présumée si le groupe BCP détient, directement ou indirectement, 20%
par la Banque Centrale Populaire et les Banques Populaires Régionales. Il ou plus des droits de vote dans une entité. Les participations inférieures à ce
est placé sous la tutelle d’un comité dénommé Comité Directeur du Crédit seuil sont exclues du périmètre de consolidation, sauf si elles représentent un
Populaire du Maroc. investissement stratégique, et si le groupe BCP y exerce une influence notable
effective.
1.4. COMITE DIRECTEUR
Les variations de capitaux propres des sociétés mises en équivalence sont
Le Comité Directeur est l’instance suprême exerçant exclusivement la tutelle comptabilisées à l’actif du bilan sous la rubrique « Participations dans les
sur les différents organismes du CPM. Ses principales attributions sont: entreprises mises en équivalence » et au passif du bilan sous la rubrique de
• Définir les orientations stratégiques du groupe capitaux propres appropriée.
• Exercer un contrôle administratif, technique et financier sur l’organisation et L’écart d’acquisition sur une société consolidée par mise en équivalence figure
la gestion des organismes du CPM également sous la rubrique « Participations dans les entreprises mises en
• Définir et contrôler les règles de fonctionnement communes au groupe équivalence ».
• Prendre toutes les mesures nécessaires au bon fonctionnement des
Si la quote-part du groupe BCP dans les pertes d’une entreprise mise en
organismes du CPM et à la sauvegarde de leur équilibre financier.
équivalence est égale ou supérieure à ses intérêts dans cette entreprise, le
1.5. MÉCANISME DE GARANTIE groupe BCP cesse de prendre en compte sa quote-part dans les pertes à
venir. La participation est alors présentée pour une valeur nulle. Les pertes
Le Crédit Populaire du Maroc dispose d’un fonds de soutien destiné à préserver
supplémentaires de l’entreprise associée sont provisionnées uniquement
la solvabilité de ses organismes. Ce fonds de soutien est alimenté par la BCP
lorsque le groupe BCP a une obligation légale ou implicite de le faire ou
et les BPR par le versement d’une contribution fixée par le Comité Directeur.
lorsqu’elle a effectué des paiements pour le compte de l’entreprise.
2. RÉSUMÉ DES PRINCIPES COMPTABLES APPLIQUES PAR [Link]. Intérêts minoritaires
LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE Les intérêts minoritaires sont présentés séparément dans le résultat consolidé,
ainsi que dans le bilan consolidé au sein des capitaux propres.
2.1. CONTEXTE
2.2.2. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
Les normes comptables internationales (International Financial Reporting
Standards - IFRS) ont été appliquées aux comptes consolidés du Groupe Banque [Link]. Définition du périmètre
Centrale Populaire à compter du 1er janvier 2008 avec bilan d’ouverture et au Afin de définir les sociétés à intégrer dans le périmètre de consolidation, les
1er janvier 2007, conformément aux prescriptions énoncées par la norme IFRS 1 critères suivants doivent être respectés :
« Première application des normes d’information financière internationales », et
par les autres normes du référentiel IFRS, en tenant compte de la version et des • Le groupe BCP doit détenir, directement ou indirectement, au moins 20% de
interprétations des normes telles qu’elles ont été adoptées par l’International ses droits de vote existants et potentiels.
Accounting Standards Board (IASB). • L’une des limites suivantes est atteinte :
L’objectif primordial des autorités réglementaires est de doter les établissements − Le total du bilan de la filiale est supérieur à 0,5% du total bilan consolidé.
de crédit d’un cadre de comptabilité et d’information financière conforme aux
− La situation nette de la filiale est supérieure à 0,5% de la situation nette
standards internationaux en termes de transparence financière et de qualité
consolidée.
de l’information fournie.
− Le chiffre d’affaires ou produits bancaires de la filiale sont supérieurs à 0,5%
2.2. NORMES COMPTABLES APPLIQUÉES des produits bancaires consolidés.
2.2.1. PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION Les titres de participation sur lesquelles le groupe BCP n’a aucun contrôle ne
Les comptes consolidés du Groupe Banque Centrale Populaire regroupent sont pas intégrés au niveau du périmètre même si leur contribution remplit les
l’ensemble des entreprises sous contrôle exclusif, contrôle conjoint ou sous critères présentés ci-avant.
influence notable hormis celles dont la consolidation présente un caractère Il est à noter que le groupe BCP a choisi la consolidation selon l’optique de la
négligeable pour l’établissement des comptes consolidés du groupe BCP. maison mère.
Une filiale est consolidée à partir de la date à laquelle le groupe BCP obtient [Link]. Exception
effectivement son contrôle. Les entités temporairement contrôlées sont
Une entité ayant une contribution non significative doit intégrer le périmètre de
également intégrées dans les comptes consolidés jusqu’à la date de leur
consolidation si elle détient des actions ou parts dans des filiales qui vérifient
cession. Il est à noter que les BPR sont intégrées, à partir de 2010, dans le
un des critères ci-dessus décrits.
périmètre de consolidation du groupe BCP.
[Link]. La consolidation des entités ad hoc
Entreprises contrôlées : Filiales
Les entreprises contrôlées par le groupe BCP sont consolidées par intégration La Fondation Banque Populaire pour le micro crédit a été intégrée dans le
périmètre de consolidation. La présidence du conseil d’administration de la
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
fondation est assurée par le Président Directeur Général de la Banque Centrale 2.3.5. PLUS OU MOINS-VALUES DE CESSION
Populaire suite à la modification de ses statuts.
Les plus ou moins values de cession des immobilisations d’exploitation sont
Les exclusions du périmètre de consolidation : enregistrées au compte de résultat dans le poste « Gains nets sur autres actifs ».
Une entité contrôlée ou sous influence notable est exclue du périmètre Les plus ou moins values de cession des immeubles de placement sont
de consolidation lorsque dès son acquisition, les titres de cette entité sont enregistrées au compte de résultat dans le poste « Produits des autres activités »
détenus uniquement en vue d’une cession ultérieure à brève échéance. Ces ou « Charges des autres activités ».
titres sont comptabilisés dans la catégorie des actifs destinés à être cédés,
et évalués à la juste valeur par résultat. Les participations (hors participations 2.3.6. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
majoritaires) détenues par des entités de capital-risque sont également exclues Approche par composants
du périmètre de consolidation dans la mesure où elles sont classées en actifs
financiers à la juste valeur par résultat sur option. Dans les comptes sociaux, les constructions sont amorties linéairement sur 25
ans, alors qu’elles sont constituées de plusieurs composants qui n’ont pas, en
[Link]. Les méthodes de consolidation principe, les mêmes durées d’utilité.
Les méthodes de consolidation sont fixées respectivement par les normes
La définition des composants standards des différentes catégories de
IAS 27, 28 et 31. Elles résultent de la nature de contrôle exercé par le groupe
constructions a été effectuée suite à une expéritise métier et à une étude
Banque Populaire sur les entités consolidables, quelle qu’en soit l’activité et
réalisée auprès de certaines BPR. La répartition par composants s’applique de
qu’elles aient ou non la personnalité morale.
manière différente selon la nature des constructions.
Les acquisitions d’intérêts minoritaires sont comptabilisées en utilisant la
Ainsi, quatre familles de constructions ont été définies, et pour chacune d’elle
« parent equity extension method », par la quelle la différence entre le
une répartition moyenne par composants a été établie. Chaque composant a
prix payé et la valeur comptable de la quote-part des actifs nets acquis est
fait l’objet d’un amortissement sur la durée d’utilité documentée en interne.
comptabilisée en goodwill.
Evaluation
2.3. IMMOBILISATIONS
Le groupe a opté pour le modèle du coût, l’option de réévaluation prévue par
Les immobilisations inscrites au bilan du groupe comprennent les immobilisations IAS 16 n’a pas été retenue.
corporelles et incorporelles d’exploitation, hors exploitation ainsi que les
immeubles de placement. Après sa comptabilisation en tant qu’actif, une immobilisation corporelle doit
être comptabilisée à son coût diminué du cumul des amortissements et du
Les immobilisations d’exploitation sont utilisées à des fins de production de cumul des pertes de valeur.
services, ou administratives. Elles incluent les biens autres qu’immobiliers,
donnés en location simple. Toutefois, selon IFRS 1, une entité peut décider d’évaluer une immobilisation
corporelle à la date de transition aux IFRS à sa juste valeur et utiliser cette
Les immeubles de placement sont des biens immobiliers détenus pour en juste valeur en tant que coût présumé à cette date. Cette option a été retenue
retirer des loyers et valoriser le capital investi. pour les terrains qui ont fait l’objet de réévaluation par des experts externes.
2.3.1. COMPTABILISATION INITIALE
2.4. CONTRATS DE LOCATION
Les immobilisations sont enregistrées à leur coût d’acquisition augmenté des
Les différentes sociétés du groupe peuvent être le preneur ou le bailleur de
frais directement attribuables, et des coûts d’emprunt encourus lorsque la
contrats de location.
mise en service des immobilisations est précédée d’une longue période de
construction ou d’adaptation. 2.4.1. LE GROUPE EST LE BAILLEUR
Les logiciels développés en interne, lorsqu’ils remplissent les critères Les locations consenties par une société du groupe sont analysées comme des
d’immobilisation, sont immobilisés pour leur coût direct de développement qui contrats de location-financement (crédit-bail, location avec option d’achat et
inclut les dépenses externes et les frais de personnel directement affectables autres) ou en contrats de location simple.
au projet.
[Link]. Contrats de location financement
2.3.2. EVALUATION ET COMPTABILISATION ULTÉRIEURES
Dans un contrat de location-financement, le bailleur transfère au preneur
Après comptabilisation initiale, les immobilisations sont évaluées à leur coût la quasi-totalité des risques et avantages de l’actif. Il s’analyse comme un
diminué du cumul des amortissements et des pertes éventuelles de valeur. financement accordé au preneur pour l’achat d’un bien.
Il est également possible d’opter pour la réévaluation postérieurement à la
La valeur actuelle des paiements dus au titre du contrat, augmentée le cas
comptabilisation initiale.
échéant de la valeur résiduelle, est enregistrée comme une créance.
2.3.3. AMORTISSEMENT
Le revenu net de l’opération pour le bailleur ou le loueur correspond au
Le montant amortissable d’une immobilisation est déterminé après déduction montant d’intérêts du prêt et est enregistré au compte de résultat sous la
de sa valeur résiduelle. Seuls les biens donnés en location simple sont réputés rubrique « Intérêts et produits assimilés ». Les loyers perçus sont répartis sur
avoir une valeur résiduelle, la durée d’utilité des immobilisations d’exploitation la durée du contrat de location-financement en les imputant en amortissement
étant généralement égale à la durée de vie économique attendue du bien. du capital et en intérêts de façon à ce que le revenu net représente un taux
de rentabilité constant sur l’encours résiduel. Le taux d’intérêt utilisé est le taux
Les immobilisations sont amorties selon le mode linéaire sur la durée d’utilité
d’intérêt implicite du contrat.
attendue du bien pour l’entreprise. Les dotations aux amortissements sont
comptabilisées sous la rubrique « Dotations aux amortissements et provisions Les dépréciations constatées sur ces prêts et créances, qu’il s’agisse de
pour dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles » du compte dépréciations individuelles ou collectives, suivent les mêmes règles que celles
de résultat. décrites pour les prêts et créances.
Lorsqu’une immobilisation est composée de plusieurs éléments pouvant faire [Link]. Contrats de location simple
l’objet de remplacement à intervalles réguliers, ayant des utilisations différentes
Un contrat de location simple est un contrat par lequel, la quasi-totalité des risques et
ou procurant des avantages économiques selon un rythme différent, chaque
avantages de l’actif mis en location n’est pas transférée au preneur.
élément est comptabilisé séparément et chacun des composants est amorti
selon un plan d’amortissement qui lui est propre. Le bien est comptabilisé à l’actif du bailleur en immobilisations et amorti linéairement
sur la période de location après avoir déduit, le cas échéant, de son prix d’acquisition
2.3.4. DÉPRÉCIATION
l’estimation de sa valeur résiduelle.
Les immobilisations amortissables font l’objet d’un test de dépréciation lorsqu’à Les loyers sont comptabilisés en résultat pour leur totalité de manière linéaire sur la
la date de clôture, d’éventuels indices de perte de valeur sont identifiés. Les durée du contrat de location.
immobilisations non amortissables ainsi que les écarts d’acquisition font l’objet
d’un test de dépréciation au moins une fois par an. S’il existe un tel indice de Ces loyers et ces dotations aux amortissements sont enregistrés au compte de résultat
dépréciation, la valeur recouvrable de l’actif est comparée à la valeur nette sur les lignes « Produits des autres activités » et « Charges des autres activités ».
comptable de l’immobilisation. 2.4.2. LE GROUPE EST LE PRENEUR
En cas de perte de valeur, une dépréciation est constatée en compte de résultat. Les contrats de location conclus par le groupe à l’exception des contrats d’une
La dépréciation est reprise en cas d’amélioration de la valeur recouvrable ou durée inférieure ou égale à 12 mois et des contrats de faible valeur sont
de disparition des indices de dépréciation. comptabilisés au bilan à l’actif en tant que droits d’utilisation. Le droit d’utilisation
Les dépréciations sont comptabilisées dans le poste « Dotations aux est amorti linéairement et la dette financière est amortie actuariellement sur la
amortissements et provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles durée du contrat de location.
et incorporelles » du compte de résultat.
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
Les principales hypothèses utilisées dans l’évaluation des droits d’utilisation et crédit, des prêts à la clientèle, des bons du Trésor, des obligations émises par
dettes de location sont les suivantes : une entreprise privée, des créances commerciales achetées dans le cadre des
contrats d’affacturage sans recours ou encore des créances commerciales des
EXEMPTIONS :
sociétés industrielles et commerciales.
La norme IFRS 16 prévoit des exemptions pour la comptabilisation du droit La classification des instruments de dette (prêts, créances ou titres) et leur
d'utilisation et de la dette locative. En effet, un contrat de location n'est pas évaluation ultérieure dépendent des deux critères suivants :
éligible à la norme IFRS 16 si les deux conditions suivantes sont réalisées :
• modèle de gestion de ces actifs ou portefeuilles d’actifs financiers,
• Les contrats de location ayant une durée de 12 mois ou moins.
• caractéristiques des flux contractuels de chaque actif financiers ( SPPI : Solely
• Les contrats de location ayant une faible valeur : La norme elle-même ne Payments of Principal & Interests ). Le test ‘SPPI’ regroupe un ensemble
définit pas de seuil strict sur les contrats de location portant sur un actif de critères, examinés cumulativement, permettant d’établir si les flux de
de faible valeur. Toutefois, les bases de conclusion indiquent que, lors des trésorerie contractuels respectent les caractéristiques d’un financement
discussions en 2015, il s'agissait pour l'IASB des actifs d'une valeur individuelle simple (remboursements de nominal et versements d’intérêts sur le nominal
à neuf de l'ordre de 5 000 USD. restant dû). Le test est satisfait lorsque le financement donne droit seulement
Le Groupe Banque Centrale Populaire a fait le choix d’appliquer les exemptions au remboursement du principal et lorsque le versement des intérêts perçus
de comptabilisation des contrats de location selon la norme IFRS 16. reflète la valeur temps de l'argent, le risque de crédit associé à l'instrument,
les autres coûts et risques d'un contrat de prêt classique ainsi qu’une marge
DURÉE :
raisonnable, que le taux d’intérêt soit fixe ou variable.
Selon la norme IFRS 16, la durée du contrat est réputée être la durée exécutoire Sur la base de ces deux critères, le groupe BCP classe ainsi les instruments de
du contrat (période pendant laquelle le contrat ne peut être résilié), additionné dettes détenus dans l’une des 3 catégories « coût amorti », « juste valeur par
par les options de renouvellement dont le caractère de renouvellement est capitaux propres » ou « juste valeur en contrepartie du résultat » :
raisonnablement certain.
• Coût amorti : catégorie dans laquelle sont comptabilisés les instruments de
Le Groupe Banque Centrale Populaire a fait le choix de retenir la durée dettes dont le modèle de gestion consiste à détenir l’instrument afin d’en
exécutoire ainsi que l'option de renouvellement : Période pendant laquelle le collecter les flux de trésorerie contractuels et dont les flux de trésorerie
contrat est exécutoire selon le modèle suivant : contractuels sont uniquement constitués de paiements relatifs au principal et
d’intérêts sur le principal (critère dit de « prêt basique »).
• Juste valeur par capitaux propres : catégorie dans laquelle sont comptabilisés
les instruments de dettes :
• dont le modèle de gestion est à la fois de détenir l’instrument afin de collecter
les fluxdetrésoreriecontractuelsetdevendrelesactifspourenretirerdesplus-values
« modèle de gestion mixte » et,
- dont les flux de trésorerie sont uniquement constitués de paiements du
principal et d’intérêts sur le principal (critère de « prêt basique »). Lors de
la cession des instruments classés dans cette catégorie, les gains ou pertes
latents précédemment comptabilisés en capitaux propres sont constatés
en compte de résultat dans la rubrique « Gains ou pertes nets sur actifs
financiers à la juste valeur par capitaux propres ».
Composition des contrats du Groupe Banque Centrale Populaire par catégorie - Juste valeur par résultat : catégorie dans laquelle sont comptabilisés tous
d'actif est la suivante : les instruments de dettes qui ne sont pas éligibles à un classement au coût
• Baux commerciaux et baux à usage d'habitation amorti ou dans la catégorie juste valeur par capitaux propres. Cette catégorie
• Régime d'occupation temporaire du domaine public inclut notamment les instruments de dette dont le modèle de gestion vise
• Véhicules en LLD essentiellement à en retirer des résultats de cession, ceux qui ne répondent
• Matériel informatique pas au critère de « prêt basique » (par exemple les obligations avec options
• Mobilier de bureau de souscription d’actions) ainsi que les actifs financiers qui comportent
un dérivé incorporé. Dans ce dernier cas, le dérivé incorporé n’est pas
TAUX D’ACTUALISATION : comptabilisé séparément du contrat hôte et ce dernier est comptabilisé
dans son intégralité en juste valeur par résultat.
À la date de début, le preneur doit évaluer l’obligation locative à la valeur
actualisée des paiements de loyers qui n’ont pas encore été versés. La valeur Les instruments de dette ne peuvent être désignés à la juste valeur par résultat
actualisée des paiements des loyers doit être calculée à l’aide du taux d’intérêt sur option que si ce classement permet de réduire une incohérence en résultat
implicite du contrat de location s’il est possible de déterminer facilement ce (« mismatch comptable »).
taux. Sinon, le preneur doit utiliser son taux d’emprunt marginal.
Les instruments de dette comptabilisés dans les catégories « Cout amorti »
Le taux d'actualisation retenu pour l'évaluation de la dette locative des et « juste valeur par capitaux propres » donnent lieu à dépréciation selon les
contrats de location simple est le taux d'emprunt marginal d'endettement, qui modalités précisées dans ci après dans la note 2.9. La dépréciation qui en
correspond au taux de refinancement auprès des marchés financiers avec résulte est comptabilisée en compte de résultat, dans le « coût du risque ».
comme caractéristiques :
Les instruments de dette qui ne sont pas comptabilisés à la juste valeur par
• Une durée similaire à celle du contrat résultat sont initialement comptabilisés à leur juste valeur, coupon couru inclus,
• Une garantie similaire à celle du contrat majorée des coûts de transaction directement attribuables à l’acquisition.
