Variables Aléatoires et Probabilités
Variables Aléatoires et Probabilités
20 mars 2025
2 Dénition générale
7 Exercices
Dénition
Une variable aléatoire est une application, notée X , qui pour chaque
événement de l'ensemble fondamental Ω associe une valeur
appartenant à un univers X (Ω) qui correspond à l'univers des
réalisations. Plus généralement, l'application X associe à tout
événement de la tribu F sur Ω, une valeur appartenant à la tribu E
sur X (Ω).
Soient (Ω, F, P) un espace probabilisé et (X (Ω), E) un univers
probabilisable. Une variable aléatoire est toute application X de Ω
vers X (Ω) :
∀x ∈ (F) X −1 (x) ∈ E
Exemple
On considère l'expérience aléatoire qui consiste à lancer un dé à 6
faces. L'univers des résultats possibles est alors déni par
Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
Dénissons une variable aléatoire, notée X , comme une application qui
prend la réalisation 100 lorsque le résultat du lancer est un nombre
pair et 200 lorsque le résultat est un nombre impair. On a déni une
application associant à tout événement de Ω un élément de l'univers
des réalisations X (Ω) = {100, 200}.
Dénition
Soit (Ω, F, P) un univers probabilisé ni ou inni. On appelle variable
aléatoire discrète (v.a.d) X toute application X : Ω → X (Ω) telle que
∀xi ∈ X (Ω) :
Loi de probabilité :
Dénition
L'application P(X = x) dénie pour toutes les réalisations xi ∈ X (Ω)
s'appelle la loi de probabilité de la v.a.d X . Cette loi de probabilité n'est
rien d'autre que la liste des probabilités
P(X = xi ), P(X = xj ), . . . , P(X = xn ), . . . , associée à tous les événements
de l'univers des réalisations X (Ω). Par dénition, la somme de ces
probabilités pour toutes les réalisations de l'univers X (Ω) est toujours égale
à1:
P(X = xi ) = 1
X X
PX (xi ) =
xi ∈X (Ω) xi ∈X (Ω)
Loi de probabilité :
On appelle alors loi de probabilité (ou distribution) de la variable
aléatoire X l'ensemble des couples (xi , P(X = xi )). Si X ne prend qu'un
petit nombre de valeurs, cette distribution est généralement présentée dans
un tableau.
Valeurs possibles xi de X x1 ... xi ... Total
Probabilités correspondantes P(X = xi ) p1 ... pi ... 1
Loi de probabilité :
Exemple
On considère une expérience aléatoire consistant à lancer deux pièces de
monnaie équilibrées. L'ensemble des résultats possibles est :
Ω = {(P, P), (F , P), (P, F ), (F , F )}.
Loi de probabilité :
Finalement, la loi de probabilité de X est donnée par le tableau suivant :
x 0 1 2 Total
PX (x) = P(X = x) 1/4 1/2 1/4 1
On a :
3 1
P(X ≤ 1) = P(X = 0)+P(X = 1) = et P(X > 1) = P(X = 2) = .
4 4
Fonction de répartition :
Dénition
La fonction de répartition de la variable aléatoire (discrète ou continue) X ,
notée FX (x), correspond à la probabilité que cette variable prenne des
réalisations inférieures ou égales à une certaine valeur x ∈ R :
FX (x) = P(X ≤ x) ∀x ∈ R
La fonction de répartition d'une v.a.d X dénie sur X (Ω) est une fonction
FX (x) : R → [0, 1], telle que :
X X
FX (x) = P(X ≤ x) = P(X = xi ) = PX (xi ) ∀x ∈ R
xi ≤x xi ≤x
1, x ≥ 2.
Fonction de répartition :
Remarque
est à valeurs dans [0, 1].
FX
FX est croissante : si x ≤ y alors FX (x) ≤ FX (y ).
En tout point x ∈ R, FX admet une limite à gauche notée F (x − ).
En eet,
Par dénition : pour tout x ∈ R, FX (x) = P(X ≤ x) ∈ [0, 1].
Si x ≤ y , Palors :
FX (x) = z≤x P(X = z) ≤ z≤y P(X = z) = FX (y ).
P
Fonction de répartition :
Propriété
Soit X une v.a.d dénie sur (Ω, A, P) et soit FX sa fonction de répartition.
Alors,
1FX est continue à droite et en escalier.
2 lim FX (x) = 0 et lim FX (x) = 1.
x→−∞ x→+∞
3Pour tout x ∈ R : P(X < x) = FX (x − ).
4Pour tout x ∈ R : PX (x) = P(X = x) = FX (x) − FX (x − ).
5Si x < y , alors : P(x < X ≤ y ) = FX (y ) − FX (x).
6L'ensemble des points de discontinuité de FX est au plus dénombrable.
1, x ≥ 2.
1 1
P(X = 0) = FX (0) − FX (0− ) = −0= .
4 4
3 1 1
P(X = 1) = FX (1) − FX (1− ) = − = .
4 4 2
3 1
P(X = 2) = FX (2) − FX (2 ) = 1 − = .
−
4 4
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Variables aléatoires discrètes
Espérance mathématique :
Dénition
L'espérance mathématique , notée E (X ), d'une v.a.d X dénie sur
X (Ω) = {x1 , . . . , xn } est égale à :
n
X n
X
E (X ) = xi P(X = xi ) = xi pi
i=1 i=1
Exemple
Revenons à l'exemple précédent, on a :
x 0 1 2 Total
PX (x) = P(X = x) 1/4 1/2 1/4 1
2
1 1 1
0× 1× 2× =1
X
E (X ) = xi P(X = xi ) = + +
i=0
4 2 4
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Variables aléatoires discrètes
Espérance mathématique :
Théorème
Soit X une v.a.d dénie sur (Ω, A, P) et à valeurs dans X (Ω) et soit PX sa
loi de probabilité. Soit f : X (Ω) → R une application. Si la série de terme
général f (x)PX (x) est absolument convergente, alors
X X
E (f (X )) = f (x)PX (x) = f (x)P(X = x).
x∈E x∈E
Exemple
On prend f (x) = x dans l'exemple précédent, on trouve le moment
2
d'ordre 2 de X :
2
1 1 1 3
0 × 1 × 2 ×
X
2 2 2 2 2
E (X ) = x PX (x) = + + = .
x=0
4 2 4 2
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Variables aléatoires discrètes
Espérance mathématique :
Propriété
Soient X et Y deux v.a.d dénies sur (Ω, A, P) et possédant chacune une
espérance mathématique. Alors,
1Si X = a ∈ R, alors E (X ) = a. En particulier, E (E (X )) = E (X ).
2Pour tout événement A ∈ P(Ω), on a : E (χA ) = P(A).
3Linéarité : E (aX + bY ) = aE (X ) + bE (Y ) pour tous réels a et b .
4Positivité : si X ≥ 0, alors E (X ) ≥ 0.
5Croissance : si X ≤ Y , alors E (X ) ≤ E (Y ).
Variance et écart-type :
Dénition
Soit X une v.a.d dénie sur (Ω, A, P) telle que E (X 2
) < +∞, alors la
variance de X , notée V (X ), est dénie par :
X
V (X ) = E (X − E (X ))2 = (x − E (X ))2 PX (x).
x∈E
Variance et écart-type :
Propriété
Soit X une v.a.d dénie sur (Ω, A, P) telle que E (X ) < +∞. Alors 2
1V (X ) ≥ 0.
2V (X ) = E (X ) − (E (X )) . (formule de Koenig)
2 2
4Si on pose :
X − E (X )
Y = ,
σ(X )
alors E (Y ) = 0 et σ(Y ) = 1. On dit que Y est une v.a.d centrée
réduite.
Dénition
Soit (Ω, F, P) un univers probabilisé non dénombrable. On appelle variable
aléatoire réelle (continue) toute application Ω → X (Ω) ⊆ R telle que
Z b
P(a ≤ X ≤ b) = fX (x) dx
a
Fonction de densité :
Proprété
Soit X une variable aléatoire continue avec X (Ω) ⊆ R. Sa fonction de
densité fX (x) vérie les propriétés suivantes :
fX (x) ≥ 0, ∀x ∈ X (Ω) et fX (x) = 0, ∀x ∈ / X (Ω).
Z +∞
fX (x) dx = 1.
−∞
Z +∞
P(X ≥ a) = P(X > a) = fX (x) dx .
a
Z b
P(X ≤ b) = P(X < b) = fX (x) dx .
−∞
Z x
P(X = x) = P(x ≤ X ≤ x) = fX (x) dx = 0 ∀x ∈ R
x
Fonction de répartition :
Dénition
La fonction de répartition, notée FX (x), de la variable aléatoire réelle X
dénie sur X (Ω) ⊆ R correspond à la probabilité que cette variable soit
inférieure ou égale à une certaine valeur x ∈ R :
Z x
FX (x) = P(X ≤ x) = fX (u) du ∀x ∈ R
−∞
Fonction de répartition :
Caractérisation de la loi : deux v.a.r(s) continues ont la même loi ssi ils
ont la même densité.