• Un environnement économique similaire Les variations de juste valeur des instruments de dette qui sont comptabilisés à
la juste valeur par résultat sont enregistrées dans la rubrique « Gains ou pertes
2.5. ACTIFS FINANCIERS
nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat ».
2.5.1. CLASSIFICATION ET ÉVALUATION Les variations de juste valeur des instruments de dette qui sont comptabilisés
A partir du 1er janvier 2018, le groupe BCP applique la norme IFRS9 et classe à la juste valeur par capitaux propres sont enregistrées, hors revenus courus,
ses actifs financiers dans les catégories suivantes : sur une ligne spécifique des capitaux propres intitulée « Gains et pertes
comptabilisés directement en capitaux propres ».
- Actifs financiers au coût amorti ;
Les revenus courus des instruments à revenu fixe sont calculés selon la méthode
- Actifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat « juste valeur par du taux d’intérêt effectif, intégrant les primes, décotes et frais d’acquisition
résultat » ; s’ils sont significatifs. Ils sont enregistrés en compte de résultat dans le poste
- Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres « juste valeur par « Intérêts et produits assimilés », quel que soit leur classement comptable à
capitaux propres ». l’actif.
Le classement des actifs financiers requiert d’opérer une distinction entre Le groupe modifie la classification des instruments de dette en portefeuille
instruments de dettes et instruments de capitaux propres. d’une catégorie à l’autre si et seulement si le modèle de gestion de ces
instruments est modifié. Le reclassement prend effet à compter du début de
[Link]. Instruments de dettes
la période comptable qui suit celle au cours de laquelle le modèle de gestion
Un instrument de dette est défini comme étant un passif financier du point de est modifié. De tels changements ne devraient être que très rares en pratique.
vue de l’émetteur ; tel est le cas par exemple des prêts aux établissements de
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
[Link]. Instruments de capitaux propres La juste valeur est le prix coté sur un marché actif lorsqu’un tel marché existe
ou, à défaut, celle déterminée en interne par l’usage d’une méthode de
Un instrument financier est un instrument de capitaux propres si et seulement
valorisation, qui incorpore le maximum de données observables du marché en
si l’émetteur n’a aucune obligation contractuelle de remettre de la trésorerie
ou un autre actif financier à des conditions qui lui seraient potentiellement cohérence avec les méthodes utilisées par les acteurs du marché.
défavorables. C’est le cas notamment des actions. 2.7.2. PRIX COTÉS SUR UN MARCHE ACTIF
La norme IFRS 9 requiert d’enregistrer tous les instruments de capitaux Lorsque des prix cotés sur un marché actif sont disponibles, ils sont retenus
propres détenus en portefeuille en juste valeur par résultat, sauf option pour pour la détermination de la juste valeur de marché. Sont ainsi valorisés les titres
la comptabilisation à la juste valeur par capitaux propres des instruments de cotés et les dérivés sur marchés organisés comme les futures et les options.
capitaux propres qui ne sont pas détenus à des fins de transaction. Cette
option est irrévocable. Dans ce cas, la variation des gains et pertes latents 2.7.3. PRIX NON COTÉS SUR UN MARCHÉ ACTIF
est comptabilisée en autres éléments du résultat global « gains et pertes
comptabilisés directement en capitaux propres » sans jamais affecter le Lorsque le prix d’un instrument financier n’est pas coté sur un marché actif,
résultat, y compris en cas de cession. Il n’y a pas de test de dépréciation des la valorisation est opérée par l’usage de modèles généralement utilisés par
instruments de capitaux propres en portefeuille, quel que soit leur classement les acteurs du marché (méthode d’actualisation des flux futurs de trésorerie,
comptable. modèle de Black-Scholes pour les options).
Les dividendes reçus ainsi que les pertes et gains latents ou réalisés sur Le modèle de valorisation incorpore le maximum de données observables du
instruments classés en juste valeur par résultat sont comptabilisés en « gains ou marché : prix de marché cotés d’instruments ou de sous-jacents similaires,
pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat ». courbe des taux d’intérêt, cours des devises, volatilité implicite, prix des
marchandises.
Les dividendes reçus pour les instruments de capitaux propres classés en juste
valeur par capitaux propres non recyclables sont également comptabilisés en La valorisation issue des modèles est effectuée sur des bases prudentes. Elle
résultat en « gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur est ajustée afin de tenir compte du risque de liquidité et du risque de crédit,
par capitaux propres ». afin de refléter la qualité de crédit des instruments financiers.
Les pertes et gains latents ou réalisés sur instruments classés en juste valeur 2.7.4. MARGE DÉGAGÉE LORS DE LA NÉGOCIATION DES INSTRUMENTS FINANCIERS
par capitaux propres sont comptabilisés en capitaux propres, dans la rubrique La marge dégagée lors de la négociation de ces instruments financiers (day
« Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres ». one profit) :
La politique du groupe BCP est de comptabiliser dans la catégorie « juste • Est immédiatement constatée en résultat si les prix sont cotés sur un marché
valeur par résultat » l’ensemble du portefeuille d’instruments de capitaux actif ou si le modèle de valorisation n’incorpore que des données observables
propres à l’exception de quelques lignes d’actions comptabilisées sur option du marché ;
irrévocable dans la catégorie des actifs financiers à la juste valeur par capitaux • Est différée et étalée en résultat sur la durée du contrat, lorsque toutes les
propres non recyclables. données ne sont pas observables sur le marché ; lorsque les paramètres
non observables à l’origine le deviennent ; la part de la marge non encore
Les parts d’OPCVM sont également comptabilisées dans la catégorie des actifs reconnue est alors comptabilisée en résultat.
financiers à la juste valeur par résultat.
2.7.5. ACTIONS NON COTÉES
2.5.2 OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
La juste valeur des actions non cotées est déterminée par comparaison avec
Les options retenues pour la classification des différents portefeuilles de titres une transaction récente portant sur le capital de la société concernée, réalisée
sont les suivantes : avec un tiers indépendant et dans des conditions normales de marché. En
l’absence d’une telle référence, la valorisation est opérée, soit à partir de
Actifs Financiers à la juste valeur par résultat
techniques communément utilisées (actualisation des flux futurs de trésorerie),
• Titres de transaction
soit sur la base de la quote-part d’actif net revenant au groupe calculée à partir
• Produits dérivés
des informations disponibles les plus récentes.
• OPCVM et actions
• Titres d’OPCVM détenus (titrisation) Les actions dont la valeur comptable est inferieure à 1 million de dirhams ne
Actifs à la juste valeur par capitaux propres font pas objet d’une réévaluation.
• Bons du trésor classés en titres de placement
2.8. OPÉRATIONS EN DEVISES
• Obligations marocaines
• Bons du trésor reclassés des titres d’investissement 2.8.1. ACTIFS ET PASSIFS MONÉTAIRES LIBELLÉS EN DEVISES
Titres au coût amorti
Les actifs et passifs monétaires correspondent aux actifs et aux passifs devant
• Titres d’investissements (hors bons du trésor reclassés en juste valeur par OCI) être reçus ou payés pour un montant en numéraire déterminé ou déterminable.
• Bons du trésor habitat économique classés en titres de placement.
Les actifs et passifs monétaires libellés en devises sont convertis dans la
2.6. ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE monnaie fonctionnelle de l’entité concernée du groupe au cours de clôture.
2.6.1. ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT Les écarts de change sont comptabilisés en résultat, à l’exception des écarts
de change relatifs à des instruments financiers désignés comme instruments de
Les engagements de financement sont comptabilisés à leur juste valeur, qui est couverture de résultats futurs ou de couverture d’investissement net en devises
généralement le montant de la commission d’engagement perçue. Elles sont qui sont, dans ce cas, comptabilisés en capitaux propres.
comptabilisées conformément aux règles énoncées ci-dessus.
Les opérations de change à terme sont évaluées au cours du terme restant
Une provision au titre des pertes de crédit attendues est constituée en à courir. Les écarts de conversion sont constatés en résultat sauf lorsque
application des principes de la norme IFRS 9. l’opération est qualifiée de couverture en flux de trésorerie. Les écarts de
[Link] DE GARANTIES conversion sont alors constatés en capitaux propres pour la partie efficace
de la couverture et comptabilisés en résultat de la même manière et selon la
Les engagements de garantie sont comptabilisés à leur juste valeur, qui est même périodicité que les résultats de l’opération couverte.
généralement le montant de la commission de garantie perçue. Ces commissions
sont ensuite comptabilisées en résultat au prorata temporis sur la période de 2.8.2. ACTIFS NON MONÉTAIRES LIBELLÉS EN DEVISES
garantie.
Les écarts de change relatifs aux actifs non monétaires libellés en devises et
Une provision au titre des pertes de crédit attendues est constituée en application évalués à la juste valeur (Titres à revenu variable) sont comptabilisés de la
des principes de la norme IFRS 9. manière suivante :
2.7. DETERMINATION DE LA JUSTE VALEUR Ils sont constatés en résultat lorsque l’actif est classé dans la catégorie « Actifs
financiers à la juste valeur par résultat »
2.7.1. PRINCIPES GÉNERAUX
Ils sont constatés en capitaux propres lorsque l’actif est classé dans la catégorie
Tous les instruments financiers sont évalués à la juste valeur, soit au bilan (actifs « Actifs à la juste valeur par capitaux propres », à moins que l’actif financier ne
et passifs financiers à la juste valeur par résultat, y compris les dérivés, et actifs soit désigné comme élément couvert au titre du risque de change dans une
financiers à la juste valeur par capitaux propres), soit dans les notes aux états couverture de valeur en juste valeur ; les écarts de change sont alors constatés
financiers pour les autres actifs et passifs financiers. en résultat.
La juste valeur est le montant pour lequel un actif peut être échangé, un passif Les actifs non monétaires qui ne sont pas évalués à la juste valeur demeurent
éteint, entre deux parties consentantes, informées et agissant dans le cadre à leur cours de change historique.
d’un marché concurrentiel.
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2.9. DÉPRÉCIATION DES INSTRUMENTS FINANCIERS Un actif financier est également considéré comme ayant subi une dégradation
significative du risque de crédit lorsque l’un ou plusieurs des critères ci-après
2.9.1. CALCUL DES PERTES ATTENDUES sont remplis :
Le groupe évalue les pertes de crédit attendues au titre des instruments • Actif financier sous surveillance (« Watchlist »)
financiers suivants :
• Restructuration pour difficultés de paiement sans pour autant être en défaut
• prêts et créances aux établissements de crédit au coût amorti,
• Existence d’impayés,
• prêts et créances à la clientèle au coût amorti,
• Changements significatifs défavorables des conditions économiques,
• titres au coût amorti (bons du Trésor et autres titres de créances à revenu fixe commerciales ou financières dans lesquelles opère l’emprunteur,
gérés en modèle « collecte des flux de trésorerie contractuels)
• Risques identifiés de difficultés financières, etc.
• titres classés en « actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
recyclables » (bons du Trésor et autres titres de créances à revenu fixe gérés), L’appréciation de la dégradation significative du risque de crédit est réalisée
de manière trimestrielle.
• engagements de financement non comptabilisés comme des dérivés et
garanties financières données dans le champ d’application de la norme IFRS9, L’appréciation de la dégradation du risque de crédit est également réalisée en
tenant compte d’informations prospectives
• créances commerciales et locatives (classées en « compte de régularisation et
autres actifs »). Les critères de dégradation du risque de crédit font l’objet d’une revue
périodique et sont ajustés le cas échéant des observations réalisées.
La mesure des pertes de crédit attendues reflète :
Présomption de dégradation significative du risque de crédit
• un montant objectif et fondé sur des pondérations probabilistes qui est
déterminé par l'évaluation d'un éventail de résultats possibles ; Lorsqu’un actif financier fait l’objet d’un impayé de plus de 30 jours, le groupe
constate une dégradation significative du risque crédit et l’actif est classé en Phase
• la valeur temps de l’argent ; et 2 / Stage 2, indépendamment des critères quantitatifs ou qualitatifs ci-dessus.
• les informations raisonnables et justifiables sur les événements passés, la Exception pour risque de crédit faible
conjoncture actuelle et les prévisions de la conjoncture économique future,
qu'il est possible, à la date de clôture, d'obtenir sans devoir engager des coûts La norme IFRS9 permet un traitement simplifié dans le cas d’expositions sur des
ou des efforts excessifs. titres considérées comme étant à risque de crédit faible (« low credit risk » ou LCR).
Elle autorise l’utilisation d’une simplification opérationnelle sur les instruments
Conformément à la norme IFRS 9, les actifs financiers concernés sont répartis en financiers pour lesquels le risque est jugé faible à la date de clôture. En cas
trois catégories en fonction des variations du risque de crédit observées depuis d’utilisation de cette simplification opérationnelle, les instruments sont classés
leur comptabilisation initiale et une provision pour perte de crédit attendue est en Phase 1 / Stage 1 et font l’objet d’une provision pour perte de crédit à 12
enregistrée au titre de chacune de ces catégories selon les modalités suivantes : mois, sans qu’il soit nécessaire d’apprécier si le risque de crédit s’est dégradé
Phase 1 (stage 1) – Actifs financiers dits « sains » : de manière significative depuis la date de comptabilisation initiale.
Tous les actifs financiers qui ne sont pas en défaut dès leur date d’acquisition Créances restructurées
sont enregistrés initialement dans cette catégorie et leur risque de crédit fait
Les principes de comptabilisation des restructurations pour difficultés
l’objet d’un monitoring continu par le groupe.
financières restent analogues à ceux prévalant selon IAS 39.
Phase 2 (stage 2) – Actifs financiers dont le risque de crédit s’est dégradé de Calcul des pertes de crédit attendues
manière significative
La perte de crédit attendue (ECL) est calculée sur la base de 12 mois ou à maturité
Les actifs financiers ayant subi une dégradation significative du risque de crédit
en cas d’augmentation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation
depuis l’entrée au bilan mais qui ne sont pas encore en défaut sont transférés
initiale ou si un actif financier est déprécié.
à cette catégorie. Les critères d’appréciation de la dégradation significative du
risque de crédit sont décrits en note première application de la norme IFRS9 Lorsque la disponibilité des paramètres le permet, la perte attendue (ECL) est
« Instruments financiers ». égale au produit actualisé des trois paramètres de risque que sont la probabilité
de défaut (PD), l’exposition en cas de défaut (EAD) et la perte en cas de défaut
Phase 3 (stage 3) – Actifs financiers en défaut
(LGD), tels que définis ci-dessous :
Les actifs financiers pour lesquels une situation de défaut a été identifiée sont
• La probabilité de Défaut (PD) représente la probabilité qu’un emprunteur soit
déclassés dans cette catégorie. L’application de la norme IFRS9 ne modifie pas la
en défaut sur ses engagements financiers (selon la « Définition du défaut et
définition du défaut (ou des actifs dépréciés) retenue à ce jour par le groupe BCP
de la dépréciation ci-dessus) pendant les 12 prochains mois (12M PD) ou sur la
pour les prêts aux établissements de crédit et les prêts à la clientèle sous IAS 39.
maturité résiduelle du contrat (PD à maturité) ; ces probabilités de défaut sont
Pour les actifs financiers « sains », la perte de crédit attendue comptabilisée est obtenues à partir de systèmes de notation internes (cf. note 12) ;
égale à la portion de la perte de crédit attendue à maturité qui résulterait des
• Exposition en cas de défaut (EAD : Exposure at default) : elle est basée sur le
événements de défaut qui pourraient survenir au cours des 12 prochains mois
montant auquel le groupe s’attend à être exposé effectivement au moment du
(perte attendue à un an). Pour les actifs financiers des catégories 2 et 3, la perte
défaut, soit sur les 12 prochains mois, soit sur la maturité résiduelle. L’EAD est
de crédit attendue est calculée sur la base des pertes attendues à maturité
l’exposition du contrat donné en début de l’année t;
(« perte attendue à maturité »). La note première application de la norme IFRS9
« Instruments financiers » précise les hypothèses et modalités d’estimation des • La perte en cas de défaut (LGD) représente la perte attendue au titre de
pertes attendues. l’exposition qui serait en défaut. La LGD varie selon le type de contrepartie,
le type de créance sur cette contrepartie, l’ancienneté du contentieux et la
Pour la mesure des pertes de crédit attendues modélisées sur base collective, les
disponibilité ou non de collatéraux ou garanties. La LGD est représentée par un
expositions sont regroupées par classes homogènes de risque. Pour opérer ces
pourcentage de perte par unité d’exposition au moment du défaut. La LGD est
regroupements, les critères retenus sont fonction des produits, clients, garanties,
le pourcentage moyen de perte sur l’exposition au moment du défaut, quelle
etc.
que soit la date de survenance du défaut au cours de la durée du contrat.
Un des principes fondamentaux de la norme IFRS 9 en matière de mesure des
Les paramètres de risque utilisés pour le calcul des pertes de crédit attendues
pertes attendues est la nécessaire prise en compte d’informations prospectives
tiennent compte d’informations prospectives. Pour les modalités de prise en
ou « forward-looking »
compte de ces informations, voir note ci-après.
Dégradation significative du risque de crédit
Ces paramètres de risques sont réexaminés et actualisées périodiquement
Le groupe considère qu’un instrument financier a connu une dégradation
En cas d’indisponibilité de données pour calibrer la PD et la LGD, le groupe a
signification du risque de crédit quand un ou plusieurs des critères quantitatifs,
adopté un calcul simplifié en se basant sur les pertes ou provisions individuelles
qualitatifs ou backstop ci-dessous sont remplis :
observées historiquement sur le portefeuille donné pour calculer un taux de
Critères quantitatifs pertes attendues.
Pour certains portefeuilles, la dégradation du risque de crédit est appréciée [Link]. Actifs financiers dépréciés dès leur acquisition ou leur origination
en comparant les notes internes à la date de comptabilisation initiale aux notes Les actifs concernés sont ceux qui, dès leur acquisition ou origination, sont en
à la date de clôture. Les indicateurs de dégradation significative du risque de défaut. Ces actifs sont classés en Phase 3 au moment de leur comptabilisation
crédit, lorsqu’ils sont exprimés en variation de notes, sont également définis en initiale et font l’objet d’un traitement comptable ultérieur spécifique, tenant
tenant compte des variations des probabilités de défaut qui y sont attachées. compte du fait qu’ils sont dépréciés dès leur comptabilisation initiale. Ainsi :
Critères qualitatifs • il n’est pas comptabilisé de dépréciation à la date de leur comptabilisation
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initiale car le prix de transaction tient en principe déjà compte des pertes de Actifs ou passifs financiers à la juste valeur par résultat ». Ils sont comptabilisés
crédit attendues ; en actifs financiers lorsque la valeur est positive, en passifs financiers lorsqu’elle
est négative.
• les produits d'intérêts doivent être calculés en appliquant le « taux d'intérêt
effectif ajusté en fonction de la qualité de crédit » ; ce taux est calculé sur Les gains et pertes réalisés et latents sont comptabilisés au compte de résultat
la base des flux de trésorerie futurs attendus, déduction faite des pertes de en « Gains et pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat ».
crédit attendues initialement ;
2.11.2. DÉRIVÉS ET COMPTABILITÉ DE COUVERTURE
• à chaque date de clôture, l'entité doit comptabiliser en résultat net à titre
de gain ou de perte de valeur (en coût du risque) le montant de la variation Les dérivés conclus dans le cadre de relations de couverture sont désignés en
des pertes de crédit attendues sur la durée de vie par rapport à l’estimation fonction de l’objectif poursuivi.
effectuée à la date de comptabilisation initiale ; • La couverture en juste valeur est notamment utilisée pour couvrir le risque de
• les produits d'intérêts sont calculés par application du taux d'intérêt effectif taux d’intérêt des actifs et passifs à taux fixe.
ajusté du risque de crédit au coût amorti de l'actif financier depuis sa • La couverture en flux de trésorerie est notamment utilisée pour couvrir le
comptabilisation initiale, c’est-à-dire après imputation des provisions pour risque de taux d’intérêt des actifs et passifs à taux variables et le risque de
dépréciation éventuellement comptabilisées après la date de comptabilisation change des revenus futurs hautement probables en devises.
initiale.