Par construction, la fonction de densité correspond à la dérivée
première de la fonction de répartition :
′
fX (x) = FX (x), ∀x ∈ R
Fonction de répartition :
Exemple
Soit X une v.a.r dénie sur (Ω, A, P) de densité :
0 si x < 0
(
fX (x) = , (λ > 0)
λ exp(−λx) si x ≥ 0
Alors, FX (x) = 0 si x < 0 et si x ≥ 0, on a :
Z x Z x
FX (x) = P(X ≤ x) = fX (t)dt = λ exp(−λt)dt
−∞ 0
= [− exp(−λt)]x0 = 1 − exp(−λx).
Fonction de répartition :
Exemple
Soit X une v.a.r sur (Ω, A, P), de densité fX et soit FX sa fonction de
répartition.
Densité de Y = aX + b :
x −b x −b
a > 0 ⇒ FY (x) = P(Y ≤ x) = P X ≤ = FX .
a a
x −b x −b
a < 0 ⇒ FY (x) = P(Y ≤ x) = P X ≥ = 1 − FX .
a a
En dérivant, on obtient la densité de Y :
1
′ x −b
fY (x) = FY (x) = fX .
|a| a
Fonction de répartition :
Exemple
Densité de Z = X2 :
Fonction de répartition :
Exemple
Densité de U = eX :
Espérance mathématique :
Dénition
RSoit X une v.a.r dénie sur (Ω, A, P), de densité fX vériant :
−∞ |x|fX (x) dx < +∞. On appelle espérance mathématique de X le réel
+∞
déni par : Z +∞
E (X ) = xfX (x) dx.
−∞
Dénition
RSoit X une v.a.r dénie sur (Ω, A, P), de densité fX vériant :
−∞ |x| fX (x) dx < +∞, (p ≥ 1). On appelle moment d'ordre p de X le
+∞ p
nombre : Z +∞
p
E (X ) = x p fX (x) dx.
−∞
Espérance mathématique :
Propriété
Soient X et Y deux v.a.r(s) dénies sur (Ω, A, P) et possédant chacune
une espérance mathématique. Alors,
1 Si X = a ∈ R, alors E (X ) = a. En particulier, E (E (X )) = E (X ).
2 Pour tout événement A ∈ A, on a : E (χA ) = P(A).
3 Linéarité : E (aX + bY ) = aE (X ) + bE (Y ) pour tous réels a et b.
4 Positivité : si X ≥ 0, alors E (X ) ≥ 0.
5 Croissance : si X ≤ Y, alors E (X ) ≤ E (Y ).
Espérance mathématique :
Théorème
Soit X une v.a.r dénie surR (Ω, A, P), de densité fX et soit g : X (Ω) → R
une application telle que : −∞
+∞
|g (x)|fX (x) dx < +∞. Alors,
Z +∞
E (g (X )) = g (x)fX (x) dx.
−∞
Proposition
Soit X une v.a.r continue dénie sur (Ω, A, P). Alors, X possède une
densité fX ssi pour toute fonction bornée g : R → R, on a :
Z +∞
E (g (X )) = g (x)fX (x) dx.
−∞
Espérance mathématique :
Exemple
Soit X une v.a.r dénie sur (Ω, A, P) de densité fX . Posons : Y = aX + b
Le but est de chercher la densité de Y .
• Si a > 0, le changement de variable : y = ax + b nous donne :
Z +∞
E (g (Y )) = E (g (aX + b)) = g (ax + b)fX (x) dx
−∞
1
Z +∞
y −b
= g (y ) fX dy .
−∞ a a
Espérance mathématique :
D'autre part, le théorème de transfert nous donne :
Z +∞
E (g (Y )) = g (y )fY (y ) dy .
−∞
Par conséquent,
1
y −b
fY (y ) = fX .
a a
Variance :
Dénition
Soit X une v.a.r dénie sur (Ω, A, P), de densité fX telle que
E (X 2 ) < +∞. Alors la variance de X , notée V (X ), est dénie par :
Z +∞
2
V (X ) = E (X − E (X )) = (x − E (X ))2 fX (x) dx.