Lors de la mise en place de la relation de couverture, le groupe établit une
Le groupe n’a pas d’actifs financiers dépréciés dès leur origination ou acquisition. documentation formalisée : désignation de l’instrument et de risque couvert,
En application des dispositions des normes IFRS, il est possible de faire appel à stratégie et nature du risque couvert, désignation de l’instrument de couverture,
son jugement d’expert pour corriger les flux de recouvrement issus des données modalités d’évaluation de l’efficacité de la relation de couverture.
statistiques et les adapter aux conditions en vigueur au moment de l’arrêté. Conformément à cette documentation, le groupe évalue, lors de sa mise en
[Link]. Coût du risque place et au minimum semestriellement, l’efficacité rétrospective et prospective
des relations de couverture mises en place.
Le coût du risque comprend les éléments de résultat relatifs à la comptabilisation
des pertes de crédit telles que définies par IFRS 9, y compris pour la part relative Les tests d’efficacité rétrospectifs ont pour but de s’assurer que le rapport entre
aux placements des activités d’assurance. Il comprend : les variations effectives de valeur ou de résultat des dérivés de couverture et
celles des instruments couverts se situe entre 80 et 125 %.
• les flux de provisions et dépréciations couvrant les pertes à douze mois et à
maturité relatifs aux : Les tests prospectifs ont pour but de s’assurer que les variations de valeur
ou de résultat des dérivés attendues sur la durée de vie résiduelle de la
- prêts et créances aux établissements de crédit et à la clientèle comptabilisés couverture compensent de manière adéquate celles des instruments couverts.
au coût amorti ;
Concernant les transactions hautement probables, leur caractère s’apprécie
- instruments de dettes en portefeuille comptabilisés au coût amorti ou en juste notamment au travers de l’existence d’historiques sur des transactions similaires.
valeur par capitaux propres ;
En cas d’interruption de la relation de couverture ou lorsque celle-ci ne
- engagements de financement ne répondant pas à la définition d'instruments satisfait plus aux tests d’efficacité, les dérivés de couverture sont transférés en
financiers dérivés ; portefeuille de transactions et comptabilisés selon les principes applicables à
- garanties financières données comptabilisées conformément à la norme IFRS9 ; cette catégorie.
• les pertes sur créances irrécouvrables ainsi que les récupérations sur créances 2.11.3. DÉRIVES INCORPORÉS
antérieurement comptabilisées en pertes.
Lorsqu'un contrat hybride comporte un contrat hôte qui est un actif financier
Sont également comptabilisées en coût du risque les dépréciations éventuellement entrant dans le champ d'application de la norme IFRS 9, le contrat hybride (actif
constituées en cas de risque de défaillance avéré de contreparties d’instruments financier) est comptabilisé dans son intégralité conformément aux principes
financiers négociés de gré à gré ainsi que les charges liées aux fraudes et aux généraux applicables aux actifs financiers.
litiges inhérents à l’activité de financement.
Lorsqu’un dérivé incorporé est la composante d’un contrat hybride qui n’est
2.10. DETTES REPRÉSENTÉES PAR TITRE ET ACTIONS PROPRES pas un actif financier entrant dans le champ d’application de la norme IFRS 9,
il doit être extrait du contrat hôte et comptabilisé séparément dès lors que
2.10.1. DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE
l’instrument hybride n’est pas évalué en juste valeur par résultat et que les
Les instruments financiers émis par le groupe sont qualifiés d’instruments caractéristiques économiques et les risques associés du dérivé incorporé ne
de dettes s’il existe une obligation contractuelle pour la société du groupe sont pas étroitement liés au contrat hôte.
émettrice de ces instruments de délivrer du numéraire ou un actif financier au
Néanmoins, lorsque l’instrument composé est comptabilisé dans son intégralité
détenteur des titres.
dans la catégorie « Actifs et passifs financiers à la juste valeur par résultat »,
Il en est de même dans les cas où le groupe peut être contraint à échanger aucune séparation n’est effectuée.
des actifs ou des passifs financiers avec une autre entité à des conditions
potentiellement défavorables, ou de livrer un nombre variable de ses propres
2.12. COMMISSIONS SUR PRÉSTATIONS DE SERVICES
actions. Les commissions sur prestations de services sont comptabilisées de la manière
Les dettes émises représentées par un titre sont enregistrées à l’origine à leur suivante :
valeur d’émission comprenant les frais de transaction, puis sont évaluées à leur • Commissions qui font partie intégrante du rendement effectif d’un instrument
coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. financier : commissions de dossier, commissions d’engagement, etc. De telles
commissions sont traitées comme un ajustement du taux d’intérêt effectif
Les obligations remboursables ou convertibles en actions propres sont (sauf lorsque l’instrument est évalué en juste valeur par résultat).
considérées comme des instruments hybrides comprenant à la fois une
• Commissions qui rémunèrent un service continu : locations de coffres forts,
composante dette et une composante capitaux propres, déterminées lors de
droits de garde sur titres en dépôt, abonnements télématiques ou cartes
la comptabilisation initiale de l’opération.
bancaires, etc. Elles sont étalées en résultat sur la durée de la prestation au
2.10.2. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE fur et à mesure que le service est rendu.
Selon la réglementation interne des BPR, celles-ci se réservent le droit • Commission rémunérant un service ponctuel : commissions de bourse,
inconditionnel de répondre favorablement aux demandes de remboursement commissions d’encaissement, commissions de change, etc. Elles sont
des porteurs de parts sociales. Cette disposition a pour effet de ne pas comptabilisées en résultat lorsque le service a été rendu.
reclasser une quote-part du capital des BPR en passifs financiers. 2.13. AVANTAGES DU PERSONNEL
2.10.3. ACTIONS PROPRES L’entité doit comptabiliser non seulement l’obligation juridique ressortant des
termes formels du régime à prestations définies, mais aussi toute obligation
Les actions propres détenues par le groupe sont portées en déduction des
implicite découlant de ses usages. Ces usages génèrent une obligation implicite
capitaux propres consolidés quel que soit l’objectif de leur détention et les
lorsque l’entité n’a pas d’autre solution réaliste que de payer les prestations
résultats afférents sont éliminés du compte de résultat consolidé.
aux membres du personnel. Il y a, par exemple, obligation implicite si un
2.11. DÉRIVÉS ET DÉRIVÉS INCORPORÉS changement des usages de l’entité entraîne une dégradation inacceptable des
relations avec le personnel.
Tous les instruments dérivés sont comptabilisés au bilan à leur juste valeur.
Typologie des avantages au personnel :
2.11.1. PRINCIPE GÉNÉRAL Les avantages consentis au personnel du groupe Banque Populaire sont classés
en quatre catégories :
Les dérivés sont comptabilisés à leur juste valeur au bilan dans les postes «
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• Les avantages à court terme tels que les salaires, les congés annuels, aux retraités et de départ volontaire anticipé ont été provisionnés pour la
l’intéressement, la participation... l’abondement ; première fois.
• Les avantages à long terme qui comprennent notamment les primes liées à
Afin de réaliser les évaluations actuarielles, les hypothèses de base des calculs
l’ancienneté et au départ à la retraite ;
ont été déterminées spécifiquement pour chaque régime.
• Les indemnités de fin de contrat de travail ;
• Les avantages postérieurs à l’emploi constitués notamment par la couverture Les taux d’actualisation retenus sont obtenus par référence au taux de
médicale des retraités. rendement des obligations émise par l’Etat marocain, auxquels une prime de
risque est ajoutée, pour estimer les taux de rendement des obligations des
2.13.1. AVANTAGES À COURT TERME entreprises de premières catégories de maturité équivalente à la durée des
Le groupe comptabilise une charge lorsque les services rendus par les membres régimes.
du personnel ont été utilisés en contrepartie des avantages consentis. Les actifs de couverture du régime de couverture médicale sont investis
2.13.2. AVANTAGES À LONG TERME exclusivement en bons du trésor émis par l’Etat marocain. Le taux de rendement
des placements est donc celui de ces dernières.
Les avantages à long terme désignent les avantages, autres que les avantages
postérieurs à l’emploi et les indemnités de fin de contrat de travail, qui ne sont 2.14. PROVISIONS AU PASSIF
pas dus intégralement dans les douze mois suivant la fin de l’exercice pendant Les provisions enregistrées au passif du bilan du groupe, autres que celles
lequel les membres du personnel ont rendu les services correspondants. relatives aux instruments financiers et aux engagements sociaux concernent
Sont notamment concernées les primes liées à l’ancienneté et au départ à principalement les provisions pour litiges, pour amendes, pénalités et risques
la retraite. Ces avantages sont provisionnés dans les comptes de l’exercice fiscaux. Une provision est constituée lorsqu’il est probable qu’une sortie de
auquel elles se rapportent. La méthode d’évaluation actuarielle est similaire à ressources représentative d’avantages économiques sera nécessaire pour
celle qui s’applique aux avantages postérieurs à l’emploi à prestations définies, éteindre une obligation née d’un événement passé et, lorsque le montant de
mais les écarts actuariels sont comptabilisés immédiatement. En outre, l’effet l’obligation peut être estimé de manière fiable. Le montant de cette obligation
lié à d’éventuelles modifications de régime considérées comme afférent à des est actualisé pour déterminer le montant de la provision, dès lors que cette
services passés est comptabilisé immédiatement. actualisation présente un caractère significatif significatif.
2.13.3. INDEMNITÉS DE FIN DE CONTRAT DE TRAVAIL 2.14.1. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
Les indemnités de fin de contrat de travail résultent de l’avantage accordé Les provisions pour risques et charges supérieures à 1 MDH ont été analysées,
aux membres du personnel lors de la résiliation par le groupe du contrat de afin de s’assurer de leur éligibilité aux conditions prévues par les normes IFRS.
travail avant l’âge légal du départ en retraite ou de la décision de membres 2.15. ACTIVITÉS D’ASSURANCE
du personnel de partir volontairement en échange d’une indemnité. Les
indemnités de fin de contrat de travail exigibles plus de douze mois après la A partir du 1er janvier 2023, le groupe BCP applique la norme IFRS 17 publiée
date de clôture font l’objet d’une actualisation. le 18 mai 2017 et modifiée par les amendements du 25 juin 2020 et du 9
décembre 2021, qui vient remplacer la norme IFRS 4 « Contrats d’assurance ».
2.13.4. AVANTAGES POSTÉRIEURS A L’EMPLOI
La date de transition à IFRS 17 est le 1er janvier 2022 pour les besoins du bilan
Le groupe distingue les régimes à cotisations définies et les régimes à prestations d’ouverture de la période comparative requise par la norme.
définies. Les régimes à cotisations définies ne sont pas représentatifs d’un 2.15.1. TRANSITION ET 1ERE APPLICATION
engagement pour le groupe et ne font l’objet d’aucune provision. Le montant des
cotisations appelées pendant l’exercice est constaté en charges. [Link]. NORME IFRS 17
Seuls les régimes qualifiés de « régimes à prestations définies » sont représentatifs La première application de la norme IFRS 17 au 1er janvier 2023 est rétrospective
d’un engagement à la charge du groupe qui donne lieu à évaluation et à l’ensemble des contrats en cours à la date de transition, soit au 1er janvier
provisionnement. Le classement dans l’une ou l’autre de ces catégories s’appuie 2022. Les données comparatives de l’exercice 2022 ont été retraitées.
sur la substance économique du régime pour déterminer si le groupe est tenu ou
Les différences d’évaluation des actifs et passifs d’assurance résultant de
pas, par les clauses d’une convention ou par une obligation implicite, d’assurer les
l’application rétrospective de la norme IFRS 17 à la date du 1er janvier 2022 sont
prestations promises aux membres du personnel. Le principal régime à prestations
comptabilisées directement dans les capitaux propres.
définies identifié par le groupe est celui de la couverture médicale des retraités
et de leur famille. Trois méthodes de transition sont prévues par la norme :
Les avantages postérieurs à l’emploi à prestations définies font l’objet d’évaluations • une approche rétrospective complète ;
actuarielles tenant compte d’hypothèses démographiques et financières.
• une approche rétrospective modifiée, et, si l’approche complète ne peut pas
Le montant provisionné de l’engagement est déterminé en utilisant les hypothèses être mise en œuvre, qui doit conduire, en se fondant sur des informations
actuarielles retenues par le groupe et en appliquant la méthode des unités de raisonnables disponibles sans coût ou effort excessif, à des évaluations qui
crédit projetées. Cette méthode d’évaluation tient compte d’un certain nombre se rapprochent le plus possible de celles qui découleraient de l’application
de paramètres tels que des hypothèses démographiques, de départs anticipés, rétrospective de la norme ;
d’augmentations des salaires et de taux d’actualisation et d’inflation. La valeur des
• une approche reposant sur la valeur de marché ou de modèle des contrats
actifs éventuels de couverture est ensuite déduite du montant de l’engagement.
à la date de transition.
Lorsque le montant des actifs de couverture excède la valeur de l’engagement,
Le groupe BCP a appliqué une approche rétrospective modifiée sur la majorité
un actif est comptabilisé s’il est représentatif d’un avantage économique futur
des portefeuilles de contrats existants. En effet, l’ensemble des informations
pour le groupe prenant la forme d’une économie de cotisations futures ou d’un
nécessaires n’étaient pas disponibles ou ne l’étaient pas à la granularité
remboursement attendu d’une partie des montants versés au régime.
suffisante pour permettre une approche rétrospective complète.
La mesure de l’obligation résultant d’un régime et de la valeur de ses actifs
2.15.2. COMPTABILISATION ET EVALUATION DES CONTRATS D’ASSURANCE
de couverture peut évoluer fortement d’un exercice à l’autre en fonction de
changements d’hypothèses actuarielles et entraîner des écarts actuariels. [Link]. REGROUPEMENT DES CONTRATS
A partir du 30/06/2013, et conformément à la norme IAS 19 révisée, le groupe La comptabilisation et l’évaluation des contrats d’assurance s’effectuent par groupes
n’applique plus la méthodologie dite « du corridor » pour comptabiliser les écarts de contrats au sein de portefeuilles regroupant les contrats couvrant des
actuariels sur ces engagements. risques similaires et gérés ensemble. Les groupes de contrats sont définis en
fonction de la profitabilité attendue à l’origine :
La charge annuelle comptabilisée en frais de personnel au titre des régimes à
prestations définies est représentative des droits acquis pendant la période par • contrats onéreux qui, au moment de la comptabilisation initiale, sont déficitaires ;
chaque salarié correspondant au coût des services rendus, du coût financier lié à • contrats profitables avec un faible risque de devenir onéreux ;
l’actualisation des engagements, du produit attendu des placements.
• autres contrats.
Les calculs effectués par le groupe sont régulièrement examinés par un actuaire
indépendant. Un groupe de contrats ne peut contenir que des contrats émis à un an
d’intervalle au maximum (correspondant à une « cohorte » annuelle).
2.13.5. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
[Link]. COMPTABILISATION ET ÉVALUATION DES CONTRATS
Conformément à l’option prévue dans IFRS 1, le montant cumulé des écarts
actuariels à la date de transition a été imputé sur les capitaux propres. Un groupe de contrats d’assurance (ou de réassurance émis) est comptabilisé
à compter de la première des dates suivantes : le début de la période de
Lors du passage aux IFRS, les engagements significatifs de couverture médicale couverture du groupe de contrats, celle à laquelle le premier paiement d’un
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assuré du groupe devient exigible (ou en l’absence d’une telle date, quand le Le résultat de ces contrats est donc essentiellement représenté par le
premier paiement est reçu) et, dans le cas d’un groupe de contrats déficitaires, relâchement des flux d’exécution et par l’amortissement de la marge sur
la date à laquelle le groupe devient déficitaire. services contractuels. En effet, lorsque les éléments sous-jacents adossent
Modèle général d’évaluation (Building Block Approach – BBA) parfaitement les passifs et sont évalués en valeur de marché ou de modèle
par résultat, le résultat financier de ces contrats devrait être nul. Si certains
Le modèle général d’évaluation des contrats d’assurance correspond à actifs sous-jacents ne sont pas évalués en valeur de marché ou de modèle par
la meilleure estimation des flux de trésorerie futurs à payer ou à recevoir, résultat, l’assureur peut choisir de reclasser en capitaux propres la variation du
nécessaires à l’exécution des obligations contractuelles. Cette estimation doit passif liée à ces actifs.
refléter les différents scénarios possibles et l’effet des options et des garanties Modèle d’évaluation simplifié (Premium Allocation Approach – PAA)
incluses dans les contrats, sur l’horizon limite ou « frontière ». La détermination
de cette frontière nécessite une analyse des droits et obligations issus du Les contrats dont la durée de couverture d’assurance est inférieure ou égale
contrat et notamment de la capacité de l’assureur à en modifier le prix pour à 12 mois peuvent faire l’objet d’une approche simplifiée appelée méthode
en refléter les risques. d’affectation des primes. Cette méthode est également applicable aux contrats
de plus longue durée si elle conduit à des résultats similaires à ceux du modèle
Les flux de trésorerie sont actualisés pour tenir compte de la valeur temps
général pour le passif au titre de la couverture restante.
de l’argent. Ils correspondent aux flux rattachables aux contrats d’assurance
directement ou par des méthodes d’allocation : primes, frais d’acquisition Pour les contrats profitables, le passif relatif à la couverture restante est évalué
et de gestion des contrats, sinistres et prestations, frais indirects, taxes et sur la base du report des primes encaissées selon une logique proche de celle
amortissements des actifs corporels et incorporels. utilisée sous IFRS 4. Les contrats onéreux et le passif pour les sinistres survenus
sont évalués selon le modèle général. Dans ce cas, la méthode retenue pour
L’estimation des flux de trésorerie est complétée par un ajustement pour
déterminer l’ajustement pour risque est la même que pour le modèle général.
risque explicite pour couvrir l’incertitude au titre du risque non financier. Ces
deux éléments constituent les flux d’exécution des contrats, auxquels s’ajoute Les passifs pour les sinistres survenus sont actualisés si le règlement attendu
une marge sur services contractuels représentant le résultat attendu sur les des sinistres a lieu au-delà d’un an à compter de la connaissance de la
services futurs liés à un groupe de contrats. survenance. La charge de désactualisation est enregistrée en produits ou
charges financiers d’assurance comme dans le modèle général. Dans ce cas,
• si la marge sur services contractuels est positive, elle est présentée au bilan
l’option de classement en capitaux propres de l’effet des variations de taux
dans l’évaluation des contrats et amortie au fur et à mesure des services
d’actualisation est également applicable.
rendus ;
A chaque clôture, l’ajustement des passifs au titre de la couverture restante et
• si elle est négative, elle est constatée immédiatement au compte de résultat.
des sinistres survenus est enregistré en résultat.
A chaque clôture, la valeur comptable d’un groupe de contrats d’assurance
[Link]. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE
correspond à la somme :
• du passif pour la couverture restante qui comprend les flux de trésorerie Le groupe BCP applique IFRS 17 aux contrats d’assurance émis, aux contrats de
d'exécution liés aux services futurs et la marge sur services contractuels réassurance émis et détenus et aux contrats d’investissement à participation
restante à cette date, et discrétionnaire émis dès lors que l’entité émet également des contrats
d’assurance.
• du passif pour les sinistres survenus qui comprend l’estimation des flux
de trésorerie futurs et l’ajustement pour risque sans marge sur services Les principaux contrats relevant d’IFRS 17 émis par le groupe correspondent
contractuels. à des contrats couvrant des risques liés aux personnes ou aux biens. Ces
contrats sont évalués et comptabilisés selon le modèle général ou le modèle
Les hypothèses utilisées pour estimer les flux de trésorerie futurs et l’ajustement simplifié.
pour risque non financier, ainsi que le taux d’actualisation, sont mis à jour afin
de refléter la situation à la clôture. La marge sur services contractuels est 2.15.3. PRESENTATION AU BILAN ET AU COMPTE DE RESULTAT
ajustée des changements d’estimation des hypothèses non financières relatifs Dans les comptes consolidés, le groupe a choisi de présenter les encours comptables
aux services futurs, capitalisée au taux d’actualisation à l’origine puis amortie liés aux activités d’assurance et de réassurance et leur résultat distinctement
au compte de résultat au titre des services rendus sur la période en produits des actifs et passifs financiers de l’activité bancaire.
des activités d’assurance.
Au bilan consolidé, les éléments d’actifs et de passifs liés aux contrats
Le relâchement des flux d’exécution des contrats attendus au titre de la période d’assurance et de réassurance, ont été regroupés de la façon suivante :
et la variation des estimations au titre des services passés est enregistrée en «
résultat des activités d’assurance ». L’effet de désactualisation du passif lié au • A l’actif, les « Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres », « Titres
passage du temps est enregistré en résultat ainsi que celui lié au changement au coût amorti », « Prêts et créances sur les établissements de crédit et
de taux d’actualisation. Ce dernier peut toutefois être constaté sur option en assimilés, au coût amorti », « Comptes de régularisation et autres actifs », sont
capitaux propres. dorénavant regroupés dans la rubrique « Placements des activités d'assurance »
et « Actifs des contrats d’assurance ».
Modèle d’évaluation des contrats participatifs directs (Variable Fee Approach – VFA)
• Au passif, les postes de « Comptes de régularisation et autres passifs »
Pour l’évaluation des contrats d’assurance émis avec participation directe et « Provisions techniques des contrats d'assurance » sont dorénavant
aux bénéfices, le modèle général prévu par la norme IFRS 17 est adapté présentés au sein des « Passifs relatifs aux contrats d'assurance ».
afin de prendre en compte la participation des assurés aux rendements des
investissements sous-jacents aux contrats. Au compte de résultat consolidé, les produits et charges relatifs aux activités
d’assurance, y compris le résultat financier lié, étaient précédemment présentés
Cette approche, dénommée Variable Fee Approach (VFA), doit être utilisée dans les rubriques « Produits des autres activités » et « Charges des autres
pour la valorisation des groupes de contrats d’assurance pour lesquels : activités ». Désormais les résultats des activités d’assurance seront présentés
• les clauses contractuelles précisent que le titulaire a droit à une part d’un de façon distincte dans la sous-rubrique « Produits nets des activités
portefeuille d’éléments sous-jacents clairement défini ; d’assurance » du « Produit net bancaire ». La note annexe précisera les détails
suivants :
• l’entité s’attend à verser au titulaire une somme correspondant à une part
substantielle du rendement obtenu sur la juste valeur des éléments sous- • Les « Produits des activités d’assurance » ;
jacents ; et • Les « Charges afférentes aux contrats d’assurance » ;
• l’entité s’attend à ce que toute variation des sommes à verser au titulaire soit • Les « Produits nets des placements liés aux activités d’assurance » ;
attribuable, dans une proportion substantielle, à la variation de la juste valeur
des éléments sous-jacents. • Les « Produits ou charges financiers afférents aux contrats d’assurance ».
L’éligibilité à ce modèle d’évaluation est analysée à la date d’émission des 2.16. IMPOTS COURANT ET DIFFÉRÉ
contrats et ne peut être ultérieurement réappréciée qu’en cas de modification 2.16.1. IMPÔT COURANT
de ces derniers.
La charge d’impôt sur le bénéfice exigible est déterminée sur la base des
A chaque clôture, le passif de ces contrats est ajusté du rendement réalisé et
règles et taux en vigueur dans chaque pays d’implantation des sociétés du
des variations de la valeur de marché des éléments sous-jacents :
groupe, sur la période à laquelle se rapportent les résultats.
• la part revenant aux assurés est enregistrée dans les flux d’exécution des
contrats par contrepartie des produits ou charges financiers d’assurance et Lorsqu'il existe une incertitude sur le traitement fiscal à appliquer lors de
la comptabilisation et l’évaluation de l’impôt sur les bénéfices, il convient
• la part revenant à l’assureur, correspondant aux honoraires variables, vient de déterminer s’il est probable que le traitement retenu soit accepté par
alimenter la marge sur services contractuels. les autorités compétentes, en partant du principe qu’elles contrôleront
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
le traitement en question et disposeront de toutes les informations pertinentes. groupes d’actifs et de passifs sont évalués au plus bas de leur valeur comptable
Cette incertitude doit être reflétée dans le montant des actifs et passifs et de leur juste valeur minorée des coûts de vente. Les actifs concernés cessent
d’impôts, sur la base d’une méthode traduisant la meilleur prévision quant au d’être amortis.
dénouement de l’incertitude.
En cas de perte de valeur constatée sur un actif ou un groupe d’actifs et de
2.16.2. IMPÔT DIFFÉRÉ passifs, une dépréciation est constatée en résultat.
Des impôts différés sont comptabilisés lorsqu’existent des différences Les activités abandonnées incluent à la fois les activités destinées à être
temporelles entre les valeurs comptables des actifs et passifs du bilan et leurs cédées, les activités arrêtées, ainsi que les filiales acquises exclusivement dans
valeurs fiscales. Des passifs d’impôts différés sont reconnus pour toutes les une perspective de revente. L’ensemble des pertes et profits relatifs à ces
différences temporelles taxables à l’exception : opérations est présenté séparément au compte de résultat, sur la ligne «
Résultat net d’impôt des activités arrêtées ou en cours de cession ».
• Des différences temporelles taxables générées par la comptabilisation initiale
d’un écart d’acquisition ; 2.20. INFORMATION SECTORELLE
• Des différences temporelles taxables relatives aux investissements dans des Le groupe Banque Populaire est organisé autour de trois pôles d’activité
entreprises sous contrôle exclusif et contrôle conjoint, dans la mesure où le principaux :
groupe est capable de contrôler la date à laquelle la différence temporelle
• Banque Maroc comprenant le Crédit populaire du Maroc, BCP Securities Services,
s’inversera et qu’il est probable que cette différence temporelle ne s’inversera
Chaabi International Bank Off Shore, Chaabi Capital Investissement (CCI), Upline
pas dans un avenir prévisible.
Group, Upline Courtage, Maroc Assistance Internationale, Chaabi Bank, Bank Al
Des actifs d’impôts différés sont constatés pour toutes les différences Amal, Attawfiq Micro Finance, BP Shore Group, FPCT Sakane, Infra Maroc Capital
temporelles déductibles et les pertes fiscales reportables, dans la mesure où il (IMC), Maroc traitement de transactions (M2T), Alhif SA, Bank Al Yousr, Al Akaria
est probable que l’entité concernée disposera de bénéfices imposables futurs, Invest, Socinvest, BCP International, Africa Stone Management et les OPCVM.
sur lesquels ces différences temporelles et ces pertes fiscales pourront être
• Sociétés de financement spécialisées comprenant Vivalis, Maroc Leasing et
imputées.
Chaabi LLD.
Les impôts différés actifs et passifs sont évalués selon la méthode du report
• Banque de détail à l’international comprenant, Banque Populaire Marocco-
variable au taux d’impôt, dont l’application est présumée sur la période au
Centrafricaine, Atlantic Bank International, BCP Mauritius, Banque Internationale
cours de laquelle l’actif sera réalisé ou le passif réglé, sur la base des taux
du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit, Banque de Madagascar et de l’Océan
d’impôt et réglementations fiscales qui ont été adoptés ou le seront avant la
Indien et Banque Commerciale Internationale.
date de clôture de la période. Ils ne font pas l’objet d’une actualisation.
Chacun de ces métiers enregistre les charges et produits, ainsi que les actifs
Les impôts différés actifs ou passifs sont compensés quand ils trouvent leur
et passifs qui lui sont rattachés après élimination des transactions intragroupe.
origine au sein d’un même groupe fiscal, relèvent de la même autorité fiscale,
et lorsqu’existe un droit légal de compensation.
2.21. UTILISATION D’ESTIMATIONS DANS LA PRÉPARATION DES ÉTATS
Les impôts exigibles et différés sont comptabilisés comme un produit ou une FINANCIERS
charge d’impôt dans le compte de résultat, à l’exception de ceux afférents aux
gains et pertes latents sur les actifs disponibles à la vente et aux variations de La préparation des états financiers du groupe exige de la Direction et des
valeur des instruments dérivés désignés en couverture de flux de trésorerie gestionnaires la formulation d’hypothèses et la réalisation d’estimations, qui
futurs, pour lesquels les impôts différés correspondants sont imputés sur les se traduisent dans la détermination des produits et des charges du compte
capitaux propres. de résultat, comme dans l’évaluation des actifs et passifs du bilan et dans la
Les crédits d’impôt sur revenus de créances et de portefeuilles titres, lorsqu’ils confection des notes associées.
sont effectivement utilisés en règlement de l’impôt sur les bénéfices dû au Cet exercice suppose que les gestionnaires fassent appel à l’exercice de leur
titre de l’exercice, sont comptabilisés dans la même rubrique que les produits jugement et utilisent les informations disponibles à la date d’élaboration des
auxquels ils se rattachent. La charge d’impôt correspondante est maintenue états financiers pour procéder aux estimations nécessaires. Les résultats futurs
dans la rubrique « Impôt sur les bénéfices » du compte de résultat. définitifs des opérations pour lesquelles les gestionnaires ont recouru à des
2.17. CAPITAUX PROPRES RECYCLABLES ET NON RECYCLABLES estimations peuvent à l’évidence s’avérer différents de celles-ci et avoir un
effet significatif sur les états financiers. Ce qui est notamment le cas pour :
Les ajustements FTA ont été inscrits dans les comptes consolidés de la banque
• Des dépréciations opérées pour couvrir les risques de crédit ;
en contrepartie des capitaux propres.
• De l’usage de modèles internes pour la valorisation des instruments financiers
2.18. TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE qui ne sont pas cotés sur des marchés actifs ;
Le solde des comptes de trésorerie et assimilés est constitué des soldes nets • Du calcul de la juste valeur des instruments financiers non cotés classés en «
des comptes de caisse, banques centrales, offices des chèques postaux, ainsi Actifs à la juste valeur par capitaux propres » ou en « Instruments financiers
que les soldes nets des prêts et emprunts à vue auprès des établissements à la juste valeur par résultat » à l’actif ou au passif, et plus généralement du
de crédit. calcul des valeurs de marché des instruments financiers pour lesquels cette
Les variations de la trésorerie générée par l’activité opérationnelle enregistrent information doit être portée dans les notes aux états financiers ;
les flux de trésorerie générés par les activités du groupe, y compris ceux relatifs • Des tests de dépréciation effectués sur les actifs incorporels ;
aux immeubles de placement, aux actifs financiers détenus jusqu’à l’échéance
et titres de créances négociables. Les variations de la trésorerie liées aux • De la détermination des provisions destinées à couvrir les risques de pertes
opérations d’investissement résultent des flux de trésorerie liés aux acquisitions et charges.
et aux cessions de filiales, entreprises associées ou co-entreprises consolidées,
ainsi que ceux liés aux acquisitions et aux cessions d’immobilisations, hors 2.22. PRÉSENTATION DES ÉTATS FINANCIERS
immeubles de placement et immeubles donnés en location simple.
2.22.1. FORMAT DES ÉTATS FINANCIERS
Les variations de la trésorerie liées aux opérations de financement comprennent
les encaissements et décaissements provenant des opérations avec les
En l’absence de format préconisé par les IFRS, les états financiers du groupe
actionnaires et les flux liés aux dettes subordonnées et obligataires, et dettes
sont établis conformément aux modèles prescrits par Bank Al-Maghrib.
représentées par un titre (hors Titres de créances négociables).
2.19. ACTIFS NON COURANTS DÉSTINÉS À ÊTRE CÉDÉS ET ACTIVITÉS 2.22.2. RÈGLES DE COMPENSATION DES ACTIFS ET PASSIFS
ABANDONNÉES
Un actif financier et un passif financier sont compensés et un solde net est
Lorsque le groupe décide de vendre des actifs non courants, et lorsqu’il est présenté au bilan, si et seulement si le groupe a un droit juridiquement
hautement probable que cette vente interviendra dans les douze mois, ces exécutoire de compenser les montants comptabilisés et s’il a l’intention soit de
actifs sont présentés séparément au bilan dans le poste « Actifs non courants régler le montant net, soit de réaliser l’actif et de régler le passif simultanément.
destinés à être cédés ».
Les passifs qui leur sont éventuellement liés sont présentés séparément dans le
poste « Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés ».
Dès lors qu’ils sont classés dans cette catégorie, les actifs non courants et
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COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
ACTIF CONSOLIDÉ IFRS Annexes 30/06/2024 31/12/2023 PASSIF CONSOLIDÉ IFRS Annexes 30/06/2024 31/12/2023
Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 47 540 16 876
Valeurs en caisse, Banques Centrales, Trésor public, Service 3.11 13 687 303 15 498 734
des chèques postaux Passifs financiers à la juste valeur par résultat
Actifs financiers à la juste valeur par résultat 3.1 95 645 788 90 483 733 Passifs financiers détenus à des fins de transaction
Actifs financiers détenus à des fins de transactions 67 776 936 62 356 412 Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat 27 868 852 28 127 321 Instruments dérivés de couverture
Dettes envers les Etablissements de crédit et assimilés 3.8 43 934 081 52 910 752
Instruments dérivés de couverture
Dettes envers la clientèle 3.9 373 352 843 371 636 646
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 3.2/3.11 34 222 666 34 454 879
Dettes représentées par un titre
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par 26 662 174 27 251 567 Titres de créance émis 462 830 444 402
capitaux propres recyclables
Écart de réévaluation passif des portefeuilles couverts en taux
Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste 7 560 492 7 203 312
valeur par capitaux propres non recyclables Passifs d'impôt courant 3 098 530 2 782 229
Titres au coût amorti 3.3 30 220 562 30 891 572 Passifs d'impôt différé 1 029 242 999 923
Prêts et créances sur la clientèle, au coût amorti 3.5/3.11 281 124 124 289 685 697 Passifs des contrats d'assurance 2 580 790 2 331 035
Actifs d'impôt exigible 1 907 357 1 814 650 Capital et réserves liées 30 438 267 29 931 194
Actions propres
Actifs d'impôt différé 4 752 477 4 507 012
Réserves consolidées 22 772 538 21 126 245
Comptes de régularisation et autres actifs 8 223 242 7 095 878
- Part du groupe 2 929 401 1 999 552
Actifs non courants destinés à être cédés - Part des minoritaires 19 843 137 19 126 693
Participations dans des entreprises mises en équivalence 21 088 25 140 Gains ou pertes comptabilisés directement en capitaux propres -784 703 -631 538
RÉSULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISÉS DIRECTEMENT EN TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
CAPITAUX PROPRES
(en milliers de DH) (en milliers de DH)
Résultat net 3 028 677 2 785 596 Résultat avant impôts 4 599 945 4 167 643
Éléments recyclables en résultat net : 3 727 -274 271 +/- Dotations nettes aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles 690 014 633 901
+/- Dotations nettes pour dépréciation des écarts d’acquisition et des autres immobilisations -41 561 -22 946
Écarts de conversion -67 005 -220 028
+/- Dotations nettes pour dépréciation des actifs financiers 1 709 579 1 156 603
Réévaluation des actifs financiers à la juste valeur par capitaux
66 962 -24 122 +/- Dotations nettes aux provisions 281 660 324 784
propres recyclables
+/- Quote-part de résultat liée aux sociétés mises en équivalence 10 353 -1 051
Réévaluation des actifs financiers à la juste valeur par capitaux
3 770 -30 121 +/- Perte nette/(gain net) des activités d’investissement -994 816 -1 809 792
propres recyclables de l'activité d'assurance
+/- Perte nette/(gain net) des activités de financement
Réévaluation des instruments dérivés de couverture d’éléments
recyclables +/- Autres mouvements 429 955 -162 243
Quote-part des gains et pertes comptabilisés directement en Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôts
2 085 184 119 256
capitaux propres des entreprises mises en équivalence et des autres ajustements
Autres éléments comptabilisés par capitaux propres et +/- Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit et assimilés -9 274 688 -6 060 081
recyclables
+/- Flux liés aux opérations avec la clientèle 9 145 052 7 876 333
Impôts liés +/- Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers -5 428 511 -7 219 451
Éléments non recyclables en résultat net : 45 956 111 465 +/- Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs non financiers 2 954 381 703 282
Réévaluation des immobilisations - Impôts versés -1 646 038 -726 077
Réévaluation (ou écarts actuariels) au titre des régimes à Diminution / (augmentation) nette des actifs et des passifs provenant des
-4 249 804 -5 425 994
prestations définies activités opérationnelles
Réévaluation du risque de crédit propre des passifs financiers Flux net de trésorerie généré par l’activité opérationnelle 2 435 325 -1 139 095
ayant fait l‘objet d’une option de comptabilisation à la juste +/- Flux liés aux actifs financiers et aux participations 866 667 2 307 059
valeur par résultat
+/- Flux liés aux immeubles de placement 168 684 219 412
Réévaluation des instruments de capitaux propres comptabilisés
46 501 109 732 +/- Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles -895 020 -598 088
à la juste valeur par capitaux propres
Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement 140 331 1 928 383
Réévaluation des instruments de capitaux propres comptabilisés
-545 1 733
à la juste valeur par capitaux propres de l'activité d'assurance +/- Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires -1 433 359 -1 447 973
Quote-part des gains et pertes comptabilisés directement en +/- Autres flux de trésorerie nets provenant des activités de financement 610 790 -171 891
capitaux propres sur entreprises mises en équivalence non
recyclables Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement -822 569 -1 619 864
Autres éléments comptabilisés par capitaux propres non Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de trésorerie -180 353 -561 533
recyclables
Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie 1 572 734 -1 392 109
Impôts liés
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture 17 286 357 24 059 627
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
49 683 -162 806 Caisse, Banques centrales, CCP (actif & passif) 15 481 858 18 854 062
propres
Comptes (actif & passif) et prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit 1 804 499 5 205 565
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en
3 078 360 2 622 790 Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 18 859 091 22 667 518
capitaux propres
Caisse, Banques centrales, CCP (actif & passif) 13 639 763 19 318 313
Dont part du Groupe 2 654 058 2 249 217
Comptes (actif & passif) et prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit 5 219 328 3 349 205
Dont part des intérêts minoritaires 424 302 373 573 Variation de la trésorerie nette 1 572 734 -1 392 109
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
30/06/2024 31/12/2023
Actifs financiers détenus à Autres actifs financiers à la Actifs financiers détenus à Autres actifs financiers à la