−∞
Variance :
Propriéré
Soit X une v.a.r dénie sur (Ω, A, P), de densité fX telle que
E (X 2 ) < +∞. Alors,
1 V (X ) ≥ 0.
2 V (X ) = E (X 2 ) − (E (X ))2 . (formule de Koenig)
3 Pour tous réels a et b , V (aX + b) = a2 V (X ).
4 Si on pose :
X − E (X )
Y = ,
σ(X )
alors E (Y ) = 0 et σ(Y ) = 1. On dit que Y est une v.a.r centrée
réduite.
Variance :
Exemple
Soit X une v.a.r continue dénie sur (Ω, A, P). Trouver la constante C
pour que la fonction suivante soit une densité de probabilité de X puis
calculer E (X ) et V (X ) :
f (x) = C (x − x 2 ) si x ∈ [0, 1] et f (x) = 0 sinon.
Variance :
f est continue et doit vérier deux conditions : f ≥ 0 et −∞ f (x) dx = 1.
R +∞
on a : Z +∞ Z 1
2 3 1
x x C
1= f (x) dx = C (x − x ) dx = C − = . 2
−∞ 0
2 3 6 0
Donc C = 6.
Par conséquent, on a :
1
+∞ 1
1
x3 x4
Z Z
E (X ) = xf (x) dx = 6 (x − x ) dx = 6
2 3
− = ,
−∞ 0
3 4 0
2
+∞ 1
1 2 1
Z Z
V (X ) = (x − E (x))2 f (x) dx = 6 x− (x − x 2 ) dx = .
−∞ 0
2 20
X (Ω) × Y (Ω).
Loi jointe :
Dénition
L'application P((X = xi ) ∩ (Y = yi )), ∀(xi , yi ) ∈ X (Ω) × Y (Ω) dénit la
loi de probabilité jointe du couple de variables aléatoires discrètes (X , Y ).
Puisque les réalisations forment un système complet :
P((X = xi ) ∩ (Y = yi )) = 1
X
lois marginales :
Dénition
Soit (X , Y ) un couple de variables aléatoires déni sur X (Ω) × Y (Ω). On
appelle lois de probabilité marginales de X et de Y , les applications
respectivement dénies par :
X
P(X = xi ) = P((X = xi ) ∩ (Y = yi ))
yi ∈Y (Ω)
X
P(Y = yi ) = P((X = xi ) ∩ (Y = yi ))
xi ∈X (Ω)
De la même façon :
P((X = xi ) ∩ (Y = yi )) = 1
X X X
P((X = yi )) =
yi ∈X (Ω) yi ∈X (Ω) xi ∈Y (Ω)
= 0, 14 + 0, 06 = 0, 2
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Formation)aléatoire et loi de Probabilité 20 mars 2025 47 / 69
Couple de variables aléatoires
La corrélation :
Dénition
La corrélation entre deux variables aléatoires X et Y est dénie par :
Cov (X , Y )
corr (X , Y ) =
σ(X )σ(Y )
E (Y ) = 1 × P(Y = 1) + 2 × P(Y = 2) = 1, 3
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Formation)aléatoire et loi de Probabilité 20 mars 2025 51 / 69
Couple de variables aléatoires
On vérie que cette covariance est nulle puisque les variables X et Y sont
indépendantes.
Cov (X , Y ) = 0, 14 × 10 + 0, 06 × 20 + 0, 56 × 20 + 0, 24 × 40 − 1, 3 × 18 = 0
x ∈X (Ω)
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Couple de variables aléatoires
Loi conditionnelle :
Propriété
Les variables aléatoires discrètes X et Y sont indépendantes lorsque les
relations suivantes sont vériées ∀xi ∈ X (Ω) et ∀yi ∈ Y (Ω) :
P((X = xi ) ∩ (Y = yi )) = P(X = xi ) × P(Y = yi )
P (X = xi /Y = yi ) = P(X = xi )
P (Y = yi /X = xi ) = P(Y = yi )
Dénition
Pour un univers des réalisations ni X (Ω) = {x , ..., xn }, l'espérance 1
n
X
V (X /Y = yi ) = (xi − E (X ))2 P (X = xi /Y = yi )
i=1
Exercice 1
Une urne (A) contient six boules noires et quatre boules vertes.
Une autre urne (B) contient trois boules noires et une boule verte.
On tire, d'une manière indépendante, au hasard et successivement et sans
remise deux boules de l'urne (A) et une boule de l'urne (B). On suppose
que toutes les boules sont indiscernables au toucher. Soit X la variable
aléatoire discrète qui correspond au nombre de boules vertes tirées.
1Déterminer la loi de X .