des fins de transaction JV par résultat des fins de transaction JV par résultat
Actions et autres titres à revenu variable 15 472 792 6 773 503 14 041 666 6 869 371
TOTAL DES ACTIFS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR RESULTAT 67 776 936 27 868 852 62 356 412 28 127 321
30/06/2024 31/12/2023
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 34 222 666 828 714 -920 960 34 454 879 802 310 -1 039 860
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables 26 662 174 657 975 -12 954 27 251 567 644 672 -20 908
Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables 7 560 492 170 739 -908 006 7 203 312 157 638 -1 018 952
Total des instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables 26 662 174 657 975 -12 954 27 251 567 644 672 -20 908
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur intruments de dettes comptabilisés à
404 655 -8 331 401 308 -14 001
la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d'impôts)
Titres de particpation non consolidés 7 560 492 170 739 -908 006 7 203 312 157 638 -1 018 952
Total des instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non
7 560 492 170 739 -908 006 7 203 312 157 638 -1 018 952
recyclables
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur intruments de capitaux propres
105 005 -579 023 98 130 -652 676
comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (nets d'impôts)
(*) Voir note 3.11. Répartition des dépréciations par Bucket sous IFRS9
30/06/2024 31/12/2023
Bons du trésor et autres effets mobilisables auprès des banques centrales 27 727 617 28 263 120
3.4.1. Prêts et créances sur les établissements de crédit au coût amorti 30/06/2024 31/12/2023
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDITS AVANT DÉPRÉCIATION 27 335 744 23 266 161
Dépréciation des prêts et créances émis sur les établissements de crédit (*)
209 238 224 246
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDITS NETS DE DÉPRÉCIATION 27 126 506 23 041 915
(*) Voir note 3.11. Répartition des dépréciations par Bucket sous IFRS9
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
3.4.2. Ventilation des prêts et créances sur les établissements de crédit au coût amorti par zone géographique 30/06/2024 31/12/2023
TOTAL DES PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT NETS DE DÉPRÉCIATION (*)
27 126 506 23 041 915
(*) Voir note 3.11. Répartition des dépréciations par Bucket sous IFRS9
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CRÉANCES SUR LA CLIENTÈLE AU COÛT AMORTI AVANT DÉPRÉCIATION 312 041 155 319 406 350
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CRÉANCES SUR LA CLIENTÈLE AU COÛT AMORTI NETS DE DÉPRÉCIATION 281 124 124 289 685 697
(*) Voir note 3.11. Répartition des dépréciations par Bucket sous IFRS9
3.5.2 Ventilation des créances sur la clientèle au coût amorti par zone géographique 30/06/2024 31/12/2023
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CRÉANCES SUR LA CLIENTÈLE AU COÛT AMORTI 281 124 124 289 685 697
30/06/2024 31/12/2023
Valeur brute Cumul des Valeur nette Valeur brute Cumul des Valeur nette
comptable amortissements et comptable comptable amortissements et comptable
pertes de valeur pertes de valeur
IMMOBILISATIONS CORPORELLES 22 467 108 12 057 173 10 409 935 22 090 380 11 886 220 10 204 159
Terrains et constructions 9 186 716 4 151 271 5 035 445 9 168 058 4 032 434 5 135 624
Equipement, Mobilier, Installations 5 561 755 3 536 944 2 024 811 5 350 024 3 603 983 1 746 041
Autres immobilisations 5 223 335 2 936 497 2 286 838 5 116 502 2 870 185 2 246 317
Droit d'utilisation 2 495 302 1 432 461 1 062 841 2 455 796 1 379 618 1 076 178
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES 3 252 882 2 101 009 1 151 873 3 144 758 2 011 762 1 132 996
Droit au bail 319 485 319 485 320 150 320 150
Brevets et marque 159 694 159 694 174 440 174 440
Logiciels informatiques acquis 2 547 920 2 101 009 446 911 2 436 206 2 011 762 424 444
Autres immobilisations incorporelles 225 783 225 783 213 962 213 962
Droit d'utilisation
TOTAL DES IMMOBILISATIONS 25 719 990 14 158 182 11 561 808 25 235 138 13 897 982 11 337 155
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
Variation de
CONTRATS DE LOCATION : DROITS D'UTILISATION - PRENEUR 31/12/2023 Augmentation Diminution Autres 30/06/2024
périmètre
DROIT D'UTILISATION D'IMMEUBLES D'EXPLOITATION 1 026 756 13 169 -17 851 -7 827 1 014 247
Valeur Brute 2 324 579 157 444 -65 776 -20 583 2 395 664
Amortissements et dépréciations -1 297 823 -144 275 47 925 12 756 -1 381 417
DROIT D'UTILISATION DES AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES D'EXPLOITATION 43 903 15 934 -16 862 -694 42 281
TOTAL DROITS D'UTILISATION 1 076 178 29 888 -34 713 -8 512 1 062 841
Dotations aux amortissements sur droits d'utilisation -152 493 -133 940
30/06/2024 31/12/2023
TOTAL DES DETTES ENVERS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT 43 934 081 52 910 752
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
TOTAL DES DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE 373 352 843 371 636 646
3.9.2 Ventilation des dettes sur la clientèle par zone géographique 30/06/2024 31/12/2023
TOTAL DES DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE 373 352 843 371 636 646
MONTANT AU 31/12/2023 3 307 204 1 273 176 1 840 768 6 421 148
30/06/2024 31/12/2023
Actifs financiers en valeur de marché par capitaux propres recyclables 1 685 944 1 556 310
Actifs financiers en valeur de marché par capitaux propres non recyclable 211 994 219 104
30/06/2024 30/06/2023 R
Opérations avec la clientèle 8 352 314 2 007 657 6 344 657 7 957 903 1 874 260 6 083 643
Comptes et prêts/emprunts 7 886 719 1 848 829 6 037 890 7 446 683 1 700 246 5 746 437
Opérations de location-financement 438 579 129 555 309 024 502 638 105 088 397 550
Opérations interbancaires 593 107 967 277 -374 170 553 351 540 402 12 949
Comptes et prêts/emprunts 369 737 225 365 144 372 287 441 92 952 194 489
Opérations de pensions 223 370 741 912 -518 542 265 910 447 450 -181 540
Emprunts émis par le Groupe 240 181 -240 181 198 364 -198 364
Instruments à la juste valeur sur capitaux propres 901 971 9 901 962 771 117 1 372 769 745
Actifs financiers au coût amorti 562 793 562 793 517 945 517 945
TOTAL DES PRODUITS ET CHARGES D’INTÉRÊTS OU ASSIMILÉS 10 410 185 3 215 124 7 195 061 9 800 316 2 614 398 7 185 918
Produits Charges Net Produits Charges Net Produits des activités d'assurance 640 715 678 059
Commissions sur titres 174 720 22 838 151 882 176 432 6 967 169 465 Charges afférentes aux contrats d'assurance -507 716 -515 064
Produits nets sur moyen de Produits nets des placements liés aux activités d'assurance 73 443 76 042
412 649 35 983 376 666 358 598 19 236 339 362
paiement
Autres commissions 1 694 296 233 222 1 461 074 1 606 639 233 255 1 373 384 Produits ou charges financiers afférents aux contrats d'assurance -5 239 -6 236
PRODUITS NETS DE COMMISSIONS 2 281 665 292 043 1 989 622 2 141 669 259 458 1 882 211 Produits nets des activités d'assurance 201 203 232 801
30/06/2024 30/06/2023
Dotations nettes de reprises des dépréciations 1 507 401 1 255 131
Bucket 1 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir 39 065 559 518
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti 74 241 376 972
Engagements par signature -35 176 182 546
Bucket 2 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour la durée de vie 460 394 -325 415
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti 583 237 -211 601
Engagements par signature -122 843 -113 814
Bucket 3 : Dotations nettes de reprises des dépréciations sur actifs dépréciés 1 007 942 1 021 028
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti 1 016 293 840 656
Engagements par signature -8 351 180 372
Autres provisions pour risques et charges 314 818 169 402
Autres variations des provisions 887 330 887 490
Plus ou moins-values de cessions réalisées sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables dépréciés
Gains ou pertes réalisés sur instruments de dettes comptabilisés au coût amorti dépréciés
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables 1 006 348 969 086
Récupérations sur prêts et créances comptabilisés au coût amorti 119 018 81 596
Décotes sur crédits restructurés
Pertes sur engagements par signature
Autres pertes
Autres produits
Coût du risque 2 709 549 2 312 023
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
5 INFORMATION SECTORIELLE
(en milliers de DH)
Total Bilan 420 599 678 29 898 205 101 298 019 -31 876 576 519 919 326
dont
Eléments d'Actifs
Actifs financiers à la juste valeur par résultat 93 429 001 2 216 787 95 645 788
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 20 353 508 3 867 22 020 253 -8 154 962 34 222 666
Placements détenus jusqu'à leur échéance 29 757 718 862 844 -400 000 30 220 562
Prêts et créances sur les Etablissements de crédit et assimilés 41 796 657 8 354 8 840 140 -23 518 645 27 126 506
Prêts et créances sur la clientèle 204 137 529 27 468 970 50 480 654 -963 029 281 124 124
Eléments du Passif
Dettes envers les EC et assimilés 28 176 773 22 643 871 16 960 230 -23 846 793 43 934 081
Dettes envers la clientèle 305 620 081 829 054 67 027 200 -123 492 373 352 843
Capitaux propres 55 042 375 2 406 376 7 756 175 -5 755 160 59 449 767
Marge d'intérêt 5 006 608 317 742 1 865 074 5 637 7 195 061
Marges sur commissions 1 222 323 34 910 758 157 -25 768 1 989 622
Produit net bancaire 9 809 675 486 105 2 991 517 -449 274 12 838 023
Résultat Brut d'exploitation 5 755 741 260 327 1 258 685 7 274 753
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE 2 031 800 48 821 503 598 2 584 219
6 PASSIFS EVENTUELS
• La Banque Centrale Populaire fait l’objet d’un contrôle de l’Office des Changes portant sur les opérations réalisées en devises.
• Une procédure judiciaire visant la Succursale belge de Chaabi Bank est en cours d’instruction, et le Groupe BCP coopère avec les autorités pour clarifier cette
situation et défendre l’intégrité de ses institutions.
La Banque est dotée d’une organisation en ligne avec les meilleurs standards Le dispositif de gestion et de suivi mis en place est construit autour des
internationaux. Sa structure de gouvernance intégrée lui permet d'identifier éléments suivants :
les risques auxquels elle est confrontée, de mettre en œuvre un dispositif de
contrôle interne adéquat et efficace et d’établir un système de suivi et de réajustement. • Un processus de revue de portefeuille s’appuyant sur une base de données
risques construite et enrichie en permanence par les différentes applications,
La responsabilité du contrôle, de la mesure et de la supervision des risques permettant la remontée des informations nécessaires à l’examen d’un
est partagée entre : portefeuille donné (base des groupes et des engagements, centrale des
bilans, base de notation…) ;
• Les instances de gouvernance et de pilotage du Groupe (Comité Directeur,
Conseil d'Administration, Comité d'Audit, Comités des Risques, Comité • Un dispositif de limites sectorielles et individuelles constituant une composante
Placement…) ; clé du cadre d’appétence au risque ;
• La fonction Risques Groupe et les autres fonctions dédiées et/ou impliquées • Une attention particulière apportée aux engagements dès que leur niveau
dans le suivi des risques (crédit, marché, financier et opérationnel) ; dépasse 5% des fonds propres de la Banque ;
• Les instances relevant du contrôle interne. • Un processus d’examen des 100 premiers risques au sens contrepartie ou
groupe de contreparties liées, pour l’ensemble des entités de la Banque.
1. RISQUE DE CRÉDIT PROCESSUS DE REVUE DE PORTEFEUILLE
Le risque de crédit est le risque de perte inhérent au défaut d'un emprunteur
par rapport au remboursement de ses dettes (obligations, prêts bancaires, La revue de portefeuille constitue un outil indispensable du dispositif de
créances commerciales...). Ce risque se décompose en risque de défaut qui surveillance et de gestion des risques, notamment majeurs et de concentration.
intervient en cas de manquement ou de retard de la part de l'emprunteur sur Elle consiste en une analyse globale et simultanée d’un portefeuille donné
le paiement du principal et/ou des intérêts de sa dette, en risque sur le taux aboutissant à une classification homogène des contreparties.
de recouvrement en cas de défaut, ainsi qu’en risque de dégradation de la La notion de portefeuille concerne un ensemble d’actifs regroupés par secteur
qualité du portefeuille de crédit. d’activité, par classe de risque, par niveau d’engagements...
DISPOSITIF DE SURVEILLANCE ET DE SUIVI DU RISQUE DE CRÉDIT La revue de portefeuille complète le processus classique de revue annuelle
des dossiers et de suivi permanent des engagements en s'appuyant sur les
Le dispositif de surveillance et de suivi du risque de crédit est organisé autour
paramètres d’usage en matière d’appréciation du risque de crédit (données
d'un suivi individualisé des activités générant ce risque. Le suivi, déployé à
propres aux secteurs, éléments qualitatifs et quantitatifs liés à la contrepartie
tous les échelons de la Banque, s’articule autour d’un dispositif opérationnel
et au groupe d’appartenance…).
à trois composantes :
• L’évaluation et le suivi indépendant de la qualité des risques ; DISPOSITIF D’APPÉTENCE AU RISQUE DE CRÉDIT
• Le suivi particulier des risques majeurs et du risque de concentration ; Le Groupe poursuit la construction progressive de son dispositif global
d’appétence au risque de crédit, qui se décline en des indicateurs quantitatifs
• Le suivi permanent et rapproché des créances sensibles. et des limites internes opérationnelles :
Ce dispositif s’appuie sur une structure de gouvernance des risques et une Limites de concentration sectorielle : La démarche de fixation des limites
culture de gestion des risques solidement ancrée. Celui-ci est progressivement sectorielles s’appuie sur des normes qualitatives et quantitatives, consistant à
enrichi par un cadre d’appétence au risque. Il assure une remontée régulière combiner la mesure du degré de sinistralité des secteurs avec leurs potentiels
au Management et aux Instances de Gouvernance de la Banque permettant de développement. Ce dispositif constitue, depuis 2017, une composante
ainsi de mettre en place : importante du processus de planification dans la mesure où il permet de
définir les orientations stratégiques en termes de part de marché sur un
• Les politiques adéquates pour un développement maîtrisé ;
secteur/sous-secteur donné, en vue d’assurer un développement ciblé et
• Les actions correctives pour sauvegarder les intérêts de la Banque. maîtrisé. La mise à jour des limites sectorielles s’opère une fois par an. Leur
monitoring est assorti de mesures en fonction du niveau atteint de la limite et
SYSTÈME DE NOTATION INTERNE de l’évolution des conditions du marché.
La Banque a mis en place un système de notation global en ligne avec les Limites de concentration individuelle : En s’appuyant sur le processus de revue
exigences réglementaires en matière d’utilisation et d’usage, applicable à de portefeuille, les risques majeurs de la Banque font l’objet d’une analyse
l’ensemble des contreparties, qu’il s’agisse d’états souverains, de banques, groupée qui permet d’aboutir à une classification par niveau de risque. Sur
d’entreprises ou de particuliers. Celles opérant dans le secteur de la promotion la base de cette classification et en intégrant d’autres paramètres (nature et
immobilière sont qualifiées à travers la notation des projets. La clientèle des niveau d’activité, fonds propres de la contrepartie et de la Banque, limites
particuliers est, en outre, assujettie au scoring à l’octroi applicable aux crédits sectorielles…), des limites par groupe de contreparties sont définies après
à la consommation et aux crédits immobiliers. approbation des comités idoines.
Le système de notation constitue le cœur du dispositif de gestion du risque La définition des limites intègre un processus de négociation avec les lignes
de crédit et repose sur une série de modèles appropriés à chaque catégorie métiers. Les résultats issus des modèles des limites sont ainsi, préalablement
d’actif. La notation consiste à attribuer une note à chaque contrepartie selon examinés avec ces dernières, pour intégrer toute composante éventuelle non
une échelle interne dont chaque niveau correspond à une probabilité de modélisée dans les calculs. Les propositions issues de ces discussions sont
défaut. Elle constitue un des critères clés de la politique d’octroi de crédit. soumises aux comités idoines pour décision et arbitrage.
Pour la clientèle des entreprises, la notation est attribuée au moment du
montage du dossier de crédit et est révisée au moins une fois par an. Limites sur les contreparties bancaires : La démarche de fixation des limites
encadrant les relations avec les contreparties bancaires marocaines ou
De plus, une attention est accordée à la cohérence entre les décisions prises étrangères et couvrant les activités de la Salle des Marchés et les opérations
et le profil de risque dégagé par chaque note ainsi que les composantes de Trade Finance, s’appuie sur les ratings des agences de notation pour
qualitatives et quantitatives prises en compte dans la grille. les contreparties notées, et sur un modèle de notation interne pour les
contreparties bancaires non notées.
La notation constitue un axe important dans l’évaluation de la qualité des
expositions de la Banque à travers l’analyse du portefeuille noté et l’évolution Les limites sont revues annuellement. Elles peuvent être sujettes à une
de sa distribution. Un suivi particulier est par ailleurs assuré pour les réévaluation ponctuelle en cas de changement significatif des conditions de
contreparties présentant une détérioration de la qualité du risque. marché pouvant impacter la perception ou l’évaluation du risque. Le suivi du
respect des limites se fait par les fonctions concernées à travers des outils de
En outre, le dispositif de notation est un élément fondamental du processus
monitoring et de reporting adéquats.
de provisionnement IFRS9.
Enfin, dans le cadre des travaux de maintenance continue de l’outil de notation DISPOSITIF DE SUIVI DES CRÉANCES SENSIBLES
des entreprises, le Groupe a défini une batterie de tests permettant d’évaluer L’objectif du dispositif de suivi des risques sensibles est d’identifier en amont
la performance des modèles de notation en matière de discrimination, de les signaux de détérioration potentielle du portefeuille sain. Cette détection
prédiction de la défaillance et de stabilité. Ces tests, nommés backtesting, précoce permet à la Banque d’entreprendre des actions de protection de
sont opérés afin de s’assurer de la solidité des modèles de notation et de ses intérêts plus efficaces et moins onéreuses. L’identification et le suivi de
mettre en place, si besoin, des actions correctives. ces créances s’opèrent conjointement par les fonctions risques et les lignes
métiers à fréquence mensuelle.
DISPOSITIF DE SUIVI DU RISQUE DE CONCENTRATION
Le processus mis en place consiste à échanger en permanence, avec les
Le risque de concentration fait l’objet d’un suivi minutieux par la Banque afin,
gestionnaires de la relation, des informations sur chaque situation en vue
d’une part, d’obéir aux règles prudentielles imposées par les exigences de la
d’entamer les négociations qui s’imposent pour la régularisation éventuelle de
division des risques et, d’autre part, d’assurer la diversification nécessaire à la
dilution et à la maîtrise des risques.
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
la créance. Les cas n’enregistrant pas une évolution favorable de leur situation PROCESSUS DE SURVEILLANCE DES FILIALES A L’INTERNATIONAL
sont inscrits sur la "Watch List", après décision des comités compétents.
Au niveau de la zone UEMOA, et en appui aux filiales bancaires de la région,
La « Watch List », qui constitue l’aboutissement de toutes les actions de le Groupe dispose d'une plateforme régionale qui lui permet d’assurer un
surveillance, fait elle-même l’objet d’un dispositif de suivi pour permettre à la déploiement uniforme de son dispositif de gestion des risques au niveau
Banque de préserver, dans le temps, son potentiel de recouvrement. local. Pour les autres banques, la fonction centrale des risques assure une
supervision fonctionnelle directe, avec pour objectif de déployer des normes
En matière de provisionnement, la « Watch List » constitue une composante
homogènes en matière de gestion et de supervision des risques à l’ensemble
importante du dimensionnement des provisions, à la fois sur base sociale
des filiales à l’international.
(PRG) et sur base consolidée (IFRS9).
Pour assurer un dispositif de surveillance rapprochée, le Groupe dispose
Il est à souligner que les mesures transitoires, dans le cadre de la refonte de
d’un système de remontée et de consolidation des risques au niveau local
la circulaire 19G sur la classification des créances, continuent d’être déployées
et central, qui permet d’apprécier les zones de risque en vue de mettre en
en anticipation de son entrée en vigueur. Ce projet de réforme vise à (i)
place les stratégies atténuantes. Ce dispositif, renforcé par le processus de la
assurer une application homogène en matière d’identification, de classification
« Watch List », permet d’assurer un suivi rigoureux :
et de provisionnement des créances sensibles au sein du secteur bancaire
(ii) intégrer de nouveaux critères en matière de défaut (dépassements, • Du profil de risque et de la qualité du portefeuille de chaque filiale ;
restructurations…). • Des créances sensibles ou en souffrance ;
• Du risque de concentration individuelle et sectorielle.
2. RISQUE PAYS
PROCESSUS DE GESTION DU RISQUE PAYS 3. RISQUE DE MARCHÉ
Le risque pays est le risque que les conditions économiques, financières, Le risque de marché représente le risque de perte sur le portefeuille de
politiques, juridiques ou sociales d’un pays affectent les intérêts financiers négociation. Il résulte d’une évolution défavorable des paramètres de marché
de la Banque. Il ne constitue pas une nature de risque différente des risques (taux d’intérêt, cours de change, prix des titres de propriété, cours des
“élémentaires” (crédit, marché, opérationnel...), mais une agrégation des matières premières, volatilité des instruments financiers dérivés…).
risques résultant de la vulnérabilité à un environnement politique, social, La Banque, établissement financier de premier plan et intervenant important
macroéconomique et financier spécifique. sur les activités de marché, est dotée d’un dispositif de gestion du risque
de marché qui couvre l’ensemble des activités sur les opérations liées au
Le dispositif de mesure et de surveillance du risque pays mis en place repose
portefeuille de négociation ou destinées à sa couverture ou à son financement.
sur les principes suivants :
Ce dispositif est fondé sur des principes directeurs clairs, des politiques et
• Une organisation dédiée capable d’opérer les choix importants et d’effectuer des procédures internes en ligne avec les niveaux de tolérance au risque et
les arbitrages nécessaires. En effet, le pilotage des filiales se décline selon les objectifs de rendement, et en adéquation avec les fonds propres de la Banque.
les trois niveaux suivants :
Ainsi, le niveau de tolérance de la Banque au risque de marché est décliné
- Strategic Business Review (SBR) de la BCP : Outil de pilotage en central, à travers les dispositifs de limites et de délégation de pouvoirs. Ce niveau
dédié au suivi des projets structurants, de la performance et de la de tolérance est fixé de sorte que les expositions au risque de marché ne
revue des risques et des engagements, à fréquence trimestrielle ; puissent générer des pertes qui pourraient compromettre la solidité financière
de la Banque et l’exposer à des risques inconsidérés ou importants.
- Business Review (BR) de ABI : Instance managériale comprenant ABI et
la BCP, dédiée au suivi des réalisations des filiales ABI ; Par ailleurs, en vue de sécuriser le développement des activités de marché,
la Banque a développé, dans le cadre de sa stratégie globale de gestion des
- Business Review des filiales : Comité chargé d’évaluer les performances risques, une culture de maîtrise et de surveillance rigoureuse du risque de
commerciales et financières, d’examiner les indicateurs de risque et de marché, fondée sur des principes directeurs permettant de :
suivre les chantiers stratégiques des filiales.
• Maîtriser le risque de marché sur les expositions du portefeuille trading ;
• Une architecture de décision et de délégations de pouvoirs (filiale, holding • Sécuriser le développement des activités de marché de la Banque dans le
ABI, BCP) aussi bien en termes d’octroi de crédit, d’investissement et cadre de ses orientations stratégiques et conformément aux dispositions
d’arrangement des dossiers douteux ; réglementaires ;
• Un dispositif de gestion du risque pays articulé autour des quatre composantes • Adopter les meilleures pratiques en matière de gestion du risque de marché
ci-dessous, régulièrement analysé par les instances de gouvernance et de pour l’ensemble des activités de négociation de la Banque.
direction du Groupe :
DISPOSITIF DE GESTION ET DE SUIVI DU RISQUE DE MARCHÉ
- La mesure du risque pays : La Banque dispose de modèles de
notation internes permettant de quantifier le risque pays à partir de Dans un objectif d’encadrer les risques sur les activités de marché et d’en
données et d’indicateurs macro-économiques, financiers, politiques assurer la surveillance, le dispositif de gestion du risque de marché adopté
et réglementaires. Ces notations internes sont déclinées en quatre par la Banque est organisé autour des axes suivants :
types de mesure de risque : le risque de défaut souverain, le risque
de non-transfert, le risque du système bancaire, ainsi que le risque • Un dispositif de gouvernance qui comprend une organisation claire
de transmission d’un choc macro-économique généralisé au tissu des assurant un partage de responsabilités bien défini, et garantissant une
corporates du pays. Pour chacun de ces types de risque, des notations indépendance entre les opérationnels et les organes de gestion et de
distinguent le risque à court terme (moins de 12 mois) et le risque à contrôle des risques ;
moyen terme (au-delà de 12 mois) ; • Une activité de pilotage et d’arbitrage entre les différentes activités de
marché via le Comité Placement ;
- La maîtrise du risque pays : Dans l'objectif de maîtriser les risques
transfrontaliers, le Groupe a développé un processus de fixation et • Un système de délégation de pouvoirs définissant le processus de demande,
de suivi des limites d’exposition consolidée. Ce dispositif attribue de validation des limites et d’autorisation des dépassements ;
aux organes de gouvernance un rôle important dans la définition de • Une activité de suivi et de surveillance des indicateurs de risque par les
ces limites, en plus de leur rôle d’arbitrage et de validation, à travers entités et les organes de contrôle du risque de marché ;
notamment une expression explicite de l’appétit stratégique par pays. • Un ensemble d’outils de gestion et de contrôle du risque de marché.
Ce processus permet la fixation des limites par pays d'exposition ainsi
que leurs déclinaisons par grand type d'emprunteur (souverain, banque Dispositif de limites régissant les activités de marché
et clientèle).
Le dispositif de limites régissant les activités de marché est traduit par un
- La couverture du risque : Le Groupe a mis en place un processus de système de limites internes encadrant les risques inhérents au portefeuille de
provisionnement basé sur les ratings, pour se prémunir contre le risque négociation, notamment les limites de marché, les limites de transaction et les
pays généré par sa stratégie de croissance à l’international. A partir limites de contrepartie.
du 1er janvier 2018, ce dispositif a été intégré dans le dispositif de
Le système des limites de marché consiste à définir une appétence au
dépréciation IFRS9.
risque de marché à partir de la capacité de prise de risque. Cette tolérance
- La veille pays : Des fiches pays synthétisant les éléments clés de est déclinée en enveloppes de risque autorisées et allouées à chaque
l’analyse du risque pays, à savoir les ratings internes et externes, les ligne-produit ou classe d’actif, en fonction de sa performance ajustée au risque.
principaux indicateurs macro-économiques, un descriptif de la situation
Les enveloppes de perte définies sont traduites par des limites de Value at
économique, politique et financière des pays, ainsi qu’une synthèse sur
Risk (VaR) globale et VaR par portefeuille, complétées par des limites de stop
les perspectives d’évolution des principaux agrégats à court terme,
loss et des limites de sensibilité appropriées à chaque type de produit. Ceci,
sont élaborées et annuellement actualisées. Une revue plus fréquente
en tenant compte des tailles des portefeuilles et des chocs historiques des
est réalisée notamment à la survenance d’un évènement pouvant
paramètres de marché observés dans des périodes de haute volatilité.
impacter significativement le profil de risque du pays.
Le système des limites de transaction représente les délégations de pouvoirs
en matière de montants des transactions à traiter, en fonction de la nature des
instruments autorisés et du rang hiérarchique des intervenants de la filière
activités de marché.
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
Ce dispositif des limites de marché et des limites de transaction est régi par STRATÉGIE RISQUES
une circulaire interne encadrant le processus de renouvellement des limites et
le système de gestion des dérogations. La stratégie de gestion du risque global de taux et de liquidité obéit à l’objectif
de maîtrise des risques inscrit dans le processus de développement planifié
En outre, les activités de marché sont également encadrées par des limites et adopté par le groupe.
de contrepartie, dans le but de maîtriser le risque d’exposition résultant de
l’incapacité totale ou partielle de la contrepartie à honorer ses engagements. Cette stratégie repose sur les principes directeurs suivants :
- Orienter les activités de développement dans le cadre d’un Plan Moyen
Outils de suivi et de gestion des risques Terme en tenant compte des risques de taux et de liquidité.
L’évaluation du risque de marché repose sur la combinaison de deux groupes - Maintenir une structure stable et variée des dépôts avec une maîtrise du
de mesures permettant de quantifier les risques potentiels : Le calcul de la potentiel de croissance des engagements de la Banque.
VaR d’une part, et l’utilisation des mesures de sensibilité et des scenarii de
- Améliorer progressivement le Gap global de taux en vue de maintenir
stress d’autre part.
un équilibre des différentes activités en termes de profil de taux et de
La Banque a adopté une structure de gestion et de suivi du risque de marché liquidité.
qui inclut le recours à une approche VaR pour l’ensemble du portefeuille de
- Développer les actifs à taux variables pour immuniser une partie du bilan
négociation.
suite à une évolution défavorable des taux d’intérêt.
La VaR est définie comme étant la perte théorique maximale que peut subir un
portefeuille en cas de mouvements défavorables des paramètres de marché, POLITIQUES ET PROCÉDURES
sur un horizon de temps et pour un intervalle de confiance donnés. La Banque
retient un intervalle de confiance de 99 % et un horizon de temps d’un jour, en Pour le cas des risques structurels, les organes de gouvernance sont
s’appuyant sur deux ans d’historique de données. Cela permet de suivre, au directement impliqués dans la définition de la politique globale lors de la
jour le jour, le risque de marché pris par la Banque sur les activités de trading présentation de la note d’orientation stratégique adressée au Comité directeur.
dans les conditions normales de marché. Ces orientations permettent de fixer des objectifs en matière de risques en
accompagnement des plans de développement.
La méthode retenue pour le calcul de la VaR est celle d’un modèle historique
basé sur les scenarii historiques des facteurs de risque inhérents au portefeuille Le risque de liquidité fait l’objet d’une politique formalisée qui présente les
trading. Ce modèle prend implicitement en compte les corrélations entre les principales composantes du dispositif d’identification, de normalisation et
différents facteurs de risque. Une VaR globale est calculée pour l’ensemble de suivi du risque de liquidité aussi bien dans le cadre d’activités normales
des activités de négociation, par nature d’instrument et par classe de facteurs que dans le cadre d’un plan de relève en cas de survenance d’une crise de
de risque. liquidité.
En complément de l’indicateur VaR, la Banque intègre dans son dispositif de Sur un horizon à court terme, la politique de gestion du risque de liquidité
surveillance des analyses et des limites de sensibilité. Ainsi, des impacts en consiste à disposer d’un niveau minimal réserves de liquidité disponibles et
termes de P&L, à partir des scenarii de stress, sont estimés pour l’ensemble du réalisables permettant de :
portefeuille de négociation. Ces scenarii sont choisis parmi deux catégories,
- Couvrir les dépôts à vue instables (ou concentrés) ‘wholesale’ ainsi que les
à savoir des scenarii historiquement avérés et des scenarii hypothétiques. Les
tombées des dépôts à terme à échoir dans 6 mois
principaux scenarii retenus sont :
- Couvrir les GAP de liquidité de la banque en situation normale et en
• Une variation des taux d'intérêt de +/-1 bp, +/-10 bps, +/- 25 bps, +/-50 bps
situation de stress
et +/- 100 bps (chocs globaux et par tranche de maturité) ;
- Respecter le seuil minimal exigé par BAM au niveau du nouveau ratio de
• Une variation extrême des taux d'intérêt de 200 bps ;
liquidité (LCR)
• Une variation des cours de change de +/- 1% et de +/-5%, en tenant compte
Sur le long terme, il s’agit de couvrir les emplois stables par les ressources
de la corrélation entre l’EUR et l’USD dans la composition du panier MAD ;
stables (horizon > 1 an).
• Des variations extrêmes calculées sur la base d’un historique des taux
La politique de gestion du risque de taux a pour objectif de gérer le risque
d'intérêt, des cours des différentes devises et de l’indice MASI.
de taux dans des conditions normales et de surmonter des chocs de taux plus
ou moins sévères :
Système de suivi des indicateurs de risque
- Sur un horizon à court terme d’un an au plus, la banque s’assure que la
Le suivi du risque de marché est assuré quotidiennement par les fonctions variation de la Marge Nette d’Intérêt de son portefeuille bancaire (MNI),
Middle-Office et Management des Risques. Le Comité Gestion des Risques suite à une variation significative des taux d’intérêt ne dépassera pas la
Groupe s’assure via un reporting périodique des niveaux d’exposition, limite fixée en interne (en pourcentage de la MNI prévisionnelle sur une
des risques adossés aux activités de marché, du respect des exigences année)
réglementaires et de la conformité au dispositif des limites. Ce reporting
comprend également l’analyse de la sensibilité des portefeuilles et des - Sur le long terme, la banque s’assure que la variation de la valeur
simulations dans le cas de scenarii extrêmes, tenant compte à la fois de la économique des fonds propres Tier1, suite à une variation significative des
structure des portefeuilles et des corrélations entre les différents facteurs de taux d’intérêt, ne dépassera pas la limite réglementaire.
risque. Le processus de séparation du portefeuille de négociation et du portefeuille
En complément des reportings réglementaires, le système de reporting des bancaire est réalisé conjointement entre la Division ALM Groupe et le Middle
risques au sein de la Banque est instauré à travers les principaux reportings Office de la Salle Des Marchés (MO SDM) :
suivants : - Au niveau de l’ALM : une séparation analytique a été effectuée sur le bilan,
• Un reporting interne quotidien relatif au processus de surveillance et de en adoptant des principes de séparation validés par les fonctions et les
gestion du risque de marché, comprenant un suivi des indicateurs de risque organes de décision concernés (Comité ALM)
et de consommation des limites par compartiment et par portefeuille ; - Au niveau du MO SDM : implémentation de cette classification dans l’outil
• Un reporting interne relatif à la surveillance et à la gestion du risque de gestion de la Salle Des Marchés, avec la création de portefeuilles
de marché destiné au Comité Gestion des Risques Groupe tenu à une spécifiques pour loger toutes les opérations hors trading de la banque.
fréquence régulière, et aux comités émanant de l'organe de gouvernance.
Ce reporting, structuré par classe d’actif à un niveau de granularité assez DISPOSITIF DE GESTION DU RISQUE DE TAUX ET DE LIQUIDITÉ
fin, est basé sur l’approche VaR et sur des mesures systématiques de
sensibilités des portefeuilles aux différents paramètres de marché. Il retrace Risque de liquidité
l’évolution des expositions et des indicateurs de risque sur une année
écoulée avec un zoom quotidien sur les derniers mois. Ces indicateurs Le risque de liquidité correspond au risque de ne pas pouvoir faire face à ses
de risque sont comparés à l’instar des mesures de positions, aux limites flux de trésorerie sortants ou à ses besoins de collatéral au moment où ils
internes définies. sont dus et à un coût raisonnable. Il est évalué sur l’ensemble des périmètres
bancaire et de négociation.
4. RISQUES STRUCTURELS DE TAUX ET DE LIQUIDITÉ Ce risque peut découler de la structure du bilan en raison des décalages
entre les échéances réelles des éléments de l’actif et du passif, des besoins
Dans le cadre de ses activités, le groupe est exposé à des risques structurels de financement des activités futures, du comportement des clients, d’une
de taux et de liquidité issus des mécanismes de transformation des dépôts en éventuelle perturbation dans les marchés, ou de la conjoncture économique.
crédit et de refinancement des activités bancaires. Ces risques sont considérés
comme le cœur du métier. A ce titre, le groupe attache une importance La gestion du risque de liquidité vise à garantir au groupe l’accès aux fonds
particulière à leur suivi et à leur contrôle. nécessaires afin d’honorer ses engagements financiers lorsqu’ils deviennent
exigibles. La gestion de ce risque se traduit par le maintien d’un niveau suffisant
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COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
de titres liquides et un approvisionnement en fonds stables et diversifiés. - un système de reporting trimestriel à l’attention du Comité ALM sur la
Le portefeuille titres est constitué majoritairement de bons du Trésor, d’OPCVM structure du bilan par nature de taux, les niveaux d’exposition, les stress
et, dans une moindre mesure, de positions sur actions liquides. tests en matière d’impact sur la marge d’intérêt et les fonds propres, et
l’évolution prévisionnelle des ratios prudentiels.
Dispositif de gestion du risque de liquidité - un système de limites en termes d’impacts des risques par rapport à la
L’évaluation des besoins en liquidité immédiats sont du ressort de la Banque marge d’intérêt et aux fonds propres, défini par le Comité ALM et validé
des Marchés. Elle est responsable notamment de : par le Comité directeur.