2En déduire l'espérance E (X ), la variance V (X ) et l'écart type σ(X ).
3Calculer P(X > 2) et P(X ≤ 2).
4Déterminer puis tracer la fonction de répartition de X .
5Retrouver la loi de X à partir de sa fonction de répartition.
Exercice 2
Une urne (A) contient six boules noires et quatre boules vertes.
Une autre urne (B) contient trois boules noires et une boule verte.
On choisit au hasard une urne, puis on tire simultanément deux boules. On
suppose que les deux urnes ont la même probabilité d'être tirées et que
toutes les boules sont indiscernables au toucher. Soit Y la variable aléatoire
discrète qui correspond au nombre de boules vertes restantes dans l'urne
choisie.
1Tracer l'arbre pondéré des probabilités.
2Déterminer la loi de Y . En déduire E (Y ), V (Y ) et σ(Y ).
Exercice 3
Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans E = [1 : 5] de loi de
probabilité :
PX (i) = c(7 − i), ∀i ∈ E.
1 Déterminer la valeur de la constante c .
2 Calculer P(X − 5X + 6 = 0) et P(X − 5X + 6 > 0).
2 2
Exercice 4
On lance deux trièdres équilibrés numérotés : 1, 2, 3, 4. Soit X la variable
aléatoire discrète qui correspond au produit des deux numéros obtenus.
1Déterminer la loi de X .
2En déduire l'espérance E (X ), la variance V (X ) et l'écart type σ(X ).
3Calculer P(X > 4) et P(X ≤ 4).
4Déterminer puis tracer la fonction de répartition de X .
5Retrouver la loi de X à partir de sa fonction de répartition.
Exercice 5
Une urne (U ) contient cinq boules vertes numérotées 0, 0, 0, 1, 1 ; et trois
1
boules vertes, deux boules rouges et une boule noire. On suppose que
toutes les boules sont indiscernables au toucher.
1On tire, d'une manière indépendante, au hasard, successivement et
avec remise deux boules de l'urne (U ). Soit X la variable aléatoire
1
Exercice 6
Soit X une variable aléatoire réelle de densité de probabilité fX dénie sur
R par :
b
fX (x) = .
1 + x2
1 Déterminer la constante b.
2 Calculer P(X ≤ 0).
3 Déterminer FX la fonction de répartition de X .
4 X admet-elle une espérance ?
Exercice 7
Soit X une variable aléatoire réelle de densité de probabilité fX dénie sur
R par :
0 si x < 1
fX (x) = a
√ si x ≥ 1
x x
1 Déterminer la constante a.
2 Déterminer la fonction de répartition associée à X .
3 X admet-elle une espérance ? Si oui, la déterminer.
Exercice 8
Soit f la fonction dénie sur R par :
si x < 0
(
ex
f (x) =
0 sinon.
1 Montrer que f est une densité de probabilité d'une certaine variable
aléatoire, que l'on notera X .
2 Déterminer la fonction de répartition de X .
3 Montrer que X admet une espérance et la calculer.
4 Déterminer la fonction de répartition et la densité de probabilité de la
variable aléatoire Y = 2X + 1.
5 Reprendre les mêmes questions avec la variable aléatoire Z = X . 2
Exercice 9
Soit f la fonction dénie sur R par :
a.3−x x >0
si
f (x) =
a.3x si x < 0.
1 Déterminer a pour que f soit une densité de probabilité.
2 Soit X une variable aléatoire admettant f pour densité de probabilité.
Déterminer FX la fonction de répartition de X .
3 On pose : Y = 3X . Déterminer FY la fonction de répartition de Y .
Exercice 10
Soit (X , Y ) deux variables aléatoires discrètes telles que X est à valeurs
dans {1, 2, 3, 4} et Y est à valeurs dans {1, 2}. On dénit la loi du couple
(X , Y ) par
1
ij
P(X = i, Y = j) = 1− .
7 30
1 Vérier qu'on a bien une loi de probabilité.
2 Déterminer les lois marginales.
Exercice 11
On dispose de deux dés : l'un a 2 faces blanches et 4 faces rouges, l'autre a
3 faces blanches, 1 face rouge et 2 faces vertes. On lance les deux dés et
on s'intéresse aux couleurs blanche et verte. Soit X le nombre aléatoire de
faces blanches apparues sur les deux dés, et Y le nombre aléatoire de faces
vertes.
1Déterminer la loi du couple (X , Y ) et ses lois marginales.
2X et Y sont-elles indépendantes ?