- gérer quotidiennement la liquidité et le compte chez Bank Al-Maghrib A travers ce dispositif, la gestion du risque global de taux vise à optimiser
l’impact de taux sur le bénéfice et sur les fonds propres en s’appuyant sur le
- développer et recommander des actions d’atténuation du risque de liquidité calcul des gaps statiques et dynamiques.
et d’optimisation dans le cadre des travaux du Comité de Placement
- s’assurer du développement des outils adéquats de communication et de 5. RISQUE OPÉRATIONNEL ET PLAN DE CONTINUITÉ
décision
D’ACTIVITÉ
- contribuer à la conformité aux exigences réglementaires (ratio de liquidité
LCR) en forte collaboration avec le Pôle Finance & Performances Groupe STRATEGIE DU RISQUE OPÉRATIONNEL
L’évaluation des besoins de liquidité prévisionnels sont du ressort de la En ligne avec la réglementation, le Groupe définit le risque opérationnel comme
fonction ALM. Cette évaluation se base sur : étant le risque de subir un préjudice potentiel en raison d’une inadéquation
ou d’une défaillance attribuable aux procédures, aux personnes, aux systèmes
- le suivi des ratios réglementaires de liquidité : le LCR (Liquidity Coverage ou aux événements externes. Cette définition inclut le risque juridique et le
Ratio) et le NSFR (Net Stable Funding Ratio) risque d’image provenant d’un risque opérationnel, mais exclut les risques
- le suivi de la réserve de liquidité et des ratios de liquidité définis en stratégiques et de réputation.
interne Au-delà des exigences réglementaires d’allocation des fonds propres au titre
- les Gaps de liquidité produits par devise significative (MAD, EUR, USD) du risque opérationnel, le dispositif mis en place cherche à répondre au mieux
et construits selon une modélisation des postes bilanciels (notamment aux recommandations de BAM et aux pratiques préconisées par les accords
l’élaboration des conventions d’écoulement pour les produits n’ayant pas du Comité de Bâle. Globalement, ce dispositif s’inscrit dans un processus
d’échéance contractuelle) circulaire d’amélioration continue selon l’illustration suivante :
- en adossement au processus de planification (phase de la note 1• Fraude Interne : Pertes dues à des actions visant à frauder, à détourner
d’orientations stratégiques et phase de cadrage du plan financier à moyen des biens ou à contourner les règlements, la législation ou la politique de
terme), et ce en tant que dispositif de validation définitive du PMT ; l’entreprise impliquant au moins une partie interne à la Banque ;
- à l’occasion des changements importants des grilles tarifaires pour en 2• Fraude Externe : Pertes dues à des actions visant à frauder, à détourner
évaluer les impacts. des biens ou à contourner la législation, de la part d’une partie extérieure
à la Banque ;
Ce dispositif de surveillance repose sur :
3• Pratiques en matière d’emploi et de sécurité sur le lieu de travail : Pertes
- une méthodologie d’évaluation basée sur l’approche des gaps (impasses) : résultant d’actions non conformes à la législation ou aux conventions
relatives à l’emploi, la santé ou la sécurité, de demandes d’indemnisation au
◆ le gap de taux représente la photographie du bilan échéancé par
titre d’un dommage personnel ou d’atteintes à l’égalité des droits/d’actes
prochaine révision des taux, en compensant les actifs et les passifs.
de discrimination ;
Par convention, il est la résultante par bande temporelle des encours
d’actif diminués des encours de passif. Le gap de taux est à la base de 4• Clients, produits et pratiques commerciales : Pertes résultant d’un
la majorité des indicateurs de taux. Ventilé par type de taux (taux fixe, manquement (non intentionnel ou dû à une négligence) à une obligation
index ou regroupement d’index), il permet d’identifier les sensibilités professionnelle (y compris l’exigence en matière de fiducie et de conformité)
contenues dans le bilan. Distribué par fixing, il permet d’identifier les envers un ou des clients déterminés ou résultant de la nature ou de la
décalages de révision. conception d’un produit ;
◆ la MNI est la différence entre le taux moyen de l’actif (auquel la banque 5• Dommage aux actifs corporels : Destruction ou dommages résultant d’une
est rémunérée) et le taux moyen du passif (auquel la banque se catastrophe naturelle ou d’autres sinistres ;
refinance). La sensibilité de la MNI mesure l’évolution de la MNI en
fonction de différents scénarios économiques (évolution des taux…). 6• Interruptions d’activité et dysfonctionnements des systèmes : Pertes
résultant d’interruptions de l’activité ou de dysfonctionnements des systèmes ;
◆ la Valeur Economique des fonds propres (EVE) est déterminée comme
étant la Valeur Actuelle Nette (VAN) des fonds propres c’est-à-dire la 7• Exécution, livraison et gestion de processus : Pertes résultant d’une erreur
différence entre les cash-flows actualisés générés par l’actif du bilan, sur transaction ou d’un problème dans la gestion des processus ou pertes
et les cash-flows actualisés générés par le passif du bilan. La sensibilité subies dans le cadre des relations avec les contreparties commerciales et
l’EVE mesure sa variation à un choc de taux. les fournisseurs.
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COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
.DISPOSITIF DE GESTION DU RISQUE OPÉRATIONNEL métiers et filiales déclarent directement au niveau de cet outil. Ensuite, un
workflow est prévu afin d’offrir aux managers une veille permanente de la
Organisation de la filière risque opérationnel survenance d’un risque opérationnel.
L’organisation de la filière risque opérationnel au sein du Groupe s’articule L’animation continue des acteurs du processus de collecte des incidents
autour de : permet d’améliorer la qualité des déclarations et d’avoir une meilleure visibilité
• La fonction centrale au niveau de la BCP qui a pour mission la conception et sur le profil de risque de la Banque.
le pilotage des outils méthodologiques et informatiques tout en assurant la Evolution des expositions et du profil de risque
sensibilisation, la formation et l’assistance des différents intervenants ;
• Des gestionnaires de risque régionaux assurant les relais de la fonction Au 30 juin 2024, le profil de risque en nombre d’incidents se concentre sur
centrale au niveau des Banques Régionales ; les 3 catégories bâloises habituelles à savoir la fraude externe, les dommages
aux actifs et les erreurs.
• Des correspondants risque opérationnel désignés par métier dans le cadre
du protocole de collecte des incidents. Ces correspondants ont pour rôle Suivi des activités externalisées
de recenser les pertes opérationnelles et de les répertorier dans l’outil de
gestion du risque opérationnel mis à leur disposition ; Pour apprécier le risque encouru par la Banque, deux grilles d’évaluation sont
mises en place :
• Des homologues au niveau des filiales qui veillent à la mise en place de
la méthodologie et des outils de risque opérationnel en synergie avec le • Grille de criticité comportant 8 axes (mise en place de la prestation, nombre
dispositif adopté au sein du Groupe. de prestation en région, coût de la prestation, exigence réglementaire…)
La bonne gestion du risque opérationnel outrepasse cette filière et exige sur une échelle de 1 à 4, permettant d’ordonner les prestations selon leur
l’implication collégiale de l’ensemble des acteurs du Groupe, aussi bien sur le exposition au risque ;
volet de la mise en œuvre du dispositif réglementaire que sur le volet de la • Grille du niveau de maîtrise incluant 5 axes (Santé financière, PCA, visite
gestion quotidienne du risque opérationnel. du prestataire…) sur une échelle de 1 à 4, mettant en exergue le niveau de
Cartographies du risque opérationnel maîtrise des risques entre les prestataires d’une même activité.
La revue des cartographies de risque opérationnel s’inscrit dans la continuité STRATÉGIE DE CONTINUITÉ D’ACTIVITÉ
des efforts déployés par la Banque pour la mise en place du dispositif de
Le Groupe définit le plan de continuité d’activité (PCA) comme étant un
gestion du risque opérationnel, et la garantie de sa maîtrise et de sa conformité
plan d’actions écrit qui expose les procédures et détermine les processus
à la réglementation du secteur. Dans ce contexte, la démarche de revue des
et les systèmes nécessaires pour poursuivre ou rétablir les opérations d’une
cartographies de risque opérationnel s’appuie sur le référentiel interne des
organisation en cas de perturbation opérationnelle majeure.
processus. A l’aide d’ateliers avec les experts métiers, des événements de
risque opérationnel sont identifiés et évalués. Cette évaluation s’effectue La stratégie de continuité d’activité prévoit le recensement des processus
selon le paramètre de la fréquence et celui de l’impact unitaire moyen et critiques. Ces processus constituent le périmètre de continuité d’activité en
ce, suivant deux grilles établies qui prévoit chacune 5 degrés de score. Les cas de survenance d’un sinistre tel que répertorié dans la cartographie des
dispositifs de maîtrise des risques sont, quant à eux, appréciés par rapport menaces pouvant mettre la Banque à l’arrêt.
à leurs pertinences et à leurs applicabilités selon les trois niveaux suivants :
satisfaisant, satisfaisant avec réserve ou insatisfaisant. Cette stratégie couvre les scénarii de la cartographie de menaces dont les
conséquences seraient l’indisponibilité :
Au 30 juin 2024, les cartographies de risque opérationnel s’étendent à la
quasi-totalité des processus de la Banque offrant une vue hiérarchisée des • Du personnel ;
risques opérationnels potentiels. Des plans d’atténuation sont aussi définis afin • Du système d’information ;
d’améliorer les dispositifs de maîtrise des risques existants, couvrant ainsi les • Des locaux ;
risques majeurs à forts.
• Des prestataires essentiels.
Remontée des KRIs
POLITIQUE DE CONTINUITÉ D’ACTIVITÉ
Les indicateurs de suivi de risque (KRIs) constituent un outil de gestion active
permettant l’anticipation de l’évolution de l’exposition d’un processus de la Le plan de continuité d’activité du Groupe obéit à une politique approuvée
Banque aux risques opérationnels identifiés. Ils étoffent les cartographies de par ses organes de gouvernance et de direction. Cette politique délimite
risque et sont définis face aux risques opérationnels potentiels majeurs à forts. les responsabilités en termes de gouvernance et de gestion du plan de
Cette définition respecte des règles préétablies et prévoit la fixation de seuils continuité, ainsi que les lignes conductrices des différentes composantes du
minimums et maximums. dispositif PCA. Les détails se rapportant à ces composantes sont déclinés dans
des documents dédiés.
Au 30 juin 2024, les remontées des KRIs préalablement fixés ont été respectées.
DISPOSITIF DU PLAN DE CONTINUITÉ D’ACTIVITÉ
Collecte des incidents
Le dispositif du plan de continuité d’activité mis en place cherche à bien
Conformément aux exigences réglementaires, un système de collecte des se préparer à la survenance d’un sinistre de la cartographie des menaces
incidents liés au risque opérationnel basé sur un mécanisme déclaratif, est de la Banque. Grâce à une méthodologie formalisée, les composantes de ce
déployé. Ce système est géré, en temps réel, grâce à un outil dédié. En effet, dispositif se présentent selon le schéma suivant :
les correspondants risque opérationnel désignés au niveau des différents
6. STRESS TESTS
Le Groupe conduit des stress tests afin d’apprécier sa capacité à faire face à des évènements extrêmes inattendus.
Ces stress tests sont basés sur un certain nombre de scénarii, et permettent d'évaluer l’impact des facteurs de risque sur la capacité de résistance de la Banque en
termes de solvabilité, de rentabilité ou de liquidité. Ces stress tests peuvent être réglementaires ou internes.
Les simulations de défaut peuvent, à titre d’exemple, porter sur une typologie de crédit, un secteur, des contreparties ou des groupes de contreparties. La Banque
définit un cadre de stress test fondé, sur un référentiel défini en interne, sur des scénarii de ralentissement macroéconomique plus ou moins sévères, ou sur une
combinaison des deux.
Dans ce cadre, les typologies des stress tests arrêtés sont :
• Choc Idiosyncratique : Simulation d’une situation de crise impactant les risques spécifiques auxquels le Groupe est exposé (Une aggravation du risque statistique de
crédit, le défaut de contreparties significatives, une perte de réputation…) ;
• Choc Systémique : Simulation d’une dégradation de la conjoncture économique (Une très forte tension sur les taux courts, une fuite des dépôts, une aggravation du
risque statistique de crédit, une hausse du spread de la Banque…) ;
• Choc Combiné : Simulation de l’avènement simultané d’une crise systémique et d’un risque spécifique.
L’ensemble de ces tests permettent au Groupe d’identifier les potentielles zones de vulnérabilité, de mettre en place des actions correctives, et de réorienter sa
stratégie le cas échéant.
Ratio CET1 Juin 2023 Décembre 2023 Juin 2024 Décembre 2024* Juin 2025* Décembre 2025*
Enfin il convient de préciser que, dans le but de renforcer le dispositif de pilotage des fonds propres, le Groupe a mis en place un dispositif d’estimation et de
calcul du capital économique nécessaire à la couverture des risques.
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COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
CONTRÔLE PERMANENT
Afin d’accompagner la dynamique de croissance et de transformation entreprise par le groupe et de répondre aux dispositions réglementaires, le contrôle permanent
s’insère dans le schéma global du système de contrôle interne du groupe.
Au-delà des tâches de contrôles opérationnels attribuées à chaque agent dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, un contrôle a posteriori de second niveau,
réalisé par des fonctions dédiées et indépendantes vient donner l’assurance raisonnable quant à la maîtrise des processus selon le niveau d’acceptation des risques
par l’organe exécutif, approuvé par l’organe délibérant.
La principale mission dévolue à ce niveau de contrôle est d’assurer un fonctionnement central du dispositif de contrôle permanent (CP), de l’ensemble des activités de
la banque, le plus efficace et efficient possible et de garantir la fiabilité des contrôles de premier niveau réalisés par les opérationnels. En sus des échanges réalisés
avec les opérationnels afin de remédier aux dysfonctionnements relevés, le contrôle permanent est ainsi tenu d’informer les organes de gouvernance des travaux des
contrôles réalisés dans le cadre du plan de contrôle annuel approuvé par ces derniers.
Le Contrôle Permanent Groupe s’inscrit dans la continuité du processus de professionnalisation et de mutualisation de la filière de contrôle permanent de second
niveau, en phase avec les orientations stratégiques du Groupe BCP qui prévoit le renforcement des filières de contrôle, notamment la seconde ligne de défense, et
ce à travers la centralisation progressive des activités de contrôle permanent CPM (BCP&BPR), l’optimisation des moyens mis en place à travers la digitalisation du
contrôle, l’accompagnement des filiales pour la mise à niveau de leur dispositif de contrôle permanent et le renforcement de la synergie avec les entités du contrôle
interne du Groupe.
Contrôle Permanent Filiales Contrôle Permanent Activités Contrôle Permanent Flux et Contrôle Permanent Finances
de Financement Lutte contre la fraude Activités Supports
En effet, La Fonction Contrôle Permanent Groupe (CPG), rattachée à la Direction Générale Risques Groupe, a pour principales attributions de superviser et animer le
fonctionnement de la filière contrôle permanent sur le périmètre groupe, d’établir les normes et méthodes y afférentes, de réaliser les contrôles sur le périmètre CPM
(BCP &BPR) ainsi que des contrôles thématiques pour la couverture de risques spécifiques.
GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES CONSOLIDÉS AUX NORMES IFRS AU 30 JUIN 2024
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur la note 6 des
annexes, relative aux passifs éventuels.
Casablanca, le 23 septembre 2024 Casablanca, le 23 septembre 2024
CHARGES GÉNÉRALES D'EXPLOITATION 1 717 599 1 660 120 (+/-) Résultat des opérations sur titres de Moudaraba et Moucharaka - -
Charges de personnel 586 905 575 298 (+) Divers autres produits bancaires 1 875 336 1 611 294
Impôts et taxes 32 188 36 675 (-) Diverses autres charges bancaires 80 390 64 605
Charges externes 761 972 719 775
(+/-) Part des titulaires de comptes de dépôts d'investissement -
Autres charges générales d'exploitation 219 952 220 996
PRODUIT NET BANCAIRE 5 628 503 4 258 393
Dotations aux amortissements et aux provisions des immobilisations 116 582 107 376
incorporelles et corporelles (+) Résultat des opérations sur immobilisations financières 186 043 -153 939
DOTATIONS AUX PROVISIONS ET PERTES SUR CRÉANCES IRRÉCOUVRABLES 1 701 218 1 587 869 (+) Autres produits d'exploitation non bancaire 851 276 835 278
Dotations aux provisions pour créances et engagements par signature
698 447 808 445 (-) Autres charges d'exploitation non bancaire 128 672 12 100
en souffrance
Pertes sur créances irrécouvrables 383 857 464 804 (-) Charges générales d'exploitation 1 717 599 1 660 120
Autres dotations aux provisions 618 914 314 620
RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION 4 819 551 3 267 512
REPRISES DE PROVISIONS ET RÉCUPÉRATIONS SUR CRÉANCES AMORTIES 1 071 179 1 258 215
Reprises de provisions pour créances et engagements par signature (+) Dotations nettes des reprises aux provisions pour créances et
788 358 585 414 -267 711 -677 829
en souffrance engagements par signature en souffrance
Récupérations sur créances amorties 26 234 10 007 (+) Autres dotations nettes des reprises aux provisions -548 371 502 114
Autres reprises de provisions 256 587 662 794 RÉSULTAT COURANT 4 003 469 3 091 797
RÉSULTAT COURANT 4 003 469 3 091 797
RÉSULTAT NON COURANT -118 000 -61 865
Produits non courants 84 835 67 739
Charges non courantes 202 835 129 604 (-) Impôts sur les résultats 1 071 220 458 350
RÉSULTAT AVANT IMPÔTS 3 885 469 3 029 932 RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE 2 814 249 2 571 582
Impôts sur les résultats 1 071 220 458 350 II- CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT 30/06/2024 30/06/2023
RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE 2 814 249 2 571 582
RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE 2 814 249 2 571 582
HORS BILAN (en milliers de DH)
(+) Dotations aux amortissements et aux provisions des
116 582 107 376
30/06/2024 31/12/2023 immobilisations incorporelles et corporelles
ENGAGEMENTS DONNÉS 67 301 427 57 066 041 (+) Dotations aux provisions pour dépréciation des immobilisations financières 6 393 193 889
Engagements de financement donnés en faveur d'établissements
2 658 737 404 737 (+) Dotations aux provisions pour risques généraux 577 351 78 562
de crédit et assimilés
(+) Dotations aux provisions réglementées - -
Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle 39 193 211 30 047 906
Engagements de garantie d'ordre d'établissements de crédit et assimilés 13 351 013 15 934 907 (+) Dotations non courantes - -
Engagements de garantie d'ordre de la clientèle 12 098 466 10 678 491 (-) Reprises de provisions 269 095 702 950
Titres achetés à réméré - - (-) Plus-values de cession sur immobilisations incorporelles et corporelles - -
Autres titres à livrer - - (+) Moins-values de cession sur immobilisations incorporelles et corporelles - -
ENGAGEMENTS REÇUS 27 004 969 29 182 520
(-) Plus-values de cession sur immobilisations financières - -
Engagements de financement reçus d'établissements de crédit et assimilés 1 455 1 455
(+) Moins-values de cession sur immobilisations financières - -
Engagements de garantie reçus d'établissements de crédit et assimilés 20 345 093 22 750 988
Engagements de garantie reçus de l'Etat et d'organismes de garantie divers 6 658 421 6 362 569 (-) Reprises de subventions d'investissement reçues - -
Titres vendus à réméré - - (+) CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT 3 245 480 2 248 459
Autres titres à recevoir - 67 508 (-) Bénéfices distribués -
Titres de Moucharaka et Moudaraba à recevoir - - (+) AUTOFINANCEMENT 3 245 480 2 248 459
BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES SOCIAUX AU 30 JUIN 2024
TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET ASSIMILÉS
(en milliers de DH) (en milliers de DH)
30/06/2024 31/12/2023 Bank Al Autres
Maghrib, Trésor Banques au établissements Etablissements
CREANCES Public et Service Maroc de crédit et de crédit à 30/06/2024 31/12/2023
1. (+) Produits d'exploitation bancaire perçus 7 418 074 14 523 899 des Chèques assimilés au l'étranger
Postaux Maroc
2. (+) Récupérations sur créances amorties 26 234 24 760 COMPTES ORDINAIRES DEBITEURS 1 325 194 1 347 175 567 889 3 938 122 7 178 380 7 780 282
3. (+) Produits d'exploitation non bancaire perçus 859 015 1 678 795 VALEURS RECUES EN PENSION - 3 429 684 - - 3 429 684 2 681 335
- au jour le jour - - - - - 1 410 858
4. (-) Charges d'exploitation bancaire versées (4 110 511) (11 651 450) - à terme - 3 429 684 - - 3 429 684 1 270 477
5. (-) Charges d'exploitation non bancaire versées (83 950) (123 172) PRETS DE TRESORERIE - 3 060 000 5 055 189 7 763 295 15 878 484 16 175 593
- au jour le jour - 200 000 - 711 775 911 775 895 181
6. (-) Charges générales d'exploitation versées (1 601 784) (3 192 019) - à terme - 2 860 000 5 055 189 7 051 520 14 966 709 15 280 412
7. (-) Impôts sur les résultats versés (1 071 220) (660 249) PRETS FINANCIERS - 486 666 24 467 736 134 586 25 088 988 25 808 182
AUTRES CREANCES - 735 161 - 52 735 213 125 634
I. FLUX DE TRÉSORERIE NETS PROVENANT DU COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES 1 435 858 600 564 INTERETS COURUS A RECEVOIR 12 808 16 655 145 582 36 351 211 396 193 380
Variations des : CREANCES EN SOUFFRANCE - - - - - -
TOTAL 1 338 002 9 075 341 30 236 396 11 872 406 52 522 145 52 764 406
8. (+) Créances sur les établissements de crédit et assimilés (1 307 063) 303 771
CRÉANCES SUR LA CLIENTÈLE
9. (+) Créances sur la clientèle 6 750 532 (9 583 778) (en milliers de DH)
SECTEUR PRIVÉ
10. (+) Titres de transaction et de placement (4 320 942) (10 953 533) Secteur Total Total
CRÉANCES public Entreprises Entreprises Autre 30/06/2024 31/12/2023
non
11. (+) Autres actifs (219 427) 188 875 financières financières clientèle
12. (-) Titres Moudaraba et Moucharaka - - CRÉDITS DE TRESORERIE 5 039 129 626 002 18 984 101 469 503 25 118 735 28 882 422
- Comptes à vue débiteurs 2 363 738 626 002 5 351 454 298 730 8 639 924 11 310 501
13. (+) Immobilisations données en crédit-bail et en location - - - Créances commerciales sur le
- - 1 918 911 103 1 919 014 2 142 920
Maroc
14. (+) Immobilisations données en Ijara - -
- Crédits à l'exportation - - 129 272 - 129 272 135 264
15. (+) Dépôts d'investissement placés auprès des établissements de - Autres crédits de trésorerie 2 675 391 - 11 584 464 170 670 14 430 525 15 293 737
(373 403) (270 000)
crédit et assimilés CRÉDITS A LA CONSOMMATION - - 24 2 211 067 2 211 091 2 248 944
16. (+) Dettes envers les établissements de crédit et assimilés (5 470 915) 16 121 654 CRÉDITS A L'ÉQUIPEMENT 7 810 441 3 719 654 18 819 653 2 196 580 32 546 328 28 389 118
17. (+) Dépôts de la clientèle (1 890 915) 2 432 858 CRÉDITS IMMOBILIERS 16 480 - 6 258 490 15 301 790 21 576 760 21 362 494
AUTRES CRÉDITS 3 075 000 12 610 499 7 870 860 130 527 23 686 886 28 200 801
18. (+) Dettes envers la clientèle sur financements participatifs - - CRÉANCES ACQUISES PAR
6 019 686 - 796 769 - 6 816 455 8 886 737
19. (+) Titres de créance émis - - AFFACTURAGE
INTÉRETS COURUS A RECEVOIR 283 230 230 931 603 655 237 807 1 355 623 1 153 098
20. (+) Autres passifs 2 703 322 518 286 CRÉANCES EN SOUFFRANCE - 20 001 1 416 479 1 127 617 2 564 097 3 567 942
II. SOLDE DES VARIATIONS DES ACTIFS ET PASSIFS D'EXPLOITATION (4 128 811) (1 241 867) - Créances pré-douteuses - - 134 947 169 694 304 641 297 392
- Créances douteuses - 3 558 748 99 196 657 947 884 395
III. FLUX DE TRESORERIE NETS PROVENANT DES ACTIVITES D'EXPLOITATION (I+II) (2 692 953) (641 303)
- Créances compromises - 19 998 722 784 858 727 1 601 509 2 386 155
21. (+) Produit des cessions d'immobilisations financières 443 819 1 134 594 TOTAL 22 243 966 17 207 087 54 750 031 21 674 891 115 875 975 122 691 556
T T
EAN
d' évaluation
N
DÉTAIL DES AUTRES ACTIFS
E A
(en milliers de DH)
T
Pertes à étaler sur opérations de couvertures dénouées - -
T N
Charges à répartir sur plusieurs exercices 397 459 524 021
N NE A
NEA
II-Dérogations aux méthodes Comptes de liaison entre siège, succursales et agences au Maroc (débiteur) - -
d'évaluation Produits à recevoir et charges constatées d’avance 1 202 358 838 639
- Produits à recevoir 1 042 580 827 606
- Charges constatées d’avance 159 778 11 033
III-Dérogations aux règles Comptes transitoires ou d’attente débiteurs 409 149 590 705
d'établissement et de présentation Créances en souffrance sur opérations diverses - -
des états de synthèse Provisions pour créances en souffrance sur opérations diverses - -
TOTAL 6 049 800 5 956 327
BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES SOCIAUX AU 30 JUIN 2024
TITRES DE PARTICIPATIONS ET EMPLOIS ASSIMILÉS (en milliers de DH)
CRÉANCES SUBORDONNÉES
(en milliers de DH)
APPARENTES
Montant
RUBRIQUES Ets De Cred Eses Eses Non Autres 30/06/2024 31/12/2023
Global
& Assim Financières Financières Apparentes
Créances subordonnées 153 824 153 824 153 824 150 870
Titres subordonnés des établissements de crédits et assimilés 154 664 154 664 154 664 150 870
Titres subordonnés de la clientèle
Prêts subordonnés aux établissements de crédits et assimilés
Prêts subordonnés à la clientèle
Créances subordonnées en souffrance
Agios réservés sur créances subordonnées
(-) Provisions pour créances subordonnées en souffrance 840 840 840
T
- IMMOBILISATIONS CORPORELLES
N
- IMMEUBLE D'EXPLOITATION
Terrain d'exploitation
EA
Immeubles d'exploitation bureaux
Immeubles d'exploitation logement de fonction
N
- MOBILIER ET MATÉRIEL D'EXPLOITATION
Mobilier de bureau d'exploitation
Matériel de bureau d'exploitation
Matériel informatique
Matériel roulant rattaché à l'exploitation
Autres matériels d'exploitation
- AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES D'EXPLOITATION
- IMMOBILISATIONS CORPORELLES HORS EXPLOITATION
Terrain hors exploitation
Immeubles hors exploitation
Mobilier et matériel hors exploitation
Autres immobilisations corporelles hors exploitation
TOTAL
DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET ASSIMILÉS DÉTAIL DES AUTRES PASSIFS
(en milliers de DH) (en milliers de DH)
Établissements de crédit et
RUBRIQUE 30/06/2024 31/12/2023
assimilés au Maroc
Bank Al
Instruments optionnels vendus 193 198
Etablissements Total Total
Autres Comptes de règlement d’Opérations sur titres - -
DETTES Maghrib, de crédit
Trésor Public Banques établissements
à l’étranger 30/06/2024 31/12/2023
et Service au Maroc de crédit et Dettes sur titres - -
assimilés au
des Chèques
Maroc Versement à effectuer sur titres non libérés 192 282 211 516
Postaux
Provisions pour service financier aux émetteurs - -
COMPTES ORDINAIRES CREDITEURS - 160 323 921 411 068 69 820 160 804 809 154 477 064
Sommes réglées par la clientèle à reverser aux émetteurs - -
VALEURS DONNEES EN PENSION 21 416 352 799 869 101 007 - 22 317 228 33 554 379
Créditeurs divers 4 001 026 1 637 659
- au jour le jour 500 749 799 869 101 007 - 1 401 625 165 037
- Sommes dues à l’Etat 1 293 357 988 085
- à terme 20 915 603 - - - 20 915 603 33 389 342 - Sommes dues aux organismes de prévoyance 184 354 154 086
EMPRUNTS DE TRESORERIE - 870 000 685 000 3 393 294 4 948 294 5 668 230 - Sommes diverses dues aux actionnaires et associés. 2 033 161 36
- au jour le jour - 870 000 500 000 99 693 1 469 693 180 000 - Sommes dues au personnel - -
- à terme - 185 000 3 293 601 3 478 601 5 488 230 - Fournisseurs de biens et service 5 592 3 319
EMPRUNTS FINANCIERS - - 469 282 978 817 1 448 099 1 627 401 - Divers autres Créditeurs 484 562 492 133
AUTRES DETTES 2 156 1 287 296 - - 1 289 452 1 038 030 Comptes d’ajustement de hors bilan 56 1 055
INTERETS COURUS A PAYER 6 732 2 016 748 263 23 917 2 047 660 1 961 353 Comptes d’écart sur devises et titres 2 818 -
TOTAL 21 425 240 165 297 834 1 666 620 4 465 848 192 855 542 198 326 457 Gains potentiels sur opérations de couverture non dénouées - -
Gains à étaler sur opérations de couvertures dénouées - -
DÉPÔTS DE LA CLIENTÈLE Comptes de liaison entre siège, succursales et agences au Maroc (créditeur) 86 269 14 022
(en milliers de DH)
SECTEUR PRIVÉ Charges à payer et produits constatés d’avance 1 151 478 1 084 013
Secteur Total Total - Charges à payer 1 100 251 1 057 013
DÉPÔTS public Entreprises Entreprises
non Autre 30/06/2024 31/12/2023 - Produits constatés d’avance 51 227 27 000
financières financières clientèle
Comptes transitoires ou d’attente créditeurs 497 118 279 455
COMPTES A VUE CREDITEURS 1 551 994 2 930 150 10 632 623 39 040 984 54 155 751 54 771 436 TOTAL 5 931 240 3 227 918
COMPTES D'EPARGNE - - - 8 695 745 8 695 745 8 470 566
DEPOTS A TERME 123 936 72 669 445 050 6 807 552 7 449 207 8 212 751 SUBVENTIONS, FONDS PUBLICS AFFECTÉS ET FONDS SPÉCIAUX
AUTRES COMPTES CREDITEURS 134 913 61 964 1 627 887 687 205 2 511 969 3 199 689
INTERETS COURUS A PAYER 1 430 1 064 6 095 128 898 137 487 128 947 DE GARANTIE
(en milliers de DH)
TOTAL 1 812 273 3 065 847 12 711 655 55 360 384 72 950 159 74 783 389
30/06/2024 31/12/2023
PROVISIONS (en milliers de DH) SUBVENTIONS ET FONDS PUBLICS AFFECTÉS - -
Encours Dotations Reprises Autres Encours Subventions d’investissement reçues - -
31/12/2023 variations 30/06/2024
- Subventions d’investissement reçues - -
PROVISIONS DÉDUITES DE L'ACTIF 10 858 660 892 991 1 012 089 65 068 10 804 631
- Subventions d’investissement reçues inscrites au CPC - -
Créances sur les établissements de crédit
et assimilés Fonds publics affectés - -
Créances sur la clientèle 8 094 019 697 146 781 913 65 068 8 074 320 - Fonds publics affectés - -
Titres de placement et d'investissement 926 821 190 291 48 455 1 068 658 FONDS SPÉCIAUX DE GARANTIE 3 935 129 3 718 148
Titres de participation et emplois assimilés 1 238 542 5 553 175 800 1 068 296 Fonds de garantie à caractère mutuel - -
Immobilisations corporelles hors exploitation - - Fonds de garantie à caractère mutuel - -
Autres actifs 599 278 5 921 593 357 - Autres fonds spéciaux de garantie - -
PROVISIONS INSCRITES AU PASSIF 4 895 052 613 822 141 333 -65 050 5 302 491 - Fonds de soutien CPM 3 935 129 3 718 148
Provisions pour risques d'exécution 1 223 273 1 301 6 445 -65 050 1 153 079
d'engagements par signature TITRES DE CRÉANCES ÉMIS
Provisions pour risques de change (en milliers de DH)
Provisions pour risques généraux 3 146 158 577 351 3 723 509 CARACTÉRISTIQUES
NATURE DES TITRES date de date valeur Mode de 30/06/2024
Provisions pour pensions de retraite et jouissance d’échéance nominale taux remboursement
obligations similaires
Certificat de dépôts
Provisions pour autres risques et charges 525 621 35 170 134 888 425 903
NEANT
Certificat de dépôts
Provisions réglementées Certificat de dépôts
TOTAL GÉNÉRAL 15 753 712 1 506 813 1 153 422 18 16 107 122 TOTAL
EA
INTERETS PERCUS 4 366 809 3 741 625
- Autres
ENGAGEMENTS RECUS N 67 508
Intérêts et produits assimilés sur opérations avec les
établissements de crédit
1 062 490 958 703
Titres vendus à réméré Intérêts et produits assimilés sur opérations avec la clientèle 2 599 599 2 263 274
Titres à recevoir 67 508 Intérêts et produits assimilés sur titres de créance 704 720 519 648
- Marché primaire INTERETS SERVIS 2 674 883 2 215 621
- Marché gris Intérêts et charges assimilées sur opérations avec les
2 235 622 1 773 137
établissements de crédit
- Marchés réglementés
Intérêts et charges assimilées sur opérations avec la clientèle 439 261 442 484
- Marché gré à gré
Intérêts et charges assimilées sur titres de créance émis -
- Autres 67 508
MARGE D'INTERET 1 691 926 1 526 004
BANQUE CENTRALE POPULAIRE
COMPTES SOCIAUX AU 30 JUIN 2024
Dirhams à recevoir 17 243 408 18 952 364 PRODUITS SUR TITRES DE PARTICIPATION ET EMPLOIS ASSIMILÉS 1 233 230 1 095 401
Dont swaps financiers de devises
- Dividendes sur titres de participation 14 770 1 915
ENGAGEMENTS SUR PRODUITS DÉRIVÉS 341 848 313 038
- Dividendes sur participations liées 1 184 789 1 075 134
Engagements sur marchés réglementés de taux d'intérêt
Engagements sur marchés de gré à gré de taux d'intérêt - Autres produits sur titres de propriété 33 671 18 352
Engagements sur marchés de gré à gré d'autres instruments COMMISSIONS 2024 COMMISSIONS 2023
RUBRIQUE
E. CREDIT CLIENTELE E. CREDIT CLIENTELE
AUTRES PRODUITS ET CHARGES COMMISSIONS RECUS 47 160 340 147 27 113 397 813
(en milliers de DH)
AUTRES PRODUITS BANCAIRES 2 466 621 2 949 412 Commissions sur moyens de paiement 47 160 120 298 27 113 142 765
Plus values sur cession de titres de placement 7 950 - Commissions sur opérations de titres - - - -
Commissions sur produits dérivés - -
Commissions sur titres en gestion/en dépôt - 16 663 - 18 062
Gains sur produits dérivés de cours de change 2 064 9 762
Commissions sur prestations de service sur crédit - 38 407 - 69 967
Produits sur opérations de change 763 112 1 365 084
Divers autres produits bancaires 1 661 178 1 535 664 Produits sur activités de conseil et d'assistance - 1 - 11
Quote-part sur opérations bancaires faite en commun - - Autres produits sur prestations de service - 150 709 - 152 988
Produits des exercices antérieurs 43 105 50 684 Commissions de placement sur le marché
- -
primaire
Divers autres produits bancaires 1 618 073 1 484 980
Commissions de garantie sur le marché primaire - -
Reprise de provisions pour dépréciation des titres de placement 32 317 38 902
AUTRES CHARGES BANCAIRES 726 271 2 185 091 Commissions sur produits dérivés - -
Moins values sur cession de titres de placement - - Commissions sur opérations de change virement - -
Charges sur moyens de paiement 2 366 1 937 Commissions sur opérations de change billet - -
Divers charges sur titres de propriété - - COMMISSIONS VERSEES - 73 688 - 75 451
Frais d'émission des emprunts - -
Charges sur moyens de paiement - 2 366 - 1 937
Autres charges sur opérations sur titres (Titres de transaction) 49 103 877 741
Commissions sur achat et vente de titres - - - -
Pertes sur produits dérivés de cours de change 180 18 669
Commissions sur droits de garde de titres - - - -
Autres charges sur prestations de services 22 763 13 580
Commissions et courtages sur opérations de
Charges sur opérations de change 381 178 1 030 458 - 11 654 - 3 825
marché
Divers autres charges bancaires 80 390 64 605
Commissions sur engagements sur titres - - - -
Quote-part sur opérations d'exploitation bancaires - -
Commissions sur produits dérivés - - - -
Cotisation au fonds de garantie des déposants 67 940 64 483
Commissions sur opérations de change virement - - - -
Produits rétrocédés - -
Charges des exercices antérieurs 172 - Commissions sur opérations de change billets - 48 559 - 59 933
Divers autres charges bancaires 12 278 122 Autres charges sur prestations de services - 11 109 - 9 756
Dotations aux provisions pour dépréciation des titres de placement 190 291 178 101
PRODUITS D'EXPLOITATION NON BANCAIRES 851 276 835 278 RÉSULTAT DES OPÉRATIONS DE MARCHÉ
(en milliers de DH)
Produits sur valeurs et emplois assimilés 1 227 9 554
Plus-values de cession sur immobilisations financières - - RUBRIQUE 30/06/2024 30/06/2023
Plus-values de cession sur immobilisations corporelles et incorporelles - - Gains sur titres de transaction 1 594 762 1 467 499
Immobilisations produites par l'entreprise pour elle même - -
Perte sur titres de transaction 49 103 877 741
Produits accessoires 841 531 822 542
Subventions reçues - - RÉSULTAT SUR TITRES DE TRANSACTION 1 545 659 589 758
Autres produits d'exploitation non bancaires 8 518 3 182
Plus-values de cession sur titres de placement 7 950 -
CHARGES D'EXPLOITATION NON BANCAIRES 128 672 12 100
Charges sur valeurs et emplois assimilés 10 848 9 222 Reprises de provision sur dépréciation des titres de placement 32 317 38 903
Moins-values de cession sur immobilisations financières - -
Moins-values de cession sur titres de placement - -
Moins-values de cession sur immobilisations corporelles et incorporelles - -
Fonds de soutien CPM 114 500 - Dotations aux provisions sur dépréciation des titres de placement 190 291 178 101
Autres charges d'exploitation non bancaires 3 324 2 878
RÉSULTAT SUR TITRES DE PLACEMENT -150 024 -139 198
CHARGES GENERALES D'EXPLOITATION 1 717 599 1 660 120 RÉSULTAT SUR ENGAGEMENTS SUR TITRES -
CHARGES DU PERSONNEL 586 905 575 298 Produits sur engagement sur produits dérivés 2 064 9 762
IMPÔTS ET TAXES 32 188 36 675 Charges sur engagement sur produits dérivés 180 18 669
CHARGES EXTÉRIEURES 196 396 191 343 RÉSULTAT SUR ENGAGEMENTS SUR PRODUITS DÉRIVÉS 1 884 -8 907
CHARGES EXTERNES 565 576 528 432 Produits sur opérations de change 763 112 1 365 084
AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION 219 952 220 996 Charges sur opérations de change 332 619 970 525
MONTANTS MONTANTS
MONTANT AU 30/06/2024
• La Banque Centrale Populaire fait l’objet d’un contrôle de l’Office des
Changes portant sur les opérations réalisées en devises.
Par Décaissement Par signature
CREANCES 10 638 939 1 278 992 • Une procédure judiciaire visant la Succursale belge de Chaabi Bank est
en cours d’instruction, et le Groupe BCP coopère avec les autorités pour
PROVISIONS 8 074 842 1 153 079 clarifier cette situation et défendre l’intégrité de ses institutions.
EFFECTIFS RÉSEAU
(en nombre)
(en nombre)
30/06/2024 31/12/2023
Titres dont l'établissement est dépositaire 221 361 209 347 257 642 033 224 785 520
Titres d'OPCVM dont l'établissement est dépositaire 80 79 97 085 174 92 018 803
COMPTES DE LA CLIENTÈLE
(en nombre)
30/06/2024 31/12/2023
Ce rapport est disponible sur le site [Link] au niveau de la rubrique « Communication financière ».
GROUPE BCP